Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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24 septembre, 2013

La réflexion du jour

Le Québec n'est pas la Grèce, mais à long terme, nous peinons à imaginer un retour à l'équilibre budgétaire, dans un contexte d'important endettement des ménages et de prix immobiliers élevés. Si nous accusons constamment des déficits, la dette poursuivra son ascension. Elle finira par inquiéter les agences de notation qui forceront une augmentation des taux, causant ainsi un cercle vicieux. --- Les investigateurs financiers

23 octobre, 2012

La réflexion du jour

Un entrepreneur qui réussit dans un pays n'a pas de dettes envers celui-ci. Il a dû assumer des risques au départ, soit en empruntant, ou en finançant son projet avec son propre argent. Par la suite, son entreprise a payé de l'impôt et a créé des emplois. On pourrait donc aussi affirmer le contraire : le pays est redevable face aux entrepreneurs!--- Les investigateurs financiers

Le chiffre du jour : 20 %

Tout récemment, l'embouteilleur Coca-Cola Hellenic, détenu à 23% par le grand fabricant de la populaire boisson gazeuse Coca-Cola, déménage son siège social. L'entreprise quitte la Grèce pour s'installer en Suisse, et son titre sera dorénavant inscrit à la bourse de Londres. Or, ce titre à lui seul représentait environ 20% de la valeur boursière grecque.

(NDLR C'est ce qui attend le Québec si les politiciens continuent d'ignorer l'environnement économique dans lequel nous évoluons.)

31 mai, 2011

La réflexion du jour

Il souligne que la crise européenne n'est pas causée par les spéculateurs et le système capitaliste. Il pointe plutôt du doigt les gouvernements et les instituts de réglementation. En effet, les gouvernements ont emprunté à outrance, et les autorités ont encouragé les banques à prêter à ces mêmes gouvernements! Les investigateurs financiers

25 janvier, 2011

La réflexion du jour

Bref, les restrictions (NDLR : réglementations) entraînent souvent des effets indésirables. Nous pensons qu'il vaut mieux encourager une saine compétition, en favorisant les compétiteurs les plus faibles, afin qu'ils puissent affronter les joueurs les plus forts. Mais trop souvent, tenter de punir les plus forts constitue l'option la plus populaire auprès du public! On préfère la coercition aux incitatifs, malgré le fait que ces derniers exercent un effet bien plus puissant et efficace à long terme.--- Les investigateurs financiers

27 février, 2010

La réflexion du jour

........l'enseignement des finances personnelles pourrait être un investissement fort rentable pour la société.

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Et si vous pensez qu'à 10 et 11 ans, les enfants sont trop jeunes pour ce genre d'enseignement, et bien vous pourriez être surpris. L'un d'entre nous donne des séminaires gratuits à une école primaire, et fait participer des jeunes de cet âge à un jeu sur la bourse. Les élèves arrivent à comprendre ce qu'est un dividende et même comment calculer et se servir du ratio ''cours-bénéfice'' (ce que bien des adultes ignorent). Avec un peu de volonté, il est possible de faire beaucoup pour assurer un meilleur avenir pour la prochaine génération. ---- Les investigateurs financiers

30 juin, 2009

Même les riches doivent se responsabiliser

La vie des gens riches : une nouvelle ère commence

Les Investigasteurs Financiers, lesaffaires.com, 30 juin 2009 à 11h42

Nous avons beaucoup évolué depuis le temps où seuls les rois et les gens nobles étaient riches. Il n'y a pas si longtemps, il était difficile de se frayer un chemin pour atteindre la prospérité si on était issu d'une famille pauvre. Les rois avaient l'habitude de faire couronner leurs enfants, et ces derniers, leurs propres enfants. La monarchie se transmettait de générations en générations.
De nos jours, l'accès à la richesse s'est étalé à toutes les couches de la société. Les personnes ambitieuses et travaillantes peuvent aspirer au statut de ''riche''. Et ce qui est encore plus intéressant, c'est que nous assistons à une conscientisation des riches qui tend davantage vers la répartition des richesses.

Autrefois, il y a des dizaines d'années, beaucoup de pays se tournaient vers le communisme et le socialisme afin d'assurer une subsistance minimale à toute la population. L'idée était simple : le gouvernement gère et possède tout. Ensuite, il redistribue cette richesse de façon équitable.

Malheureusement, bien que l'idéal de cette pratique ait été noble et logique en apparence, les résultats quant à eux ont presque toujours été catastrophiques. Le gouvernement s'enrichissait, et constituait trop souvent l'équivalent de la monarchie d'antan. Il prétendait redistribuer les richesses, mais en réalité, il se les appropriait et formait un cercle fermé de puissants individus qui vivaient dans la corruption et l'extorsion. Le peuple restait pauvre. Et comme il était difficile de s'enrichir sans faire partie de ce cercle fermé, on tuait systématiquement l'ambition. Pourquoi faire autant d'efforts alors que la majorité des gains vont au gouvernement? Par conséquent, la production total du pays s'en retrouvait significativement diminuée. La chute du mur de Berlin en 1990 apporta beaucoup d'informations quant à l'efficacité des deux économies. L'Allemagne de l'Ouest, sous le système du capitalisme, affichait un taux de production par capita beaucoup plus élevé que l'Allemagne de l'Est, qui affectionnait le communisme.

Qu'en pense la population? Et bien, rappelons-nous que si vous étiez né dans un pays communiste, il vous était interdit de quitter le pays. Par contre, si vous habitiez dans un pays capitaliste, vous aviez le droit de voyager. Cette réalité, à elle seule, nous en dit long sur les limites du système communiste. Lorsqu'il faut interdire les citoyens d'émigrer, c'est inquiétant!
Mais, voyons les choses positivement : le communisme s'est avéré une tentative de ramener les inégalités sociales à des niveaux plus raisonnables, alors que dans le temps des rois, les paysans n'avaient aucun droit.

On dit du capitalisme qu'il est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres. Que peut-on faire de plus pour améliorer le partage des richesses? (Remarquez que l'on dit ''capitalisme'' alors qu'en réalité, les systèmes en occident sont davantage ''mixtes'' que purement ''capitalistes''.) Et bien, Warren Buffett semble apporter une réponse bien intéressante. Il s'agit de la responsabilisation des riches.

Bon, nous entendons déjà d'ici des commentaires du genre ''c'est facile de donner lorsque l'on est riche'' ou encore ''les riches donnent pour bien paraître''. Mais arrêtons de juger pendant un instant. Il n'est pas facile de donner lorsque l'on est riche, si l'on regarde comment les fortunes ont tendance à se transmettre de générations en générations. Il est commun pour un milliardaire de rendre ses enfants riches, simplement parce qu'ils sont ses descendants. C'était comme cela avec les Rockefeller, les Péladeau, les Walton, etc.

Warren Buffett a toujours pensé que c'était une mauvaise idée de léguer sa fortune à ses enfants. Pourquoi en faire des milliardaires? Qu'accompliront-ils de bien avec tout cet argent? S'en serviront-ils sagement? Bref, Warren a voulu agir autrement que la majorité des riches de sa génération. Il n'y aura pas d'empire ''Buffett'' qui se poursuivra éternellement, ou jusqu'à ce que les héritiers dilapident leur argent bêtement. Il avait l'habitude de dire : ''ce n'est pas parce que vous êtes nés dans le bon utérus que vous devriez être plus choyés que les autres''.

Il a donc décidé de léguer presque toute sa fortune à des oeuvres de charité. Et voici ce qu'il a fait de particulier : il est en train de remettre, sur plusieurs versements, 1 milliard de dollars à chacun de ses enfants. Cet argent doit servir uniquement pour venir en aide à l'humanité. Ses trois enfants ont donc chacun une ou plusieurs fondations, dans lesquelles ils doivent trouver des moyens d'aider le plus efficacement possible, pour des causes en lesquelles ils croient.

Howard Buffett, l'aîné, a choisi l'agriculture en Afrique. Il cherche à combler la faim sur ce continent en élaborant des systèmes d'agriculture viables sur ces terres, tout en apprenant au peuple comment s'autosuffire. Il doit donc aller sur le terrain souvent (en Afrique). Il voit par lui-même la misère et l'extrême pauvreté. Il s'en est fait une vocation.

Voici une vidéo qui traite de son travail : http://www.marketwatch.com/video/asset/howard-buffetts-battle-against-african-famine/5E27627B-B91D-4300-BECA-97CF87DDB015

Peter Buffett quant à lui, est musicien, mais voue du temps à sa fondation, la Novo Foundation. Lui et sa femme s'attaquent principalement aux injustices subies par les femmes à travers le monde. Ils croient que d'importantes transformations auront lieu dans plusieurs sociétés lorsque ces inégalités disparaitront. Ils gagnent chacun 30 000$ par an, à travers la fondation. Ce n'est donc rien pour mener une vie de luxe! Et l'on sait bien que Warren Buffett n'est pas du genre à donner de l'argent à ses enfants (à l'exception des causes humanitaires).

Quant à Susan Buffett, elle s'occupe de la fondation de son père, de la sienne (Susan A. Buffett Foundation) et de Girls Inc. Elle tente d'aider les gens localement, dans son entourage, contrairement à Howard Buffett qui voyage en Afrique.

M. Buffett semble avoir une grande influence sur Bill Gates, dont la fortune équivaut à la sienne. M. Gates a adopté la philosophie de Warren, qui consiste à donner aux gens dans le besoin plutôt qu'à ses propres enfants. Il détient sa propre fondation ''The Bill & Melinda Gates Foundation''. Il y consacre beaucoup de temps maintenant, alors que Microsoft prend de moins en moins de place dans sa vie. Si toutes les personnes riches adoptaient une telle attitude, il est certain que notre monde changerait.

Nous croyons que ce phénomène prendra de l'ampleur. Warren Buffett aura été l'instigateur de ce courant de pensée, et déjà, il influence de plus en plus de personnes. Et heureusement! À eux deux (Gates et Buffett), ils ont 100G$ à offrir. Si vous pensez qu'avec 100G$ vous pouvez accomplir des miracles, détrompez-vous. Comparativement aux besoins planétaires, c'est une goûte d'eau. La clé consiste à utiliser cet argent pour démarrer des projets qui finiront par s'auto-financer. En Afrique par exemple, il s'avère crucial d'impliquer le gouvernement et de le responsabiliser. Actuellement, la corruption prévaut, et plus vous envoyez d'argent en Afrique, plus vous nourrissez le pouvoir de la corruption. Dans bien des cas, l'argent des donateurs d'ici ne se rend pas aux personnes visées. Il est souvent intercepté.

Les Gates vont régulièrement sur le terrain pour voir de leurs propres yeux comment se déroulent les projets. Et encore plus important, ils négocient avec les gouvernements. Le but de l'exercice consiste à inciter les pays en voie de développement à s'organiser et à se prendre en mains. De simples dons envoyés de façon aléatoire ne serviraient à rien. On pourrait presque dépenser 100G$ sans en ressentir aucun impact. Les États-Unis ont injecté plusiseurs billions (1000 milliards) de dollars dans leur économie pour contrer la crise, et il semble que ce ne soit même pas suffisant jusqu'à maintenant. Imaginez combien cela prendrait pour soutenir une population trois fois plus nombreuse, et dont les besoins sont beaucoup plus élevés!

03 avril, 2009

Éducation économique et financière

Dans une société moderne, une connaissance minimum des principes fondamentaux d’économie et de finance sont aussi nécessaires que de savoir lire, écrire et compter.

Un sondage sur les connaissances financières pratiques de Visa Canada révèle que parler d'argent à la maison prépare mieux les étudiants à l'autonomie financière. Quatre étudiants interrogés sur cinq, qui parlent de planification financière, sont plus susceptibles d'établir et de tenir un budget.

L’expérience rapportée dans le texte des Investigateurs financiers souligne aussi l’importance de transmettre aux enfants des notions d’économie et de finance.

Malheureusement, les parents ne sont pas tous outillés pour transmettre ces connaissances à leurs enfants. Malgré cela, les bureaucrates du ministère de l'Éducation n’ont pas jugé utile d’inclure des cours d'éducation en économie et finance dans le curriculum scolaire.

Les gourous du ministère prétendent que le système d’éducation doit donner à tous les enfants une chance égale de réussir. Pourtant, en éliminant les cours d’économie et de finance, le système désavantage un pourcentage important des enfants. Ceux dont les parents n’ont pas la capacité/possibilité de transmettre ces notions à leurs enfants.
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1 avril 2009 à 12h13
Éduquer son enfant sur les finances
Les investigatuers financiers, LesAffaires.com

Un rapport produit par Équifax vient d'être rendu public hier. Il conclut que les Québécois peinent de plus en plus à payer leurs factures. C'est particulièrement vrai à Montréal, où le taux de défaillance des consommateurs a connu la plus forte progression au Canada récemment. Le taux de défaillance réfère aux comptes non payés sur 90 jours et plus.

Certes, la crise commence à faire effet au Québec, mais outre les pertes d'emplois, le taux d'endettement et le faible taux d'épargne des ménages explique en bonne partie pourquoi beaucoup de gens gèrent difficilement leurs finances. Mais la question est de savoir pourquoi les Québécois, comme beaucoup d'autres citoyens de partout à travers le monde, s'endettent-ils et épargnent si peu?

L'éducation y est certainement pour quelque chose. L'un de nous a testé un jeu de bourse auprès de trois enfants, âgés de 7 à 10 ans. Il s'agit d'un jeu ressemblant au Monopoly, mais dans lequel le hasard est presqu'inexistant (pas de dés ou de cartes de chance). Il était possible d'acheter 30 entreprises très connues, comme Couche-Tard, McDonald's, General Electric, etc. Le but du jeu était évidemment de faire le plus d'argent possible.

Deux des trois enfants avaient déjà reçu une éducation ''financière'', puisque les parents oeuvrent dans le domaine financier. Quant au troisième, il est issu d'une famille à revenus modestes, mais a reçu une bonne éducation en général. Et c'est l'attitude de ce dernier pendant le jeu qui est frappant. Appelons-le Xavier.

Allons-y de deux exemples concrets. Lorsque Xavier eut l'occasion d'acheter des parts de Burger King, sa réaction fût instantanée : ''C'est horrible ce qu'ils mettent dans leur viande''. Il a donc fallu expliquer que la compagnie répond à une certaine demande, et qu'il faut se concentrer sur la profitabilité de l'entreprise, et non sur la nature du produit pour remporter la partie. Et bien, rien à faire! Il n'était pas question d'acheter des parts d'une entreprise servant de si mauvais hamburgers!

Au tour de Jean Coutu. Xavier refusa d'acheter des parts sous prétexte que les acheteurs étaient uniquement des femmes. Lorsqu'il regarda le logo de la chaîne de pharmacies québécoises, on pouvait détecter un certain dédain. Quant aux deux autres enfants, les questions ressemblaient davantage à ''est-ce que c'est une entreprise qui fait beaucoup d'argent?'''.

Pourquoi la réaction de Xavier était-elle si différente de ses adversaires? Et bien, nous soupçonnons fortement l'influence des parents. Si vous vous promenez sur la rue, et que vous expliquez à vos enfants en passant devant Wal-Mart que ce dernier est un monstre, qu'il exploite de pauvres gens à l'étranger, il y a fort à parier qu'en grandissant ils développeront une image négative des grandes sociétés. Ils pourraient alors être plus réticents à y investir, et pire même, fermer leur esprit chaque fois qu'ils entendent parler d'argent.

Parfois, il peut s'agir de simples commentaires à apparence inoffensive émise par un parent (comme la remarque sur Jean Coutu, dont nous soupçonnons particulièrement l'influence du père). Si un enfant enregistre la phrase suivante ''c'est juste des femmes qui achètent là!'', et qu'à d'autres moments, il entend des farces à connotation négative sur la femme, il y a fort à parier qu'il effectuera de drôles associations dans sa tête.

Bref, il ne s'agit que d'un enfant et d'un jeu, mais on peut constater que son environnement l'influence à rejeter du revers de la main des opportunités d'apprendre les finances. C'est pourquoi nous pensons qu'en tant que parent, il nous est possible de faire une grande différence en leur donnant le goût d'épargner et d'investir, et ainsi éviter de connaître le mauvais sort qu'ont expérimenté un nombre incroyable de ménages en Amérique du Nord ces deux dernières années.

20 mars, 2009

Nous fonçons tête baissée dans le mur!

Les investigateurs financiers ont raison de s'indigner devant autant d'irresponsabilité de la part de nos politiciens. Le ton peut paraître humoristique, mais c'est malheureusement le triste sort qui nous attend.
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Finances publiques 101 : comment réduire sa marge de manoeuvre
Les investigateurs financiers, Les Affaires.com, 20 mars 2009 à 09h57

Voici ce qui a été fait pour s'assurer que la marge de manoeuvre du Québec soit réduite au minimum.

Tout d'abord, une augmentation de la TVQ devrait aider à encourager le travail au noir. Vous vous en doutez bien : plus la taxe est élevée, plus il est tentant pour le consommateur de payer en argent comptant (sans facture) tout travail qu'il fait exécuter chez lui. Les deux parties y gagnent. Le contracteur ou le travailleur ne paie pas d'impôts, et le client ne paie pas de taxes.

Cependant, peut-être qu'augmenter la charge fiscale de la classe moyenne aurait eu un meilleur impact, afin de décourager le travail (les heures supplémentaires, tout particulièrement). Ainsi, on s'assurerait que le nombre de cotisants au RRQ diminue, et on contribuerait ainsi à l'épuisement des quelques réserves qui nous restent pour assurer le paiement des bénéfices aux retraités.

Les coûts de santé ont agmenté à 27G $, ce qui représente 44% de notre budget. Nous sommes sur la bonne voie pour dépasser les 50%. Quant à l'éducation, les dépenses sont fixées à 14.4G, soit une augmentation de 3.5%. Une augmentation de 20% aurait été plus percutante. On devrait idéalement rendre totalement gratuit l'accès à l'éducation, et pourquoi pas, payer les étudiants pour aller à l'école. Ainsi, on encouragerait plus de gens à étudier ici, pour qu'ensuite ils déménagent ailleurs (extérieur du Québec) afin de payer moins d'impôts lorsque leurs revenus sont élevés.

Quant à la dette, on doit tenter de battre des records. Il est commun pour nos gouvernements ou certains partis de comparer notre dette à d'autres pays qui ont fait pire (il serait stupide de se comparer à mieux lorsque l'on peut se comparer à pire). Alors, pourquoi ne pas tester jusqu'où nous pouvons aller sans faire faillite? Qui sait, peut-être que nous éviterons la faillite et que nous serons cités en exemple plus tard? D'autres pays s'endetteront davantage et l'on dira ''consolons-nous, au Québec, c'était pire''.

L'Irlande a déjà laissé monter sa dette à plus de 100% de son PIB dans le passé, avant de procéder à des changements drastiques. Comme nous en sommes à peine à 50% du PIB, nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir! Mais ne nous inquiétons-pas. M. Charest et sa ministre des finances ont prévu un mécanisme qui nous aidera à atteindre notre objectif. Ils ont éliminé une loi qui avait été mise en place par M. Lucien Bouchard à la fin des années 90, qui prévoyait que tout déficit devait être remboursé éventuellement. Ainsi, les déficits que nous absorberons jusqu'en 2013 ne seront pas remboursés, ce qui nous permettra de laisser monter la dette. Sans l'élimination de cette loi, il nous aurait été impossible de songer à battre un record de dette d'ici 10 ou 15 ans.

Un facteur rassurant pourrait nous permettre de réduire considérablement notre marge de manoeuvre dans le futur. Il s'agit des taux d'intérêt. Malheureusement, il n'est pas cher actuellement d'emprunter. Le service de la dette (coût des intérêts) est d'environ 7G$ par année. Si notre dette s'élève à 170G et que les taux d'intérêt montent à 9%, nous auront un coût total de 15G. Nous aurons donc un déficit supplémentaire de 8G par année sur lequel on peut compter pour augmenter davantage la dette. Ainsi, chaque année, les coûts augmenteront, et une spirale d'endettement sera enclenchée. Si l'agence de crédit Moody's abaisse notre cote, il sera encore plus facile de hausser ces coûts, et de voir jusqu'où nous pouvons aller avant de faire défaut.

Actuellement, des cotisations de plus en plus importantes sont prévues pour le fonds des Générations. Il s'agit de l'argent que nous remettons à la Caisse de Dépôts au lieu de rembourser la dette. Nos actifs à la Caisse ayant beaucoup fondu, il faut bien donner quelque chose à investir pour M. Michael Sabia.

Avec de telles mesures, nous avons pleinement confiance que la marge de manoeuvre du Québec sera réduite au minimum. Si vous avez d'autres idées pour accélérer le processus, partagez-les avec nous!

09 décembre, 2008

Relance économique ou immobilisme bureaucratique?

Sous prétexte de relancer l’économie, les gouvernements provincial et fédéral vont subir d’immenses pressions pour augmenter leurs dépenses. Comme si cela était nécessaire, les faiseurs d’opinion, à quelques exceptions près, supplient les politiciens de faire fi du déficit zéro. Il n’en fallait pas plus pour que les gouvernements se lancent dans une orgie de gaspillage qui grèvera les finances publiques pour des générations à venir.

Comme le souligne les investigateurs financiers, dans le texte ci-après, on peut justifier d’emprunter pour investir dans des projets qui génèrent des revenus : hydro-électricité, autoroutes à péage, etc. Toutefois, le retour aux déficits pour financer les dépenses courantes est simplement irresponsable.

La relance risque de produire de nouvelles règles et de créer de nouveaux programmes de subventions complexes et qui deviendront permanents. Pourtant, les exemples ne manquent pas pour démontrer que l’économie a besoin de règles simples et surtout adaptées au contexte actuel.

L’embauche de quelques milliers de fonctionnaires alourdira la fonction publique, alors qu’il faut plutôt l’alléger. La lourdeur de la fonction publique québécoise impose un fardeau fiscal exagéré. Les rigidités règlementaires qui en découlent immobilisent l’économie au lieu de la stimuler.Le meilleur moyen de faire face à la présente crise c’est de simplifier la vie des entrepreneurs et leur donner envie de créer et d’embaucher face à des consommateurs hésitants. Il faut donc, simplifier et actualiser la règlementation et alléger les structures coûteuses et inefficaces de la fonction publique qui étouffent les entreprises. Bref, tous ce dont les politiciens n’abordent pas vraiment dans les plans de relance qu’ils proposent.
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Le Québec : en déficit depuis 2001

Les investigateurs financiers, LesAffaires.com, 5 décembre 2008

Un article intéressant publié dans le journal ''Finance et Investissement'' traite du déficit du Québec tel qu'estimé par l'agence de crédit DBRS (Dominion Bond Rating Service), disant que nous sommes en déficit depuis 2001. Selon cette agence, les déficits ont été de 6.4G, 2.8G, 1.6G, 2.6G et de 3.4G pour les 5 dernières années respectivement. Comment en arrive-t-elle à cette conclusion?

Les dépenses en immobilisations (principalement les infrastructures) sont considérées dans leurs calculs, alors que le gouvernement québécois les exclue. Ces dépenses font augmenter la dette totale. En théorie, on pourrait emprunter 100G et le dépenser dans les infrastructures, et ainsi respecter la règle du déficit zéro. Est-il juste de ne pas inclure ces dépenses dans nos résultats?

Et bien, nous croyons qu'il est correct de ''capitaliser'' une dépense lorsque celle-ci sert à procurer un revenu. Par exemple, si on achète une voiture pour la louer, on peut amortir cet achat sur plusieurs années, puisque la voiture servira à générer un revenu. Cette façon de faire est logique. On associe les dépenses aux revenus, afin de calculer le profit chaque année.

Mais qu'en est-il d'une dépense ne servant pas à générer un revenu? Prenons l'exemple d'un individu propriétaire d'une maison. Si les aqueducs sous son terrain doivent être changés, et qu'il doit débourser 25 000$, peut-on dire qu'il a investi 25 000$? Ou est-ce réellement une dépense qui diminuera sa valeur nette? Un pays peut bien investir dans ses infrastructures, mais comme celles-ci ne génèrent point de revenus, on doit les considérer comme des dépenses. La situation serait fort différente s'il s'agissait d'une autoroute comme la 407 en Ontario, détenue en partie par SNC-Lavalin. Comme la société charge un droit de passage sur l'autoroute, on peut amortir le coût de la construction de celle-ci afin d'étaler les dépenses par rapport aux revenus. On peut ainsi facilement calculer quel sera le profit.

Par le passé, certaines dépenses étaient justifiées par la croissance de la population. C'est le piège dans lequel bien des gouvernements sont tombés. Dépensons maintenant, afin de récolter une multitude d'impôts plus tard. Cependant, même avec une forte immigration, nous peinons à assurer la croissance de la population. Nous devons aujourd'hui remplacer nos vieilles infrastructures, mais hélas! Nous n'avions pas prévu le coup : aucun épargne n'a été mis de côté dans le passé pour prévoir leur remplacement! Avec un gouvernement qui change tous les quatre ans, on ne peut pas compter sur lui pour adopter une vision à long terme. Nous devons nous prendre en main!

05 décembre, 2008

La Caisse : Il faut laisser le choix aux Québécois

La Caisse de dépôt, étant un monopole d’État, sera toujours exposée à l’ingérence des politiciens. J’en veux pour preuve son histoire récente et le discours des chefs de parti dans la campagne en cours.

L’argent que les Québécois déposent dans leur régime de pension est la propriété exclusive des cotisants. Il doit être géré en respectant toutes les règles régissant les régimes de pension privés. L’utilisation de cet argent à des fins politiques, sans avoir obtenu au préalable l’assentiment de chaque cotisant, équivaut à une expropriation.

En pratique, il n’est pas possible d’obtenir l’assentiment de millions de cotisants chaque fois que le gouvernement intervient dans les affaires de la Caisse. Une approche plus pratique, consisterait à permettre aux Québécois qui le désirent de déposer leurs cotisations dans des fonds de pension privés. Ainsi, les Québécois qui favorisent l’interventionnisme continueront de déposer leurs cotisations à la Caisse. Les autres auraient l’option de transférer leur actif dans le fond de pension privé de leur choix.
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La Caisse de Dépôt: une cotisation forcée
Les investigateurs financiers, Les Affaires.com, 3 décembre 2008

Beaucoup d'intervenants des marchés financiers se plaisent à critiquer la Caisse Dépôt. Cette dernière est blâmée d'avoir mal géré les actifs de la plus grande caisse de retraite des Québécois. Pour vous mettre dans le contexte, la Caisse gère des placements à la hauteur de 223G $. Elle bénéficie d'un certain effet levier (vente à découvert, emprunts). La valeur nette est de 155G $. Avec l'effet levier, les résultats paraissent mieux lorsque ça va bien, et pires lorsque ça va mal.

Avec les marchés que l'on connaît actuellement, il n'est pas étonnant que les rendements soient mauvais. Il ne s'agit pas d'une surprise. Certains disent que la Caisse spécule sur ses investissements. Si la Caisse spécule, et bien une tonne de gestionnaires spéculent également. Mais la Caisse sera souvent sous la loupe des critiques, car il s'agit machine politique, quoiqu'en disent les politiciens.

Il y a deux ans, M. Charest décida de s'attaquer à la dette du Québec. Nous adorions cette idée. Cependant, au lieu de rembourser directement la dette, il a mis en place le Fonds des Générations, à raison de quelques 500M $ par année. Cet argent a été investi à la Caisse de Dépôt. Nous avons beau étudier cette décision sous tous ses angles, il s'agit bel et bien d'un levier financier à saveur politique. En procédant ainsi, on augmente davantage le risque pour le Québec. Si les rendements sont négatifs comme actuellement, l'impact est horrible. On peut facilement transformer un -30% en perte totale. Dans le cas contraire, un rendement positif aurait été multiplié. Est-ce une forme de spéculation, quand on sait que le Québec a failli se faire décoter par l'agence Moody's il y a quelques années par rapport à sa dette?

En remettant 500M $ à la Caisse chaque année, on veut probablement faire plaisir à leurs dirigeants. D'où l'idée que les politiciens s'ingèrent dans les affaires de la Caisse. Cependant, notre plus grande critique se situerait plutôt à l'endroit du RRQ (régime des rentes du Québec).

Comme vous le savez déjà sûrement, tout l'argent (environ 34G$) du RRQ est géré par la Caisse. En tant que Québécois, nous sommes ''obligés'' de cotiser. Sur un salaire de plus de 40 000$, c'est environ 4000$ pour les travailleurs autonomes, et 2000$ pour les employés (l'autre 2000$ étant payés par l'employeur) . Que nous soyions satisfaits ou non du travail de la Caisse, nous sommes obligés de nous soumettre à cette cotisation. Qui plus est, il est très incertain que nous puissions en bénéficier un jour. Les réserves du régime sont trop basses. Les cotisations des travailleurs équivalent aux bénéfices payés aux retraités actuellement. Donc, imaginez : moins de travailleurs, plus de retraités, des rendements négatifs dans la réserve...

La réserve équivalait à environ 4 ans de cotisation l'an dernier. Combien est-ce aujourd'hui? 3 ans? Est-ce que ce sera 2 ans l'an prochain?

Bref, nous devrions logiquement cesser de critiquer les rendements de la Caisse. Mais nous pensons que nous devrions avoir le choix, en tant que Québécois, de contribuer ou non. Nous sommes dans un pays libre après tout?

25 novembre, 2008

Finance 101

L’histoire que nous raconte Les Investigateurs financiers est fascinante. Elle démontre qu’il est primordial d’inculquer des concepts d’économie et de finance dès le plus jeune âge. Il est beaucoup plus difficile de transmettre ces concepts à des adultes.

Pourtant, les gourous du MÉLS, faisant preuve d’une sagesse quasi infinie, ont excluent l’enseignement des notions d’économie et de finance des curriculums.
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Les pauvres et le millionnaire

Les Investigateurs financiers, Les Affaires.com, 24 novembre 2008

Voici une histoire vraie. Elle nous vient d'un individu de 35 ans que l'on connaît bien. Appelons-le ''le millionnaire'', puisque sa valeur nette a récemment atteint ce montant. Le millionnaire travaille dans l'immobilier. Il s'occupe de ses immeubles et de ceux de personnes proches. Son plan est simple : accumuler les actifs et vivre en dessous de ses moyens.

Le millionnaire emploie une dizaine de personnes, que nous appellerons ''les pauvres''. Ses employés, les pauvres, s'occupent de la rénovation des immeubles qu'il détient. Lorsque l'heure du dîner sonne, tout le monde mange ensemble, y compris le millionnaire. Fait étonnant : alors que tout le monde s'achète une pointe de pizza, des boissons gazeuses ainsi que divers articles alimentaires au restaurant ou au dépanneur du coin, M. le millionnaire mange le dîner qu'il a apporté. Ce dernier est le seul du groupe à manger un dîner préparé à la maison. Qui plus est, il est le seul à apporter ses propres collations, alors que durant les pauses, les pauvres s'empressent de courir au dépanneur.

Les pauvres lui ont donc posé la question : ''Pourquoi apportes-tu ton dîner? Tu as les moyens d'aller manger dans les meilleurs restaurants si tu en as envie''. Le millionnaire rétorque alors : ''C'est justement parce que j'apporte mon dîner que je suis riche aujourd'hui''.

Parmi les pauvres, certains ont des problèmes de jeux, causant des différents dans leur famille. D'autres se plaignent d'être toujours sans le sou. Touché par cette triste réalité, le millionnaire décida de leur inculquer quelques notions de finances, en leur montrant comment ils pourraient économiser. Il acheta donc en grosse quantité des boissons gazeuses ainsi que des cigarettes. Il leur dit : ''Pour le Pepsi et vos cigarettes, vous n'avez plus à aller au dépanneur. Je vous les offre dans la salle à manger au même prix. Cela vous évite donc un déplacement''. Contents, les pauvres achetèrent ces deux articles directement du millionnaire.

Un mois plus tard, le millionnaire s'assied avec eux, et leur montre combien il a gagné en achetant les articles dans les épiceries pour ensuite les revendre à eux au prix du dépanneur. Il leur dit : ''Tout ce que j'ai gagné, vous auriez pu l'économiser et l'investir''. Quelle a été leur réaction? Et bien, les pauvres ont rétorqué qu'ils étaient des gens fiers, et qu'ils travaillent dur. Ils ont les moyens de se payer ce qu'ils veulent au dépanneur du coin.

Le millionnaire cessa immédiatement toute tentative d'expliquer pourquoi il est plus riche que ses employés. Alors les pauvres continuèrent d'acheter au dépanneur, et le millionnaire continua d'apporter son dîner tous les midis.

Cette histoire est tout à fait vraie! Évidemment, ce type de comportement est prévisible, car il est bien répandu. Mais chaque fois que nous en entendons parler, nous ne pouvons nous empêcher d'être surpris et attristés.

P.S.: au cas où vous vous demanderiez pourquoi le millionnaire apporte encore son dîner une fois son premier million atteint, c'est simplement parce qu'il vise 10 millions. Une autre bonne raison, c'est la qualité des aliments. Il est beaucoup plus facile de manger santé lorsque c'est préparé à la maison.

17 novembre, 2008

La règlementation a causé la chute de plus d’un empire

Par les temps qui court il est de bon goût de casser du sucre sur le dos du capitalisme. Pourtant, le capitalisme n’est pas plus coupable de cette crise que la médecine est coupable des maladies nosocomiales.

Quelles sont les vrais causes de la crise financière?

  • Primo, il faut blâmer l’interventionnisme politique et les agences de surveillance du système financier. Les premiers ont décrété des politiques de crédit irresponsables à des fins électoralistes. Les deuxièmes n’ont simplement pas fait leur travail;
  • Deuxio, il faut reconnaître que dans toute société il existera toujours des individus peu scrupuleux prêts à tout pour s’enrichir au détriment de la population;
  • Tercio, le comportement irresponsable d’un trop grand nombre d’individus qui croient que les autres sont responsables de leurs déboires.

Dans l’histoire du monde, aucune règlementation n’a pu empêcher les politiciens d’intervenir à des fins électoralistes, les bandits d’ignorer les règles ou les individus à se comporter de manière irresponsable. Par contre, bien des empires se sont écroulés sous le poids d’une règlementation sclérosante et trop lourde : l’Égypte, Babylone, Rome et plus près de nous l’ex-URSS.

Donc, si on tire les leçons pertinentes de l’histoire, il ne faut pas chercher une solution du côté d’une règlementation accrue. Il faut plutôt chercher à encadrer le rôle des gouvernements. C’est un défi immense que les politiciens perçoivent comme une menace. C’est pourquoi une telle réforme ne peut être initiée que par une révolte populaire.

On est encore loin de cette réalité. Il faut donc prévoir que l’Occident va continuer de s’enliser dans des régimes de plus en plus règlementés et sclérosant. Sous prétexte de corriger les lacunes à la source de la dernière crise, une nouvelle couche de règlementation servira de tremplin à la prochaine.
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14 novembre 2008 à 13h24

À mort le capitalisme?
Les investigateurs financiers, LesAffaires.com

Les dirigeants de plusieurs pays, dont la France et l'Australie, voudraient remettre en question la réglementation de l'industrie financière. Ils croient qu'un meilleur contrôle des institutions financières pourrait éviter une crise comme celle que l'on a connu. Aurait-on pu empêcher les méchantes banques de profiter de ces pauvres prêteurs, en les forçant à acheter une grosse maison? Était-il possible d'empêcher cette terrible torture que certaines institutions financières ont infligé à leurs clients en les incitant à se faire plaisir par le biais de leurs cartes de crédit?

C'est vrai. Les dirigeants se sont payés des salaires faramineux. L'avarice et la cupidité se sont emparés de ces institutions dont l'aggressivité à mené à cette crise. Mais en bout de ligne, qui est le décideur ultime? Est-ce le devoir de la banque de dire à son client : ''M. Untel, n'achetez pas cette maison. Vous n'en avez pas les moyens''. Nous savons très bien que dans une telle situation, le client s'empresse d'aller ailleurs pour obtenir son prêt. Le décideur ultime, celui qui devrait dire ''non'', c'est le client. Il est normal pour une entreprise de vouloir grossir son chiffres d'affaires, et d'embarquer dans la vague même si cette dernière mène à des situations frisant le ridicule. Même si l'aboutissement est fatal, pendant longtemps, de nombreux emplois ont été créés, et beaucoup d'impôts ont été payés. Personne ne s'en plaignait avant.

Ce ne sont pas les institutions financières qui devraient être assujetties à plus de règlements, mais bien le consommateurs. Par exemple, nous serions en faveur d'un épargne minimum forcé (au lieu d'avoir un régime comme le RRQ qui encourage les gens à laisser le gouvernement prendre soin de leur retraite). Une personne de 25 ans qui n'a pas de REER pourrait être forcée d'économiser 20 000$ avant d'acheter sa première maison. Ce montant serait en plus du 5% de mise de fonds (nous préférerions un plus haut taux, mais la SCHL garantit les prêts). Il est rare de rencontrer des jeunes de 18 ans commençant à épargner dans le but d'acheter une maison dans 5 ou 10 ans. Si ces jeunes n'avaient pas le choix, ils auraient tous un certain montant d'argent économisé.

Cet épargne serait plus élevé au fur et à mesure que la personne avance en âge. Par exemple, à 50 ans, il faudrait avoir un mininum de 500 000$. Cela paraît élevé, mais dans les années 70 ou 80, les gens avaient davantage d'argent sans le savoir. En effet, les fonds de pension pouvaient fournir des retraites équivalant à 50 ou 100 000$ annuellement. Par exemple, pour un montant de 50 000$ par année, il faudrait environ 865 000 dollars pour assurer ce revenu pendant 30 ans, avec une indexation de 2% et un rendement de 6% annuel. Ce montant ne comprend pas les autres avantages sociaux dont bénéficaient les travailleurs (médicaments et soins de santé).

Mais, nous le savons bien. Imposer de telles balises constituerait une atteinte aux droits et libertés. Alors, si on doit permettre aux gens de dépenser à outrance et s'endetter, pourquoi punir les institutions qui leur permettent de le faire? Il est vrai qu'un meilleur contrôle de l'information pourrait aider. Si les institutions annoncent leurs produits en omettant des caractéristiques importantes aux clients, il s'agit alors d'une mauvaise pratique qui doit être punie.

Donner plus de pouvoir aux gouvernements encouragerait davantage la corruption, puisque ces derniers pourraient se servir de ces nouveaux pouvoirs pour leurs fins personnelles (comme nous l'avons vu si souvent dans les sociétés communistes et socialistes). Et on peut comprendre pourquoi certains dirigeants profitent de cette crise pour tenter de changer la réglementation : il s'agit du temps idéal pour le faire, puisque les gens sont prêts à tout en retour d'un certain espoir qu'ils n'auront plus à vivre le cauchemar actuel.

Et les méchants dirigeants qui ont reçus des salaires démesurés? Nous sommes tout à fait contre, mais ce sont les actionnaires qui doivent s'indigner et protester. Les gestionnaires de portefeuille des grandes firmes de fonds mutels et de fonds de pension n'ont rien fait pour empêcher cela. Probablement parce que ces mêmes gestionnaires étaient grâssement payés, et que tout débat sur la rémunération aurait pu avoir un impact négatif sur leur propre rémunération. Alors, on revient encore aux petits investisseurs. Il faut s'intéresser à ses investissements! Il faut savoir où nos épargnes vont! Trop de gens ne s'en soucient guère, préférant penser que les grands de ce monde savent ce qu'ils font. Et bien oui, ils savent très bien ce qu'ils font! Ils profitent d'eux. Va-t-on se réveiller un jour, et cesser de penser que nos gouvernements ont la solution à tout?

P.S.: C'est un peu ironique, les propositions des dirigeants. Les banques n'osent plus prêter, et on veut instaurer des lois pour les empêcher d'exagérer. C'est un peu comme dire à un motocycliste qui serait devenu paraplégique suite à un accident dû à un excès de vitesse : ''Monsieur, nous vous interdisons d'aller à plus de 60 km/h dorénavant''.

17 mai, 2008

Wall-Mart contribue à réduire l’inflation

Dans leur texte, les Investigateurs Financiers expliquent comment Wall-Mart contribue à modérer les pressions inflationnistes.

Les banques centrales (la Fed aux É.-U., la banque du Canada, la BCE en Europe, etc.) surveillent de près les pressions inflationnistes. Lorsqu’elles deviennent trop agressives, elles augmentent les taux d’intérêts pour ralentir la surchauffe économique.

On peut donc conclure que Wall-Mart aide les banques centrales dans leurs efforts pour contrôler l’inflation. Toutefois, Wall-Mart est beaucoup plus efficace que les banques centrales. Celles-ci, en augmentant les taux d’intérêts, pénalisent les consommateurs. Au contraire, Wall-Mart réduit les prix des biens de consommation au profit des consommateurs.
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Les Investigateurs Financiers, LesAffaires.com
16 mai 2008 à 11h01

Wal-Mart : on le déteste, et l'aime inconsciemment.

Combien de fois avons-nous entendu dire que Wal-Mart est un gros monstre qui s'attaque aux petits commerçants, qui sous-paie ses employés et qui abrutit le consommateur avec sa marchandise bon marché? Au Québec, plus particulièrement, nombreux sont les anti-walmartiens qui affirment fièrement ne jamais magasiner à cet endroit.

Mais comme dans la plupart des situations, nous avons le revers de la médaille (cette fois-ci, nous avons commencé par le côté sombre). Depuis plusieurs années, nous bénéficions de bas taux d'hypothèque, d'un marché immobilier reluisant et d'une inflation basse. Cette dernière nous a permis de jouir de meilleurs rendements boursiers. Quand l'inflation est basse, notre rendement net est plus élevé. Par exemple, si vous faîtes 10% à la bourse, vous ferez environ 8% net une fois l'inflation escomptée. Aussi, une inflation minime permet aux banques de prêter à moindre coût : la location de voiture et les paiements hypothécaires coûtent moins cher. Il existe beaucoup d'avantages à maintenir l'inflation à un bas niveau. C'est pourquoi la Banque du Canada surveille cet élément de très près.

Et oui, remercions Wal-Mart! Elle est en partie responsable de notre bonne fortune. En achetant en Chine et en forçant les fournisseurs d'un peu partout à produire à meilleur prix, elle contribue à la diminution ou le maintien des prix sur beaucoup d'articles. En effet, Wal-Mart utilise une stratégie qui s'avérait peu commune dans le passé. Elle travaille avec ses fournisseurs pour les aider à trouver des façons de réduire leurs coûts d'opération. Ainsi, Wal-Mart peut acheter à meilleur prix, pour revendre aux consommateurs à meilleur prix. Cette pratique créé une nécessairement une pression à la baisse sur les prix un peu partout. Avec des ventes de plus de 300B de dollars par an, Wal-Mart exerce à n'en poins douter une influence non négligeable.

Au Canada, nous bénéficions grandement de leur philosophie : en voulant acheter tout à meilleur prix, Wal-Mart doit nécessairement s'approvisionner de produits de la Chine. Cette dernière a besoin de beaucoup de matières premières pour produire ces biens. Et le Canada a bénéficié de cette demande grâce à la hausse importante du coût des métaux entre autres.

Beaucoup d'autres commerces ont dû baisser ou stabiliser les prix afin de survivre. Si, en tant que consommateurs, nous étions tous prêts à payer beaucoup plus cher par question de principe (encourager l'économie locale ou inciter les détaillants à payer davantage les employés), le paysage financier serait tout à fait différent. Et nous pensons qu'il serait beaucoup moins rose qu'actuellement. Qu'en pensez-vous?