Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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01 mai, 2017

La réflexion du jour

Confusément, le commun des mortels sent bien que les intérêts des élites économiques ne coïncident plus vraiment avec ceux du plus grand nombre. Il ne s’agit pas de vomir sur l’argent. Il ne s’agit pas de diaboliser les élites économiques et politiques. Il ne s’agit pas de souhaiter que nos politiciens vivent chichement, comme s’il fallait les condamner au pain sec. Mais il s’agit de temps en temps de faire le ménage et de remettre le pouvoir au service du grand nombre. Cela fait très longtemps qu’au Québec, ce ménage n’a pas été fait.--- Mathieu Bock-Côté

03 décembre, 2016

La réflexion du jour

Ceci dit, régler les questions de nominations partisanes et de la corruption ne changeront pas grand-chose au fait que les administrateurs de sociétés d’état et d’agences gouvernementales sont relativement incompétents. S’ils étaient compétents, ils seraient employés par des entreprises privées…--- Minarchiste

15 novembre, 2016

La réflexion du jour

Ce qui ajoute au dégoût du Québécois moyen (il n’y en a plus guère d’autres), ce n’est pas la multiplication des conneries, mais l’inefficacité chronique des institutions, le plus décevant étant le mollasson Commissaire à l’éthique.--- Michel Hébert

10 novembre, 2016

La réflexion du jour

Une handicapée est vite repérée quand elle empoche trois dollars en trop dans une semaine, mais une société d’État sera facilement soulagée de plusieurs millions sans susciter la moindre réaction des contrôleurs officiels de l’administration publique.--- Michel Hébert

08 novembre, 2016

La réflexion du jour

Le modèle québécois, c’est un petit gang d’intérêts corporatistes qui se bourrent la face dans la tarte commune, sans égard au bien commun. Et se protègent entre eux.--- Benoît Aubin

29 mars, 2016

La réflexion du jour

L’important c’est d’être heureux comme peuple, lui a-t-on dit. Et le peuple est heureux.

Il sacrifie sa liberté économique au profit de sociétés d’État. Il se soumet à des milliers de règlements protectionnistes. Il fait des chaînes humaines pour améliorer les salaires syndiqués. Il se réjouit de la saisie d’un producteur acéricole pour protéger le monopole d’une fédération. Il prie à la coercition des libres entrepreneurs pour protéger le pactole de quelques propriétaires de permis de taxi.--- Pierre Simard

12 décembre, 2015

La réflexion du jour

Je ne crois pas non plus que les bureaucrates règlent les problèmes auxquels on leur dit de s’attaquer. S’ils le faisaient, au nombre qu’ils sont, nous n’aurions plus de problèmes.--- Benoît Aubin

02 décembre, 2015

La réflexion du jour

La corruption et la collusion ont régné grâce à la négligence d’élus et de ministères. Ils ont fermé les yeux et fait la sourde oreille, alors que les solutions leur étaient déjà connues. Cette négligence s’est faite aux dépens des contribuables, dont les clans mafieux vidaient discrètement les poches.---Jean-Denis Garon

24 février, 2015

La réflexion du jour

Pensez-vous que les groupes environnementalistes veulent « sauver la planète »? Non, la majorité y sont pour l’argent, et ils recrutent des moutons naïfs pour faire leur sale boulot. AL Gore et David Suzuki ne sont pas devenu multimillionnaires pour rien.---Science et politique

28 janvier, 2015

Qui va payer la dette de la Grèce?

Pendant des décennies, les politiciens grecs (choisis démocratiquement par leur peuple) ont mené leur pays à la faillite, c'est eux les responsables des problèmes économiques grecs. La Grèce a vécu longtemps au-dessus de ses moyens puis a maquillé ses mauvais chiffres pour entrer dans l'euro. Avec quel argent Alexis Tsipras, premier ministre élu le 25 janvier dernier, va-t-il financer ses promesses démagogiques ? Qui va payer la dette de la Grèce ? Probablement les contribuables européens.


23 janvier, 2015

Un partenariat public-public à l’image du modèle québécois

Faut-il se réjouir de la décision du gouvernement Couillard de confier à la CDPQ (Caisse) le soin de financer et gérer deux projets d’infrastructures de transport en commun?

A priori, l’idée semble intéressante. Je me suis dit que la Caisse ne pouvait faire pire que l’AMT et le ministère des Transports. Il suffit de se rappeler les fiascos du métro à Laval et du train de l’Est pour s’en convaincre. C’est aussi une façon d’introduire un peu de concurrence dans l’industrie du transport en commun. Qui sait ou cela pourrait nous mener?

La dette du Québec dépasse les limites du raisonnable. À moins de la stabiliser et réduire le ratio dette/PIB, nous subirons tôt ou tard une décote des agences de notation. Ce serait une catastrophe d’autant plus dramatique que les frais d’intérêt gobent déjà 10 milliards de dollars du budget annuel de la province. De plus, les taux d’intérêt sont appelés à augmenter au cours de 2015. Il faut donc trouver une façon de financer des infrastructures dont nous avons grandement besoin sans augmenter la dette publique.

Bien sûr, nous pourrions nous en remettre aux partenariats public-privé (PPP) pour financer et exploiter ces projets. Mais selon la logique  tordue des étatistes, la formule des PPP est inacceptable, car cela permet à des entreprises privées de faire des profits sur le dos des Québécois. Dans le cas de la Caisse, personne ne s'opposera à ce que l'institution engrange des profits, puisque cet argent servira à assurer nos retraites. Donc le modèle proposé permettrait de faire taire les opposants habituels.

Dans l’immédiat, l’utilisation de la Caisse pour financer des projets d’infrastructure servira bien les intérêts politiques. Les nouveaux projets stimuleront l’économie à court terme et nous saurons seulement dans 5 ou 10 ans si les projets ont été un succès. Dans le cas contraire, ce sera le problème des politiciens en place à ce moment-là. Ils pourront toujours se déculpabiliser en blâmant les administrations antérieures comme ils le font à chaque élection.

Malheureusement, les politiciens ne résisteront pas à l’envie d’utiliser la Caisse pour promouvoir des projets électoralement rentables même si ceux-ci sont très risqués. La Caisse n’est pas à l’abri des pressions politiques, bien au contraire. Comme dit l’adage : les occasions font le larron. Nous avons plus que notre part de larrons, la commission Charbonneau nous la brutalement rappelé, et des occasions il y en aura.

Le cas d’Hydro-Québec démontre qu’aucune entreprise étatique n’est à l’abri d’interventions politiques à des fins électoralistes. Hydro est l’instrument privilégié des politiciens, tous partis confondus, pour subventionner les industries grandes consommatrices d’électricité en leur fournissant de l’électricité à rabais. Ces subventions coûtent des centaines de millions aux consommateurs québécois. Hydro est aussi un véhicule privilégié des politiciens pour amadouer le mouvement  écologiste. C’est ainsi qu’Hydro finance des parcs d’éoliennes qui produisent de l’électricité au coût de 10¢ le kWh revendu aux Américains 4¢ le kWh. Le résultat se traduit par des pertes de centaines de millions de dollars de revenu pour le Conseil du Trésor. Et que dire des dizaines de millions en commandites imposées à Hydro-Québec pour subventionner les projets fétiches des ministres.

Le modèle proposé par le gouvernement Couillard est un PPP à l’image du modèle québécois dont la seule qualité est de le rendre plus attrayant aux yeux des critiques étatistes. À mon avis, cet avantage a bien peu de poids par rapport aux risques inhérents qui en découlent. Il est évident que les politiciens ne pourront résister à l’envie d’utiliser la Caisse à des fins électoralistes. Ils le font avec Hydro-Québec, la SAQ, Loto Québec et Investissement Québec. Comment la Caisse serait-elle protégée de ce vice inhérent au modèle?  De plus, les dirigeants de la Caisse seront pris au piège entre les intérêts contradictoires des usagers et ceux des épargnants. Ne seront-ils pas tentés de négocier des augmentations de cotisation aux régimes de retraite pour compenser le manque à gagner d’un projet qui a mal tourné? Soyez-en assuré.

J’aimerais rappeler que la mission fondamentale de la Caisse est de faire fructifier les milliards d’actif des régimes de retraite des Québécois. Cela comporte suffisamment de risques et de défis sans en beurrer une autre couche.

Il existe déjà un modèle d’affaires qui permet à la Caisse de financer les projets d’infrastructure québécois. Ce modèle est le partenariat public-privé (PPP). Les succès du pont de l’autoroute 25 et de l’autoroute 30 sont des exemples concrets de la pertinence et de l’efficacité des PPP. Si la Caisse juge que sa participation financière aux projets d’infrastructures québécois contribuera à sa rentabilité, rien ne l’y empêche. Elle n’a qu’à participer comme partenaire financier aux PPP intéressés à nos projets  Il n’est donc pas utile de créer un nouveau véhicule pour y arriver. Comme disent les péquistes, nous éviterons ainsi tous les risques inhérents de cette « patente à gosse ».


12 septembre, 2014

Corruption : les occasions font le larron

Le volet public de la commission Charbonneau tire à sa fin. Bientôt, les commissaires s’attaqueront à l’immense tâche de rédiger leur rapport.

Qu’est-ce que j’ai appris de cet exercice jusqu’à présent?

Évidemment, comme la plupart de ceux qui s’intéressent au bon fonctionnement du gouvernement, je savais que la fonction publique était inefficace, que tout ce que le gouvernement entreprend coûte plus cher et que tous ceux qui gravitent autour pigent allègrement dans le plat de bonbons. Mais cela est une évidence : là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie. Les codes d’éthique, les lois et les règlements peuvent au mieux compliquer la tâche des ripoux, mais il y aura toujours un ripou quelque part prêt à se laisser corrompre ou à corrompre pour quelques bénéfices personnels.

Jusqu’à présent, la commission Charbonneau a fait parader les ripoux devant les caméras. Par média interposé nous leur avons lancé des tomates et des œufs pourris comme cela se faisait au moyen âge.

Le maire Tremblay a rejoué l’acte de la dernière scène, amusant, mais peu instructif. L’ex-ministre Normandeau en a profité pour se refaire une réputation. L’ex-ministre Chevrette en a aussi profité pour faire valoir ses talents de rhétoricien. Cela a fait le bonheur des médias et a alimenté les discussions autour de la machine à café, mais c’est bien peu compte tenu des dégâts.

Malgré tout, cela demeure un exercice utile qui sert à freiner les abus des ripoux. Cela leur prendra un certain temps pour se réorganiser. J’en veux pour preuve la réduction de 30 % des coûts des travaux à la Ville de Montréal.

Toutefois, mon expérience dans l’entreprise privée me convainc que l’hommerie peut être assez facilement contenue à l’intérieur de limites acceptables. Il suffit d’appliquer quelques principes de gestion simples, mais efficaces : tolérance zéro; la rotation des postes sensibles à la corruption; un comité d’audit interne indépendant du management; des employés bien au fait de l’efficacité des mesures anticorruption; des mesures disciplinaires sévères; faire des exemples des ripoux pris la main dans le sac.

Toutes ces mesures ont leur équivalent dans la fonction publique. Mais alors pourquoi ne sont-elles pas efficaces?

Les audiences de la commission ont démontré que la collusion et la corruption avaient été érigées en système et était considéré un modus operandi normal pour quiconque désirait obtenir une part du gâteau.

Ce phénomène n’est pas le résultat de quelques ripoux qui s’entendent pour frauder la princesse. Il découle plutôt du comportement des plus hautes instances du pouvoir qui ne s’intéressent qu’aux résultats sans considération des moyens utilisés pour y arriver; ferment les yeux devant les abus des uns et des autres; tolèrent les écarts de conduite des bons soldats; récompensent (promotions, invitations, nominations, etc.) celles et ceux qui n’hésitent pas à ignorer/contourner la loi pour livrer la marchandise;  interviennent en faveur des plus généreux; bloquent les aspirations légitimes de ceux qui refusent de jouer le jeu; etc.

Je demeure convaincu que sans l’accord passif des ministres et des premiers ministres, les combines dévoilées par la commission Charbonneau n’auraient jamais pu exister. Ce sont eux qui, par leur comportement, ont permis que la collusion et la corruption soient érigées en système et deviennent un modus operandi toléré, voire encouragé.

En fait, l’histoire démontre qu’il n’y a pas de solutions définitives à ce phénomène. Les commissions d’enquête, les élections aux quatre ans, les mécanismes de check and balance, etc. permettent de contenir les systèmes de corruption en place. Mais petit à petit les mauvaises habitudes des uns et des autres reprennent le dessus. Il est donc nécessaire de périodiquement donner un coup de barre pour rappeler tout ce beau monde à l’ordre. Ce fut le cas avec la CECO dans les années 70 et maintenant avec la commission Charbonneau. Il faudra certainement répéter l’exercice à plus ou moins long terme.

Pour réduire de façon permanente la corruption, il faudrait réduire la taille de l’État dans l’économie. Plus l’État intervient dans l’économie, plus il y aura d’occasions de collusion et de corruption. Ne dit-on pas que l’occasion fait le larron.


Mais même en réduisant la taille du gouvernement, il en restera toujours suffisamment pour attirer les ripoux de tout acabit. Ils ne manquent pas d’imagination et s’ajusteront rapidement à leur nouvel environnement. Il faudra donc continuer de faire le ménage périodiquement. Le journalisme d’enquête a un bel avenir.

08 août, 2014

Socialisme, étatisme et corruption

Il est aujourd’hui universellement reconnu que le capitalisme, la propriété privée des moyens de production, favorise le développement économique, alors que le socialisme, la propriété publique des moyens de production, lui fait obstacle. Mais lequel des deux régimes favorise le respect des valeurs morales et de l’éthique?

Lars Hornuf de l’Université de Munich et Dan Ariely, Ximena Garcia-Rada et Heather Mann de l’Université Duke ont voulu vérifier si les individus vivant sous un régime socialiste étaient plus ou moins honnêtes que ceux vivant sous un régime capitaliste. Ils ont sélectionné au hasard 250 Berlinois et ont évalué leur propension à tricher dans le but d’obtenir des gains personnels.

Pour ce faire, ils ont conçu un test fort simple. Les participants devaient lancer un dé 40 fois et enregistrer le résultat de chaque essai sur papier. La récompense promise était proportionnelle à la somme des résultats obtenus. Avant chaque essai le joueur devait choisir d’inscrire le chiffre du dessus ou du dessous du dé, mais son choix n’était connu que de lui. Donc, le joueur pouvait facilement tricher en prétendant qu’il avait choisi le côté ayant le chiffre le plus élevé. Par exemple, s’il avait choisi le dessus et qu’il avait obtenu un deux, il pouvait prétendre avoir choisi le dessous et inscrire un cinq. Ainsi il augmentait d’autant la somme des résultats obtenus et améliorait ses gains.

Typiquement, le joueur honnête aurait obtenu à peu près le même nombre de un, deux et trois que de quatre, cinq et six. Mais cela ne s’est pas produit. Plusieurs joueurs obtinrent une proportion atypique de quatre, cinq et six.

Une fois le jeu terminé, les joueurs devaient inscrire leur âge et l’endroit où ils avaient vécu au cours de chacune des décennies antérieures. Les résultats démontrèrent que ceux qui avaient vécu en Allemagne de l’Est avaient triché deux fois plus que ceux qui avaient vécu en Allemagne de l’Ouest. De plus, ceux qui avaient vécu sous un régime socialiste le plus longtemps étaient aussi ceux qui avaient triché le plus.
Il n’y a pas nécessairement de cause à effet entre socialisme et malhonnêteté. La propension plus élevée de tricheur parmi les Allemands de l’Est pourrait être due par exemple à une plus grande pauvreté. Malgré tout, en ce qui concerne l’éthique, les valeurs capitalistes semblent battre les valeurs socialistes.

À première vue, cela peut paraître contradictoire. Après tout le socialisme ne préconise-t-il pas l’égalité et la solidarité entre les individus? Des valeurs qui devraient favoriser l’honnêteté.

Mais en y regardant de plus près, cela n’est pas vraiment surprenant. Le socialisme de par sa nature monopolise les moyens de production. Ce phénomène a pour effet de concentrer un pouvoir énorme entre les mains  du gouvernement. Les agents de l’État utilisent ce pouvoir pour obtenir des faveurs en bien et service. La corruption est omniprésente dans toutes les strates de la société.

Comme nous l’a démontré la Commission Charbonneau ce phénomène est aussi présent dans les régimes étatistes. Il est plus ou moins important selon que la présence de l’État dans l’économie est plus ou moins importante. Dans tous les classements internationaux de la corruption, il existe une corrélation quasiment parfaite entre le poids de l’État dans l’économie et l’indice de corruption.

La source de la corruption n’est pas l’argent, mais le pouvoir. Le corrompu est toujours quelqu’un qui dispose d’un pouvoir politique et qui se fait acheter.



17 mai, 2014

La réflexion du jour

Alors la question qui taraude bien des gens: combien de sous-ministres, hauts-fonctionnaires, directeurs généraux, ingénieurs de l'État ont perdu leur job ou ont été rétrogradés en raison de leur incurie crasse?

Où est ce rempart qui, selon le discours syndical, doit nous protéger quand tout un chacun (excluons François Beaudry, qui mérite une médaille) perpétue le système pour des enveloppes brunes, des billets de hockey, un voyage dans le sud, des bouteilles de vin et quoi encore.--- Donald Charette

14 mai, 2014

La réflexion du jour

«On a à apprendre à faire une meilleure gestion.

Tranquillement, comme société, on s’est mis dans une situation où, aujourd’hui, c’est pas compliqué, il y a un reset à faire. Est-ce qu’on est en train de le faire? J’espère.»--- Guy Laliberté

29 avril, 2014

La réflexion du jour

Et si le vrai problème n’était pas plutôt que nos gouvernements dépensent MAL, et depuis longtemps?

Les exemples en sont tellement nombreux qu’on se limitera à ne mentionner que les milliards de dollars en argent public qui, cumulés sur plusieurs années, ont été détournés pour cause de corruption, collusion, fraude, patronage, etc.. Ce grand vol des Québécois les aura privés de services publics de meilleure qualité. 

Disons-le crûment – le Québec est mal gouverné et mal géré. Philippe Couillard réussira-t-il à changer la donne?--- Josée Legault

21 avril, 2014

La réflexion du jour

Ce qui écœure littéralement le contribuable le plus taxé d’Amérique, c’est que les ripoux profitent d’une retraite payée par l’État qu’ils ont allégrement floué. Au Québec, le «no fault» est désespérant, mais on comprend pourquoi les bureaucrates y tiennent tant...--- Michel Hébert

07 février, 2014

La réflexion du jour

Le ministre délégué au Tourisme, ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent et député de Matane-Matapédia, monsieur Pascal Bérubé, au nom du ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, ministre des Transports et député de Jonquière, monsieur Sylvain Gaudreault, annonce une aide additionnelle de 82 500 $ au Club de golf Revermont. Cette aide s'ajoute à celle de 50 000 $, annoncée en juin 2013, portant ainsi le montant total de la contribution à 132 500 $. Cette somme, qui provient du Programme d'infrastructures en entrepreneuriat collectif (PIEC), servira à la réalisation de l'ensemble des travaux au chalet principal du club.---Portail Québec

(NDLR Assez incroyable, non! Financer un club de golf dans le contexte actuel est un geste aussi criminel qu'accepter une enveloppe brune.)

27 janvier, 2014

Norvège 10, Québec 0

Depuis plus de vingt ans, la Norvège exploite des puits d’hydrocarbure au large de ses côtes dans la mer du Nord. Les redevances perçues s’accumulent dans un fonds souverain au bénéfice des générations futures. En 2013, le fond a atteint l’imposante somme de 5,11 billions (mille milliards) de couronnes norvégiennes (près de 900 milliards $C), ou un million de couronnes (plus de 175 000 $C) par habitant.

Quel contraste avec la situation qui prévaut au Québec. Non seulement nous n’avons pas de fonds de prévoyance pour les mauvais jours, mais chaque Québécois hérite d’une dette de plus de 55 000 $ (municipale, provinciale et fédérale) à sa naissance.

Pourquoi une telle différence alors que le Québec bénéficie de nombreux avantages économiques : abondance de richesses naturelles, population éduquée, proximité du marché américain, etc.?
Il semble bien que la principale différence entre les Norvégiens et les Québécois réside dans le style de gestion de l’État. En Norvège, les politiciens sont pleinement conscients qu’ils gèrent l’argent des contribuables et adoptent des comportements de bons pères de famille. Cette attitude prévaut autant dans la gestion de leurs dépenses personnelles que dans la gestion de la fonction publique et des investissements.

Au contraire au Québec, les politiciens considèrent qu’il faut profiter au maximum des fonds publics pendant qu’ils sont au pouvoir. Ils se servent à pleine main dans le plat de bonbons. La seule règle qui prévaut est celle de ne pas se faire prendre. Cette attitude domine autant la gestion de leurs dépenses personnelles que la gestion des ministères et des investissements. Il suffit de suivre les audiences de la commission Charbonneau pour s’en convaincre. N’oublions pas que pour chaque enveloppe brune du côté des bandits il existe une main tendue du côté de l’État.

De plus, comme pour nous faire oublier les abus et les dérapages, les politiques de développement économique sont empreintes d’angélisme vert. Mais l’angélisme, si électoralement rentable, nuit considérablement au développement de l’économie.

La bourse du carbone et les limites d’émissions de CO2 qui l’accompagnent nuisent à la compétitivité de nos entreprises. Déjà qu’elles souffrent d’un déficit de productivité, cette nouvelle contrainte n’augure rien de bon pour l’avenir.

Mais le plus ridicule est qu’on hésite encore à explorer le potentiel d’une industrie pétrolière et gazière québécoise par crainte d’être condamné par les disciples de la religion écologiste.

Gaspillage et frein au développement sont les ingrédients d’une recette infaillible pour maintenir les Québécois dans une pauvreté relative. 

30 décembre, 2013

La réflexion du jour

Mais du même souffle, elle (ndlr Johanne Desrochers, PDG de l'AICQ) souligne que le gouvernement joue du bâton «sans jamais s'inclure» dans l'origine de la crise (ndlr corruption dans l'industrie de la construction). «On ne peut pas continuer à faire de la politique là-dessus», dit-elle, avant d'ajouter: «S'il y a eu de l'argent donné, c'est parce qu'il y a de l'argent reçu. Les prête-noms, ça servait à qui? Pas à monsieur Tout-le-Monde. Ça servait aux politiciens.»--- KATHLEEN LÉVESQUE