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Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

26 novembre, 2009

Éducation : la fin des commissions scolaires

Dans le texte qui suit, Reine Côté nous apprend que le lobby de la FCSQ se joint aux syndicats pour dénoncer le financement des écoles privées.

Qu’est-ce qui motive la FCSQ à joindre sa voix à celle des syndicats?

Nous avons le nez collé sur le mur du fiasco des dépenses publiques. Il est évident que le gouvernement n’a plus le choix et doit trouver le moyen de réduire ses dépenses. Les commissions scolaires (CS) ne sont pas à l’abri du couperet, bien au contraire.

Le dos acculé au mur, enfin les politiciens prendront peut-être leurs responsabilités. Le budget du réseau de l’éducation est le plus important programme de dépenses après celui de la santé. Il ne sera pas possible de faire des économies sans une réorganisation majeure du système. Chaque dollar dépensé qui ne contribue pas directement à l’éducation et au soutien des élèves doit être remis en question.

Dans ce contexte, l’élimination des CS, ces monstres bureaucratiques inutiles, voire nuisibles, offrent un moyen facile et rapide de réduire les dépenses.

En politique, la plupart du temps, la meilleure défense est l’attaque. Alors, pour éviter que le débat porte sur le rôle et l’utilité des commissions scolaires, la FCSQ essaye de détourner l’attention vers le dossier du financement des écoles privées.

C’est une mauvaise stratégie. Les écoles privées coûtent 40 % de moins par élève que les écoles publiques. Alors, dans un contexte de réduction des dépenses le gouvernement devra faire plus de place au privé et non l’inverse.

La FCSQ aurait une meilleure chance de survie si elle s’attaquait aux conventions collectives. Leur vétusté, priorité à l’ancienneté, et leur rigidité, nivellement par le bas, empêchent l’amélioration de la qualité et de l’efficacité de l’enseignement.
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Les commissions scolaires veulent un débat
Agence QMI, Reine Côté, 21/11/2009

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) réclame du gouvernement qu’il lance un débat public sur la place et le rôle de l’école privée.
«Un débat qui pourrait prendre la forme d’une commission parlementaire ou par consultation auprès des principaux acteurs du milieu scolaire», affirme la présidente de la FCSQ, Josée Bouchard, qui revient d’une rencontre de deux jours, à Québec, avec tous les présidents des commissions scolaires francophones.
La FCSQ s’oppose à ce que Québec finance les écoles du réseau privé, dont les subventions versées peuvent représenter jusqu’à 60% du budget de l’établissement. Surtout qu’elle constate une remontée des inscriptions au privé depuis quelques années.
Intégrer les élèves en difficultés
Mais l’idée proposée dernièrement par plusieurs voix d’intégrer au privé plus d’élèves handicapés ou en difficultés d’apprentissage a fait bondir la FCSQ.
«La fédération n’est pas contre les écoles privées, mais on ne joue pas à armes égales», souligne la présidente.
La FCSQ s’inquiète que plusieurs voient dans cette formule une solution miracle pour démocratiser l’école privée et la rendre accessible à un plus grand nombre.
Attirer le financement
«Lors de son dernier conseil général, le Parti libéral a même adopté une résolution à l’effet d’ajuster la formule de financement des écoles privées, de manière à ce qu’elles voient un intérêt à intégrer la clientèle à risque et en difficulté d’adaptation et d’apprentissage dans ses effectifs», relate la FCSQ.
Josée Bouchard rappelle que l’intégration des élèves à risques ou en difficultés est également très complexe et peut avoir un impact sur l’organisation scolaire.
En exigeant un débat public, la FCSQ s’attend à être consultée sur les modifications qui pourraient être apportées à l’intégration des élèves ayant des besoins particuliers.
La fédération demande aussi à Québec de cesser de financer les écoles privées.
«Il faut que cette histoire de financement se règle une fois pour toute, conclut Mme Bouchard. Il est temps que le gouvernement tranche et que l’on sache ce que veulent les Québécois sur le financement de l’école publique.»

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