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18 décembre, 2019

Éoliennes, la face noire de la transition écologique par Fabien Bouglé, Editions du Rocher, 2019

par 

Dans cet ouvrage, Fabien Bouglé ne se contente pas de déplorer les atteintes des éoliennes à nos paysages et au charme de nos campagnes, il ne remet pas non plus en cause l’intérêt possible d’un combat pour réduire l’empreinte carbone, mais il dénonce avec précision et efficacité l’inutilité, voire la nocivité des éoliennes.
Son analyse méthodique et percutante démontre que les éoliennes sont plus polluantes que ses promoteurs ne l’avouent. Leur construction est consommatrice de terres rares dont l’extraction est généralement outrancièrement dévastatrice de la nature et des ouvriers qui s’y consacrent. Leur durée de vie est courte et leur démantèlement à échéance de 20 ou 25 ans risque de produire des déchets difficiles et coûteux à traiter. Leur production intermittente d’énergie, dégressive avec l’usure du temps, oblige bien entendu à maintenir en activité des centrales consommatrices d’énergie fossile. Elles produiraient même un effet local de réchauffement…
Les effets sur la santé de ces nouveaux moulins paraissent également inquiétants. Les plaintes des riverains se multiplient contre les effets néfastes de ces engins qui produiraient des infrasons attentatoires à la santé des hommes comme à celle des animaux. Leurs pales tuent les oiseaux en série et font disparaître les chauves-souris qui pourtant jouent un rôle essentiel dans la protection de nos écosystèmes. Et leur implantation en mer nuit à la faune marine et à la profession des marins pêcheurs. Elle fait également fuir les touristes et donc globalement elle porte atteinte à l’emploi qui n’est pas compensé par celui que leur implantation suscite.
En outre, la politique française d’encouragement à l’installation d’éoliennes coûte une fortune. La politique publique a convenu de soutenir ces projets en subventionnant le prix de l’électricité éolienne à des niveaux très élevés et supérieurs à ceux de nos voisins. Alors que le prix moyen du mégawhattheure a été de 45€ en 2017, les prix de rachat consentis aux producteurs d’éolien marin sont, après renégociation l’an dernier, encore très supérieurs aux prix de marché puisqu’ils ont été arrêtés par exemple pour le projet d’Yeu à près de 175€ tout compris. Au total, les engagements pris par le gouvernement représenteront un coût pour les vingt prochaines années, à la charge des consommateurs électriques et des contribuables, d’environ trente à quarante milliards pour l’éolien terrestre et trente et un milliards pour l’éolien marin.
Alors pourquoi une telle gabegie, pourquoi un tel acharnement à vouloir installer des éoliennes non seulement peu utiles mais dangereuses, polluantes et ruineuses ? C’est là que Fabien Bouglé dévoile le dessous des cartes. Cette politique de destruction massive de l’environnement est soutenue par les écologistes parce qu’ils y ont un double intérêt idéologique et personnel.
Les apologistes de l’énergie du vent sont des idéologues étatistes. Ils veulent que l’Etat nous gouverne en tout. « C’est sous le prétexte de la transition écologique, note Fabien Bouglé, que les Etats occidentaux se sont mis à dépenser des centaines de milliards d’euros, accentuant les déficits publics des pays concernés au détriment de citoyens rackettés via leurs factures d’électricité ou d’essence ». Et via la fiscalité. Ils en font une religion pour sauver la planète et ils désignent leurs prophètes que des enfants incarnent jusque devant les instances onusiennes plus ébahies qu’elles ne le seraient devant Bernadette Soubirous. Et pour eux, ce combat justifie tous les reniements de la démocratie élémentaire : ils permettent aux commissaires enquêteurs d’être rémunérés par les sociétés éoliennes dont ils doivent apprécier les projets ; ils ont supprimé les recours devant les tribunaux administratifs pour gagner du temps dans la procédure ; ils ne suivent jamais les avis des consultations publiques, même très majoritaires ; quand une association dont la consultation est obligatoire donne un avis hostile au projet, ils suppriment cette obligation de consultation….
Mais ils n’oublient pas leurs intérêts personnels. Les cas de prises illégales d’intérêt des élus ne se comptent plus. Les sociétés de production éolienne « arrosent » largement les associations, les élus, les professionnels… pour gagner leur adhésion. Des ONG comme Greenpeace ou WWF ont elles-mêmes des intérêts dans des sociétés éoliennes qui permettent de mieux comprendre leur volonté de favoriser à tout prix cette politique dans une totale ambiguïté. « La vérité, note encore Fabien Bouglé, est que l’industrie éolienne n’est pas du tout écologiste mais répond à une logique de profit exclusif en faveur des promoteurs éoliens par des montages financiers couverts par la politique écologique des Etats ». Les liens entre les élus, parlementaires, ministres écolos et les promoteurs éoliens sont fréquents. Cosa Nostra serait même lourdement impliqué dans nombre de projets financés par l’Union européenne. Là où il y a de l’argent public et des affaires, les profiteurs sont toujours à l’affût. C’est ce qu’on peut appeler le socialisme de connivence.
Heureusement, certains pays commencent à comprendre les dangers de cette folle politique en faveur de l’éolien. Les Etats-Unis, qui ont déjà plus de 14 000 éoliennes hors service dont ils ne savent que faire, et la Russie expriment désormais leur scepticisme. La Pologne a annoncé avoir mis fin à l’installation d’éoliennes sur son territoire. L’Allemagne commencerait à en démanteler. Puisse cet ouvrage ouvrir les yeux des Français et de leur gouvernement.

11 décembre, 2019

The Myths of Local Food Policy: Lessons from the Economic and Social History of the Food System

   

For several years, activists and policymakers have promoted a wide range of local food initiatives. Many of these have been unsuccessful or have experienced significant problems. These problems were unavoidable because the approaches promoted by local food activists (also known as locavores) (re)created the problems that had historically motivated the development of modern agricultural production practices and of the globalized food supply chain. By promoting the increased production of local food that does not offer a compelling quality/price ratio while shunning modern production and processing technologies, activists ensure that our food supply will become more expensive, environmentally damaging, and hazardous to our health than is presently the case. This is because their prescription is based on five myths.

Myth #1: Locavorism nurtures social capital

The locavores argue that direct connections between final consumers and local food producers mend local community ties eroded by the anonymous character of the globalized food supply chain and large retailing operations.
The facts are that conventional food practices generate much social capital, such as when urban teenagers get part-time jobs working in grocery stores and come into contact with the complexity of the food system and the diversity of customers. Further, intermediaries in the conventional food supply chain create value by delivering lower costs (by ruthlessly looking for the better deals among several suppliers), greater convenience (through closer geographical proximity to consumers) and less waste (by providing consumers with the amount of food they need when they need it) than direct marketing approaches such as farmers’ markets and community-supported agriculture.

Myth #2: Locavorism promotes economic development

The locavores argue that additional local food purchases improve the economic circumstances of mostly small-scale farmers who otherwise struggle against international competition. Money spent locally stays in the community and generates additional employment in other lines of work rather than ending up in the distant headquarters of large retail chains, shipping companies, and corporate farms.
The facts are that in a market economy, retailers will always display local food that meets their specifications (e.g., volume, quality) when it offers the best quality/price ratio. Such local food creates value and jobs not because it is local, but because it is the best option available at that point. The high cost of land and other inputs in cities, along with technical limitations, make urban agriculture extremely expensive to build and operate. As such, their potential market niches are limited to expensive high-end products targeted at middle- and upper-middle-class consumers who share their owners’ beliefs. The recent bankruptcies of many vertical farm projects suggest the model is inherently unprofitable.

Myth #3: Locavorism is tastier, more nutritious, and safer

Locavores argue that because locally grown food is fresher, it is tastier and more nutritious than items that have travelled long distances. Food contamination is also more likely in central processing facilities where vast quantities of food from diverse geographical origins comingle and are exposed to undesirable elements. By contrast, the small scale of local food production ensures that problems are smaller and remain localized.
The fact is that major advances in the preservation and transportation of food in the 19th century marked a major break with the more monotonous and less nutritious local diets of our ancestors. There is no simple correlation between freshness and nutritional value, but there is one between long-distance trade and the year-round availability of fresh produce. Furthermore, our modern food system is by far the safest in human history. Large supermarkets are also inherently safer than farmers’ markets which are usually temporary outdoor events with few facilities and whose vendors have, in general, received only the most basic training in food hygiene.

Myth #4: Locavorism increases food security

Locavores argue that local producers are more dependable than foreign suppliers in times of political and economic crisis. Diversified local agriculture is also less likely to succumb to pests and diseases than monocultures.
The fact is that famines have plagued humankind for at least 6,000 years. The historical record clearly shows that the crop diversification strategy of subsistence agriculture communities could never overcome the fact that they were condemned to put all their production eggs in one regional basket. What ultimately delivered most of humanity from widespread malnutrition and famine was long-distance trade and the ability of regions that were experiencing bad harvests to rely on the surplus of those that had enjoyed better than average ones. Because of global specialization and exchange, humanity currently enjoys its highest level of food security in history and perennial worries like food shortages and famines are now confined to the least developed and more conflict-prone parts of the planet.

Myth #5: Locavorism heals the Earth

Locavores argue that locally produced foodstuffs travel shorter distances between final producers and consumers (i.e., fewer “food miles”) and generate fewer greenhouse gas emissions than food shipped from more distant places and therefore are more beneficial to the environment.
The fact is that the notion of “food miles,” meaning the distance between farms and final consumers, is a meaningless environmental indicator. Producing food requires much more energy than moving it around. The distance travelled matters less than the mode of transportation. For instance, moving foodstuffs halfway around the Earth on a container ship often has a smaller footprint per item carried than a relatively short ride by pick-up truck to deliver produce from an alternative farm to urban farmers’ markets.

Conclusion

The vision of local food activists is up against geographical advantages for the production of certain types of food and the creation of economies of scale and scope in food production, processing, transport, and safety. These realities have defeated very sophisticated local food production systems in the past and condemned their well-meaning initiatives to failure. Locavores should redirect their efforts toward promoting the greater globalization of our food supply.

04 décembre, 2019

Belgique : ne renonçons pas à la liberté

Tribune libre : le MR doit renouer avec la liberté.

L’opinion d’un collectif de signataires du MR publiée récemment dans La Libre est consternante à plus d’un titre.
La nature nous a tous dotés de qualités et de défauts distribués aléatoirement, et c’est tout ce qui est à notre disposition pour mener notre vie et poursuivre notre bonheur. La liberté consiste à permettre à chacun de mobiliser ses compétences pour tendre vers ce but sans jamais empiéter sur le droit des autres de mobiliser les leurs.
Le seul moyen qui permette de faciliter notre quête est de compenser le caractère aléatoire de la distribution des compétences par la coopération et l’échange volontaires. Dans une société libre, la coopération ou l’échange entre individus n’a lieu que si chacune des parties impliquées dans cet échange ou cette coopération évalue que sa situation sera meilleure après qu’avant. Si ce n’est pas le cas, l’échange ou la coopération n’a pas lieu.
De l’ensemble de ces entreprises d’échange et de coopération volontaires, résulte une configuration de société souple, ouverte, hautement adaptable aux évolutions du contexte extérieur, stable et surtout non violente. Mais une telle société ne peut exister que si elle est fondée sur le principe de la propriété qui est le fondement de la liberté : droit de propriété de l’individu sur son corps et sur le fruit de ses efforts. Limiter le rôle de l’État à sa raison d’être qui est de garantir la propriété et de protéger les propriétaires contre la violence, voilà le projet politique que tout libéral devrait défendre !

LE RÈGNE ÉTATIQUE DE LA FORCE

Il est urgent de prendre conscience que chaque fois qu’est introduit l’État dans nos relations individuelles, quelle que soit la forme prise par cette introduction, c’est la force qui y est introduite puisque c’est à l’État que nous avons confié le monopole de la violence légitime.
L’omniprésence de l’État jusque dans les aspects les plus insignifiants de nos existences témoigne donc du caractère extrêmement violent de la société belge. Il n’y a pas de constructivisme sans violence. Justifier cette violence omniprésente comme le prix à payer pour vivre dans une société civilisée apparaît ainsi comme un pur sophisme, puisqu’une société ne peut être civilisée que si elle est non violente.
L’État a donc été détourné au fil du temps pour, d’un instrument de protection, être transformé en un instrument de spoliation, retournant l’usage de la violence contre ceux qu’il était censé protéger et réduisant, par là même leur liberté. Les difficultés qu’énumère l’appel des mandataires MR découlent pour la plupart de ce détournement et ce n’est qu’en faisant reculer l’intrusion de l’État dans nos vies qu’une réponse durable pourra être apportée.
Cette obésité étatique n’est pourtant pas le fait du hasard. Elle est le résultat de la volonté maladive des politiciens, toutes tendances confondues, d’apporter une réponse à des situations dont le caractère problématique ayant été mal identifié, mal analysé, mais garanti bien souvent même en dépits des faits, par des politiciens rêvant d’ingénierie sociale.
La politique politicienne empêchant presque toujours de tenir comptable de leurs actes les responsables des conséquences inattendues de la mise en œuvre des solutions initiales, leur correction revient à leurs successeurs qui, mus par les mêmes motivations, et appliquant la même méthode, génèrent les mêmes effets sans jamais remettre en question le caractère problématique du constat initial et leur permettant de ne pas devoir renoncer à la tentation d’apporter une réponse à un problème inexistant. Le contenu de l’appel publié dans La Libre ne déroge malheureusement pas à ce mode de pensée.

LIBERTÉ D’EXPRESSION TOTALE

Il est évident que la liberté d’expression la plus totale est une condition nécessaire au progrès d’une société. Elle permet en effet de s’affranchir de dogmes qui asservissent les citoyens mais elle permet également de combattre les idées néfastes en les exposant et en permettant qu’elles soient débattues. C’est l’effet inverse des lois mémorielles et des lois punissant l’incitation à la haine que le MR a soutenu ou contre lesquelles il s’est peu fait entendre.
La liberté d’expression est également fondamentale car c’est de la confrontation des idées que la science évolue et ainsi permet le progrès dont bénéficie la société toute entière. C’est la voie la plus efficace, et la seule voie morale, pour réduire les inégalités. Avoir pour projet d’utiliser la contrainte légale pour réduire les inégalités relève du constructivisme qui est au libéralisme ce que le diable est au bon Dieu.
Briser la reproduction sociale ne peut non plus se faire en usant de la force de l’État. Nous agissons tous sur la base de l’analyse que nous faisons des incitants auxquels nous sommes exposés. C’est donc par un examen critique des incitants mis en place par les innombrables politiques constructivistes qui ont gouverné la Belgique depuis plusieurs décennies et en supprimant tous les incitants qui poussent les individus à ne pas prendre leurs responsabilités dans le choix de l’éducation que recevront leurs enfants que les enfants issus de milieux défavorisés pourront s’en échapper.
Faire disparaître les inégalités hommes-femmes requiert encore une fois de s’éloigner de ces visions constructivistes qui exacerbent l’appartenance à un groupe social au détriment de l’identité individuelle. C’est justement en traitant les hommes et les femmes en tant qu’individus, libres et responsables, indépendamment de leur genre, qu’on réduira les inégalités entre les genres. Tous les massacres du XXe siècle ont été perpétrés au nom d’idéologies qui avaient en commun d’accorder plus d’importance à l’appartenance à un groupe social qu’à l’identité individuelle. Et la croisade actuelle contre les soi-disant inégalités de genre repose sur les mêmes préceptes.

DÉFENSE DE L’INDIVIDUALISME

Au-delà de la vacuité de la formule, promouvoir l’individu sans l’individualisme relève encore, au mieux, d’une cécité analytique, au pire, d’une confusion des idées. Cécité analytique qui empêche de comprendre que le vivre-ensemble au nom duquel les transferts fiscaux sont organisés, qui punissent celui qui réussit et récompensent celui qui n’essaie pas ou qui échoue, ne génèrent que rancœur entre individus et contribue à l’indifférence au sort des autres en faisant croire à tous que la cohésion sociale peut être sous-traitée à l’État et qu’elle n’est pas l’affaire de chacun. Confusion des idées qui amène à croire que le constructivisme peut être mis en place en n’obligeant pas les individus à renoncer à leur liberté, ce qui est incompatible avec le libéralisme dont se réclame le MR.
Ce n’est qu’en rendant à l’individu la liberté de choisir la vie qu’il veut mener, la liberté de jouir des fruits de ses efforts et la responsabilité de supporter les conséquences de ses choix que la cohésion sociale émergera. Elle sera d’autant plus forte qu’elle sera le fruit de la volonté des individus qui constituent la société et pas le résultat de la sous-traitance par l’État de notre responsabilité individuelle.
Quant à l’idée que la société diffère de la simple juxtaposition des individus qui la composent, elle relève du sophisme si ce n’est de la bêtise. Les signataires du texte auquel nous réagissons serait bien en peine de simplement nommer ce qui diffère la société de l’ensemble des individus la composant, preuve s’il en est de l’existence discutable de cette différence. Comme le disait Oscar Wilde, « La société n’est qu’un concept mental, en réalité il n’y a que des individus ».
La diabolisation de la satisfaction égocentrée des désirs individuels de chacun ne fait que confirmer la superficialité de la compréhension que les signataires ont de la notion de liberté. La liberté n’est ni la jungle, ni l’anarchie. Elle est la possibilité de la poursuite du bonheur par chacun en faisant usage des moyens dont il dispose qui sont le fruit de son travail ou des échanges volontaires auxquels il a pris part sans attenter à la possibilité d’autres de faire usage de la même liberté.
Selon cette définition, il apparaît ainsi évident que les désirs égocentrés ne peuvent être maximisés que s’ils sont faits en collaboration avec les autres et pas à leurs dépens. En d’autres termes, dans un cadre libre c’est-à-dire non violent, l’égoïsme coûte plus qu’il ne rapporte à celui qui l’exerce.
L’amour du constructivisme social des signataires s’exprime également dans leurs projets de redéploiement économique et de la transformation des villes pour qu’elles puissent rayonner et répondre aux besoins des citoyens. Cette conception du pouvoir public organisateur de la vie en société est évidemment incompatible avec la pensée libérale.
Quant à la réponse à apporter au climat, ces libéraux auto-proclamés visiblement dépourvus de rigueur et d’esprit analytique se noient dans des propositions aussi paternalistes que collectivistes qui n’auront comme conséquence inattendue que d’augmenter le contrôle que l’État exerce sur ses citoyens. À moins qu’il ne s’agisse en fait de l’objectif recherché.

L’ÉDUCATION COMME PROPAGANDE

Même au sujet de l’enseignement, leur pensée semble particulièrement embrouillée. Ils n’ont visiblement pas tiré les leçons de l’Histoire ni compris le chemin qu’empruntait une société lorsqu’elle détournait la mission de l’école pour en faire un organe de propagande étatique. Tous les régimes liberticides ont compris cette idée simple, tous l’ont mise en œuvre. « Promouvoir la citoyenneté par son apprentissage tôt à l’école », c’est permettre à l’État de tuer, dès l’enfance, tout esprit critique. C’est la première étape sur la route de la servitude et elle semble déjà bien engagée.
Il est assez difficile de se faire une idée de l’attrait réel des Belges pour le libéralisme vu l’efficacité avec laquelle les ennemis de la liberté l’ont diabolisé, l’assimilant même quasiment à une insulte. Intimidés ou trop sûrs d’eux, trop de libéraux ont manqué de pugnacité et de clairvoyance et ont laissé les constructivistes de tous bords changer le sens des mots : liberté est devenu absence de contrainte, égalité d’opportunité est devenu égalité de résultats, étatisme est devenu néolibéralisme. Albert Camus disait que mal nommer les choses, c’était ajouter au malheur du monde. On ne saurait mieux dire.
C’est d’ailleurs la confusion des idées et des concepts qui frappe à la lecture de l’opinion publiée dans La Libre. Ces mandataires pensent-ils vraiment que leurs propositions peuvent s’inscrire dans un projet politique libéral ou bien se sont-ils trompés de parti ? Difficile de trancher avec certitude mais ce qui est certain, c’est que cet appel à un repositionnement marketing de leur parti sur le marché politique relève beaucoup plus de la crainte pour la poursuite de leur carrière politique que d’une volonté de défendre les principes qui, partout où ils ont été mis en œuvre, ont amélioré le sort des individus et qui, pour des raisons difficilement explicables, sont abandonnés par ceux-là même qui s’en réclament.
Si cet appel est entendu, il ne restera à l’électeur belge libéral que le choix entre la compromission et l’exil. À la réflexion, c’est à cette alternative qu’il est confronté depuis de nombreuses années. Il se murmure que certains aient déjà franchi le pas.

La réflexion du jour

Éloge de la productivité. Mais la productivité est-elle une fin en soi ? Elle permet en tout cas à l’humanité de satisfaire ses besoins au moindre coût et au moindre effort. En 1870, plus de 3000 heures de travail par an étaient nécessaires au travailleur moyen pour atteindre le niveau de vie du XIXe siècle. Aujourd’hui, 1500 heures de travail par an suffisent à atteindre le niveau de vie du XXIe siècle. Si nous voulons que ces progrès continuent, nous devons chérir la productivité et toutes les mesures qui permettent de la favoriser. --- IREF

03 décembre, 2019

La réflexion du jour

Un peu compliqué, mais si vous n'êtes pas embrigadés dans la religion écolo, ça vaut l'effort d'être lu. "L’improbable débat entre partisans et adversaires d’un changement climatique d’origine anthropique pourrait donc être rapidement clôturé puisque le CO2 ne peut contribuer en aucune manière à un réchauffement de la surface terrestre."---Georges Geuskens