Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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19 juin, 2015
La réflexion du jour
Malgré ses défauts, cela m’a fait comprendre que notre système (ndlr capitaliste) fonctionne et qu’à long terme, il réussit comme aucun autre à améliorer les conditions de vie des êtres humains.--- Bernard Mooney
16 mai, 2015
La réflexion du jour
Pendant 30 ans de ce comportement, les Tremblay continuent d’épargner et d’investir et les Mooney, hum, à vivre le moment présent!
Dans 30 ans, oups, surprise incroyable, les Tremblay se retrouvent avec un portefeuille valant plus de 1,4 million de dollars. Les Mooney, pour leur part, se retrouve avec pas grand chose, sauf des émotions bien négatives lorsqu’ils voient les Tremblay, ces riches voisins.--- Bernard Mooney
Dans 30 ans, oups, surprise incroyable, les Tremblay se retrouvent avec un portefeuille valant plus de 1,4 million de dollars. Les Mooney, pour leur part, se retrouve avec pas grand chose, sauf des émotions bien négatives lorsqu’ils voient les Tremblay, ces riches voisins.--- Bernard Mooney
22 avril, 2015
La réflexion du jour
Enfin, la culture ambiante rend l'enrichissement difficile ici. Je parle d'une part de cette allergie canadienne et encore plus québécoise à l'égard de la richesse. Cette dernière est perçue un peu comme une maladie ou pire, comme un vice. C'est triste et désolant.--- Bernard Mooney
20 mars, 2015
La réflexion du jour
Je ressens par contre une immense admiration pour ces gens d’affaires. Leurs réalisations sont grandioses et ces créateurs de richesse ont contribué, et contribuent encore, à améliorer la vie à de très nombreux Québécois, la plupart n’en ayant malheureusement pas conscience du tout.--- Bernard Mooney
08 janvier, 2014
Antifragile: Things that Gain from Disorder
Revue de livre par Bernard
Mooney
C’est un grand plaisir de tomber sur un livre fascinant.
C’est encore plus vrai lorsque ce livre nous renverse…
Faites-vous un cadeau en cette période des Fêtes. Achetez
et, surtout, lisez Antifragile: Things that Gain from Disorder, de Nassim
Nicholas Taleb. Ce pourrait être votre meilleur placement.
M. Taleb s’est fait connaître par le livre The Black
Swan, que j’ai personnellement trouvé ennuyant. C’est son livre Fooled by
Randomness qui m’a séduit en décrivant le rôle plus important qu’on pense
du hasard et de la chance dans la vie.
Il y a quelques semaines, dans une rubrique sur les devises,
l’auteur recommandait Antifragile, mentionnant que c’était de loin le
meilleur livre de M. Taleb. Je me suis dit que si ce livre était meilleur que Fooled
by Randomness, j’aurais beaucoup de plaisir à le lire. Et ce fut exactement le
cas.
Antifragile n’est pas vraiment un livre sur le placement,
même si de nombreux concepts proviennent des marchés financiers et s’appliquent
directement à l’investisseur et aux gens d’affaires. Dans ce livre, M. Taleb
décrit l’autre côté de son concept du «Black Swan», soit cet événement peu
probable, mais dont les conséquences peuvent être désastreuses. Un monde
susceptible aux «Black Swan» est par définition fragile.
Or, il y a des choses, des entités, des systèmes et des
attitudes qui sont l’inverse de fragile. Pas robuste ou résiliente, dans le
sens qu’ils résistent aux chocs, même aux «Black Swan». Mais plus loin
encore….ils en profitent! Ils sont «antifragiles».
Je vais vous donner un exemple tiré de mon approche de
placement. En lisant Antifragile, j’ai en effet réalisé qu’une partie de
ma philosophie en Bourse s’appuie sur ce concept.
Par exemple, dans mes livres je mets l’emphase sur
l’importance d’acheter des entreprises de qualité, solides. L’idée est
d’investir dans des sociétés qui peuvent passer au travers des périodes
difficiles. Et si vous investissez dans un horizon de plusieurs années, vous
savez que ces périodes sont inévitables.
J’ai toutefois sous-estimé l’impact positif de cet aspect de
ma philosophie. En effet, non seulement ces entreprises dominantes peuvent
survivre les récessions, mais elles peuvent en profiter. Dans ce sens, elles
sont «antifragiles».
En passant, c’est mon interprétation et vous pouvez ne pas
être d’accord.
M. Taleb explique son concept dans de nombreux secteurs, en
commençant par la biologie, l’économie, la finance, etc. La portée, la
profondeur et l’étendue de son livre sont exceptionnelles et en font un livre
d’une grande richesse.
A mon avis, si vous lisez ce livre, vous ne verrez plus
jamais notre monde de la même façon.
Une grande conséquence du concept décrit par l’auteur est le
fait qu’on ne peut pas prédire l’économie et bien d’autres phénomènes, peu
importe nos prétentions. De plus, chercher à gérer l’économie, comme le font la
plupart des gouvernements, est dangereux et, au minimum contre-productif.
«Comme vous ne pouvez prédire les collaborations et que vous
ne pouvez pas les diriger, vous ne pouvez voir où s’en va le monde. Tout ce que
vous pouvez faire est de créer un environnement qui facilite ces collaborations
et préparer la base pour la prospérité. Et non, vous ne pouvez pas centraliser
les innovations, ce qu’on a essayé en Russie.»
Nassim Taleb met également en garde contre les prétentions
des experts tout en s’en prenant à la lubie des sociétés lorsqu’elles
s’adonnent à la pratique de la planification stratégique. Il rappelle que
Coca-Cola était, à ses débuts, un produit pharmaceutique. Et je n’ai pu
m’empêcher de penser que Berkshire Hathaway avait commencé dans le textile et
que Warren Buffett et Charlie Munger en ont fait un conglomérat exceptionnel
sans jamais planifier à l’avance…
Antifragile est vraiment le livre de l’année.
Joyeuses Fêtes.
Bernard Mooney
07 février, 2013
La réflexion du jour
La plupart de nos institutions ont contribué à salir systématiquement la réputation des gens riches et par conséquent, l’argent. En commençant par les médias, des actualités aux téléromans, pour la simple raison que cela fait vendre, en allant jusqu’aux politiciens parce que cela facilite et justifie le pillage des gens riches.
Une des lois de l’univers stipule que vous aurez davantage de ce que vous encouragez, ce qui signifie qu’au Québec, notre culture et nos valeurs encouragent la pauvreté.--- Bernard Mooney
Une des lois de l’univers stipule que vous aurez davantage de ce que vous encouragez, ce qui signifie qu’au Québec, notre culture et nos valeurs encouragent la pauvreté.--- Bernard Mooney
Le chiffre du jour : 50 %
L’aspect le plus désolant de notre culture se retrouve dans la perception qu’on a des gens riches. Seulement 43% des Québécois estiment que les gens riches sont généralement honnêtes! Selon le sondage, 50% de la population n’admirent pas les gens riches.
02 juin, 2012
La réflexion du jour
Le 14 juin c’est la journée que les entreprises au Québec envoient leur chèque pour verser au gouvernement les déductions à la source (DAS), soient les montants payés par les entreprises et ceux prélevés par les entreprises sur les paies de leurs employés au nom du gouvernement (impôts, Régie des rentes, assurance-emploi, FSS, etc.).
Or, le 14 juin prochain, TOUTES les entreprises devraient faire la grève et refuser de payer! Zéro. On coupe les vivres à ce serviteur devenu un maître inefficace.
Soudainement, le gouvernement n’aurait plus d’argent pour payer ses employés, ses assistés-sociaux, etc.--- Bernard Mooney
(NDLR : une excellente idée!)
Or, le 14 juin prochain, TOUTES les entreprises devraient faire la grève et refuser de payer! Zéro. On coupe les vivres à ce serviteur devenu un maître inefficace.
Soudainement, le gouvernement n’aurait plus d’argent pour payer ses employés, ses assistés-sociaux, etc.--- Bernard Mooney
(NDLR : une excellente idée!)
15 février, 2012
La réflexion du jour
Tout commence par une bonne intention : donnons accès à toutes les familles québécoises à un réseau de garderies de qualité et à bas prix. Personne n’est contre la vertu; personne ne peut donc être contre l’idée d’aider les jeunes familles (surtout pas quand cette idée peut rapporter tant de votes, mais ce n’est pas là mon propos).--- Bernard Mooney
Le chiffre du jour : 7 $ par jour
Alors, on lance un réseau de garderies gouvernemental chargeant seulement 7$ par jour (pour vous donner jusqu’à quel point c’est pas cher, nous payions beaucoup plus cher il y a 20 ans pour faire garder nos enfants et on paie plus cher aujourd’hui pour faire garder notre chien!). C’est le gouvernement qui paiera la facture (traduction libre : vous et moi, mais ce n’est encore là mon propos).
09 septembre, 2011
La réflexion du jour
Il n’est pas surprenant de voir ce secteur (ndlr : les énergies vertes) connaître des difficultés. D’abord, les attentes étaient trop élevées pour cette industrie naissante et avec peu d’historique de performance. De plus, la plupart des entreprises de ce grand secteur avaient et ont encore des modèles d’affaires qui n’ont pas fait leur preuve. --- Bernard Mooney
(NDLR : Alors que le marché a reconnu depuis longtemps que la religion écologique est une arnaque, le PLQ fonce tête baissée et dilapide l'argent des contribuables pour financer des projets tout aussi farfelus qu'inutiles.)
(NDLR : Alors que le marché a reconnu depuis longtemps que la religion écologique est une arnaque, le PLQ fonce tête baissée et dilapide l'argent des contribuables pour financer des projets tout aussi farfelus qu'inutiles.)
Le chiffre du jour : 60 %
Dans le secteur solaire, un leader comme First Solar a vu son titre fondre, passant de plus de 300 $ US en avril 2008 à moins de 90 $ US récemment. C’est une perte de plus de 60% de sa valeur même si ses bénéfices ont doublé pendant la période. Au sommet de sa popularité, le titre se vendait plus de 70 fois ses profits.
21 janvier, 2011
La réflexion du jour
La réalité c’est que plus je vieillis, moins ces promesses (gratuité tout azimut) ont des chances de se concrétiser. En citoyen raisonnable, j’en suis conscient et j’épargne et investis en conséquence.
Oups. Qu’arrivera-t-il à ma retraite? Je serai puni, oui puni, parce que je me suis pris en main. Alors, dites-moi, quelle sorte de système d’une part veut forcer ses gens à épargner pour leur retraite alors que d’autre part, il punit ceux qui le font avec discipline?
C’est exactement ce qu’on a au Québec alors que le retraité qui a des revenus significatifs rembourse les prestations provenant de l’État en plus d’être imposé «généreusement». --- Bernard Mooney
Oups. Qu’arrivera-t-il à ma retraite? Je serai puni, oui puni, parce que je me suis pris en main. Alors, dites-moi, quelle sorte de système d’une part veut forcer ses gens à épargner pour leur retraite alors que d’autre part, il punit ceux qui le font avec discipline?
C’est exactement ce qu’on a au Québec alors que le retraité qui a des revenus significatifs rembourse les prestations provenant de l’État en plus d’être imposé «généreusement». --- Bernard Mooney
26 juillet, 2010
La pensée du jour
Vous savez, les épargnants qui mettent leur confiance dans les organismes de réglementation ne devraient pas oublier que ce sont des organismes politiques, avec tous les vices que cela implique. --- Bernard Mooney
22 juin, 2010
Le chiffre du jour : 50 %
La direction de Cascades lance une bombe ce matin. Selon ses calculs, ses employés ici au Québec coûtent en moyenne 50 % de plus que ses employés américains.
19 août, 2009
La face cachée de l’interventionnisme
Lorsque le « bon peuple » demande à grand cris plus de règlementation, le gouvernement, guidé dans sa tâche par les groupes intéressés, s’empresse de répondre à ses attentes. Malheureusement, trop souvent, l’intervention du gouvernement se retourne contre le « bon peuple ».
L’exemple des banques canadiennes, décrites dans le texte de Bernard Mooney, est un exemple, parmi tant d’autres, de ce phénomène.
____________
Bernard Mooney, lesaffaires.com, 13 août 2009
Le grand complot des financières canadiennes
Je ne suis pas amateur de complot. Je hais en fait ces gens qui voient des complots partout.
Mais là, il faut admettre qu’il y a une belle matière à bâtir un complot juteux.
À chaque cycle économique et boursier depuis maintenant plus de 20 ans, le même phénomène se poursuit.
Les grandes sociétés financières canadiennes profitent de la récession et du marché baissier pour agrandir, renforcer leur monopole.
Les spécialistes eux expliqueront cela en parlant de consolidation.
Par exemple, les banques canadiennes ont profité du krach de 1987 pour prendre le contrôle quasi total du courtage en valeurs mobilières. Par la suite, ils ont fait de même avec le secteur des fonds communs.
Et cela se poursuit. Hier, par exemple, Manuvie a acheté la société de fonds AIC, ajoutant 3,8 milliards d’actif sous gestion.
Un compétiteur de moins....
Sauf que ce n’est pas seulement un phénomène de consolidation.
À chaque cycle, les fiascos et les fraudes poussent les éditorialistes larmoyants toujours bien intentionnés (les défendeurs de la veuve et de l’orphelin) à demander aux politiciens un renforcement massif des lois et réglementations.
Et à première vue, ça semble toujours sensé.
Or, je vois d’ici les grands banquiers saliver et jouir devant ces demandes, sachant que cela augmente significativement les barrières à l’entrée.
Les grandes financières ont déjà leur armée d’avocats dont le seul travail est de plaire aux organismes de réglementation.
Des lois plus sévères signifient pour elles de faire travailler un peu plus fort leurs avocats. Certes, il y a un coût, mais les patrons des financières savent qu’il est facile de repasser ces coûts et plus encore à leurs clients de plus en plus enchaînés.
De plus, quel épargnant a le goût actuellement de confier son capital à une firme indépendante de gestion, avec tous les scandales et les fraudes des dernières années?
Il va directement à son institution financière où il est certain, se dit-il, de ne pas se faire flouer. Hum, il est certes improbable qu’on parte avec son argent. Mais il risque de se faire plumer quand même, mais plume par plume....
C’est ainsi qu’en deux décennies, les financières canadiennes ont sans cesse agrandi leur monopole qui est devenu indécent. Au point où l’épargnant, l’investisseur et les gens d’affaires ont moins en moins de véritables options, de choix.
Cela signifie des coûts de plus en plus élevés, des services de moins en moins de qualité, la disparition de l’innovation, etc. etc.
Ô Canada!
L’exemple des banques canadiennes, décrites dans le texte de Bernard Mooney, est un exemple, parmi tant d’autres, de ce phénomène.
____________
Bernard Mooney, lesaffaires.com, 13 août 2009
Le grand complot des financières canadiennes
Je ne suis pas amateur de complot. Je hais en fait ces gens qui voient des complots partout.
Mais là, il faut admettre qu’il y a une belle matière à bâtir un complot juteux.
À chaque cycle économique et boursier depuis maintenant plus de 20 ans, le même phénomène se poursuit.
Les grandes sociétés financières canadiennes profitent de la récession et du marché baissier pour agrandir, renforcer leur monopole.
Les spécialistes eux expliqueront cela en parlant de consolidation.
Par exemple, les banques canadiennes ont profité du krach de 1987 pour prendre le contrôle quasi total du courtage en valeurs mobilières. Par la suite, ils ont fait de même avec le secteur des fonds communs.
Et cela se poursuit. Hier, par exemple, Manuvie a acheté la société de fonds AIC, ajoutant 3,8 milliards d’actif sous gestion.
Un compétiteur de moins....
Sauf que ce n’est pas seulement un phénomène de consolidation.
À chaque cycle, les fiascos et les fraudes poussent les éditorialistes larmoyants toujours bien intentionnés (les défendeurs de la veuve et de l’orphelin) à demander aux politiciens un renforcement massif des lois et réglementations.
Et à première vue, ça semble toujours sensé.
Or, je vois d’ici les grands banquiers saliver et jouir devant ces demandes, sachant que cela augmente significativement les barrières à l’entrée.
Les grandes financières ont déjà leur armée d’avocats dont le seul travail est de plaire aux organismes de réglementation.
Des lois plus sévères signifient pour elles de faire travailler un peu plus fort leurs avocats. Certes, il y a un coût, mais les patrons des financières savent qu’il est facile de repasser ces coûts et plus encore à leurs clients de plus en plus enchaînés.
De plus, quel épargnant a le goût actuellement de confier son capital à une firme indépendante de gestion, avec tous les scandales et les fraudes des dernières années?
Il va directement à son institution financière où il est certain, se dit-il, de ne pas se faire flouer. Hum, il est certes improbable qu’on parte avec son argent. Mais il risque de se faire plumer quand même, mais plume par plume....
C’est ainsi qu’en deux décennies, les financières canadiennes ont sans cesse agrandi leur monopole qui est devenu indécent. Au point où l’épargnant, l’investisseur et les gens d’affaires ont moins en moins de véritables options, de choix.
Cela signifie des coûts de plus en plus élevés, des services de moins en moins de qualité, la disparition de l’innovation, etc. etc.
Ô Canada!
16 février, 2009
Enfin, un vrai plan de relance
Voilà un plan de relance auquel j’adhère sans aucune hésitation.
___________
Bernard Mooney, LesAffaires.com, 16 février 2009 à 11h53
Mon plan pour relancer les économies québécoise, canadienne et américaine
Les bourses sont fermées. J’en profite pour vous dévoiler en grande exclusivité mon petit plan personnel pour relancer les économies du Québec, du Canada et des Etats-Unis.
Pourquoi ces trois économies ? Parce que l’économie, c’est d’abord et avant tout le comportement humain. Donc, ce qui est vrai pour le Québécois est également vrai pour l’Américain et le Canadien.
Deux précisions avant de commencer :
1- mon plan repose sur le gros bon sens et sur la même approche qui me sert à la Bourse, que je résume par KISS (Keep It Simple Stupid). Comme je n’ai de compte à rendre à personne (ni aux syndicats, ni aux grandes entreprises, et tous les groupes de pression qui étouffent notre société), je peux y aller gaiement.
2- tous les plans de relance des pays industrialisés divulgués jusqu’à maintenant me rendent mal à l’aise. On tente de soigner le maladie par exactement le moyen qui nous a rendu malade (la consommation, la consommation, la consommation).
C’est un peu comme si, du haut (ou du gros) de mes 400 livres je vous disais que mon plan pour maigrir est de manger davantage de pizzas extra-large et garnies et des poutines comme dessert! Pas très crédible.
Mon plan est axé, ce qui n’est pas très à la mode, sur le contraire : il veut encourager la production et le travail (je sais…je n’aurais pas dû écrire ces mots qu’on a effacé de notre dictionnaire il y a belle lurette…).
Voici mon plan en quelques mots :
1- Congé d’impôts total en 2009 et 2010. C’est simple : tous vos revenus cette année et ceux de l’an prochain vous appartiennent à 100%!
2- Taux d’impôts unique et minimal de 15 % pour toutes les entreprises profitables.
3- Élimination de toutes les subventions et crédits d’impôt aux entreprises.
4-Taxe à la consommation de 15%, à l’exception des aliments, des médicaments et des items reliés à l’éducation.
5- Élimination permanente des impôts sur les intérêts et les dividendes.6- Élimination permanente de l’impôt sur le gain en capital pour tout placement détenu plus de 36 mois.C’est tout.
___________
Bernard Mooney, LesAffaires.com, 16 février 2009 à 11h53
Mon plan pour relancer les économies québécoise, canadienne et américaine
Les bourses sont fermées. J’en profite pour vous dévoiler en grande exclusivité mon petit plan personnel pour relancer les économies du Québec, du Canada et des Etats-Unis.
Pourquoi ces trois économies ? Parce que l’économie, c’est d’abord et avant tout le comportement humain. Donc, ce qui est vrai pour le Québécois est également vrai pour l’Américain et le Canadien.
Deux précisions avant de commencer :
1- mon plan repose sur le gros bon sens et sur la même approche qui me sert à la Bourse, que je résume par KISS (Keep It Simple Stupid). Comme je n’ai de compte à rendre à personne (ni aux syndicats, ni aux grandes entreprises, et tous les groupes de pression qui étouffent notre société), je peux y aller gaiement.
2- tous les plans de relance des pays industrialisés divulgués jusqu’à maintenant me rendent mal à l’aise. On tente de soigner le maladie par exactement le moyen qui nous a rendu malade (la consommation, la consommation, la consommation).
C’est un peu comme si, du haut (ou du gros) de mes 400 livres je vous disais que mon plan pour maigrir est de manger davantage de pizzas extra-large et garnies et des poutines comme dessert! Pas très crédible.
Mon plan est axé, ce qui n’est pas très à la mode, sur le contraire : il veut encourager la production et le travail (je sais…je n’aurais pas dû écrire ces mots qu’on a effacé de notre dictionnaire il y a belle lurette…).
Voici mon plan en quelques mots :
1- Congé d’impôts total en 2009 et 2010. C’est simple : tous vos revenus cette année et ceux de l’an prochain vous appartiennent à 100%!
2- Taux d’impôts unique et minimal de 15 % pour toutes les entreprises profitables.
3- Élimination de toutes les subventions et crédits d’impôt aux entreprises.
4-Taxe à la consommation de 15%, à l’exception des aliments, des médicaments et des items reliés à l’éducation.
5- Élimination permanente des impôts sur les intérêts et les dividendes.6- Élimination permanente de l’impôt sur le gain en capital pour tout placement détenu plus de 36 mois.C’est tout.
27 novembre, 2008
Il est humain d’agir selon ses intérêts
L’instinct de survie de l’être humain le pousse à agir en fonction de ses intérêts. C’est cette caractéristique qui nous motive à améliorer notre sort. Cette caractéristique fondamentale chez l’humain a fait passer l’humanité de l’âge de pierre à l’âge de prospérité que nous connaissons aujourd’hui.
Cette même caractéristique est aussi la cause des pires tragédies humaines. Hitler, Stalin, Mao, Pol Pot, etc. ont tous agi en fonction de leurs intérêts personnel. Malheureusement, les conséquences ont été dramatiques pour des dizaines de millions de leurs concitoyens.
Il est naïf de croire que les politiciens sont nécessairement motivés par des valeurs d’altruisme et d’humanisme. Ils sont le produit de la société dans laquelle ils évoluent. En leur confiant tous les pouvoirs on s’expose à tous les abus.
Bernard Mooney avait oublié que les politiciens agissent en fonction de leurs intérêts ce qui l’avait amené à défendre la position de Charest dans le dossier de la Caisse. Aujourd’hui il fait son mea culpa. Bravo, ce n’est pas tous les jours qu’un journaliste admet sa naïveté.
___________
27 novembre 2008 à 09h32
La Caisse : mea culpa!
Bernard Mooney
Le Globe & Mail a révélé plus tôt cette semaine que la Caisse de dépôt et placement du Québec a dû liquider pour 10 milliards de dollars (G$) de titres pour générer du capital.
La Caisse, brisant son proverbial vœu de silence, a répliqué le lendemain avec un communiqué précisant que le montant cité par le Globe était beaucoup trop élevé (quand ce sont des Québécois qui crient et veulent en savoir plus, la Caisse se fait un devoir de ronfler; mais quand c’est le Globe…).
Oups!
Traduction libre, l’histoire du Globe est fondée.
Cela pourrait expliquer l’attitude du premier ministre Jean Charest qui a défendu le mutisme de la Caisse en campagne électorale. Il y a de bonnes chances que M. Charest connaisse les gaffes de la Caisse et c’est pour cela qu’il la protège.Rendre public le fiasco de la Caisse serait très mauvais pour l’image de M. Charest en pleine campagne électorale.
Imaginez : il protège la Caisse pour des raisons politiques alors que nous, savants scribes de la presse, avons protégé la Caisse lors des derniers jours pour la tenir à l’écart des pressions politiques.
Wow!
En réalité, j’admets mon erreur en voulant porter la Caisse au-dessus de la politique. J’ai fait preuve d’une grande naiveté (à mon âge, vous avez le droit de me lancer des tomates).
La réalité qu’on a de la misère à accepter, c’est que la Caisse EST une créature politique (une créature politique qui essaie de faire du placement).
La preuve : si on soustrait l’aspect politique (incluant la partie loufoque de sa mission qui dit qu’elle contribue au développement économique du Québec) on peut facilement remplacer le travail de la Caisse par des produits indiciels (et sauver des millions de dollars).
Côté placement, les gestionnaires de la Caisse au fil des ans ont mordu dans toutes les bulles; ils ont été de toutes les modes et les résultats ont toujours été les mêmes : fiasco après fiasco.
Qu’en pensez-vous ?
Cette même caractéristique est aussi la cause des pires tragédies humaines. Hitler, Stalin, Mao, Pol Pot, etc. ont tous agi en fonction de leurs intérêts personnel. Malheureusement, les conséquences ont été dramatiques pour des dizaines de millions de leurs concitoyens.
Il est naïf de croire que les politiciens sont nécessairement motivés par des valeurs d’altruisme et d’humanisme. Ils sont le produit de la société dans laquelle ils évoluent. En leur confiant tous les pouvoirs on s’expose à tous les abus.
Bernard Mooney avait oublié que les politiciens agissent en fonction de leurs intérêts ce qui l’avait amené à défendre la position de Charest dans le dossier de la Caisse. Aujourd’hui il fait son mea culpa. Bravo, ce n’est pas tous les jours qu’un journaliste admet sa naïveté.
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27 novembre 2008 à 09h32
La Caisse : mea culpa!
Bernard Mooney
Le Globe & Mail a révélé plus tôt cette semaine que la Caisse de dépôt et placement du Québec a dû liquider pour 10 milliards de dollars (G$) de titres pour générer du capital.
La Caisse, brisant son proverbial vœu de silence, a répliqué le lendemain avec un communiqué précisant que le montant cité par le Globe était beaucoup trop élevé (quand ce sont des Québécois qui crient et veulent en savoir plus, la Caisse se fait un devoir de ronfler; mais quand c’est le Globe…).
Oups!
Traduction libre, l’histoire du Globe est fondée.
Cela pourrait expliquer l’attitude du premier ministre Jean Charest qui a défendu le mutisme de la Caisse en campagne électorale. Il y a de bonnes chances que M. Charest connaisse les gaffes de la Caisse et c’est pour cela qu’il la protège.Rendre public le fiasco de la Caisse serait très mauvais pour l’image de M. Charest en pleine campagne électorale.
Imaginez : il protège la Caisse pour des raisons politiques alors que nous, savants scribes de la presse, avons protégé la Caisse lors des derniers jours pour la tenir à l’écart des pressions politiques.
Wow!
En réalité, j’admets mon erreur en voulant porter la Caisse au-dessus de la politique. J’ai fait preuve d’une grande naiveté (à mon âge, vous avez le droit de me lancer des tomates).
La réalité qu’on a de la misère à accepter, c’est que la Caisse EST une créature politique (une créature politique qui essaie de faire du placement).
La preuve : si on soustrait l’aspect politique (incluant la partie loufoque de sa mission qui dit qu’elle contribue au développement économique du Québec) on peut facilement remplacer le travail de la Caisse par des produits indiciels (et sauver des millions de dollars).
Côté placement, les gestionnaires de la Caisse au fil des ans ont mordu dans toutes les bulles; ils ont été de toutes les modes et les résultats ont toujours été les mêmes : fiasco après fiasco.
Qu’en pensez-vous ?
05 mars, 2008
Pourquoi payer deux fois pour le même service?
Dans une note économique, l’IÉDM propose d’utiliser les péages pour financer la construction et l’entretien des routes du Québec. J’adhère pleinement à cette recommandation. L’application du principe « utilisateur-payeur » est aussi valable pour le réseau routier que pour tout autre bien ou service. Il responsabilise les consommateurs et respecte les choix de chacun. Toutefois, il est inacceptable qu’au nom de ce principe on fasse payer l’utilisateur deux fois.
Les sommes payées par les automobilistes (taxes sur l’essence, TVQ, TPS, permis de conduire, frais d’immatriculation) sont plus que suffisantes pour financer le réseau routier québécois. Depuis 30 ans les contributions des automobilistes au budget consolidé des gouvernements provincial et fédéral excèdent les investissements que ceux-ci font dans le réseau routier. En 2007-2008, les automobilistes ont contribué près de 3 000 M$ (1) au revenu du gouvernement québécois et près de 1 300 M$ au gouvernement fédéral. Pourtant, Québec a investi seulement 2 213 M$, incluant les contributions du gouvernement fédéral, dans ce même réseau. Les automobilistes paient déjà près de deux fois plus que ce que le gouvernement investit dans le réseau routier. Dans ces conditions, l’instauration de péage, sans réduire d’autant les taxes et le prix des permis, équivaut à payer deux et même trois fois pour le même service.
Bernard Mooney a raison de s’indigner du traitement réservé aux contribuables par les gouvernements.
(1) Voir ici
_________
Bernard Mooney, LesAffaires.com, le 4 mars 2008
Péage : le cochon de contribuable n’a pas fini de payer!
Il est évident que les gouvernements ne pourront résister à la tentation d'instaurer des péages.
Pas dans le but avoué d'investir dans les infrastructures. Mais dans le seul but d'aller chercher encore plus d'argent dans les poches profondes de ce cochon qu'est le contribuable!
Car il ne faut pas se leurrer. Si nos routes tombent en ruines, ce n'est pas parce que les gouvernements n'ont pas d'argent, ni parce que les contribuables ne paient pas assez.
Le contribuable moyen paie au bas mot 40 % de chaque dollar gagné et si on inclut tous les frais associés à la gouvernementite (permis de conduite, contribution au transport en commun, etc.), c'est probablement 50 %.
Tout cet argent ne suffit pas à entretenir nos infrastructures. C'est un gigantesque leurre que de prétendre que donner quelques milliards de plus réglera ce problème.
Ça fait combien d'années qu'on ajoute milliard après milliard dans notre système de santé ? Et il est encore en crise!
En théorie, le péage est une solution intelligente. Mais pas au Québec.
Bernard Mooney
Les sommes payées par les automobilistes (taxes sur l’essence, TVQ, TPS, permis de conduire, frais d’immatriculation) sont plus que suffisantes pour financer le réseau routier québécois. Depuis 30 ans les contributions des automobilistes au budget consolidé des gouvernements provincial et fédéral excèdent les investissements que ceux-ci font dans le réseau routier. En 2007-2008, les automobilistes ont contribué près de 3 000 M$ (1) au revenu du gouvernement québécois et près de 1 300 M$ au gouvernement fédéral. Pourtant, Québec a investi seulement 2 213 M$, incluant les contributions du gouvernement fédéral, dans ce même réseau. Les automobilistes paient déjà près de deux fois plus que ce que le gouvernement investit dans le réseau routier. Dans ces conditions, l’instauration de péage, sans réduire d’autant les taxes et le prix des permis, équivaut à payer deux et même trois fois pour le même service.
Bernard Mooney a raison de s’indigner du traitement réservé aux contribuables par les gouvernements.
(1) Voir ici
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Bernard Mooney, LesAffaires.com, le 4 mars 2008
Péage : le cochon de contribuable n’a pas fini de payer!
Il est évident que les gouvernements ne pourront résister à la tentation d'instaurer des péages.
Pas dans le but avoué d'investir dans les infrastructures. Mais dans le seul but d'aller chercher encore plus d'argent dans les poches profondes de ce cochon qu'est le contribuable!
Car il ne faut pas se leurrer. Si nos routes tombent en ruines, ce n'est pas parce que les gouvernements n'ont pas d'argent, ni parce que les contribuables ne paient pas assez.
Le contribuable moyen paie au bas mot 40 % de chaque dollar gagné et si on inclut tous les frais associés à la gouvernementite (permis de conduite, contribution au transport en commun, etc.), c'est probablement 50 %.
Tout cet argent ne suffit pas à entretenir nos infrastructures. C'est un gigantesque leurre que de prétendre que donner quelques milliards de plus réglera ce problème.
Ça fait combien d'années qu'on ajoute milliard après milliard dans notre système de santé ? Et il est encore en crise!
En théorie, le péage est une solution intelligente. Mais pas au Québec.
Bernard Mooney
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