Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Il devrait pleuvoir demain. Trudeau s’excuse --- Michel Beaudry ________________________________________________________________________

30 août, 2019

L'actualité québécoise en caricatures

La réflexion du jour

Greta amplifie le problème qui est au cœur des changements climatiques. Politiciens, compagnies, organismes, tout le monde joue à fond la carte des changements climatiques pour améliorer son image. Pendant ce temps, on offre peu de solutions concrètes et applicables pour les gens ordinaires.--- Mario Dumont

29 août, 2019

La réflexion du jour

«Encourager la concurrence entre les établissements scolaires [...] pourrait faire augmenter le taux de réussite, tout en favorisant un meilleur contrôle des dépenses, comme cela s'est produit [en Suède]», estime le chercheur.--- Miguel Ouellette

28 août, 2019

Le capitalisme est le meilleur ami des hommes et de la planète !

Il y a peu de temps, le ministre Bruno Le Mairevoulait « refonder le capitalisme pour réduire les inégalités ». Dans une interview accordée au Nouvel Economiste, la secrétaire d’Etat, Brune Poirson, affirme qu’ « il faut qu’on commence à penser le post-capitalisme ». Le très riche Nicolas Hulot s’insurge contre les « ravages du capitalisme », nous donne des leçons de morale et nous dit comment vivre. Certains écologistes comme Yves Cochet veulent « contrôler les naissances » pour…sauver la planète. D’autres, tel Jean Marc Jancovici, vont encore plus loin et proposent « que l’on ne soigne pas les personnes âgées malades pour diminuer notre empreinte CO2. » Pourquoi ne pas exterminer tout simplement une grande partie de l’humanité afin de sauver réellement la planète ? Ces écologistes pourraient donner l’exemple en se sacrifiant les premiers ! Au-delà de l’humour noir, les propositions sont plus qu’inquiétantes.
Ce qui frappe en premier c’est le bouc émissaire désigné d’emblée. Le capitalisme ! Pour sauver la planète, sortez du capitalisme ! c’est le titre d’un livre du journaliste Hervé Kempf paru en 2009. Dans son essai intitulé La tentation totalitaire (Robert Laffont, 1976), Jean-François Revel avait consacré deux chapitres aux « outrances dans la critique économique et morale du capitalisme ». Un système considéré comme une « souillure » qui devait être remplacé par le socialisme. A l’époque, le communisme était présent sur presque la moitié de la planète, mais aujourd’hui, comment expliquer cette haine du capitalisme ? Peu importent les leçons du passé. En 1990, c’est pourtant dans les pays anciennement communistes, y compris et surtout l’Union Soviétique, que l’on avait découvert des catastrophes écologiques, donnant l’impression que d’immenses zones avaient été ravagées par des explosions nucléaires : des villages entiers étaient sous les cendres provoquées par la fumée industrielle, des lacs, des mers avaient été asséchés. En fait, si l’on pollue beaucoup moins aujourd’hui et si l‘on a inventé des voitures électriques, on le doit au capitalisme et non pas au socialisme. D’ailleurs, jusqu’à la preuve contraire, il n’y a pas d’autre système qui marche. C’est grâce au capitalisme que la pauvreté a baissé partout dans le monde, y compris dans les pays africains même s’il reste beaucoup à faire. Le nombre de pauvres est passé, selon la Banque mondiale, de 2 milliards en 1990 à 700 millions en 2016 et ça continue à baisser. Il y a vingt ans en effet, 60 % de la population mondiale vivait dans des pays à faible revenu. En 2016, ce chiffre était tombé à 9 %, ce qui signifie que « la majorité des habitants et la plupart des plus pauvres vivent maintenant dans des pays à revenu intermédiaire ». On n’a jamais été aussi riches et en bonne santé qu’aujourd’hui.
Si l’on veut lutter efficacement contre les dérèglements climatiques, quels qu’ils soient, c’est au capitalisme qu’il faut faire confiance. C’est lui qui permet à l’innovation de trouver les solutions pour protéger l’homme. Si la voiture d’aujourd’hui n’a strictement plus rien à voir avec celle des années 1970, c’est parce que le système capitaliste, grâce à la propriété privée et à la concurrence, a rendu possibles la recherche et l’innovation. S’en prendre au seul système qui marche c’est condamner la planète et l’homme. Ce sont bien les Etats totalitaires qui ont le plus tué dans l’Histoire. Malheureusement, la tentation totalitaire est tellement forte chez certains qu’il faut toujours rappeler la chance extraordinaire que nous avons de vivre le capitalisme. Le défendre face à ces fous est devenu une question de survie.

La réflexion du jour

Ne vous demandez pas aujourd’hui pourquoi un bon nombre de Québécois des régions sont sceptiques à toute forme d’aide financière des gouvernements en faveur des médias. Ce n’est pas qu’ils sous-estiment l’importance de l’information. C’est qu’ils ont de plus en plus l’impression qu’on leur demande de fouiller dans leur portefeuille pour financer un journalisme qui veut leur faire la petite morale et qui les regarde de haut.--- Mario Dumont

La réflexion du jour

Subventionner les journaux ? Comme les théâtres d’été, les porcheries, les anarchistes communautaires ? Des journalistes subventionnés comme des artistes ? Ce n’est pas la première fois qu’on en parle. D’ailleurs, plusieurs ont déjà les deux pieds dans le showbiz... Et l’Union des artistes est déjà affiliée à la FTQ...Michel Hébert

24 août, 2019

La réflexion du jour

Quand la « diversité » devient prétexte pour courber l’échine devant l’obscurantisme et pour tirer dans le dos des opprimées d’ailleurs, c’est l’illustration définitive d’une gauche qui marche sur la tête.--- Joseph Facal

23 août, 2019

La réflexion du jour

Je ne prône pas une école figée, mais au Québec, la « modernisation » éducative a souvent été synonyme de dilution et de nivellement vers le bas.--- Joseph Facal

21 août, 2019

Il faut fustiger les marchands de peur climatique

« Des vagues de chaleur plus fréquentes et plus sévères » titre un grand journal du soir. Est-ce si sûr ? Ces annonces de péril imminent ne sont-elles pas trop souvent utilisées pour justifier une nouvelle emprise politique, voire idéologique sur la conscience des gens ? Ceux dont le rêve communiste d’une société entièrement étatisée a été brisé par la réalité soviétique ou chinoise ont trouvé dans l’écologie un nouveau moyen de faire grandir l’Etat au détriment des libertés individuelles. En agitant la grande peur d’un réchauffement climatique dû à l’homme, ils incitent l’humanité à se livrer à une grande autorité, seule capable selon eux d’entreprendre le travail titanesque de lutter contre le climat dans un combat qui doit mobiliser toutes les ressources du monde. Et cette bataille qui fait de la puissance publique un nouveau démiurge a l’immense avantage que ses résultats ne seront connus que par les générations à venir, ce qui évite d’avoir des comptes à rendre !

« La notion d’évolution du climat doit être maniée avec précaution et discernement »

Mais la révolte viendra peut-être néanmoins quand nous serons nombreux à contester ces mensonges qui nous abusent. Car s’il ne s’agit pas de nier qu’il y a des périodes plus chaudes que d’autres, la question est de savoir si ce réchauffement est dû ou non à l’homme avant que de consacrer autant d’argent et d’énergie à lutter, peut-être vainement, contre lui. Le principe de prudence qu’on a constitutionnalisé à tort en France devrait au moins servir à respecter cette sagesse. Car le discours conformiste que font entendre de nombreux gouvernements et les institutions internationales n’est pas celui de tous les chercheurs, loin de là.
Ainsi par exemple le propos d’Emmanuel Garnier. Membre senior de l’Institut universitaire de France, il est directeur de recherche CNRS et historien du climat et des risques au Laboratoire Littoral, Environnement et Sociétés (LIENSs, CNRS/Université de La Rochelle). Responsable des projets CLIMURBS (CLIMat et espaces URBainS, XVIe-début XXe s.) et RENASEC (Étude des caractéristiques et de la fréquence des événements extrêmes en France depuis 1500), il est l’auteur de l’ouvrage Les dérangements du temps. 500 ans de chaud et de froid en Europe.[1]. Il y note que « la notion d’évolution du climat doit être maniée avec précaution et discernement » (p. 88). Néanmoins ses conclusions, même si elles ne plaisent pas à tous ses collègues (!) sont éloquentes. Il les a résumées dans son intervention sous le titre « Bassesses extraordinaires et grandes chaleurs. 500 ans de sécheresse et de chaleurs en France et dans les pays limitrophes » au Colloque 193 SHF : « Etiages, Sécheresses, Canicules rares et leurs impacts sur les usages de l’eau »,[2]
Une délibération des Capitouls de Toulouse dénonçait en 1670 « Les désolantes sécheresses qui désoloient le pays ». « Ces mots nuancent quelque peu les modèles du GIEC et de Météo-France, relativement concordants à propos de l’avenir climatique potentiel des régions méditerranéennes » note Emmanuel Garnier. Depuis l’an 1500 jusqu’à 2009, en Languedoc-Roussillon les sécheresses sont de plus en plus nombreuses, mais moins longues, moins violentes. Toujours prudent il observe que « Sur les 500 ans considérés, les XVIIe et XVIIIe siècles apparaissent indiscutablement plus sévères en termes de jours de sécheresse mais peut-être faut-il expliquer cette réalité quantitative par une appréciation plus subjective de la notion de sécheresse pour les périodes anciennes dépourvues d’observations instrumentales jusqu’aux années 1750. Il n’empêche, les impacts économiques et sanitaires des XVIIe et XVIIIe siècles, tels qu’ils sont décrits dans les archives, en font de véritables tragédies humaines comme jamais elles ne se reproduiront par la suite”.

Le débat scientifique doit légitimement se poursuivre

Au demeurant, la situation n’est jamais la même d’une période à l’autre : « Sur les berges de la Seine comme sur les côtes de la mer Méditerranée, les sécheresses se décalent chronologiquement au cours des 500 dernières années pour débuter plus souvent en juin et en juillet, phénomène accentué depuis les années 1950 ». Il compare ensuite les sécheresses en Ile de France, en Angleterre et dans les pays rhénans pour constater que « les trois séries se caractérisent par un premier mouvement riche en catastrophes hydrologiques entre 1500 et 1800, après quoi s’observe un cycle plus atone, tant en durée qu’en fréquence avec, soulignons-le, une reprise nette vers 1960 ».
Il analyse « les sécheresses communes les plus extrêmes (supérieures ou égales à 200 jours en Ile-de-France). La première d’entre elles se trouve être la catastrophe de 1556, très bien décrite par le curé provinois Haton, Pierre de L’Estoile et les élus parisiens. Les sources convergent pour souligner la gravité de la situation. Elles parlent des « très grandes chaleurs » et des processions organisées un peu partout en France. Pire que cela, elles affirment qu’il ne tomba pas une goutte d’eau entre le Vendredi Saint et la Toussaint ! Sur l’autre rive de la Manche, la situation n’est guère plus enviable et même s’il est impossible de dater précisément l’épisode, les signes de sévérité ne manquent pas. Ici, c’est la litanie des fontaines, des puits et des sources taries qui rythme le discours des sujets de Sa Gracieuse Majesté.
La vraie rupture intervient cependant en 1666, mettant en jeu la France et l’Angleterre, toutes deux victimes d’une sécheresse exceptionnelle dont les conséquences s’avèrent catastrophiques chez notre voisin britannique. Les prolégomènes de la crise météorologique prennent la forme de grandes processions à compter du 17 mai. Comme de coutume, les Parisiens et leurs échevins se tournent vers sainte Geneviève afin d’obtenir la pluie. En Angleterre, le déroulement de la crise est bien mieux connu. La sécheresse s’installe dès le mois de novembre 1665 pour culminer en août de l’année suivante. Vers le 15 du même mois, les Londoniens découvrent, médusés, « la Tamise réduite à un ruisseau aisément franchissable à pied ». C’est dans cet environnement de sécheresse et chaleur absolue qu’eut lieu le grand incendie de Londres qui ravagea presque en totalité la vielle citée du 2 au 5 septembre. « Si le désastre fit peu de morts directs (huit décès), il en est tout autre du bilan matériel. Plus de 13 000 maisons, 87 églises dont la cathédrale Saint Paul, et la majorité des bâtiments municipaux furent consumés. Pire encore, le feu jeta à la rue 80 000 habitants qu’il fallut évacuer et reloger… Ensuite, un chapelet ininterrompu de sécheresses touche aussi bien les vallées de la Seine, du Rhin que de la Tamise autour des années 1680 (1681, 1683, 1684, 1685) puis 1700 (1701, 1705, 1709, 1714) comme autant de signes avant-coureurs de la sécheresse-canicule européenne de 1719. Considérée comme un des étés les plus chauds du siècle au Royaume-Uni… ».
Le débat scientifique doit légitimement se poursuivre et les propos d’Etienne Garnier peuvent être soumis à la critique. Il reste que ses observations historiques, et celles, qui vont dans le même sens, de nombre de ses collègues, ne sont guère contestables et mettent en péril les fantasmes idéologiques des marchands de peur qui ont eux-mêmes peur de voir leur stratagème dévoilé. Raison de plus pour revenir à la raison contre tous les bonimenteurs du siècle.

14 août, 2019

Rien de plus efficace que le marché pour traiter les déchets

par 

Les journaux du monde entier ont fait croire que le monde déversait ses déchets plastiques en Malaisie de manière frauduleuse. « La Malaisie ne sera pas la décharge du monde » a clamé la ministre malaisienne en charge de l’énergie, de l’environnement et des sciences, le 11 juin. Et elle a annoncé que son pays retournerait à l’envoyeur des centaines de tonnes de déchets plastiques.
La réalité est notablement différente. Certes, certains pays laissent peut-être partir sans précaution des déchets contaminés vers la Malaisie et ailleurs. Mais une grande partie des déchets envoyés en Malaisie, comme ils l’étaient jusqu’à l’an dernier souvent en Chine, le sont dans le cadre d’un échange commercial normal et conclu dans l’intérêt des parties au contrat. Comme dans d’autres pays ayant des bas salaires, de nombreuses entreprises de recyclage se sont installées en Malaisie et achètent aux entreprises de collecte du monde développé des déchets plastiques pour les recycler et les revendre.
Environ 300 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année, selon le Fonds mondial pour la nature (WWF). Mais pour l’essentiel, elles ne finissent dans des terrains vagues ou dans les océans, comme le laissent entendre d’une manière générale la doxa ambiante, que dans les pays peu développés. Dans les pays développés, le recyclage est à l’œuvre pour traiter ces déchets de manière intelligente, en les valorisant.
En France, le tri sélectif des ménages permet actuellement de recycler 57% des bouteilles plastiques en les transformant en granulés de PET (polyéthylène téréphtalate) destinés à la fabrication de nouvelles bouteilles ou d’autres produits en contact alimentaire. Les bouchons aussi peuvent être recyclés. Broyés ou re-granulés, ils sont revendus pour la plasturgie, la fabrication de bacs poubelles, de tubes de dentifrice ou autres. Lorsque les déchets sont de moins bonne qualité, ils sont envoyés dans des pays où la main d’œuvre est meilleur marché afin d’être recyclés dans des matières moins nobles. Par exemple, une partie de ces plastiques envoyés en Malaisie est transformée aussi en granulés, mais en vue de la fabrication de semelles de baskets. Chacun y trouve son compte, pays et entreprises, à charge pour chaque gouvernement de veiller bien sûr au respect des normes qui garantissent que des plastiques contaminés ne nuiront pas à l’état de santé du pays et que les usines de recyclage fonctionnent dans des conditions satisfaisantes pour tous. A la Malaisie de faire le ménage chez elle avant que d’accuser le monde entier de la polluer et l’Occident de se décharger illégalement de ses ordures chez elle.
Certes, la collecte et le recyclage pourraient être améliorés. L’Europe du Nord valorise plus de 80% de ses déchets d’emballages plastiques tandis qu’en France la part des matières de récupération dans la production de plastiques n’est que de 20% contre 44% pour le verre ou 60% pour les papiers et cartons. En France, il y a encore 43% des bouteilles en plastique qui échouent dans des déchetteries pour y être brûlés, et une infime partie est sans doute éparpillée indûment dans la nature, rejoignant parfois, mais de manière tout à fait marginale, l’Océan ou la Méditerranée. Un meilleur taux de recyclage peut être obtenu en améliorant le taux de collecte et en mettant en place des tris plus sélectifs dans les décharges.

La consigne est-elle la solution ?

Faut-il à cet effet mettre en place un système de consigne des bouteilles plastiques comme l’a proposé le Premier ministre le 12 juin dernier ? Les collectivités locales qui trient les déchets plastiques dans leurs décharges et les revendent n’y sont guère favorables parce qu’elles risquent de perdre cette recette. Pourtant, si les bouteilles en plastique peuvent être revendues chez les commerçants à un prix suffisant, par exemple 10 centimes par bouteille, pour que la population trouve de l’intérêt à les rapporter, comme autrefois on rapportait les contenants en verre, une telle initiative peut représenter un moyen efficace d’améliorer le taux de collecte de ces déchets en leur donnant un prix de marché. Ce prix restera relativement artificiel, mais il sera bien un prix de marché s’il se situe à l’équilibre nécessaire pour payer la peine de ceux qui rapporteront ces bouteilles aux points de vente devenus en même temps points de collecte. Ne vaut-il pas mieux que le prix des bouteilles incorpore son coût de collecte et que celle-ci se fasse naturellement plutôt que de multiplier les organismes publics dont l’efficacité est souvent douteuse ? Certes, des enfants, des associations, des clochards, vont peut-être faire la chasse aux bouteilles usagées pour en récolter le petit bénéfice. Peut-être cela risque-t-il de contribuer au renversement de poubelles sur la voie publique par ces nouveaux chercheurs d’or en plastique. Mais le mal serait sans doute léger au regard de l’intérêt écologique de ce nouveau marché. Et s’il fonctionne, ce système de consigne pourrait être étendu à d’autres produits, par exemple aux piles et accumulateurs, dont le taux de collecte n’est que de 33 %.
Le problème est qu’actuellement le prix de revente de la tonne de bouteilles plastiques collectées n’est que de 300€. Or une tonne représente 30 000 bouteilles. Il faudrait donc que la consigne soit de 1 centime et non de dix centimes pour que le prix d’équilibre soit à 300€ la tonne, et encore sans les frais et charges de collecte et revente ! Or à un centime, la collecte ne sera pas motivante. Le prix de 10 centimes par bouteille collectée ne sera donc possible qu’en étant incorporé au prix de vente de la bouteille pleine et restitué par les distributeurs aux collecteurs. Au demeurant, le marché devrait pouvoir fonctionner entre eux, chaque collecteur offrant aux distributeurs son service avec ses conditions de prix et de mise en œuvre. La loi se limiterait à obliger chaque distributeur à reverser aux collecteurs une partie du prix de cession de la bouteille correspondant au prix du recyclage. L’importance des reversements des uns aux autres serait fonction de la part de marché de chacun dans la distribution d’une part et la collecte, le recyclage d’autre part.
L’incitation et le marché valent toujours mieux, quand c’est possible, que l’interdiction et la sanction. Mais bien sûr pour que cela fonctionne, il faudra que le client final en paye le coût qui sera incorporé au prix d’achat de chaque bouteille.

07 août, 2019

La concurrence, mieux que la réglementation

Dans notre économie décentralisée, c’est la pression de la concurrence sur l’entreprise qui tempère sa capacité d’augmenter son prix de vente à volonté. Si elle vend 1,10 $ ce qui lui coûte 1 $ à produire, c’est qu’elle est probablement disciplinée par la concurrence. Par contre, si elle ne craint pas de vendre le même produit 1,50 $, c’est sans doute qu’elle ne redoute guère que les concurrents lui volent ses clients.
La concurrence entre les entreprises protège les consommateurs contre les hausses de prix excessives. À l’inverse, l’absence de concurrence fait le bonheur des investisseurs. Le magnat américain du placement boursier Warren Buffett n’hésite pas à reconnaître que « fondamentalement, le critère le plus important pour évaluer une entreprise est sa capacité de fixer les prix. Si votre entreprise s’avère être un monopole que même votre idiot de neveu pourrait gérer et que vous pouvez augmenter vos prix sans perdre de clients aux mains d’un concurrent, alors vous avez une très belle entreprise. Par contre, si vous éprouvez le besoin de passer une journée en prière avant d’augmenter vos prix d’un tout petit dixième de cent, alors vous avez une entreprise affreuse… »
Pour savoir si, avec le temps, la concurrence s’est raffermie à l’avantage des consommateurs ou si elle s’est plutôt relâchée au profit des investisseurs, il faut suivre l’évolution du rapport entre les prix de vente et les coûts de production (taux de marge ou markup). Des chercheurs du Fonds monétaire international (FMI) ont récemment relevé plus de 630 000 de ces taux de marge entre prix et coûts pour les entreprises inscrites en Bourse dans 74 pays au cours des 37 années qui vont de 1980 à 2016.
Ce qu’ils ont trouvé n’est pas beau. De 1980 à 2016, le taux de marge des entreprises a augmenté dans toutes les économies avancées. Au Canada, comme l’illustre le graphique, il a bondi en moyenne de 51 % ; aux États-Unis, de 42 %. Nos économies reposent de moins en moins sur la concurrence et de plus en plus sur la puissance monopolistique.
Ces hausses du taux de marge entre prix et coûts ne se sont pas manifestées seulement dans les industries de haute technologie, comme on pourrait le croire. Elles ont touché tous les secteurs de l’économie, notamment la santé, la finance, l’immobilier et les biens et services de consommation. En même temps, les chercheurs ont trouvé que, dans chaque secteur, la hausse du taux de marge était surtout causée par un petit nombre d’entreprises dites « superstars », qui ont été capables de fixer leurs prix de vente à des hauteurs considérables par rapport à leurs coûts de production. Ce sont elles qu’affectionnent les investisseurs comme Buffett.

06 août, 2019

La réflexion du jour

Ça fait des années que j’en entends parler : les infirmières1 à domicile n’ont plus le temps de soigner, elles doivent plutôt compiler des données. Je les entends se plaindre, mes collègues infirmières, depuis trop longtemps déjà, qu’elles passent des heures et des heures à remplir des pages et des pages de formulaires. --- La Presse+

05 août, 2019

La réflexion du jour

Les Québécois ne peuvent plus se permettre de vendre l’électricité qu’ils produisent à bas prix, même s’il s’agit d’une proposition attrayante et populaire. En réalité, cela nous coûte cher à tous en plus de nuire à notre croissance économique et contribuer au réchauffement de la planète.--- Luc Vallée

02 août, 2019

La réflexion du jour

Chaque fois qu’un individu fait une sortie alarmiste pour nous informer que l’homme, la planète, la démocratie ou la paix sociale sont perdus ou à moins une de l’être, je hausse un sourcil. Et plus le message est extrême, plus il est digne d’un bon film catastrophe américain bien pourri, plus je roule des yeux.---Léolane Kemner

01 août, 2019

La réflexion du jour

Dans l’ensemble de la population française, quel est le pourcentage de gens qui se définissent comme climatosceptiques ? C’était 23 % au mois de mars dernier, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour le compte de PrimesEnergie.fr, un organisme voué à promouvoir la transition écologique­­­. Chez les jeunes Français de 18 à 24 ans, quel est le pourcentage de climatosceptiques ? C’est 36 %.--- Joseph Facal