Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
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16 mars, 2022

Abolissons le prix plancher de la bière... et d’autres produits!

 Par Gabriel Giguère

On apprenait récemment que les géants de la bière réclament la mise en place d’une réglementation du prix plancher afin de lutter « à armes égales » contre leurs concurrents. En effet, au Québec, le prix de la bière est réglementé par un prix minimum dont le calcul prend en considération la croissance de l’indice du prix à la consommation, ce qui a notamment pour but de limiter l’abus d’alcool.

La demande des géants de la bière nous semble contre-productive puisqu’elle mettrait des bâtons dans les roues de concurrents, ce qui aurait une incidence sur les prix payés par les consommateurs. Il faudrait plutôt retirer le prix plancher qui nuit inutilement à ce secteur.

La facture aux consommateurs

Avec la croissance importante de l’indice des prix à la consommation actuelle, qui se chiffrait à 5,1 % pour janvier 2022, le prix plancher augmentera de près d’un dollar pour une caisse de 24 bières, à compter du premier avril, une facture qui sera, une fois de plus, refilée aux consommateurs. À titre d’exemple, le prix minimum d’une caisse de 24 bouteilles de Budweiser augmentera de 0,95 $. Devant ce non-sens, le gouvernement doit revoir cette réglementation nuisible qui gonfle artificiellement le prix des bières, dont certaines pourraient potentiellement se vendre moins cher si ce n’était du prix plancher.

Les gros joueurs du secteur brassicole se sentent injustement visés par cette réglementation, et avec raison, car ils sont limités dans la détermination des prix de leurs produits. Leur demande d’instaurer un prix plancher pour les produits concurrents, comme le vin, n’est cependant pas la voie à suivre. Lorsque le cœur du problème est la réglementation gouvernementale, en ajouter davantage ne peut tout simplement pas être la solution. Celle-ci se trouve plutôt du côté de la déréglementation, une option que ces géants considèrent tout de même comme intéressante.

Revoir la politique gouvernementale

La concurrence intense avec les autres produits vendus à la SAQ est d’ailleurs l’occasion pour le gouvernement québécois de revoir sa politique sur le prix plancher de la bière, afin de ne pas pénaliser un produit alcoolisé par rapport à d’autres. Les dépenses en publicité et marketing de la société d’État se sont élevées à plus de 25 millions de dollars en 2018, ce qui a pour effet de promouvoir la consommation d’alcool. Rien n’explique alors qu’on mette en place un prix minimum pour contenir la consommation excessive de bière d’un côté, tout en faisant de l’autre la promotion de produits alcoolisés. Cette réalité n’est rien de moins qu’incohérente avec la politique gouvernementale sur les prix minimums de la bière.

Cette situation met en lumière le désavantage, tant pour les consommateurs que pour les entreprises, d’un prix plancher sur plusieurs biens et services de consommation. À titre d’exemple, la bièrele laitles œufs et même l’essence sont tous des biens réglementés, entre autres, par un prix minimum. Pourquoi obliger les entreprises à vendre des produits plus chers qu’ils ne le voudraient potentiellement ? Il n’est simplement pas justifié que l’État intervienne pour obliger les entreprises à vendre plus cher que le montant désiré. Au bout du compte, le consommateur est le grand perdant puisqu’il est tenu de débourser davantage.

Étant donné la hausse du coût de la vie, qui atteint un sommet pour les trente dernières années, le gouvernement doit laisser de côté les prix planchers qui ne font que tirer artificiellement les coûts vers le haut, ce qui nuit tout particulièrement aux plus démunis et à la classe moyenne.

11 octobre, 2017

C'est l'État qui provoque les crises

L’ingérence de l’État dans l’économie provoque les crises. Les autorités en profitent alors pour renforcer encore leur pouvoir, serrer la vis… jusqu’à la faillite.

La semaine dernière, nous étions à Paris, où nous avons rencontré Jim Rickards. Cet ex-conseil du hedge fund Long-Term Capital Management, consultant pour la CIA, auteur de best-sellers financiers et vétéran de Wall Street, nous a dit que nous étions trop naïfs.

POURQUOI LES GOUVERNEMENTS AIMENT LES CRISES

Une crise majeure va se produire, nous a-t-il confié. Et elle sera pire que celle de 2007.
Elle va arriver d’elle-même : c’est une conséquence naturelle et inévitable de l’ingérence de l’État. Selon Jim, les autorités l’espèrent vivement, et même elles la planifient… et contribuent à la provoquer. Sur ce dernier point, cela ne fait aucun doute.
Leur programme maladroit et obstiné ne peut qu’aboutir à une crise. Pour être précis, le problème qui a provoqué la crise de 2007 – un excès d’endettement – n’a pas été résolu : il a été aggravé.

LA DETTE, FACTEUR DE CRISE

La Fed, confrontée à une crise de la dette qu’elle avait créée, a fait la seule chose en son pouvoir : abaisser les taux d’intérêt pour encourager encore plus l’emprunt.
À présent, nous sommes plus endettés que jamais. Et les mêmes personnes qui ont provoqué la crise sont toujours aux commandes des banques, des autorités de régulation, des entreprises et de toutes les autres institutions qui ont rendu cette crise possible.
Pourquoi n’a-t-on pas corrigé tous les problèmes ? Nous attribuons cela à l’intérêt personnel, purement et simplement : les initiés vivent de la dette. Bien entendu, il leur en faudra toujours davantage.
Mais c’est plus qu’une question de hasard, d’imbécilité et d’ignominie. Il y a de la cupidité aussi ! Les gens au pouvoir nous conduisent à une autre crise majeure car ils en ont besoin.
Pourquoi donc ?
« Ce n’est pas un hasard si le Congrès US a fait passer le Patriot Act aussi vite après les attentats du 11 septembre », m’a dit Jim. « Il n’attendait que ça ».

LES CRISES SONT UNE OPPORTUNITÉ D’AVOIR PLUS DE POUVOIR

Une crise représente une opportunité. Au cours de la prochaine crise – qui pourrait avoir lieu dans quelques jours, semaines ou mois – l’État nous serrera un peu plus la vis.
Jim connaît les initiés. Il sait ce qu’ils savent. Et il sait ce qu’ils ne savent pas.
Ce qu’ils ne savent pas – et ne veulent pas savoir – c’est comment gérer correctement une économie.
Mais ils savent qu’ils n’ont pas besoin de le savoir. Car plus ils se débrouillent mal et plus ils provoquent de crises, plus cela multiplie les opportunités de s’emparer de plus de pouvoir et d’argent. C’est ce qu’ils ont fait en 2008, par exemple.
Depuis, les profits des entreprises – qui reflètent les bénéfices réels des grandes entreprises américaines – n’ont progressé que de 2%. Corrigés de l’inflation, ils sont plus ou moins restés au même niveau.
Par contre, les actions ont progressé 10 fois plus. L’indice Dow Jones, par exemple, a augmenté de 200% au cours de la même période. Comment est-ce possible ?

LE QUANTITATIVE EASING QUI PROFITE À CERTAINS

Eh bien, la Fed a injecté 3 600 milliards de dollars dans les marchés financiers, via son programme de QE (assouplissement quantitatif).
Elle ne l’a pas injecté sur le marché de la consommation, dans l’économie du quotidien, ni dans les poches des citoyens ordinaires. Non, cet argent est allé dans les grandes banques et dans les poches d’autres gens riches.
Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, par exemple, a empoché un bonus de 25 millions de dollars l’an dernier grâce à cette arnaque. Et il traite le bitcoin d’imposture !
En tant que membre du club du « 1% les plus riches », nous aimerions marquer une petite pause et dire un mot de remerciement à la Fed. Depuis 2008, la richesse de ce 1% d’Américains les plus riches a flambé. Si l’on se fie au S&P 500, elle a progressé de plus de 230%.
C’est excellent pour nous. Merci.
C’est bien beau que l’État se serve des crises pour voler davantage de richesse au lumpenproletariat… et équiper les polices locales de tanks et d’hélicoptères d’assaut pour qu’il marche droit… Mais les élites finissent par aller trop loin… tous les empires s’éteignent… et, au dernier acte, tous les idiots finissent par récolter ce qu’ils ont semé.

05 avril, 2017

La réflexion du jour

Nous vivons à l’ère du capitalisme de copinage (crony capitalism). Celui où on privatise les profits des banques, tout en refilant les pertes aux contribuables. Celui où les grosses entreprises dépensent des millions en lobbyistes pour acheter les politiciens. Et pour faire jouer les règles en leur faveur. (Comme ériger des barrières aux produits concurrents étrangers, ou se partager des contrats gouvernementaux à prix gonflés.) Celui où syndicats, bureaucratie et autres groupes d’intérêt échangent des votes contre des privilèges et des subventions à la pelle. C’est la capture de l’État par les groupes d’intérêt — qu’ils soient de droite ou de gauche. Et ceux-ci se foutent bien qu’on endette à mort la prochaine génération.--- David Descôteaux

15 décembre, 2016

La réflexion du jour

Le cul-de-sac (ndlr du modèle québécois) s’explique simplement: les politiciens sont au lit avec la bureaucratie depuis quarante ans. Ils se sont taillé un modèle politique sur mesure. Leur devise pourrait être celle-ci: duplicité, complicité, fiscalité...Michel Hébert

08 novembre, 2016

La réflexion du jour

Le modèle québécois, c’est un petit gang d’intérêts corporatistes qui se bourrent la face dans la tarte commune, sans égard au bien commun. Et se protègent entre eux.--- Benoît Aubin

01 juin, 2016

Qu'est-ce qui explique le succès économique de la Suède?

Selon Johan Norberg, le succès économique de la Suède découle de l’application des principes du libre marché. C’est tout le contraire du modèle québécois qui applique les principes du capitalisme de connivence.

21 mai, 2016

La réflexion du jour

Ce n’est pas tant le rejet d’UberX qui m’interpelle. C’est l’absence de mouvement vers l’avant. La glaciale imposition du statu quo si crucial aux lobbies et syndicats. C’est comme le maintien des quotas francophones à la radio à 65% sans consultation publique. Comme Loto-Québec qui veut nous empêcher d’aller jouer sur des sites Internet hors-Québec. C’est le recul devant chaque petit lobby au détriment du patron : vous, moi, le citoyen.---Nicolas Lacroix

10 mai, 2016

La réflexion du jour

Non, nous ne sommes pas Téo. Le monde des affaires d’hier, comme se plait à le décrire M. Taillefer, nous a enseigné qu’un projet capable de satisfaire efficacement les attentes des consommateurs peut se passer de l’État et de l’argent des contribuables. Nous déplorons que la Caisse de dépôt, Investissement Québec et autres fonds syndicaux, qui sont financés en tout ou en partie par nos impôts, servent à financer une entreprise qui perpétue un modèle d’affaires obsolète ne pouvant survivre sans la coercition de l’État.---Pierre Simard et Germain Belzile

27 avril, 2016

Qu’est-ce que le capitalisme de connivence?

Le capitalisme de connivence est un cancer qui détruit l’économie, alimente le cynisme de la population et met en péril la démocratie. Malheureusement, le Québec est un leader dans ce domaine, ce qui tire le Québec dans le peloton de queue des économies occidentales.


29 mars, 2016

La réflexion du jour

L’important c’est d’être heureux comme peuple, lui a-t-on dit. Et le peuple est heureux.

Il sacrifie sa liberté économique au profit de sociétés d’État. Il se soumet à des milliers de règlements protectionnistes. Il fait des chaînes humaines pour améliorer les salaires syndiqués. Il se réjouit de la saisie d’un producteur acéricole pour protéger le monopole d’une fédération. Il prie à la coercition des libres entrepreneurs pour protéger le pactole de quelques propriétaires de permis de taxi.--- Pierre Simard

07 mars, 2016

La réflexion du jour

L’organisation centralisée de l’économie est en théorie une utopie. Et les tentatives pour l’imposer en ont fait partout une utopie coûteuse. La raison en est que l’État est un mauvais capitaliste, un mauvais entrepreneur. L’État, par sa logique, est incapable de s’engager dans le processus de « destruction créatrice » essentiel à la croissance et à l’innovation.--- Jean-Luc Migué

30 septembre, 2015

How to Make a $1500 Sandwich in Only 6 Months

Le capitalisme, le vrai, non le capitalisme de connivence pratiqué par les politiciens de toute allégeance, a permis de sortir la majeure partie de l’humanité de la pauvreté. Imaginez ce que serait notre vie si l’on devait tout produire nous-même.

« I spent 6 months and $1500 to completely make a sandwich from scratch. Including growing my own vegetables, making my own salt from ocean water, milking a cow to make cheese, grinding my own flour from wheat, collecting my own honey, and killing a chicken myself. »


24 août, 2015

L’État est mort, vive l’État ! de Charles Gave

Un ouvrage instructif, sur le social-clientélisme et ses effets, et en même temps plein d’espoir sur ce qui peut théoriquement être fait (mais par qui et dans quels délais ?).

Revue de livre par Johan Rivalland.

C’est toujours un plaisir d’entendre Charles Gave s’exprimer dans les médias. Faute de pouvoir lire un nouvel ouvrage plus récent, puisque l’économiste et entrepreneur explique lui-même que son vrai métier n’est pas d’écrire des livres, revenons-en à l’un de ses ouvrages, le dernier je crois, sorti en 2010, et qui décrit aussi parfaitement ce qu’il s’est passé depuis, qui était parfaitement prévisible donc, de même que ce qui est en train de se dérouler et ce qui va probablement se passer d’ici peu.

Un ouvrage que l’on peut qualifier non pas de visionnaire, mais plus simplement d’avisé. Écrit par un auteur qui ne fait qu’observer et analyser (puis proposer), à partir d’éléments et de statistiques accessibles à tous, la démagogie et les œillères en moins, contrairement à tous ceux qui sont soit impliqués en politique ou dans leurs intérêts propres, soit idéologisés (dans le mauvais sens du terme). Un constat doublé d’une vision d’économiste (dont on sait, et l’auteur ne manque pas de le rappeler lui-même, qu’elles peuvent être multiples).

Les fruits du social-clientélisme

Ce constat repose sur tous les excès que nous vivons depuis près de quarante ans et qui font qu’une génération, celle de 1968 (dont l’auteur dit faire partie) a vécu à la fois sur l’épargne et les économies de la génération qui l’a précédée, et sur le lourd endettement futur qu’elle va laisser aux générations suivantes, qui va nécessiter de très gros sacrifices de leur part. Affligeant.

Comment en est-on arrivés là ? Comment certains ont-ils pu profiter aux dépens des autres ? Telles sont les questions posées par Charles Gave, qui en décortique les fondements. La réponse principale tient dans le fait que la croissance de l’État en France s’assimile plus à un social-clientélisme qu’à la social-démocratie.

L’auteur les définit ainsi :

« Dans la social-démocratie, un dialogue constant a lieu entre parties prenantes (salariés, actionnaires, management, clients) pour trouver de concert la meilleure solution, c’est-à-dire celle qui protège au mieux les intérêts à long terme de chacun. Cela implique que chacun soit prêt à faire des sacrifices à court terme (…).

Dans le social-clientélisme, le but est d’accaparer le pouvoir politique et le monopole de la violence légale qu’il confère, afin de distribuer des avantages non gagnés à ses propres troupes au détriment des autres parties prenantes à la discussion(…) »

Appuyé par des citations évocatrices et bien choisies, dont certaines bien connues des visiteurs de ce site, telle « L’État c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » (Frédéric Bastiat), parfois humoristiques comme l’est souvent l’auteur lui-même, à l’instar du « Le capitalisme répartit inégalement la richesse alors que le socialisme répartit la pauvreté équitablement » (Winston Churchill), l’état d’esprit de l’ouvrage est sans concession et montre à quel point la situation est grave. Ainsi, Charles Gave explique que :

« le propos de ce livre est donc d’expliquer que ce qui s’est produit pour l’Union soviétique va frapper notre système politico-économique et pour les mêmes raisons »

Excusez du peu ! Une suite heureuse, en quelque sorte, à L’Union européenne, une nouvelle URSS ? de Vladimir Boukovsky. Cependant, Charles Gave n’accable pas les politiques. Comme il le dit, en citant de nouveau Churchill :

 « Les hommes politiques sont merveilleux, ils finissent toujours par trouver les bonnes solutions, non sans avoir essayé toutes les autres avant, cependant ».

Un jeu à quatre grands acteurs

Et, partant de ce constat assez évocateur de certaines réalités, il nous livre une leçon d’économie stimulante, avec un grand sens de la pédagogie, qui permettra à beaucoup de mieux comprendre ce qui se passe actuellement… et d’avoir une idée de ce qui nous attend, pour ceux qui se posent la question à juste titre (sans oublier son évocation elle aussi très actualité du rôle de l’euro dans tout ceci). Mieux encore, en prolongement de son livre, démarche originale et stimulante, il propose d’actualiser ses analyses et indicateurs à travers un blog […], ce qui permet d’enrichir la réflexion et poursuivre la discussion.

Ainsi, un peu à la manière d’une histoire (ou d’une bande dessinée, nous dit l’auteur), tout repose sur quatre acteurs principaux (l’entrepreneur, le rentier, le banquier et l’État) qu’il commence par nous présenter tour à tour en illustrant leur rôle économique, avant d’en venir au jeu de leurs interactions.

Avec toujours un style parlant, humoristique et le sens de la pédagogie (résumés fréquents de ce qu’il vient d’expliquer) et des citations appropriées, telle cette formule célèbre de Saint-Simon, à propos de l’entrepreneur, tant décrié en France malgré ses mérites :

« Imaginons que les cinquante premiers princes du royaume, les cinquante premiers préfets ou présidents de Cour de cassation, les cinquante premiers pairs du royaume, les cinquante premiers évêques, Monsieur, frère du roi, ainsi que toute la Cour, disparaissent par accident : le peuple en serait fort triste, car il a le cœur bon. Mais si disparaissaient les cinquante plus grands industriels, les cinquante plus grands savants, les cinquante meilleurs artisans, la nation serait détruite ».

Les titres des trois grandes parties de l’ouvrage vous donneront un aperçu de l’esprit qui est le sien et de l’intérêt qu’il peut revêtir du point de vue de la réflexion, pour tout un chacun, économiste ou non :

1) Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’économie sans jamais oser le demander.
2) Le trou noir financier.
3) Faire tomber le Mur de Berlin que nous avons dans nos têtes.

Se réformer ou faire faillite

Avec des chapitres aussi utiles pour ceux qui veulent y voir clair que : « Petite introduction à la dette étatique », « Comment un État fait-il faillite ? », qui permettent de bien mieux comprendre l’économie et la réalité que nous vivons. Et avec un constat accablant, mais hélas inéluctable : lorsqu’un État, comme le nôtre probablement très bientôt, n’a plus la possibilité d’emprunter, il ne reste alors plus que deux solutions : se réformer ou « faire faillite » (l’auteur expliquant au passage en quoi le terme est abusif). Un ouvrage éclairant, instructif, passionnant, que je conseille à tous ceux qui veulent tenter de mieux comprendre la profonde crise actuelle et savoir à quelle sauce (pimentée !) nous allons probablement être mangés…

Charles Gave, L’État est mort, vive l’État ! Pourquoi la faillite qui s’annonce est une bonne nouvelle, François Bourin Éditeur, septembre 2010, 162 pages.




13 juillet, 2015

La réflexion du jour

En analysant les rapports financiers du Fonds de solidarité FTQ, l’IEDM a toutefois découvert le pot aux roses en 2013. Alors que le Fonds de solidarité se vantait de respecter la «norme du 60 %» de capital investi en démarrage, cette norme ne concernait pas tous les actifs. Dans les faits, le Fonds n’investissait pas 60 % en démarrage, ni même 50 %, mais seulement 11 % environ.--- Youri Chassin