Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

On est tellement taxés que lorsqu’il fait beau, j’ai peur de recevoir une facture. --- Michel Beaudry ________________________________________________________________________

22 décembre, 2007

Québec B. S.

Le 21 décembre, Jim Flaherty, ministre des finances, a annoncé que les provinces riches (l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique) verseront 14,5 milliards aux provinces pauvres (Terre-Neuve & Labrador, Île du Prince-Édouard, Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Québec et Manitoba).

Le Québec recevra la part du lion, un peu plus de 8 milliards (55 %). Cela représente 1 038 $ par habitant.

Personnellement, cela me gêne. Je trouve dégradant d’accepter que le gouvernement prenne de force l’argent des Ontariens, Albertains et Britanno-Colombiens pour la remettre aux Québécois.

Le Québec est une province apte au travail. Collectivement nous ne souffrons pas d’un handicap physique ou mental. Notre pauvreté relative découle des choix que nous avons faits : environnement économique contraignant, monopoles gouvernementaux peu efficace, fiscalité néfaste aux investissements et au travail, une dette devenue un boulet, etc. Au moins, nous devrions avoir la fierté d’en supporter les conséquences.

Nous sommes devenus des assistés sociaux qui n’hésitent pas à profiter du système.

3 commentaires:

Anonyme a dit...

Ben non le Québec n'est pas pauvre pour les raisons que tu énumères.
Il est pauvre parce que justement, il dépend du Canada.
L jour où le Québec sera souverain, il disposera de tous les outils nécessaires pour prospérer. En attendant, Le Québec est un peu comme un Tanguy. Il essaie de se faire une petite vie dans le sous-sol de la cave de ses parents. La péréquation, c'est l,argent de poche popur calmer le gamin.

Serge Rouleau a dit...

@ anonyme

Je te concède que l’indépendance du Québec, en éliminant les duplications et les inefficacités découlant du fédéralisme, offre la possibilité d’économiser des milliards de dollars. Malheureusement, les politiques interventionnistes des gouvernements québécois, tous les partis confondus, auront vite fait de gaspiller les économies en subventions et en projets électoralistes.

Blâmer les autres pour expliquer nos déboires, nous empêche de voir et de s’attaquer aux vrais problèmes. Ceux qui désirent un Québec indépendant, doivent comprendre qu’il faut d’abord faire passer le Québec du peloton de queue à celui de tête en Amérique du Nord. Un Québec qui contribue aux paiements de péréquation aura finalement atteint les conditions gagnantes du prochain référendum.

Tym_Machine a dit...

Finalement, on en voit de toutes les couleurs dans les séparatistes...

Le discours de monsieur Rouleau semble le plus crédible des deux mais finalement, que l'on soit communiste allant à libertarien, il semble qu'il faut être souverainiste à tout prix, ce qui semble être le consensus, le dénominateur commun...

D'où découle cette obsession d'être différent à tout prix des autres canadiens, d'où découle cette fantaisie qui fut très divertissante à une certaine époque mais qui gruge et sape nos efforts lorsqu'il est question de se redresser économiquement.

Il faudra peut-être attendre un référendum du ROC qui nous sacrera dehors du Canada...en attendant, on va continuer de s'astiner comme des morons sur les fantaisies de ce que pourrait être cet état imaginaire où tous nos problèmes seraient du passé puisqu'on est les meilleurs dans tout.

Mais dites-moi qui blâmeront nous pour nos déboires une fois séparés? Est-ce qu'on fera comme la Palestine en se chamaillant qui n'a pas été assez radical dans son militantisme séparatiste et passer à la bastonade les soit-disants "traitres" ou ceux et celles qui ont manqué d'enthousiasme et d'ardeur à la tâche?

La chasse aux sorcières est ouverte, l'ADQ, le PLQ, le PQ et Québec solidaires en viendront facilement à un consensus sur le sujet puisque cela semble être notre motto, notre leit motiv.

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