Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Nouvelle devise du dollar canadien : Un de perdu, dix d’empruntés. - Michel Beaudry

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14 janvier, 2009

La solution, des baisses d’impôt

Enfin un chroniqueur qui ose recommander des baisses d’impôt.

Bravo!
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Il faut des baisses d’impôts
Pierre Duhamel, 14 janvier 2009 11:03

Dans deux semaines, le gouvernement conservateur jouera sa peau en présentant son budget pour 2009-2010. Plusieurs économistes et commentateurs recommandent au gouvernement de miser essentiellement sur de nouvelles dépenses budgétaires et de ne pas abaisser les impôts. Ce serait une bêtise si le gouvernement décidait d’aller dans cette direction.

Je ne m’oppose pas à de nouvelles dépenses budgétaires pour réanimer une économie en état de choc. Je suis partisan des programmes visant le renouvellement et l’entretien des infrastructures. D’abord parce qu’il est bien temps de les remettre à niveau et aussi parce que cela créera de l’emploi et de l’activité à un moment où nous en avons besoin. Ces dépenses ont aussi le grand mérite de ne pas être récurrentes. Une fois les ponts, routes, viaducs, écoles et hôpitaux réparés, le travail est fait et il n’est pas nécessaire de réinvestir les mêmes sommes année après année.

Je m’accommode aussi de dépenses susceptibles d’améliorer la position concurrentielle de notre économie et susceptibles de favoriser l’innovation et la recherche.

J’ai plus de problèmes avec la bonification des programmes sociaux, car une fois que les prestations sont augmentées et l’accessibilité élargie, il est bien difficile de revenir en arrière et de retirer les avantages déjà consentis. En ne faisant pas attention, on peut créer les conditions d’un déficit budgétaire structurel, qui alourdira à chaque année notre endettement.

Maintenant les impôts. On prétend que leur diminution n’a pas ou peu d’impact sur l’activité économique. Beaucoup d’économistes, y compris chez les conseillers du président Obama, sont plutôt d’avis contraires. Pour ma part, je vois au moins trois raisons qui militent en faveur de baisses d’impôts.

Une grande partie de la reprise proviendra des consommateurs et des entreprises privées. Les baisses d’impôts leur donneront des munitions supplémentaires et leur permettra de faire davantage leur part.

Cet argent servira peut-être à éponger des dettes. Tant mieux. Un consommateur moins endetté sera un consommateur plus actif. Et une entreprise qui a un bilan plus sain aura les moyens d’investir plus rapidement.

Cet argent se retrouvera peut-être dans des comptes d’épargne. Encore une fois, est-ce grave ? Le taux d’épargne est à un creux historique. Cela a plusieurs conséquences. L’une d’entre elles, c’est que les institutions de crédit doivent aller chercher beaucoup plus de capitaux sur les marchés pour satisfaire leurs clients qui veulent emprunter. Et cela coûte de plus en plus cher à cause de la crise du crédit. Une augmentation du taux d’épargne se traduira par une augmentation des crédits disponibles aux entrepreneurs qui voudront créer les emplois de demain.

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