Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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19 octobre, 2016

Le transport en commun au tournant de la privatisation

Au cours des dernières décennies, les coûts du transport en commun à Montréal ont distancé les services offerts pendant que de nombreuses municipalités à travers le monde choisissaient de réformer leurs systèmes de transport collectif en augmentant la participation du secteur privé. Cette Note économique donne un aperçu de l’histoire du transport en commun à Montréal et des expériences internationales de participation du privé en transport collectif.



Source : IÉDM

24 août, 2016

La réflexion du jour

Prenons l'exemple de notre système d'éducation, dans lequel les enseignants de l'école publique sont rémunérés uniquement en fonction de leur ancienneté et leur nombre d'années de scolarité. Puisque la rémunération augmente mécaniquement avec le temps, peu d'efforts sont déployés afin de se démarquer. Si on appliquait le principe de la rémunération au mérite, cela permettrait de rehausser la qualité de l'éducation de manière substantielle, puisque les incitations sont organisées afin d'encourager le dépassement personnel.--- Pascale Déry

03 juin, 2016

La réflexion du jour

Le PIB par habitant du Québec, en 2014, en dollars canadiens, avec parité du pouvoir d'achat, était de 45 048 $, un peu mieux que l'Italie (43 717 $) ou l'Espagne (41 471 $), mais derrière la France (48 522 $) et très loin derrière la Suède (55 847 $), l'Allemagne (56 243 $), l'Australie (57 912 $) ou les Pays-Bas (59 494 $).--- Alain Dubuc

21 mars, 2016

La réflexion du jour

Que l'hôpital soit propre ou sale, que l'attente à l'urgence soit d'une heure ou de vingt-quatre heures, que la nourriture soit délicieuse ou infecte, que les opérations chirurgicales soient réussies ou non, que la productivité soit exemplaire ou désastreuse, le budget ne change pas. Les mauvais hôpitaux ne sont jamais pénalisés pour leur incompétence, les bons ne sont jamais récompensés pour leur excellence.--- Adrien Pouliot

06 janvier, 2016

Santé : le corporatisme et la bureaucratie tuent l’innovation

Aux Inde, 2 millions de personnes requiert une intervention cardiaque annuellement. Seulement 5 % seront opérés.

Le cardiologue Dr Devi Shetti accomplit des quasi-miracles parce que l’hôpital où il travaille est libre des impératifs de la bureaucraties gouvernementale, du corporatisme des ordres professionnels et des des contraintes des conventions collectives.


08 décembre, 2015

La réflexion du jour

«Il est souvent nécessaire de réglementer pour assurer la sécurité et la protection des consommateurs, mais les organismes de réglementation ne devraient pas réglementer outre mesure. Ils devraient se fier au libre jeu du marché autant que possible, afin que la concurrence soit le moteur de la croissance et de l'innovation», soutient le commissaire fédéral dans sa lettre publiée dans la section Débats.---Joël-Denis Bellavance

07 décembre, 2015

La réflexion du jour

Depuis des années, nous débattons de la pertinence de la décentralisation de notre système de santé en confiant certaines chirurgies plus routinières à des cliniques spécialisées privées. Cette idée fait émerger les intérêts concurrents: les acteurs privés y voient une occasion d’affaires, tandis que les syndicats de la santé et les administrateurs y voient une menace.
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C’est en gardant ouverts les modes de production alternatifs que nous aurons des points de comparaison. L’innovation dans les modes de production se produit dans les systèmes décentralisés, pas dans les réseaux bureaucratisés.--- Françoise Bertrand

31 juillet, 2015

Les délocalisations : évolution naturelle du concept de la division du travail

Au Québec, il est de bon ton de dénoncer les délocalisations. Sous prétexte de protéger les emplois et l’environnement, les politiciens et autres étatistes, de gauche comme de droite, militent activement contre toute forme de délocalisation. Nos grands médias, alimentés par des journalistes syndiqués, pour la plupart d’ardents défenseurs de l’interventionnisme étatique, se font un plaisir de rapporter bêtement les affirmations de tout un chacun sans analyse critique comme le commanderait un minimum d’éthique journalistique. Mais lorsque l’information explique les avantages du libre marché et va à l’encontre du protectionnisme si cher aux étatistes, personne n’en parle.

C’est sûrement pour cette raison que l’étude de Statistique Canada, La productivité de l’industrie dans le secteur de la fabrication : le rôle de la délocalisation, est passé à peu près inaperçue au Québec. En effet, cette étude conclut que les délocalisations, loin d’affaiblir l’économie comme le prétendent les promoteurs du protectionnisme, améliorent la productivité des entreprises.

Le terme « délocalisation » désigne des biens importés directement par les fabricants et utilisés localement dans la fabrication de produits destinés aux consommateurs ou à d’autres entreprises manufacturières. Ce n’est, en définitive, que l’évolution naturelle du concept de la division du travail. Imaginez ce que serait notre vie si nous devions tous produire notre propre nourriture? Nous devrions travailler 15 heures par jour pour produire à peine ce qu’il nous faut pour survivre. Grâce à la division du travail, je peux oeuvrer comme programmeur et échanger le fruit de mon travail pour me procurer les biens essentiels dont j’ai besoin. Le boulanger, l’agriculteur, le plombier, etc. en font autant. De surcroît,  l’amélioration de la productivité découlant de la spécialisation des métiers me laisse suffisamment d’argent pour payer des impôts et contribuer au bien-être de l’ensemble de la société.

Selon les auteurs de l’étude, Lydia Couture, Aaron Sydor, et Jianmin Tang, une entreprise manufacturière qui importe des biens de l’étranger pour fabriquer ses propres produits, augmente la valeur ajoutée du travail de ses employés, devient plus concurrentielle, gagne de nouvelles parts de marché et conquièrent de nouveaux marchés. Le succès de ces entreprises contribue à la croissance économique et ainsi, au bien-être de la population.

Les délocalisations permettent aux entreprises de se spécialiser dans les tâches qu’elles accomplissent le mieux. Les auteurs de l’étude notent aussi que la délocalisation favorise la réaffectation des ressources des entreprises moins productives vers les entreprises plus productives d’une même industrie. De plus, elles exposent les entreprises à la concurrence internationale et lui donne accès aux meilleures pratiques et technologies de l’industrie. Enfin, la multiplication des fournisseurs potentiels augmente les chances de trouver les meilleurs intrants au meilleur prix et permet de raffiner les processus de production. Tous ces facteurs contribuent à l’amélioration de la productivité. Donc, contrairement aux croyances répandues par les étatistes et largement diffusées par les médias québécois, le commerce ne fait pas que partager un volume fixe de richesse, mais par la magie de la productivité, augmente la richesse totale au bénéfice de tous.


L’Étude conclut que les gains de productivité des entreprises canadiennes qui importent une partie de leurs intrants sont en moyenne de 7 % par rapport à leurs concurrentes. Plus on délocalise, plus l’avantage de productivité est significatif. Ces gains de productivité augmentent les profits de l’entreprise pour le plus grand bien des actionnaires, des employés et des consommateurs. 

03 mars, 2015

La réflexion du jour

En écoutant l’histoire d’une médecin mère de famille, on apprend que son passage d’un CLSC à une clinique pratiquant l’accès adapté a résulté dans une augmentation du nombre de ses patients de 1200 à 2600. Plus du double. Nombre d’heures travaillées par semaine: de 70 heures à 50 heures. Est-elle heureuse? Oui. Ses patients sont-ils heureux? Plus encore. Ils peuvent la voir beaucoup plus rapidement.--- Joanne Marcotte

20 février, 2015

Nous sommes en voie de manquer le train, il est urgent d’agir

Les signes ne mentent pas, les prochaines décennies amèneront des changements technologiques aussi importants pour l’économie que la révolution industrielle du début du 19e siècle. Intelligence artificielle, interconnexion des objets, bases de données ouvertes, universalité des terminaux dits intelligents, multiplication des applications pratiques et conviviales, etc. sont tous des vecteurs de changement qui amélioreront la productivité et la qualité de vie.

Les technologies déjà disponibles et à venir promettent de multiplier la productivité grâce à la robotisation des usines, l’utilisation de véhicules autonomes, les cyber universités, les robots domestiques, les drones, etc. Un rapport publié par la banque ING nous apprend que 49% des emplois en Belgique sont susceptibles d’être robotisés dans le futur. Le monde du travail sera profondément modifié au cours des prochaines décennies. Des secteurs complets de l’économie disparaîtront au profit de nouveaux emplois que nous ne pouvons pas imaginer aujourd’hui.

Il ne sert à rien de freiner l’évolution technologique comme les gouvernements essaient de le faire par exemple dans les cas d’Uber et d’AirBnB. En nuisant aux entrepreneurs, nous ralentissons la croissance économique et pénalisons la population pour le plus grand plaisir de nos concurrents. Les entrepreneurs, surtout les plus avant-gardistes, n’hésiteront pas à déménager leurs pénates là où ils seront les bienvenus.

Sous des prétextes fallacieux, tels que la protection du public, les gouvernements cherchent par tous les moyens à protéger les groupes qui profitent du statu quo. La résistance aux changements n’est pas un phénomène nouveau. Il a toujours existé, mais les sociétés qui ont su s’adapter sont aujourd’hui celles qui bénéficient du meilleur niveau de vie. Historiquement, les sociétés anglo-saxonnes ont bénéficié d’une plus grande liberté économique, facilitant par le fait même le changement et la croissance économique. Toutefois, depuis cinquante ans les économies occidentales sont de plus en plus embourbées dans des bureaucraties qui engendrent l’immobilisme.

Plutôt que de s’acharner à interdire, il vaudrait beaucoup mieux travailler à mettre en place les conditions favorables au déploiement et à l’utilisation de tout le potentiel des nouvelles technologies et de leurs applications.

Notre système d’éducation produit beaucoup de jeunes qui n’auront pas leur place dans le monde de demain. Bien sûr, les nouvelles technologies permettront à plusieurs d’entre eux de se rattraper, mais est-ce bien sage de compter là-dessus? Ne vaudrait-il pas mieux être proactif?

Notre cadre juridique est de moins en moins respectueux de la propriété privée et les réglementations sont d’une complexité propre à effrayer les plus audacieux. La recherche maladive du consensus, les intérêts corporatifs des groupes de pression qui s’affrontent et le manque de leadership de nos dirigeants nous empêchent de les adapter aux réalités d’aujourd’hui et nous condamnent à l’immobilisme.

L’environnement socio-économique du Québec est caractérisé par une fonction publique obèse et tatillonne, une fiscalité confiscatoire, des programmes sociaux que même les provinces riches ne peuvent se permettre, et des lois du travail qui datent de l’ère industrielle. Rien de bien attirant pour les entrepreneurs et investisseurs qui voudraient considérer le Québec pour s’y installer.

Depuis une dizaine d’années, les adeptes de la religion socioécologiste s’opposent à toute forme de développement. Leurs porte-parole, plus missionnaires que rationnels, font le bonheur des médias et effraient les politiciens. Comme si cela n’était pas suffisant, l’idéologie anti-riche qui caractérise la culture québécoise agit comme repoussoir sur les entrepreneurs et investisseurs potentiels.

Les opportunités seront de plus en plus nombreuses, à condition d’être prêt à les accueillir. Le chemin à parcourir est très long et la culture québécoise engendre des vents contraires qui ralentissent dangereusement notre cheminement.

Il est nécessaire de revoir les lois du travail pour ramener le pendule à un juste milieu entre la protection des travailleurs et le besoin de flexibilité des gouvernements et des entreprises. Dans la fonction publique et dans les grandes entreprises, les syndicats se sont arrogé une part trop importante des responsabilités de gestion. Leur pouvoir de nuisance est tel que les élus et les gestionnaires préfèrent accepter leurs demandes, même lorsqu’elles sont déraisonnables. Les conditions de rémunération et de travail des employés municipaux en sont un bon exemple.

Il faut faire un sérieux ménage dans les programmes de subventions. Ils sont si nombreux et kafkaïens que les entreprises doivent embaucher d’ex-fonctionnaires et d’ex-politiciens pour s’y retrouver. Ils sont très coûteux et favorisent le capitalisme de connivence. Les efforts et argents déployés pour gérer ces programmes seraient beaucoup plus utiles pour créer un environnement économique invitant et accessible.

Le Québec a un urgent besoin de réelles réformes : réduction de la dette, réduction du rôle de l’État en tant que fournisseur de service, suppression des obstacles à l’entrepreneuriat et aux investissements, une fiscalité qui récompense le travail et l’investissement, etc. Plus nous attendons pour corriger le tir, plus nous prendrons du retard par rapport à nos concurrents.


18 février, 2015

Éducation : pourquoi les syndicats tiennent-ils mordicus au modèle québécois?

Malgré une réduction du nombre d’élèves au Québec, les coûts du système d’éducation ont explosé. Entre 2001/2 et 2011/12, les coûts ont augmenté de 36,6%, alors que le nombre d’élèves diminuait de 5,8%. Donc, durant la même période les coûts par élève augmentaient de 45,0%.

Du point de vue des syndicats, c’est ce qu’on appelle une amélioration de la productivité. C’est-à-dire que le nombre d’employés syndiqués augmente et  les cotisations syndicales croissent plus rapidement que l’économie. Ce n’est donc pas surprenant que les syndicats tiennent mordicus au modèle québécois.

J’aurais aimé quantifier le taux de croissance des cotisations syndicales, mais malheureusement les chiffres ne sont pas disponibles. La transparence ce n’est pas « la tasse de thé » des syndicats.
L’étude, Education Spending in Canada : What’s Actually Happening?, est disponible à www.fraserinstitute.org


20 janvier, 2015

La réflexion du jour

Du million d'emplois créés au Canada depuis la fin de la crise, le Québec en compte seulement 17%. La part du secteur public dans les emplois occupés dans la province a augmenté; désormais, un emploi sur quatre se trouve dans le secteur gouvernemental.--- André Pratte

05 janvier, 2015

Le “Civil Hacking” pour accélérer le développement de Montréal ville intelligente

Je ne connais pas de traduction pour l’expression “Civil hacking”. Cette expression est utilisée pour décrire la contribution de la société civile à la création et la croissance de la société intelligente.

L’organisation Code for America aide les bidouilleurs d’une région ou d’une ville à se regrouper en brigades de volontaires et à collaborer pour créer des applications utilisant les données mises à leur disposition par les autorités publiques.

À Montréal, il existe déjà des applications découlant d’initiatives individuelles, par exemple l’application identifiant les places de stationnement disponibles, ou découlant d’une initiative de la ville comme l’application permettant de connaître l’état des activités de déneigement. Mais l’adhésion de Montréal à l’organisation Code for America permettrait d’accélérer le processus de développement de Montréal ville intelligente. Il existe déjà des dizaines de villes qui participent à ce réseau. 

Souhaitons que Montréal y adhère bientôt.


06 décembre, 2014

La réflexion du jour

Il semble impossible de réduire les dépenses des gouvernements sans automatiquement sabrer dans les services à la population.

Pourquoi?

Parce que les conventions collectives en place ne laissent aucune place à la recherche d’efficacité, d’innovation, ou d’ajustements stratégiques lorsque les conditions économiques changeantes l’exigent.--- Benoît Aubin

03 novembre, 2014

La réflexion du jour

Il n’est ni simpliste ni démagogique d’affirmer que les valeurs syndicales (ancienneté, l’égalité des conditions, protection des acquis, nivellement par le bas, monopoles syndicaux) nuisent à la qualité des environnements de travail, l’innovation et la création de richesse.--- Joanne Marcotte

15 septembre, 2014

Les Chinois font la leçon aux Français

Les Chinois ont connu les misères du socialisme pur et dur. Aujourd’hui, ils font la leçon aux Français. Nous devrions aussi prendre des notes.

Son Excellence l'ancien ambassadeur de Chine en France, Wu Jianmin (alias Kuing Yamang) donne un cours d'économie aux Français et un cours particulier à Alain Juppé qui en tant qu'éternel fonctionnaire en a bien besoin.

Les 35 heures de Martine Aubry ont beaucoup fait rire les Chinois pour qui le travail est la source de la richesse, et bien fait, il n'est pas un fardeau (Confucius disait : "choisis un métier qui te plaît et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie". Mais ceux qui s'opposent au travail encouragent la paresse. Enfin, les 35 heures plombent la compétitivité des entreprises françaises.

Jusqu'en 1978 en Chine, les chefs d'entreprise étaient considérés comme des malfaiteurs. Depuis Deng Xiaoping, ce sont eux qui font marcher l'économie chinoise grâce au secteur privé qui crée 75% des emplois. Il y a maintenant 50 millions de chefs d'entreprise en Chine.

Si Mao Zedong avait eu le même parcours que Deng Xiaoping, il n'y aurait pas eu autant de ravages en Chine pendant des décennies.


09 juin, 2014

Productivité et emplois sont les deux faces d’une même pièce

L’augmentation de la productivité est le phénomène qui contribue le plus à l’amélioration du niveau de vie. L’agriculture est l’exemple le plus évident de ce phénomène. Au début du 19e siècle, plus de 90 % de la population active était occupé à produire les denrées nécessaires pour se nourrir. Aujourd’hui, dans les pays occidentaux, moins de 3 % de la population produisent plus de denrées de meilleure qualité que les 90 % d’autrefois.

À part quelques écolos égarés, personne ne voudrait revenir à une agriculture de subsistance. Mais pourquoi alors la plupart des gens choisiraient de conserver un procédé industriel inefficace pour préserver des emplois. C’est l’équivalent de la mécanisation en agriculture?

L’économiste Bryan Caplan qualifie ce phénomène de « biais favorable à l’emploi ». Dans la vidéo qui suit, il explique l’écart qui existe entre l’opinion publique et la réalité économique. Il démontre qu’il est préférable de laisser les gens trouver du travail plutôt que de conserver des emplois qui peuvent être avantageusement éliminés.



06 mai, 2013

La réflexion du jour

De toute évidence, la stratégie adoptée au Québec semble aller à contre-courant de ce qu'on observe sur la scène internationale. D'autant plus qu'elle s'avère peu efficace, puisque la performance économique a été plutôt décevante au cours des trente dernières années. À la lumière de ces résultats, il semble que, au Québec, une sérieuse remise en question de l'aide aux entreprises s'impose. Il apparaît très clairement qu'une réduction du fardeau fiscal de l'ensemble des entreprises (notamment les taxes sur la masse salariale) financée à même la réduction de l'aide aux entreprises profiterait à chacune d'elles et pourrait contribuer à la croissance de la productivité et du niveau de vie au Québec.--- Robert Gagné

03 mai, 2013

La réflexion du jour

Si le Québec aspire à accroître sa performance dans le secteur des transports, il nous semble essentiel de séparer la fonction d'acheteur de celle de fournisseur.--- Robert Gagné

25 mars, 2013

Bureaucratie et efficacité sont mutuellement exclusifs


L’ineptie des grandes bureaucraties n’est plus à démontrer. D’ailleurs, ce n’est pas un phénomène propre au Québec. Aux États-Unis, en France, en Angleterre, en Grèce, etc., c’est partout pareil. D’une région à l’autre, la seule différence est l’ampleur des dommages causés, lesquels sont directement proportionnels à l’ampleur de la fonction publique concernée.

Contrairement à ce que prétendent les pros de l’interventionnisme, l’inefficacité de la fonction publique n’est pas reliée aux individus qui la composent. Si cela était le cas, il suffirait de remplacer quelques fonctionnaires incompétents et le tour serait joué. C’est beaucoup plus compliqué.

Ce sont les caractéristiques inhérentes à la fonction publique qui la rende inefficace : interventions politiques, centralisation du pouvoir, absence d’imputabilité, peur du risque, etc.

Le livre de Jean Laliberté, Les fonctionnaires, explique merveilleusement bien les inefficacités inhérentes à la fonction publique. À la lecture de ce livre, il ne peut y avoir qu’une conclusion : le gouvernement sera toujours un piètre fournisseur de service.

Il suffirait de séparer les rôles du « quoi », qui relève du gouvernement, de celui du « comment » qui relève de la société civile, comme l’a fait la Suède dans les années 90s, pour régler ce problème.

Mario Dumont en discute avec Benoît Aubin