Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Nouvelle devise du dollar canadien : Un de perdu, dix d’empruntés. - Michel Beaudry

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28 février, 2019

La réflexion du jour

Va falloir établir une liste de priorités. La santé, l’éducation et la justice d’abord. Le reste après. À la mesure de nos moyens. Quand tu manques d’orthophonistes dans les écoles, as-tu les moyens de produire 31 longs métrages par année ? Des films que personne ne va voir ? C’est le genre de questions plates qu’on va devoir se poser.--- Richard Martineau

27 février, 2019

Indice de liberté humaine 2018 : des libertés individuelles au point mort

Des avancées sont en cours, mais les progrès en matière de libertés individuelles ne sont ni linéaires, ni irréversibles. La France se classe 32e.

Le progrès humain, comme j’ai tenté de le montrer dans une série d’articles, est spectaculaire et réel. Les conditions du bien-être humain, notamment l’espérance de vie, le revenu, la nutrition, l’éducation et la sécurité personnelle, se sont considérablement améliorées — surtout au cours des deux derniers siècles environ.
Toutefois la courbe de ces avancées est irrégulière et non linéaire. Des reculs épisodiques sont inévitables, comme l’indiquent les conclusions de l’Indice de Liberté Humaine 2018 (ILH), qui vient d’être publié.
L’ILH, qui est co-publié chaque année par le Cato Institute, le Fraser Institute et le Liberales Institut de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, présente l’état de la liberté humaine dans le monde à partir d’une large mesure qui englobe les libertés individuelles, civiles et économiques. Comme le soulignent ses auteurs, Ian Vásquez et Tanja Porcnik :
La liberté humaine est un concept social qui reconnaît la dignité des individus et qui est défini ici comme la liberté négative ou l’absence de contrainte coercitive.
L’indice a débuté en 2008. L’édition de cette année contient les données de 2016, couvrant 162 pays. L’Indice utilise 79 indicateurs distincts de libertés individuelles, civiles et économiques dans les domaines suivants : état de droit, sécurité et sûreté, circulation, religion, association et société civile, expression et information, identité et relations, taille de l’État, système juridique et droits de propriété, accès à une monnaie saine, liberté en matière de commerce international et réglementation du crédit, du travail et des affaires.
Les indicateurs de liberté civile représentent 50 % de l’indice, et les indicateurs de liberté économique 50 %. Chaque pays est noté sur une échelle de 0 à 10, les valeurs les plus élevées représentant davantage de liberté.
Selon l’ILH 2018, la note moyenne de liberté humaine est de 6,89 pour 162 pays en 2016. C’est 0,01 de moins que l’an dernier. Plus précisément, 63 pays ont amélioré leur note et 87 l’ont dégradée. Depuis 2008, le niveau de liberté dans le monde a également diminué de 0,06. Au cours de la décennie écoulée, 56 pays ont amélioré leurs scores et 81 pays ont vu leurs scores se détériorer.
Les 10 pays les plus libres sont, par ordre décroissant, la Nouvelle-Zélande, la Suisse, Hong Kong, l’Australie, le Canada, les Pays-Bas et le Danemark (ex aequo en 6e place), l’Irlande et le Royaume-Uni (ex aequo en 8e place), la Finlande, la Norvège et Taiwan (ex aequo en 10e place). Les dix derniers pays sont, par ordre décroissant, l’Iran, le Burundi, l’Algérie, l’Égypte, le Soudan, la Libye, l’Irak, le Yémen, le Venezuela et la Syrie.
La France se hisse à la 32e place avec un score de 8,01 (8,77 pour la liberté civile et 7,25 pour la liberté économique).
C’est en Amérique du Nord, en Europe occidentale et en Océanie que les niveaux de liberté les plus élevés ont été observés. Les niveaux les plus bas ont été enregistrés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.
Les pays qui ont le plus amélioré leur niveau de liberté humaine par rapport à l’année dernière sont l’Ukraine (0,44), l’Iran (0,34), le Timor oriental (0,26), Belize (0,19) et le Niger (0,19). Les plus fortes détériorations ont été observées aux Seychelles (-0,24), au Surinam (-0,23), en Turquie (-0,19), au Cap-Vert (-0,18) et en Pologne (-0,18).
Depuis 2008, les pays qui ont enregistré la plus forte amélioration de leurs résultats en matière de liberté humaine sont la Côte d’Ivoire, l’Angola, le Zimbabwe, Taïwan et le Lesotho. Les plus fortes détériorations se sont produites en Grèce, au Brésil, au Venezuela, en Égypte et en Syrie.
Comme le soulignent les auteurs de l’Indice, la liberté est bonne en soi. Mais la liberté est aussi étroitement liée à la démocratie — Hong Kong étant la principale exception — et au bien-être économique. En fait, les pays du quartile supérieur (25 %) de la liberté humaine « jouissent d’un revenu moyen par habitant sensiblement plus élevé (39 249 dollars) que ceux des autres quartilesLe revenu moyen par habitant dans le quartile le moins libre, par exemple, n’est que de 12 026 $.»
Les auteurs de l’Indice écrivent que « la liberté joue un rôle important dans le bien-être humain » et constatent « les manières complexes dont la liberté influence et peut être influencée par les régimes politiques, le développement économique et toute la gamme des indicateurs du bien-être humain ».
Le recul de la liberté humaine montre que les progrès de l’humanité ne se font pas de façon régulière et dans tous les domaines du bien-être. Comme le fait remarquer Steven Pinker, psychologue à l’Université Harvard, ce ne serait plus un progrès, mais un miracle. Les conclusions du rapport sur l’indice de liberté humaine 2018 nous rappellent également que les progrès ne sont pas garantis. Pour vivre dans un monde meilleur, nous devons tous être sur nos gardes et défendre les acquis de l’humanité.

Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints

La réflexion du jour

Mon hypothèse c’est que certains médias ont endossé la cause des changements climatiques comme des militants. Plutôt que de rapporter l’information, ils se placent dans la posture de héros appelés à réveiller une population de cruches qui ne comprennent rien. Tout cela pour sauver l’humanité... Dans cet esprit, il faut présenter des nouvelles catastrophistes, annoncer des cauchemars et des fins du monde, dans le but de secouer la population. --- Mario Dumont

26 février, 2019

La réflexion du jour

C'est simple, le poids de l'État et de la bureaucratie dans les soins de santé augmente sans cesse depuis 40 ans, et nous ne sommes soignés ni mieux, ni plus vite. Demander au gouvernement d'en faire plus revient essentiellement à dire que, puisqu'on n'a pas encore touché le fond, on peut continuer à creuser..--- Patrick Déry

25 février, 2019

La réflexion du jour

Les Verts sont des Rouges. Pour le communisme, le programme du Manifeste devait inévitablement instaurer le paradis sur terre. Pour les écologistes, les taxes, les réglementations et la redistribution d’argent public sauveront la Terre et l’espèce humaine. Gare à ceux qui ne s’y soumettent pas.--- IREF

23 février, 2019

La réflexion du jour

Qu’on me permette d’ajouter une dernière chose, au-delà du texte déjà mentionné: l’écologisme vire trop souvent au nihilisme. On y trouve une mouvance qui cultive une complaisance pour les discours les plus catastrophistes. Au fond, ils n’aiment pas l’humanité, ou du moins, la civilisation occidentale qui aurait entrainé sa déchéance. --- Mathieu Bock-Côté

22 février, 2019

La réflexion du jour

L’éducation est difficile à changer. Un énorme réseau dirigé par des fonctionnaires ayant déjà leurs propres idées. Des syndicats d’enseignants réfractaires aux changements, même à ce qui semble faire l’unanimité. Par-dessus tout, des commissions scolaires servent d’intermédiaires entre les décisions et leur implantation dans le réseau public.--- Mario Dumont

21 février, 2019

La réflexion du jour

Pas facile de se sortir de la pauvreté, même quand votre revenu brut augmente sensiblement. La raison en est bien simple : Québec et Ottawa ont mis en place un gourmand système de récupération des prestations, allocations et crédits d’impôt alloués aux ménages à revenu faible ou moyen.--- Michel Girard

20 février, 2019

L’écart salarial entre hommes et femmes s’explique par des choix de carrière

Le « fossé salarial entre hommes et femmes » est un mythe.

Un article de la Foundation for Economic Education
Le fossé salarial entre hommes et femmes est un mythe qui a fait plus de victimes que Michael Myers.
« L’écart salarial entre hommes et femmes est plus grave que ce que l’on pensait : une étude montre que les femmes gagnent en réalité moitié moins que les hommes », annonçait récemment la NBC, citant un rapport intitulé « Le marché du travail reste masculin » publié par l’Institute for Women’s Policy Research, basé à Washington, qui affirmait que les femmes gagnaient 49 % du salaire des hommes.

LE FOSSÉ SALARIAL HOMMES-FEMMES N’EST PAS CE QUE VOUS CROYEZ

À quoi pensez-vous lorsque vous entendez l’expression « écart de rémunération entre hommes et femmes » ? Sans doute à un homme et à une femme effectuant le même travail au même endroit, à ceci près que lui gagne plus qu’elle. Pourtant, ce type de discrimination est illégal aux États-Unis depuis l’adoption de la loi sur l’égalité de rémunération (Equal Pay Act) en 1963.
Mais ce n’est pas ce que l’on entend généralement par « écart de salaire entre hommes et femmes».
En réalité, le chiffre communément rapporté – selon lequel une femme gagne 80 cents contre un dollar pour un homme – est calculé en prenant le total des sommes gagnées par les hommes au cours d’une année donnée dans l’économie américaine et en le divisant par le nombre de travailleurs masculins. Cela vous donne le salaire moyen masculin aux États-Unis.
Ensuite, vous faites la même chose mais cette fois pour les femmes. Le salaire annuel moyen des femmes représente environ 80 % de celui des hommes.
Et voilà, vous avez obtenu un écart salarial entre hommes et femmes.

LES PERSONNES TRAVAILLANT MOINS GAGNENT MOINS

C’est cela, rien de plus. Cela tiendrait sur le dos d’un paquet de cigarettes. Cette approche ne tient aucun compte de la multitude de facteurs susceptibles d’expliquer cet écart. Elle ignore le fait que, selon le Bureau of Labor Statistics (BLS), en 2017, les hommes travaillent en moyenne 8,05 heures par jour en moyenne, contre 7,24 heures pour les femmes.
Certes, les femmes sont plus susceptibles d’élever des enfants, de prendre soin de membres âgés de leur famille ou de faire le ménage, ce qui leur laisse moins d’heures dans la journée pour un emploi rémunéré. Mais cela ne change rien au fait essentiel : il est logique que les personnes travaillant moins gagnent moins en moyenne.

COMPARER CE QUI N’EST PAS COMPARABLE

De plus, il existe des différences dans le type d’emplois occupés par les hommes et les femmes, ce qui influe sur leurs revenus. Les données du BLS montrent qu’en 2017, 94 % des travailleurs des services de garde d’enfants étaient des femmes, soit le pourcentage le plus élevé de toutes les catégories. Le salaire annuel moyen des travailleurs des services de garde d’enfants était de 23 760 dollars. En revanche, seulement 2,9 % des travailleurs de l’exploitation forestière étaient des femmes, soit la part la plus faible de toutes les catégories, le salaire annuel moyen étant de 42 310 dollars.
L’étude menée par l’Institute for Women’s Policy Research ne tient aucun compte de ces différences. En effet, ses auteurs rejettent explicitement toute analyse qui s’appuierait sur « les différences professionnelles ou les prétendues choix des femmes ».
Son affirmation principale consiste à réfuter le chiffre de 80 cents. En réalité, les femmes gagneraient beaucoup moins, soit 49 cents pour chaque dollar gagné par un homme.

UN PROBLÈME DE MÉTHODOLOGIE

Les auteurs, Stephen J. Rose et Heidi I. Hartmann – énumérés dans cet ordre, non par un quelconque sexisme, mais tels qu’ils sont présentés sur la couverture de leur rapport – parviennent à cette conclusion en prenant un ensemble de données de 2001-2015 et en mesurant les salaires annuels moyens sur toute la période pour les personnes qui ont travaillé, quel que soit le nombre d’heures, au cours d’une de ces années, puis en comparant les moyennes globales des hommes et des femmes, et de même pour divers sous-ensembles d’hommes et de femmes.
Les travailleurs ayant été employés à temps plein pendant toute la période de 15 ans sont ainsi regroupés avec ceux n’ayant travaillé qu’à temps partiel ou occasionnellement.
Au lieu de commencer par une observation (la statistique des 80 cents) et d’examiner les causes possibles, Hartmann et Rose sont partis d’un postulat (le sexisme rampant) et ont procédé à une version à peine plus élaborée du calcul sur le dos d’un paquet de cigarettes pour le confirmer. Ce n’est pas ainsi que la recherche en sciences sociales devrait être menée. C’est même tout le contraire.

UNE NOUVELLE ÉTUDE À HARVARD

En fait, si nous voulons vraiment mesurer l’impact du sexisme sur les salaires relatifs des hommes et des femmes, nous devons nous pencher sur des hommes et des femmes faisant exactement le même travail au même endroit. C’est la méthode retenue par une nouvelle étude de Valentin Bolotnyy et Natalia Emanuel de l’Université de Harvard – énumérés, cette fois encore, dans l’ordre dans lequel ils sont présentés dans leur travail.
Ils examinent les données de la Massachusetts Bay Transportation Authority (MBTA). Il s’agit d’une entreprise syndiquée aux salaires horaires uniformes : hommes et femmes respectent les mêmes règles et bénéficient des mêmes avantages. Les travailleurs sont promus en fonction de leur ancienneté plutôt que de leurs performances. Les travailleurs et les travailleuses de la même ancienneté ont les mêmes choix en ce qui concerne les horaires, les itinéraires, les vacances et les heures supplémentaires. Il n’y a pratiquement aucune possibilité pour un patron sexiste de favoriser les hommes par rapport aux femmes.

POURQUOI CES DIFFÉRENCES ENTRE LES CONDUCTEURS DE TRAIN ET DE BUS DES DEUX SEXES ?

Et pourtant, même ici, Emanuel et Bolotnyy constatent que les conducteurs de trains et les chauffeurs de bus de sexe féminin gagnent moins que leurs homologues de sexe masculin. Partant de ce constat, ils ont recherché les causes possibles, examinant les cartes de pointage et les horaires de 2011 à 2017 et tenant compte du sexe, de l’âge, de la date d’embauche, de la durée de l’emploi mais également si l’employé était marié ou avait des personnes à charge.
Ils ont découvert que les conducteurs de train et les chauffeurs de bus de sexe masculin effectuaient environ 83 % plus d’heures supplémentaires que leurs collègues féminins. Ils étaient deux fois plus susceptibles d’accepter des heures supplémentaires – payées chacune davantage. Les femmes étaient deux fois plus nombreuses que les hommes à ne jamais prendre d’heures supplémentaires.
Les travailleurs masculins avaient pris 48 % moins d’heures non rémunérées pour raisons familiales, en vertu de la loi sur les congés médicaux (Family Medical Leave Act), chaque année. Les travailleuses étaient plus susceptibles de choisir des itinéraires moins favorables si cela signifiait travailler moins les nuits, les week-ends et pendant les vacances. La parentalité s’est révélée un facteur important. Les pères sont plus enclins que les hommes sans enfant à faire des heures supplémentaires. Les mères souhaitent davantage de temps libre que les femmes sans enfant.

LE FOSSÉ SALARIAL EST UN MYTHE

En d’autres termes, la différence entre les gains des hommes et des femmes à la MBTA s’explique par les « prétendues choix des femmes », que Hartmann et Rose avaient si dédaigneusement écartés.
Les auteurs ont conclu :
L’écart de 0,89 dollars dans notre contexte peut s’expliquer entièrement par le fait que, tout en ayant les mêmes possibilités sur le lieu de travail, les femmes et les hommes font des choix différents.
Le « fossé salarial entre hommes et femmes » est donc un mythe qui a fait plus de victimes que Michael Myers. Pourtant, les politiciens ressentent toujours le besoin de vénérer cette idole imaginaire. La Maison Blanche, sous Obama, était obsédée par ce chiffre ridicule de 80 %.
Si nous cessions de poursuivre ces chimères au profit de recherches sérieuses sur les différences de revenus ?
Traduit de l’anglais par Gérard-Michel Thermeau pour Contrepoints

La réflexion du jour

Non au pétrole, non au gaz de schiste, non aux barrages, non au cours de sexualité, non au cours d’initiation à la vie économique, non au privé en santé, non à la maternelle à quatre ans. Non, non, non.--- Richard Martineau

19 février, 2019

La réflexion du jour

Le premier ministre du Québec, François Legault, a maintes fois exprimé sa volonté d’attirer les investissements étrangers dans la province et d’augmenter le niveau de vie des Québécois. Une condition essentielle pour y arriver est de créer un environnement économique plus favorable à la hausse de la productivité, considérée par les économistes comme le principal déterminant de la croissance du niveau de vie à long terme. Cela peut se faire en réduisant le poids de l’État dans l’économie, par une diminution des dépenses publiques.--- IÉDM

18 février, 2019

La réflexion du jour

Lui, le vaincu, locataire d’un territoire non-cédé, lui, le poulet désossé par le fisc et généreux comme un pauvre, lui qu’on a toujours dit colonisé, le voilà du côté des vainqueurs, des colonisateurs et des esclavagistes. --- Michel Hébert

16 février, 2019

La réflexion du jour

Sept répondants sur dix (69%) croient que la nouvelle taxe fera augmenter le prix de l’essence. Toutefois, seulement 40% des Québécois seraient prêt àpayer plus cher du litre d’essence pour cette taxe. Parmi ceux-ci, 60% ne sont prêts qu’à payer 5 cents deplus le litre, 22% sont prêts à payer jusqu’à 10 cents et 18% jusqu’à 20 cents ou plus le litre. --- IÉDM

15 février, 2019

La réflexion du jour

.....il y a tellement de niveaux de gouvernement. Si tu règles tout du côté fédéral, ça prend tellement longtemps que peut-être que le gouvernement provincial aura changé, ou les élus à la ville, ou le chef des Premières Nations de la localité où est la mine. Il y a tellement de réglementations qui peuvent changer, c’est impossible de savoir combien de temps un processus peut réellement prendre. »--- JdM

14 février, 2019

La réflexion du jour

Il a enduré les heures d’ouverture restreintes, les pénuries et la qualité parfois douteuse, mais là, c’est trop : à certains endroits, le pot sur le marché noir à Montréal coûte présentement environ deux fois et demie moins cher que le pot légal. Et la qualité aurait fait un bond de géant en avant, concurrence oblige. Sans oublier la livraison à domicile qui évite d’attendre dehors à -25. Et jamais de pénurie.--- Lise Ravary

13 février, 2019

La tentation humanicide de l’écologisme

Il faut prendre l’écologisme au sérieux car cette idéologie porte des revendications totalitaires et humanicides plus radicales que n’importe laquelle de ses devancières.

OPINION



Fascinante fécondité de l’esprit humain qui, au fil des siècles, ne cesse d’engendrer des théories et de nouvelles idéologies, plus fantaisistes les unes que les autres.
Fantaisistes, et souvent dangereuses ; l’histoire du XXe siècle d’abondance en témoigne. On l’oublie, mais le marxisme s’offrait à l’origine comme une théorie scientifique ; Marx prétendait décrire le fonctionnement de l’histoire et prédire —non préconiser — la révolution, la dictature du prolétariat puis l’avènement de la société sans classe, et finalement sans État.
Le marxisme en tant que science, cent fois réfuté depuis les travaux du socialiste critique Eduard Bernstein, mille fois réfuté par les faits, n’est plus revendiqué comme tel que par de petites sectes très locales.
La grande idéologie de notre temps est l’écologisme (au sens de l’écologie politique). Oh, rien de bien neuf. Le national-socialisme, également étayé de prétentions scientifiques, se revendiquait de sa proximité avec la nature ; ainsi la « brute aryenne » était-elle réputée plus « naturelle » et plus « saine » que sa nemesis, le marchand, le bourgeois, le Juif. Cette pseudo-science de pacotille fut rapidement balayée par le vent de l’Histoire, grand désinfectant de la raison.

L’ÉCOLOGIE ANTIHUMANISTE

Dans sa version contemporaine, l’écologisme naît d’une improbable matrice théorique, dans laquelle se mêlent l’hostilité à la technique (Jünger, Heidegger, Habermas), le malthusianisme(Thomas Malthus, auteur anti-humaniste à la charnière des XVIII et XIXe siècles) et ce que l’on appelle la deep ecology, ou écologie profonde (Hans Jonas, Paul Ehrlich), soit la conviction que l’homme est non seulement un danger pour l’homme, mais qu’il s’inscrit dans une relation foncièrement antagoniste avec la nature.
L’écologie contemporaine est un antihumanisme au sens strict. Au mieux, l’homme est perçu comme un danger et une nuisance à contenir ; au pire, comme un virus proliférant qu’il convient d’éradiquer. Ainsi l’écologisme rompt-il de façon radicale avec la tradition judéo-chrétienne, qui fait de l’homme le siège du sens et de la morale. La Torah — le Pentateuque de l’Ancien Testament — enjoignait les hommes à cesser de vénérer des arbres, tels des païens, pour comprendre qu’il n’y a de raison et de sens qu’en l’homme et dans la transcendance. Dès les années 60, s’imposait dans les cercles écologistes américains l’idée que nous ne sortirons de la « crise écologique » qu’en renonçant au postulat judéo-chrétien de la maîtrise de la nature par l’homme (Samuele Furfari retrace la généalogie de cette polémique dans son remarquable ouvrage Dieu, l’homme et la nature.)
Inutile de multiplier les considérations théoriques. Car notre thèse se laisse démontrer, très simplement, par les revendications des écologistes contemporains. Prenons-en deux exemples.

LE PROBLÈME, C’EST L’HOMME

Lors d’une conférence donnée en septembre 2018, l’astrophysicien Aurélien Barrau, membre du comité de direction du Centre de physique théorique de Grenoble-Alpes et du laboratoire d’excellence ENIGMASS, responsable du master de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble, membre du Comité national de la recherche scientifique (CNRS), expliquait que l’homme est une nuisance pour la nature, et que nos comportements destructeurs (pour la « macrofaune ») sont malheureusement inhérents, non seulement à ce que nous faisons, mais à ce que nous sommes.
Le problème est ontologique, selon M. Barrau. L’homme, explique notre physicien, est une créature faible, incapable de raisonner à « l’échelle collective », en somme un être maladif.
Il faut, par conséquent, des mesures politiques concrètes, coercitives, impopulaires, s’opposant à nos libertés individuelles. On ne peut plus faire autrement.
Terrible sentence ! Un régime qui supprime les libertés individuelles — se déplacer, se chauffer, se vêtir, entreprendre, circuler, créer, fonder une famille — n’est pas seulement « autoritaire ». Un tel régime est totalitaire au sens strict, visant à régenter la vie — la survie — des hommes jusque dans le moindre détail de leurs faits et gestes.

RENONCER À LA DÉMOCRATIE POUR LE BIEN DE LA PLANÈTE

Dans une interview à Libération datée du 29 juillet 2018, le climatologue François-Marie Bréon du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (IPSL), auteur au GIEC (organisme politique de l’ONU sur le climat) explique que nous devons impérativement renoncer au chauffage, au tourisme, fermer purement et simplement des pans entiers de nos économies, et finalement renoncer aux libertés individuelles et à la démocratie, toutes réalités incompatibles avec la lutte contre les émissions de CO2.
Encore ces mesures seront-elles insuffisantes, précise ce distingué climatologue. Car la seule mesure apte à préserver l’environnement serait de diviser l’humanité par dix. M. Bréon reste en défaut de préciser comment nous débarrasser des neuf dixièmes de l’humanité. C’est ce que je nomme la tentation humanicide de l’écologisme, parfaitement cohérente avec ses fondations théoriques.
Il faut prendre l’écologisme au sérieux. Non comme science, car l’écologie politique n’est pas plus scientifique que ne l’étaient le marxisme ou le national-socialisme.
Il faut prendre l’écologisme au sérieux car cette idéologie porte des revendications totalitaires et humanicides plus radicales que n’importe laquelle de ses devancières.

La réflexion du jour

Même si l’inefficacité des programmes financés par le Fonds vert a maintes fois été dénoncée, Québec continue d’y pelleter des centaines de millions de dollars avec des effets négligeables sur les émissions de gaz à effet de serre (GES), révèle un nouveau rapport déposé hier (ndlr le 5 février 2019). ---Martin Croteau

12 février, 2019

La réflexion du jour

Pour savoir quels vêtements les élus devraient porter quand ils siègent à l’Assemblée nationale. GOUGOUNES OU PAS GOUGOUNES ? Pas étonnant qu’on ait gaspillé autant de temps et d’argent pour statuer sur la couleur de la margarine... Ça prend un comité pour savoir si tu peux porter ou non un t-shirt en chambre ! --- Richard Martineau

11 février, 2019

La réflexion du jour

Les idées innovantes doivent être soutenues par une réglementation moderne et non pas être noyées sous une rigidité et une lenteur démobilisantes.--- Sarah Houde et Michel Leblanc

09 février, 2019

La réflexion du jour

Il faut trouver un équilibre entre, d’une part, les règles bien intentionnées de protection du consommateur qui sont belles sur papier et peuvent cyniquement faire gagner quelques votes et, d’autre part, les dommages qu’elles peuvent causer dans un environnement déjà surréglementé.--- Calin Rovinescu

08 février, 2019

La réflexion du jour

Notre Premier Ministre aimerait bien d’ailleurs voir poindre un “Amazon québécois” sous la tutelle de son ami Alexandre Taillefer. Suggestion: peut-être mettre ce projet sur pause quelques mois/années?--- Nicolas Lacroix

07 février, 2019

La réflexion du jour

Pas des fentes, pas des petits trous. Des cratères, ciboire. Oups, excusez ! Ça ne fait pas l’effet d’un dénivellement, c’est carrément un bang destructeur qui attaque ces bagnoles que nous payons des prix de fou. Si vous ne voulez pas bouger, autorisez les VTT. Il y a certaines rues (et je n’exagère pas) qui sont plus accidentées que des sentiers lorsqu’on va à la pêche. --- Michel Beaudry

06 février, 2019

Le libéralisme défend les individus, non des élites

L’excès de taxation mène à la désespérance. Un message que les libéraux ont toujours promu. Il est temps de revoir le modèle sur lequel notre société repose depuis trop longtemps.

Notre société n’en peut plus. Après plusieurs décennies de surenchère en matière d’interventionnisme, qui se paye par une taxation et un endettement (donc des impôts futurs) de plus en plus colossaux, le peuple réagit.
De manière parfois confuse, mais en réponse à une accumulation de souffrances qui résultent pour une bonne part de l’horreur politique et de la prétention de certaines élites à constamment tenter de régenter la vie des autres. Une impasse, mais aussi un leurre dont on n’a pas fini de mesurer les dégâts. Là où le libéralisme a, au contraire, toujours fait appel à l’esprit de responsabilité et d’initiative des individus. Ce qui ne signifie pas non plus l’abandon des plus fragiles d’entre eux.
Neuvième volet de notre série « Ce que le libéralisme n’est pas ».

UN ÉTAT NOUNOU SURENDETTÉ

Les gouvernements qui se sont succédé depuis plusieurs décennies ont prétendu régenter nos vies presque jusqu’au moindre détail. Jusqu’à l’infantilisation.
Non seulement cela coûte cher : nous sommes le pays recordman du monde des prélèvements obligatoires, avec 47,6 % du PIB, et une part des dépenses publiques de 55 % du PIB (la persistance de l’écart entre les deux expliquant un accroissement de la dette de la France, située autour des 97 % actuellement), mais en plus cela s’avère manifestement non efficace.
Voire cela se paye en chômage, puisque le taux officiel de chômage de la France se situe à 9,1 % de la population active au troisième trimestre 2018 (selon les normes du BIT), là où pas moins de dix de nos pays voisins européens sont au quasi plein-emploi à moins de 5 % (ce dont on a rarement conscience en France).

LA RESPONSABILITÉ DE NOS POLITIQUES

Face à un tel constat, on ne peut que s’interroger sur le bien-fondé de notre système. Un système qui prétend vouloir venir en aide à chacun, mais qui, en jouant en permanence les apprentis-sorciers, finit par semer le désordre et les frustrations. Et, lorsque les politiques en place (ce gouvernement comme les précédents) semblent avoir pris conscience (dans les paroles) de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons, et donc de la nécessité de réduire la voilure (de l’État), c’est toujours pour nous expliquer que, devant l’urgence, nous ne pouvons agir immédiatement.
Les diminutions de dépenses publiques (dont on craint qu’elles aient un impact négatif sur l’activité) ou des impôts (dont nos politiques affirment avoir conscience qu’ils ont atteint un niveau qui n’est plus tenable), sont remises à plus tard. Et, en attendant, on joue le jeu (dangereux) des vases communicants. Ce que je donne à l’un, je le prends à l’autre. Et ainsi de suite.
Le problème est, qu’en attendant, on ne résout rien. On ne fait que mettre la poussière sous le tapis et savonner la planche du gouvernement suivant… jusqu’à ce que la bombe explose dans les mains de l’un d’entre eux (en référence à un jeu de société que connaissent nos enfants).
Or, il est un mécanisme élémentaire qu’il n’est pas besoin d’être libéral pour comprendre et qui montre à quel point nous marchons actuellement constamment sur la tête en France : la courbe de Laffer.
Je me demande toujours comment l’inculture économique de nos politiques (mais surtout de leurs conseillers) peut mener à une telle absurdité : les taux d’imposition ont atteint depuis longtemps des niveaux tellement dissuasifs qu’ils engendrent tout à la fois paralysie de l’activité, inefficacité, érosion aussi bien de la consommation que de l’investissement, mais de surcroît de moindres recettes fiscales (le tout étant lié). Comment ne pas le voir ? (Et ce n’est certainement pas, notons-le au passage, une restauration de l’impôt sur la fortune, et les fuites à l’étranger d’emplois qu’il induit certainement, qui vont résoudre le problème).
Diminuer sensiblement les impôts et, en parallèle les dépenses publiques, apparaît donc bien comme un préalable (et, comme beaucoup l’ont montré ici, il n’y a que l’embarras du choix — voir, par exemple, la remarque de Cavaignac ici à 12 h 08). À commencer par tout ce que l’État prétend faire et qui pourrait parfaitement être assuré par des entreprises privées, allégeant ainsi sensiblement ce qui pèse sur nos finances.

UN SYSTÈME CLIENTÉLISTE À BOUT DE SOUFFLE

Alors, dans tout cela, et dans un contexte où plus que jamais les idées fausses pullulent, peut-on dire, comme on l’entend trop régulièrement de manière évidemment pas toujours innocente, que le libéralisme serait la cause de tout ? Et qu’il serait coupable de servir les élites ?
Hé bien pas du tout. C’est même tout l’inverse.
Nous ne sommes pas dans une société libérale. Loin s’en faut. Et nous n’avons pas du tout affaire à un président de la République libéral, très loin s’en faut également. Les éléments présentés plus haut en témoignent : taux de prélèvement record, interventionnisme à tous les étages, dépenses publiques à 55 % du PIB, immixtion de l’État dans tous les domaines de la vie. Que peut-on dire de plus ?
Quant à défendre des élites, le libéralisme a toujours été à des années-lumière d’une telle idée, qui ne relève que du fantasme de manipulateurs ou de gens ignorants de cette philosophie au service des individus quels qu’ils soient. Non des « puissants ». Il n’est même que justice que de rappeler que les libéraux s’opposent à toutes les formes de privilèges indus qui, la plupart du temps, ne relèvent que de l’interventionnisme pur et dur et du clientélisme bien compté.
Car de clientélisme il est bien question. Et c’est là l’une des pires causes de notre maladie. Notre État, notre société se meurent de cet État de connivence pourvoyeur de rentes de situation dont l’ampleur a atteint des niveaux tels que le « peuple » en a pris conscience et ressent une forte injustice, surtout lorsqu’il a le sentiment que les leçons viennent de ceux-là même qui en profitent.
C’est pourquoi une grande majorité des Français rejette non les élites, mais les élites auto-proclamées, ou plus précisément tous ceux dont ils perçoivent bien qu’ils vivent indûment des subsides de l’État, par un jeu de bons petits services rendus entre soi par ceux qui savent parfaitement bien comment manipuler le système. Tout l’inverse du libéralisme, qui promeut initiative individuelle et sens des responsabilités.

LE LIBÉRALISME AU SERVICE DES INDIVIDUS, Y COMPRIS LES PLUS FRAGILES

Car, en effet, jamais le libéralisme n’a eu pour esprit une société duale, où certaines élites vivraient confortablement, au mépris de tous les autres. Un grand fantasme absurde qui ne peut venir que d’une méconnaissance parfaite de ses fondements ou de la malveillance de ses ennemis.
Le libéralisme est, au contraire, au service des individus, de tous les individus. Et il entend veiller, justement, à ce qu’il n’y ait pas de laissés pour compte. Comme le montrait Friedrich Hayek dans La route de la servitude, qui contrôle l’activité économique (en parlant de l’État) contrôle toute la vie. Il mettait ainsi en garde l’Angleterre contre les risques totalitaires que contient en germe le socialisme et qui avait abouti notamment à la triste expérience Nazie en Allemagne auparavant (et à l’Union soviétique). Tyrannie contre laquelle mettait déjà en garde Alexis de Tocqueville, entre autres, à travers l’idée de despotisme démocratique présentée dans son ouvrage De la démocratie en Amérique.
S’opposant à la notion de « justice sociale », fausse dans ses principes, Hayek considérait que le marché est mieux à même de créer la richesse et d’accomplir la satisfaction des besoins de chacun que ne peuvent le faire le planisme et l’interventionnisme. C’est pourquoi il était favorable à l’octroi d’un minimum d’existence aux plus démunis, par solidarité, et non pour réparer une prétendue « injustice ». De manière à ce que chacun puisse avoir une existence digne.

RÉFORMER L’ÉTAT OBÈSE

Si l’on veut en finir avec la déchéance dans laquelle nous sommes plongés, et restaurer la confiance des individus — en eux-mêmes, en la société dans laquelle ils vivent – il convient donc d’en finir avec l’excès de bureaucratie, la distribution de passe-droits, les promesses non crédibles, les subventions accordées par des politiques « comme si elles provenaient de leur poche », l’opacité, l’État partial, l’électoralisme, le clientélisme sous toutes ses formes, et tout ce qui mène à la servitude volontaire jusqu’à n’en plus pouvoir et à ce qu’on risque de déraper vers une révolution qui aboutit rarement à des résultats très concluants.
Toutes choses contre lesquelles les libéraux n’ont cessé de mettre en garde depuis si longtemps et pour lesquelles il aura fallu arriver au bord de l’explosion pour qu’on fasse mine de l’entendre. Mais avec quelles réponses ? Cela reste à voir…

La réflexion du jour

On dirait qu’être dans le trou, ça nous réconforte comme des grosses pantoufles poilues. Dépenser plus d’argent que nous en avons nous réchauffe comme une douillette couverte de laine. L’encre rouge nous fait du bien comme une chaude soupe aux pois.--- Mario Dumont

05 février, 2019

La réflexion du jour

En résumé, grâce au GIEC, il s’est créé une vaste “industrie” planétaire des changements climatiques. Bon nombre de groupes de pression, activistes, écologistes, politiciens, scientistes, chercheurs, artistes, journalistes etc. y ont trouvé leur compte. Une nouvelle mine d’or s’ouvre à eux pour aller chercher budget, subventions et reconnaissance.--- Jean Du Berger via Reynald Du Berger

04 février, 2019

La réflexion du jour

Et puis, les Québécois en ont vu tant et tant de ces mésaventures, des pertes mirobolantes, des milles et des cents perdus par ses instances, aussi nombreuses que généreuses; les subventions, après tout, ça ne prendra toujours que des formulaires et de la patience... Michel Hébert

02 février, 2019

La réflexion du jour

La révolution russe ? De 15 à 20 millions de morts sous Staline. La révolution culturelle en Chine ? De 40 à 80 millions de morts sous Mao. De la pauvreté, une obligation de faire taire de force les opposants au régime, des mécanismes pour priver la population d’information sur ce qui se passe ailleurs, voilà ce qu’on a obtenu.--- Mario Dumont

01 février, 2019

La réflexion du jour

En d’autres mots : la décision d’injecter des millions de dollars en fonds publics dans Téo Taxi n’était pas une décision économique, mais une décision politique. Je dirais même : idéologique. Ils se sont dit : « Ça coûtera ce que ça coûtera, l’important n’est pas ce que ça va nous rapporter financièrement (on s’en fout), mais ce que ça va nous rapporter politiquement. »--- Richard Martineau