Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Nouvelle devise du dollar canadien : Un de perdu, dix d’empruntés. - Michel Beaudry

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02 décembre, 2010

Budget, le maire Tremblay copie le ministre Bachand

En 2011, le budget de la Ville de Montréal augmente de 5% pour atteindre le montant record de 4,5 milliards. Puisque la croissance de la population est nulle, le seul facteur pouvant justifier une augmentation du budget demeure l’inflation.

Historiquement, le taux d’inflation oscille autour de 2 %. Rien pour justifier le déluge d’augmentations de taxes et de tarifs imposés aux Montréalais :

• Taxes foncières : + 2,5 %

• Taxe spéciale pour le fond de l’eau : + 1,2 %

• Nouvelle taxe pour la voirie : + 0,5 %

• Taxe sur l’essence : + 1 %. En vigueur depuis le début de l’année.

• Taxe sur l’immatriculation : + 45 $. Cette taxe s’ajoute à celle de 30 $ en vigueur depuis plusieurs années.

• Taxes des arrondissements : varient d’un arrondissement à l’autre.

• Tarifs de la STM : + 4 %

Malgré ce déluge d’augmentation, le maire Tremblay prétend qu’il doit en plus réduire les dépenses de 250 M$ pour équilibrer le budget. Mais là, tout comme le ministre Bachand, le maire a simplement gonflé les dépenses pour ensuite prétendre que la Ville devra se serrer la ceinture. Un stratagème grossier cousu de fil blanc. J’en veux pour preuve le fait que le budget est suspicieusement silencieux sur les moyens à prendre pour réduire le gaspillage.

Ce vieux truc pour berner la population ne fonctionne plus. Neuf citoyens sur 10 ne croient pas le maire de Montréal quand il dit vouloir faire le ménage dans les dépenses de la Ville.

Pourtant ce n’est pas les occasions qui manquent :

• Selon l’Institut de la Statistique du Québec les employés municipaux sont déjà les fonctionnaires les mieux payés au Québec. Pourtant, la masse salariale augmente de 11,3 %.

• Il y a plus d’élus et de fonctionnaires par 1 000 habitants à Montréal qu’à Toronto. À Québec, le maire Labeaume a sabré le nombre d’élus et a mis les fonctionnaires au pas. Malheureusement, le maire Tremblay fuit les confrontations comme la peste, alors les Montréalais devront payer.

• Les structures superposées se multiplient et croissent à un rythme effarant.

• Les gains d’efficacité et de productivité des organismes municipaux et des fonctionnaires sont anémiques, voire négatifs.

• Etc.

Le maire Tremblay aurait pour objectif d’encourager les Montréalais à aller vivre en banlieue qu’il ne pourrait pas mieux s’y prendre.

1 commentaire:

Sébas a dit...

En matière de gouvernance:

"Small is beautiful"


Tous ceux qui proposent de réduire le nombre de municipalités, de politiciens, d'élus, d'arrondissements, etc, font fausse route. Partout où ce genre de philosophie fut implantée, les coûts ont littéralement explosé par un "nivellement par le haut" et les services passent au tordeur du "nivellement par le bas" .

Après les fusions, voici l'impact sur le budget de la ville de Toronto:

"In late 1996, based on the KMPG report, the premier decided to amalgamate the city of Metropolitan Toronto. Based on the KMPG report, he predicted that an amalgamated city would save up to $645 million after amalgamation and $300 million annually. The KMPG study estimated the transition costs at no more than $220 million. Instead, the new city managed to save only $135 million annually. The transition costs totaled $275 million. The city’s operating budget has increased from $5 billion in 1997 to $8.1 billon in 2008. (Table 3). The only thing that decreased was the number of politicians. Any cost saving here have been offset by increases in the councillor’s staff and in their office budgets. (2007, Levy, Sue Ann)".

-Toronto Ten Years after Amalgamation
BY Harvey Schwartz, Department of Economics York University.

En résumé (pour les francophones):

Pour la ville de Toronto, les estimations prévoyaient des économies de XXX, mais la seule chose qui a diminué, c'est le nombre de politiciens. Le budget total est passé de 5 milliards (avant la fusion en 1997), à 8.1 milliard, après la fusion (2008).

Et c'est PAREIL pour Ottawa ou Montréal.

***


De 1, diminuer le nombre de politiciens peut apparaître comme étant une idée séductrice, mais en réalité, cela constitue des "économies de bout de chandelles" (par rapport aux budgets globaux de gestion), et si certains pensent que cela va diminuer la bureaucratie ou la "corpocratie" (des syndicats, des professionnels, des affairistes, etc), vous vous trompez. C'est tout le contraire, et en plus, les citoyens sont de plus en plus "déconnectés" de ceux qui les administrent.

Donc, de 2, c'est exactement la philosophie contraire qu'il faut adopter:

Une décentralisation généralisée (voir en Suède ou autres pays Scandinaves), le plus de démocratie directe possible (voir Suisse: démocratie locale + semi-directe), et surtout, il faut aller à la SOURCE des problèmes qui font augmenter tous les coûts et abus en appliquant ceci:


Voir mon message du 5 nov 2010 à 18:41 :

http://www.josephfacal.org/la-foi/

***

Plusieurs pensent qu'en matière de "gouvernance politique", de démocratie, etc, "tout est relatif"... pourtant, des centaines et des centaines d'exemples prouvent le contraire.

En matière de gouvernance:

"Small is toujours beautiful"

et est;

Une société à la mesure de l'homme: l'accumulation d'entités décentralisées de petites tailles, tout en possédant de gros atouts (donc très performantes);

Donc:

-Petit mais costaud;
-Petit mais bien géré;
-Petit mais diversifié;
-Petit mais efficace;
-Petit mais favorisant l'émulation;
-Etc



Et ce principe s'applique à la gestion des écoles, des hopitaux, des municipalités, etc.

Étudions ce qui se fait de MIEUX dans le monde... et nous allons TOUS constater que "rien n'est relatif" dans ce domaine.

Merci.