Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Nouvelle devise du dollar canadien : Un de perdu, dix d’empruntés. - Michel Beaudry

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19 juillet, 2007

Synonyme d’immobilisme : Paralysie, consensus, électoralisme, étatisme, etc.

L’immobilisme relatif du Québec est la conséquence directe de politiciens médiocres guidés par les sondages. Les groupes de pressions profitent de leur manque de leadership pour occuper l’espace politique et dicter leur agenda. La bureaucratie gouvernementale, toute puissante et sympathique aux groupes de pression, leur facilite la tâche en paralysant les dossiers.

Verrons-nous un jour un premier ministre québécois du calibre de Margaret Thatcher (U.K.) ou de Mary Robinson (Ireland) pour remettre le Québec sur les rails du succès?


Le Québec atteint de paralysie
Michel Vastel, L’actualité.com, 13 juillet 2007

Gilbert Rozon a lancé le débat. Normand Legault et Alain Simard l'ont poussé un peu plus loin. Ce matin, c'est Luck Merville qui se plaint au nom de la communauté haïtienne.

Et l'affirmation la plus surprenante vient du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Raymond Bachand: « Jean Drapeau n'aurait pas été capable d'accueillir Expo 67 dans le Québec d'aujourd'hui. » Venant d'un ministre du gouvernement, ancien cadre du Fonds de solidarité de la FTQ, c'est un peu étonnant.

Mais il connaît ça la paralysie, le ministre Bachand! Il en décrit très bien les symptômes: « dans une démocratie, quelqu'un qui est contre une idée doit aussi parfois se rallier à la majorité. C'est un dosage qu'on n'a pas vraiment trouvé au Québec où le consensus est parfois impossible... » Eh bien justement, si le consensus est impossible, il appartient au gouvernement de décider de ce qui est bon pour la majorité.

Traduisez cela en termes simples: s'il est dans l'intérêt de la majorité de déménager le Casino dans le Vieux Port, ou d'accueillir un nouveau spectacle du Cirque du Soleil, mais que quelques groupes s'agitent devant des caméras de télévision, les pouvoirs publics doivent les ignorer et aller de l'avant. Cela va brailler un peu mais pas longtemps.

Or Raymond Bachand est ministre. Combien de fois lui-même, ou son patron le premier ministre Jean Charest, ont-ils cédé devant la clameur de l'opinion publique.

Il est dommage que ce débat se fasse à propos des Festivals, une activité économique facile à ridiculiser, parce que ludique. Mais combien de projets encore plus importants - Le Suroît, Rabasca, ou une ou deux centrales nucléaires à moins qu'il ne s'agisse d'un autre grand barrage - ont été reportés ou annulés pour calmer la bruyante minorité.

Et que l'on ne se méprenne pas: ces professionnels de l'opposition peuvent être de bons bourgeois du Plateau Mont-Royal - comme ces artistes qui dirigent les mouvements de protestation contre de grands projets énergétiques du Nord -, mais ils peuvent aussi être des autochtones. Il n'y a aucune raison pour que l'opposition de quelques dizaines d'autochtones soit prise davantage au sérieux que celle de quelques centaines de blancs.

Oui, laissons faire les « droits ancestraux » : après 400 ans en Amérique, les Canadiens d'origine européenne - ce qui inclut en premier lieu les Québécois venus de France - ont eux aussi acquis des droits ancestraux. Et ils ont le droit d'exiger qu'on les respecte et qu'on les satisfasse...

1 commentaire:

Anonyme a dit...

Bonjour Serge,

AS-tu remarqué que deux projets de deux milliards sont sur la table à Montréal? Le projet de l'île Charron et le projet de développement immobilier dans le quartier du Havre, près du vieux-port. Or, les armadas de "bloquistes anticapitalistes" se sont déjà rués sur les caméras pour s'y opposer. Plus ça change...

Eric Pilon