Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Nouvelle devise du dollar canadien : Un de perdu, dix d’empruntés. - Michel Beaudry

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29 juin, 2019

La réflexion du jour

Selon lui, si on a l’impression que les routes sont mal construites au Québec et qu’on n’en a pas pour notre argent, la faute en revient avant tout au gouvernement. « On fait du palliatif. On étend ça, c’est noir, on en fait long, mais on sait que c’est bon pour deux, trois ans parce que c’est ça qui nous est demandé. L’entrepreneur, c’est lui qui se fait battre, mais c’est un exécutant », dit-il.--- Jean-François Cloutier

28 juin, 2019

La réflexion du jour

Preuve que les Québécois sont parmi les contribuables les plus imposés au Canada, à partir d’aujourd’hui, ils vont être libres d’impôt. En fait, toutes les heures travaillées depuis janvier représentent le montant versé aux gouvernements pour l’année financière 2019.--- Jean-Michel Genois Gagnon

27 juin, 2019

La réflexion du jour

Pourquoi est-on si peu exigeant, si peu surveillant et si peu prévenant ? Parce qu’il n’y a pas de prix à payer, pas de conséquences négatives pour ceux qui sont théoriquement responsables. Un devis bancal ? Pas de conséquences. Un travail bâclé ? Pas de conséquences. Un entretien négligé ? Pas de conséquences.--- Joseph Facal

26 juin, 2019

Les 3 formes de pensée écologiste

La pensée écologiste et la légitimation de la protection de la nature peuvent emprunter plusieurs formes. En voici trois.

ÉCOLOGISTE THÉISTE MODE « ANCIEN TESTAMENT »

L’écologiste théiste prend souvent le masque du bon sens mais un peu d’esprit critique révèle sa vraie nature.
Le masque du bon sens
L’examen scientifique des conséquences de l’activité humaine sur la nature est utile mais n’est pas fondamentalement nécessaire. Pour constater le dépassement du seuil à partir duquel les dommages de la société industrielle excèdent ses avantages, le bon sens suffit. Ce bon sens s’exprime dans la formule : « Celui qui croit qu’une croissance infinie peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou ou un économiste. »
Cette présentation rapide de la pensée de l’écologiste théiste n’est pas sans poser de questions. Tout d’abord, nous savoir mortels ne nous convainc pas de terminer nos jours. Pourquoi admettre la finitude de la croissance impliquerait-il la nécessité de rompre avec elle dans le présent ? De plus, malgré les prévisions pessimistes, la catastrophe de nature à remettre en cause la croissance ne s’est jamais produite. Cela n’est-il pas l’élément le plus probant parmi les faits accessibles à la raison non scientifique ?
Par ailleurs, si la thèse du dépassement était avérée, où faudrait-il le fixer ? Comment le bon sens permettrait-il de déterminer le bon niveau d’activité humaine ? Beaucoup promettent une société plus humaine mais les plus radicaux ou les plus cyniques légitiment des mesures totalitaires ou d’éradication. L’excès des avantages sur les inconvénients dans le présent ne nécessiterait aucune preuve si l’activité humaine était par nature « déficitaire ». Mais alors la vie humaine, car la conservation de l’homme suppose un impact sur la nature, serait elle-même impossible.
Vraie nature de l’écologiste théiste
Ces difficultés trouvent une explication dans la manière dont l’écologiste théiste appréhende la nature. Il perçoit cette dernière comme une divinité nous tenant rancune de l’absence de respect que nous avons pour elle et retrouvant son indulgence lorsqu’elle constate les efforts que nous avons accomplis.
Mais l’obligation de respecter la nature dépend-elle vraiment des conséquences que le manquement à ce respect pourrait avoir pour l’Homme ? La divinisation de la nature confère à cet impératif une autonomie à l’égard des besoins humains. Toutefois, la nature n’est pas seulement notre Terre mais l’univers entier. Notre Terre n’est que l’une des dix planètes du système solaire.
Notre galaxie compte plus de deux cents milliards d’étoiles et l’univers se compose de plus de cent milliards de galaxies. Les conséquences de notre action sur la nature paraissent si dérisoires que le seul motif pour les limiter serait de refuser tout impact humain sur la nature. Nous condamnerions à nouveau l’Homme à la disparition.
Finalement, l’essentiel est l’effort de limitation davantage que le niveau réel d’activité. L’écologiste théiste est davantage choqué par l’attitude de l’écologiste athée vis-à-vis de la nature que par les conséquences qu’elle pourrait avoir.

ÉCOLOGISTE ATHÉE

Aux yeux de l’écologiste athée, la nature n’a pas de valeur propre. Elle est simplement un moyen, un matériau ou une ressource à mettre au service de l’Homme. Seuls des êtres dotés d’intentions peuvent être le but des règles de la morale, du droit et de la politique. Dépourvue de conscience, la nature ne peut être considérée ni comme une finalité de l’action humaine ni comme source d’obligation pour les Hommes.
Néanmoins, cette indifférence de principe à l’égard de la nature ne signifie pas qu’il n’est pas nécessaire de la connaître. Pour l’humanité, l’étude de la nature est un préalable pour s’en rendre « maître et possesseur » selon la formule de Descartes et accéder au confort et au loisir. Elle permettra encore de vérifier que l’impact de ces activités sur la nature ne soit pas pour les Hommes à l’origine de dommages supérieurs aux bénéfices qu’ils en tirent.
La seule méthode pour connaître ces dommages est la méthode scientifique, les hypothèses et les études empiriques. Ne pas accomplir cette démarche serait aussi absurde que d’entreprendre de traverser la rue les yeux bandés. En revanche, présumer avant toute preuve scientifique que les inconvénients de n’importe quel domaine de l’industrie moderne dépassent ses avantages reviendrait cette fois à s’abstenir de ne jamais traverser aucune rue par peur d’être écrasé.

ÉCOLOGISTE DÉISTE

Si la nature n’a pas de pensée ou d’intention au sens où nous appliquons ces concepts à des humains, cette indifférence de la nature ne peut justifier ni la colère ni même l’indifférence humaine. L’observateur ne peut se résoudre à sa réduction au statut d’objet paramétrable par les sciences et la technologie. Bien au contraire, en donnant à son mouvement un rythme et une allure qui la font évoluer à un niveau si différent des projets humains, la distance de la nature se manifeste comme le plus beau spectacle de sérénité auquel nous puissions assister. L’absence de pensée avoisine la plus haute pensée.
Ainsi, nous n’avons aucune raison de croire les prophètes de l’apocalypse. Nous ne paierons probablement pas le progrès technique et matériel par des catastrophes et des famines. De même, aucun devoir abstrait ne contraint l’humanité à préserver la nature. Toutefois, la contemplation de l’ordre naturel n’en reste pas moins un besoin fondamental de l’Homme.
Malgré tout, faute de précisions quant à ses implications pratiques, reconnaître ce besoin a peu de valeur. Il vise non pas à ignorer les besoins économiques classiques mais à les compléter. Quel est alors le bon équilibre entre ces exigences lorsqu’elles s’opposent ? Et qui est le plus proche de la nature ? Le chasseur qui se lève pour chasser à l’aube avec son chien mais prélève sur les espèces qu’il chasse un nombre d’individus supérieur à ce que les nécessités de renouvellement de l’espèce exigerait ou le citadin amateur de produits bio ?

La réflexion du jour

Selon le Service des études économiques de Desjardins, le revenu disponible moyen des ménages des Québécois, c’est-à-dire le revenu annuel après impôts, cotisations sociales et contribution aux régimes de retraite, s’élève actuellement à 69 255 $, à comparer à un revenu moyen de 85 006 $ dans l’ensemble du pays.--- Michel Girard

25 juin, 2019

La réflexion du jour

Le hic, c’est que ce n’est pas sexy de refaire une route. C’est de l’intendance, et l’intendance n’intéresse personne. Les politiciens préfèrent ouvrir de nouvelles routes. Couper des rubans devant des fanfares et des caméras. Ça, c’est payant politiquement !--- Richard Martineau

22 juin, 2019

La réflexion du jour

J’ai tendance à voir les choses plus simplement. Nous avons des routes de pauvres. Parce que nous sommes pauvres. Nous sommes peut-être en train d’en sortir, mais jusqu’à l’an dernier, nous étions la province avec le plus bas niveau de revenus au Canada. Sur trois décennies, nous avons dégringolé vers la queue du peloton.--- Mario Dumont

21 juin, 2019

La réflexion du jour

On ne peut pas tout avoir : des CPE à 7 $, des soins à domicile, des écoles du XXIe siècle, des centaines de programmes de subventions, des transports collectifs partout et des routes impeccables. Nous ne sommes que huit millions et nous sommes déjà taxés jusqu’à la moelle. Un jour, cette réalité risque de faire plus mal encore que de frapper un nid-de-poule à 100 km/h.... Lise Ravary

20 juin, 2019

La réflexion du jour

Les syndiqués des SQDC auront donné raison à tous ceux qui sont réfractaires à créer de nouvelles structures gouvernementales. Parmi les objections à confier à l’État une responsabilité comme la vente de cannabis, il y a l’idée que l’organisation sera vite syndiquée puis prise en otage par la menace d’une grève.--- Mario Dumont

19 juin, 2019

L’écologisme : faut-il réduire à néant la civilisation ?

Devrons-nous, pour l’écologie, renoncer à la liberté individuelle et à la démocratie ?
Par Thierry Godefridi.
Plus jamais cela ? Les instigateurs des plus grandes idéologies totalitaires de l’Histoire nous avaient prévenus des monstruosités qui seraient commises en leur nom. Dans un discours qu’il prononça dès 1920 à Munich, Adolf Hitler stigmatisa les Juifs comme étant les ennemis du national-socialisme et en préfigura l’extermination. Une haine d’un même ordre se manifestait à l’égard des bourgeois dans les écrits de Karl Marx, qui conceptualisait la violence et l’arbitraire comme instruments politiques – c’est l’idée de la Volksrache, la vengeance populaire sur les individus détestés.
Avec l’écologisme, n’est-ce pas une idéologie encore plus radicale dans ses prétentions humanicides qu’aucune de ses devancières qui prend forme sous nos yeux, s’interroge Drieu Godefridi dans L’écologisme, nouveau totalitarisme ?
En première partie de ce nouvel essai, Drieu Godefridi expose les fondements théoriques communs aux divers courants écologistes. Qu’une majorité de propositions écologistes ne déparerait pas les programmes des partis marxistes et socialistes se trouve avéré dans une même obsession de l’égalité matérielle et dans le fait qu’écologistes et marxistes n’hésitent pas à marcher ensemble « pour le climat » comme ils le firent à Bruxelles.
Marxisme et écologisme se distinguent en ce que le premier promet l’égalité dans l’abondance (bien qu’il ne les ait jamais réalisées, le Venezuela en est une énième preuve), tandis que le second est un anti-productivisme qui, d’emblée, programme l’égalité dans l’appauvrissement. Ces deux théories se distinguent encore par un autre aspect essentiel : malgré ses 100 millions de morts au XXe siècle, le marxisme met l’Homme paradoxalement au centre de son projet ; pour l’écologisme, c’est la Nature.
Dans L’écologisme, nouveau totalitarisme ? Drieu Godefridi remonte aux prémices de la pensée écologiste, au XIXe siècle, pour démontrer que cette « dégradation ontologique » de l’Homme au profit de Gaïa, la Terre comme totalité vivante, est fondatrice de l’écologisme et marque une rupture radicale avec la pensée occidentale, qu’elle soit chrétienne, libérale ou socialiste. L’écologisme répudie l’humanisme et adhère à un physico-morphisme pour lequel l’écosystème est une « totalité vivante auto-organisée d’elle-même (spontanée) », selon le pléonasme du centre de recherche associé au parti belge Écolo.
Tant que les théoriciens de l’écologisme se contentèrent de promouvoir une éthique anti-humaniste d’inspiration malthusienne, leurs arguments résistaient mal à la confrontation avec la réalité. La théorie du réchauffement climatique d’origine anthropique échafaudée par le GIECvint complètement modifier la donne et la visée de l’écologisme.
Dans un essai datant de 2010, Le GIEC est mort, vive la science !, Drieu Godefridi avait dénoncé le caractère politique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat dont l’objet est d’étudier l’influence de l’Homme sur le climat, à l’exclusion de toutes autres influences. Le nouvel écologisme se veut scientifique, bien que le GIEC admette que 96 % du CO2global sont naturels et que l’Homme n’en produit que 4 %.
« If you control carbon, you control life », relevait le physicien américain Richard Lindzen. Drieu Godefridi :
« Cette vérité, scientifique quant à elle, fonde l’empire, totalisant dans son principe, de l’écologisme contemporain »
« si le CO2 humain est le problème, alors l’Homme est le problème ».
Dans une interview publiée sous le titre « Dem bösen Ende näher » par le magazine allemand Der Spiegel en 1992, Hans Jonas, l’un des principaux théoriciens de l’écologisme contemporain et l’initiateur d’une « métaphysique de la nature », cité par Drieu Godefridi, en convint : pour sauver la planète« le renoncement à la liberté individuelle est inéluctable ».
L’écologisme implique également de renoncer à la démocratie. Les écolos feraient volontiers l’économie du débat parlementaire. Leur dogme est tellement prégnant qu’ils préfèrent l’instiller au travers d’institutions normatives qui échappent à tout contrôle démocratique. Le GIEC onusien en est un exemple, pas le seul. Le projet de « loi spéciale climat » visant à l’écologisation du droit en Belgique, auquel tous les partis francophones belges ont souscrit à l’exception d’un seul, en est un autre exemple.
Que liberté individuelle et démocratie soient incompatibles avec le projet écologiste de lutte contre le réchauffement climatique est cohérent avec la pensée écolo qui confère audit réchauffement une origine anthropique. Mais il y a pire. Si l’on pousse le raisonnement jusqu’au bout, c’est l’Homme en lui-même et la perpétuation des 7,5 milliards d’humains sur la planète qui s’avèrent inconciliables avec le dogme écolo. Pour réduire de 95 % les émissions humaines de CO2 afin de sauver Gaïa, c’est toute l’humanité qu’il faudrait réduire en la divisant par dix.
Quand madame de Jonge van Ellemeet, députée du parti écologiste néerlandais GroenLinks – est-il nécessaire de traduire ? – préconise une réduction des soins aux personnes âgées de plus de 70 ans et en fait une condition sine qua non à l’entrée de son parti dans des négociations gouvernementales, ce n’est pas un hasard. Quand, dans son interview mentionnée ci-dessus à Der Spiegel, le théoricien écologiste Hans Jonas parle de « solution finale » (« die endgültige Lösung »),  ce n’est pas une coïncidence.
Voilà qui ramène au point de départ de cette recension du dernier essai – sans doute le meilleur à ce jour – de Drieu, L’écologisme, nouveau totalitarisme ?, lequel rassemble et développe un certain nombre de thèmes qu’il avait abordés dans de précédents essais et dans lequel il met en garde contre les effets mortifères de ce dogmatisme de notre temps, de cette « métaphysique de la nature » qu’est l’écologisme.

La réflexion du jour

Qu’ils roulent en bazou ou en voiture de luxe, les automobilistes se font plumer le portefeuille en taxes, droits et permis. De combien ? Un peu plus de 9 milliards $ par année.--- Michel Girard

18 juin, 2019

La réflexion du jour

Notre système routier nous donne collectivement un air de ti-counes. Il est devenu le symbole, pour plusieurs, d’une forme de médiocrité collective que nous ne parvenons pas à surmonter. On peine à faire confiance à un État qui n’est même pas capable d’accomplir ses tâches les plus élémentaires.--- Mathieu Bock-Côté

17 juin, 2019

La réflexion du jour

Dès qu’on entre dans l’État de New York, le champ de patates qu’est notre réseau routier laisse place à un tapis de billard. C’est pourtant le même climat. Qu’on nous lâche avec notre « nordicité » dure pour le bitume...Joseph Facal

15 juin, 2019

La réflexion du jour

En d’autres termes, nos compatriotes vendent du pétrole à bas prix aux Américains, qui s’empressent ensuite de nous le revendre au gros prix et d’empocher la différence. Vous ne trouvez pas ça ridicule, vous ?--- Renaud Brossard

14 juin, 2019

La réflexion du jour

Y a-t-il vraiment quelqu’un qui croyait, ne serait-ce que deux minutes, qu’une patente comme la SQDC pourrait concurrencer le crime organisé ? Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale. Avec son cortège de clauses, de syndicats, de jours fériés, de vacances, de bonis, de régimes de retraite, d’avantages sociaux, et tutti quanti ? Sans oublier les locaux à décorer, à louer, à éclairer et à chauffer ?--- Richard Martineau

13 juin, 2019

La réflexion du jour

Alors perdurent le laxisme, la lâcheté et l’incurie. Informatique, transport, traversier, où que l’on regarde, l'irresponsabilité s'impose et devient une valeur québécoise. --- Michel Hébert

12 juin, 2019

Le GIEC au pays des merveilles

Réduire le réchauffement global sur Terre de 1,5° ? Dans un récent rapport, le Giec échafaude quatre scénarios pour y parvenir. Mais aucun d’eux ne tient la route.

Il faut croire que le GIEC continue, année après année, de planer dans une sorte de pays des merveilles. Relisons :
C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que nous nous donnons pour tâche de modifier intentionnellement, dans un délai déterminé, le modèle de développement économique qui règne depuis au moins 150 ans, depuis la révolution industrielle. – Christiana Figueres, secrétaire exécutive de l’UNFCCC, organisation faîtière de l’ONU sur le climat, 2015
Dans son dernier rapport spécial « Global warming of 1,5°C » (Un réchauffement global de 1,5°C, SR15), publié fin 2018, le GIEC propose quatre scénarios devant permettre à la Terre de contenir le réchauffement à 1,5°C.
Dans ces quatre scénarios, les émissions de CO2 sont réduites virtuellement à néant d’ici 2050, un objectif également repris par les plus zélotes des partis écologistes occidentaux (et seulement occidentaux : il ne viendrait pas à l’idée du reste du monde de se tirer une bombe thermonucléaire dans le pied).

LES QUATRE SCÉNARIOS DU PIRE

Ces quatre scénarios mettent en œuvre à des degrés divers les techniques dites de Carbon Dioxide Removal (CDR), qui compensent les émissions humaines de CO2. Écoutons les experts « scientifiques » du GIEC — dont la plupart ne sont pas scientifiques. Lisons les experts du GIEC :
Toutes les voies qui limitent le réchauffement climatique à 1,5 ° C avec un dépassement limité ou inexistant prévoient l’utilisation des techniques d’élimination du dioxyde de carbone (CDR) de l’ordre de 100 à 1000 GtCO2 au cours du XXIe siècle. Le CDR servirait à compenser les émissions résiduelles et, dans la plupart des cas, à générer des émissions négatives nettes pour ramener le réchauffement planétaire à 1,5 ° C après un pic (degré de confiance élevé). Le déploiement du CDR de plusieurs centaines de GtCO2 est soumis à de multiples contraintes de faisabilité et de durabilité (confiance élevée). Des réductions d’émissions importantes à court terme et des mesures visant à réduire la demande en énergie et en terres arables peuvent limiter le déploiement du CDR à quelques centaines de GtCO2 sans recourir à la bioénergie avec captage et stockage du carbone (BECCS) (confiance élevée).
Le GIEC définit ces techniques de CDR de la façon suivante :
Élimination du dioxyde de carbone (CDR) : activités anthropiques qui consistent à éliminer le CO2 de l’atmosphère et à le stocker durablement dans des réservoirs géologiques, terrestres ou océaniques, ou dans des produits. Cela inclut l’amélioration anthropique existante et potentielle des puits biologiques ou géochimiques et la capture et le stockage directs dans l’air, mais exclut l’absorption naturelle de CO2 qui n’est pas directement causée par les activités humaines.
Le seul scénario vraisemblable — c’est-à-dire tenant compte de la réalité — est le quatrième : celui d’une poursuite non seulement des émissions de CO2, mais de leur croissance. Car des pays tels que la Chine et l’Inde ont sorti des centaines de millions de leurs citoyens de la misère en se développant économiquement donc en consommant davantage d’énergie ; ils vont persister dans cette voie et rien ne les en dissuadera — certainement par l’Accord de Paris, qui leur permet expressément de poursuivre la croissance de leurs émissions de CO2 dans les prochaines années.
Logiquement, c’est ce quatrième scénario qui prévoit l’utilisation la plus massive des techniques de CDR : dans ce scénario, « Les réductions d’émissions sont principalement obtenues par des moyens technologiques, faisant largement appel au CDR. »

AUCUNE PORTE DE SORTIE, SUR LA BASE DES TECHNOLOGIES ACTUELLES

Le problème est que ces techniques de CDR — autrefois connues sous le vocable de CCS, pour carbon capture and storage, et CCU, pour carbon capture and utilization — sont dénuées de sens au double point de vue économique et énergétique. Elles consomment entre 10 et 100 % (sic) de l’énergie produite. La Commission européenne avait tenté de valoriser ces techniques : tous les projets ont été abandonnés. Comme le reconnaît le GIEC dans le rapport, « la plupart des technologies CDR restent largement inexistantes à ce jour » (« Most CDR technologies remain largely unproven to date »).
Le quatrième scénario est donc également dénué de vraisemblance.
Les trois autres scénarios supposent, à l’inverse du quatrième, une réduction de la consommation d’énergie, qui serait le fruit miraculeux de « la convergence économique et la coopération internationale, ainsi que l’évolution vers un modèle de consommation durable et sain » (scénario 2) et… du progrès technologique.
C’est en effet une autre caractéristique majeure de ce rapport que son enthousiasme à l’égard des progrès technologiques à venir. Les quatre scénarios supposent de fulgurants progrès technologiques.
La difficulté est que progrès technologiques et croissance économique sont consubstantiels ; le progrès technologique ne se décrète pas.
Le premier scénario prévoit un effondrement de la consommation d’énergie « tandis que le niveau de vie augmente »… une formule relevant de l’alchimie et non de la raison.
Enfin, à partir de la page 20 (sur 32), le résumé pour décideurs du SR15 s’emploie à expliquer que la mise en œuvre de ces différents scénarios permettra dans le même temps une « éradication de la pauvreté »
En tant qu’il repose entièrement sur des progrès technologiques hypothétiques, le SR15 est intégralement non réfutable, au sens que Popper donne à ce terme, donc intégralement hors le champ de la science.
L’étonnant n’est pas que des documents aussi fantaisistes soient publiés — ils le seront aussi longtemps que le GIEC sera financé par le contribuable ,— qu’ont n’en peut plus  mais près d’un demi-siècle après le « Rapport Meadows » (Club de Rome, 1972), pareilles billevesées grossièrement constructivistes trouvent encore une audience.
En somme, il manque au rapport un cinquième scénario : poursuite de la croissance économique, réduction de la pauvreté et croissance des émissions mondiale de CO2 — même si l’Europe devait poursuivre la route vers la servitude qu’elle s’est tracée.
Sur lequel de ces cinq scénarios seriez-vous prêt à parier votre argent ?
  1. L’écologisme, nouveau totalitarisme ? (Éd. Texquis, mai 2019), vient de paraître. ↩

    La réflexion du jour

    Le Fonds vert devrait être la clé pour l’atteinte des objectifs de réduction de GES du Québec, mais pour cela, un ménage en profondeur s’impose. Jusqu’ici, il ne constitue qu’un prétexte de plus pour pomper l’argent de nos poches afin de satisfaire l’avidité de ministères qui en abusent en toute impunité.--- Rémi Nadeau

    11 juin, 2019

    La réflexion du jour

    L’exercice de chercher des enjeux éthiques dans les investissements est sans fin. Or la Caisse de dépôt doit remplir son mandat : fournir des rendements à ses déposants. Personnellement, si la Caisse doit dévier de son mandat pour se plier à tel ou tel critère, j’exige d’être consulté. Je demande un référendum pour accepter en toute connaissance de cause des pertes de rendement au nom d’une cause.--- Mario Dumont

    10 juin, 2019

    La réflexion du jour

    J’ai appris que la ruralité est un mode de vie énergivore. Essentiel pour nourrir la ville. Dominic Champagne tomberait raide mort dans mon « agri-patelin » en voyant les gros 4x4, les Ski-Doos, les VTT, les Ford F-150 et les multiples véhicules dans le garage nécessaires quand la pinte de lait la plus proche est à 12 km. Sans oublier les laboureuses, les moissonneuses-batteuses, etc.--- Lise Ravary

    08 juin, 2019

    La réflexion du jour

    À partir du mythe voulant que Montréal, une ville où il neige six mois par année, soit prédestinée à devenir le paradis du cyclisme, on est en train de produire exactement ce que l’on voulait éviter : le déclin de Montréal au profit de la banlieue, et l’accroissement des gaz à effet de serre !--- Lysiane Gagnon

    07 juin, 2019

    La réflexion du jour

    Hydro, SAQ, IQ, SEPAQ et autres... comme dans Aux frontières du réel, les enquêteurs du VG plongent dans cet univers à part, à l’abri de tout et mystérieux. Chaque fois, ils en reviennent avec des découvertes saisissantes. Les journalistes, ébahis, écoutent leur récit d’une réalité inatteignable.--- Rémi Nadeau

    06 juin, 2019

    La réflexion du jour

    « Le Québec détient un taux de pression fiscale plus grand que la moyenne des membres de l’OCDE et du G7 », a indiqué l’économiste et fiscaliste, Luc Godbout. Ailleurs, la moyenne des pays de l’OCDE s’élève à 34,2 % par rapport à 33 % au Canada, à 27,1 % aux États-Unis et 16,1 % au Mexique.--- Pierre Couture

    05 juin, 2019

    Roger Scruton : L’erreur et l’orgueil Penseurs de la gauche moderne

    Le philosophe britannique vient d’être « viré » de la Commission Building Better, Building Beautiful créée par le gouvernement de son pays, chargée de trouver et de promouvoir un nouveau style (design) pour la construction de maisons et de quartiers neuf. C’est une revue de gauche (New Statesman) qui l’a « attaqué », ce qui n’est pas vraiment étonnant. Scruton a le terrible défaut de ne pas être de gauche, pire, il est conservateur. Il a osé critiquer l’utilisation abusive du concept d’islamophobie et le fait que les Chinois vivent dans une société de plus en plus surveillée par l’Etat et le parti. Mais son plus grand tort est d’avoir dépeint et raillé les intellectuels de gauche, leurs engagements en faveur des pires régimes, ainsi que leurs théories stupides. C’est le but de cet essai qui vient d’être traduit en français et qui, forcément, n’a pas vraiment fait la Une des médias.
    Saluons d’emblée l’incroyable patience de l’auteur qui a eu le courage de se « farcir » des centaines et des centaines de pages indigestes, complètement incompréhensibles et qui, pourtant, ont fasciné plein d’admirateurs, étudiants ou simples lecteurs. Comme un entomologiste, Scruton décortique les écrits – soyons tolérants et appelons-les ainsi – d’Althusser, de Lacan, de Deleuze, de Guattari, de Badiou, de Zizek et essaye de les comprendre, d’en dégager une logique et un sens. Un exercice qui exige des efforts surhumains et fait subir au cerveau une véritable torture. Ce processus, il l’appelle la « machine à non sens » : il s’agit de persuader le lecteur que si le monde est obscur, eux ont le pouvoir de l’interpréter de façon magistralement claire et incontestable.
    Mais comment critiquer un non-sens ? Le langage abscons utilisé par ces intellectuels sert à faire ressortir le « côté bourgeois » de « l’autre » langage, celui que l’on comprend. La couche prétendument scientifique qui enveloppe cette prose marécageuse provient du marxisme et de sa capacité à se faire passer pour une science. L’objectivité « scientifique » de leurs écrits repose uniquement sur la dénonciation de la société bourgeoise, du capitalisme et des pouvoirs. Lorsque le philosophe Althusser écrit : « L’étude du Capital de Marx n’est possible que par un constant et double renvoi : l’identification et la connaissance de l’objet de la philosophie marxiste, à l’oeuvre dans le Capital, suppose l’identification et la connaissance de la différence spécifique de l’objet du Capital lui-même – qui implique de son côté le recours à la philosophie marxiste et exige son développement », il faut comprendre : il n’y a rien d’autre que le marxisme. Ce serait aussi la raison pour laquelle il aurait tué sa femme, trop « révisionniste » à son goût…
    Parfois, Scruton baisse les armes comme on baisse les bras devant trop de bêtise (« Contre la bêtise, même les dieux sont impuissants » écrivait Schiller). Que dire par exemple de ce passage d’Alain Badiou ?
    « Si nulle instance ne peut déterminer le tout, il est possible en revanche qu’une pratique, pensée dans sa structure propre, structure pour ainsi dire décalée par rapport à celle qui articule cette pratique comme instance du tout, soit déterminante au regard d’un tout dans lequel elle figure sous des espèces excentrés ». Ce serait un texte pour rire si Badiou ne soutenait pas que « l’hypothèse communiste sera toujours envisageable » et qu’il faudrait une révolution maoïste pour « faire avancer les choses ».
    Dan ce livre, il est aussi question de Sartre, dont l’engagement est beaucoup plus connu, de Hobsbawsn, de Habermas, de Galbraith, de Gramsci, de Lukacs et de l’école de Francfort avec ses intellectuels marxistes formés dans l’immédiat après-guerre. Ce qui lie tous ces intellectuels, ce n’est pas seulement leur engagement dogmatique ou leurs écrits vaseux, c’est la justification du crime considéré en tant que remède. Car le renversement de « l’ordre bourgeois » et l’avènement d’une société totalitaire, c’est tout ce qui compte pour eux. Plus qu’une erreur, un crime.

    La réflexion du jour

    La commission va aussi se heurter à un pouvoir syndical. Leur penchant naturel sera de tout ramener à une question de manque de ressources. Ils défendront le système et ses employés, puis demanderont plus d’argent, même si c’est pour faire un peu plus de ce qui ne marche pas. Ils ont de l’expérience et sont bien organisés. Ils ont déjà réussi à faire dévier de grandes consultations.--- Mario Dumont

    04 juin, 2019

    La réflexion du jour

    Crier à la catastrophe environnementale imminente, comme le font Dominic Champagne et Luc Ferrandez, est contre-productif. --- Richard Bergeron<

    03 juin, 2019

    La réflexion du jour

    Si leur gouvernement nage dans les surplus, il n’a pas l’intention de desserrer l’étau fiscal qui fait des Québécois les champions du revenu aplati.--- Michel Hébert

    01 juin, 2019

    La réflexion du jour

    La liste des grands projets publics dont les coûts explosent par rapport au budget initial est longue. Y’a de quoi se demander si on nous prend pour des valises ou si les projets sont pilotés par des incompétents! --- Karina Marceau