Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Il devrait pleuvoir demain. Trudeau s’excuse --- Michel Beaudry ________________________________________________________________________

30 avril, 2019

La réflexion du jour

Selon l’Institut économique de Montréal, le Québec verse deux fois plus de subventions aux entreprises que l’Ontario, en tenant compte de la taille des économies des deux provinces.--- Sylvain Larocque

29 avril, 2019

La réflexion du jour

Les gouvernements successifs sont en partie responsables de la chute du taux d’inoccupation, faute d’avoir agi durant la décennie d’accalmie 2006-2016. Ils ont découragé l’investissement et la gestion d’immeubles locatifs. --- Hans Brouillette

27 avril, 2019

La réflexion du jour

Question quiz : de combien le gouvernement fédéral a-t-il accru ses recettes en haussant l’impôt des riches en 2016 ? Est-ce 2,0 milliards ou 2,8 milliards de dollars, comme le prévoyait le gouvernement Trudeau ? Réponse : ni l’un ni l’autre. Au contraire, en haussant les impôts, le fédéral a plutôt PERDU environ 1,0 milliard de recettes tirées de l’impôt des riches en 2016 !--- Francis Vailles

26 avril, 2019

La réflexion du jour

Les écologistes reconnaissent généralement les vertus de l’hydro-électricité dans le contexte de la lutte aux changements climatiques. Or, je me permettrai un brin de mise en contexte historique. Lorsque Robert Bourassa faisait la promotion des grands projets de barrage, les écologistes de l’époque se plaçaient surtout du côté des opposants.--- Mario Dumont

25 avril, 2019

Notre Dame : toujours lumineuse ! (2/3)


Par Louise V. Labrecque


Notre Dame enracine en nous la joie de donner et la joie de pardonner : tu renaîtras de tes cendres ! Tu es Jésus ressuscité ; Il est présent dans nos vies. Seigneur ! Que de beautés dans la création ; les paysages, les fleurs, les fruits, les chants des oiseaux, les couchers de soleil, les changements de saison ; la métamorphose ! Que de bonté dans les gestes qui naissent de l’amour fraternel : un sourire de sympathie, un mot du cœur, la chaleur d’une présence, un partage d’amour ou d’amitié, l’attention à l’autre !
Oui, l’Homme a besoin de peu de choses pour s’élever et s’accomplir; il suffit qu’il le veuille de tout son cœur. Le bonheur nous élève tel un arbre ou une cathédrale, selon l’étendue des racines de notre engagement. Notre Dame est un bonheur qui nous tient debout devant l’adversité comme de véritables racines. Limpide et mystérieuse comme une perle de rosée dans le pli d’une feuille, telle est ta grâce, Notre Dame !  Elle pénètre en moi goutte à goutte, silencieusement, et me fais être ton enfant. La grâce de Notre Dame passe et souffle à travers toutes les flammes du monde. Oui, ta parole est comme l’eau; rafraîchis-nous à sa source, plonge-nous encore dans son courant, du fleuve magnifique entraîne-nous vers sa mer. Notre Dame : ta parole est comme le feu; qu’elle nous éclaire, sans trop nous éblouir. Ta parole est comme la terre; qu’elle nous enracine en elle, pour que nous puissions éprouver la solidité et la constance de tout ce que tu donnes, exige et promets. Dans l’intimité de ton sacré cœur, une énergie d’amour féconde toute la vie, tous les arts, toute la création et, comme dans un murmure d’une eau vive, dans le chant du vent, creuse un invisible oratoire. Ainsi, ton chant ou ta prière deviendra bientôt une source de bonheur où tu viendras boire. Notre Dame… Écoute : l’écho de notre prière est éternel.

L’émerveillement est le grand bonheur des marcheurs que nous sommes. Sur nos chemins : des champs, des étoiles, la lumière du soleil; tant de soleils, toutes les étoiles, la mer à la fenêtre, un banc de bois, des pivoines, des tournesols, des narcisses, des églantines, des glaïeuls, des cosmos…. Oui, des fleurs, à profusion, de toutes sortes, dans nos jardins; des mésanges qui zinzinulent, des senteurs de sapin, le souffle parfumé du vent qui enveloppe notre âme de sensations paradoxales; notre âme à la reconnaissance, en soif de contentement. Le chemin a plusieurs saisons : chacune a ses raisons, ses charmes, son ivresse, son insolence, ses beautés… Oui, tu renaitras; tu seras reconstruite, tu seras restaurée ! Ce qui est important, c’est de contempler le mystère de ce miracle. J’accède ainsi à ta connaissance, avec ta toute puissance et ta fantaisie, comme une variété de vie que je contemple, Notre Dame, avec la sagesse qui t’habite en tout. Les gens regardent depuis l’éternité cette lumière qui nous montre aujourd’hui le chemin. C’est un regard intemporel pour puiser la force, celle des étoiles pour retrouver le nord du nord. La lumière du ciel de Paris s’est concentrée sur ces repères visibles et elle nous parle de loin, d’aussi loin que nous le sommes parfois de toi, Notre Dame, au-delà de notre moi isolé; la vie refleurit si nous lui laissons le temps, si nous le lui permettons, si nous la percevons, si nous la ressentons, si nous sommes suffisamment libres pour vivre dans l’instant. Coupe les amarres ! Avance en eau profonde, va donner à ton frère le goût de vivre ! Accueille la vie qui bat dans le cœur de ton tout proche, de l’Autre, de ton frère ! Te réconcilier avec toi-même, te réconcilier avec les autres, te réconcilier tout simplement avec la vie, en 2019. Donne-nous d’être toujours plus unis, de n’être jamais des instruments de division; fais que nous nous engagions comme l’exprime un beau poème ou une belle musique, à partager la vie dans la nature, à apporter l’amour là où existe la haine, à apporter le pardon là où se trouve l’offense, à apporter l’union là où règne la discorde.  Tout est à réinventer ! Nous sommes des artisans de paix, dans la construction d’une culture de paix; ainsi nous avons une âme universelle : on a besoin de créer de nouveaux mondes, des ponts entre nos maisons, où il y ait, dans le respect mutuel, de réelles possibilités de compréhension entre le citoyen et l’étranger; on a besoin d’une nouvelle éducation au monde, qui favorise une intégration réelle entre cultures et réalités humaines.

Sois confiante, Notre Dame : le monde traverse la ville et n’a pas peur d’être les saints du nouveau millénaire. Nous avons pu sauver l’incroyable, tes préciosités; il n’est rien de perdu qui ne puisse être sauvé. Donc, avec le courage, tu seras reconstruite et tes chefs-d’œuvre seront restaurés; les fils de l’Homme sont revenus chercher et sauver ce qui était perdu; ils ont confiance sur le chemin de nos fragilités ; toutes nos faiblesses, surtout les plus profondes, sont des pierres ardentes d’espérance. Notre Dame, toi qui connais toutes nos attentes, toutes nos aspirations à l’Infini, à la transparence, à l’Invisible, comme une pensée vivante, une pensée de l’art, ininterrompues comme ininterrompu est le flot de ta tendresse. Je crois, Notre Dame, que les larmes de compassion et de miséricorde sont la preuve de ton éternel amour; tu es la Passion, tu n’es jamais absente du monde, surtout au moment où tes enfants souffrent. Le feu, c’est l’Inattendu qui s’est produit; c’est le monde qui s’est ouvert et se déchire, quand ton regard change, et que les choses deviennent des signes, des questions. Quand le visible se met à parler, quand s’opère une mutation entre le dehors et le dedans… Nous y sommes… Pour s’émerveiller, il faut être disponibles, libres de ses certitudes comme de ses incertitudes…   On est Hommes que si, en regardant en face le mystère de cette fin de cycle, on a trouvé, sinon de quoi le résoudre, du moins de quoi le porter; s’émerveiller devant la merveille de vivre. Même si la vie n’est pas toujours facile,  la recevoir comme un don, toujours neuf; comme un enfant qui s’étonne, s’émerveiller d’être vivants, s’émerveiller de Notre Dame; c’est cela l’essentiel : retrouver sa lumière, dans une lampe d’argile, comme le soleil dans la nuée, comme Dieu dans un homme…

Maintenant, le grand escalier de pierres précieuses s’ouvre sur un grand portail; le champs de tous les possibles…. À l’instant où la nature se prépare à renaître de toutes parts, dans un foisonnement de vie remplie de vie… luxuriante nature qui redécouvre sa sainte trinité et l’audace des premiers enfantements. Le temps passe vite…!  S’il tarde, il est nécessaire de l’attendre avec patience. Il viendra, il viendra certainement, quand nous nous aimerons, quand nous donnerons aux autres, sans rien attendre d’autre que ce simple fait d’aimer; l’amour est à la source de toutes nos naissances, toutes nos renaissances; Notre Dame : tu es là où le soleil se lézarde, le Soleil de Justice, où la lumière apparaît toujours et fait beau tout ce qu’elle touche. La vraie joie éternelle, comme le printemps renaît sans cesse dans l’hiver, est comme un acte de foi renouvelé dans la vie, dans ses possibilités. La vraie joie est douce comme le chant de l’oiseau, celui qui fait lever le soleil. Elle ne s’impose pas aux autres, mais est annonce de son cœur de lumière, l’appel à vivre une réalité toute neuve. Tout est lumière, tout est paix, dans le secret de Nazareth… L’infini bleu lumineux, celui qui tremble et miroite; la couleur rare qui affleure et modèle les ressemblances. Notre Dame, tout se sépare et pourtant tout se rapproche, dans cet espace visible et invisible. Comment ne pas célébrer, dans la résurrection du Christ et pour l’Histoire entière, - la petite et la grande -, de son origine à son terme, le déploiement d’une vie plus forte que toutes les ruptures ou les tragédies qui semblent interrompre en permanence la longue marche de l’humanité. Méditons-la, laissons-nous réchauffer le cœur à son contact. Notre Dame ne passe jamais à côté de l’essentiel. Elle est une aubépine en fleur : le printemps entre en elle. Il entre parce qu’il y est déjà.

La réflexion du jour

Alors qu’elle est aux prises avec d’énormes surplus d’électricité, Hydro-Québec a dépensé en 2018 la somme de 1,27 milliard $ pour acheter l’électricité produite par les producteurs indépendants de parcs éoliens et de petites centrales hydroélectriques. --- Michel Girard

24 avril, 2019

Le socialisme aujourd’hui (5) : quels pays sont réellement socialistes ?

Il y a un grand écart entre les pays nordiques et la France. Et puis un autre grand fossé avant d’arriver en Grèce, et enfin un grand fossé avant d’atteindre le Venezuela tout en bas. Tous ces pays devraient-ils être qualifiés de la même manière ?

Dans les quatre précédents articles de cette série, j’ai examiné les différentes formes que revêt aujourd’hui le socialisme au Venezuela, dans les pays nordiques, en Grèce et en France.
Et j’ai délibérément choisi ces pays parce qu’ils sont emblématiques de socialismes différents fondés sur des caractéristiques bien distinctes :
Tous sont parfois qualifiés de pays socialistes, mais si vous regardez le classement de l’Economic Freedom of the World, vous remarquerez que ça n’a pas beaucoup de sens.

LE CONTINUUM DES SOCIALISMES

Par exemple, les pays nordiques jouissent d’une grande liberté économique et ne sont que légèrement en retard par rapport aux États-Unis, c’est pourquoi j’ai expliqué dans la deuxième partie que si ces nations sont socialistes, alors l’Amérique l’est aussi.
Et il y a un grand écart entre les pays nordiques et la France. Et puis un autre grand fossé avant d’arriver en Grèce, et enfin un grand fossé avant d’atteindre le Venezuela tout en bas. Tous ces pays devraient-ils être qualifiés de la même manière ?
Alors, à quel endroit devons-nous tracer la ligne de démarcation pour séparer les pays socialistes des pays non socialistes ? J’avoue que je n’ai pas de réponse parce que, théorique ou courante, il n’y a pas de bonne définition du socialisme.
Si le terme socialisme désigne la planification centralisée, les prix déterminés par l’État et la propriété collective des moyens de production contrôlée par l’État, alors les seuls pays qui correspondent vraiment à cette définition sont probablement Cuba et la Corée du Nord. Et ils ne font même pas partie du classement précédent en raison de données économiques incomplètes.
Mais si le simple fait d’avoir un État providence suffit pour définir le socialisme, alors tous les pays autres que Hong Kong et Singapour peuvent sans doute être qualifiés de socialistes.
Compte tenu de cette imprécision, je serais très curieux de voir où les lecteurs pensent que la limite devrait être tracée.
En tout cas, c’est la raison pour laquelle les libéraux devraient peut-être cesser d’utiliser ce terme. Personnellement, je préfère parler d’étatisme ou d’étatistes.

La réflexion du jour

Depuis 2011, le gouvernement du Québec a englouti 81 millions de dollars dans Enerkem, qui veut transformer les matières résiduelles en biocarburant, mais qui n’est toujours pas en production commerciale au Québec.--- Hélène Baril

23 avril, 2019

La réflexion du jour

Aujourd’hui, une adolescente de 15 ans, Greta Thunberg pour ne pas la nommer, insulte nos gouvernants et reprend le flambeau de l’écologisme infantile partout en Occident, jouant le prophète de malheur. Ne nous laissons pas impressionner et réapprenons à voir loin dans le temps : les hommes sont assez ingénieux pour se tirer d’affaire. Confiance aveugle ? Non, simple appel au calme, vous dis-je.--- Philippe Lorange

22 avril, 2019

La réflexion du jour

Lorsque vous êtes construit dans un secteur qui subit des inondations à répétition, du genre trois à cinq fois par décennie, nous n’assurons plus un risque, nous assurons une certitude. C’est exactement la chose qu’on doit éviter à tout prix en assurance. Sauf au gouvernement, où l’argent des contribuables offre cette marge de manœuvre.--- Mario Dumont

20 avril, 2019

La réflexion du jour

des enseignements les plus élémentaires de la science économique est que le plafonnement des prix provoque des pénuries. L’utilisation d’un processus bureaucratique de prix de référence ne change rien à cette vérité toute simple. Le CEPMB ne devrait pas pouvoir retarder l’accès des Canadiens aux innovations pharmaceutiques, encore moins les en priver. Rompre le lien fragile entre les signaux de prix et les innovations pourrait avoir des conséquences néfastes pour l’accès des malades aux médicaments.--- Mathieu Bédard

19 avril, 2019

Notre-Dame : toujours vivante ! (1/3)


Par Louise V. Labrecque


Notre-Dame : je vous salue Marie, Reine de mon Cœur, ma Mère, ma Vie, ma Joie et mon Espérance !  Vous êtes compagne sur les routes de la vie; telle Esméralda, donne-nous la joie de deviner, dans les flammes de ton terrible incendie, dans les fumées, les brouillards de mille aurores, les espoirs des jours nouveaux. Et que ta Paix devienne le but de nos engagements quotidiens.

Oui, la reconstruction, la renaissance, le printemps, encore et encore… et encore ! La vie est merveilleusement nouvelle, elle est continuellement excitante, parce qu’elle est toujours en expansion. C’est la raison cachée de mon émerveillement, malgré tout, devant ta Cathédrale flamboyante; devant le sourire d’un enfant ou la grandeur tragique d’un pauvre. Ah oui, aujourd’hui plus que tout autre, nous avons à nous faire Hommes, à surmonter les pleurs et les peurs, à surmonter nos frontières et nos misères. Aujourd’hui, nous avons à assumer une humanité qui porte en elle les mêmes valeurs que nous. Nous avons à prendre en charge un Dieu qui nous est confié dans les autres et dans la création de tes Splendeurs, par l’art et la Pensée de l’art, autant qu’en nous-mêmes. Nous avons à redécouvrir ta Beauté, dans la transparence infinie de l’humanité souffrante. Notre-Dame de Paris est partout aujourd’hui, nous parlons, nous méditons, tout le temps; les hommes de bonne volonté savent combien les Lumières imprègnent encore notre atmosphère. Nous regardions le triste spectacle de la danse des flammes, hier, et c’est un peu de la chaleur du soleil qui faisait renaître l’espoir car de même que ses rayons n’enflamment rien par eux-mêmes, de même l’espoir ne brûle pas nos âmes du feu de la connaissance et de l’expérience quasi surréelle du paysage consternant s’offrant à nos yeux révoltés. Souviens-toi, Notre-Dame, que tous les matins du monde sont sans retour. À tout moment, laisse couler en toi la vie qui s’offre; oui, tu seras secourue car oui, tu es déjà sauvée ! Sens-toi chez toi, aime-nous encore; sens-toi bien à l’aise, telle que tu te trouves en ce moment et où que soit ton Esprit et tes Splendeurs. Rappelle-toi les paroles du Sage : tu peux être chez toi partout et trouver la paix de l’âme en tout lieux et en tout états de fait; Notre-Dame, tu es entrée en sérénité car « ta Maison est désormais l’univers «.  Un beau destin pour nous absents de Paris, nous qui ne t’avons peut-être jamais visitée, mais qui habite pourtant ta Beauté, d’une liberté où le monde (re)trouve son origine, une inspiration d’un regard contenant l’éternité.  Oui, ta Lumière vient du dedans et non pas seulement du dehors; nous étions souvent encombrés et aveuglés par tant de choses; nous voici désormais émus de toutes parts, et capables de redécouvrir, à la source de ta Puissance, cette paix indéfinissable mais envahissante, laquelle peut tout faire basculer du côté de l’Amour.  Non seulement tu parles cette langue divine que les enfants et les artistes comprennent tout de suite, mais tu exprimes également avec justesse les traces du passage du temps; les signes de ta présence sont désormais partout. Tu es dans notre monde d’aujourd’hui. Nous apprenons avec toi la grandeur et la noblesse de l’esprit; tout ce que le vrai courage aura voulu dire, de tout temps et de toutes éternités, pour les siècles des siècles.

Amen à la seule joie qu’il nous reste, aux lendemains de cet incendie terrible : communiquer… de toutes les manières possibles et imaginables. Cette certitude bénie que Dieu n’a jamais voulu écraser l’Homme sous sa toute-puissance. Il a voulu le conquérir par son humilité. Seule la foi fait avancer; je parle de cette foi en soi-même, je parle de celle qui fait déplacer les montagnes. La condition humaine est de continuer de cheminer, sans renier dans les ténèbres ce qu’on a vu – et ce qu’on reverra – en pleine lumière.

Ainsi, s’en va Notre-Dame, forte d’une nouvelle fraternité. Tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté sont appelés à (re) faire au monde une œuvre belle, tout en s’aidant eux-mêmes afin de marcher eux aussi dans un chemin de beauté. La beauté de Notre-Dame n’est pas un secret : elle est gravée sur toutes les fleurs, sur le fleuve, sur la mer, dans le ciel, dans les champs, dans toutes les forêts et sur toutes les montagnes. Notre-Dame est immense, ce n’est pas un secret : il suffit de regarder le cosmos. On t’a dit que notre rêve éveillé était plus grand encore que toi ? Non seulement tu ne le perdras pas, mais il te servira aussi de phare. Notre-Dame, notre Phare dans la nuit : aujourd’hui te révèlera demain l’étendue de tes possibilités nouvelles. Lumières de France, Mère Patrie, Marie, Notre-Dame : donne-nous de comprendre ce que nous ne parvenons pas à exprimer ; notre silence est aussi un Magnificat, comme toi il s’étend d’âge en âge et fait écho à la Miséricorde, laquelle offre, souvent, la consolation quand demain devient trop difficile. Quelqu’un vous aime, c’est ce quelqu’un qui vous a à sa merci mais qui n’en profite pas. Cette fraternité n’a pas de prix et porte pourtant une valeur inestimable. O Notre-Dame de Paris, encore un peu de temps et vous serez reconstruite, encore un peu de temps et vous me reverrez. Vous serez recréée comme un don pour moi, tout est relation d’amour ; tout avec tout. Certains ont vu le fil d’or qui relie votre Force à tous les êtres. Certains savent déceler les failles qui font entrer la lumière. Votre Force est aussi un don pour tous les Hommes. Notre-Dame : il y a des âmes qui rayonnent déjà, comme des petits phares-à-vous; dans les yeux amoureux de nos amours, dans ceux de tous les gens que nous côtoyons, Jésus veut naître. Soyons des artisans de paix, cultivons l’intelligence, l’information et le dialogue, construisons une culture de paix, et ayons une âme universelle. Oui, Notre-Dame s’achemine vers un matin qui ne connaîtra pas de soir et nous serons comme la goutte de rosée bu par la vie.

Chaque année de la reconstruction sera un pas vers toi. Chaque jour sera un don, Seigneur, chaque jour est un (re)commencement de ton Royaume. Bénissons cette nouvelle naissance, cette nouvelle Notre-Dame de Paris en devenir. Aujourd’hui, ne fermons pas notre cœur; composons une nouvelle symphonie, une harmonie véritable, un ordre véritable, lesquels ne peuvent qu’avoir l’Amour pour fondation; enraciné dans la réalité même. Nous sortirons des nuées, Notre-Dame, sublime comme une île et plus magnifique encore que les anciens mensonges. De toute éternité, notre Histoire parle de toi et tu es signe d’espoir pour toutes les nations. Je vois déjà ton grand escalier de pierres précieuses, je vois les foules éblouies par ta Splendeur renouvelée, illuminée ; Notre-Dame : oui, c’est bien là, au cœur du désert, que refleurira le monde !

La réflexion du jour

Avec les 270 millions supplémentaires, la compensation aux propriétaires de permis de taxi s’élève à 814 millions de dollars. Il s’agit d’une somme colossale ! Les porte-parole du taxi ont beau être déçus, inquiets ou en colère, ils ne peuvent pas être aveuglés au point de ne pas mesurer l’ampleur du montant.--- Mario Dumont

18 avril, 2019

La réflexion du jour

Au total, c’est donc une somme astronomique de quelque 6,8 milliards $ que les consommateurs québécois versent dans les coffres publics par l’entremise de leur facture d’électricité.--- Michel Girard

17 avril, 2019

Le socialisme aujourd’hui (3) : la tragédie grecque en 5 graphiques

Grèce : il n’est pas facile d’obtenir de bonnes réformes dans un pays où la plupart des adultes en âge de voter vivent directement ou indirectement aux crochets des contribuables.

Dans la première partie de cette série sur les diverses formes que revêt le socialisme aujourd’hui, nous avons examiné le tragique effondrement de l’étatisme vénézuélien, et dans la deuxième, nous nous sommes penchés sur le « social-libéralisme » scandinave.
Aujourd’hui, la troisième partie porte sur la dégradation continue de la Grèce.

LE FARDEAU DES DÉPENSES PUBLIQUES

J’ai expliqué à maintes reprises que la décrépitude grecque est causée par un fardeau budgétaire de plus en plus lourd. Examinons deux graphiques, tirés de la section « dépenses publiques » de Our World in Data, qui confirment cet argument.
Le premier graphique montre le fardeau global des dépenses publiques à partir de 1880. Comme vous pouvez le constater, les dépenses ont généralement consommé un peu plus de 20 % de l’économie du pays (sauf pendant les guerres) entre 1880 et le milieu des années 1960. Et puis le fardeau des dépenses publiques a explosé.
Qu’est-ce qui a conduit à cette malheureuse augmentation du fardeau des dépenses publiques ?
Nous trouvons la réponse dans notre graphique suivant, qui montre que les dépenses de redistribution ont monté en flèche ces dernières années. En d’autres termes, l’État-providence est responsable à 100 % de la crise budgétaire grecque, que l’on s’intéresse aux données à court terme ou à ces chiffres sur longue période.

LE CHAOS DÉMOGRAPHIQUE

Toutes ces dépenses supplémentaires ont-elles donné de bons résultats ? Pas vraiment. À mesure que la sphère étatique s’est étendue et a évincé le secteur privé, les espoirs de la population grecque ont été anéantis. Comme le rapporte le Washington Post, la réponse des Grecs a été une baisse du nombre d’enfants et une hausse de l’émigration.
Lors de la crise profonde et prolongée du pays, qui a débuté fin 2009 et s’est aggravée en 2011 et au-delà, un taux de natalité déjà faible a encore baissé, comme cela s’est produit dans toutes les économies en difficulté du sud de l’Europe. La Grèce a également été touchée par un deuxième facteur : un demi-million de personnes ont fui le pays, dont beaucoup sont de jeunes parents potentiels. (…)
Le taux de fécondité en Grèce, d’environ 1,35 naissance par femme, est l’un des plus bas d’Europe et est bien inférieur au taux de 2,1 nécessaire pour une population stable. (…) En 2009, juste avant les moments les plus graves de la crise, il y avait 117 933 naissances en Grèce. Depuis, ce nombre a diminué régulièrement, devenant bien plus faible que le nombre de décès. Le total des naissances en 2017, 88 553, était le plus bas jamais enregistré.
Le graphique de cette histoire est incroyable et, d’une certaine manière, très sinistre :
Cette contraction démographique ne serait pas un gros problème si la Grèce était comme Hong Kong et avait un système privatisé de sécurité sociale. Mais ce n’est évidemment pas le cas. Au lieu de ça, la Grèce est un gouffre de droits sociaux coûteux.
Malgré toutes ces mauvaises nouvelles, des intérêts particuliers en Grèce continuent de faire pression pour obtenir davantage d’aides et de dépenses. Et ils ont des alliés en Europe, comme le rapporte cet article de l’EU Observer :
Dunja Mijatovic, commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, a déclaré à EU Observer que les Grecs souffrent toujours des conséquences des renflouements internationaux et des réformes économiques structurelles imposées. (…) Ses commentaires font suite à la publication de son rapport de 30 pages sur l’impact des mesures d’austérité en Grèce, qui affirme que celles-ci ont violé le droit des personnes à la santé, inscrit dans la Charte sociale européenne, et érodé la qualité des écoles. (…) Mijatovic, qui a effectué une tournée en Grèce au cours de l’été, dit qu’elle a été frappée par les coupes importantes dans des domaines comme les services de santé maternelle et pédiatrique.
Mais je veux être honnête. Il y a parfois quelques progrès dans le pays, comme l’indique un autre article de l’EU Observer :
La Grèce a fait un pas de plus vers la séparation de l’Église et de l’État en radiant de la fonction publique 10 000 employés de l’Église. Un accord conclu entre le Premier ministre Alexis Tsipras et l’archevêque Ieronymos II prévoit également le règlement d’un différend immobilier vieux de dix ans entre l’État grec et l’Église orthodoxe – qui est l’un des plus grands propriétaires immobiliers du pays.
Je considère cela comme un petit pas dans la bonne direction.

LES DÉRIVES BUREAUCRATIQUES

Et il y a d’autres signes encourageants, comme l’illustre cet autre récit de Der Spiegel.
Olga Gerovasili, ministre de la Réforme de l’État (…) supervise une refonte de l’administration qui pourrait transformer le pays comme personne ne l’a fait depuis que la Grèce a rejoint l’UE. Elle veut abolir le clientélisme grec. (…) Pendant des siècles, l’administration grecque n’a été qu’une excuse au népotisme juridique. (…) Les relations étaient plus importantes que les compétences pour pourvoir les postes de fonctionnaires. (…) Les nominations aux postes ne devraient plus être confiées à de puissants politiciens locaux. (…) Le but du système est aussi de faire en sorte de révoquer les fonctionnaires incompétents. (…)
Une autre révolution. L’administration grecque avait la réputation d’être un véritable labyrinthe. Les dossiers pouvaient voyager pendant des années dans des dizaines de bureaux publics. Lorsque les bureaucrates ne sont pas embauchés pour leurs compétences, ils cherchent à justifier leur existence en signant le plus de choses possible. (…) Tout comme le népotisme, cela devrait aussi appartenir au passé.
J’espère que ces réformes sont réelles et définitives. En effet, une bureaucratie pléthorique et improductive est l’une des principales causes des dépenses excessives en Grèce. Mais le temps nous le dira. Après tout, ce n’est pas facile d’enlever le pain de la bouche à une population qui s’estime dans son bon droit.
« La Grèce doit enfin ouvrir ses marchés – c’est la chose la plus importante », déclare Aristides Hatzis, professeur de droit de 51 ans à l’Université d’Athènes. Hatzis a écrit l’un des best-sellers les plus surprenants de Grèce de ces dernières années : une introduction à la pensée du laissez-faire. C’est surprenant parce que le libéralisme économique n’a pas de racines profondes en Grèce. « Au cours des dernières décennies, les gouvernements ont tellement échoué que les Grecs accusent l’État de tout ce qui ne va pas », dit Hatzis. « Il est difficile de retirer les privilèges des groupes de pression influents. Tant que cela ne se produira pas, dit-il, le pays ne se redressera pas. »

LA CONSTANCE DANS LES MAUVAIS CHOIX POLITIQUES

Après avoir examiné l’évolution de l’économie grecque, voyons maintenant comment les responsables politiques du pays ont réagi à la crise. Est-ce qu’ils libéralisent ? Est-ce qu’ils creusent davantage le trou ? En d’autres termes, les bonnes réformes l’emportent-elles sur les dérapages, ou inversement ?
Naomi Klein sera satisfaite de la réponse. Voici deux autres graphiques, basés sur les chiffres de l’Economic Freedom of the World, qui montrent tous deux que la Grèce s’oriente dans la mauvaise direction.
Tout d’abord, nous constatons que le score de la Grèce en matière de liberté économique a chuté au cours des dix dernières années.
Les politiciens grecs exacerbent la crise économique
en réduisant considérablement la liberté économique

LE FARDEAU FISCAL

Et pour quelle raison la liberté économique a-t-elle baissé ?
La principale cause est que la politique budgétaire s’est beaucoup dégradée, en grande partiegrâce au FMI et à divers plans de sauvetage (conçus en fait pour renflouer des banques irresponsables dans des pays comme la France et l’Allemagne).
Quoi qu’il en soit, les mauvais conseils ont eu les bonnes grâces des politiciens du pays qui se sont servis de l’argent des sauvetages comme excuse pour imposer des prélèvements plus élevés, suivis de prélèvements plus élevés, pour décider d’augmenter encore plus les prélèvements.
Les politiciens grecs exacerbent la crise budgétaire en augmentant
les taux de prélèvement et le fardeau des dépenses
En fin de compte, il est difficile d’être optimiste au sujet de la Grèce. Oui, il y a des signes positifs. De plus en plus de gens se rendent compte que le développement de l’étatisme a été mauvais pour la Grèce. Mais il n’est pas facile d’obtenir de bonnes réformes dans un pays où la plupart des adultes en âge de voter vivent directement ou indirectement aux crochets des contribuables.
À suivre : le quatrième article de notre série, consacré au dirigisme français

La réflexion du jour

Malgré d’importants surplus énergétiques, Hydro-Québec prévoit acheter pour 460 millions $ d’électricité (avec frais de branchement) dans trois nouveaux projets de petites centrales hydro-électriques.--- Pierre Couture

16 avril, 2019

La réflexion du jour

Or, il y a très exactement 6270 propriétaires de permis. Le reste des chauffeurs ne seront pas pénalisés, bien au contraire. Ils seront avantagés par le fait qu’ils n’auront plus à payer pour louer la voiture d’un titulaire de permis.--- Jonathan Trudeau

15 avril, 2019

La réflexion du jour

En somme, la pauvreté n’est pas une fatalité et la pauvreté des parents ne représente pas une condamnation pour leurs enfants. Il s’agit d’une bonne nouvelle... sauf pour la gauche.--- Mario Dumont

13 avril, 2019

La réflexion du jour

Un système électoral proportionnel, même en partie, risque de paralyser à jamais le gouvernement des Québécois. Voulons-nous vraiment courir ce risque ? --- Loïc Tassé

12 avril, 2019

La réflexion du jour

La longueur de la Loi de l’impôt, son langage inaccessible et ses nombreuses exceptions augmentent le coût de conformité pour le contribuable. En moyenne, ce coût s’élevait à 501 $ pour chaque ménage canadien en 2012(17). Cette complexité frappe encore plus durement les contribuables moins fortunés, qui consacrent une part plus importante de leur revenu pour se conformer à la loi(18).---Kevin Brookes, Mathieu Bédard

11 avril, 2019

La réflexion du jour

Le revenu moyen disponible des Québécois (28 455 $) est le plus bas de tous les pays industrialisés, nous sommes les plus taxés, mais cela semble nous satisfaire. Nous aimons nous offrir de coûteux échecs, comme la C Series.--- Lise Ravary

10 avril, 2019

La transition énergétique : inutile, dispendieuse, injuste

par Rémy Prud'homme

CONCLUSION
Comme à peu près tous les climato-réalistes, l'auteur n'est en rien un ennemi de l'environnement, ni de l'intervention publique, bien au contraire. Il est très sensible, et depuis très longtemps (Prud'homme 1980), aux nuisances que l'empreinte croissante de l'homme peut causer à la nature et à notre environnement: pollutions de toutes sortes, consommation excessive des ressources naturelles, atteintes à la biodiversité, destruction du patrimoine naturel et culturel, etc. Il sait bien que la lutte contre ces dommages potentiellement considérables et parfois irréversibles doit être constante, et qu'elle implique nécessairement de multiples interventions des pouvoirs publics.

Nous avons eu le bonheur de voir que, au cours des décennies passées, cette lutte a souvent été un succès. Dans les pays développés en tout cas, et pour des dizaines de polluants, les niveaux de pollution sont aujourd'hui bien inférieurs à ce qu'ils étaient il y a quarante ans, et a fortiori à ce qu'ils étaient au 19ème siècle (Gerondeau 2018). La disparition des ressources naturelles comme le fer, le cuivre ou le pétrole, présentée dans les années 1970 comme imminente et catastrophique, ne s'est pas produite. Les dommages dramatiques que la dégradation de l'environnement allaient, nous prédisait-on, causer à la santé et la longévité ne se sont pas du tout réalisées, bien au contraire. Certes, tout n'est pas parfait en matière d'environnement, et beaucoup reste à faire. Mais la combinaison du progrès scientifique, de l'intervention politique, et du marché a porté de beaux fruits, et elle a démenti complètement la plupart des prévisions catastrophiques brandies par les activistes de l'environnement.

Au cours des deux dernières décennies la peur du réchauffement de la planète a remplacé la peur de la dégradation de l'environnement. La lutte contre le CO2 a pris la place de la lutte contre les pollutions. Comme dans Le Rhinocéros d'Eugène Ionesco, cette lutte contre le CO2, sous le nom de transition énergétique, envahit les esprits et les institutions. Symboliquement, en France (pas dans tous les pays, heureusement) le ministère de l'Environnement a effacé le mot « environnement » de son intitulé, pour devenir le « ministère de la Transition écologique et solidaire ». Lorsqu'il y a conflit entre promotion d'industries (prétendument) écologiques et défense de l'environnement, comme dans le cas des éoliennes, le ministère de la Transition devient un ennemi de l'environnement. Les éoliennes massacrent les paysages (y compris ceux qui sont inscrits au Patrimoine mondial de l'humanité), tuent des chauves-souris par milliers, déversent des millions de tonnes de béton dans les campagnes, etc. Dans un combat à fronts renversés, le ministère de la Transition soutient fermement les promoteurs de l'éolien contre les défenseurs de l'environnement. Il dispense les industriels de l'éolien du permis de construire, ignore les avis négatifs des gestionnaires des parcs naturels terrestres ou marins affectés, et multiplie les obstacles aux recours juridiques des riverains impactés.

C'est cet hégémonisme, cette nouvelle peur, et notre amour de l'environnement, qui nous ont conduit à essayer de regarder d'un peu plus près la « transition énergétique ». Avec des chiffres et pas seulement avec des slogans. En quoi consiste-t-elle exactement ? Quels sont ses objectifs ? A quels coûts peuvent-ils être atteints ? Avec quelles conséquences économiques et sociales ? Nous sommes heureux de présenter au public et au débat les modestes résultats de cet effort : la « transition » en cours est culpabilisante, mais elle n'est ni écologique, ni solidaire, et encore moins économique.

La réflexion du jour

Personnellement, légal ou pas, je dénonce toute organisation syndicale qui se mêle des campagnes électorales. Mots d’ordre, appels à appuyer un parti ou à combattre un autre, tout cela est détestable dans une société libre. Chaque citoyen, syndiqué ou non, a la capacité de s’informer. Pas besoin de la déité syndicale pour lui souffler la réponse.--- Mario Dumont

09 avril, 2019

La réflexion du jour

Comment écœurer un entrepreneur au Québec ? Un cadre réglementaire démesuré, l’obligation de faire travailler des firmes d’ingénieurs ou d’architectes pour le moindre petit projet, une loi environnementale sans précédent et aucune volonté politique de changement.--- Jean-Philippe Décarie

08 avril, 2019

La réflexion du jour

En saupoudrant des fonds à gauche et à droite, les politiciens maximisent leurs dividendes politiques, aux dépens de la saine gestion. En taxant à gauche et à droite, ce dividende s’affaiblit et, si un surplus est généré, il est perçu comme un surplus de taxation. Il y a donc une asymétrie des rendements politiques à l’égard de la politique budgétaire : les dividendes politiques d’un déficit sont supérieurs aux dividendes d’un surplus budgétaire.--- Vincent Geloso

06 avril, 2019

La réflexion du jour

Mon hypothèse c’est que certains médias ont endossé la cause des changements climatiques comme des militants. Plutôt que de rapporter l’information, ils se placent dans la posture de héros appelés à réveiller une population de cruches qui ne comprennent rien. Tout cela pour sauver l’humanité...Mario Dumont

05 avril, 2019

La réflexion du jour

L’Institut soutient que le coup de pouce de Québec de 8600$ revient à un peu moins de 300$ par tonne de GES non émise pour les contribuables. Si on ajoute la nouvelle subvention de 5000$ annoncée par le gouvernement Trudeau, «le coût par tonne de GES non émise passe à plus de 450$, soit 23 fois le prix à la bourse du carbone ou celui de la taxe fédérale».--- Germain Belzile

04 avril, 2019

La réflexion du jour

Colère ou anxiété profonde, larmes idéalement et voilà! Cela efface immédiatement toutes les questions sur la légitimité de vos revendications. Quel sans cœur se préoccuperait des faits quand on peut se vautrer dans l’émotion-spectacle?--- Nicolas Lacroix

03 avril, 2019

Texte très pertinent autant pour le Québec que pour la France.

Le « grand Débat national » orchestré par Emmanuel Macron aborde 2 thèmes sur lesquels revient Pascal Salin.

Parmi les quatre thèmes proposés par Emmanuel Macron pour le Grand débat national nous voudrions évoquer un certain nombre de problèmes qui nous paraissent particulièrement importants et qui se trouvent concerner les deux premiers thèmes (fiscalité et organisation de l’État).
Le débat sur la fiscalité est à l’ordre du jour et l’on peut d’ailleurs considérer comme positif qu’il y ait une prise de conscience des excès de la fiscalité française et de ses effets destructeurs. Comme on le sait bien, la France bat – malheureusement – un record du monde dans ce domaine. Or il est parfaitement justifié de souhaiter une baisse de la fiscalité pour deux raisons fondamentales.

SOUHAITER UNE BAISSE DE LA FISCALITÉ

Il y a tout d’abord une justification morale, à savoir que l’impôt est prélevé par l’usage de la contrainte étatique et qu’il constitue nécessairement une atteinte aux droits de propriété légitimes. De ce point de vue la France est loin d’être un espace de liberté et elle est au contraire proche d’un régime totalitaire. Il y aurait là déjà une justification suffisante pour chercher à diminuer au maximum le niveau de la fiscalité.
Mais il existe par ailleurs une justification d’ordre utilitaire, à savoir que la fiscalité détruit les incitations productives. Plus un impôt est élevé — compte tenu de la matière fiscale qu’il atteint – moins les individus sont incités à faire des efforts de travail, d’innovation, de création et de développement d’entreprise, d’épargne et d’investissement, etc…
Par ailleurs, les individus qui bénéficient des services publics ou des subventions qui leur sont distribuées sont d’autant moins incités à faire les efforts productifs nécessaires pour obtenir les revenus qui leur seraient sinon nécessaires pour se procurer ces biens et services. Il y a donc une double destruction des incitations productives par la fiscalité et il en résulte évidemment une production plus faible et donc un « pouvoir d’achat » plus faible pour tous les citoyens. Il ne faut pas s’étonner par conséquent si la croissance est faible en France depuis des décennies et si le taux de chômage est élevé.

DE QUELS IMPÔTS PARLE-T-ON ?

Mais si toute baisse d’impôt est bonne à prendre, encore faut-il rechercher quels impôts doivent être diminués ou supprimés en priorité. De ce point de vue il convient également d’utiliser un critère éthique et un critère utilitariste (ces deux critères se rejoignant d’ailleurs souvent car ce qui est immoral est nuisible).
La première exigence serait de diminuer ou même de supprimer totalement la progressivité de l’impôt sur le revenu (mais aussi celle qui existe, par exemple, pour l’IFI, les droits de succession ou la taxe sur les salaires). On considérerait comme choquant qu’un boucher vende un bifteck à un prix proportionnel aux revenus de ses acheteurs. Mais imaginons qu’il applique un taux d’augmentation du prix progressif ! Pourquoi l’État se donne-t-il le droit de se comporter d’une manière aussi choquante ?
La conséquence en est évidemment qu’il punit ainsi ceux qui font le plus d’efforts, ceux qui sont les plus innovateurs, les plus créateurs de richesses. Or toute la population française pâtit du fait que l’on décourage ainsi la création et le développement des entreprises. On en voit d’ailleurs une conséquence regrettable, à savoir l’exil de beaucoup de salariés et d’entrepreneurs qui ne peuvent pas supporter, légitimement, le fait d’être ainsi punis pour leurs talents et leurs efforts.
Il est question que le gouvernement français reprenne la proposition qui avait été mise en œuvre par Nicolas Sarkozy et qui consiste à diminuer ou supprimer les charges sociales ou fiscales sur les heures supplémentaires des salariés. Ceci peut être considéré comme justifié à première vue. En effet, la théorie économique a toujours souligné à juste titre que l’effort marginal a un coût subjectif de plus en plus important et c’est d’ailleurs pourquoi on a spontanément reconnu que les heures supplémentaires devaient être payées davantage.
Mais si un membre de profession libérale ou un entrepreneur fait des efforts de travail supplémentaires et accepte des risques supplémentaires, il devra subir la progressivité de l’impôt sur le revenu. C’est pourquoi il est injuste de vouloir uniquement alléger la pression fiscale sur les heures supplémentaires des salariés. La vraie réforme consisterait à diminuer ou à supprimer totalement la progressivité de l’impôt sur le revenu.

FISCALITÉ DU CAPITAL

L’autre réforme prioritaire consisterait à supprimer la sur-taxation du capital, ce qui implique d’ailleurs d’adopter plusieurs réformes. C’est à tort que l’on prétend souvent en France qu’il y a une surtaxation du travail par rapport au capital et c’est bien le contraire qui est vrai.
Sans entrer dans le détail, on peut indiquer qu’il existe un certain nombre d’impôts qui frappent uniquement le capital, par exemple l’IFI, les droits de succession, les droits de mutation, les impôts sur les plus-values, etc.
Mais il convient aussi de reconnaître que l’impôt sur le revenu est destructeur de l’incitation à épargner (et donc à accumuler du capital). En effet, la partie du revenu qui est consommée ne pourra plus jamais constituer une base d’imposition, contrairement à l’épargne dont les rendements seront à nouveau frappés par l’impôt sur le revenu (sans même parler des autres impôts).
C’est pourquoi nous préconisons d’adopter ce que l’on peut appeler l’impôt sur la dépense globale qui consiste à donner aux contribuables la faculté de déduire de la base de l’impôt la partie qui est épargnée1.
Certes il existe un préjugé d’origine keynésienne, à savoir qu’il faut encourager la consommation aux dépens de l’épargne pour stimuler la demande globale. Mais cette idée est profondément absurde car il n’existe jamais d’insuffisance de demande (par exemple parce que la demande mondiale existe toujours) et parce que l’épargne, c’est-à-dire l’accumulation de capital permet d’accroître la productivité. Un salarié peut gagner un salaire d’autant plus élevé qu’il est associé à un montant de capital plus important.

IMPÔT SUR LA FORTUNE ET DROITS DE SUCCESSION

Il conviendrait par ailleurs de supprimer l’IFI et les droits de succession. En ce qui concerne le premier, on doit reconnaître qu’Emmanuel Macron a eu raison de supprimer l’impôt sur la fortune pour les placements financiers car l’impôt sur la fortune n’a aucune justification et il est très nuisible. Mais il a eu tort de ne pas le supprimer pour les capitaux immobiliers sous prétexte qu’il convenait de le supprimer uniquement pour les « activités productives ».
Or, s’il avait lu Frédéric Bastiat, il aurait compris que les objectifs des individus dans une société ne consistent pas à produire, mais à tirer des satisfactions à partir de ce qui est produit, c’est-à-dire que la production est un moyen et non une fin. De ce point de vue il est totalement faux de dire que le capital immobilier n’est pas productif : il est productif de satisfactions et l’on peut même dire qu’il s’agit là peut-être des satisfactions les plus importantes pour tout le monde car le besoin de se loger est primordial. La suppression de l’IFI est donc extrêmement souhaitable.
Quant aux droits de succession ils n’ont aucune justification. En effet, ils constituent une attaque importante contre des droits de propriété légitimes et ils sont donc immoraux. Ils ont par ailleurs pour conséquence de réduire l’accumulation de capital, avec les conséquences fâcheuses que cela a nécessairement pour la production de richesses.
Imaginons par exemple que deux individus aient exactement les mêmes revenus au cours de leur vie. L’un d’eux consomme tous ses revenus et n’a rien à léguer. L’autre fait l’effort de réduire ses satisfactions immédiates pour accumuler un capital, par exemple parce qu’il souhaite le léguer à ses enfants ou à une organisation charitable. Est-il juste de punir le deuxième par des droits de succession ? Ce n’est pas parce que quelqu’un meurt que ses droits de propriété doivent être confisqués par l’État, alors qu’une caractéristique importante des êtres humains vient de ce qu’ils sont capables de se projeter au-delà de leur vie.

SUPPRESSION DE LA TAXE D’HABITATION

Par rapport aux réformes fiscales que nous venons d’examiner et qui auraient des conséquences positives considérables, les autres réformes fiscales qui sont à l’ordre du jour ont une importance très secondaire (même si, comme nous l’avons dit, toute baisse des impôts est souhaitable).
Ainsi en-est-il, par exemple, de la suppression de la taxe d’habitation, celle-ci pouvant même être considérée comme l’un des impôts les plus justifiés car il correspond très concrètement aux services publics rendus par une municipalité aux habitants d’une commune.
En outre, il serait totalement injuste de ne pas supprimer cette taxe pour ceux qui se trouvent dans la catégorie des 20 % de revenus les plus élevés, ainsi que pour les propriétaires de résidences secondaires, comme cela a été évoqué. Il a été dit que la suppression de la taxe d’habitation pour une partie de la population permettait d’augmenter le pouvoir d’achat des personnes concernées, ce que d’ailleurs toute suppression ou diminution d’impôt réalise.
Mais cela signifie implicitement qu’on supprime cet impôt pour ceux qui ont les revenus les moins élevés parce qu’on utilise l’idée keynésienne selon laquelle les gens épargnent d’autant moins que leurs revenus sont faibles et qu’on partage le préjugé absurde selon lequel il est nécessaire de favoriser la consommation par rapport à l’épargne.

FISCALITÉ DES SOCIÉTÉS

De même le projet de diminution du taux de l’impôt sur les sociétés ne devrait pas être considéré comme une priorité par rapport aux autres réformes évoquées. Il serait malheureusement trop long d’en expliquer les raisons dans le cadre du présent article (ce qui impliquerait, par exemple de démontrer que cet impôt a un rôle proche de celui de la TVA, contrairement à ce qu’on imagine en général).
Il n’est en tout cas pas justifié de prétendre que cela augmenterait la compétitivité de l’économie française, la compétitivité étant un concept relatif (concernant les rapports entre différentes productions) et non un concept général (ce qui signifie que le concept de « compétitivité de l’économie nationale » est dépourvu de sens).

SATISFAIRE UNE MAJORITÉ AUX DÉPENS D’UNE MINORITÉ

L’existence de la progressivité de l’impôt sur le revenu et de l’impôt progressif sur le  capital ou le maintien éventuel de la taxe d’habitation pour les revenus les plus élevés correspondent en fait à une caractéristique très regrettable des processus politiques : les politiciens ont pour objectif personnel d’être élus et réélus et pour cela ils ont tout intérêt à satisfaire une majorité aux dépens d’une minorité sans se préoccuper de la moralité de leurs décisions et de leurs conséquences économiques qui sont en fait fâcheuses pour toute la population (ce qui est rendu possible par le fait que la plupart des gens ne connaissent pas la théorie économique qui permet d’expliquer les causes fiscales de ces conséquences fâcheuses).
Ajoutons enfin en ce qui concerne la fiscalité qu’il est très regrettable d’avoir imposé le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, alors qu’il faudrait absolument plutôt supprimer le prélèvement à la source des cotisations sociales !

L’ORGANISATION DE L’ÉTAT : EXPOSER À LA CONCURRENCE

Abordons maintenant rapidement le deuxième thème du Grand débat national, à savoir l’organisation de l’État. Il y aurait, bien sûr, un nombre considérable de réformes à faire, mais nous voudrions seulement souligner qu’il serait important d’exposer beaucoup d’activités étatiques à la concurrence.
La concurrence est toujours bonne, en particulier parce qu’elle incite à faire mieux que les autres, donc à rechercher des innovations utiles ; par contre, les positions de monopoles – c’est-à-dire celles qui ne permettent pas à la concurrence de jouer son rôle – sont toujours mauvaises ; mais les seuls vrais monopoles sont les monopoles d’origine publique car l’État utilise son monopole de la contrainte légale pour empêcher que ses activités soient mises en concurrence par des producteurs plus efficaces que lui.
On pourrait en donner des exemples innombrables, mais contentons-nous cependant d’évoquer un domaine où ils sont particulièrement présents et néfastes, à savoir le domaine de ce qu’on appelle les prestations sociales (qui sont en fait des prestations individuelles mais qui sont collectivisées). Il serait ainsi très utile de mettre la Sécurité sociale en concurrence avec d’autres assurances pour lesquelles les assurés pourraient choisir les risques qu’ils souhaiteraient assurer.
Dans le système actuel, les cotisations proportionnelles au revenu constituent une destruction des incitations productives. Dans un système d’assurances privées où les cotisations seraient plutôt proportionnelles aux risques, il y aurait au contraire une incitation pour les individus à accroître leurs efforts productifs afin de couvrir un plus grand nombre de risques.
La concurrence serait également parfaitement justifiée et souhaitable, par exemple, pour l’assurance-chômage. Sans entrer dans le détail du fonctionnement d’un système de ce type, on peut juste souligner qu’il y a une grande quantité de moyens de pourvoir aux besoins d’un individu lorsqu’il traverse une période de chômage et c’est cette diversité que la concurrence permettrait d’obtenir.
Il est enfin évident qu’il serait extrêmement souhaitable de passer du système de retraite par répartition actuel à un système de retraite par capitalisation, tout en redonnant à tous les individus la liberté de décider leur âge de retraite. Ce retour à la responsabilité personnelle aurait forcément des conséquences très positives.
  1. On peut se reporter à ce sujet à notre ouvrage, La tyrannie fiscale, éditions Odile Jacob, 2014