Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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30 septembre, 2011

La réflexion du jour

S'il est vrai que l'exploitation et les désastres naturels font reculer le couvert forestier, il est aussi vrai que les forêts ont la capacité de se régénérer. De plus, presque tous les pays du monde ont mis sur pied des programmes de reboisement. Les écolos «oublient» parfois de le dire.--- Claude Piché

Le chiffre du jour : 99,7 %

Le chiffre de 13,5 millions d'hectares peut sembler monstrueux; en réalité, il ne représente que 0,3% du couvert forestier de la planète. Autrement dit, depuis 20 ans, malgré tout ce que vous avez pu entendre dire sur l'erreur boréale, la destruction de la forêt amazonienne et l'anéantissement de la vie sauvage à Bornéo, la planète a pu conserver intact 99,7% de son couvert forestier. Vous avez bien lu: quatre-vingt-dix neuf virgule sept pour cent!!!

05 septembre, 2011

Le chiffre du jour : 14 % et 11 %

Le rendement du système de santé. Les auteurs utilisent le concept de «besoins de santé non comblés». Ce concept correspond à la différence entre les services de santé jugés nécessaires et les services effectivement reçus. En 2000, 14% des besoins n'étaient pas comblés chez les hommes, 11% chez les femmes. En 2005, dernière année pour laquelle on dispose de chiffres sur le sujet, on observe exactement les mêmes résultats. Il serait hautement surprenant que la situation se soit améliorée depuis 2005. Autrement dit, le système a beau engloutir les milliards et les milliards, il est systématiquement incapable de combler les besoins.

02 septembre, 2011

La réflexion du jour

Comme on s'en doute, cette pénible situation (ndlr : congestion routière) a des conséquences graves: les gens sont stressés, ils arrivent au travail épuisées, ils sont de plus insatisfaits dans leurs vies professionnelles ou familiales. --- Claude Picher

(NDLR : Conséquence de l'incurie de nos politiciens à tous les niveaux de gouvernement depuis trente ans)

Le chiffre du jour : 31 minutes

Ainsi, en moyenne, un travailleur torontois (nous parlons ici de la grande région de Toronto) met 33 minutes pour se rendre au travail, contre 31 minutes à Montréal, 30 à Vancouver, 27 à Ottawa, 23 à Edmonton. Il faut dire que ces chiffres datent de 2010; compte tenu de la multiplication des chantiers en 2011 et de leur bordélique organisation, on peut certainement penser que Montréal, cette année, dépasse largement Toronto au chapitre des bouchons et congestions.

06 juillet, 2011

La réflexion du jour

La paralysie de la circulation à Montréal, aggravée par les stupides mesures vexatoires des ayatollahs anti-automobile, se traduit par des pertes de productivité énormes, de quoi amplement annuler l'activité économique reliée aux chantiers. --- Claude Picher

Le chiffre du jour : 4,2 G$

Quel est l'impact des heures perdues et du stress sur la productivité des travailleurs? Impossible à dire, mais on peut certainement, là aussi en restant modéré, estimer que ces inconvénients représentent une perte de productivité de 5 % (sur une journée de travail de six heures, cela représente 18 minutes).


Si tel est le cas, c'est-à-dire si 26,4 % de la main-d'oeuvre québécoise accuse une baisse de productivité de 5 %, cela se traduit par une baisse de 1,32 % du produit intérieur brut (PIB) québécois, ce qui revient à 4,2 milliards, ou 80 millions par semaine.

24 avril, 2011

La réflexion du jour

La SAQ est un monopole d'État. C'est assez facile de faire des profits quand vous n'avez pas de concurrents. Or, il est clair que ce monopole s'écroulerait comme un château de cartes s'il était soumis aux lois de la concurrence. --- Claude Piché

Le chiffre du jour : 19 %

Effectivement, depuis le 8 avril, les consommateurs américains peuvent acheter du vin auprès du distributeur en ligne JJ Buckley, toute nouvelle acquisition de la SAQ. Ironiquement, selon une enquête de mes collègues, les clients américains paient en moyenne 19% moins cher que les clients québécois de la SAQ, pour des produits identiques.

15 avril, 2011

La réflexion du jour

Le problème, c'est qu'en y regardant de plus près, la bataille des étudiants est rétrograde et vise essentiellement à perpétuer une injustice. Les droits de scolarité au Québec sont, de loin, les plus bas au Canada.--- Claude Picher

Le chiffre du jour : 16 %

Or, sur ce point, le Québec ressort vraiment comme une société distincte. Le gouvernement québécois fournit 70% du budget des universités, et les étudiants, 16%. En Ontario, les proportions semblables sont 49% et 35%. Dans l'ensemble du Canada, 57% et 29%. Évidemment, les subventions du gouvernement sont financées par les impôts de l'ensemble des contribuables. À cet égard, il saute aux yeux que les contribuables québécois paient plus cher qu'ailleurs.

28 mars, 2011

Le chiffre du jour : 67 %

En moyenne, les Canadiens obtiennent une note de 67%. Autrement dit, ils sont capables de répondre correctement à 9 questions sur 14. (1)


Ce sont les Québécois et les résidents des provinces de l'Atlantique qui obtiennent la pire note?: 64?%. À l'autre bout de l'échelle, ce sont les Albertains qui ont les meilleures connaissances financières, avec 70?%. Mais la différence entre les meilleurs et les pires élèves demeure relativement mince.

(1) Enquête de Statistique Canada sur les connaissances financières des Canadiens.

21 février, 2011

La réflexion du jour

Si on le compare à ses homologues des autres provinces, le premier ministre québécois Jean Charest fait très bonne figure en ce qui concerne le contrôle des dépenses publiques; en revanche, sa maîtrise de la dette et du déficit est tout juste passable, et sa feuille de route est carrément pitoyable dans le dossier de la fiscalité. ---Claude Piché

Le chiffre du jour : 53,7

Au Québec, le premier ministre Charest arrive au sixième rang avec une note globale de 53,7. Son point fort, c'est le contrôle des dépenses. Depuis l'exercice 2003-2004, les dépenses du gouvernement québécois ont augmenté en moyenne de 5% par année. En un sens, c'est beaucoup, par rapport à la croissance du PIB (3,2%) ou au taux d'inflation (2,5%). Cependant, c'est beaucoup mieux que dans les autres provinces. Seuls Gordon Campbell et Gary Doer ont réussi à faire mieux à ce chapitre. Cela lui vaut une bonne note de 81,1. Son point faible, c'est la fiscalité. M. Charest, en dépit de ses promesses, n'a pas réussi à abaisser le fardeau fiscal des Québécois, qui demeure le plus lourd au Canada; le Québec est même une des rares provinces à avoir augmenté l'impôt des sociétés. Pour ces raisons, M. Charest n'obtient que 25,3 points à ce chapitre. En ce qui concerne la dette et le déficit, il s'en tire moyennement avec 54,2 points.

16 février, 2011

Le chiffre du jour : 13 %

De plus, le taux d'imposition n'est qu'un facteur parmi d'autres qui influencent les recettes budgétaires provenant des sociétés. On vient de le voir, le taux est passé de 19 à 18% au 1er janvier 2010. Or, pendant les huit premiers mois de l'exercice en cours, c'est-à-dire d'avril à novembre 2010 (derniers chiffres disponibles), l'impôt des sociétés a rapporté 14,4 milliards à Ottawa, comparativement à 12,7 milliards pour la période correspondante en 2009, une hausse de 13%.

05 janvier, 2011

La dette publique, un éléphant que personne n’ose toucher

Pendant quelques jours, on a pu oublier l’immense dette qui s’accumule depuis trente ans. Malheureusement, elle n’a pas pris de vacances et continue de croître au rythme effréné de 22 M$ par jour.

Dans son texte publié le 3 janvier, Claude Piché écrit :

Le défi du ministre Raymond Bachand, à Québec, est tout autre. Le ministre prévoyait un déficit de 4,3 milliards; sans doute tournera-t-il davantage aux alentours de 4,6 milliards, mais cela ne représente pas forcément une mauvaise nouvelle, puisque cette différence de 300 millions provient essentiellement d'une hausse des prévisions pour éventualités, ce qui est une sage décision en ces temps incertains. Le véritable problème de M. Bachand, c'est l'ampleur de la dette publique. Le ministre s'est donné comme objectif de réduire la dette brute (qui frise les 170 milliards, ou 54 % du PIB) à 45 % du PIB en 2026. Ce ne sera pas facile: pour y parvenir, on compte notamment sur une hausse des tarifs d'électricité.

Comment un chroniqueur chevronné comme Claude Piché peut-il prétendre que de réduire la dette de 54 % du PIB en 2010 à 45 % du PIB en 2026 constitue un défi important?

Faisons les maths!

De 2002 à 2010, le PIB a cru au taux d’environ 4 % en dollars nominaux. Si l'on suppose qu’en moyenne ce taux de croissance sera maintenu, alors le PIB atteindra 594 G$ en 2026. Si la dette égale 45 % du PIB, elle sera alors égale à 267 G$. Donc, le ministre Bachand a pour objectif d’augmenter la dette de 170 G$ à 267 G$ soit plus de 6 G$ par année.

Et cela devrait représenter un défi? Ridicule!

Si au lieu de planifier une augmentation annuelle de la dette de 6 G$ par année, le gouvernement remboursait seulement 1 G$ par année, elle passerait de 170 G$ en 2010 à 154 G$ ou 26 % du PIB en 2026. Cela ne représente pas un défi majeur, mais c’est quand même mieux que d’augmenter la dette comme le propose le gouvernement.

Où le gouvernement pourrait-il trouver 1 G$ par année pour rembourser la dette? Voici quelques suggestions :

• Réduire les subventions aux entreprises de 6 G$ à 5 G$
• Réduire les coûts de la fonction publique de 5 %
• Demander un petit effort de rationalisation à H-Q
• Introduire la concurrence dans le système de santé
• Vendre la SAQ
• Assurer une vraie concurrence pour les contrats d’infrastructure
• Privatiser le transport en commun
• Etc.

Ce n’est pas les opportunités d’économie qui manquent, mais la volonté politique d’assainir les finances publiques.

06 octobre, 2010

La réflexion du jour

Dans une récente étude sur l'économie canadienne, l'Organisation de coopération et de développement économique s'étend longuement sur cette question. Elle observe, entre autres choses, qu'en matière de dépenses publiques de santé, le Canada n'en a pas pour son argent. Autrement dit, il y a assez d'argent dans le système, mais il est mal géré. --- Claude Picher

03 septembre, 2010

Le chiffre du jour : 85 %

Autrement dit, il est vrai que le revenu diminue avec l'âge, mais la baisse est loin d'être dramatique. À 75 ans, les revenus des aînés atteindront en moyenne 85% des revenus qu'ils touchaient 20 ans plus tôt sur le marché du travail. --- Claude Piché

23 juillet, 2010

Le chiffre du jour : 400 M$

Si n'est rien fait, Montréal se dirige, pour 2011, vers un trou de 400 millions. C'est énorme: rien de moins que 10% du budget de la Ville.

31 mars, 2010

La réflexion du jour

Autrement dit, si la colonne des revenus se tient, la colonne des dépenses est beaucoup plus floue. Tous les Québécois ont intérêt à ce que le ministre réussisse, mais on y croira quand on le verra. --- Claude Picher