Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

04 mars, 2015

Le Mystère du Capital: le capitalisme et l’informalité.

Revue de livre par Le Minarchiste

« The Mystery of Capital : Why Capitalism Triumphs in the West and fails Everywhere Else », par Hernando De Soto, 2000, 228 pages.

*Notez que les statistiques citées dans cet article datent de l’époque de publication du livre.

L’économiste péruvien Hernando De Soto s’est posé une question fort simple, mais combien intéressante : pourquoi certains pays sont riches alors que d’autres sont pauvres? Selon lui, la différence de richesse entre l’Occident et le reste du monde est bien trop grande pour être explicable que par les différences culturelles ou par un manque d’épargne. Même dans les pays les plus pauvres, les gens épargnent. En fait, la valeur de ces épargnes est estimée à un multiple de 40 fois toute l’aide étrangère reçue par ces pays depuis 1945. Et ces pays regorgent d’entrepreneurs créatifs et débrouillards.

Cependant, cette épargne est détenue sous forme non-productive : des maisons construites sur des terrains dont la propriété est mal définie ainsi que des entreprises non-incorporées et informelles, voire illégales. 

Ces actifs sont du « capital mort ».

Comme les droits de propriétés de ces actifs ne sont pas adéquatement documentés, ils ne peuvent être transformés en capital productif, par exemple faisant l’objet d’un prêt hypothécaire qui pourrait servir à investir dans une entreprise. En fait, le crédit hypothécaire est la plus grande source de capital pour démarrer une entreprise aux États-Unis.

Le capital est un concept intangible, et comme plusieurs autres concepts intangibles – comme la musique ou le temps – l’humain a dû inventer des systèmes pour les représenter, les mesurer et les utiliser productivement (la notation musicale, l’horloge, le calendrier…). C’est la même chose pour le capital : le système légal gérant droits de propriété est le système qui donne vie au capital et lui permet de libérer son potentiel productif.

Quelle est l’ampleur du « capital mort »?

De Soto et son équipe sont allés sur le terrain au Caire, à Lima, à Manille, à Mexico et à Port-au-Prince. Ils ont constaté que dans ces endroits, personne ne sait vraiment qui est propriétaire de quoi que ce soit. Aux Philippines, plus de 60% des gens vivent dans des habitations dont les droits de propriétés sont indéfinis; ce pourcentage atteint 97% en Haïti rurale.

Ils ont aussi mesuré que le temps et l’argent requis pour enregistrer une propriété et démarrer une entreprise sont excessivement longs. Par exemple, démarrer une petite entreprise au Pérou leur a pris 289 jours et coûté $1,231 soit 31 fois le salaire minimum mensuel. Pour obtenir l’autorisation de bâtir une maison en Haïti il vous faudra d’abord obtenir l’autorisation de louer le terrain auprès du gouvernement, ce qui prend 2 ans. Après 5 ans de location, il vous faudra une douzaine d’années pour obtenir l’autorisation d’acheter le terrain, pour un total de 19 ans de procédures pour une simple habitation.

Conséquemment, en raison de ces barrières infranchissables, la majorité des habitants de ces pays choisissent de rester dans le secteur informel. Ces pays bourdonnent d’entrepreneurs, mais leur capital est « mort », prisonnier d’un flou administratif, d’une forme de socialisme kleptocratique. Selon l’International Labor Organization, entre 1990 et 2000, 85% des emplois créés en Amérique Latine se retrouvent dans l’économie informelle.

En Haïti, l’immobilier informel vaudrait $5.2 milliards, soit 4 fois la somme totale des actifs des entreprises légales opérant dans ce pays, 9 fois la valeur des actifs appartenant au gouvernement et 158 fois la valeur de l’aide étrangère reçue par ce pays.

Au Pérou, ces actifs valent $74 milliards, soit 5 fois la valeur de la bourse de Lima avant la débâcle de 1998 et 14 fois la valeur de tous les investissements directs étrangers de son histoire.

Aux Philippines, c’est $133 milliards, soit 4 fois la valeur des 216 entreprises domestiques listées à la bourse, 7 fois la somme des dépôts bancaires du pays, 9 fois le capital total des entreprises d’État et 14 fois la valeur de tous les investissements directs étrangers qui y ont été effectués à ce jour.

La somme est encore plus imposante en Égypte, soit $240 milliards, ce qui représente 30 fois la capitalisation boursière locale et 55 fois les investissements directs étrangers.

Si on extrapole ces chiffres à l’ensemble du Tiers-Monde, on obtient une valeur de $9.3 billions, soit deux fois plus que la masse monétaire en circulation aux États-Unis (à l’époque de la rédaction du livre)! C’est environ la somme des capitalisations boursières des bourses de New York, Tokyo, Londres, Frankfort, Toronto, Paris, Milan, le Nasdaq ainsi qu’une douzaine d’autres places boursières combinées. C’est plus de 20 fois la somme des investissements directs étrangers au Tiers-Monde et anciens pays communistes durant la décennie 1989-99, 46 fois la somme des prêts octroyés par la Banque Mondiale au cours des trois dernières décennies et 93 fois la somme de l’aide étrangère envoyée à ces pays par les Occidentaux.

L’un des gros « bidonvilles » visité par De Soto avait été mis sur pied par le conseil municipal pour permettre aux familles de 7,000 employés gouvernementaux d’avoir un logis. En fait, même la résidence officielle du chef de l’État ne détenait pas de titre de propriété en règle!

Les bienfaits d’un système adéquat de droits de propriété

Selon De Soto, il est inutile d’amener les pays du Tiers-Monde à adopter les façons de faire des pays développés (devise stable et flottante, libre-échange, privatisations, etc) si à la base il n’y existe aucun système de droits de propriétés efficace et accessible.

Grâce à un système de droits de propriété formel, une grande usine peut être la propriété de centaines de personnes, qui peuvent à un moment ou un autre vendre leur investissement sans affecter l’intégrité de l’usine physique.

Dans les pays en développement, on constate que les terres agricoles héritées sont divisées entre les enfants, ce qui engendre un véritable morcellement et résulte en une production inefficace. Un système de droits de propriété bien définis permet aux enfants de vendre ou acheter des parcelles de manière à qu’une industrie plus consolidée et à plus grande échelle puisse émerger, ce qui augmente la productivité.

Un système légal adéquat permet une meilleure division du travail puisqu’il permet aux entrepreneurs d’opérer à plus grande échelle plutôt que dans un petit cercle informel. Plus le marché a de l’ampleur, plus la division du travail sera raffinée et donc plus l’économie sera productive.

Un système légal déficient favorise les inégalités sociales, puisque les seuls qui puissent avoir accès à la propriété et, par conséquent, au capital créateur de richesse, sont ceux qui ont les moyens de payer les avocats, les lobbys et les pots-de-vin nécessaires à l’obtention des permis et des autorisations. Les pauvres se retrouvent dans l’impossibilité de lever des capitaux pour investir et produire davantage. L’accès à la richesse leur est bloqué par le « ruban rouge ». De Soto affirme qu’un entrepreneur oeuvrant dans l’économie informelle doit payer environ 10% à 15% de son revenu annuel en pots-de-vin pour rester en opération.

L’un des phénomènes que De Soto a observé dans le monde est l’urbanisation des populations rurales. Les gens quittent les campagnes pour aller en ville pour obtenir de meilleures conditions de vie. Face à cette migration, les gouvernements ont cherché à lui mettre des bâtons dans les roues. Une forme de discrimination fut alors mise en place de manière à ralentir, voire décourager la migration urbaine (comme par exemple le système des « hukous » en Chine). Cette discrimination s’est entre autres manifestée par des obstacles légaux bloquant l’accès à la légalité. Devant l’impossibilité d’accéder aux mécanismes de propriété légaux, ces migrants se sont réfugiés dans l’informalité.

Dans les pays Européens des 16e et 17e siècles, le nombre d’habitants « extralégaux » devint si grand qu’il en vint à déstabiliser l’ordre politique et mercantiliste de l’époque. Ces gens en sont venus à considérer l’État comme un ennemi, qui préfère les persécuter plutôt que d’adapter son système légal à leur réalité. Cela a non seulement retardé le développement économique, mais a en plus causé de la violence, allant même jusqu’à des révolutions (France et Russie).

L’exemple des États-Unis

Il a fallu plus d’un siècle pour que le gouvernement américain adopte des lois qui ont intégré et formalisé les systèmes de droits de propriété. Une fois toutes ces règles informelles locales intégrées en un système cohérent à l’échelle nationale, le pouvoir de création de richesse de cette économie fut déclenché.

En Amérique coloniale, les gens étaient coincés dans le carcan inflexible des lois britanniques. Au 17e siècle, une grande partie de la population vivait en « squatteurs » sur des terres où aucun droit de propriété formel n’était défini. Même les soldats, brûlant leurs cabanes, ravageant leurs champs et détruisant leurs clôtures, n’arrivaient pas à les éradiquer.

Dans le Midwest, on observa même des « Claims Association », qui étaient en fait des systèmes légaux parallèles servant à définir et protéger les droits de propriété informels dans une région donnée. Des organisations similaires apparurent en Californie pour gérer les droits de propriétés lors de la ruée vers l’or.

Graduellement les «  lois d’occupation » ont été adoptées par les gouvernements. Au Kentucky, les revendications territoriales représentaient 3 fois la superficie de l’État au début du 19e siècle! Une décision de la Cour Suprême en 1823 (Green vs Biddle) vint alors éliminer les droits de propriété des propriétaires informels dans cet état. Cependant, cette décision engendra une immense révolte politique au niveau national.

Conséquemment, entre1834 et 1856, onze états ont adopté des lois d’occupation similaires à celle invalidée par la cour au Kentucky. Entre 1830 et 1841, le Congrès a mis en place et renforcé des lois de « préemption » permettant aux propriétaires informels d’acheter une terre de 160 âcres pour $1.25/âcre (Homestead Act). La vaste majorité des terres ainsi achetées étaient déjà occupées par les squatteurs qui les ont achetées, elles ne furent pas achetées par de nouveaux arrivants. Cette loi ne fut donc qu’un subterfuge pour intégrer les squatteurs au système officiel, ce qui fut très bénéfique.
En 1866, les législateurs adoptèrent des lois reconnaissant les contrats conclus hors du système légal officiel. En 1872, une loi minière vint consolider les acquis des mineurs quant à leurs organisations extralégales. Dès 1880, les États-Unis avaient réussi à intégrer les systèmes de propriété informels en un système cohérent qui allait mettre la table pour l’incroyable croissance économique qui allait suivre.

Comment mettre en place un tel système?

Le problème n’est parfois pas l’absence d’un système de propriété, mais plutôt l’accès à ce dernier, qui n’est souvent réservé qu’à l’élite dans les pays du Tiers-Monde. De Soto parle même d’un « Apartheid » économique. Pourquoi est-ce que ces pays n’arrivent pas à augmenter l’accès au système légal? De Soto voit 5 raisons :
  • Parce que le gouvernement s’imagine que l’informalité est un moyen d’économiser des impôts (en fait, l’informalité coûte plus cher que l’impôt).
  • Parce qu’ils considèrent que la propriété des actifs immobiliers ne peut être reconnue légalement car ils n’ont pas été enregistrés sur une cadastre officielle (c’est faux comme nous le verrons plus loin).
  • Parce qu’ils négligent de considérer les coûts associés à la conformité à la loi (qui sont souvent prohibitifs), ainsi que les délais encourus durant le processus. Il faut réduire le « ruban rouge ».
  • Parce que lors de l’établissement d’un nouveau système légal, les gouvernements considèrent que les arrangements informels existants peuvent être simplement ignorés. Il faut plutôt trouver un moyen de les intégrer au nouveau système.
  • Parce qu’ils manquent de volonté politique pour affronter les élites qui bénéficient du système et enrayer les fonctionnaires corrompus qui perçoivent les pots-de-vin.
Lorsqu’il décrit les moyens permettant de mettre en place un système de droits de propriété efficient dans les pays en développement, De Soto raconte une anecdote intéressante. Alors qu’il traversait un champs divisé en diverses propriétés agricoles informelles, il était facile de savoir qu’il changeait de propriété même si aucune cadastre n’existe. Il ne fallait qu’écouter quel chien aboie! Les chiens (tout comme les paysans de cette communauté) connaissaient très bien les limites du terrain de chacun. À petite échelle, les droits de propriété informels sont facile à documenter. Il suffit de se rendre sur le terrain et de parler aux gens….et d’écouter les chiens qui aboient!

Des réformes possibles?

Au Pérou, vers la fin des années 1980s, De Soto a proposé des réformes du système légal. Des sondages indiquèrent que la population approuvait ces changements à 90%. Ils furent donc adoptés par le Congrès avec le support de tous les chefs de parti (Fujimori, Vargas Llosa et Garcia).
Pour De Soto, se construire une nouvelle maison dans l’informalité est équivalent à tenter de mettre des bas après avoir mis ses souliers. Il faut d’abord trouver un espace libre et l’occuper personnellement. On construit une tente rudimentaire dans laquelle on commence à accumuler des biens et du mobilier. On renforcit ensuite graduellement la structure de manière à ce que le logis devienne plus habitable. Au fil du temps, la cabane rustique en vient à ressembler à une petite maison. On finit ensuite par obtenir l’électricité et possiblement l’aqueduc.

L’élite entrepreneuriale (et non gouvernementale) devrait adhérer à des réformes du système légal puisque cela en viendrait à élargir considérablement le marché commercial, ce qui serait profitable pour eux. Les avocats quant à eux ont été une force de résistance au changement, ayant une tendance profondément inculquée à préserver le système tel qu’il est. Ils sont aussi bien implantés au sein du gouvernement et contrôlent donc les leviers leur permettant de maintenir le statu quo. Pour De Soto, ils sont la clé du changement.

De Soto pense que les économistes et politiciens occidentaux ont oublié ce qui a causé le succès du capitalisme : un système efficient de droits de propriété. Ils ne sont donc pas enclins à mettre en place un tel système dans les pays en voie de développement, préférant plutôt leur balancer de l’aide financière et des « ajustements structurels » (voir ceci).

Conclusion

Cela faisait un bon bout de temps que j’avais entendu parlé de ce livre, mais je n’avais jamais pris l’initiative de le livre, me disant que son contenu m’apparaîtrait évident. Ce fut une erreur; j’aurais dû le lire il y a longtemps!

En fait, je me suis posé la même question de De Soto dès 2010. C’est alors que j’ai entrepris la publication d’une série d’articles intitulés Diagnostic Pauvreté (voir les liens au bas de l’article). Le premier article de la série, qui concerne le Bangladesh, est le deuxième article le plus lu de l’histoire de ce blogue. Si De Soto avait visité le Bangladesh dans le cadre de ses recherches, il y aurait trouvé un exemple on ne peut plus typique de sa thèse. Toutes les recherches que j’ai effectuées dans le cadre de cette série d’articles corroborent le contenu de « Mystery of Capital ».

J’ai d’ailleurs publié deux articles concernant l’inutilité de l’aide étrangère aux pays en voie de développement (ici et ici). L’aide internationale aux pays du Tiers-monde a totalisé plus de $600 milliards en 50 ans. De telles dépenses auraient dû conduire à des améliorations dans le développement, mais ont en réalité seulement servi à enraciner le système corrompu dont les politiques entravent le développement.

D’une certaine manière, la thèse de De Soto a été confirmée par le Printemps Arabe, qui a été déclenché par un marchand informel Tunisien qui s’est désespérément immolé après avoir été persécuté par les autorités. On verra si ce changement mènera à des réformes bénéfiques…


La réflexion du jour

En matière de finances publiques, les excès et les amalgames empêchent la compréhension de la réalité financière; c’est pratique pour les manchettes et le maintien du statu quo... Les raccourcis et la mauvaise foi cachent aussi la peur du changement, un sentiment nourri par une minorité privilégiée de syndiqués. On est pourtant parvenu ailleurs à revoir les façons de faire sans corrompre la social-démocratie. Ça s’est fait en Suède, pays progressiste par excellence, où 300 000 fonctionnaires ont été recyclés dans le secteur privé. Il n’y a pas eu de violences ou de blessés.--- Michel Hébert

03 mars, 2015

La réflexion du jour

En écoutant l’histoire d’une médecin mère de famille, on apprend que son passage d’un CLSC à une clinique pratiquant l’accès adapté a résulté dans une augmentation du nombre de ses patients de 1200 à 2600. Plus du double. Nombre d’heures travaillées par semaine: de 70 heures à 50 heures. Est-elle heureuse? Oui. Ses patients sont-ils heureux? Plus encore. Ils peuvent la voir beaucoup plus rapidement.--- Joanne Marcotte

02 mars, 2015

Économie 101 : la loi de l’offre et de la demande

Dans un libre marché, la loi de l’offre et de la demande régularise les prix dans le but de maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande d’un produit ou d’un service. Malheureusement, l’interventionnisme étatique brouille les cartes au détriment des consommateurs. L’exemple extrême de ce phénomène est le régime de la gestion de l’offre en agriculture (œufs, poulets et lait). Ce régime, défendu bec et ongles par l’UPA, gonfle artificiellement les prix à la consommation.


La réflexion du jour

Après le règne des théoriciens de la lutte ouvrière, voici celui des anarchistes, des barbares, des sauvages.

Intimidation, vandalisme, harcèlement, commandos masqués qui débarquent dans des salles en hurlant, bris de matériel, coups de pieds dans les portes, graffitis, peinture lancée sur les murs, insultes – c’est le foutu bordel.--- Richard Martineau

28 février, 2015

La réflexion du jour

Les émois de l'Assemblée nationale ont des effets bien éphémères et ne changent rien pour la majorité de la population. Les attaques souvent sans substance de l'opposition ne font que discréditer davantage aux yeux des acteurs du réseau de la santé un corps représentatif qui est trop obnubilé par le désir d'impressionner les journalistes pour s'intéresser aux patients et au moral des troupes.--- Denis Soulières, hématologue et oncologue, CHUM

27 février, 2015

L’interventionnisme étatique, source majeure d’inefficacité

Système de santé
Du point de vue social et économique, le modèle québécois est le modèle de l’interventionnisme étatique et de la bureaucratie qui en découle. Les gouvernements municipaux et provincial appliquent des milliers de règlements et gèrent des centaines de programmes dont plusieurs sont inutiles et certains sont carrément nuisibles.

Lorsque les politiciens désirent intervenir dans le fonctionnement de la société, le gouvernement promulgue des lois traduisant leurs intentions. Ensuite, les fonctionnaires créent les organismes, programmes et règlements correspondants et en surveillent l’application. Qu’ils soient périmés, interprétés étroitement par des fonctionnaires pointilleux, voire carrément nuisibles, tous doivent s’y conformer.

L’intervention des gouvernements dans la vie de tous les jours des individus et des entreprises est devenue un cancer généralisé qui déresponsabilise les individus et nuit au développement économique. Il suffit de penser aux nombreuses bévues de l’Office québécois de la langue française, aux abus de l’Agence du revenu du Québec  et aux autres difficultés que rencontrent les entrepreneurs pour s’en convaincre.

Chaque année les gouvernements ajoutent des milliers de pages de réglementation, plus que tout ce qui se fait dans les autres provinces canadiennes. Comme si cela n’était pas suffisant, les programmes de subventions se multiplient à un rythme effarant. Plus de 50 % des subventions accordées aux entreprises canadiennes le sont au Québec. C’est deux fois plus que notre poids dans l’économie canadienne.

Bien sûr, c’est le rôle du gouvernement de déterminer les règles devant régir le bon fonctionnement de la société. Mais il existe une marge énorme entre  administrer la justice et assurer la sécurité des citoyens et décider quelles sont les heures d’ouverture des magasins ou quels doivent être les prix de l’essence, du lait et des oeufs.

Pour comprendre pourquoi ce phénomène est une source d’inefficacité majeure, il faut d’abord analyser le processus décisionnel de tout individu. Nous sommes naturellement motivés par un instinct de protection codé génétiquement. Les décisions que nous prenons et les gestes que nous posons comportent toujours un certain degré de risques. Nous recherchons instinctivement les moyens de le minimiser, voire de l’éliminer, afin de se protéger et d’améliorer nos chances de succès.
Par exemple, pour un fonctionnaire, l’acceptation ou le refus d’une demande de subvention ou d’un permis ou la rédaction d’un rapport d’inspection négatif, comporte des risques considérables. Si l’entreprise ou l’individu concerné n’est pas satisfait de la décision du fonctionnaire, il peut s’en plaindre aux échelons supérieurs ou alerter les médias. Il doit donc prendre toutes les précautions possibles pour couvrir ses arrières au cas où les choses se retourneraient contre lui. Il interprétera les règlements le plus étroitement possible dans le but de refuser la demande ou à tout le moins d’éviter de prêter flan à la critique. Si malgré tout, les risques de dérapage demeurent élevés, il retardera sa décision sous un prétexte quelconque en attendant de trouver une solution acceptable. Idéalement, il trouvera le moyen de refiler la responsabilité de la décision à un autre ministère, une agence, une commission, son patron, un collègue, etc. On qualifie ces fonctionnaires de fantômes de la bureaucratie.

La multiplication des règlements, des structures et des programmes de subvention ont pour effet de multiplier proportionnellement les fonctionnaires fantômes. Tous les intervenants : municipalité, municipalité régionale de comté, ministères, agences, commissions, etc., ont leur cohorte de fonctionnaires responsables de faire respecter les lois et règlements et de gérer les programmes de subvention en vigueur. Comme si cela n’était pas suffisant, souvent les objectifs et les exigences des uns et des autres sont en conflit. Pour démêler le tout, l’entrepreneur ou le citoyen qui désire faire avancer son dossier doit embaucher divers professionnels : avocats, ingénieurs, comptables, lobbyistes, etc.

Plus le gouvernement intervient dans les relations régissant le bon fonctionnement de la société, plus il devient difficile pour les citoyens et les entreprises d’agir efficacement. Les délais et les coûts s’accumulent, réduisent la productivité, découragent l’entrepreneuriat, nuisent à l’innovation et favorisent un immobilisme dévastateur.


 La société souffre avant tout de son État qui, à force de croître à tort et à travers, à force d’intervenir pour un oui ou pour un non, empêche les autres institutions concurrentes de jouer leur rôle et les individus d’exprimer leurs choix. L’État s’occupe de la santé, des retraites, de la gestion des risques, du système de chômage, de l’éducation, des infrastructures routières, des services postaux, des voies ferroviaires… Il n’y a presque plus aucun domaine de la vie qui soit laissée à l’initiative individuelle et à la responsabilité. Où que nous allions, quoi que nous fassions, nous découvrons une loi, un décret, une réglementation qui nous interdit de mener nos vies comme nous l’entendons. Il faut oser l’anticonformisme et la reconquête de nos libertés. --- Cécile Philippe, Institut économique Molinari

La réflexion du jour

Les nouvelles technologies se développent à une vitesse folle, exponentielle.

Le monde dans lequel grandiront vos petits-enfants n’aura rien à voir avec celui dans lequel vous avez grandi.

Mais nous continuons d’imposer des règles révolues datant de l’époque où il fallait consulter des microfilms à la Bibliothèque Nationale pour retrouver un texte publié quatre semaines plus tôt !

Ou on modernise les lois règlementant certaines industries, comme celles du taxi et de la télédiffusion. Ou on les fait sauter !--- Richard Martineau

26 février, 2015

La réflexion du jour

Quand on lit la stupéfiante série de Sarah-Maude Lefebvre sur les bureaucrates en folie qui ne cessent de mettre des bâtons dans les roues des entrepreneurs, on se demande pourquoi il y a encore des fous qui se lancent en affaires.--- Richard Martineau

25 février, 2015

Énergie fossile et la fête de la Saint-Valentin

Quoi qu’en disent les ayatollahs de l’écologie, l’énergie fossile demeurera notre principale source d’énergie pour plusieurs décennies.

Les écologistes, tout comme les curés d’antan, nous défendent de célébrer la Saint-Valentin.


La réflexion du jour

Ainsi donc, les Québécois continueront à dépenser des fortunes pour réduire les GES tout en soutenant le projet (ndlr cimenterie en Gaspésie) le plus polluant des dernières années. Les Américains, pas très regardants sur le réchauffement climatique, n’en ont même pas voulu. C’est peu dire des polluants qui embrumeront la Gaspésie un jour.--- Michel Hébert

24 février, 2015

La réflexion du jour

Pensez-vous que les groupes environnementalistes veulent « sauver la planète »? Non, la majorité y sont pour l’argent, et ils recrutent des moutons naïfs pour faire leur sale boulot. AL Gore et David Suzuki ne sont pas devenu multimillionnaires pour rien.---Science et politique

23 février, 2015

« Changer Bercy pour changer la France » de Bernard Zimmern

Bernard Zimmern montre, chiffres à l’appui, l’imposture de l’idéologie égalitariste.

Revue de livre par Francis Richard

Bernard Zimmern, avec l’assistance de Dominique Mercier et Valérie Pascale, vient de publier un livre à contre-courant des économistes en vogue, des égalitaristes tels que Joseph Stiglitz ou Thomas Piketty, qui, obsédés par la chasse aux inégalités, ne comprennent rien au processus de création de richesses et induisent en erreur ceux qui se laissent séduire par leurs thèses basées sur l’envie.
Pour ces prétendus économistes, le riche, surtout américain, voilà l’ennemi, surtout le très riche, et, davantage encore, le très très riche, qui serait un rentier, un profiteur des richesses créées par d’autres. Or, manque de chance, ces très très riches, ces milliardaires américains, sont en grande proportion des entrepreneurs dont les aïeuls étaient pauvres ou sans fortune notable.
Bernard Zimmern montre, chiffres à l’appui, l’imposture de ces prétendus économistes. En effet ils voient que la croissance des revenus des très riches est plus rapide que la moyenne, mais ne voient pas que ce sont ces très riches qui font la croissance en créant des richesses et des emplois.
Ces prétendus économistes ne voient pas non plus que, si la croissance est toujours plus forte aux États-Unis qu’en Europe et que le chômage y est moindre, c’est qu’aux États-Unis il y a davantage de milliardaires en proportion qu’en Europe, et que ces milliardaires y sont, en outre, en plus grande proportion des entrepreneurs.
Ceux qui créent le plus d’emplois, ce sont toutefois les millionnaires, donc les très riches, qui, aux trois quarts, sont des entrepreneurs individuels et représentent plus de la moitié de la fortune industrielle et de l’investissement américains. Parce que ces entrepreneurs, qui risquent leur fortune personnelle, sont mis à l’index par l’administration Obama, et menacés par les dirigeants démocrates, et parce qu’ils sont écoeurés, la reprise américaine est plus lente et plus hésitante qu’elle n’aurait pu l’être…
Vous avez dit risque ? « Le concept de risque est totalement étranger à des professeurs d’université dont la paie est assurée jusqu’à la fin de leurs jours. » C’est pourtant le risque, souvent considérable, que prennent les entrepreneurs qui fait la force d’une économie et qui peut être aussi bien à l’origine de leur fortune que de leur chute. Quand ces prétendus économistes parlent de justice sociale, ils oublient justement le risque pris par les entrepreneurs, qui se traduit pour eux par une plus grande instabilité de revenu que celle d’un salarié : un entrepreneur a certes plus de chances qu’un salarié de grimper l’échelle des revenus, mais il a aussi plus de chances de la dégringoler.

Qui sont-ils ces économistes, ces égalitaristes ? Ils sont tous fonctionnaires : « Ils réalisent le rêve de tout fonctionnaire : appartenir au secteur public et conserver la garantie de l’emploi, mais avec les avantages du secteur privé. »…

Si ces égalitaristes promeuvent la redistribution, celle-ci n’améliore pas pour autant réellement les conditions d’existence des plus pauvres et des plus déshérités. Ils n’en perçoivent qu’une partie en espèces, tandis qu’une petite minorité, appartenant au secteur public, perçoit la plus grande partie de la redistribution en nature…
Pour étayer leurs propos sur les inégalités croissantes en France, ces égalitaristes trichent avec les statistiques et ne retiennent que les éléments qui vont dans le sens de leurs thèses. Ainsi ils ne tiennent pas compte par exemple dans l’évolution des revenus de la redistribution, ou ils y intègrent au contraire les bénéfices non distribués. Quand ces égalitaristes font des comparaisons de patrimoine, ils ne prennent pas en compte l’âge des détenteurs, de même qu’ils ne tiennent pas compte des capitaux correspondant aux rentes de retraites versées ou des autres prestations sociales perçues, lesquelles réduisent pourtant les inégalités entre riches et pauvres.
Il n’est pas besoin d’être Einstein pour comprendre qu’en démocratie les voix des pauvres sont plus nombreuses que celles des riches et qu’en conséquence la redistribution sous forme d’avantages en espèces ou en nature, est le moyen le plus efficace pour se faire une clientèle électorale. La redistribution est aussi un alibi moral pour les étatistes, qui présentent ce vol des uns pour remplir la poche des autres sous les traits vertueux de la justice sociale, et qui, en fait, substituent l’immorale solidarité forcée des programmes étatiques à la philanthropie volontaire des anglo-saxons.
Bercy est une forteresse imprenable et l’instrument implacable de la redistribution. Le donjon de cette forteresse, c’est la Direction de la Législation Fiscale. C’est cette dernière qui décide de la politique fiscale du pays et l’impose au Parlement qui n’a pas les moyens de s’y opposer. D’autant que ses contrôleurs sont tous issus de Bercy… Quant à la Cour des Comptes, ses membres sortent de la même école que ceux qu’ils examinent… Comment apprécier la valeur des fonctionnaires de Bercy ? Comme il n’existe pas d’instrument de mesure au sein de cette entité, un moyen simple de les jauger est de voir ce qu’ils donnent quand ils dirigent des entreprises privées. Là, les contre-performances des Pierre-Yves Haberer, Jean-Marie Messier, Michel Albert ou autres Alain Minc sont éloquentes et se passent de commentaires… Bercy décide donc en fait du sort de 63 millions de Français. Le malheur est que les agents de Bercy ne connaissent rien à l’entreprise, pour la bonne raison qu’ils n’y ont jamais travaillé. Aussi toutes les mesures qu’ils cogitent depuis trente ans pour favoriser l’emploi – formation, insertion etc. – sont-elles surtout créatrices de chômage. Parce que, selon Bernard Zimmern, ils ne savent pas notamment que seules les entreprises nouvelles créent des emplois…

Pour terminer, Bernard Zimmern raconte toutes les batailles pour l’emploi et pour les Business Angels qu’il a menées de 2002 à 2012 sous un gouvernement dit de droite. Toutes ont été des échecs, parce qu’il n’est pas acceptable pour Bercy d’« encourager les riches à s’enrichir »… Or il ne sert à rien de chercher à réduire la dépense publique si, parallèlement, on ne favorise pas justement la création d’entreprises nouvelles… Selon l’auteur, il faut donc que Bercy accepte d’aider les riches à devenir plus riches et accepte de ne pas taxer les plus-values de capital à l’impôt sur le revenu. Dans cet ordre d’idée, exempter tout investissement dans une entreprise de moins de 50 salariés et de moins de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires d’impôt sur les plus-values serait bénéfique pour l’emploi et ne coûterait rien puisque « toutes les données chiffrées montrent que cette « dépense fiscale » retourne dans les caisses de l’État avant d’en être sortie ».
Même si les mesures préconisées par Bernard Zimmern sont discutables, elles iraient dans la bonne direction en cas d’adoption. Tant il est vrai que la libération de l’économie est la seule voie qui puisse conduire à la prospérité et que « la voie de l’égalitarisme est celle qui mène à la pire forme d’inégalité : le chômage ».

§  Bernard Zimmern, avec l’assistance de Dominique Mercier et Valérie Pascale, Changer Bercy pour changer la France – Les riches sont la solution, pas le problème, Tatamis, 2015, 196 pages


La réflexion du jour

Le monde a grandement besoin de réduire sa préoccupation envers la menace fabriquée d’un réchauffement par le CO2. Nous devrions tous être reconnaissants pour le formidable progrès de la qualité de vie, de la santé et du bien-être général que l’utilisation des combustibles fossiles a rendus possibles.--- Bill Gray, géophysicien via Jacques Brassard

21 février, 2015

La réflexion du jour

Le fait que le Québec n'atteigne pas son plein potentiel s'explique en grande partie par une résistance à l'idée même de la recherche de la prospérité. Une impasse dont on ne sortira qu'en cassant le stéréotype voulant que le discours sur la prospérité soit un discours de droite, incompatible avec des valeurs de solidarité.--- Alain Dubuc

20 février, 2015

Nous sommes en voie de manquer le train, il est urgent d’agir

Les signes ne mentent pas, les prochaines décennies amèneront des changements technologiques aussi importants pour l’économie que la révolution industrielle du début du 19e siècle. Intelligence artificielle, interconnexion des objets, bases de données ouvertes, universalité des terminaux dits intelligents, multiplication des applications pratiques et conviviales, etc. sont tous des vecteurs de changement qui amélioreront la productivité et la qualité de vie.

Les technologies déjà disponibles et à venir promettent de multiplier la productivité grâce à la robotisation des usines, l’utilisation de véhicules autonomes, les cyber universités, les robots domestiques, les drones, etc. Un rapport publié par la banque ING nous apprend que 49% des emplois en Belgique sont susceptibles d’être robotisés dans le futur. Le monde du travail sera profondément modifié au cours des prochaines décennies. Des secteurs complets de l’économie disparaîtront au profit de nouveaux emplois que nous ne pouvons pas imaginer aujourd’hui.

Il ne sert à rien de freiner l’évolution technologique comme les gouvernements essaient de le faire par exemple dans les cas d’Uber et d’AirBnB. En nuisant aux entrepreneurs, nous ralentissons la croissance économique et pénalisons la population pour le plus grand plaisir de nos concurrents. Les entrepreneurs, surtout les plus avant-gardistes, n’hésiteront pas à déménager leurs pénates là où ils seront les bienvenus.

Sous des prétextes fallacieux, tels que la protection du public, les gouvernements cherchent par tous les moyens à protéger les groupes qui profitent du statu quo. La résistance aux changements n’est pas un phénomène nouveau. Il a toujours existé, mais les sociétés qui ont su s’adapter sont aujourd’hui celles qui bénéficient du meilleur niveau de vie. Historiquement, les sociétés anglo-saxonnes ont bénéficié d’une plus grande liberté économique, facilitant par le fait même le changement et la croissance économique. Toutefois, depuis cinquante ans les économies occidentales sont de plus en plus embourbées dans des bureaucraties qui engendrent l’immobilisme.

Plutôt que de s’acharner à interdire, il vaudrait beaucoup mieux travailler à mettre en place les conditions favorables au déploiement et à l’utilisation de tout le potentiel des nouvelles technologies et de leurs applications.

Notre système d’éducation produit beaucoup de jeunes qui n’auront pas leur place dans le monde de demain. Bien sûr, les nouvelles technologies permettront à plusieurs d’entre eux de se rattraper, mais est-ce bien sage de compter là-dessus? Ne vaudrait-il pas mieux être proactif?

Notre cadre juridique est de moins en moins respectueux de la propriété privée et les réglementations sont d’une complexité propre à effrayer les plus audacieux. La recherche maladive du consensus, les intérêts corporatifs des groupes de pression qui s’affrontent et le manque de leadership de nos dirigeants nous empêchent de les adapter aux réalités d’aujourd’hui et nous condamnent à l’immobilisme.

L’environnement socio-économique du Québec est caractérisé par une fonction publique obèse et tatillonne, une fiscalité confiscatoire, des programmes sociaux que même les provinces riches ne peuvent se permettre, et des lois du travail qui datent de l’ère industrielle. Rien de bien attirant pour les entrepreneurs et investisseurs qui voudraient considérer le Québec pour s’y installer.

Depuis une dizaine d’années, les adeptes de la religion socioécologiste s’opposent à toute forme de développement. Leurs porte-parole, plus missionnaires que rationnels, font le bonheur des médias et effraient les politiciens. Comme si cela n’était pas suffisant, l’idéologie anti-riche qui caractérise la culture québécoise agit comme repoussoir sur les entrepreneurs et investisseurs potentiels.

Les opportunités seront de plus en plus nombreuses, à condition d’être prêt à les accueillir. Le chemin à parcourir est très long et la culture québécoise engendre des vents contraires qui ralentissent dangereusement notre cheminement.

Il est nécessaire de revoir les lois du travail pour ramener le pendule à un juste milieu entre la protection des travailleurs et le besoin de flexibilité des gouvernements et des entreprises. Dans la fonction publique et dans les grandes entreprises, les syndicats se sont arrogé une part trop importante des responsabilités de gestion. Leur pouvoir de nuisance est tel que les élus et les gestionnaires préfèrent accepter leurs demandes, même lorsqu’elles sont déraisonnables. Les conditions de rémunération et de travail des employés municipaux en sont un bon exemple.

Il faut faire un sérieux ménage dans les programmes de subventions. Ils sont si nombreux et kafkaïens que les entreprises doivent embaucher d’ex-fonctionnaires et d’ex-politiciens pour s’y retrouver. Ils sont très coûteux et favorisent le capitalisme de connivence. Les efforts et argents déployés pour gérer ces programmes seraient beaucoup plus utiles pour créer un environnement économique invitant et accessible.

Le Québec a un urgent besoin de réelles réformes : réduction de la dette, réduction du rôle de l’État en tant que fournisseur de service, suppression des obstacles à l’entrepreneuriat et aux investissements, une fiscalité qui récompense le travail et l’investissement, etc. Plus nous attendons pour corriger le tir, plus nous prendrons du retard par rapport à nos concurrents.


La réflexion du jour

Il existe tellement de plans pour les transports collectifs du Grand Montréal qu'il faudrait un plan pour les gérer. La Société de transport de Montréal (STM) et la Société de transport de Laval (STL) ont le leur. Idem pour l'Agence métropolitaine de transport (AMT) et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), sans oublier, parmi d'autres, ceux du Réseau de transport de Longueuil (RTL) ou de Montréal. Pendant que se poursuit le souque à la corde, les usagers doivent se démêler avec plus de 500 différents titres de transports et tarifications dans la région.--- Paul Journet

19 février, 2015

La réflexion du jour

Une enquête (ndlr fouille à nue d'une élève) refilée à une «ressource» externe. Les 819 fonctionnaires de son ministère et les 150 000 bureaucrates de la fourmillère des commissions scolaires étant tous, évidemment, trop occupés pour prendre une journée, aller faire un tour à Québec pour voir de quoi il en retourne dans cette école «guantanamesque»... Les honoraires seront connus plus tard...--- Michel Hébert

18 février, 2015

Éducation : pourquoi les syndicats tiennent-ils mordicus au modèle québécois?

Malgré une réduction du nombre d’élèves au Québec, les coûts du système d’éducation ont explosé. Entre 2001/2 et 2011/12, les coûts ont augmenté de 36,6%, alors que le nombre d’élèves diminuait de 5,8%. Donc, durant la même période les coûts par élève augmentaient de 45,0%.

Du point de vue des syndicats, c’est ce qu’on appelle une amélioration de la productivité. C’est-à-dire que le nombre d’employés syndiqués augmente et  les cotisations syndicales croissent plus rapidement que l’économie. Ce n’est donc pas surprenant que les syndicats tiennent mordicus au modèle québécois.

J’aurais aimé quantifier le taux de croissance des cotisations syndicales, mais malheureusement les chiffres ne sont pas disponibles. La transparence ce n’est pas « la tasse de thé » des syndicats.
L’étude, Education Spending in Canada : What’s Actually Happening?, est disponible à www.fraserinstitute.org


La réflexion du jour

En 2000-01, le réseau de la santé et des services sociaux disposait d’un effectif de 170 772 d’équivalents à temps complet (ETF). En 2011-12 (dernier relevé disponible), on y dénombrait 222 195 « employés » à temps plein, soit 51 423 employés de plus. Une hausse de personnel de 30 %, qui a sans doute continué de grimper lors des trois dernières années.---Michel Girard

17 février, 2015

Réflexion du jour

Quand on regarde la façon dont l’État gaspille notre argent (on n’a qu’à penser aux sommes astronomiques investies en pure perte dans le bordel informatique québécois), on est en droit de se demander pourquoi on lui enverrait une partie de nos revenus.--- Richard Martineau

16 février, 2015

La gauche caviar, un sketch vraiment drôle

On a l’habitude d’entendre les humoristes se moquer du capitalisme. Pour une fois que c’est le contraire, ne boudons pas notre plaisir.

La gauche de jadis est-elle la même aujourd'hui? Probablement. Ces vieux porteurs des idéaux socialistes étaient des vrais de vrais. Comme vous le verrez ici, ils sont, en fait, tous plus à gauche les uns que les autres...

Remercions d’ailleurs, publiquement, Philippe Savard, comédien, que vous verrez incarner un des personnages.

Ce sketch est volontairement inspiré du classique, popularisé par les Monty Pythons, The Four Yorkshiremen. Inutile de crier au plagiat. Nous le savons. Nos avocats sont, montés sur un tabouret, à nouer le noeud de leur corde. Nous ignorons pourquoi...


La réflexion du jour

Bref, le réchauffement climatique c’est un problème de riche, c’est un problème pour les gens qui n’ont pas de problèmes et qui doivent s’en inventer un. Autrement dit, le réchauffement climatique est à la politique, ce que l’hypocondrie est à la santé. Et encore, gardons en tête que dans les pays très riches, le réchauffement climatique se classe uniquement en 9e position sur 16…--- Antagoniste

14 février, 2015

La réflexion du jour

Augmenter les impôts, ce n’est pas demander un peu plus d’argent ; c’est imposer de travailler plus, non pour son plaisir ou enrichissement personnel, mais pour satisfaire l’appétit de gros plein de soupes le cigare vissé aux lèvres qui se complaisent à dépenser ou distribuer l’argent des autres.--- Baptiste Créteur

13 février, 2015

La notion de pauvreté relative camoufle l’échec des politiques étatistes

La pauvreté relative est la proportion des familles qui vivent avec un revenu au-dessous du seuil de 50% de la médiane des revenus après ajustement selon la taille de la famille. Selon cet indice, le taux de pauvreté en 2005 chez les familles monoparentales était de 24,6% au Québec, 36,6% au Canada et 39,5% aux États-Unis. Donc, selon cet indice, il y aurait moins de familles monoparentales pauvres au Québec qu’au Canada ou aux États-Unis!  (Social-démocratie 2.0, Le Québec comparé aux pays scandinaves).

Cet indice est une attrape pour les nigauds. Selon cet indice, si dans un pays donné, le salaire médian est 20 000$ et que 10% de la population a un revenu de moins de 10 000$, 10% des habitants de ce pays sont considérés pauvres. Par contre, si dans un autre pays le salaire médian est 40 000$ et que 20% de la population gagne moins de 20 000$, 20% des habitants de ce pays sont considérés pauvres. Donc, même si les pauvres du deuxième pays gagnent deux fois le revenu médian du premier, selon l’indice de pauvreté relative il existe deux fois plus de pauvres dans ce pays que dans le premier.

L’indice de pauvreté relative a été inventé par les étatistes pour faire oublier l’échec de leurs politiques. L’étatisme limite les libertés économiques d’une société en créant des monopoles d’État et en octroyant des privilèges indus aux entreprises et aux groupes de pression. Selon l’Institut Fraser, il existe une relation de cause à effet entre le degré de liberté économique et richesse. Donc, l’étatisme, en réduisant les libertés économiques, conduit inévitablement à l’appauvrissement général des sociétés qui le pratiquent.

Les étatistes recourent donc à un vieux truc pour faire oublier les conséquences désastreuses de leurs politiques interventionnistes. Si les statistiques vous donnent tort, inventez une autre statistique qui vous donne raison. Soyons clairs, les pauvres qui gagnent 20 000$ sont deux fois plus riches que les pauvres qui gagnent 10 000$.

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que l’étatisme n’est pas synonyme de social-démocratie. Une société peut être social-démocrate sans pour autant sombrer dans l’étatisme et vice versa. Le Danemark et la Suède sont des sociétés sociales-démocrates qui ont rejeté l’étatisme au début des années 90 afin d’éviter la faillite. Depuis, leurs économies roulent à plein régime comme le démontrent le PIB par habitant, une dette publique minime et des finances publiques équilibrées. Par contre, le Québec et la France ont des économies largement étatisées sans pour autant être des modèles de social-démocratie.

La Suède et le Danemark, tout comme le Québec et la France, ont des régimes fiscaux très élevés pour financer des programmes sociaux typiques d’une social-démocratie. Mais contrairement au Québec et à la France, les services à la population sont fournis par des entreprises privées et publiques en concurrence les unes avec les autres, alors qu’au Québec et en France les services publics sont fournis par des monopoles d’État. Comme par hasard, les économies de la Suède et du Danemark jouissent d’un indice de liberté économique plus grand que les économies du Québec et de la France.

Qui dit liberté économique, dit réforme. Pourquoi les Québécois craignent-ils les réformes. Parce que les vraies réformes, soit celles qui ont été introduites en Suède et au Danemark au début des années 90, exigent de remettre en question le modèle québécois du tout aux monopoles d’État. En fait, ce ne sont pas les Québécois qui s’opposent aux réformes, mais les groupes de pression qui bénéficient des largesses de l’État. Ils prétendent représenter l’ensemble de la population, mais en réalité ils ne font que défendre leurs intérêts corporatifs.

Pour connaître quelles réformes sont nécessaires, il suffit de se tourner vers les indices de liberté économique publiés par l’institut Fraser. Les derniers résultats disponibles placent le Québec 10e sur 10 au Canada. La vraie réforme dont le Québec a besoin, c’est de choisir le chemin de la liberté économique pour atteindre le peloton de tête des provinces canadiennes.
Il nous faut redécouvrir les vertus de l’entreprise privée et de la concurrence. Les étatistes clameront que cela créera des inégalités. Bien sûr, mais celles-ci seront la conséquence de la recherche de l’excellence et de l’innovation. Elles seront le résultat de la création d’entreprises et de la prise de risque.

Les principales victimes de l’égalitarisme réclamé par les étatistes sont les pauvres. L’indice de pauvreté relative n’y changera rien. Par contre, si l’ensemble de la société s’enrichit les pauvres seront plus riches.


Malheureusement, nos politiciens s’acharnent à extraire plus de revenus du modèle existant sans y apporter les réformes essentielles pour assurer sa pérennité. Il est de mauvais goût au Québec de vanter la concurrence et le libre marché.

La réflexion du jour

Enfin, quand on sait que la croissance est le fruit des connaissances, de la science et du génie humain, prôner la décroissance, c’est promouvoir l’ignorance et la décadence.--- Nathalie Elgrably-Lévy

12 février, 2015

La réflexion du jour

Dans la bataille de l'image, le Québec militant, avec ses pancartes, ses cloches, ses coups d'éclat, l'emporte invariablement sur les décideurs en tailleurs ou en veston-cravate. --- Alain Dubuc

11 février, 2015

Les prêches des gourous écologistes endommagent le cerveau des adeptes

Pour démontrer jusqu’à quel point le cerveau des gens a été lessivé par les gourous de l’écologie, Jimmy Kimmel a réalisé une expérience fort révélatrice.

Il a créé sa propre marque de jus organique, Jüce, et a invité des adeptes avoués des produits dits « organiques » à les évaluer. Les résultats sont déconcertants.

Ne riez surtout pas. Le résultat aurait été le même si les participants avaient été des Québécois dont le cerveau a été lessivé par la secte de l’église écologique québécoise.


La réflexion du jour

Les électeurs sont toujours majoritaires à croire que cette priorité gouvernementale (ndlr le déficit zéro) est la bonne. Ils devinent que les décisions que nous refusons de prendre depuis des années ne seront pas éternellement sans conséquence.--- Michel Hébert

10 février, 2015

La réflexion du jour

Savoir masquer les intérêts corporatistes derrière les meilleures intentions du monde est un sport national. Vous croyiez sincèrement que le milieu éolien n’a pas un intérêt financier à bien sélectionner quelle étude mettre en avant pour vendre son matériel ?--- Emmanuel Bourgerie

09 février, 2015

« L’Éthique de la redistribution » de Bertrand de Jouvenel

Revue de livre par Francis Richard

L’intérêt d’« Éthique de la redistribution » est son caractère prémonitoire.

On ne peut pas dire que Bertrand de Jouvenel (1903-1987) ait été une grande figure de la pensée libérale. Dans le ciel de cette galaxie, il n’aura été qu’une étoile filante, l’espace de quelques années, d’environ 1943 (année de son exil en Suisse) jusqu’à environ 1960. Auparavant Jouvenel est un étatiste bon teint – un planiste -, puis un socialiste national, enfin un compagon de route du futur collaborationniste Jacques Doriot – il a adhéré au PPF en 1936. Après, ce sera un pionnier de la prospective et de l’écologie politique.

Pendant sa période libérale, Bertrand de Jouvenel écrit Du pouvoir(1945) et est membre de la Société du Mont Pèlerin. En 1949, il donne deux conférences à l’université de Cambridge : l’une surL’idéal socialiste et l’autre sur La dépense publique. En 1951, ces deux conférences paraîssent en volume, en anglais, sous le titreThe Ethics of the Redistribution. Plus de soixante ans plus tard, paraît aujourd’hui sa première traduction en français. L’intérêt d’Éthique de la redistribution est son caractère prémonitoire.

Le dévoiement de l’idéal socialiste

Quel est le but du socialisme ? « Son but est de promouvoir un ordre nouveau, celui de l’amour fraternel. Le sentiment profond qui habite les socialistes ne procède pas du constat que le monde a perdu le sens des proportions et est devenu injuste, que l’effort n’est pas récompensé à sa juste mesure, mais d’un sentiment de révolte émotionnelle contre les antagonismes qui agitent la société, et contre la laideur du comportement des hommes vis-à-vis de leur prochain. »

Le socialisme veut détruire la propriété privée, tenue responsable de ces antagonismes. Après cette destruction et la disparition des antagonismes, l’État n’aura plus de raison d’être. Seulement, de détruire la propriété privée, comme cela s’est fait dans certains pays, n’a pas réduit pour autant les antagonismes.

Au début, les socialistes ne voient pas d’un bon œil que, face au scandale de la pauvreté, la redistribution des revenus soit le remède. Avant de succomber à la tentation de la redistribution, produit de l’individualisme utilitariste, ils considèrent qu’elle est une façon de « soudoyer les classes ouvrières pour les détourner des finalités nobles du socialisme ».

Or, au lieu que l’État ne s’étiole, tout surcroît de redistribution de revenus se traduit par un surcroît de pouvoir dévolu à l’État. Pourquoi ? Parce qu’en écrêtant les plus hauts revenus, l’État prélève « un montant égal, ou peu s’en faut, à celui qui était réservé à l’investissement ». La conséquence est qu’en contrepartie l’État prend à sa charge l’investissement, « fonction importante, responsabilité imposante et pouvoir considérable ».

L’augmentation des dépenses publiques

Comment se fait l’écrêtement des plus hauts revenus ? Par l’impôt progressif. Celui-ci n’est pas seulement dissuasif, mais il empêche toute ascension, toute augmentation de capital, toute possibilité d’entrer en concurrence avec des entreprises ayant déjà pignon sur rue.

Comme l’impôt progressif des plus hauts revenus s’avère rapidement insuffisant pour le Minotaure qu’est l’État et qu’il s’applique également aux classes moyennes, il incite ces autres victimes « à redoubler d’efforts pour préserver, du moins en partie, leur niveau de vie antérieur ».

Pourquoi les dépenses publiques augmentent-elles ? Les redistributionnistes « font tout pour conserver en l’état, et parfois même développer au maximum, des services que leur « société d’égaux » serait bien en peine d’acheter sur le marché au prix que supportent les pouvoirs publics » :« Les coupes dans les revenus des classes supérieures et moyennes entraînent donc nécessairement un surcroît dans les dépenses et les taxes publiques. »

Jouvenel précise : « Parce que l’État ampute les hauts revenus, c’est à lui de prendre à son compte leurs fonctions d’épargne et d’investissement, et c’est ainsi que nous en arrivons à la centralisation de l’investissement. Parce que le revenu individuel seul ne suffit plus à couvrir les frais de formation et d’entretien des personnels qui remplissent les fonctions sociales les plus délicates et les plus spécialisées, c’est à l’État de prendre à sa charge ces dépenses de formation et d’entretien pour ce même personnel. »

C’est ainsi que les États-providence sont entrés dans un cercle vicieux, dont nous ne sommes pas près de sortir : « La redistribution a pour conséquence l’extension du rôle de l’État. Et, a contrario, l’augmentation des montants prélevés par l’État ne passe pour acceptable qu’à la condition de l’accompagner de mesures de redistribution. »

Bertrand de Jouvenel, L’Éthique de la redistribution, Les Belles Lettres, 144 pages.


La réflexion du jour

Mais je constate surtout, à l’examen des quelques propositions annoncées par les candidats, que le PQ est toujours envoûté par les vieilles lubies écolo-étatistes et les chimères jovialistes sur la dette et la fiscalité.---Jacques Brassard

07 février, 2015

La réflexion du jour

Parce que si, cette fois, le tandem Couillard/Barrette ne réussit pas à ce que les Québécois en aient pour leur argent, le constat sera encore plus clair qu’il ne l’est maintenant: le système public de santé n’est non seulement plus viable, il est désespérément inhumain à la fois pour les gens qui y travaillent et pour les patients.--- Joanne Marcotte

06 février, 2015

La Grèce : ce n’est pas facile de transformer une cigale en fourmi

Le 25 janvier dernier, les Grecs ont élu Tsipras, un politicien d’extrême gauche, premier ministre. Suite à l’annonce de son élection, devant une foule qui chantait et dansait, il s’écria : « le peuple a le droit de faire la fête et de danser, ils nous en ont privés pendant cinq ans. »

Le party risque d’être de courte durée.

En élisant Tsipras, les Grecs ont démontré qu’ils n’ont pas compris ce qui leur arrive. Les temps difficiles dont ils font les frais sont le résultat de décennies d’abus. Ce n’est ni la faute des Allemands, de la BCE, du FMI ou de l’UE. Ce sont les politiciens grecs élus par les Grecs qui ont ruiné la Grèce.

Syriza a un programme imprégné de pensée magique typique de la gauche socialiste. L’introduction d’un nouvel impôt pour les ultra-riches, une recette pour accélérer la fuite des cerveaux et des capitaux dont la Grèce a pourtant bien besoin pour relancer son économie. La hausse du salaire minimum, une bonne façon d’encourager le travail au noir et la réduction des recettes fiscales. Un 13e mois pour les retraités, la gratuité de l’électricité et des transports pour certaines catégories sociales, des travaux publics pour relancer l’activité, et ainsi de suite. Mais d’où viendra l’argent pour financer ces belles promesses?

Ce n’est pas nouveau, les socialistes préconisent toujours des mesures qui vont à l’encontre des objectifs recherchés. Dévaluer la monnaie, multiplier les déficits, accroître les dépenses publiques et augmenter les impôts, n’a jamais sauvé un pays de la faillite. Il suffit de revoir l’histoire récente de l’Argentine et du Venezuela pour s’en convaincre.

L’histoire de la Grèce n’a rien pour rassurer ses créanciers. Depuis le début de la révolution industrielle, elle a déclaré faillite six fois : 1826, 1843, 1860, 1893, 1932 et 2012. Est-ce que 2015 sera la septième?

Les choix qui s’offrent aux Grecs sont forts limités : apprendre à vivre selon leurs moyens ou faire faillite.

En 2012, les gouvernements européens ont radié une partie de la dette grecque et lui ont accordé une ligne de crédit à des taux préférentiels. En plus, depuis son adhésion à l’UE, la Grèce a reçu de l’UE l’équivalent de 78 milliards d’euros en subvention. Les pays membres de l’UE ne peuvent pas en demander davantage à leurs contribuables. Ce serait un suicide politique. Pourquoi les contribuables allemands, français, espagnols ou italiens accepteraient-ils de rembourser une autre tranche de la dette grecque? Déjà qu’ils travaillent plus, qu’ils prennent leur retraite plus tard, qu’ils remboursent leur propre dette, qu’ils subissent des taux de chômage élevés, etc.

De plus, accepter de rembourser une autre tranche de la dette motiverait d’autres pays de l’Union à en demander autant. À un moment donné, les États  comme les individus doivent assumer les conséquences de leurs choix. La Grèce à frapper le mur, il ne lui reste qu’à respecter les conditions de la faillite de 2012 ou de se retirer de l’Union européenne. Sinon, c’est l’avenir même de l’UE qui sera en jeux.

Au grand maux, les grands moyens. La Grèce n’a d’autres choix que de réduire les dépenses publiques, de déréglementer les marchés du travail et d'encourager l'entrepreneuriat, les investissements privés et la création d'emplois. Le gouvernement doit poursuivre son régime d’amaigrissement pour que les individus et les entreprises puissent investir, créer des emplois et ramener le pays sur la voie de la croissance.

Si les Grecs refusent de prendre leurs responsabilités, il leur reste l’option du retour à la drachme. Toutefois, cette option comporte d’importants risques : l’effondrement des secteurs bancaire et immobilier, la fuite des capitaux (déjà bien amorcée), le tarissement des investissements directs étrangers et qui sait,  un retour de la dictature militaire.

La fable de Jean de la Fontaine, quelque peu modifiée, résume bien la tragédie grecque.

La Grèce, ayant gaspillé
Depuis des années,
Se trouva fort dépourvue
Quand la hausse des taux fut venue.
Pas un seul euro
Dollars ou peso
Elle alla crier famine
Chez l’Allemagne sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelques milliards pour subsister
Jusqu'à la reprise prochaine.
Je vous paierai, j’en suis certaine,
Avant longtemps, foi de Grec,
Principal et intérêts, c’est correct?
L’Allemagne n'est pas prêteuse;
C'est là son moindre défaut.
«Que faisiez-vous lorsque l’économie était au plus haut?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Bon an, mal an
Je gaspillais, ne vous déplaise.
- Vous gaspilliez? J'en suis fort aise.
Eh bien! Travaillez maintenant.»


La réflexion du jour

Le nouveau PDG aura fort à faire pour permettre à Hydro Québec de redevenir l’enfant chéri des Québécois pour qui la machine à rêves, le plus beau monument au savoir-faire québécois, s’est transformé en vulgaire patente à taxer les citoyens par la porte d’en-arrière.--- Lise Ravary

05 février, 2015

La réflexion du jour

D’autre part, les économies de 220 millions $ évoquées par le ministre Barrette qui découleraient de sa loi me font sourire. Fusionner des directions d’établissements n’engendrera pas plus d’économies que les fusions municipales, il y a 15 ans. Les fessiers de tout le monde dans le secteur public sont toujours bien protégés. Il s’agit dans tous les cas de réformes de papier à lettres.--- Jean-Jacques Samson

04 février, 2015

Les prophètes de malheur ont toujours tort

L'or noir est au plus bas depuis 4 ans avec le brut à moins de 50$, permettant des économies non négligeables pour les consommateurs.

L'une des principales raisons de cette baisse est la découverte et l'exploitation de nouveaux gisements tel le pétrole de schiste en Amérique du Nord, aujourd'hui les É.-U. produisent autant de pétrole que l'Arabie Saoudite.

Ceux qui de façon récurrente annoncent la fin du pétrole peuvent être rassurés, en 30 ans les réserves connues ont été multipliées par deux et il y en a assez pour un siècle.


La réflexion du jour

Des adolescents attardés de nos cégeps et des pelleteux de nuages universitaires rêvent de replonger le Québec dans le chaos. La source du problème est la Loi sur l’accréditation et le financement des asso­ciations étudiantes, adoptée par le Parti québécois en 1983. Il s’agit d’un calque des principales dispositions de la formule Rand. L’appartenance et la cotisation à l’association en place sont obligatoires.--- Jean-Jacques Samson

03 février, 2015

La réflexion du jour

L'État presse le citron des assistés sociaux qui sont propriétaires d'une bicoque mais les organisations religieuses, dont la très riche église catholique de Rome, profitent d'abris fiscaux dont l'origine remonte au temps de la colonie...--- Michel Hébert

02 février, 2015

Le capitalisme, le seul moyen de sortir les gens de la misère

Dr Yaron Brook est le PDG de l’Institut Ayn Rand. Il est un fervent défenseur de la philosophie objectiviste développé par Ayn Rand et documenté dans son roman Atlas Shrugged.

Dans la vidéo qui suit (7 min) il explique à des étudiants de l’université Masstricht au Pays bas que c’est le capitalisme qui sort les gens de la misère.


La réflexion du jour

Dans les deux Amériques, le Québec fait bande à part, fanfaronne et moralise en matière de marché du carbone, alors que toutes les autres provinces et tous les États (la Californie exceptée) rigolent de le voir aussi sans-dessein d’être tout seul à se faire du tort. Plus maso que ça...---- Jacques Brassard

31 janvier, 2015

La réflexion du jour

De plus en plus de gens semblent croire que la défense de leurs intérêts propres justifie tout et n’importe quoi. Que toute contrainte constitue une injustice. Que les dirigeants n’ont pas le droit de diriger. Que les syndicats détiennent le vrai pouvoir, pas le gouvernement.--- Lise Ravary

30 janvier, 2015

La pensée unique, symptôme de la « dindification » des Québécois

Dans son livre, Dindification, développer son esprit critique dans le monde du prêt-à-penser, Éd. Transcontinental, 144 p., Pierre Fraser déplore que nous ayons baissé les bras devant toutes les formes plus ou moins évidentes de nous imposer ce que nous devons penser.

Selon Fraser nous sommes tous des dindes.  Le fermier nourrit ses dindes soigneusement pendant 1000 jours, il est donc logique de penser que le 1001e jour sera pareil aux 1000 précédents.  Eh bien non, le 1001e jour, le fermier coupe soigneusement la tête des dindes parce que c'est Noël! L’auteur utilise cette métaphore pour nous démontrer que l’abandon de notre sens critique fait de nous des dindes manipulées par les bien-pensants.  Des centaines de milliers, voire des millions de personnes sautent à pieds joints dans une tendance à la mode et en embrassent les valeurs promues par les dindificateurs.

Qui sont- ils au juste? Ce sont les bien-pensants de tout acabit : gourous, spécialistes, experts, éditorialistes, chroniqueurs, etc.. Le gourou définit le discours à la mode. Il est  charismatique et fait la promotion sans distance critique des valeurs à la mode. Par exemple, dans le domaine de l’environnement on retrouve les Steven Guilbault, David Suzuki, Laure Waridel, etc. Par contre, le spécialiste, connaît les limites de son savoir, mais dès qu’on lui présente un micro, il se sent obligé d’en rajouter. Alors son discours confond souvent science et croyance. L’expert, quant à lui, est une espèce bien particulière. Il n’est ni gourou ni spécialiste, mais à mi-chemin entre les deux. Chaque média, écrit ou électronique, a ses experts maison qui vulgarisent les discours des gourous et des spécialistes. Enfin, les éditorialistes et les chroniqueurs propagent « la bonne parole » des gourous, spécialistes et experts.

Le processus de dindification est initié par les gourous, amplifié par les spécialistes et les experts et propagé par les éditorialistes et les chroniqueurs. Il démarre lentement; il devient le sujet de prédilection des initiés et des groupies; il est ensuite adopté par les artistes à des fins d’autopromotion; les politiciens, qui ne ratent jamais une bonne occasion, l’utilisent à des fins électoralistes; et enfin les entreprises s’en servent à des fins mercantiles. À ce stade une majorité de la population souscrit au système de valeurs prêchées par les gardiens autoproclamés de la bonne morale. Seul un évènement imprévisible peut changer le cours des choses. Dans la métaphore de Fraser c’est le fermier qui coupe la tête des dindes.

La pensée unique, un phénomène particulièrement présent au Québec, est le symptôme le plus évident d’une société dindifiée.

Quels sont les grands courants de la pensée unique québécoise dont personne ne peut critiquer publiquement sans se faire vilipender sur la place publique? Ils sont nombreux, mais les plus dommageables sont : l'écologie et le modèle québécois.

Ceux et celles qui, au quotidien, nous disent quoi penser tiennent à peu près tous le même discours : il faut éliminer les hydrocarbures, il faut manger bio/local, il faut taxer les riches et les entreprises, il faut protéger nos acquis, il faut plus de programmes sociaux, l’État est seule apte à fournir les services publics, etc. À peu près aucune voix discordante, sauf quelques sceptiques à qui il faut bien accorder un peu d’espace médiatique pour créer un semblant d’objectivité journalistique. 

La répétition constante, dans tous les médias, du discours des dindificateurs, prend tout l’espace médiatique au détriment d’un débat rationnel qui permettrait un éclairage plus juste des défis auxquels nous sommes confrontés. Pour s’en convaincre, il suffit de penser au dossier du transport du pétrole par pipeline ou à celui du retour nécessaire au déficit zéro. 

Ça prend beaucoup d’efforts pour combattre la pensée unique. Il faut se demander quels sont les intérêts de celui qui prononce le discours. Il faut relever les contradictions dans le discours, il y en a toujours. Il faut rechercher quels sont les discours opposés à ce discours. Il faut mesurer quels sont les impacts du discours sur nos vies et la société. Ce n’est pas de tout repos, mais c’est le prix à payer pour éviter d’être dindifié.

La réflexion du jour

Dommage que, devant ce genre d’initiatives (ndlr gaspillage des fonds publics), on ne puisse sévir qu’avec la dérision. Parce qu’au fond, c’est d’une profonde tristesse. On sait que les compressions ratent parfois la cible. Le Capharnaüm des Services Patentés du Québec a accueilli au fil des ans plusieurs réfugiés politiques dont les compétences technologiques étaient facultatives. Sa mission a peut-être été altérée par la présence de ces intouchables.--- Michel Hébert

29 janvier, 2015

La réflexion du jour

Après 14 ans de révolution chavezienne, 32 % de la population vivait toujours sous le seuil de la pauvreté. Mais la popularité du presidente éclipsait tous les maux: un des taux de criminalité les plus élevés au monde, une corruption débridée, des violations répétées des droits de l’homme, la fuite des capitaux et des cerveaux – un million de Vénézuéliens ont quitté le pays en 15 ans.--- Lise Ravary

28 janvier, 2015

Qui va payer la dette de la Grèce?

Pendant des décennies, les politiciens grecs (choisis démocratiquement par leur peuple) ont mené leur pays à la faillite, c'est eux les responsables des problèmes économiques grecs. La Grèce a vécu longtemps au-dessus de ses moyens puis a maquillé ses mauvais chiffres pour entrer dans l'euro. Avec quel argent Alexis Tsipras, premier ministre élu le 25 janvier dernier, va-t-il financer ses promesses démagogiques ? Qui va payer la dette de la Grèce ? Probablement les contribuables européens.


La réflexion du jour

Mais la Grèce avait de graves problèmes : un nombre inconnu de fonctionnaires (ça vous rappelle pas une belle grosse province ?), une fiscalité aléatoire (la moitié des contribuables s'en tiraient avec des esquives...), une corruption érigée en tradition (ça vous rappelle pas encore une belle grosse province ?), un endettement systématique (ça ne vous rappelle pas un comportement local ?), enfin bref, quand les pays européens ont compris qu’ils se faisaient baiser par les Grecs – ce qui doit être particulièrement douloureux..., ils ont mis un bouchon bancaire: finis les emprunts refinancés à l’infini...--- Michel Hébert

27 janvier, 2015

La réflexion du jour

Ainsi, le système fiscal des pays démocratiques présente des caractéristiques consistant à (1) faire coïncider l’impôt avec des événements heureux ou malheureux, (2) faire passer l’impôt pour temporaire et marginal, (3) préférer les taxes et impôts indirects, (4) utiliser des monopoles pour générer des revenus, (5) tenter de collecter des taxes et impôts sous forme de paiements périodiques modestes, et enfin (6) brouiller la présentation des comptes.---Sylvain Fontan

26 janvier, 2015

Que signifie être libertarien?

Selon le Dr Jeffrey Miron, les libertariens ont du respect pour les décisions individuelles. Ils sont différents des individus qui s’identifient à la gauche ou à la droite du spectre politique. Ces deux groupes utilisent le gouvernement pour faire avancer leurs idées. Ils tentent d’imposer aux gens comment agir et se comporter. Par contre, les libertariens pensent que les individus devraient être en mesure de vivre leur propre vie comme ils l'entendent. Vivre et laisser vivre.


La réflexion du jour

Au Québec, par exemple, notre effort est considérable. Si on additionne les 600 millions annuels que nous coûtent les vire-vent et les centaines de millions servant à financer le marché du carbone, ça fait beaucoup d’argent dépensé sur la base de prédictions qui ne s’avèrent pas mieux fondées que l’astrologie du jour.--- Jacques Brassard

24 janvier, 2015

La réflexion du jour

Le grand rêve de la gauche québécoise est de recréer un autre «printemps érable» ou, en d’autres mots, de foutre le bordel comme en 2012.--- Jean-Jacques Samson

23 janvier, 2015

Un partenariat public-public à l’image du modèle québécois

Faut-il se réjouir de la décision du gouvernement Couillard de confier à la CDPQ (Caisse) le soin de financer et gérer deux projets d’infrastructures de transport en commun?

A priori, l’idée semble intéressante. Je me suis dit que la Caisse ne pouvait faire pire que l’AMT et le ministère des Transports. Il suffit de se rappeler les fiascos du métro à Laval et du train de l’Est pour s’en convaincre. C’est aussi une façon d’introduire un peu de concurrence dans l’industrie du transport en commun. Qui sait ou cela pourrait nous mener?

La dette du Québec dépasse les limites du raisonnable. À moins de la stabiliser et réduire le ratio dette/PIB, nous subirons tôt ou tard une décote des agences de notation. Ce serait une catastrophe d’autant plus dramatique que les frais d’intérêt gobent déjà 10 milliards de dollars du budget annuel de la province. De plus, les taux d’intérêt sont appelés à augmenter au cours de 2015. Il faut donc trouver une façon de financer des infrastructures dont nous avons grandement besoin sans augmenter la dette publique.

Bien sûr, nous pourrions nous en remettre aux partenariats public-privé (PPP) pour financer et exploiter ces projets. Mais selon la logique  tordue des étatistes, la formule des PPP est inacceptable, car cela permet à des entreprises privées de faire des profits sur le dos des Québécois. Dans le cas de la Caisse, personne ne s'opposera à ce que l'institution engrange des profits, puisque cet argent servira à assurer nos retraites. Donc le modèle proposé permettrait de faire taire les opposants habituels.

Dans l’immédiat, l’utilisation de la Caisse pour financer des projets d’infrastructure servira bien les intérêts politiques. Les nouveaux projets stimuleront l’économie à court terme et nous saurons seulement dans 5 ou 10 ans si les projets ont été un succès. Dans le cas contraire, ce sera le problème des politiciens en place à ce moment-là. Ils pourront toujours se déculpabiliser en blâmant les administrations antérieures comme ils le font à chaque élection.

Malheureusement, les politiciens ne résisteront pas à l’envie d’utiliser la Caisse pour promouvoir des projets électoralement rentables même si ceux-ci sont très risqués. La Caisse n’est pas à l’abri des pressions politiques, bien au contraire. Comme dit l’adage : les occasions font le larron. Nous avons plus que notre part de larrons, la commission Charbonneau nous la brutalement rappelé, et des occasions il y en aura.

Le cas d’Hydro-Québec démontre qu’aucune entreprise étatique n’est à l’abri d’interventions politiques à des fins électoralistes. Hydro est l’instrument privilégié des politiciens, tous partis confondus, pour subventionner les industries grandes consommatrices d’électricité en leur fournissant de l’électricité à rabais. Ces subventions coûtent des centaines de millions aux consommateurs québécois. Hydro est aussi un véhicule privilégié des politiciens pour amadouer le mouvement  écologiste. C’est ainsi qu’Hydro finance des parcs d’éoliennes qui produisent de l’électricité au coût de 10¢ le kWh revendu aux Américains 4¢ le kWh. Le résultat se traduit par des pertes de centaines de millions de dollars de revenu pour le Conseil du Trésor. Et que dire des dizaines de millions en commandites imposées à Hydro-Québec pour subventionner les projets fétiches des ministres.

Le modèle proposé par le gouvernement Couillard est un PPP à l’image du modèle québécois dont la seule qualité est de le rendre plus attrayant aux yeux des critiques étatistes. À mon avis, cet avantage a bien peu de poids par rapport aux risques inhérents qui en découlent. Il est évident que les politiciens ne pourront résister à l’envie d’utiliser la Caisse à des fins électoralistes. Ils le font avec Hydro-Québec, la SAQ, Loto Québec et Investissement Québec. Comment la Caisse serait-elle protégée de ce vice inhérent au modèle?  De plus, les dirigeants de la Caisse seront pris au piège entre les intérêts contradictoires des usagers et ceux des épargnants. Ne seront-ils pas tentés de négocier des augmentations de cotisation aux régimes de retraite pour compenser le manque à gagner d’un projet qui a mal tourné? Soyez-en assuré.

J’aimerais rappeler que la mission fondamentale de la Caisse est de faire fructifier les milliards d’actif des régimes de retraite des Québécois. Cela comporte suffisamment de risques et de défis sans en beurrer une autre couche.

Il existe déjà un modèle d’affaires qui permet à la Caisse de financer les projets d’infrastructure québécois. Ce modèle est le partenariat public-privé (PPP). Les succès du pont de l’autoroute 25 et de l’autoroute 30 sont des exemples concrets de la pertinence et de l’efficacité des PPP. Si la Caisse juge que sa participation financière aux projets d’infrastructures québécois contribuera à sa rentabilité, rien ne l’y empêche. Elle n’a qu’à participer comme partenaire financier aux PPP intéressés à nos projets  Il n’est donc pas utile de créer un nouveau véhicule pour y arriver. Comme disent les péquistes, nous éviterons ainsi tous les risques inhérents de cette « patente à gosse ».


La réflexion du jour

Au Québec, le portrait est similaire : les entreprises québécoises ont consacré en 2014 plus de 8,1 milliards $ pour se conformer à la réglementation des trois paliers de gouvernement, comparativement à 7 milliards $ en 2012. Quant à la moyenne des heures totales consacrées par entreprise, elle s’établissait à 728 heures en 2012 et elle est passée à 801 heures en 2014.--- FCEI