Au fil des années, je vais questionner chaque pièce de 10 cents qui est dépensée à l'hôtel de ville. Toutes les subventions seront examinées, a promis M. Ford (maire de Toronto) en entrevue.
(NDLR : Je me demande comment on pourrait convaincre M. Ford de gérer Montréal. Même à temps partiel il ferait certainement mieux que Gérald Tremblay.)
Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
17 janvier, 2011
Le chiffre du jour : 70 M$
Le maire de la Ville Reine, qui a été assermenté il y un mois, a soutenu avoir épargné quelques 70 millions$ aux contribuables dans ses premières semaines au pouvoir avec, entre autres, l'abolition de la surtaxe sur l'immatriculation, la réduction du quart des dépenses de son bureau et la fin du buffet gratuit pour les élus lors des réunions du conseil municipal et des comités.
16 janvier, 2011
La réflexion du jour
Ça y est, la période prébudgétaire est amorcée. Celle ou les syndicats, les corporations professionnelles et autres groupes d’intérêt se disputent la richesse des autres. La période des loups!--- Pierre simard
Le chiffre du jour : 80e percentile
D'après une enquête réalisée auprès de plus de 20 000 familles aux États-Unis, les jeunes instruits à la maison se retrouvent entre le 82e et le 92e percentile en lecture, et dans le 85e percentile en maths. Globalement, leurs notes oscillent entre le 75e et le 85e percentile, bien au-dessus des jeunes des écoles publiques (dans le 50e percentile), même des écoles privées (entre le 65e et le 75e percentile).
Une enquête canadienne arrive sensiblement aux mêmes résultats: ainsi, les jeunes instruits à la maison se retrouvent dans le 80e percentile en lecture et le 79e en maths, alors que les jeunes instruits dans le système public ou privé se classent dans le 50e percentile.
(NDLR : De quoi faire réfléchir notre monopole de l'éducation. Les syndicats vont capoter!)
Une enquête canadienne arrive sensiblement aux mêmes résultats: ainsi, les jeunes instruits à la maison se retrouvent dans le 80e percentile en lecture et le 79e en maths, alors que les jeunes instruits dans le système public ou privé se classent dans le 50e percentile.
(NDLR : De quoi faire réfléchir notre monopole de l'éducation. Les syndicats vont capoter!)
15 janvier, 2011
La cigale et la fourmi (en rappel)
L’endettement irresponsable des gouvernements et des individus annonce des lendemains difficiles :
Toutefois, les politiques de redistribution profitent rarement à ceux qui en ont besoin. Elles favorisent plutôt les groupes d’intérêt. Malheureusement, elles déresponsabilisent aussi sûrement les individus qu’elles appauvrissent la société.
Personne n’a exprimé ce phénomène mieux que Jean de la Fontaine dans la fable : La cigale et la fourmi. C’était il y a plus de 350 ans.
________________
Version originale de Jean de la Fontaine :
La Cigale, ayant chanté
Tout l'Été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'Oût, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse;
C'est là son moindre défaut.
«Que faisiez-vous au temps chaud?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez? J'en suis fort aise.
Eh bien! Dansez maintenant.»
_______________
Version québécoise (adaptation de la version moderne de Jean-François Rideau) :
La fourmi travaille dur sous une chaleur écrasante durant tout l'été, construit sa maison et accumule des vivres pour l'hiver. La cigale se moque bien de la fourmi, et passe l'été à rire et à danser et à s'amuser.
L'hiver venu, la cigale grelottante convoque une conférence de presse et exige de savoir pourquoi il est permis que la fourmi soit bien au chaud et repue tandis que d'autres ont faim et froid.
Radio-Canada montre des images de la cigale grelottante à côté d'un film de la fourmi faisant bombance dans sa maison douillette. Le Québec bien-pensant est choqué par ce contraste saisissant. Comment est-il possible que dans un pays si riche, une pauvre cigale souffre autant?
La cigale est invitée à TLMEP. Les invités, encouragés par Guy A. et Dany, en profitent pour dénoncer l’individualisme de la fourmi, digne représentante du capitalisme sans coeur.
Le FRAPRU organise une manifestation devant la maison de la fourmi. Le téléjournal du soir diffuse des images des manifestants criant des insanités à la fourmi. En soutien à la cigale, Richard Desjardins monte à grands coups de subventions un concert avec de nombreux artistes.
René Homier-Roy s'exclame dans une interview avec Amir Kadhir que la fourmi s'est enrichie sur le dos de la cigale, et appelle à un nouvel impôt sur la fourmi pour lui faire payer "sa juste part de l'effort collectif".
Finalement, la Commission parlementaire pour la Justice sociale propose une loi anti pauvreté, rétroactive jusqu'au début de l'été. La fourmi doit payer une amende pour ne pas avoir embauché une proportion suffisante de cigales; n'ayant plus de quoi payer ses taxes rétroactives, elle voit sa maison confisquée par le gouvernement.
La fourmi en appel auprès du tribunal administratif. L'affaire est finalement plaidée devant un panel de juges anciennement nommés par Bernard Landry parmi une liste de personnes vivant des subsides de l'État. La fourmi perd son procès.
L'histoire se termine tandis que l'on voit la cigale engloutir les derniers restes des victuailles confisquées à la fourmi, cependant que le logement social qu'elle habite, qui n'est autre que l'ancienne maison de la fourmi, part en morceaux parce que nul ne s'en occupe. La fourmi disparaît dans la nuit froide.
La cigale est retrouvée morte dans une affaire de drogue, et la maison, maintenant abandonnée, est occupée par un gang d'araignées qui terrorisent ce qui était autrefois un voisinage paisible.
Dettes totales des ménages canadiens : 1 505 000 000 000$Ce phénomène découle du fait que depuis plus de quarante ans les cigales dominent les choix politiques. Ces choix visent avant tout à redistribuer la richesse, même celle que nous n’avons pas encore créée (endettement) et à nous laisser croire que tout est gratuit.
Dette en proportion du revenu personnel disponible : 148%
Dette par habitant : 44 000$
Toutefois, les politiques de redistribution profitent rarement à ceux qui en ont besoin. Elles favorisent plutôt les groupes d’intérêt. Malheureusement, elles déresponsabilisent aussi sûrement les individus qu’elles appauvrissent la société.
Personne n’a exprimé ce phénomène mieux que Jean de la Fontaine dans la fable : La cigale et la fourmi. C’était il y a plus de 350 ans.
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Version originale de Jean de la Fontaine :
La Cigale, ayant chanté
Tout l'Été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'Oût, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse;
C'est là son moindre défaut.
«Que faisiez-vous au temps chaud?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez? J'en suis fort aise.
Eh bien! Dansez maintenant.»
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Version québécoise (adaptation de la version moderne de Jean-François Rideau) :
La fourmi travaille dur sous une chaleur écrasante durant tout l'été, construit sa maison et accumule des vivres pour l'hiver. La cigale se moque bien de la fourmi, et passe l'été à rire et à danser et à s'amuser.
L'hiver venu, la cigale grelottante convoque une conférence de presse et exige de savoir pourquoi il est permis que la fourmi soit bien au chaud et repue tandis que d'autres ont faim et froid.
Radio-Canada montre des images de la cigale grelottante à côté d'un film de la fourmi faisant bombance dans sa maison douillette. Le Québec bien-pensant est choqué par ce contraste saisissant. Comment est-il possible que dans un pays si riche, une pauvre cigale souffre autant?
La cigale est invitée à TLMEP. Les invités, encouragés par Guy A. et Dany, en profitent pour dénoncer l’individualisme de la fourmi, digne représentante du capitalisme sans coeur.
Le FRAPRU organise une manifestation devant la maison de la fourmi. Le téléjournal du soir diffuse des images des manifestants criant des insanités à la fourmi. En soutien à la cigale, Richard Desjardins monte à grands coups de subventions un concert avec de nombreux artistes.
René Homier-Roy s'exclame dans une interview avec Amir Kadhir que la fourmi s'est enrichie sur le dos de la cigale, et appelle à un nouvel impôt sur la fourmi pour lui faire payer "sa juste part de l'effort collectif".
Finalement, la Commission parlementaire pour la Justice sociale propose une loi anti pauvreté, rétroactive jusqu'au début de l'été. La fourmi doit payer une amende pour ne pas avoir embauché une proportion suffisante de cigales; n'ayant plus de quoi payer ses taxes rétroactives, elle voit sa maison confisquée par le gouvernement.
La fourmi en appel auprès du tribunal administratif. L'affaire est finalement plaidée devant un panel de juges anciennement nommés par Bernard Landry parmi une liste de personnes vivant des subsides de l'État. La fourmi perd son procès.
L'histoire se termine tandis que l'on voit la cigale engloutir les derniers restes des victuailles confisquées à la fourmi, cependant que le logement social qu'elle habite, qui n'est autre que l'ancienne maison de la fourmi, part en morceaux parce que nul ne s'en occupe. La fourmi disparaît dans la nuit froide.
La cigale est retrouvée morte dans une affaire de drogue, et la maison, maintenant abandonnée, est occupée par un gang d'araignées qui terrorisent ce qui était autrefois un voisinage paisible.
La réflexion du jour
Les syndicats n'ont pas seulement investi l'État; à les entendre ils seraient devenus l'État et ils incarneraient à eux seuls le bien commun. Leur logique est toute simple et toute bête : plus de fonctionnaires veut dire plus de services pour la population et une meilleure défense de ses intérêts. En bref, plus c'est gros, plus c'est bon.--- Pierre Duhamel
Le chiffre du jour : 81 %
C'est d'autant plus vrai que l'État est une mine d'or pour les machines syndicales. Grâce à un régime très complaisant, la proportion des employés syndiqués dans le secteur public canadien est passé de 12 % en 1960 à 70 %. La proportion atteint 81 % au Québec.
14 janvier, 2011
La réflexion du jour
Super Claudette s’amuse à dire que la plupart des québécois n’ont pas les moyens de se payer les libertés que le RLQ cherchent à promouvoir. Mois je crois plutôt que les québécois n’ont plus les moyens de se payer le 30% de plus que ça coûte au Québec pour construire des infrastructures, grandement dû au monopole syndical sur la main d’oeuvre dans le domaine de la construction. Nous n’avons plus les moyens d’avoir 100 000 administrateurs dans notre système de santé pour 108 000 dans le personnel soignant. Nous n’avons plus les moyens d’une fonction publique obèse. Nous n’avons plus les moyens des plans de retraite dorés de nos fonctionnaires, alors que la plupart de ceux qui paient pour cette retraite risquent de se retrouver dans la pauvreté dans leur vieillesse. Nous n’avons plus les moyen de payer des denrées agricole plus chères que tous nos voisins pour maintenir un système de gestion de l’offre et un monopole syndical dans le domaine agricole. Nous n’avons plus les moyens des quelques 224 milliards de dettes que notre gouvernement a accumulé jusqu’ici parce que nos politiciens sont incapables de tenir tête aux Claudette Carbonneau et Réjean Parent de ce monde. --- Philippe
Le chiffre du jour : + 6 G$ par année
Les chefs syndicaux veulent s'attaquer à ce seul gain (Équilibre budgétaire). Laissons aller le déficit et engraissons bien notre dette, nous disent-ils. Leur argument principal est tellement ridicule que c'en est comique. Les voilà maintenant les grands défenseurs de la croissance économique.
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Le Québec n'a pas un problème de croissance, mais d'endettement. Sa dette nette a gonflé de 63 milliards de dollars depuis le 31 mars 2000, passant de 89 milliards de dollars à 152 milliards de dollars. Il appert que ce ne serait pas assez.
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Le Québec n'a pas un problème de croissance, mais d'endettement. Sa dette nette a gonflé de 63 milliards de dollars depuis le 31 mars 2000, passant de 89 milliards de dollars à 152 milliards de dollars. Il appert que ce ne serait pas assez.
13 janvier, 2011
La prospérité ligotée par une réglementation excessive
La réglementation concerne tous les Canadiens. Mais pour la plupart d’entre nous, ses effets positifs sont évidents tandis que ses effets négatifs sont cachés. À quel point les produits seraient-ils moins chers si l’on réduisait la réglementation excessive et inutile ? Combien de petites et moyennes entreprises (PME) ne sont jamais créées parce que la réglementation constitue un obstacle trop important ? Quelles auraient été les contributions de ces entreprises à votre collectivité (création d’emplois, diversité de produits, augmentation du nombre de fournisseurs, etc.) ? Combien de temps et d’énergie consacrons-nous à nous conformer à des réglementations inutiles ? À quel point notre salaire et notre niveau de vie pourraient-ils être améliorés grâce à un allègement réglementaire ? --- Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI)
La réflexion du jour
La droite qui tourmente Mme Carbonneau, soit la droite économique, est une philosophie qui défend la liberté, qu'il s'agisse de libertés économiques ou individuelles. Cette droite, c'est la pensée économique libérale. C'est une conception du monde qui a foi en l'être humain, qui reconnaît son potentiel immense et veut l'inciter à le réaliser en récompensant l'effort. C'est le fait de reconnaître que chaque individu est mieux placé que quiconque pour savoir ce qui est bon pour lui, et de lui permettre, dans le respect d'autrui, de tout mettre en oeuvre pour mettre en oeuvre son idéal. C'est le fait de donner à l'être humain des droits, mais aussi des responsabilités. C'est aussi la conviction que l'individu et l'ensemble d'une société ne peuvent s'épanouir, évoluer et prospérer que dans un monde libre où l'État intervient minimalement. --- Nathalie Elgrably-Lévy
Le chiffre du jour : 4 ans
Le projet de ligne à grande vitesse Pékin-Shanghai avait été pour la première fois proposé en 1994 et avait pris du retard avant que les travaux débutent en avril 2008. Le chantier s'est finalement déroulé plus rapidement que prévu, l'ouverture ayant été planifiée pour 2012.
(NDLR : De quoi faire rêver les Québécois!)
(NDLR : De quoi faire rêver les Québécois!)
12 janvier, 2011
Subventions : les perles du 17 décembre 2010 au 7 janvier 2011
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
Il y a toujours de l’argent pour financer les « pet projects » des politiciens. Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!
J’aurais cru que la période des fêtes ralentirait quelque peu l’ardeur dépensière de nos élus, mais les politiciens ne chôment jamais surtout quand vient le temps de distribuer des subventions.
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Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
Il y a toujours de l’argent pour financer les « pet projects » des politiciens. Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!
J’aurais cru que la période des fêtes ralentirait quelque peu l’ardeur dépensière de nos élus, mais les politiciens ne chôment jamais surtout quand vient le temps de distribuer des subventions.
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- Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation accorde 378 650 $ au Conseil du loisir scientifique (CLS) du Saguenay—Lac-Saint-Jean afin de lui permettre de poursuivre la promotion de la science par diverses activités au profit de la population de sa région, plus particulièrement auprès des jeunes, et ce, notamment à l’occasion de l’Expo-sciences régionale. La contribution provient du programme NovaScience, qui s’inscrit dans le cadre de la Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) 2010-2013.
- De même, Québec verse 384 670 $ au Conseil du loisir scientifique (CLS) de l’Estrie. La contribution non remboursable, accordée pour une durée de trois ans, permettra au CLS de poursuivre ses activités de promotion de la science. La promotion de la culture et des carrières scientifiques auprès de la population, particulièrement des jeunes, est une activité jugée essentielle. C’est pourquoi les CLS travaillent à offrir une variété d’activités, permettant de rejoindre les enfants du préscolaire jusqu’à leurs grands-parents, en passant par les étudiants du secondaire et du collégial.
- Sur la Côte-Nord, le Conseil des loisirs scientifiques Nord-Côtier reçoit 359 035 $ pour la promotion des carrières et de la culture scientifique.
- Québec accorde une aide financière de 313 000 $ à Emballages Smurfit-Stone Canada pour la conversion d’un réservoir de mazout lourd afin d’expédier, via le port de Matane, de la liqueur résiduelle de cuisson.
- Québec annonce le versement d’une contribution financière non remboursable de plus de 3,3 M$ à l’organisme Agrinova.
La réflexion du jour
Les sociaux-démocrates furent élus en 1994 (en Suède). C'est donc un parti de gauche qui fit le ménage. Et quel ménage! En quatre ans, le déficit fut éliminé et le ratio dette/PIB, réduit de moitié. On mit fin à la majorité des monopoles publics et, partout où c'était possible, les institutions étatiques furent mises en concurrence avec des entreprises privées. --- Joseph Facal
(NDLR : On est loin des réformettes Charest/Bachand!)
(NDLR : On est loin des réformettes Charest/Bachand!)
Le chiffre du jour : 1 G$
Domtar est l'une des 24 entreprises de pâtes et papiers du Canada qui ont été jugées admissibles à des crédits dans le cadre du Programme d'écologisation des pâtes et papiers d'une valeur de 1 milliard de dollars, annoncé en juin 2009. Le programme vise à appuyer les améliorations environnementales apportées à l'industrie des pâtes et papiers.
(NDLR : Les Américains, Sud-Américains, Européens et Asiatiques payent leur papier moins cher grâce à la générosité des politiciens interventionnistes conservateurs.)
(NDLR : Les Américains, Sud-Américains, Européens et Asiatiques payent leur papier moins cher grâce à la générosité des politiciens interventionnistes conservateurs.)
11 janvier, 2011
La réflexion du jour
De nos jours l’État, les syndicats, les corporations professionnelles et autres groupes d’intérêt se sont accaparé le droit d’organiser la vie de tous et chacun. Encore davantage celle des plus démunis.
Méfiez-vous! Les discours de compassion servent souvent de couverture aux intérêts les plus mesquins de nos sociétés.--- Pierre Simard
Méfiez-vous! Les discours de compassion servent souvent de couverture aux intérêts les plus mesquins de nos sociétés.--- Pierre Simard
Le chiffre du jour : 102 000 $
La détention des non-Canadiens dans les pénitenciers au pays coûte chaque année 56,3 millions $ au trésor public, selon la Fédération canadienne des contribuables (FCC).
On comptait, au 5 septembre 2010, 555 détenus étrangers dans les institutions correctionnelles fédérales, selon des documents obtenus par la FCC en vertu de la Loi d'accès à l'information.
Selon le gouvernement fédéral, héberger un détenu dans les pénitenciers coûtait environ 102 000 $ par an, dans les années 2007-2008.
(NDLR : 280 $ par jour! On devrait les loger dans un hôtel 4 étoiles, ça coûterait moins cher!)
On comptait, au 5 septembre 2010, 555 détenus étrangers dans les institutions correctionnelles fédérales, selon des documents obtenus par la FCC en vertu de la Loi d'accès à l'information.
Selon le gouvernement fédéral, héberger un détenu dans les pénitenciers coûtait environ 102 000 $ par an, dans les années 2007-2008.
(NDLR : 280 $ par jour! On devrait les loger dans un hôtel 4 étoiles, ça coûterait moins cher!)
10 janvier, 2011
Québec, le paradis des prix minimums
Le modèle québécois impose aux consommateurs un prix minimum pour plusieurs biens de consommation. Selon la logique de ce système, il serait désastreux pour l’économie si la concurrence devait faire baisser les prix de certains biens. Ainsi, la loi impose un prix minimum pour :
• La bière. Oui, oui, la bière! Ça ne s’invente pas!
• L’essence.
• Le lait.
• Le beurre
• Les œufs
• Etc.
Plus généralement, la gestion de l’offre est une façon de maintenir les prix de la plupart des produits agricoles artificiellement élevés.
Les politiques de prix minimums et de gestion de l’offre nuisent aux consommateurs et ont des effets pervers nuisibles sur l’ensemble de l’économie :
• Les consommateurs payent plus chers qu’ils ne le devraient. L’argent ainsi dépensé n’est plus disponible pour acheter d’autres biens ou services;
• Ce système pénalise davantage les pauvres. Voilà un bel exemple de solidarité sociale inversée;
• L’impact de ces politiques sur les prix envoie les mauvais signaux aux intervenants de la chaîne de production. Le résultat : une mauvaise allocation des ressources;
• Les producteurs et distributeurs inefficaces réussissent à survivre et les autres engrangent de meilleurs profits;
• Etc.
Mais alors, pourquoi adoptons-nous de telles politiques?
Simplement parce que dans une société où l’interventionnisme étatique est la norme, ce sont les groupes d’intérêt qui dictent l’agenda législatif du gouvernement :
• Le prix de la bière protège les dépanneurs;
• Celui de l’essence protège les distributeurs indépendants;
• Celui du lait profite aux fermes laitières;
• Etc.
Finalement, si le gouvernement avait pour priorité de créer un environnement propice à la concurrence au lieu de se laisser courtiser par les groupes d’intérêt, les pauvres seraient plus riches et les riches seraient moins riches, mais plus nombreux. Toutefois, cela ne risque pas de se produire tant que les groupes d’intérêt, secondés dans leur tâche par la gauche bien-pensante, manipulent à volonté l’opinion publique.
Heureusement, certaines voix plus rationnelles et mieux informées commencent à se faire entendre. Il faut encourager ce mouvement embryonnaire, personnifié par le RLQ, pour qu’il grandisse et devienne une vraie force de changement social, n’en déplaise aux Mmes Carbonneau de ce monde.
La tâche est titanesque, car expliquer à ceux qui profitent du système la valeur de la concurrence, c’est comme expliquer à un mur la valeur de la liberté.
• La bière. Oui, oui, la bière! Ça ne s’invente pas!
• L’essence.
• Le lait.
• Le beurre
• Les œufs
• Etc.
Plus généralement, la gestion de l’offre est une façon de maintenir les prix de la plupart des produits agricoles artificiellement élevés.
Les politiques de prix minimums et de gestion de l’offre nuisent aux consommateurs et ont des effets pervers nuisibles sur l’ensemble de l’économie :
• Les consommateurs payent plus chers qu’ils ne le devraient. L’argent ainsi dépensé n’est plus disponible pour acheter d’autres biens ou services;
• Ce système pénalise davantage les pauvres. Voilà un bel exemple de solidarité sociale inversée;
• L’impact de ces politiques sur les prix envoie les mauvais signaux aux intervenants de la chaîne de production. Le résultat : une mauvaise allocation des ressources;
• Les producteurs et distributeurs inefficaces réussissent à survivre et les autres engrangent de meilleurs profits;
• Etc.
Mais alors, pourquoi adoptons-nous de telles politiques?
Simplement parce que dans une société où l’interventionnisme étatique est la norme, ce sont les groupes d’intérêt qui dictent l’agenda législatif du gouvernement :
• Le prix de la bière protège les dépanneurs;
• Celui de l’essence protège les distributeurs indépendants;
• Celui du lait profite aux fermes laitières;
• Etc.
Finalement, si le gouvernement avait pour priorité de créer un environnement propice à la concurrence au lieu de se laisser courtiser par les groupes d’intérêt, les pauvres seraient plus riches et les riches seraient moins riches, mais plus nombreux. Toutefois, cela ne risque pas de se produire tant que les groupes d’intérêt, secondés dans leur tâche par la gauche bien-pensante, manipulent à volonté l’opinion publique.
Heureusement, certaines voix plus rationnelles et mieux informées commencent à se faire entendre. Il faut encourager ce mouvement embryonnaire, personnifié par le RLQ, pour qu’il grandisse et devienne une vraie force de changement social, n’en déplaise aux Mmes Carbonneau de ce monde.
La tâche est titanesque, car expliquer à ceux qui profitent du système la valeur de la concurrence, c’est comme expliquer à un mur la valeur de la liberté.
La réflexion du jour
2011 débute avec une grèle de taxes et de tarifs, comme cette scandaleuse «contribution santé» qui ne changera rien au désordre des choses; on paiera simplement plus cher pour du pareil… On ajoutera des centaines de millions mais de nouveaux besoins seront vite identifiés par des bataillons de bureaucrates plus imaginatifs les uns que les autres.--- Michel Hébert
Le chiffre du jour : 64 %
Selon un sondage mené par Harris/Decima pour le compte de la Banque Scotia, 64 % des Québécois qui prévoient prendre leur retraite ont l'intention d'occuper un emploi pendant cette période de leur vie, principalement pour demeurer actifs mentalement et socialement.
09 janvier, 2011
La réflexion du jour
Je crois que nous serons tous d'accord pour dire que 2010 aura été, pour nous, Québécois, l'année du grand réveil. Nous dormions sur nos deux oreilles pendant que des voleurs vidaient notre maison. Nous avons bien dû admettre que nous étions, en plus, les artisans de notre propre malheur, car nous nous en étions lavé les mains en cessant de jouer notre rôle de citoyens. --- Lise Payette
Le chiffre du jour : 81 %
Le dernier sondage publié dans La Presse (SOM) le lundi 27 décembre dernier indique que 77 % des répondants pensent que Jean Charest devrait quitter la tête de son parti. Ce taux atteint 81 % chez les francophones.
08 janvier, 2011
La réflexion du jour
La dernière convention collective des cols bleus, adoptée récemment, a d’ailleurs reconduit l’obligation de la ville de trouver d’autres fonctions, sans perte de salaire, à ses chauffeurs qui ont perdu leur permis de conduire pour facultés affaiblies, à l’extérieur de leurs heures de travail.
(NDLR : Fx#@ et après on nous dit qu'il n'est pas possible de réduire le gaspillage!)
(NDLR : Fx#@ et après on nous dit qu'il n'est pas possible de réduire le gaspillage!)
Le chiffre du jour : 72$
Deux contremaîtres se suivent partout dans l'arrondissement Ahunstic-Cartierville depuis le début du temps des fêtes parce que l'un d'eux a perdu son permis de conduire pour cause de facultés affaiblies et qu'il a besoin de sa camionnette pour faire son travail.
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Un contremaître syndiqué coûte aux environs de 36 $ l'heure (68 000 $ par année), cela fait donc 72 $ chaque heure pour deux hommes qui vont aux mêmes endroits dans la même camionnette.
(NDLR : Ce n'est pas grave. Les contribuables vont payer plus et puis après!)
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Un contremaître syndiqué coûte aux environs de 36 $ l'heure (68 000 $ par année), cela fait donc 72 $ chaque heure pour deux hommes qui vont aux mêmes endroits dans la même camionnette.
(NDLR : Ce n'est pas grave. Les contribuables vont payer plus et puis après!)
07 janvier, 2011
Friedrich A. Hayek : Nouveaux Essais
L'étude de l’œuvre de Friedrich A. Hayek devrait être obligatoire pour tous ceux qui rêvent de devenir politiciens, ….logues ou journalistes. Faute d’une note de passage aux examens, ils devraient être exclus de la profession rêvée.
________________
Friedrich A. Hayek : Nouveaux essais de philosophie, de science politique, d’économie et d’histoire des idées
Une revue de livre par Damien Theillier – Le 6 janvier 2010. Les Nouveaux Essais [1], publiés dans la collection que dirige Alain Laurent aux Belles Lettres, font suite aux Essais, déjà superbement traduits par Christophe Piton dans la même collection en 2007 [2]. Ce volume contient un ensemble d’articles de Hayek (25) datant pour l’essentiel du début des années 70 et qui ont formé la base de son grand ouvrage de synthèse Droit Législation et Liberté, publié en trois tomes. Il s’agit souvent de textes de conférences prononcées à diverses occasions. Le propos y est concis, pédagogique. Rien de tel pour s’initier à la pensée de l’un des plus grands et des plus originaux penseurs du libéralisme contemporain. Un penseur original, en effet, capable de surprendre son lecteur, de le conduire à ses conclusions par des chemins insoupçonnés, prenant toujours à revers la pensée dominante. Parmi les nombreux thèmes qui composent l’ouvrage, nous en retiendrons trois principaux : la critique du rationalisme constructiviste, la critique de la justice sociale et la critique de Keynes.
La critique du constructivisme
Un premier thème est d’ordre épistémologique, il concerne la critique de ce que Hayek appelle le « constructivisme » (Les erreurs du constructivisme, chapitre I, p. 25 à 52). Ce terme a été introduit par Hayek pour désigner une manière spécifique de penser l’ordre social comme « une construction rationnellement orientée vers un but. » La majeure partie du travail Hayek a consisté en une reformulation théorique extrêmement novatrice de la philosophie sociale qui sous-tend le libéralisme classique. Il souligne que la connaissance de l’économie est en elle-même insuffisante pour la compréhension de l’ordre d’une société libre. Pour Hayek, le point de départ de la théorie sociale est « la compréhension du fait que tout ordre qui résulte du jeu réciproque d’actions humaines ne résulte pas d’un dessein ». Autrement dit, il faut présupposer l’ignorance irrémédiable et constitutive à la fois des acteurs sociaux et du savant qui étudie l’ordre social. Ainsi la capacité d’une société à atteindre ses objectifs ne dépend pas seulement de sa connaissance des relations causales mais aussi de sa capacité à agir en suivant des règles (droit, morale, coutumes) qu’elle peut énoncer sans toutefois en saisir l’origine. En effet, ces règles ne sont pas le résultat d’un choix conscient et délibéré mais d’un processus de sélection et de concurrence entre les groupes.
Or le positivisme philosophique a tendance à évincer toutes les valeurs ou les normes comme des objets sans rapport avec les faits, comme des objets « métaphysiques », dépourvus de sens, injustifiables rationnellement. On observe cette tendance chez Auguste Comte mais aussi chez Max Weber et la plupart des sociologues. Seule la compréhension des relations de cause à effet est reconnue comme valide, objective et digne d’intérêt pour le savant.
Mais le modèle hayekien est celui de la « catallaxie », un ordre engendré par l’ajustement mutuel d’actions individuelles qui se conforment aux règles juridiques concernant la propriété, les dommages et les contrats. Les gouvernants ne pouvant détenir l’ensemble des informations en circulation et ne pouvant les traiter, toute prétention à organiser scientifiquement la société et le marché est une illusion. En revanche le libre marché permet d’atteindre un niveau de complexité et de performances qu’aucune démarche rationnelle organisée n’est capable d’atteindre.
Ce point de vue remet en question toutes les théories positivistes (ce que Hayek appelle « rationalisme constructiviste ») selon lesquelles l’homme par son savoir, serait capable de maitriser le fonctionnement de la société et de la modifier comme une matière brute.
La critique de la justice sociale
Un second thème est celui de la justice sociale. Dans l’essai intitulé « L’atavisme de la justice sociale » (chapitre V, pages 101 à 116), Hayek explique pourquoi cette expression à la mode ne peut avoir le moindre sens mais aussi pourquoi toute tentative d’instaurer la justice sociale est incompatible avec une société fondée sur des « règles de juste conduite ».
Dans une société moderne pluraliste, la complexité de l’activité sociale et économique rend impossible la coordination centralisée des activités diverses des individus. La seule justice qui s’applique dans un tel ordre, c’est donc la justice négative : le fait de savoir si un individu s’est ou non soumis aux règles générales de juste conduite. Autrement dit, la justice ne réside pas dans le résultat d’une action mais dans la manière dont cette action est conforme aux règles communes. Ces règles doivent être abstraites c’est-à-dire formelles, universelles et applicables à tout individu sans considération d’appartenance à un groupe particulier. Leur finalité est de protéger la liberté d’action des individus et des groupes tant contre l’arbitraire du pouvoir (y compris contre celui d’une majorité démocratique) que contre les empiétements d’autrui. Dans ce cadre le seul rôle du gouvernement consiste à énoncer ces règles (ce qui ne veut pas dire les inventer) et à les faire respecter.
Une société ouverte, à la différence d’une tribu, est une société qui repose sur des règles abstraites. « La grande avancée qui rendit possible le développement de la civilisation et, finalement, de la société ouverte, fut la substitution de règles abstraites de juste conduite à des fins précises obligatoires. » Au contraire, lorsque des récompenses sont accordées à des groupes particuliers, en fonction de critère arbitraires parce qu’indéfinissables (comme le mérite), on régresse nécessairement vers la société primitive ou la société tribale, explique Hayek.
Le débat avec Keynes
Dernier grand thème, le débat avec Keynes. Depuis 2008, les œuvres de Hayek sont revenues au sommet de la liste des best-sellers aux Etats-Unis. Il faut dire que les travaux d’Hayek éclairent tout particulièrement la crise financière actuelle. Sur ce point, on lira avec profit le long essai consacré à Keynes (La campagne contre l’inflation keynésienne, chapitre XIII, p. 283-337), dans lequel Hayek revient sur les points fondamentaux qui l’opposent à son ancien collègue et ami. Pour Keynes la relance de l’économie passe par l’inflation. A long terme, lui répond Hayek, l’inflation produit du chômage et surtout, elle fausse les prix du marché, induisant les acteurs économiques en erreur et empêchant la réallocation optimale des ressources. Autrement dit les plus graves dysfonctionnements du marché ont des origines monétaires d’une part (augmentation de l’offre monétaire par le crédit à taux bas) et étatiques d’autres part (puisque la banque centrale, qui manipule la monnaie et les taux d’intérêts, est une institution publique). D’où le plaidoyer de Hayek pour la mise en concurrence des banques centrales et de leurs monnaies, y compris avec l’or, le tout fondé sur une théorie des prix comme signaux et de la concurrence comme procédure de découverte.
En effet, le marché et la détermination des prix par la concurrence fournissent un procédé de découverte qui rend possible une transmission d’informations plus vaste et plus précise qu’aucun autre système connu. L’information est fondamentale dans l’ordre de l’efficacité économique car c’est elle qui produit des incitations et qui améliore l’adaptation aux circonstances toujours changeantes du monde dans lequel nous vivons. En définitive, le système des prix constitue le seul mécanisme de coordination à la fois juste et efficace entre l’offre et la demande.
Pour finir, on lira avec profit les trois essais d’histoire de la pensée, consacrés respectivement à Bernard Mandeville, Adam Smith et Carl Menger (le fondateur de l’école autrichienne d’économie). Signalons également l’intéressant essai intitulé « libéralisme », écrit à l’origine pour une encyclopédie italienne. Cet article de synthèse permet de se faire une idée précise de la manière dont Hayek, à la suite de Ludwig von Mises, recompose le libéralisme, à partir d’une philosophie morale, d’une philosophie du droit et d’une épistémologie. Ainsi il n’y a rien de commun entre le libéralisme, tel que Hayek le définit, et la loi du plus fort, ou la loi de la jungle : il s’agit là d’un contresens fondamental. Le libéralisme est bien plutôt la marque du progrès social parce qu’il favorise le pluralisme, il laisse les acteurs sociaux utiliser leurs propres connaissances et poursuivre leurs propres buts librement dans le respect des règles communes. Au contraire, les sociétés planifiées sont des sociétés tribales, des sociétés fermées, dans lesquelles l’ordre est imposé uniformément par le haut, déresponsabilisant ainsi les individus.
Dans sa généalogie historique du libéralisme, Hayek mentionne l’apport fondamental de la pensée gréco-romaine, de la scolastique médiévale et de la tradition whig anglaise. On regrettera en revanche l’étrange absence de l’école française d’économie politique (à part quelques allusions), pourtant antérieure à Adam Smith, et qui a connu son apogée au milieu du XIXe siècle avec Bastiat et le Journal des Économistes.
Notes
[1] Friedrich Hayek, Nouveaux essais de Philosophie, de Science politique, d’économie et d’histoire des idées, traduction Christophe Piton, Les Belles Lettres, 2008
[2] cf. Friedrich Hayek, Essais de philosophie, de science politique et d’économie, traduction Christophe Piton, les Belles Lettres, 2007
Damien Theillier est professeur de philosophie.
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Friedrich A. Hayek : Nouveaux essais de philosophie, de science politique, d’économie et d’histoire des idées
Une revue de livre par Damien Theillier – Le 6 janvier 2010. Les Nouveaux Essais [1], publiés dans la collection que dirige Alain Laurent aux Belles Lettres, font suite aux Essais, déjà superbement traduits par Christophe Piton dans la même collection en 2007 [2]. Ce volume contient un ensemble d’articles de Hayek (25) datant pour l’essentiel du début des années 70 et qui ont formé la base de son grand ouvrage de synthèse Droit Législation et Liberté, publié en trois tomes. Il s’agit souvent de textes de conférences prononcées à diverses occasions. Le propos y est concis, pédagogique. Rien de tel pour s’initier à la pensée de l’un des plus grands et des plus originaux penseurs du libéralisme contemporain. Un penseur original, en effet, capable de surprendre son lecteur, de le conduire à ses conclusions par des chemins insoupçonnés, prenant toujours à revers la pensée dominante. Parmi les nombreux thèmes qui composent l’ouvrage, nous en retiendrons trois principaux : la critique du rationalisme constructiviste, la critique de la justice sociale et la critique de Keynes.
La critique du constructivisme
Un premier thème est d’ordre épistémologique, il concerne la critique de ce que Hayek appelle le « constructivisme » (Les erreurs du constructivisme, chapitre I, p. 25 à 52). Ce terme a été introduit par Hayek pour désigner une manière spécifique de penser l’ordre social comme « une construction rationnellement orientée vers un but. » La majeure partie du travail Hayek a consisté en une reformulation théorique extrêmement novatrice de la philosophie sociale qui sous-tend le libéralisme classique. Il souligne que la connaissance de l’économie est en elle-même insuffisante pour la compréhension de l’ordre d’une société libre. Pour Hayek, le point de départ de la théorie sociale est « la compréhension du fait que tout ordre qui résulte du jeu réciproque d’actions humaines ne résulte pas d’un dessein ». Autrement dit, il faut présupposer l’ignorance irrémédiable et constitutive à la fois des acteurs sociaux et du savant qui étudie l’ordre social. Ainsi la capacité d’une société à atteindre ses objectifs ne dépend pas seulement de sa connaissance des relations causales mais aussi de sa capacité à agir en suivant des règles (droit, morale, coutumes) qu’elle peut énoncer sans toutefois en saisir l’origine. En effet, ces règles ne sont pas le résultat d’un choix conscient et délibéré mais d’un processus de sélection et de concurrence entre les groupes.
Or le positivisme philosophique a tendance à évincer toutes les valeurs ou les normes comme des objets sans rapport avec les faits, comme des objets « métaphysiques », dépourvus de sens, injustifiables rationnellement. On observe cette tendance chez Auguste Comte mais aussi chez Max Weber et la plupart des sociologues. Seule la compréhension des relations de cause à effet est reconnue comme valide, objective et digne d’intérêt pour le savant.
Mais le modèle hayekien est celui de la « catallaxie », un ordre engendré par l’ajustement mutuel d’actions individuelles qui se conforment aux règles juridiques concernant la propriété, les dommages et les contrats. Les gouvernants ne pouvant détenir l’ensemble des informations en circulation et ne pouvant les traiter, toute prétention à organiser scientifiquement la société et le marché est une illusion. En revanche le libre marché permet d’atteindre un niveau de complexité et de performances qu’aucune démarche rationnelle organisée n’est capable d’atteindre.
Ce point de vue remet en question toutes les théories positivistes (ce que Hayek appelle « rationalisme constructiviste ») selon lesquelles l’homme par son savoir, serait capable de maitriser le fonctionnement de la société et de la modifier comme une matière brute.
La critique de la justice sociale
Un second thème est celui de la justice sociale. Dans l’essai intitulé « L’atavisme de la justice sociale » (chapitre V, pages 101 à 116), Hayek explique pourquoi cette expression à la mode ne peut avoir le moindre sens mais aussi pourquoi toute tentative d’instaurer la justice sociale est incompatible avec une société fondée sur des « règles de juste conduite ».
Dans une société moderne pluraliste, la complexité de l’activité sociale et économique rend impossible la coordination centralisée des activités diverses des individus. La seule justice qui s’applique dans un tel ordre, c’est donc la justice négative : le fait de savoir si un individu s’est ou non soumis aux règles générales de juste conduite. Autrement dit, la justice ne réside pas dans le résultat d’une action mais dans la manière dont cette action est conforme aux règles communes. Ces règles doivent être abstraites c’est-à-dire formelles, universelles et applicables à tout individu sans considération d’appartenance à un groupe particulier. Leur finalité est de protéger la liberté d’action des individus et des groupes tant contre l’arbitraire du pouvoir (y compris contre celui d’une majorité démocratique) que contre les empiétements d’autrui. Dans ce cadre le seul rôle du gouvernement consiste à énoncer ces règles (ce qui ne veut pas dire les inventer) et à les faire respecter.
Une société ouverte, à la différence d’une tribu, est une société qui repose sur des règles abstraites. « La grande avancée qui rendit possible le développement de la civilisation et, finalement, de la société ouverte, fut la substitution de règles abstraites de juste conduite à des fins précises obligatoires. » Au contraire, lorsque des récompenses sont accordées à des groupes particuliers, en fonction de critère arbitraires parce qu’indéfinissables (comme le mérite), on régresse nécessairement vers la société primitive ou la société tribale, explique Hayek.
Le débat avec Keynes
Dernier grand thème, le débat avec Keynes. Depuis 2008, les œuvres de Hayek sont revenues au sommet de la liste des best-sellers aux Etats-Unis. Il faut dire que les travaux d’Hayek éclairent tout particulièrement la crise financière actuelle. Sur ce point, on lira avec profit le long essai consacré à Keynes (La campagne contre l’inflation keynésienne, chapitre XIII, p. 283-337), dans lequel Hayek revient sur les points fondamentaux qui l’opposent à son ancien collègue et ami. Pour Keynes la relance de l’économie passe par l’inflation. A long terme, lui répond Hayek, l’inflation produit du chômage et surtout, elle fausse les prix du marché, induisant les acteurs économiques en erreur et empêchant la réallocation optimale des ressources. Autrement dit les plus graves dysfonctionnements du marché ont des origines monétaires d’une part (augmentation de l’offre monétaire par le crédit à taux bas) et étatiques d’autres part (puisque la banque centrale, qui manipule la monnaie et les taux d’intérêts, est une institution publique). D’où le plaidoyer de Hayek pour la mise en concurrence des banques centrales et de leurs monnaies, y compris avec l’or, le tout fondé sur une théorie des prix comme signaux et de la concurrence comme procédure de découverte.
En effet, le marché et la détermination des prix par la concurrence fournissent un procédé de découverte qui rend possible une transmission d’informations plus vaste et plus précise qu’aucun autre système connu. L’information est fondamentale dans l’ordre de l’efficacité économique car c’est elle qui produit des incitations et qui améliore l’adaptation aux circonstances toujours changeantes du monde dans lequel nous vivons. En définitive, le système des prix constitue le seul mécanisme de coordination à la fois juste et efficace entre l’offre et la demande.
Pour finir, on lira avec profit les trois essais d’histoire de la pensée, consacrés respectivement à Bernard Mandeville, Adam Smith et Carl Menger (le fondateur de l’école autrichienne d’économie). Signalons également l’intéressant essai intitulé « libéralisme », écrit à l’origine pour une encyclopédie italienne. Cet article de synthèse permet de se faire une idée précise de la manière dont Hayek, à la suite de Ludwig von Mises, recompose le libéralisme, à partir d’une philosophie morale, d’une philosophie du droit et d’une épistémologie. Ainsi il n’y a rien de commun entre le libéralisme, tel que Hayek le définit, et la loi du plus fort, ou la loi de la jungle : il s’agit là d’un contresens fondamental. Le libéralisme est bien plutôt la marque du progrès social parce qu’il favorise le pluralisme, il laisse les acteurs sociaux utiliser leurs propres connaissances et poursuivre leurs propres buts librement dans le respect des règles communes. Au contraire, les sociétés planifiées sont des sociétés tribales, des sociétés fermées, dans lesquelles l’ordre est imposé uniformément par le haut, déresponsabilisant ainsi les individus.
Dans sa généalogie historique du libéralisme, Hayek mentionne l’apport fondamental de la pensée gréco-romaine, de la scolastique médiévale et de la tradition whig anglaise. On regrettera en revanche l’étrange absence de l’école française d’économie politique (à part quelques allusions), pourtant antérieure à Adam Smith, et qui a connu son apogée au milieu du XIXe siècle avec Bastiat et le Journal des Économistes.
Notes
[1] Friedrich Hayek, Nouveaux essais de Philosophie, de Science politique, d’économie et d’histoire des idées, traduction Christophe Piton, Les Belles Lettres, 2008
[2] cf. Friedrich Hayek, Essais de philosophie, de science politique et d’économie, traduction Christophe Piton, les Belles Lettres, 2007
Damien Theillier est professeur de philosophie.
La réflexion du jour
Le changement de cap le plus spectaculaire est celui de l'ex-vice-président Al Gore, qui, après avoir longtemps pris fait et cause pour l'industrie de l'éthanol, estime aujourd'hui qu'il a fait une erreur. Le Prix Nobel de la paix a même reconnu récemment qu'il avait plaidé en faveur de l'éthanol pour gagner l'appui des États ruraux dans sa campagne politique.
(NDLR : Lorsque la science devient une religion il faut se méfier du pape qui la représente.)
(NDLR : Lorsque la science devient une religion il faut se méfier du pape qui la représente.)
Le chiffre du jour : 1,5 G$
L'État canadien encourage aussi la production d'éthanol, mais dans une moindre proportion (que les Américains). Ainsi, l'usine de Varennes profite de l'équivalent de 7 cents le litre versé par Ottawa en vertu d'un programme d'aide aux producteurs de carburants renouvelables. Au total, le gouvernement fédéral prévoit dépenser 1,5 milliard au cours des huit prochaines années dans ce programme qui profite surtout aux producteurs d'éthanol-maïs, puisque les autres types de production sont encore à leurs balbutiements.
06 janvier, 2011
La réflexion du jour
L'ancien économiste de l'Union des producteurs agricoles Mario Dumais, qui a longtemps défendu les mesures d'aide aux agriculteurs, prône aujourd'hui le libre-marché, une conversion surprenante de sa part. «L'expérience de la vie m'a fait prendre conscience qu'il y a des interventions basées sur de bonnes intentions mais qui ont des effets indésirables», explique-t-il. Selon lui, l'éthanol a contribué à la crise alimentaire mondiale de 2008 et les gouvernements ne devraient pas subventionner le carburant, surtout celui produit à partir de céréales qui servent à l'alimentation.
(NDLR : Tous les programmes de subventions aux entreprises sont néfastes. Le cas de l'Éthanol n'est qu'un exemple plus évident.)
(NDLR : Tous les programmes de subventions aux entreprises sont néfastes. Le cas de l'Éthanol n'est qu'un exemple plus évident.)
Le chiffre du jour : 3 G$
Si le Québec devait atteindre le niveau de l'Ontario en termes de subventions per capita, il réduirait ses dépenses de 3,064,625,892.51 $ et 1,531,078,569.51 $ si il rejoignait le niveau per capita de l'Alberta.
05 janvier, 2011
La dette publique, un éléphant que personne n’ose toucher
Pendant quelques jours, on a pu oublier l’immense dette qui s’accumule depuis trente ans. Malheureusement, elle n’a pas pris de vacances et continue de croître au rythme effréné de 22 M$ par jour.
Dans son texte publié le 3 janvier, Claude Piché écrit :
Comment un chroniqueur chevronné comme Claude Piché peut-il prétendre que de réduire la dette de 54 % du PIB en 2010 à 45 % du PIB en 2026 constitue un défi important?
Faisons les maths!
De 2002 à 2010, le PIB a cru au taux d’environ 4 % en dollars nominaux. Si l'on suppose qu’en moyenne ce taux de croissance sera maintenu, alors le PIB atteindra 594 G$ en 2026. Si la dette égale 45 % du PIB, elle sera alors égale à 267 G$. Donc, le ministre Bachand a pour objectif d’augmenter la dette de 170 G$ à 267 G$ soit plus de 6 G$ par année.
Et cela devrait représenter un défi? Ridicule!
Si au lieu de planifier une augmentation annuelle de la dette de 6 G$ par année, le gouvernement remboursait seulement 1 G$ par année, elle passerait de 170 G$ en 2010 à 154 G$ ou 26 % du PIB en 2026. Cela ne représente pas un défi majeur, mais c’est quand même mieux que d’augmenter la dette comme le propose le gouvernement.
Où le gouvernement pourrait-il trouver 1 G$ par année pour rembourser la dette? Voici quelques suggestions :
• Réduire les subventions aux entreprises de 6 G$ à 5 G$
• Réduire les coûts de la fonction publique de 5 %
• Demander un petit effort de rationalisation à H-Q
• Introduire la concurrence dans le système de santé
• Vendre la SAQ
• Assurer une vraie concurrence pour les contrats d’infrastructure
• Privatiser le transport en commun
• Etc.
Ce n’est pas les opportunités d’économie qui manquent, mais la volonté politique d’assainir les finances publiques.
Dans son texte publié le 3 janvier, Claude Piché écrit :
Le défi du ministre Raymond Bachand, à Québec, est tout autre. Le ministre prévoyait un déficit de 4,3 milliards; sans doute tournera-t-il davantage aux alentours de 4,6 milliards, mais cela ne représente pas forcément une mauvaise nouvelle, puisque cette différence de 300 millions provient essentiellement d'une hausse des prévisions pour éventualités, ce qui est une sage décision en ces temps incertains. Le véritable problème de M. Bachand, c'est l'ampleur de la dette publique. Le ministre s'est donné comme objectif de réduire la dette brute (qui frise les 170 milliards, ou 54 % du PIB) à 45 % du PIB en 2026. Ce ne sera pas facile: pour y parvenir, on compte notamment sur une hausse des tarifs d'électricité.
Comment un chroniqueur chevronné comme Claude Piché peut-il prétendre que de réduire la dette de 54 % du PIB en 2010 à 45 % du PIB en 2026 constitue un défi important?
Faisons les maths!
De 2002 à 2010, le PIB a cru au taux d’environ 4 % en dollars nominaux. Si l'on suppose qu’en moyenne ce taux de croissance sera maintenu, alors le PIB atteindra 594 G$ en 2026. Si la dette égale 45 % du PIB, elle sera alors égale à 267 G$. Donc, le ministre Bachand a pour objectif d’augmenter la dette de 170 G$ à 267 G$ soit plus de 6 G$ par année.
Et cela devrait représenter un défi? Ridicule!
Si au lieu de planifier une augmentation annuelle de la dette de 6 G$ par année, le gouvernement remboursait seulement 1 G$ par année, elle passerait de 170 G$ en 2010 à 154 G$ ou 26 % du PIB en 2026. Cela ne représente pas un défi majeur, mais c’est quand même mieux que d’augmenter la dette comme le propose le gouvernement.
Où le gouvernement pourrait-il trouver 1 G$ par année pour rembourser la dette? Voici quelques suggestions :
• Réduire les subventions aux entreprises de 6 G$ à 5 G$
• Réduire les coûts de la fonction publique de 5 %
• Demander un petit effort de rationalisation à H-Q
• Introduire la concurrence dans le système de santé
• Vendre la SAQ
• Assurer une vraie concurrence pour les contrats d’infrastructure
• Privatiser le transport en commun
• Etc.
Ce n’est pas les opportunités d’économie qui manquent, mais la volonté politique d’assainir les finances publiques.
La réflexion du jour
Donnez-nous un problème, montrez-nous des victimes qui s’ignorent, on vous fera un programme. Offrez-nous un programme, on vous trouvera des fonctionnaires. Embauchez-les tous, nous inventerons un impôt; nous taxerons vos sphincters s’il le faut. On dégotera ensuite un crédit d’impôt pour les démunis et, à la fin, promis, vous aurez l’impression d’assister à une éclypse budgtaire.--- Michel Hébert
Le chiffre du jour : 622 G$
Malheureusement, les conservateurs ont inversé cette tendance (déficits budgétaires), la récession les forçant en plus à injecter massivement dans les programmes d'infrastructures pour soutenir l'économie.
C'est ainsi que, de 463 milliards $ qu'elle était au début de cette année, la dette fédérale a grimpé à 517 milliards $ en cours d'exercice. Elle devrait bondir jusqu'à 622 milliards $ en 2015, année où un surplus budgétaire serait à nouveau possible.
C'est ainsi que, de 463 milliards $ qu'elle était au début de cette année, la dette fédérale a grimpé à 517 milliards $ en cours d'exercice. Elle devrait bondir jusqu'à 622 milliards $ en 2015, année où un surplus budgétaire serait à nouveau possible.
04 janvier, 2011
Droits et devoirs
Alexis Cossette-Trudel, un sociologue en devenir, a publié un texte intéressant sur l’urgence de retrouver le sens du devoir.
Il déplore le fait qu’en accordant toujours plus de droits et de libertés aux individus ceux-ci en sont arrivés à évacuer toutes notions de devoir. Il conclut :
Le sens du devoir chez l’individu se manifeste d’abord envers lui-même. Un individu déresponsabilisé envers sa santé, son endettement, sa famille, etc. sera d’autant plus déresponsabilisé envers les autres membres de la société.
Hors, l’État providence a pour conséquence de déresponsabiliser les individus et de leur faire croire qu’ils ont des droits, mais pas ou peu de devoirs. La société québécoise récolte donc ce que les interventionnistes « gauchisants » sèment depuis des décennies.
Le sens du devoir ne peut pas être légiféré. Par contre, dans une société où il existe une adéquation entre choix et conséquences, les individus assimilent rapidement les avantages d’un comportement responsable. Donc, pour redonner le sens du devoir aux Québécois, il faut commencer par les responsabiliser envers eux-mêmes : fini la gratuité tous azimuts et retour au principe « utilisateur-payeur ».
Bien entendu, en contrepartie nous devons leur fournir les moyens de subvenir à leurs besoins. Puisque l’emploi est le seul moyen de combattre efficacement la pauvreté, il suffit de créer un environnement économique efficace et propice aux investissements. La recette est connue depuis belle lurette.
Alexis Cossette-Trudel pose le bon diagnostic : la déresponsabilisation des individus, mais ère dangereusement en préconisant de limiter les libertés individuelles pour assurer la pérennité du collectif. Il commet la même erreur que tous les interventionnistes de gauche et propose des moyens d’intervention qui vont à l’encontre des buts recherchés.
Il déplore le fait qu’en accordant toujours plus de droits et de libertés aux individus ceux-ci en sont arrivés à évacuer toutes notions de devoir. Il conclut :
On constate enfin que le sens du devoir s'inscrit dans la durée et la médiation culturelle, plutôt que dans l'«immédiateté» qui caractérise aujourd'hui notre rapport au monde. Il exige le sacrifice d'une part des libertés individuelles à la pérennité du collectif: la famille, la culture, l'État. Tout ceci se situe évidemment bien au-delà de ce qu'une société marchande et fragmentée, fondée sur le désir sans limites et la gratification spontanée, valorise.Je suis d’accord avec lui en ce qui concerne la déresponsabilisation des individus. Toutefois, il est faux de prétendre que celle-ci découle d’une trop grande liberté. C’est tout le contraire.
Le remplacement graduel au cours des quarante dernières années du sens du devoir et des responsabilités par les droits et les libertés s'est accompagné d'une perte de sens, d'unité et de maturité au Québec dont la conséquence à terme ne peut être que la fracture sociale et le relativisme culturel.
Le sens du devoir chez l’individu se manifeste d’abord envers lui-même. Un individu déresponsabilisé envers sa santé, son endettement, sa famille, etc. sera d’autant plus déresponsabilisé envers les autres membres de la société.
Hors, l’État providence a pour conséquence de déresponsabiliser les individus et de leur faire croire qu’ils ont des droits, mais pas ou peu de devoirs. La société québécoise récolte donc ce que les interventionnistes « gauchisants » sèment depuis des décennies.
Le sens du devoir ne peut pas être légiféré. Par contre, dans une société où il existe une adéquation entre choix et conséquences, les individus assimilent rapidement les avantages d’un comportement responsable. Donc, pour redonner le sens du devoir aux Québécois, il faut commencer par les responsabiliser envers eux-mêmes : fini la gratuité tous azimuts et retour au principe « utilisateur-payeur ».
Bien entendu, en contrepartie nous devons leur fournir les moyens de subvenir à leurs besoins. Puisque l’emploi est le seul moyen de combattre efficacement la pauvreté, il suffit de créer un environnement économique efficace et propice aux investissements. La recette est connue depuis belle lurette.
Alexis Cossette-Trudel pose le bon diagnostic : la déresponsabilisation des individus, mais ère dangereusement en préconisant de limiter les libertés individuelles pour assurer la pérennité du collectif. Il commet la même erreur que tous les interventionnistes de gauche et propose des moyens d’intervention qui vont à l’encontre des buts recherchés.
La réflexion du jour
La solution (à la pauvreté) demeure simple : générez de la croissance économique, et vous allez générer plus de charité, et moins de pauvres. C’est une évidence, mais il faut la répéter : la création de richesse comme stratégie est beaucoup plus prometteuse que d’essayer d’inventer chaque jour de nouvelles taxes.
Méditer là-dessus. Voilà une résolution censée pour nos gouvernements en 2011, vous ne trouvez pas? --- David Descôteaux
Méditer là-dessus. Voilà une résolution censée pour nos gouvernements en 2011, vous ne trouvez pas? --- David Descôteaux
Le chiffre du jour : 0,31 %
Quand vient le temps de donner à des organismes de bienfaisance, le Québec est la province la plus avare au pays. Nous remportons la palme pour une douzième année de suite! En 2008 (données les plus récentes), les Québécois ont donné en moyenne 0,31 % de leur revenu total à des organismes de bienfaisance, selon l’Institut Fraser. C’est trois fois moins que le Manitoba, qui arrive en première place avec 0,94 %.
03 janvier, 2011
Retrait préventif des femmes enceintes
Le programme Pour une maternité sans danger est un exemple type des programmes gouvernementaux qui dérapent.
Les coûts de ce programme sont passés de 2,6 M$ en 1981 à 208,2 M$ en 2008. L’augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail et l’inflation ne peuvent pas expliquer une telle explosion des coûts. La réalité est que le retrait préventif est devenu un automatisme. Il suffit d’obtenir un certificat du médecin et le tour est joué.
Ni les médecins, ni la CSST ne veulent accepter la responsabilité de refuser une demande de retrait. Résultat : 95 % des demandes sont acceptées.
Ce programme est unique en Amérique du Nord. Pourtant, le Québec ne se démarque pas des autres provinces en ce qui concerne la mortalité infantile et périnatale, la prématurité ou le faible poids à la naissance.
Aucun politicien ne veut accepter l’odieux de mettre un terme à ce programme. Donc, comme c’est devenu la norme au Québec, un groupe de travail a été créé pour faire des recommandations au gouvernement. Bien entendu, le groupe de travail, composé des représentants du patronat et des syndicats n’arrive pas à faire consensus sur les solutions proposées.
Lors du dépôt du dernier budget, le ministre Bachand s’est engagé à revoir tous les programmes gouvernementaux afin de réduire le taux de croissance des dépenses de l’État. Voilà une belle occasion de montrer qu’il ne nous a pas menti.
Les coûts de ce programme sont passés de 2,6 M$ en 1981 à 208,2 M$ en 2008. L’augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail et l’inflation ne peuvent pas expliquer une telle explosion des coûts. La réalité est que le retrait préventif est devenu un automatisme. Il suffit d’obtenir un certificat du médecin et le tour est joué.
Ni les médecins, ni la CSST ne veulent accepter la responsabilité de refuser une demande de retrait. Résultat : 95 % des demandes sont acceptées.
Ce programme est unique en Amérique du Nord. Pourtant, le Québec ne se démarque pas des autres provinces en ce qui concerne la mortalité infantile et périnatale, la prématurité ou le faible poids à la naissance.
Aucun politicien ne veut accepter l’odieux de mettre un terme à ce programme. Donc, comme c’est devenu la norme au Québec, un groupe de travail a été créé pour faire des recommandations au gouvernement. Bien entendu, le groupe de travail, composé des représentants du patronat et des syndicats n’arrive pas à faire consensus sur les solutions proposées.
Lors du dépôt du dernier budget, le ministre Bachand s’est engagé à revoir tous les programmes gouvernementaux afin de réduire le taux de croissance des dépenses de l’État. Voilà une belle occasion de montrer qu’il ne nous a pas menti.
La réflexion du jour
Ce système (Industrie de la construction) nous coûte cher, il ne fonctionne pas bien, et il explique beaucoup les dérives qui font l'objet des manchettes depuis des mois.
C'est quoi, ce régime québécois? D'abord un décret qui rend obligatoire l'appartenance à un syndicat à l'échelle de la province. Un travailleur non syndiqué n'a pas le droit de travailler sur un chantier, ce qui n'est pas le cas en Ontario. Cela mène à de pénibles périodes de maraudage, mais surtout, cela crée une situation de cartel. --- Alain Dubuc
C'est quoi, ce régime québécois? D'abord un décret qui rend obligatoire l'appartenance à un syndicat à l'échelle de la province. Un travailleur non syndiqué n'a pas le droit de travailler sur un chantier, ce qui n'est pas le cas en Ontario. Cela mène à de pénibles périodes de maraudage, mais surtout, cela crée une situation de cartel. --- Alain Dubuc
Le chiffre du jour : 20 %
En Ontario, la rémunération horaire dans la construction dépasse de 9,8 % la rémunération moyenne du secteur privé, 30,29$ contre 27,58$. Au Québec, le salaire de la construction dépasse de 31,3 % celui du privé, 33,03$ contre 25,15$! Si nos travailleurs de la construction avaient le même statut qu'en Ontario, ils gagneraient 20 % de moins!
02 janvier, 2011
La réflexion du jour
Les entreprises doivent réduire leurs coûts.
L’État peut les aider. D’abord en réformant les programmes de subventions aux entreprises. Pourquoi ne pas utiliser ces milliards pour baisser les impôts de toutes les entreprises, petites et grandes? De cette façon, fini les chouchous des politiciens. Tous en profiteraient également, incluant les PME qui travaillent dans l’ombre. --- David Descôteaux
L’État peut les aider. D’abord en réformant les programmes de subventions aux entreprises. Pourquoi ne pas utiliser ces milliards pour baisser les impôts de toutes les entreprises, petites et grandes? De cette façon, fini les chouchous des politiciens. Tous en profiteraient également, incluant les PME qui travaillent dans l’ombre. --- David Descôteaux
Le chiffre du jour : 25 %
Attaquons-nous aussi au fardeau fiscal qui étouffe nos PME. En plus de leurs impôts, chaque année les entreprises payent 15 milliards en taxes sur la masse salariale (cotisations d’assurance parentale, de CSST, régie des rentes, assurance-emploi, fond santé, etc.)
C’est 25 % de plus que la moyenne des entreprises canadiennes. Et beaucoup plus qu’aux États-Unis.
C’est 25 % de plus que la moyenne des entreprises canadiennes. Et beaucoup plus qu’aux États-Unis.
31 décembre, 2010
Revue 2010 en caricatures
L’histoire retiendra que 2010 a été l’année où les Québécois ont perdu leur naïveté envers l’État nounou : collusion, corruption, immobilisme, inefficacité, gaspillage, etc. Les caricaturistes ont su capter l’état d’âme des Québécois envers leurs leaders politiques.
La trame musicale « A buck and some change » d’Hank Hirsh représente ce qui reste dans les poches des contribuables après que les divers niveaux de gouvernement se soient servis.
La trame musicale « A buck and some change » d’Hank Hirsh représente ce qui reste dans les poches des contribuables après que les divers niveaux de gouvernement se soient servis.
30 décembre, 2010
Bonne Année 2011
C’est en nous imposant une panoplie de nouvelles taxes et d’augmentation de tarifs que le gouvernement nous souhaite la Bonne Année :
• La TVQ augmente de 1% de 7,5% à 8,5%
• L’assurance parentale passe de 0,506% à 0,537% et le plafond salarial passe de 62 500 $ à 64 000 $
• La contribution à l’assurance-emploi augmente de 587,52 $ à 623,22 $
• La cotisation à la RRQ accroît de 2 163,15 $ à 2 217,60 $
• L’assurance médicament gonfle de 585 $ à 600 $
• La contribution à la caisse de santé explose de 25 $ à 200 $
• Le permis de conduire passe de 86 $ à 87,25 $
• L’immatriculation accroît de 261 $ à 263,05 $. Les Montréalais auront le bonheur d’ajouter 45 $ à ce montant
• La taxe provinciale sur l’essence gonflera de 16,2 cents à 17,2 cents le 1er avril
• La bouteille de vin augmentera de 5 cents en février
• Le lait augmentera de 4 cents le litre le 31 janvier
• Les augmentations du titre mensuel du transport en commun varieront de 1 $ à 2,75 $
En contrepartie, le gouvernement réitère sa promesse de réduire les dépenses gouvernementales.
D’un côté nous contribuons de l’argent sonnant en échange de vagues promesses de la part du gouvernement. Voilà où nous a conduits l’État providence.
Source : JdM
• La TVQ augmente de 1% de 7,5% à 8,5%
• L’assurance parentale passe de 0,506% à 0,537% et le plafond salarial passe de 62 500 $ à 64 000 $
• La contribution à l’assurance-emploi augmente de 587,52 $ à 623,22 $
• La cotisation à la RRQ accroît de 2 163,15 $ à 2 217,60 $
• L’assurance médicament gonfle de 585 $ à 600 $
• La contribution à la caisse de santé explose de 25 $ à 200 $
• Le permis de conduire passe de 86 $ à 87,25 $
• L’immatriculation accroît de 261 $ à 263,05 $. Les Montréalais auront le bonheur d’ajouter 45 $ à ce montant
• La taxe provinciale sur l’essence gonflera de 16,2 cents à 17,2 cents le 1er avril
• La bouteille de vin augmentera de 5 cents en février
• Le lait augmentera de 4 cents le litre le 31 janvier
• Les augmentations du titre mensuel du transport en commun varieront de 1 $ à 2,75 $
En contrepartie, le gouvernement réitère sa promesse de réduire les dépenses gouvernementales.
D’un côté nous contribuons de l’argent sonnant en échange de vagues promesses de la part du gouvernement. Voilà où nous a conduits l’État providence.
Source : JdM
La réflexion du jour
À défaut d'enquêtes et de renvois spectaculaires, l'année 2010 aura donné lieu à une prolifération d'engagements «éthiques». Aussi l'impression prévaut-elle, particulièrement au Québec, qu'un enduit moral recouvre une corruption qui exigerait plutôt un désinfectant radical. --- Jean-Claude Leclerc
Le chiffre du jour : 32%
Les trois événements les plus marquants en 2010 en politique au Québec
- Les allégations de corruption dans l’octroi des contrats dans le monde de la construction et l’escouade Marteau – 32%
- Les allégations de Marc Bellemare concernant le processus de nomination des juges au Québec et la commission Bastarache – 19%
- La pétition réclamant le départ de Jean Charest – 8%
- Les allégations de corruption dans l’octroi des contrats dans le monde de la construction et l’escouade Marteau – 32%
- Les allégations de Marc Bellemare concernant le processus de nomination des juges au Québec et la commission Bastarache – 19%
- La pétition réclamant le départ de Jean Charest – 8%
29 décembre, 2010
Le Bon Sens est-il mort?
Le comportement des Québécois est pour moi une source inépuisable d’étonnement. L’endettement, la dépendance envers les institutions, la peur du changement, la déresponsabilisation envers la santé et l’éducation, etc. sont des symptômes d’immaturité chronique dont semble souffrir un nombre toujours croissant de Québécois.
J’en attribue principalement la cause aux politiques interventionnistes des gouvernements qui depuis plus de 40 ans encouragent la déresponsabilisation des individus. Toutefois, certains comportements défient les principes les plus fondamentaux du simple bon sens.
Par exemple, sept Québécois sur dix considèrent que la santé doit être la priorité du gouvernement. Toutefois, les experts sont unanimes, pour assurer la pérennité de notre système de santé universel il faut remplacer le monopole d’État par un système plus efficace. Pourtant, contre toute logique, la majorité des Québécois refusent de changer quoi que ce soit.
Le bon sens est-il mort?
J’en attribue principalement la cause aux politiques interventionnistes des gouvernements qui depuis plus de 40 ans encouragent la déresponsabilisation des individus. Toutefois, certains comportements défient les principes les plus fondamentaux du simple bon sens.
Par exemple, sept Québécois sur dix considèrent que la santé doit être la priorité du gouvernement. Toutefois, les experts sont unanimes, pour assurer la pérennité de notre système de santé universel il faut remplacer le monopole d’État par un système plus efficace. Pourtant, contre toute logique, la majorité des Québécois refusent de changer quoi que ce soit.
Le bon sens est-il mort?
La réflexion du jour
Le maire de Toronto, Rob Ford, a annoncé un gel du taux d’évaluation foncière. De plus, aucune hausse salariale n’est prévue pour le moment en 2011 pour les employés non syndiqués de la Ville de Toronto.
(NDLR : Les maires de Toronto et Québec prennent leur responsabilité et dégraissent la fonction publique pour éviter l'augmentation des taxes foncières. À Montréal, le jovialiste maire Tremblay fait exactement le contraire.)
(NDLR : Les maires de Toronto et Québec prennent leur responsabilité et dégraissent la fonction publique pour éviter l'augmentation des taxes foncières. À Montréal, le jovialiste maire Tremblay fait exactement le contraire.)
Le chiffre du jour : 6,5 %
La décision de l’administration Tremblay d’augmenter de 6,5 % en 2011 la rémunération des quelque 1 200 cadres employés par la Ville de Montréal renverse le président du comité budgétaire de la Ville de Toronto.
28 décembre, 2010
La réflexion du jour
Quand on dépense à un rythme effréné et sans rapport avec le contexte économique ou démographique, on est sur une trajectoire financière insoutenable. On peut faire l'autruche. On peut gagner du temps. Mais, à l'instar de la Grèce, la réalité finira par nous rattraper. Là, nous nous rendrons compte que le modèle québécois, tel que nous le connaissons, ne peut perdurer. Naturellement et fatalement, il implosera sous le poids de ses exubérances et de la cupidité syndicale. La crise des finances publiques deviendra alors une crise sociale, et les mesures d'austérité qui s'imposeront feront terriblement mal. --- Nathalie Elgrably-Lévy
Le chiffre du jour : 62 %
De 2000 à 2010, le niveau des prix a augmenté de 19,2 % tandis que la croissance de la population était de l'ordre de 7,5 %. Ainsi, pour tenir compte de l'effet combiné de ces deux variables, les dépenses publiques auraient dû augmenter de 28,1 %. Si on avait préféré que ces dernières suivent la croissance économique, une hausse de 35 % aurait été acceptable. Or, l'examen des comptes publics révèle que les dépenses de l'État québécois ont crû de 62 % au cours de la même période (une hausse assurément sousestimée, car la dette continuait de croître malgré l'annonce de budgets équilibrés).
27 décembre, 2010
La réflexion du jour
Ottawa peut certes contribuer à réduire l'inquiétant endettement des Canadiens en resserrant à nouveau les règles du crédit hypothécaire. Il y a cependant des limites à ce qu'un gouvernement peut faire. Impossible de prendre par la main chaque consommateur. Chacun doit se responsabiliser et réaliser que tout ce qui s'achète à crédit doit un jour être payé. --- Brigitte Breton
(NDLR : ...et si les gouvernement prêchait par l'exemple!)
(NDLR : ...et si les gouvernement prêchait par l'exemple!)
Le chiffre du jour : 31 %
« Au Canada, 31 % du PIB du secteur agricole et agroalimentaire proviennent du gouvernement. Il est clair que le système actuel de gestion de l'offre, de mise en marché monopolistique et de prix minimum garanti par La Financière agricole du Québec ne fonctionne pas. Au contraire, ces stratégies vétustes gonflent les prix pour les consommateurs et nuisent à la compétitivité des producteurs. Il est temps de reconnaître qu'elles sont inefficaces et de passer à autre chose », explique M. Dumais. Il faut selon lui appuyer des réformes qui préconisent l'entrepreneuriat et l'innovation pour rendre l'industrie plus concurrentielle et permettre aux agriculteurs de tirer leur revenu du marché.
24 décembre, 2010
La réflexion du jour
C'est drôle, mais chaque fois que je mange avec eux (les intervenants de la nouvelle droite), je les entends réfléchir à voix haute sur des moyens possibles de rendre les programmes sociaux et le système de santé plus performants, le système d'éducation plus efficace, le Québec plus compétitif... --- Richard Martineau
23 décembre, 2010
Conte biblique revu et corrigé
L’arche, modèle 2010
(Via le blogue de Pierre Duhamel)
En 2010 après Jésus-Christ, Dieu visite Noé et lui dit :
« Une fois encore, la terre est devenue invivable et surpeuplée. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains. Dans six mois, j’envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits, et je détruis tout ! »
Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu’une ébauche de construction navale.
- Mais, Noé, tu n’as pratiquement rien fait ! Demain il commence à pleuvoir !
- Pardonne-moi, Tout Puissant, j’ai fait tout mon possible mais les temps ont changé : J’ai essayé de bâtir l’arche mais il faut un permis de construire et l’inspecteur me fait des ennuis au sujet du système d’alarme anti-incendie.
Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l’échaffaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue leur vue. J’ai dû recourir à un conciliateur pour arriver à un accord.
Mais l’Urbanisme m’a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l’arche jusqu’à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu’à nous. Ils ont refusé de me croire.
La coupe du bois de construction navale s’est heurtée aux multiples Associations pour La Protection de l’Environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par les Eaux et Forêts n’avait pas de valeur aux yeux du Ministère de l’environnement, et que cela détruisait l’habitat de plusieurs espèces animales. J’ai pourtant expliqué qu’il s’agissait, au contraire de préserver ces espèces, rien n’y a fait.
J’avais à peine commencé à rassembler les couples d’animaux que la SPA et WWF me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux puisque je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exigües.
Ensuite, l’agence gouvernementale pour le Développement Durable a exigé une étude de l’impact sur l’environnement de ce fameux déluge.
Dans le même temps, je me débattais avec le Ministère du Travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles
Je les avais embauchés car les Syndicats m’avaient interdit d’employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués.
Enfin le Fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les Douanes menaçaient de m’assigner devant les tribunaux pour : «tentative de franchissement de frontière en possession d’espèces protégées ou reconnues comme « dangereuses ».
Aussi, pardonne-moi, Tout Puissant, mais j’ai manqué de persévérance et j’ai abandonné ce projet.
Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-en-ciel est apparu et le Soleil retrouva son éclat habituel.
- Mais, tu renonces à détruire le monde ? demanda Noé.
- Inutile, répondit Dieu, l’administration s’en charge.
(Via le blogue de Pierre Duhamel)
En 2010 après Jésus-Christ, Dieu visite Noé et lui dit :
« Une fois encore, la terre est devenue invivable et surpeuplée. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains. Dans six mois, j’envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits, et je détruis tout ! »
Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu’une ébauche de construction navale.
- Mais, Noé, tu n’as pratiquement rien fait ! Demain il commence à pleuvoir !
- Pardonne-moi, Tout Puissant, j’ai fait tout mon possible mais les temps ont changé : J’ai essayé de bâtir l’arche mais il faut un permis de construire et l’inspecteur me fait des ennuis au sujet du système d’alarme anti-incendie.
Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l’échaffaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue leur vue. J’ai dû recourir à un conciliateur pour arriver à un accord.
Mais l’Urbanisme m’a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l’arche jusqu’à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu’à nous. Ils ont refusé de me croire.
La coupe du bois de construction navale s’est heurtée aux multiples Associations pour La Protection de l’Environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par les Eaux et Forêts n’avait pas de valeur aux yeux du Ministère de l’environnement, et que cela détruisait l’habitat de plusieurs espèces animales. J’ai pourtant expliqué qu’il s’agissait, au contraire de préserver ces espèces, rien n’y a fait.
J’avais à peine commencé à rassembler les couples d’animaux que la SPA et WWF me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux puisque je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des pièces trop exigües.
Ensuite, l’agence gouvernementale pour le Développement Durable a exigé une étude de l’impact sur l’environnement de ce fameux déluge.
Dans le même temps, je me débattais avec le Ministère du Travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles
Je les avais embauchés car les Syndicats m’avaient interdit d’employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, syndiqués.
Enfin le Fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les Douanes menaçaient de m’assigner devant les tribunaux pour : «tentative de franchissement de frontière en possession d’espèces protégées ou reconnues comme « dangereuses ».
Aussi, pardonne-moi, Tout Puissant, mais j’ai manqué de persévérance et j’ai abandonné ce projet.
Aussitôt les nuages se sont dissipés, un arc-en-ciel est apparu et le Soleil retrouva son éclat habituel.
- Mais, tu renonces à détruire le monde ? demanda Noé.
- Inutile, répondit Dieu, l’administration s’en charge.
La réflexion du jour
«Qu'on le calcule comme on veut, le taux de décrochage est trop élevé et c'est inacceptable, lance-t-elle. Mais l'école n'a pas les marges de manoeuvre pour faire des choix». --- Chantal Longpré
Le chiffre du jour : 72 %
Interrogés sur leurs perceptions de la corruption au Québec, 72% des Québécois pensent que les politiciens sont corrompus. Ce qui situe le Québec au 1er rang au Canada et au 22e rang au monde selon l'indice mondial de perception de la corruption.
22 décembre, 2010
La réflexion du jour
L’éducation à la sexualité, qui avait disparu avec la réforme, reviendra bientôt au programme, a confirmé la ministre de l’Éducation la semaine dernière. Bravo! Maintenant, est-ce qu’on pourrait aussi ramener l’éducation économique? Et aborder aussi cette matière dès le primaire, comme on le fera avec la sexualité? --- Ariane Krol
(NDLR : Enfin, les chroniqueurs des grands médias se réveilleront-ils ou est-ce un sursaut de lucidité éphémaire?)
(NDLR : Enfin, les chroniqueurs des grands médias se réveilleront-ils ou est-ce un sursaut de lucidité éphémaire?)
Le chiffre du jour : 19 M $
Québec va octroyer près de 19 millions $ à Macdonald, Dettwiler et associés (MDA) pour la réalisation d'une unité d'assemblage et d'intégration spatiale de grande capacité.
L’aide de Québec inclut une contribution financière non remboursable de 9 millions $ et un prêt sans intérêt de 9 millions $. Elle a été accordée dans la cadre du Programme d'appui stratégique à l'investissement (PASI) d’Investissement Québec.
(NDLR : MDA : Revenues (2009) 1 G $, Profit (2009) 108,4 M $; Québec : Revenues 65 G $, Profit : - 5 G $; cherchez l'erreur.)
L’aide de Québec inclut une contribution financière non remboursable de 9 millions $ et un prêt sans intérêt de 9 millions $. Elle a été accordée dans la cadre du Programme d'appui stratégique à l'investissement (PASI) d’Investissement Québec.
(NDLR : MDA : Revenues (2009) 1 G $, Profit (2009) 108,4 M $; Québec : Revenues 65 G $, Profit : - 5 G $; cherchez l'erreur.)
21 décembre, 2010
Subventions : les perles de la semaine du 11 au 17 décembre 2010
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
Il y a toujours de l’argent pour financer les « pet projects » des politiciens. Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!
Le Père Noël chouchoute ses préférés, mais il n’y pas d’argent pour le Dr Julien ou la popote roulante du Plateau!
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
Il y a toujours de l’argent pour financer les « pet projects » des politiciens. Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!
Le Père Noël chouchoute ses préférés, mais il n’y pas d’argent pour le Dr Julien ou la popote roulante du Plateau!
- Le premier ministre, Jean Charest a tenu à participer à l’annonce d’une contribution financière gouvernementale de près de 19 M$ à la Corporation Macdonald, Dettwiler et associés (MDA) pour la réalisation d’une unité d’assemblage et d’intégration spatiale de grande capacité au sein de sa division Systèmes satellitaires, située à Sainte-Anne-de-Bellevue.
- Le Conseil du loisir scientifique (CLS) de l’Abitibi-Témiscamingue reçoit une subvention de 377 290 $.
- Dans la même région, un montant de 444 073 $ est attribué à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) pour soutenir l’industrie minière.
- L’entreprise Trustifi, de Montréal, pourra compter sur une aide gouvernementale d’une valeur maximale de 188 400 $ pour son projet qui vise la démonstration et la commercialisation aux États-Unis du logiciel Trustifi Postmarked Email (TPE), qui permet d’horodater et de certifier le contenu des courriels.
- Groupe Intersand Canada reçoit 56 976 $ pour l’amélioration d’infrastructures de réception de marchandises ferroviaires à Boucherville.
- Le MTQ a dressé le bilan des investissements annuels accordés pour le développement et l’entretien de la Route verte dans la région de la Côte-Nord et qui totalisent 21 955 $.
- Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les investissements du MTQ, qui totalisent 321 973 $, ont pour objectifs de maintenir ou d’améliorer l’état des tronçons de 459 kilomètres de la Route verte dans la région et de poursuivre le développement de voies cyclables balisées.
- Une somme de 20 000 $ est versée pour soutenir l’expansion de la Maison familiale rurale du Granit, de Saint-Romain.
- Le gouvernement du Québec appuie la campagne 2010-2011 de promotion du port du casque protecteur en ski alpin et en surf des neiges. Cette campagne sera menée conjointement avec l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ). Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport contribuera à différentes actions de la campagne de promotion, et ce, à hauteur de 152 000 $, alors que le ministère de la Santé et des Services sociaux financera une partie de la tournée annuelle de promotion de la sécurité (31 000 $).
- La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Mme Christine St-Pierre, a annoncé le renouvellement de l’aide financière de 200 000 $ visant à soutenir le Centre de développement femmes et gouvernance pour l’année 2010-2011.
- Québec versera 16 M$ à l’entreprise Ultra Électronique – Systèmes de Communication Tactiques (STC), dont 14 M$ sous forme de prêt à redevances, dans le cadre d’un projet de près de 92 M$ pour la mise en œuvre d’une nouvelle plateforme technologique.
- Une subvention de 8 500 $ est accordée au Festival de la Pêche aux petits poissons des chenaux de Sainte-Anne-de-la-Pérade, qui se déroulera du 15 au 30 janvier 2011.
La réflexion du jour
Le système craque de partout et les coupures demandées n’assureront en rien la survie du système. On doit revoir dans son entier le contrat social que nous avons un jour mis en place pour les soins de Santé au Québec. Les clientèles changent, les technologies changent, le système doit s’adapter. Présentement, le système est sclérosé. Le réseau ploie sous le poids de son administration et le manque de services de proximité. --- Jean-Luc Mongrain
Le chiffre du jour : 2016
La Régie des rentes du Québec (RRQ) a déposé son analyse actuarielle hier (10 déc. 2010). Si rien n'est fait, la réserve commencera à ressentir le poids du vieillissement de la population à partir de 2016, pour s'épuiser en 2039. Tout cela en supposant que la Caisse de dépôt ne répétera plus sa contre-performance de 2008.
20 décembre, 2010
La réflexion du jour
Ces « choix de société », ce sont les choix des groupes d’intérêts – syndicats, grosses entreprises, agriculteurs, bureaucrates, etc. – qui, au fil des ans et avec l’aide de politiciens opportunistes, ont érigé des structures et des programmes pour leur profit, pas le vôtre.
Personnellement, je n’ai pas choisi d’avoir tous ces « services ». Ni qu’on me surtaxe pour faire vivre tous ces gens.--- David Descôteaux
Personnellement, je n’ai pas choisi d’avoir tous ces « services ». Ni qu’on me surtaxe pour faire vivre tous ces gens.--- David Descôteaux
Le chiffre du jour : 114 $
Pour chaque 100 $ d’impôts que les autres Canadiens payent, les Québécois en allongent 114 $. C’est ce que conclue le fiscaliste Luc Godbout dans une étude qu’il vient de publier.
La raison : notre gouvernement (provincial et local) engraisse plus vite que celui des autres provinces. De 15 % du PIB en 1961, les dépenses ont plus que doublé pour atteindre 34 % du PIB en 2007. C’est 8 % de plus que les autres provinces.
La raison : notre gouvernement (provincial et local) engraisse plus vite que celui des autres provinces. De 15 % du PIB en 1961, les dépenses ont plus que doublé pour atteindre 34 % du PIB en 2007. C’est 8 % de plus que les autres provinces.
19 décembre, 2010
La réflexion du jour
Le Canada est le seul pays au monde (avec la Corée du Nord et Cuba, dit-on toujours, mais il faudrait vérifier s'ils sont vraiment aussi mal pris...) à interdire à ses citoyens de contribuer directement au coût des soins. Or, c'est bien mal connaître la nature humaine que de croire que le citoyen autorisé par l'État à acheter des bébelles renoncera à payer, ou à tenter de le faire, lorsque sa santé sera en jeu?! Ri-di-cu-le?! Pour l'écrasante majorité des gens, la santé et les enfants sont en effet les priorités ultimes et non négociables. Si l'État ne soigne pas (et n'instruit pas les enfants) comme il y est obligé en vertu d'un contrat social implicite, tout camarade... pardon... tout citoyen recourra au système D. --- Mario Roy
Le chiffre du jour : 20 %
Le conseil exécutif de la Ville de Toronto a aussi voté en faveur de la réduction du budget de dépenses des conseillers municipaux pour leur bureau de 50 445 $ à 30 000 $ par année. Il a aussi acquiescé à l'engagement électoral de Rob Ford de réduire le budget du bureau du maire de 20 %, pour qu'il soit abaissé à 2 millions $. Ces décisions devraient entrer vigueur le 1er janvier, si le conseil municipal les entérine, la semaine prochaine.
(NDLR : Ce n'est pas demain qu'on verra cela à Montréal.)
(NDLR : Ce n'est pas demain qu'on verra cela à Montréal.)
18 décembre, 2010
La réflexion du jour
Le courage pour un politicien, ce n'est pas d'aller à TLMEP, le vrai courage c'est de ne pas y aller. Se prêter à la variété pour vendre sa salade, c'est prendre les gens pour des cons. Surtout lorsqu'on refuse de répondre à des questions sérieuses, de journalistes sérieux. Surtout lorsque le contexte politique est celui d'une crise dont le Québec et son image souffrent. --- Mohamed Lotfi
Le chiffre du jour : 628,8 M$
Les municipalités du Québec ont dépensé 628,8 M$ pour la culture en 2008, selon les résultats d’une enquête menée par l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ) de l’Institut de la statistique du Québec.
L’enquête révèle que la culture représente 5,1 % des dépenses de fonctionnement des villes québécoises, les pourcentages variant en fonction de la taille des municipalités.
La valeur des services rendus à la population en culture par les municipalités connaît une augmentation de 6,9 %, entre 2007 et 2008.
Les municipalités québécoises financent, à même les taxes et les impôts fonciers payés par les contribuables, 83,4 % des dépenses culturelles municipales.
L’enquête révèle que la culture représente 5,1 % des dépenses de fonctionnement des villes québécoises, les pourcentages variant en fonction de la taille des municipalités.
La valeur des services rendus à la population en culture par les municipalités connaît une augmentation de 6,9 %, entre 2007 et 2008.
Les municipalités québécoises financent, à même les taxes et les impôts fonciers payés par les contribuables, 83,4 % des dépenses culturelles municipales.
17 décembre, 2010
La réflexion du jour
Pour le président de l'AQESSS, Alex G. Porter, il faut recentrer les dépenses vers les services de proximité. Il souhaite alléger les structures et revoir la reddition de comptes. «Il faut éliminer la confusion, la micro-gestion et le microcontrôle, et redonner aux établissements le rôle, les responsabilités et la latitude que prévoit la loi», peut-on lire dans la revue Synergie.
Le chiffre du jour : 1,7 G$
Selon les plus récentes données publiées par le ministère de la Santé, l'administration grugeait à elle seule 1,7 milliard $ du budget de la santé en 2007-2008 contre 975 millions $ en 1998-1999.
16 décembre, 2010
Subventions : les perles de la semaine du 4 au 10 décembre 2010
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
Il y a toujours de l’argent pour financer les « pet projects » des politiciens. Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!
Il semble que le Père Noël est passé tôt cette année!
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Il y a toujours de l’argent pour financer les « pet projects » des politiciens. Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!
Il semble que le Père Noël est passé tôt cette année!
- Le gouvernement verse une aide financière de 25 000 $ à l’entreprise Crousset pour la production et la mise en marché d’une gamme d’assaisonnements à base de petits fruits et de sucre d’érable.
- Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation accorde une contribution financière de 652 991 $ à l’entreprise Delastek, dans le cadre d’un projet de développement de 9 M$ qui assurera la création de 60 nouveaux emplois, en plus d’en consolider une quinzaine.
- LVL Global reçoit 734 100 $ pour la relance d’une usine de fabrication de bois lamellé de Ville-Marie, et la création de plus de 80 emplois dans le secteur forestier.
- La Société générale de financement du Québec annonce son investissement de 6 M$ sous forme de capital-actions dans Vision Globale.
- La compagnie Varitech reçoit un prêt de 1 167 500 $ d’Investissement Québec, consenti dans le cadre du programme Financement PME.
- Le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale, annoncent un investissement de 405 000 $ à l’intention des organismes responsables de l’organisation d’événements artistiques nationaux ou internationaux dans la région de la Capitale-Nationale.
- Le ministère du Tourisme annonce une aide financière de 380 075 $ pour la réalisation de 14 projets touristiques dans la région du Centre-du-Québec.
- Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation verse une contribution financière non remboursable de 300 000 $ à la compagnie Skeltex.
- Le ministère du Tourisme a confirmé une aide financière de 200 000 $ pour l’implantation de Bota Bota, spa-sur-l’eau, situé au Vieux-Port de Montréal. Installé sur un bateau ancré au parc des Éclusiers, Bota Bota se déploie sur une longueur de 55 mètres et une superficie de près de 2 500 mètres carrés partagés sur cinq ponts qui offrent des vues panoramiques sur la ville.
- Une aide financière annuelle de 1,3 million de dollars est accordée afin de soutenir différents organismes voués à la promotion de la culture forestière.
- Toujours très actif, le ministère du Tourisme annonce une aide financière de 26 530 $ pour la réalisation de deux projets touristiques dans la région de Duplessis.
- Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport accorde une aide financière de 21 143 $ à la municipalité de Sainte-Françoise pour la rénovation du plancher de sa salle multifonctionnelle.
- Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation verse une contribution non remboursable de 40 120 $ à Nyx Hemera Technologies de Québec qui offre des solutions avancées en électronique pour la gestion des réseaux d’éclairage de tunnels.
- La Société générale de financement du Québec a conclu une entente de financement à terme d’un montant de 9 M$ dans Groupe Canam.
- Une aide financière de 19 500 $ sera octroyée à la Corporation d’initiative industrielle de Victoriaville pour la réalisation d’une étude de positionnement aéro-industriel de l’aéroport régional André-Fortin.
La réflexion du jour
Les Québécois n'ont jamais aimé parler d'argent. Notre vieux fonds catholique nous a longtemps fait croire que faire de l'argent était péché. Alors qu'au Canada anglais, plutôt protestant, l'argent représente la réussite. D'ailleurs, ils ont l'argent et nous avons la péréquation. Si les Québécois ne s'occupent pas de l'argent, il va continuer de faire le bonheur des autres. --- Jean-Marc Léger
Le chiffre du jour : 50 %
Les temps changent, car les jeunes n'ont plus peur de parler d'argent et d'affirmer qu'ils ne sont pas nés pour un petit pain. 50 % des jeunes croient que l'argent fait le bonheur comparativement à 30 % des gens âgés. Au total, 38 % des Québécois croient que l'argent fait le bonheur, 10% de plus qu'il y a 20 ans. L'argent n'achète peut-être pas le bonheur, mais il peut vous payer tout le reste.
15 décembre, 2010
Débâcle, une revue par Damien Theillier
"La théorie autrichienne prédit et explique les problèmes financiers auxquels nous faisons face de manière beaucoup plus rationnelle que la théorie keynésienne. Pour s’en convaincre, il faut lire ce livre “Débâcle” de Thomas E. Woods Jr. Traduit de l’américain par Yali N’Diaye, Valor éditions, 2010."
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Débâcle
Une revue de livre par Damien Theillier - Le 15 décembre 2010. Non seulement la récession actuelle est inhabituellement profonde et grave, mais elle est sur le point de devenir la plus longue depuis la Grande Dépression. Le marché boursier s'est effondré, les grandes banques ont implosé, le marché du logement aux Etats-Unis est en dépression, les saisies sont en accélération, les faillites personnelles sont en hausse et le taux de chômage est toujours à deux chiffres. Dans le même temps, la Réserve fédérale américaine est en train de créer de la monnaie à un rythme sans précédent dans l’histoire, dans le but de « stimuler » l'économie.
Thomas Woods, docteur en histoire de l’université Columbia et membre du corps enseignant de l'Institut Ludwig von Mises, démontre dans « Meltdown » (traduit en français sous le titre « Débâcle »), que la crise actuelle est précisément causée par la politique d'argent facile des banques centrales et qu’elle est aggravée par les dépenses publiques massives des gouvernements. L’auteur argumente en faveur d’un marché libre comme seul moyen d’empêcher qu’un effondrement ne se reproduise. « Si vous croyez dans le marché libre, vous ne pouvez pas soutenir la Fed, l'une des interventions les plus intrusives sur le marché », écrit Thomas Woods. Dans cette perspective, la crise du « subprime » n’est pas une crise du marché. C’est au contraire quand le marché a disparu que la crise a commencé.
Il faut rendre hommage à la maison d’édition Valor qui a eu la bonne idée de faire traduire et de rendre ainsi accessible au public français, peu anglophone, ce petit trésor de vulgarisation de la théorie autrichienne. Ce livre n’est pas un énième livre sur la crise. C’est un véritable manuel d’initiation à l’histoire économique en général et à l’école autrichienne d’économie en particulier. Peut-être avez-vous vu le clip de rap Hayek versus Keynes ? Toutefois vous n’êtes pas bien sûr d’avoir tout compris. Le livre de Thomas Woods vous expliquera l’essentiel, avec une clarté remarquable et autant d’humour.
Le récit conventionnel des origines de la crise
D’où vient la crise ? Deux récits s’opposent. Pour le premier, tout a commencé avec Reagan et Thatcher, avec la déréglementation et la dictature des marchés. La crise serait une conséquence de l'économie de libre marché. Ainsi, le 25 septembre 2008, dans son premier discours sur la crise, Nicolas Sarkozy appelait à « remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial, comme on le fit à Bretton Woods après la Seconde Guerre mondiale ». Selon lui, « le laissez-faire est terminé, le marché tout-puissant qui a toujours raison, c'est fini » On retrouve même de tels propos sous la plume d’économistes célèbres comme Nouriel Roubini.
Selon ce récit, il existe deux remèdes à la crise. Le premier est la réglementation à grande échelle du système bancaire mondial tout entier. Le second, est d’injecter le plus d'argent possible dans l'économie, afin que les consommateurs recommencent à dépenser. La consommation permettrait la relance, car elle génèrerait de la production et donc de l’emploi. L’idée ne semble pas mauvaise, en apparence. S’il n’y a pas encore de reprise de l’emploi - comme c’est le cas jusqu'à présent - c'est seulement parce que le gouvernement n'a pas encore assez injecté d’argent dans le circuit.
Une alternative plus cohérente
Tel n’est pas l’avis de Thomas Woods. Selon lui, il existe une alternative intellectuellement cohérente à ce récit conventionnel, défendu par la majorité de la classe politique et médiatique. Ce récit alternatif s’appuie sur la théorie autrichienne des cycles économiques. Ainsi Hayek a démontré que les cycles économiques sont provoqués par les banques centrales qui, en maintenant les taux d'intérêt trop bas et le crédit en expansion, incitent les investissements non rentables, la création d'une bulle de croissance artificielle, inévitablement suivie par un krach. Quand la main visible de la Réserve fédérale manipule les taux d'intérêt, elle fausse l'offre de crédit et dénature les possibilités d'investissement pour les entrepreneurs, ce qui conduit à la mauvaise allocation des ressources.
Dans cette perspective, ce n’est pas la déréglementation, mais bien la réglementation financière et la manipulation de la masse monétaire par la Réserve fédérale américaine qui est à l’origine du krach de 2008. Au cours de la dernière décennie, la Fed a multiplié les baisses des taux d'intérêt pour conjurer le ralentissement de 2000-2002, après l’éclatement de la bulle technologique et les attentats du 11 septembre. A partir d’un bref historique des récessions (1920-1921 aux Etats-Unis, la Grande Dépression, les années 90 au Japon), Woods démystifie les superstitions économiques et suggère des étapes vers un meilleur système. Quelles sont d’abord ces superstitions ?
Sans entrer dans l’argumentation de l’auteur (nous renvoyons au livre), voici quelques fausses idées qu’il réfute :
• Il faut combattre la déflation
• L’inflation est une hausse des prix
• La guerre peut apporter la prospérité
• Les grandes entreprises et les grandes banques sont « too big to fail ».
• La Fed devrait injecter plus de crédit
• Il faut stimuler l’économie par la consommation et les travaux publics
• Un système d’étalon-or est inadapté à l’économie moderne
Alors que faire ?
Si le système bancaire et monétaire actuel produit de mauvaises incitations, il encourage artificiellement l’endettement et une gestion imprudente de l’argent, il faut le changer. Si les banques centrales sont des créatures du gouvernement et non du marché libre, si elles déclenchent des cycles d’expansion-récession, il faut les supprimer. Le marché libre n’a rien à voir avec cet échec. Le seul moyen de revenir à la prospérité, c’est de laisser le marché coordonner la production et la consommation. Concrètement, Thomas Woods explique pourquoi il faut :
• Laisser les banques faire faillite
• Abolir Fannie Mae et Freddie Mac
• Arrêter les sauvetages et réduire les dépenses du gouvernement
• Mettre un terme à la manipulation de la monnaie par le gouvernement
• Remettre en cause la Fed
• Fermer les facilités spéciales de prêts
• Mettre un terme au monopole de la monnaie
Il y a plus de trois décennies, souligne l’auteur, F.A. Hayek avait appelé à la séparation de l’Etat et de la monnaie. Il défendait la concurrence des monnaies, permettant à chacun de choisir la monnaie la moins susceptible de se déprécier. Thomas Woods consacre tout le chapitre 4 de son livre à la théorie des cycles, qui a valu à Hayek le prix Nobel d’économie en 1974. Il consacre aussi un chapitre entier à la monnaie, s’appuyant notamment sur un livre de Rothbard qui a été traduit en français sous le titre : Etat, qu’as-tu fait de notre monnaie ? (Voir aussi, sur cette question, le livre de Guido Hülsmann : L’éthique de la production de monnaie, traduit aux éditions L’Harmattan).
La théorie autrichienne prédit et explique les problèmes financiers auxquels nous faisons face de manière beaucoup plus rationnelle que la théorie keynésienne. Pour s’en convaincre, il faut lire ce livre de Thomas Woods. Ron Paul, le représentant républicain du Texas et ancien candidat à la présidentielle, écrit dans l’avant-propos : « il n'y a pas de meilleur livre à lire sur la crise actuelle que celui-ci. » C’est un livre grand public, accessible et complémentaire du livre de Pascal Salin : Revenir au capitalisme.
“Débâcle” de Thomas E. Woods Jr. Traduit de l’américain par Yali N’Diaye, Valor éditions, 2010
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Débâcle
Une revue de livre par Damien Theillier - Le 15 décembre 2010. Non seulement la récession actuelle est inhabituellement profonde et grave, mais elle est sur le point de devenir la plus longue depuis la Grande Dépression. Le marché boursier s'est effondré, les grandes banques ont implosé, le marché du logement aux Etats-Unis est en dépression, les saisies sont en accélération, les faillites personnelles sont en hausse et le taux de chômage est toujours à deux chiffres. Dans le même temps, la Réserve fédérale américaine est en train de créer de la monnaie à un rythme sans précédent dans l’histoire, dans le but de « stimuler » l'économie.
Thomas Woods, docteur en histoire de l’université Columbia et membre du corps enseignant de l'Institut Ludwig von Mises, démontre dans « Meltdown » (traduit en français sous le titre « Débâcle »), que la crise actuelle est précisément causée par la politique d'argent facile des banques centrales et qu’elle est aggravée par les dépenses publiques massives des gouvernements. L’auteur argumente en faveur d’un marché libre comme seul moyen d’empêcher qu’un effondrement ne se reproduise. « Si vous croyez dans le marché libre, vous ne pouvez pas soutenir la Fed, l'une des interventions les plus intrusives sur le marché », écrit Thomas Woods. Dans cette perspective, la crise du « subprime » n’est pas une crise du marché. C’est au contraire quand le marché a disparu que la crise a commencé.
Il faut rendre hommage à la maison d’édition Valor qui a eu la bonne idée de faire traduire et de rendre ainsi accessible au public français, peu anglophone, ce petit trésor de vulgarisation de la théorie autrichienne. Ce livre n’est pas un énième livre sur la crise. C’est un véritable manuel d’initiation à l’histoire économique en général et à l’école autrichienne d’économie en particulier. Peut-être avez-vous vu le clip de rap Hayek versus Keynes ? Toutefois vous n’êtes pas bien sûr d’avoir tout compris. Le livre de Thomas Woods vous expliquera l’essentiel, avec une clarté remarquable et autant d’humour.
Le récit conventionnel des origines de la crise
D’où vient la crise ? Deux récits s’opposent. Pour le premier, tout a commencé avec Reagan et Thatcher, avec la déréglementation et la dictature des marchés. La crise serait une conséquence de l'économie de libre marché. Ainsi, le 25 septembre 2008, dans son premier discours sur la crise, Nicolas Sarkozy appelait à « remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial, comme on le fit à Bretton Woods après la Seconde Guerre mondiale ». Selon lui, « le laissez-faire est terminé, le marché tout-puissant qui a toujours raison, c'est fini » On retrouve même de tels propos sous la plume d’économistes célèbres comme Nouriel Roubini.
Selon ce récit, il existe deux remèdes à la crise. Le premier est la réglementation à grande échelle du système bancaire mondial tout entier. Le second, est d’injecter le plus d'argent possible dans l'économie, afin que les consommateurs recommencent à dépenser. La consommation permettrait la relance, car elle génèrerait de la production et donc de l’emploi. L’idée ne semble pas mauvaise, en apparence. S’il n’y a pas encore de reprise de l’emploi - comme c’est le cas jusqu'à présent - c'est seulement parce que le gouvernement n'a pas encore assez injecté d’argent dans le circuit.
Une alternative plus cohérente
Tel n’est pas l’avis de Thomas Woods. Selon lui, il existe une alternative intellectuellement cohérente à ce récit conventionnel, défendu par la majorité de la classe politique et médiatique. Ce récit alternatif s’appuie sur la théorie autrichienne des cycles économiques. Ainsi Hayek a démontré que les cycles économiques sont provoqués par les banques centrales qui, en maintenant les taux d'intérêt trop bas et le crédit en expansion, incitent les investissements non rentables, la création d'une bulle de croissance artificielle, inévitablement suivie par un krach. Quand la main visible de la Réserve fédérale manipule les taux d'intérêt, elle fausse l'offre de crédit et dénature les possibilités d'investissement pour les entrepreneurs, ce qui conduit à la mauvaise allocation des ressources.
Dans cette perspective, ce n’est pas la déréglementation, mais bien la réglementation financière et la manipulation de la masse monétaire par la Réserve fédérale américaine qui est à l’origine du krach de 2008. Au cours de la dernière décennie, la Fed a multiplié les baisses des taux d'intérêt pour conjurer le ralentissement de 2000-2002, après l’éclatement de la bulle technologique et les attentats du 11 septembre. A partir d’un bref historique des récessions (1920-1921 aux Etats-Unis, la Grande Dépression, les années 90 au Japon), Woods démystifie les superstitions économiques et suggère des étapes vers un meilleur système. Quelles sont d’abord ces superstitions ?
Sans entrer dans l’argumentation de l’auteur (nous renvoyons au livre), voici quelques fausses idées qu’il réfute :
• Il faut combattre la déflation
• L’inflation est une hausse des prix
• La guerre peut apporter la prospérité
• Les grandes entreprises et les grandes banques sont « too big to fail ».
• La Fed devrait injecter plus de crédit
• Il faut stimuler l’économie par la consommation et les travaux publics
• Un système d’étalon-or est inadapté à l’économie moderne
Alors que faire ?
Si le système bancaire et monétaire actuel produit de mauvaises incitations, il encourage artificiellement l’endettement et une gestion imprudente de l’argent, il faut le changer. Si les banques centrales sont des créatures du gouvernement et non du marché libre, si elles déclenchent des cycles d’expansion-récession, il faut les supprimer. Le marché libre n’a rien à voir avec cet échec. Le seul moyen de revenir à la prospérité, c’est de laisser le marché coordonner la production et la consommation. Concrètement, Thomas Woods explique pourquoi il faut :
• Laisser les banques faire faillite
• Abolir Fannie Mae et Freddie Mac
• Arrêter les sauvetages et réduire les dépenses du gouvernement
• Mettre un terme à la manipulation de la monnaie par le gouvernement
• Remettre en cause la Fed
• Fermer les facilités spéciales de prêts
• Mettre un terme au monopole de la monnaie
Il y a plus de trois décennies, souligne l’auteur, F.A. Hayek avait appelé à la séparation de l’Etat et de la monnaie. Il défendait la concurrence des monnaies, permettant à chacun de choisir la monnaie la moins susceptible de se déprécier. Thomas Woods consacre tout le chapitre 4 de son livre à la théorie des cycles, qui a valu à Hayek le prix Nobel d’économie en 1974. Il consacre aussi un chapitre entier à la monnaie, s’appuyant notamment sur un livre de Rothbard qui a été traduit en français sous le titre : Etat, qu’as-tu fait de notre monnaie ? (Voir aussi, sur cette question, le livre de Guido Hülsmann : L’éthique de la production de monnaie, traduit aux éditions L’Harmattan).
La théorie autrichienne prédit et explique les problèmes financiers auxquels nous faisons face de manière beaucoup plus rationnelle que la théorie keynésienne. Pour s’en convaincre, il faut lire ce livre de Thomas Woods. Ron Paul, le représentant républicain du Texas et ancien candidat à la présidentielle, écrit dans l’avant-propos : « il n'y a pas de meilleur livre à lire sur la crise actuelle que celui-ci. » C’est un livre grand public, accessible et complémentaire du livre de Pascal Salin : Revenir au capitalisme.
“Débâcle” de Thomas E. Woods Jr. Traduit de l’américain par Yali N’Diaye, Valor éditions, 2010
La réflexion du jour
«La corruption affectant les institutions publiques attaque l'essence même d'une société démocratique. La population devient cynique, désabusée du système et elle en vient à perdre confiance envers le gouvernement.»--- Robert S. Mueller III, le grand patron du Federal Bureau of Investigation (FBI)
Le chiffre du jour : 30 M $
Radio-Canada a appris qu'après avoir injecté plus de 30 millions de dollars dans le Réseau des services intégrés pour personnes âgées (RSIPA), le ministère de la Santé du Québec a décidé de suspendre la poursuite du projet, faute de fonds.
(NDLR : Plus ça change, plus c'est pareil.)
(NDLR : Plus ça change, plus c'est pareil.)
14 décembre, 2010
Ben Bernanke, le farceur
Les commentaires hallucinants de Ben Bernanke : soit il ne savait pas de quoi il parlait et dans ce cas il ne devrait pas présider la FED; soit il bernait sciemment la population et dans ce cas il devrait se faire élire.
La réflexion du jour
Pleins d’imagination, les bureaucrates ont divers moyens pour débusquer les malheureux qui pourraient confirmer avoir besoin d’aide. L’un d’eux est infaillible et se nomme l’«appel de projets». Il s’agit d’inviter des groupes à se constituer, à s’organiser, à les payer pour ce faire, et le cas échéant, les pousser à se plaindre auprès du gouvernement. Voilà qui complique la réduction des dépenses mais peu importe, on sait que l’important, «c’est le bonheur du peuple»…--- Michel Hébert
Le chiffre du jour : 500 000 $
C’est en vertu de cette généreuse dynamique que Mme Weil a récemment relancé le «Programme Action diversité». Car le Québec, depuis la commission Bouchard-Taylor, a des «objectifs de diversité» et offre 500 000 $ pour «accompagner toutes les familles québécoises, d’ici et d’ailleurs, sur le chemin de l’ouverture à la diversité et de la compréhension interculturelle». La dénationalisation tranquille tombe pile, à quelques semaines de Noël…
13 décembre, 2010
Priorité à la production
Un excellent texte de Steven Horwitz qui explique pourquoi la production est le moteur de la création de richesse.
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L'obsession de la consommation
Steven Horwitz – Le 13 décembre 2010 - L'une des erreurs économiques les plus pernicieuses et les plus répandues est la croyance que la consommation est la clé d'une économie saine. Nous entendons cette idée tout le temps dans la presse populaire et dans les conversations de comptoir, en particulier en période de ralentissement économique. Il se dit des choses comme : « Eh bien, si les gens pouvaient juste commencer à acheter davantage, l'économie repartirait » ou « si seulement nous pouvions mettre plus d'argent entre les mains des consommateurs, nous sortirions de cette récession. » Cette croyance dans le pouvoir de la consommation est aussi ce qui a guidé une grande partie de la politique économique, notamment aux USA ces deux dernières années, avec son cortège sans fin de plans de relance.
Cette croyance est un héritage d’une pensée keynésienne erronée. En réalité, la production, et non la consommation, est la source de la richesse. Si nous voulons une économie saine, nous devons créer les conditions dans lesquelles premièrement les producteurs peuvent réussir le processus de création de richesse pour que les autres consomment, et deuxièmement les ménages et les entreprises peuvent s'engager dans l'épargne nécessaire pour financer cette production.
Il est tentant de dire que cela revient à savoir « si c’est la poule qui a fait l’œuf ou l’œuf qui a fait la poule » : après tout, à quoi bon produire des choses s’il n'y a personne pour les consommer ? Le moyen de sortir de ce cercle est de reconnaître que nous ne pouvons consommer que si nous avons produit et vendu quelque chose afin d'acquérir les moyens de se livrer à la consommation. Commencer l'analyse avec la consommation suppose que l'on a déjà acquis les moyens. Contrairement à cette analyse donc, la richesse est créée par des actes de production qui réorganisent les ressources de façons qui génèrent plus de valeur pour les gens, comparativement à d'autres arrangements. Ces actes sont financés par de l’épargne provenant de ménages s'abstenant de consommer.
Disposer davantage de ressources entre les mains des consommateurs grâce à un plan de relance échoue précisément parce que la richesse ainsi transférée doit venir en fin de compte des producteurs. Cela est évident lorsque les dépenses sont financées par l'impôt, mais cela est tout aussi vrai pour le déficit budgétaire et l'inflation. Avec des dépenses « financées » par le déficit, la richesse provient des achats d'obligations d’État par des « producteurs ». Avec l'inflation, elle vient proportionnellement de détenteurs de devise nationale (obtenue par des actes de production) dont le pouvoir d'achat est affaibli par l'excès d'offre de monnaie. Dans aucun de ces cas l’État ne crée de la richesse. La consommation non plus. La nouvelle capacité de consommer trouve toujours son origine dans les actes antérieurs de la production. Si nous voulons une véritable relance, nous devons libérer les producteurs en créant un environnement plus favorable pour la production et ne pas pénaliser l'épargne qui les finance.
La faute à Keynes ?
Historiquement, c’est le keynésianisme qui a mis l'accent sur la consommation en économie. Avant la révolution keynésienne la croyance standard parmi les économistes était que la production était la source de la demande et qu’encourager l'épargne et la production constituait le moyen de générer de la croissance économique. C’était comme cela que l’on comprenait, de manière plus ou moins correcte, la loi de Say. Comme J-B. Say lui-même l’a écrit au début du XIX° siècle:
« [C]e n’est point favoriser le commerce que d’encourager la consommation ; car il s’agit bien moins de donner l’envie de consommer que d’en procurer les moyens ; et nous avons vu que la seule production fournit ces moyens. Aussi, ce sont les mauvaises administrations qui excitent à consommer ; les bonnes excitent à produire ».
Bien sûr, « exciter la production » ne nécessite pas de signifier davantage que laisser les producteurs libres de rechercher des opportunités de profits comme ils l'entendent, dans le cadre juridique standard libéral classique. Cela ne signifie pas que l’État devrait avantager artificiellement les producteurs, pas plus qu'il ne devrait encourager la consommation.
La grande ironie est que la gauche fait souvent valoir que le capitalisme équivaut au consumérisme. Ses partisans pensent que les défenseurs du libre marché croient que davantage de consommation favorise la croissance économique. Les libéraux sont donc chargés de jouer le rôle de l’épouvantail idéologique qui justifie le consumérisme que la gauche considère comme abrutissant et gaspilleur des ressources. Ce que les critiques de gauche ne saisissent pas, c'est que les économistes n'ont jamais vu la consommation comme moteur de la croissance économique et de la prospérité jusqu'à ce que les critiques keynésiennes de l'économie de marché gagnent du terrain.
Grâce au keynésianisme, la manipulation des éléments du revenu global (la consommation, l'investissement et les dépenses publiques) est devenu le centre d’attention de la politique macroéconomique et du développement économique. C’est le cadre théorique keynésien qui a conduit à l'élaboration des statistiques pertinentes sur le revenu national et qui induit implicitement les arguments en faveur de davantage de consommation.
Depuis plus de 150 ans les défenseurs du libre marché voyaient la consommation comme détruisant la richesse, et l'épargne et la production comme la créant. Ils n'ont jamais fait valoir que « stimuler la consommation » était le chemin vers la prospérité. Par conséquent, ils ne peuvent pas être accusés de justifier la « culture de la consommation. » Et c'est la même chose pour des auteurs du XX° siècle comme Mises et Hayek.
Si les critiques de gauche veulent dénoncer la concentration de l'économie moderne sur la consommation, ils devraient se tourner vers les interventionnistes keynésiens.
Steven Horwitz est professeur d’économie à l’Université St. Lawrence aux USA. Cet article a été initialement publié en anglais sur le site du Freeman.
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L'obsession de la consommation
Steven Horwitz – Le 13 décembre 2010 - L'une des erreurs économiques les plus pernicieuses et les plus répandues est la croyance que la consommation est la clé d'une économie saine. Nous entendons cette idée tout le temps dans la presse populaire et dans les conversations de comptoir, en particulier en période de ralentissement économique. Il se dit des choses comme : « Eh bien, si les gens pouvaient juste commencer à acheter davantage, l'économie repartirait » ou « si seulement nous pouvions mettre plus d'argent entre les mains des consommateurs, nous sortirions de cette récession. » Cette croyance dans le pouvoir de la consommation est aussi ce qui a guidé une grande partie de la politique économique, notamment aux USA ces deux dernières années, avec son cortège sans fin de plans de relance.
Cette croyance est un héritage d’une pensée keynésienne erronée. En réalité, la production, et non la consommation, est la source de la richesse. Si nous voulons une économie saine, nous devons créer les conditions dans lesquelles premièrement les producteurs peuvent réussir le processus de création de richesse pour que les autres consomment, et deuxièmement les ménages et les entreprises peuvent s'engager dans l'épargne nécessaire pour financer cette production.
Il est tentant de dire que cela revient à savoir « si c’est la poule qui a fait l’œuf ou l’œuf qui a fait la poule » : après tout, à quoi bon produire des choses s’il n'y a personne pour les consommer ? Le moyen de sortir de ce cercle est de reconnaître que nous ne pouvons consommer que si nous avons produit et vendu quelque chose afin d'acquérir les moyens de se livrer à la consommation. Commencer l'analyse avec la consommation suppose que l'on a déjà acquis les moyens. Contrairement à cette analyse donc, la richesse est créée par des actes de production qui réorganisent les ressources de façons qui génèrent plus de valeur pour les gens, comparativement à d'autres arrangements. Ces actes sont financés par de l’épargne provenant de ménages s'abstenant de consommer.
Disposer davantage de ressources entre les mains des consommateurs grâce à un plan de relance échoue précisément parce que la richesse ainsi transférée doit venir en fin de compte des producteurs. Cela est évident lorsque les dépenses sont financées par l'impôt, mais cela est tout aussi vrai pour le déficit budgétaire et l'inflation. Avec des dépenses « financées » par le déficit, la richesse provient des achats d'obligations d’État par des « producteurs ». Avec l'inflation, elle vient proportionnellement de détenteurs de devise nationale (obtenue par des actes de production) dont le pouvoir d'achat est affaibli par l'excès d'offre de monnaie. Dans aucun de ces cas l’État ne crée de la richesse. La consommation non plus. La nouvelle capacité de consommer trouve toujours son origine dans les actes antérieurs de la production. Si nous voulons une véritable relance, nous devons libérer les producteurs en créant un environnement plus favorable pour la production et ne pas pénaliser l'épargne qui les finance.
La faute à Keynes ?
Historiquement, c’est le keynésianisme qui a mis l'accent sur la consommation en économie. Avant la révolution keynésienne la croyance standard parmi les économistes était que la production était la source de la demande et qu’encourager l'épargne et la production constituait le moyen de générer de la croissance économique. C’était comme cela que l’on comprenait, de manière plus ou moins correcte, la loi de Say. Comme J-B. Say lui-même l’a écrit au début du XIX° siècle:
« [C]e n’est point favoriser le commerce que d’encourager la consommation ; car il s’agit bien moins de donner l’envie de consommer que d’en procurer les moyens ; et nous avons vu que la seule production fournit ces moyens. Aussi, ce sont les mauvaises administrations qui excitent à consommer ; les bonnes excitent à produire ».
Bien sûr, « exciter la production » ne nécessite pas de signifier davantage que laisser les producteurs libres de rechercher des opportunités de profits comme ils l'entendent, dans le cadre juridique standard libéral classique. Cela ne signifie pas que l’État devrait avantager artificiellement les producteurs, pas plus qu'il ne devrait encourager la consommation.
La grande ironie est que la gauche fait souvent valoir que le capitalisme équivaut au consumérisme. Ses partisans pensent que les défenseurs du libre marché croient que davantage de consommation favorise la croissance économique. Les libéraux sont donc chargés de jouer le rôle de l’épouvantail idéologique qui justifie le consumérisme que la gauche considère comme abrutissant et gaspilleur des ressources. Ce que les critiques de gauche ne saisissent pas, c'est que les économistes n'ont jamais vu la consommation comme moteur de la croissance économique et de la prospérité jusqu'à ce que les critiques keynésiennes de l'économie de marché gagnent du terrain.
Grâce au keynésianisme, la manipulation des éléments du revenu global (la consommation, l'investissement et les dépenses publiques) est devenu le centre d’attention de la politique macroéconomique et du développement économique. C’est le cadre théorique keynésien qui a conduit à l'élaboration des statistiques pertinentes sur le revenu national et qui induit implicitement les arguments en faveur de davantage de consommation.
Depuis plus de 150 ans les défenseurs du libre marché voyaient la consommation comme détruisant la richesse, et l'épargne et la production comme la créant. Ils n'ont jamais fait valoir que « stimuler la consommation » était le chemin vers la prospérité. Par conséquent, ils ne peuvent pas être accusés de justifier la « culture de la consommation. » Et c'est la même chose pour des auteurs du XX° siècle comme Mises et Hayek.
Si les critiques de gauche veulent dénoncer la concentration de l'économie moderne sur la consommation, ils devraient se tourner vers les interventionnistes keynésiens.
Steven Horwitz est professeur d’économie à l’Université St. Lawrence aux USA. Cet article a été initialement publié en anglais sur le site du Freeman.
La réflexion du jour
Il y a des années que nos gouvernements, péquistes et libéraux, nous promettent le retour à l'équilibre budgétaire sans jamais y parvenir vraiment. Je comprends qu'il y a eu une récession, mais quand même! Vous comprendrez que les journalistes (NDLR : et les Québécois) ont parfois les bleus et souffrent d'un scepticisme aigu. --- Gilbert Lavoie
Le chiffre du jour : 800 M$
Les journalistes (NDLR : et les Québécois) ont toujours l'impression de se faire avoir dans de telles circonstances, surtout lorsque le gouvernement annonce que le déficit est de 1,1 milliard $ de moins que prévu, même si les dépenses ont augmenté de 800 millions $ par rapport aux prévisions. C'est d'autant plus étourdissant lorsqu'on nous annonce d'année en année que le Québec fait mieux qu'ailleurs pour contrôler ses dépenses, mais que la province demeure la plus endettée au pays.
12 décembre, 2010
La réflexion du jour
«Les gens ne doivent pas douter du sérieux de l’administration Tremblay d’aller de l’avant dans son plan de rationalisation» --- Alan DeSousa.
(NDLR : On veut pas le savoir, on veut le voir --- Yvon deschamps)
(NDLR : On veut pas le savoir, on veut le voir --- Yvon deschamps)
Le chiffre du jour : 22
M. Ford a aussi l'intention d'amincir la taille de l'administration municipale et sabrer de moitié le nombre d'échevins afin qu'il passe de 44 à 22, soit autant que le nombre de circonscriptions que compte la ville, tant au niveau provincial que fédéral.
(NDLR : Il y a 105 échevins à Montréal et le maire Tremblay ne sait pas où il pourrait couper!!)
(NDLR : Il y a 105 échevins à Montréal et le maire Tremblay ne sait pas où il pourrait couper!!)
11 décembre, 2010
Fiscalité: Québec champion incontesté
« Si on savait déjà que la fiscalité était globalement plus élevée au Québec que dans le reste du Canada, force est de constater que pour chaque 100 dollars d’impôts et taxes payés en moyenne aux gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux au Canada, les contribuables québécois versaient encore 17,20 $ de plus que l’effort fiscal moyen canadien. En dépit des baisses d’impôts des années récentes, le Québec avait encore un effort fiscal global plus élevé que dans les autres provinces et il est même possible de remarquer un alourdissement depuis la fin des années 1990. » --- Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques, U. de S.
Fiscalité
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La réflexion du jour
Dans le débat public, on impose même à la ville une norme implicite, que les dépenses et les taxes ne devraient pas augmenter plus vite que l'inflation. Cette doctrine mène à un gel de l'activité municipale, et même à une réduction, puisque bien des postes de dépenses augmentent plus que l'inflation, notamment la masse salariale d'une fonction publique municipale surpayée, sur laquelle la ville n'a aucun contrôle. --- Alain Dubuc
(NDLR : C'est ahurissant qu'un chroniqueur de la trempe d'alain Dubuc fasse un tel commentaire? Ça dépasse l'ententement!)
(NDLR : C'est ahurissant qu'un chroniqueur de la trempe d'alain Dubuc fasse un tel commentaire? Ça dépasse l'ententement!)
Le chiffre du jour : 25 %
Les étudiants doivent assumer leur juste part de leur choix de carrière. Il est anormal qu'au Québec, les frais de scolarité ne représentent que 12,7% des revenus des universités alors qu'au Canada, cet apport s'élève à 25%!
10 décembre, 2010
La réflexion du jour
Les conservateurs ont longtemps vanté les mérites de leur plan d'action, affirmant qu'il contribuerait à sauver des milliers d'emplois lors de la récession.
Mais le directeur parlementaire du budget a découvert que les bénéficiaires des fonds distribués dans le cadre du programme n'ont pas été témoins d'un tel succès. --- Kevin Page, directeur parlementaire du budget
Mais le directeur parlementaire du budget a découvert que les bénéficiaires des fonds distribués dans le cadre du programme n'ont pas été témoins d'un tel succès. --- Kevin Page, directeur parlementaire du budget
Le chiffre du jour : 33 %
Dans le sondage mené pour le directeur parlementaire du budget, seulement 33 % des municipalités qui ont bénéficié du Fonds de stimulation de l'infrastructure ont noté une hausse de l'emploi. En revanche, 43 % d'entre elles ont indiqué qu'elles n'avaient pas observé d'impact et 21 % ont noté une baisse de l'emploi.
09 décembre, 2010
La réflexion du jour
On apprend qu'après le gouvernement du Québec qui nous a menacés de hausses de taxes faramineuses dans son dernier budget, les municipalités s'apprêtent à faire la même chose. Montréal l'a annoncé mercredi. Avant même d'avoir fait le ménage dans sa grosse machine, avant même d'avoir expliqué aux citoyens pourquoi tout coûtait des sommes incroyablement plus élevées pour tout, avant même d'avoir colmaté les fuites de capitaux, c'est reparti pour un étranglement généralisé des citoyens payeurs.--- Lise Payette
Le chiffre du jour : 39 $
Ainsi, lors des quinze exercices budgétaires couvrant la période allant de 1945 à 1960, il n’y a jamais eu de déficit lorsque l’on considère uniquement les dépenses courantes. Si on tient compte des immobilisations pour la même période, il y a eu neuf excédents globaux et seulement quatre déficits de quelque importance. En conséquence, la dette nette par personne est tombée de 87 $ à 39 $, soit le niveau le plus bas au Canada.
(NDLR : On peut reprocher bien des choses à Maurice Duplessis, mais, ce n'est certainement pas lui qui a endetté les Québécois.)
(NDLR : On peut reprocher bien des choses à Maurice Duplessis, mais, ce n'est certainement pas lui qui a endetté les Québécois.)
08 décembre, 2010
Subventions : les perles de la semaine du 27 novembre au 3 décembre 2010
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
Il y a toujours de l’argent pour financer les « pet projects » des politiciens. Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!
Si cet argent avait été utilisé pour améliorer les écoles délabrées, mal outillées et en manque de spécialistes, combien de décrocheurs seraient rattrapés avant qu’il ne soit trop tard ?
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Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
Il y a toujours de l’argent pour financer les « pet projects » des politiciens. Imaginez ce que ce serait si le gouvernement n’était pas en faillite!
Si cet argent avait été utilisé pour améliorer les écoles délabrées, mal outillées et en manque de spécialistes, combien de décrocheurs seraient rattrapés avant qu’il ne soit trop tard ?
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- Québec annonce le versement d’une aide financière de 200 000 $ sur deux ans à la Fondation l’Actuel pour documenter la réalité des personnes de 50 ans et plus vivant avec le VIH.
- Enfin, le Regroupement de Lachine a profité récemment d’une subvention du ministère de la Santé et des Services sociaux de 941 000 $ pour mettre en place un projet de lutte contre les ilots de chaleur urbains.
- Le gouvernement verse 1 051 000 $ pour l’implantation à Trois-Rivières de l’entreprise Plastique JW inc., filiale de l’entreprise allemande Josef Weiss Plastic (JWP) GMBH.
- La Société de développement économique (SDE) de Lévis reçoit une subvention de 34 268 $ pour la création du Cercle des leaders de Lévis.
- La ministère du Tourisme accorde 40 000$ au Festival Igloofest, dont la 5e édition se déroulera lors des trois derniers jeudis, vendredis et samedis de janvier au Quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal.
- Le ministère du Tourisme annonce l’octroi d’une aide financière de 100 000 $ à la Fédération des pourvoiries du Québec (FPQ) afin de soutenir la promotion du produit chasse et pêche sur les marchés hors Québec.
- Un soutien financier de 36 730 $ est accordé aux Entreprises GJM Coulombe, de Saint-Paul-de-Montminy, pour la fabrication et la mise en marché d’une nouvelle plateforme pour véhicule récréatif.
- Le Programme de promotion du français lors d’activités culturelles est majoré et son enveloppe passe de 200 000 $ à 350 000 $ en 2010-2011.
- La Société générale de financement du Québec (SGF) annonce accorde un prêt subordonné garanti de 25 M$ US à Camoplast inc. dans le cadre de l’acquisition de l’entreprise belge Solideal.
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