Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

On est tellement taxés que lorsqu’il fait beau, j’ai peur de recevoir une facture. --- Michel Beaudry ________________________________________________________________________

16 décembre, 2008

Subventions : Échanger cinq trente sous pour un dollar

Au Canada, le Québec détient le championnat des programmes de subvention. En 2006, le gouvernement a versé 5,442 milliards de dollars en subvention aux entreprises oeuvrant sur le territoire québécois. C’est plus de 700 $ par habitant. C’est 3,5 fois plus qu’en Ontario.

Source : Institut Fraser

Malheureusement, il y a peu de chance pour que la situation s’améliore. Sous prétexte d’amenuiser l’impact de la crise économique, les politiciens travaillent assidument à concocter une panoplie de nouveaux programmes de subventions. Il est probable que 2009 sera une année record.

Cette générosité apparente comporte un coût énorme. Les taux de fiscalité individuel et corporatif québécois sont les plus élevés en Amérique du Nord.

Une étude de la chaire de recherche en fiscalité de l’université de Sherbrooke révèle qu’en 2004 les entreprises québécoises ont contribué plus de 18 milliards aux revenus de l’État québécois, dont plus de cinq milliards en impôts et taxes sur le capital.
Finalement, les entreprises québécoises paient en impôts et taxes sur le capital un montant équivalent à celui qu’elles reçoivent en subventions. Donc, ne serait-il pas plus efficace de terminer les programmes de subvention et réduire d’autant les impôts et les taxes?

Cette approche offre plusieurs avantages :

  • Le processus d’allocation optimale des ressources serait grandement amélioré. La plupart des économistes sont d’accord pour dire que le libre marché utilise les ressources disponibles plus efficacement que le gouvernement. En effet, trop souvent, l’interventionnisme a pour effet d’enlever des ressources aux entreprises performantes pour les remettre aux canards boiteux;
  • Les milliers de fonctionnaires assignés à la gestion des programmes pourraient être assignés à des tâches plus utiles ou simplement mis à la retraite;

  • Il serait beaucoup plus facile d’attirer des investissements privés sur le territoire québécois. Les entrepreneurs et investisseurs préfèrent un environnement comportant un faible taux d’impôt à celui offrant de nombreuses subventions.

Malheureusement, cette proposition a peu de chance de voir le jour. Elle comporte un défaut impardonnable qui est celui de réduire le pouvoir des politiciens.

Pourquoi les politiciens adopteraient-ils des mesures visant à réduire leur pouvoir? Posez la question c’est y répondre!

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