Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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17 janvier, 2017

La réflexion du jour

Pour tous les sujets, il y a une ligne de pensée véhiculée par les Protecteurs de la bienfaisance contemporaine et personne ne doit remettre en question la pensée unique qu’ils défendent.--- Éric Lanthier

22 octobre, 2015

La réflexion du jour

À l’instar d’Al Gore – « Science is settled »- , Radio-Canada persiste et signe. Sur la question du réchauffement climatique « la Science » a parlé, point final! Ce n’est pas sans me rappeler le fameux « toé, tais-toé !!!» de l’époque de Duplessis.--- Reynald Du Berger

31 juillet, 2015

Les délocalisations : évolution naturelle du concept de la division du travail

Au Québec, il est de bon ton de dénoncer les délocalisations. Sous prétexte de protéger les emplois et l’environnement, les politiciens et autres étatistes, de gauche comme de droite, militent activement contre toute forme de délocalisation. Nos grands médias, alimentés par des journalistes syndiqués, pour la plupart d’ardents défenseurs de l’interventionnisme étatique, se font un plaisir de rapporter bêtement les affirmations de tout un chacun sans analyse critique comme le commanderait un minimum d’éthique journalistique. Mais lorsque l’information explique les avantages du libre marché et va à l’encontre du protectionnisme si cher aux étatistes, personne n’en parle.

C’est sûrement pour cette raison que l’étude de Statistique Canada, La productivité de l’industrie dans le secteur de la fabrication : le rôle de la délocalisation, est passé à peu près inaperçue au Québec. En effet, cette étude conclut que les délocalisations, loin d’affaiblir l’économie comme le prétendent les promoteurs du protectionnisme, améliorent la productivité des entreprises.

Le terme « délocalisation » désigne des biens importés directement par les fabricants et utilisés localement dans la fabrication de produits destinés aux consommateurs ou à d’autres entreprises manufacturières. Ce n’est, en définitive, que l’évolution naturelle du concept de la division du travail. Imaginez ce que serait notre vie si nous devions tous produire notre propre nourriture? Nous devrions travailler 15 heures par jour pour produire à peine ce qu’il nous faut pour survivre. Grâce à la division du travail, je peux oeuvrer comme programmeur et échanger le fruit de mon travail pour me procurer les biens essentiels dont j’ai besoin. Le boulanger, l’agriculteur, le plombier, etc. en font autant. De surcroît,  l’amélioration de la productivité découlant de la spécialisation des métiers me laisse suffisamment d’argent pour payer des impôts et contribuer au bien-être de l’ensemble de la société.

Selon les auteurs de l’étude, Lydia Couture, Aaron Sydor, et Jianmin Tang, une entreprise manufacturière qui importe des biens de l’étranger pour fabriquer ses propres produits, augmente la valeur ajoutée du travail de ses employés, devient plus concurrentielle, gagne de nouvelles parts de marché et conquièrent de nouveaux marchés. Le succès de ces entreprises contribue à la croissance économique et ainsi, au bien-être de la population.

Les délocalisations permettent aux entreprises de se spécialiser dans les tâches qu’elles accomplissent le mieux. Les auteurs de l’étude notent aussi que la délocalisation favorise la réaffectation des ressources des entreprises moins productives vers les entreprises plus productives d’une même industrie. De plus, elles exposent les entreprises à la concurrence internationale et lui donne accès aux meilleures pratiques et technologies de l’industrie. Enfin, la multiplication des fournisseurs potentiels augmente les chances de trouver les meilleurs intrants au meilleur prix et permet de raffiner les processus de production. Tous ces facteurs contribuent à l’amélioration de la productivité. Donc, contrairement aux croyances répandues par les étatistes et largement diffusées par les médias québécois, le commerce ne fait pas que partager un volume fixe de richesse, mais par la magie de la productivité, augmente la richesse totale au bénéfice de tous.


L’Étude conclut que les gains de productivité des entreprises canadiennes qui importent une partie de leurs intrants sont en moyenne de 7 % par rapport à leurs concurrentes. Plus on délocalise, plus l’avantage de productivité est significatif. Ces gains de productivité augmentent les profits de l’entreprise pour le plus grand bien des actionnaires, des employés et des consommateurs. 

25 mai, 2015

La réflexion du jour

Les fondamentalistes de la gratuité complète en santé vous le diront : point de salut hors du système public. Occupant un fort espace médiatique au Québec, ces apôtres de la Vérité nous incitent souvent à la pensée unique, à la diabolisation du privé et à des raccourcis intellectuels. Ils oublient souvent de dire que chaque acte posé en santé a un coût et que chaque personne doit être conscientisée et responsable de la bonne utilisation des ressources du système public.JEAN-FRANÇOIS CARON, MÉDECIN, COPROPRIÉTAIRE DE LA CLINIQUE MÉDICALE HUMANI, ROSEMÈRE

08 mai, 2015

La réflexion du jour

Au Québec, c’est différent. Être pauvre n’est pas une calamité, au contraire, certains y voient une forme plutôt noble de la condition humaine, et l’être inclusivement, entre nous, n’est naturellement pas un péché capital. Ici, on partage la richesse comme une miche de pain, un petit morceau pour chacun, à l’infini. L’important, au bout du compte, c’est d’être égaux. Voilà pourquoi on est si fiers de dire qu’ici, les écarts de richesse sont moins grands qu’ailleurs.--- Michel Hébert

24 avril, 2015

La réflexion du jour

Je vois très bien cependant une «Pensée Unique» envahissante propagée par l’Union des artistes, les médias, la classe politique, les intellos de gauche et les écolos de tout acabit...

Et cette «Pensée Unique» repose essentiellement sur la haine pathologique des hydrocarbures associée au recours à l’État en vue d’imposer un mode de vie où la Nature divinisée (Mère-Nature) prime sur l’être humain.--- Jacques Brassard

30 janvier, 2015

La pensée unique, symptôme de la « dindification » des Québécois

Dans son livre, Dindification, développer son esprit critique dans le monde du prêt-à-penser, Éd. Transcontinental, 144 p., Pierre Fraser déplore que nous ayons baissé les bras devant toutes les formes plus ou moins évidentes de nous imposer ce que nous devons penser.

Selon Fraser nous sommes tous des dindes.  Le fermier nourrit ses dindes soigneusement pendant 1000 jours, il est donc logique de penser que le 1001e jour sera pareil aux 1000 précédents.  Eh bien non, le 1001e jour, le fermier coupe soigneusement la tête des dindes parce que c'est Noël! L’auteur utilise cette métaphore pour nous démontrer que l’abandon de notre sens critique fait de nous des dindes manipulées par les bien-pensants.  Des centaines de milliers, voire des millions de personnes sautent à pieds joints dans une tendance à la mode et en embrassent les valeurs promues par les dindificateurs.

Qui sont- ils au juste? Ce sont les bien-pensants de tout acabit : gourous, spécialistes, experts, éditorialistes, chroniqueurs, etc.. Le gourou définit le discours à la mode. Il est  charismatique et fait la promotion sans distance critique des valeurs à la mode. Par exemple, dans le domaine de l’environnement on retrouve les Steven Guilbault, David Suzuki, Laure Waridel, etc. Par contre, le spécialiste, connaît les limites de son savoir, mais dès qu’on lui présente un micro, il se sent obligé d’en rajouter. Alors son discours confond souvent science et croyance. L’expert, quant à lui, est une espèce bien particulière. Il n’est ni gourou ni spécialiste, mais à mi-chemin entre les deux. Chaque média, écrit ou électronique, a ses experts maison qui vulgarisent les discours des gourous et des spécialistes. Enfin, les éditorialistes et les chroniqueurs propagent « la bonne parole » des gourous, spécialistes et experts.

Le processus de dindification est initié par les gourous, amplifié par les spécialistes et les experts et propagé par les éditorialistes et les chroniqueurs. Il démarre lentement; il devient le sujet de prédilection des initiés et des groupies; il est ensuite adopté par les artistes à des fins d’autopromotion; les politiciens, qui ne ratent jamais une bonne occasion, l’utilisent à des fins électoralistes; et enfin les entreprises s’en servent à des fins mercantiles. À ce stade une majorité de la population souscrit au système de valeurs prêchées par les gardiens autoproclamés de la bonne morale. Seul un évènement imprévisible peut changer le cours des choses. Dans la métaphore de Fraser c’est le fermier qui coupe la tête des dindes.

La pensée unique, un phénomène particulièrement présent au Québec, est le symptôme le plus évident d’une société dindifiée.

Quels sont les grands courants de la pensée unique québécoise dont personne ne peut critiquer publiquement sans se faire vilipender sur la place publique? Ils sont nombreux, mais les plus dommageables sont : l'écologie et le modèle québécois.

Ceux et celles qui, au quotidien, nous disent quoi penser tiennent à peu près tous le même discours : il faut éliminer les hydrocarbures, il faut manger bio/local, il faut taxer les riches et les entreprises, il faut protéger nos acquis, il faut plus de programmes sociaux, l’État est seule apte à fournir les services publics, etc. À peu près aucune voix discordante, sauf quelques sceptiques à qui il faut bien accorder un peu d’espace médiatique pour créer un semblant d’objectivité journalistique. 

La répétition constante, dans tous les médias, du discours des dindificateurs, prend tout l’espace médiatique au détriment d’un débat rationnel qui permettrait un éclairage plus juste des défis auxquels nous sommes confrontés. Pour s’en convaincre, il suffit de penser au dossier du transport du pétrole par pipeline ou à celui du retour nécessaire au déficit zéro. 

Ça prend beaucoup d’efforts pour combattre la pensée unique. Il faut se demander quels sont les intérêts de celui qui prononce le discours. Il faut relever les contradictions dans le discours, il y en a toujours. Il faut rechercher quels sont les discours opposés à ce discours. Il faut mesurer quels sont les impacts du discours sur nos vies et la société. Ce n’est pas de tout repos, mais c’est le prix à payer pour éviter d’être dindifié.