Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

On est tellement taxés que lorsqu’il fait beau, j’ai peur de recevoir une facture. --- Michel Beaudry ________________________________________________________________________

09 avril, 2010

Revenu Québec deviendra l’Agence du Revenu du Québec

Dans son dernier budget, le gouvernement Charest a décrété qu’il avait besoin de plus d’argent et qu’il était prêt à tout pour l’obtenir. Dans ce but, Revenu Québec sera transformé en agence pour échapper à l’obligation de ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite.

L’Agence qui sera opérationnelle à compter du 1er avril 2011, sera autonome et aura pour mandat de percevoir les taxes et les impôts. Déjà qu’il faut déplorer les nombreux abus de Revenu Québec, qu’est-ce que ce sera avec l’arrivée de l’ARQ?

Selon le ministre Dutil, la nouvelle agence sera autonome et responsable. Le but de cette réorganisation est de permettre au gouvernement de percevoir toujours plus d’argent pour nourrir la bête. Cette agence aura un pouvoir quasi absolu et au moindre doute ses inquisiteurs n’hésiteront pas à soumettre les contribuables et les entreprises aux pires abus. Il faut prévoir qu’il y aura de nombreux dérapages, mais les politiciens auront tout le loisir de s’en laver les mains en prétendant que l’ARQ est autonome.

C’est plutôt machiavélique, non!

D’ici 2014, la nouvelle agence prévoit ajouter 800 fonctionnaires aux 9 000 déjà présents au ministère. Malgré les belles promesses de réduction de la taille de l’État, le monstre poursuit, accélère même, son rythme de croissance.

Bien sûr, qu’il existe un certain nombre de contribuables et d’entreprises qui trichent le fisc. Il y en a toujours eu et il y en aura toujours.

Pourquoi, est la question qu’il faut se poser?

Il y a principalement trois raisons qui expliquent et dans bien des cas justifient l’évasion fiscale : un taux de fiscalité usuraire, la complexité du régime fiscal et le gaspillage des fonds publics.

La répression accrue proposée en créant l’ARQ n’est pas la solution à long terme. À court terme, le gouvernement récupérera quelques centaines de millions, mais aussi longtemps que les problèmes de fonds existeront ce sera toujours à recommencer.

Dans un premier temps, il est impératif de discipliner la machine gouvernementale et d’éliminer les nombreuses sources de gaspillages. Il y a quelque chose d’indécent dans le fait de traiter l’ensemble des contribuables comme des voleurs présumés tout en gaspillant littéralement des centaines de millions, voire des milliards. C’est le minimum requis pour espérer recouvrer un minimum de légitimité auprès de la population.

Ensuite, il est nécessaire de simplifier le régime fiscal en éliminant les dizaines d’exceptions et de déductions qui représentent autant d’invitation à la fraude. En plus de rendre le régime fiscal incompréhensible à la plupart des contribuables, le régime actuel avantage les contribuables les mieux nantis et les grandes entreprises qui peuvent se payer les services de comptables, fiscalistes et avocats.

Finalement, les milliards économisés grâce à la réduction du gaspillage et à la simplification du régime fiscal permettront de réduire les impôts. Ainsi, il sera d’autant moins rentable et d'autant plus risqué de frauder le fisc.

Malheureusement, ce n’est pas dans la nature des politiciens de faire simple. En compliquant tout, il est bien plus facile de berner la population.

3 commentaires:

Québec de Droite a dit...

Tout-à-fait d'accord avec toi.

Anonyme a dit...

Cela veut donc dire que le ministre a jusqu'au 1er avril 2011 pour nommer les administrateurs qui vont gérer Revenu Quebec et ensuite, un nouveau parti au pouvoir ne pourra plus les remplacés.

En 2006 lors de la transformation officiel de l'ARDC en agence indépendante, Paul Martin,1er ministre du Canada, nominait de nouveaux administrateurs proches des libéraux, leur faisant signer un contrat de 3 année avec possibilité de renouvellement. Pour l'ARQ, Imaginez si le PQ, par exemple, remporte les elections, ils auraient hériter d'une agence infestée de liberaux. Et bien c'est ce qui arrivera chez Revenu Québec. Le truc c'est de faire signer les administrateurs tout juste avaant des elections, Ceci vaut pour n'importe quel autre parti qui prend le pouvoir!!!

bisbilloe100 a dit...

En matière d'évasion fiscale, la première tâche de cette équipe renouvelée d’enquêteurs de Revenu-Québec devrait être de questionner JJ Charest au sujet du 750 000$ qu'il pige en catimini depuis plus de 10 ans dans la caisse électorale du parti libéral alimentée par le crime organisé ? Étant donné le caractère éminemment sournois de cette escroquerie, Charest allant même jusqu'à mandater son fidèle mercenaire, Luc Lavoie aux trousses des journalistes de la Tribune de Sherbrooke afin de les réduire au silence au sujet ses revenus « officiels » et de son somptueux train de vie, il semble couler de source que JJ Charest a oublié de divulguer ce revenu occulte au moment de la production de ses déclarations d'impôts.

Messieurs les nouveaux enquêteurs de la nouvelle Agence de Revenu du Québec, voici une cible privilégiée !

Par ailleurs, l’opposition péquiste démontre une certaine complaisance à l’égard du dernier budget qui, à mon humble avis représente carrément un outrage au peuple et à la démocratie. La formule du député François Bonnardel, l’Adéquiste qui couche avec l’ennemi, mérite d’être soulignée : « après avoir les deux sur le volant, il a maintenant les deux mains dans vos poches ». Depuis 18 mois, les médias s’indignent de la forfanterie de ce gouvernement de kleptomanes. Comment comprendre une telle attitude débonnaire de la part de l’opposition ?

Examinons le profil de l’actuel ministre des finances :

Secrétaire particulier au cabinet du premier ministre du Québec (1979-1981)…

Quel était ce premier ministre ?

René Lévesque !

Poursuivons l’exercice…

Premier vice-président du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) (1994-1997)

Président-directeur général du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) (1997-2001) Notons qu’il agit à ce moment là sous une administration péquiste.

Les fraudeurs n’ont pas d’allégeances politiques, ils n’ont que des intérêts particuliers…