Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Nouvelle devise du dollar canadien : Un de perdu, dix d’empruntés. - Michel Beaudry

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12 juillet, 2007

La religion écologiste

Au Québec l’écologie est devenue une religion :

Les religions transmettent aussi des enseignements et des codes de lois religieuses, censés montrer le juste et l'injuste aux fidèles et donc les doter d'une morale, plus ou moins contraignante, mais censée à tout le moins orienter le croyant vers son bonheur. (Source : Wikipédia)

Ainsi, il n’est plus nécessaire de réfléchir il suffit de croire. Le dicton « Hors de l’église point de salut » de nos prêtres est devenu « Hors de l’écologie point de salut » des environnementalistes.


Rabaska: l'acharnement vert
Pierre Duhamel, L’actualité.com, 11 juillet 2007

On aime tous les environnementalistes, mais il arrive qu’ils m’énervent un peu. Leur attitude dans le dossier Rabaska, ce projet de port méthanier sur la Rive-sud de Québec, m’est insupportable.

Pendant des mois, ils ont pu exprimer leur opposition dans l’opinion publique et soumettre leur dossier au BAPE. Les commissaires, après avoir lu 699 mémoires et tenu 124 jours d’audience, ont donné leur feu vert au projet. Ils ont suffisamment été rassurés sur tous les risques associés à ce projet.

Les opposants ont perdu cette bataille et même celle de l’opinion publique parce qu’une nette majorité de la population de la région de Québec et de sa rive sud y est favorable. Renoncent-ils pour autant? Bien sûr que non. Ce projet serait une calamité et une abomination absolues et il faudrait l’empêcher par tous les moyens.

Quatre observations.

D’abord, pourquoi une entreprise comme Rabaska devrait-elle s’engager dans un processus complexe et exigeant comme celui imposé par le BAPE et l’Agence canadienne d’évaluation environnementale si ce processus ne sert à rien? Pour répondre aux exigences du processus en question, Rabaska a tout de même investi 40 millions de dollars.

Si les verts gagnent cette bataille après avoir perdu celles de l’argumentation scientifique et de l’opinion publique, imaginez le signal que cela envoie à tous ceux qui veulent investir au Québec.

Le Québec est-il prêt à prendre ce risque et à dire non à un projet de 840 millions $ qui créera des centaines d' emplois ? Déjà que la croissance des investissements privés au Québec au cours des dernières années (2003-2006) est plus de 40% inférieure à la moyenne canadienne, SANS l’Alberta.

Nos verts comparent déjà Rabaska au projet de centrale au gaz du Suroît qui avait été abandonné par Hydro-Québec. L'argument tombe à plat. Le BAPE avait émis de sérieuses réserves sur le projet de centrale au gaz, mais il vient expressément de donner sa bénédiction au projet Rabaska.

Dans les arguments avancés par les opposants, il y en a un que je trouve plus délirant que les autres. Le projet Rabaska, assurent-ils avec horreur, servirait à exporter du gaz naturel aux États-Unis. C’est le degré zéro de l’économie et même de l’environnement.

Oui, nous voulons exporter aux États-Unis. Le déficit commercial du Québec ne cesse de croître et atteignait 10 milliards $ en 2006. Il est temps de renverser la vapeur.

Et c’est une bonne chose au niveau de l’environnement car le gaz naturel est moins polluant que le mazout pour réchauffer les maisons de nos voisins américains et extraordinairement moins polluant que le charbon utilisé par leurs centrales électriques.

Vraiment, nous assistons à une pathétique mise en scène de nos environnementalistes qui se présentent comme des adversaires acharnés de tout développement économique.

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