Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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06 mai, 2017

La réflexion du jour

Au début des années 1970, nous bâtissions des barrages parmi les grands du monde. Aujourd’hui, un pan de modernisation de nos haltes routières nous éreinte.--- Mario Dumont

03 août, 2015

La réflexion du jour

Pour notre malheur, la pensée groupiste s’avère souvent nettement fausse. Les groupes d’intérêt, syndicats, lobbyistes et porte-parole de la santé publique, s’emploient à promouvoir la falsification des préférences de leurs membres et de leurs sympathisants pour amplifier leur influence.--- Jean-Luc Migué

17 juillet, 2015

La réflexion du jour

L’irritant le plus marquant dans cet immobilisme réside dans cette manie que nous avons au Québec à niveler par le bas. UberX est pourtant un outil formidable pour tirer toute l’industrie vers le haut, vers l’établissement de nouveaux standards de qualité. Utilisation des dernières technologies, indépendance accrue des chauffeurs, évaluation de la satisfaction par rapport au service reçu par chaque client.---Jonathan Trudeau

03 janvier, 2015

La réflexion du jour

«Au Québec, l’opposition vient d’une dizaine de personnes, qui sont liées à deux, trois groupes, environnementalistes, par exemple. Toujours les mêmes opposants. Pour la cimenterie, les pipelines, les projets miniers et industriels» --- M. Hébert via Pierre Duhamel

10 décembre, 2014

Mise à jour budgétaire : augmentations et promesses

Il existe deux aspects à la mise à jour budgétaire : les augmentations d’impôts, de taxes et de tarifs et les promesses de réductions des dépenses. Nous sommes assurés de subir les premières, mais les promesses ne sont que ça, des promesses. Si les lobbys sont trop menaçants, si l’économie s’améliore, si, si, si…., les promesses demeureront des promesses vite oubliées.

Commentaires de Mario Dumont et Jean Lapierre suivant la mise à jour économique du gouvernement Couillard. Émission du mercredi 3 décembre 2014.


07 octobre, 2014

La réflexion du jour

Les groupes de pression, aussi légitimes soient-ils, exagèrent leur importance. Ils font beaucoup de bruit et finissent par se convaincre qu’ils parlent au nom du peuple. Foutaise. La CSN défend les intérêts de la CSN. Tout comme la Fraternité des policiers. Ou Greenpeace. Ce n’est pas parce que les Québécois «ordinaires» ne menacent pas de renverser l’État, qu’ils ne font pas résonner leurs casseroles et qu’ils ne promettent pas de foutre le bordel qu’ils n’expriment pas leurs préférences.--- Lise Ravary

03 octobre, 2014

Uber : enfin, de la concurrence à l’industrie du taxi

Il y a quelques jours, j’ai dû prendre un taxi pour aller à l’aéroport Trudeau. La gentillesse du chauffeur n’a pu me faire oublier l’état lamentable du véhicule. Il était usé à la corde. L’odeur s’apparentait plus à une poubelle qu’à ce qu’on est en droit d’attendre d’un taxi.

Mais, grâce à Uber, cela pourrait bientôt être une chose du passé. Uber est une application pour téléphone intelligent qui permet de commander un taxi. On télécharge l’application, on enregistre nos données personnelles et notre numéro de carte de crédit et voilà. Non seulement son utilisation est d’une simplicité désarmante, mais en plus, Uber me permet de voir la photo du conducteur, le modèle et l’emplacement de la voiture, le délai d’attente et le coût approximatif de la course. Ensuite, l’application se charge de débiter ma carte de crédit incluant le prix de la course et le pourboire et me transmet un reçu par internet. Je préférerais avoir le choix du pourboire, mais ça viendra.

On est bien loin des centrales téléphoniques des compagnies de taxis.

À ce jour, seuls les taxis peuvent utiliser le service de répartition Uber. Mais la compagnie recrute maintenant des véhicules privés pour son service de covoiturage uberPOP. Ce service, déjà présent dans plusieurs villes d’Europe, recrute des chauffeurs qui n’ont pas de licence de taxi et ne paient pas de frais mensuels à des intermédiaires comme Taxi Diamond. Leurs tarifs seront donc nettement inférieurs à ceux des taxis pour le plus grand bénéfice des consommateurs.

Les chauffeurs d’uberPOP sont non professionnels, titulaires d’un permis de conduire depuis plus de trois ans et possèdent une assurance personnelle pour leur véhicule. La voiture doit être une quatre portes compacte ou une berline standard de moins de six ans, en excellent état. Uber affirme vérifier les antécédents criminels de ses conducteurs et a une politique de tolérance zéro s’il y a des infractions.

Donc, uberPOP offrira un service de meilleure qualité à moindre coût, de quoi secouer les puces de l’industrie du taxi montréalaise. Il était temps, car malgré les belles promesses, les coûts augmentent constamment, mais la qualité des chauffeurs et des véhicules sont aléatoires.

Comme il fallait le prévoir, Benoît Jugand, directeur général du Bureau du taxi de Montréal, crie à l’injustice. Il dénonce que les participants d’uberPOP n’ont pas à se conformer aux lois et règlements en vigueur. Toutefois, il oublie sciemment de mentionner que, dans ce dossier, le but premier du Bureau du taxi est de protéger la valeur des permis de taxi qui atteint la somme faramineuse de 200 000 $.

Un permis de taxi n’est qu’un bout de papier qui n’a aucune valeur. Sa valeur réside dans le fait que les lois et règlements du taxi créent une rareté artificielle en contingentant le nombre de permis. UberPOP, qui facilitera la rencontre d’un chauffeur participant et d’un individu désirant se déplacer entre les points A et B, permet de contourner ce problème. C’est la même chose que si je demandais à mon voisin de m’amener là où je vais.

Alors, le vrai problème de l’industrie du taxi c’est que la valeur des permis passera de 200 000 $ à 0 $. Les chauffeurs qui comptaient sur la vente de leur permis pour financer leur retraite se retrouvent « Gros-Jean comme devant ». Tout ça parce que les politiciens sont intervenus dans une industrie où ils auraient mieux fait de s’abstenir.

Mais je suis prêt à mettre ma main dans le feu que, sous prétexte de sauver l’industrie et de protéger les citoyens, les politiciens vont tout faire pour empêcher le déploiement d’uberPOP. Encore une fois, ce sont les utilisateurs qui paieront la note.

Malheureusement, c’est devenu une constante au Québec : dévaliser les contribuables et les consommateurs au profit des groupes d’intérêt.


(Voir aussi l’excellente chronique de François Cardinal )

10 mai, 2014

La réflexion du jour

Et derrière la cause perdue (ndlr : Loi sur les produits alimentaires du Québec portant sur les succédanés du lait), les survivances de politiques agricoles passéistes où le gouvernement, au lieu de diriger, devient une courroie de transmission de l'Union des producteurs agricoles et du lobby du lait, et où on pense protéger notre industrie laitière en s'attaquant au libre-choix des consommateurs. C'est le temps de changer de siècle.--- Alain Dubuc

03 janvier, 2014

Agroalimentaire : un monopole créé de toute pièce par le gouvernement

Le 18 décembre dernier, le vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, M. François Gendron, a dévoilé les grandes lignes de la Stratégie de positionnement des aliments du Québec sur le marché institutionnel.

Le ministre a déclaré :

« Nous sommes bien conscients qu'il est parfois ardu pour nos PME de faire affaire avec le marché institutionnel. C'est un marché complexe avec des exigences légales qui ont bien souvent de quoi décourager le plus persévérant des entrepreneurs. C'est pourquoi, comme nous nous y étions engagés au moment du lancement de la Politique de souveraineté alimentaire, nous nous sommes rapidement mis à la tâche pour mettre au point cette stratégie qui offre les outils pour favoriser l'accès à cet important marché »

Oui, oui, vous avez bien lu. Le ministre admet qu’à cause d’une réglementation inefficace et désuète, il est quasi impossible pour les PME de vendre leurs produits et services aux institutions gouvernementales. Ce qui est vrai pour l’industrie alimentaire l’est tout autant pour les autres industries.

Alors, je suppose que le ministre a proposé de mettre la hache dans toute cette réglementation pour faciliter la tâche des PME et encourager la concurrence. C’est sans surprise, modèle québécois oblige, que cette avenue n’a même pas effleuré l’esprit du ministre et de ses fonctionnaires.

C’est tout le contraire. Il a préféré compliquer davantage la vie des PME. Il a signé des ententes de collaboration avec deux distributeurs alimentaires, Colabor et Gordon Food Services. En clair, le ministre concède un monopole du marché institutionnel à deux distributeurs de produits alimentaires. Ceux-ci se partageront le marché au détriment des institutions, des contribuables et des PME.

C’est la recette parfaite pour ces deux distributeurs. En situation de monopole, ils imposeront des prix élevés aux institutions gouvernementales et des marges de profits minimes aux PME.

Mais que voulez-vous, le modèle québécois est parfait pour les groupes d’intérêts : les politiciens, les fonctionnaires, les syndicats et les monopoles. Seuls les contribuables et les consommateurs en font les frais, mais comme ils ne s’en rendre pas compte, ce n’est pas grave.

25 septembre, 2013

Prix de l’essence: c’est le monde à l’envers

Ceux qui croient encore que le gouvernement protège les intérêts des Québécois sont ignorants ou malhonnêtes. Voyez vous-même. Costco, la grande méchante entreprise qui ne vit que pour distribuer toujours plus de profits à ses actionnaires, se bat contre la Régie de l’énergie pour réduire le prix plancher de l’essence.

La régie a révisé à la hausse la marge d’exploitation des détaillants d’essence passant ainsi de 3¢ à 3,5¢ le litre. Costco conteste cette hausse et recommande plutôt que la marge d’exploitation passe de 3¢ à 2¢ pour le plus grand bénéfice des consommateurs.

Mais ça n’a aucun sens. L’entreprise privée doit se battre contre le gouvernement pour défendre les intérêts des consommateurs!

Sous le prétexte de protéger les petits détaillants, le gouvernement décrète un prix plancher de l’essence. C’est pire que la collusion dans l’industrie de la construction, mais puisque c’est le gouvernement qui l’impose, c’est légal. C’est un autre exemple des effets pervers du capitalisme de copinage. Les politiciens, les membres de l'Association québécoise des indépendants du pétrole (AQUIP), et les organismes de défense des consommateurs s’entendent pour mieux dévaliser les consommateurs.

La vraie motivation des politiciens dans ce dossier consiste à mousser les revenus du gouvernement. En effet, plus les prix de l’essence seront élevés, plus les revenus de taxes le seront aussi. Comme d’habitude les organismes qui prétendent défendre les intérêts des consommateurs ne disent rien de peur de perdre leurs généreuses subventions. Encore une fois, tout ce beau monde se moque éperdument des consommateurs et des contribuables.

05 août, 2013

Les grands médias amuseurs publics

Historiquement, et particulièrement depuis une vingtaine d’années, les grands médias cherchent surtout à amuser la galerie dans le but de mousser les ventes.

Ils rivalisent d’ingéniosité pour monter en épingle des anecdotes anodines : un commissaire a changé son mobilier de bureau, le maire Gendron se félicite d’écraser les chats errants, le directeur d’un CSSS a mangé au restaurant aux frais de la princesse, un fonctionnaire a accepté une bouteille de vin, etc. Pendant que les médias amusent la galerie, les vrais filous en profitent pour contourner les règles et pour dévaliser la population.

Il y a quelques années, alors que les maladies nosocomiales dues à la malpropreté fauchaient de nombreuses vies dans nos hôpitaux, les médias n’avaient rien vu venir. Ils étaient trop occupés à traiter les anecdotes croustillantes dont raffole le public. Pourquoi a-t-il fallu attendre qu’il y ait de nombreux morts avant que les journalistes s’intéressent à cette situation dramatique. Bien entendu, lorsque l’information est devenue publique, les médias en ont fait leur première page. Malheureusement, il était trop tard pour plusieurs.

Pendant que les médias dénonçaient les cônes oranges, les trappes à billets, les photos radars, les ingénieurs-conseils et les entrepreneurs en construction détournaient des centaines de millions d’argent public à leur profit et à celui des politiciens. Il est vrai que ce sont les mêmes médias qui ont débusqué les filous. Mais pourquoi a-t-il fallu subir trente ans de corruption avant que les médias sonnent l’alarme?

En général, les groupes d’intérêt monopolisent les médias en exigeant la réglementation des moindres activités humaines : le goût de beurre de la margarine, le covoiturage rémunéré, la location de chambres aux touristes, la malbouffe, le casque à vélo, le cellulaire au volant, les heures d’ouverture des magasins, etc. Alors que l’attention de la population est monopolisée par une multitude de dossiers farfelus, les filous en profitent pour détourner les fonds publics et mettre en danger la sécurité des gens.

Les exemples ne manquent pas pour démontrer le caractère réactif des grands médias. Pour un dossier traité proactivement, il y en a dix traités réactivement.


Les journalistes et les médias représentent, semble-t-il, le quatrième pouvoir après l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Encore faudrait-il qu’ils s’en servent pour autre chose que d’amuser la galerie et détourner l’attention du public.

17 juillet, 2013

Le capitalisme de copinage

Le capitalisme de copinage est un régime grâce auquel les groupes d’intérêt, les entreprises et les politiciens s’entendent pour dévaliser la population.

Dans un régime de capitalisme de copinage, le moyen d’action privilégié consiste à distribuer l’argent des contribuables sous forme de subventions.  En prétendant créer ou protéger des emplois, le gouvernement favorise certains groupes et certaines entreprises dans un but purement électoraliste.

Il existe principalement deux catégories de subventions : les subventions directes comme les prêts sans intérêt, les congés d’impôts ou les remboursements de salaire et les subventions indirectes comme la gestion de l’offre en agriculture et autres mesures protectionnistes visant à éliminer la concurrence.

La bande dessinée de Calvin et Hobbes explique admirablement bien le capitalisme de copinage. Une entreprise inefficace (un stand à limonade) demande une subvention au gouvernement (maman) pour survivre.



























(Source : La vitre cassée)

15 juillet, 2013

Le rôle des groupes de réflexion (think tanks)

Pour modifier les façons de faire d’une société, il faut s’assurer au préalable que l’opinion publique y sera favorable.

Au Québec, l’opinion publique est surtout modelée par les trop nombreux groupes de pression qui militent à la défense de leurs intérêts. Grâce aux généreuses subventions gouvernementales, ceux-ci ont des moyens quasi illimités d’influencer l’opinion publique en faveur de leur idéologie.

Les syndicats veulent plus de cotisations. Les patrons demandent moins de concurrence. Les écologistes s’opposent à tout développement. Les étudiants fantasment sur la gratuité scolaire. Les groupes sociaux exigent que tout soit gratuit. Etc.

Pour faire contrepoids à tous ces lobbys, il n’existe que quelques groupes de réflexion dont l’IÉDM. C’est la version contemporaine de la fable David et Goliath. Malheureusement, dans la vraie vie c’est rarement David qui l’emporte.

Il ne faut donc pas se surprendre si le Québec s’est enlisé depuis trente ans et ne semble pas capable de s’en sortir.


Robert Scully en discute avec Michel Kelly-Gagnon, Président et Chef de la direction de l’Institut économique de Montréal
 


08 juillet, 2013

La démocratie des crédules

Revue de livre par Jacques Godbout

(NDLR La lecture de La démocratie des crédules permet de mieux comprendre l’influence démesurée des groupes d’intérêt dans un Québec sans leadership politique.)


Le marché de la contestation
Comment se fait-il que le programme du PQ ait proposé d’abandonner la fluoration de l’eau ? Pourquoi la France a-t-elle interdit les semences génétiquement modifiées ? Croyez-vous toujours que l’aspartame soit nocif pour la santé ? Que le vaccin ROR représente un risque pour les enfants ? Que la CIA et les Juifs ont détruit les tours jumelles pour diffamer les islamistes ?
Ces questions, et celles que l’on peut se poser sur les complots politiques, trouvent de fascinantes réponses dans La démocratie des crédules, du sociologue Gérald Bronner.



La principale réponse est peut-être qu’à vouloir démocratiser la démocratie et à réclamer la transparence on abandonne la scène aux militants de tout acabit : « J’ai le droit de savoir, j’ai le droit de dire, j’ai le droit de décider ! » Mais quand de nombreuses personnes discutent d’un projet, y a-t-il plus de chances d’en arriver à une bonne décision qu’avec un seul responsable ? C’est ce qu’avance la théorie de la « sagesse des foules », qui serait plus grande que le savoir des experts. Selon les croisés de la contestation systématique, « la science est une activité trop importante pour être laissée aux seuls scientifiques ».

Le doute est toujours nécessaire, s’il est méthodique et raisonnable, mais la majorité des acti-vistes se convainquent facilement d’en savoir autant que les savants. De surcroît, il suffit de chercher dans la pléthore d’informations à disposition pour trouver ce que l’on cherche, et justifier ainsi un moratoire de plus.

L’outil propagateur par excellence des bobards et des incertitudes pourrait être Google, dont les systèmes de référence proposent les pages non pas par ordre d’importance ou de valeur scientifique, mais par ordre de popularité. Le populisme a trouvé son haut-parleur, et les paranoïaques leur potion magique. Vous souffrez d’une douleur intense ? Vous consultez d’abord Internet et, d’un site à l’autre, vous vous persuadez que vous avez un malaise cardiaque ou un cancer. En arrivant dans le cabinet du médecin, vous doutez déjà de sa compétence. De toute façon, si vous cherchez un gourou pour le remplacer, nombre d’hurlu-berlus s’affichent.

Et la crédulité peut être mortelle : Bronner raconte que 5 000 Haïtiens tués par le choléra, après le séisme de 2010, auraient pu être sauvés si l’eau de Javel, mensongèrement accusée de causer le cancer, n’avait pas eu auprès des autorités sanitaires « mauvaise réputation ». On a fini par y recourir, mais trop tard. Notre esprit n’est pas que raisonnable ; les médias nourrissent en nous une inquiétude obscure, et les journalistes, en situation de concurrence, se laissent parfois entraîner à répandre des rumeurs. Gérald Bronner suggère que les médiateurs, à l’occasion, retournent à l’école. Aujourd’hui, certains lobbys soutiennent que le Québec compte un million d’obèses et que sa population est à 50 % analphabète. Y a-t-il un journaliste statisticien dans la salle pour nous aider à y voir clair ?

La démocratie est née de la connaissance. Il ne faudrait pas, écrit Bronner, que le savoir des crédules la fasse déraper. Une société avancée ne fonctionne que dans la confiance ; savants et politiques ne sont pas par définition corrompus. Trop d’activistes, même bien intentionnés, ne font au bout du compte que la démonstration nocive de leur crédulité.

La démocratie des crédules, par Gérald Bronner, PUF, 340 p., 29,95 $.

 

05 juin, 2013

La réflexion du jour

Ma question est la suivante. Qu'est-ce que l'acceptabilité sociale? Comment la mesure-t-on? Dans bien des cas, ce sera l'opinion des groupes militants qui monopolisent l'espace médiatique, ou qui auront réussi à terroriser l'opinion publique, comme sur la Côte-Nord. Et non pas le fruit du dialogue et de la recherche de la vérité.--- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 10 à 20 personnes

Mon pessimisme a été renforcé en regardant, la semaine dernière à RDI, l'excellent documentaire intitulé Uranium, PQ, qui suit, de façon neutre, le débat sur l'exploration de l'uranium à Sept-Îles. On peut certainement interpréter ce documentaire de bien des façons, mais ce que j'en retire, c'est que 10 ou 20 personnes, déterminées et bien organisées, sont capables de bloquer n'importe quel projet.--- Alain Dubuc

26 mars, 2013

La réflexion du jour

Ce qui nous attriste dans cette machination, c'est que le temps consacré à élargir la base de connaissance de ces obstructionnistes (ndlr coalition Pour que le Québec ait meilleur mine) fut complètement rejeté lorsque, à court d'arguments, ils se sont affairés à discréditer les explications venant des experts, les qualifiant de biaisées et d'être à la solde des minières. Le débat doit, à notre avis, porter sur des données économiques factuelles et vérifiables afin de permettre à ce que les échanges puissent servir au législateur dans sa réflexion sur les effets qu'auront ses modifications sur nos PME québécoises d'exploration.---Philippe Cloutier, P.Géo, Président de l'Association de l'exploration minière du Québec

Le chiffre du jour : 7 à 8 G$

Nous souhaitons rappeler que l'exploration minérale au Québec, c'est 750 millions $ dépensés annuellement dans nos régions ressources. C'est le flux d'activités qui soutient aujourd'hui une industrie qui représente 7 à 8 milliards $ de contributions économiques et 1 milliard $ de contributions fiscales annuelles et surtout près de 55 000 travailleurs et travailleuses qui se retrouvent sur tout le territoire du Québec.---Philippe Cloutier, P.Géo, Président de l'Association de l'exploration minière du Québec

09 janvier, 2013

La réflexion du jour

Fondées sur le savoir et la pondération, la consultation et le dialogue, les décisions en Suède sont prises avec sérénité et confiance, bien loin du déchirement de chemise qui caractérise la prise de décisions au Québec depuis quelque temps.---Le Devoir