Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

05 novembre, 2014

Enseignant, une profession noble dévalorisée

La profession d’enseignant est certainement la plus noble d’entre toutes. Non seulement du point de vue de la transmission des connaissances, mais aussi par l’influence qu’un (e) enseignant (e) exerce sur les élèves. Qui ne connaît pas un (e) enseignant (e) qui a fait « la différence » dans la vie d’un (e) adolescent (e).

Malheureusement, les embûches bureaucratiques, les conventions collectives calquées sur les principes de l’âge industriel (primauté de l’ancienneté), dévalorisent la profession, éloignent les meilleurs candidats et démotivent les meilleurs enseignants (es).

En France, il y a 840 000 enseignants pour 12 millions d'élèves (soit un prof pour 14,28 élèves) pourtant les résultats de ces élèves n'arrêtent pas de dégringoler dans les tests PISA.

Au Québec, le ratio élève/professeur est le même qu’en France, 14,3. Heureusement, nos résultats PISA sont bien meilleures que ceux de la France, mais bien en deçà de ceux des pays asiatiques.

Qu’attendons-nous pour valoriser la profession d’enseignants en créant un ordre professionnel (reconnaissance sociale) et en remplaçant le critère d’ancienneté par celui de compétence dans les conventions collectives?


La réflexion du jour

Le problème, ce n'est pas UberX, ce sont les lois qui empêchent l'évolution d'une industrie formée à l'époque du radio-dispatch, une industrie qui a profité de son monopole pour nous habituer à un service à la clientèle exécrable.--- François Cardinal

04 novembre, 2014

La réflexion du jour

Sur le seul territoire de la ville de Québec, une étude réalisée par la FCCQ en 2012 a identifié 44 organismes intervenant dans l'aide aux entreprises. Ces organismes employaient au total 650 personnes. Les crédits consacrés au financement de ces organismes proviennent généralement des ministères à vocation économique. Autrement dit, l'argent dirigé vers cette « bureaucratie parallèle » est de l'argent destiné au développement qui ne se rend pas directement dans les entreprises pour soutenir leurs projets de croissance.--- Françoise Bertrand

03 novembre, 2014

La réflexion du jour

Il n’est ni simpliste ni démagogique d’affirmer que les valeurs syndicales (ancienneté, l’égalité des conditions, protection des acquis, nivellement par le bas, monopoles syndicaux) nuisent à la qualité des environnements de travail, l’innovation et la création de richesse.--- Joanne Marcotte

L’idéologie écologique, tout comme l’idéologie socialiste, est contre-productive

La Bolivie est assise sur d'énormes réserves de lithium, près de la moitié des réserves mondiales, mais, jusqu’à ce jour, est incapable de l’exploiter. La Bolivie socialiste d’Evo Morales, préfère maintenir la population dans la pauvreté plutôt que de confier à l’entreprise privée l’exploitation du Lithium.

Comme toujours, l’idéologie socialiste promet beaucoup, mais livre peu. D’ailleurs, c’est le grand défaut de toutes les idéologies. Leurs promoteurs sont tellement obnubilés par les grands principes de leur idéologie qu’ils sont incapables de voir qu’ils condamnent leurs concitoyens à la médiocrité.

Ce même phénomène retarde indûment l’exploitation des ressources pétrolières et gazières du Québec. Les promoteurs de l’idéologie écologiste sont incapables de voir qu’ils condamnent les Québécois à une pauvreté relative. De plus, leur aveuglement nuit aussi à la cause même qu’ils prétendent défendre, l’environnement. Faute d’exploiter nos propres ressources d’hydrocarbure, nous consommons du pétrole et du gaz importés sur de grandes distances avec tous les risques que cela comporte.


01 novembre, 2014

La réflexion du jour

Ne faudrait-il donc pas commencer à entrevoir une manière différente d'aborder le problème en se reposant une question fondamentale : quel est le rôle réel de l'état? À mes yeux, la réponse est fort simple : la protection du citoyen.

Or, pour protéger le citoyen, l'État n'a pas nécessairement besoin d'assurer la gestion des services. En définir les rôles et les objectifs et assurer la supervision ou la vérification, selon des paramètres établis, suffit.--- François L'Espérance

31 octobre, 2014

Pourquoi certaines sociétés s’enrichissent, alors que d’autres semblent condamnés à la pauvreté?

Revue de livre par Serge Rouleau

Il existe de nombreuses théories pour expliquer les énormes disparités de richesse entre les différentes nations du monde. Toutefois, elles sont souvent simplistes et rarement universelles. Les économistes Daron Acemoglu du MIT et James Robinson de Harvard ont voulu palier à cette lacune en publiant Why Nations Fail.

Les auteurs ont étudié l’histoire de plusieurs sociétés en Europe, en Amérique et en Asie dans le but de comprendre pourquoi certaines se sont enrichies, alors que d’autres sont demeurées pauvres. Est-ce la géographie, la présence de richesses naturelles, la culture ou encore l’ignorance des leaders?

Le phénomène de l’enrichissement des sociétés date d’au plus 200 ans. Avant la révolution industrielle, les populations étaient égales dans la pauvreté. Le revenu moyen d’un conquistador était environ le double d’un Inca.

Les citoyens de l’Angleterre et des États-Unis se sont enrichis après avoir renversé l’élite dirigeante et l’avoir remplacé par une société plus égalitaire. Les gouvernements devaient rendre des comptes aux citoyens et ceux-ci étaient libres d’entreprendre et de choisir leurs activités en fonction de leurs intérêts économiques.

Selon Acemoglu et Robinson, ce sont les institutions qui encadrent le fonctionnement d’une société qui favorisent ou non son succès. Une société bénéficiant d’institutions inclusives prospère, alors que les sociétés encadrées par des institutions extractives sont condamnées à la misère.

La clé du développement est l’inclusion de la majorité de la population à la vie économique. Lorsqu’un individu peut améliorer son sort en travaillant plus, en prenant des risques ou en innovant, la société se développe et tous en profitent. Les principes sous-jacents aux institutions inclusives sont principalement la propriété privée, le caractère sacré de l’État de droit et la pluralité politique. La propriété privée permet aux individus de profiter des bienfaits des efforts qu’ils déploient dans la société. L’État de droit minimise l’arbitraire et protège les individus des abus. La pluralité politique stimule les débats sociaux et permet de maintenir un bon équilibre entre les diverses options politiques.

Au contraire, une société encadrer par des institutions extractives est caractérisée par la dictature politique et l’arbitraire. Règle générale, lorsque le pouvoir politique est centralisé dans les mains de quelques individus, le gouvernement est instrumentalisé au bénéfice de l’élite dirigeante. La population  ne pouvant bénéficier des bienfaits de leurs efforts a recours à toutes sortes de subterfuges pour éviter la confiscation du fruit de leurs labeurs. Les plus talentueux émigrent quand cela est possible. Ces populations sont condamnées à la pauvreté.

L’État doit être suffisamment fort pour mettre en place des institutions favorisant l’activité économique : des systèmes judiciaire et monétaire forts, une sécurité publique et une justice indépendants de la politique, des infrastructures de base suffisantes et efficaces et des systèmes de santé et d’éducation de qualité. Cependant, le pouvoir de l’État ne doit pas être hégémonique. Pour éviter les systèmes où une minorité au pouvoir exploite la majorité, il doit y avoir plusieurs sources de pouvoirs : plusieurs partis politiques, une société civile militante et des médias forts et indépendants.

Les auteurs utilisent, entre autres, les Corées pour démontrer leur thèse. Au milieu du XXe siècle, les Corées du Nord et du Sud étaient réunies. Elles bénéficiaient donc des mêmes atouts : population homogène, même culture, mêmes ressources naturelles, etc.. La guerre de Corée au début des années 50 créa deux pays, le Nord et le Sud. La Corée du Nord, s’inspirant de la Chine communiste,  a eu recours à des institutions extractives pour gouverner. Par contre, la Corée du Sud, tout en conservant les caractéristiques propres à la culture coréenne, s’inspira des démocraties capitalistes. Elle a adopté des institutions inclusives pour gouverner. Soixante ans plus tard, la population de la Corée du Nord végète parmi les plus pauvres au monde, tandis que celle de la Corée du Sud a rapidement rattrapé la plupart des pays occidentaux.


Toutefois, les auteurs nous rappellent qu’il n’y a rien de permanent. Une société inclusive peut rapidement muter en une société extractive. Il suffit de regarder l’histoire récente du Venezuela pour s’en convaincre.

La réflexion du jour

Certes, le Québec s’en tire mieux que plusieurs pays européens. Malgré tout, il faut prendre le déficit et la dette au sérieux. Parce qu’il faut les maintenir sous contrôle. Parce que chaque dollar payé en intérêt n’est plus disponible pour financer des services qui nous sont chers. Parce que les déficits d’aujourd’hui sont les impôts de demain. Et surtout, parce qu’il est impossible de s’enrichir en vivant à crédit.--- Nathalie Elgrably-Lévy

30 octobre, 2014

La réflexion du jour

Le fait de critiquer la formule Rand a trop souvent été associé, au Québec, aux idées antisyndicales. Disons-le franchement : on peut être syndicaliste et souhaiter une pluralité syndicale. À long terme, c'est même la seule manière de mettre en compétition les organisations syndicales et de s'assurer que celles-ci demeurent près des préoccupations des travailleurs. En ce moment, elles ont le monopole ; pourquoi marcheraient-elles droit ? Pourquoi respecteraient-elles leurs membres ? Pourquoi seraient-elles attachées aux fondements de la démocratie et se doteraient-elles de hauts standards éthiques, par exemple ? Leurs membres sont captifs ; peu importe ce qu'ils font, on prend leurs cotisations à la source, et tant pis pour le reste.---Louis Préfontaine, auteur, blogueur et ex-syndicaliste

29 octobre, 2014

La France, cancre de l’Europe; le Québec, cancre de l’Amérique du Nord

Alors que l'Allemagne annonce un équilibre budgétaire pour 2015, la France laisse filer le déficit de l'État qui sera de (au moins) 4,4% en 2014. Autant de dette en plus pour les générations futures.


La réflexion du jour

Enfin, l'État n'a pas comme rôle de se substituer à l'entreprise privée et ne devrait pas nous dire où travailler, comment épargner, quoi construire ou produire. Il doit plutôt assurer un environnement qui protège les droits de propriété et les contrats librement conclus et favorise la concurrence, source d'innovation bénéfique aux consommateurs.--- Adrien Pouliot

28 octobre, 2014

La réflexion du jour

La rémunération élevée et le grand nombre d'employés à la Ville de Montréal expliquent pourquoi la métropole se classe encore comme l'une des villes les plus chères à gérer au Québec.--- Pierre-André Normandin

27 octobre, 2014

La dette publique est garantie par les épargnes des Québécois

L'État français a accumulé une dette de plus de 2 000 milliards d'euros, soit presque 100% du PIB, et l'économie est en berne, pourtant les investisseurs continuent à lui prêter, car ils savent que l'État français en dernier recours fera un hold-up sur l'épargne des Français et se servira directement dans leur capital.

Autrement dit, c'est l'épargne des Français qui garantit l'endettement de l'État auprès des prêteurs.

La situation du Québec est sensiblement la même que celle de la France. La dette de l’État français est d’environ 42 000 $C par habitant. Celle du Québec, incluant notre portion de la dette fédérale, est d’environ 39 000 $C. Comme en France, la dette publique du Québec est garantie par l’épargne des Québécois. Donc, n’en doutez pas, lorsque les banques viendront sonner à la porte du ministre des Finances, le gouvernement n’hésitera pas à confisquer le capital de ceux qui se seront serré la ceinture pour épargner.


La réflexion du jour

À cet égard, un pays se distingue pour avoir brillamment réussi à relever son économie et à équilibrer son budget. En 1995, le Wall Street Journal le disait au bord de la faillite. Aujourd’hui, il est cité en exemple partout dans le monde. Son nom est sur les lèvres de nombreux politiciens, la revue française Les Échos dit de lui que c’est «un cas d’école de redressement long mais spectaculaire» et le journal Le Nouvel Économiste le présente comme «exemple de réforme réussie». Ce pays, c’est le Canada!--- Nathalie Elgrably-Lévy

25 octobre, 2014

La réflexion du jour

Chaque fois qu'une municipalité modifie un projet, elle doit refaire une demande. De plus, pour chaque demande, plusieurs intervenants doivent se coordonner. Par exemple, pour le service de bus rapide sur Pie-IX, il faut le feu vert de Montréal, Laval, la STM, la STL, l'AMT et les arrondissements. On l'attend depuis 2009...---Paul Journet

24 octobre, 2014

La campagne « ASSEZ » du Parti Conservateur du Québec

Le PCQ vient de lancer la campagne « ASSEZ ». Vous pouvez participer à cette campagne en affichant votre ras-le-bol au moyen d’autocollants que vous pouvez vous procurer sur le site internet du parti. Vous pouvez aussi exprimer votre ras-le-bol directement ici. Je souhaite que la campagne « ASSEZ » lancée par le parti conservateur fasse boule de neige.

Voici la liste de mes « ASSEZ » :

       ·         J’en ai assez des impôts, taxes et tarifs confiscatoires;
·         J’en ai assez du capitalisme de copinage;
·         J’en ai assez des règlements qui me pourrissent la vie pour éviter des évènements malheureux, mais rarissimes;
·         J’en ai assez des attentes à l’urgence;
·         J’en ai assez des attentes pour voir un médecin;
·         J’en ai assez des locaux délabrés dans les écoles;
·         J’en ai assez des fonctionnaires qui torpillent le moindre effort de rationalisation des dépenses;
·         J’en ai assez du peu d’imputabilité des politiciens et des bureaucrates;
·         J’en ai assez de la déresponsabilisation des individus;
·         J’en ai assez de payer 4 ou 5 fois le prix coûtant d’une bouteille de vin;
·         J’en ai assez du prix minimum de l’essence;
·         J’en ai assez de la gestion de l’offre;
·         J’en ai assez des groupes d’intérêt qui prétendent parler en mon nom;
·         J’en ai assez des employés municipaux qui gagnent 35% de plus que leurs confrères du public et du privé;
·         J’en ai assez de me faire voler par des entrepreneurs véreux;
·         J’en ai assez des nominations politiques sans égard à leurs compétences;
·         J’en ai assez des écologistes qui s’objectent à tous développements économiques;
·         J’en ai assez des artistes qui abusent de leur popularité pour promouvoir l’immobilisme;
·         J’en ai assez des bien-pensants qui me sermonnent comme les curés d’antan;
·         J’en ai assez des syndicats qui se croient au-dessus des lois;
·         J’en ai assez…….

Je suis persuadé que, comme moi, vous en avez assez de vous faire promettre des solutions qui n’atteignent jamais leurs buts.

Vous vous imaginez peut-être que les problèmes vont disparaître comme par magie, mais cela n’arrivera pas.

Depuis 40 ans, les gouvernements, tous partis confondus,  ont empilé des dettes et trouvé de nouvelles façons de fouiller plus profondément dans mes poches. Je ne sais pas pour vous, mais moi j’en ai assez de payer sans que les services s’améliorent, voire se détériorent, et que la dette publique augmente sans cesse.

Les interventionnistes argumentent que nous avons fait des choix de société et que maintenant on doit en assumer les coûts. En ce qui me concerne, ce sont les politiciens et les groupes d’intérêt qui ont choisi pour moi.  Pour être qualifié de choix de société, un programme devrait avoir fait l’objet d’un débat de société et avoir reçu l’approbation de la majorité des électeurs par voie de référendum. Aucun des programmes actuels ne satisfait ces critères. 

Bien sûr, il est important de dénoncer l’ineptie du mammouth étatique, sinon les promoteurs du tout à l’État  occuperont l’entièreté de l’espace médiatique comme ils le font depuis plus de quarante ans. Mais faire le ménage dans la fonction publique, ne retardera que de quelques années l’inévitable.

Il faut réduire le rôle de l’État dans l’économie et instaurer des mécanismes de concurrence dans la livraison des services considérés comme essentiels tels que la Santé et l’Éducation. Soyons sérieux, si on ne s’attaque pas aux problèmes à leurs sources, nous nous enfoncerons jusqu’à ce que les banquiers viennent sonner à notre porte. Là nous connaîtrons ce que c’est l’austérité. Pour s’en convaincre, il suffit de penser à la Grèce et à l'Espagne : des milliers de mises à pied, des réductions de salaire de 10% ou plus, un taux de chômage de plus de 20% et plus de 40% chez les moins de trente ans, etc.


Est-ce ça que nous voulons? Je tiens à ce que mes enfants et petits-enfants connaissent des jours meilleurs et soient fiers d’habiter au Québec. Il faut donc cesser d’entretenir un modèle économique interventionniste révolu qui est peu productif et coûteux et qui tue l’entrepreneuriat et l’innovation.

La réflexion du jour

Derrière la protection d’une espèce menacée brandie par des environnementalistes pour ennoblir leur combat, se cache une lutte d’arrière-garde contre l’utilisation des produits pétroliers, à plus forte raison s’ils proviennent de l’Ouest canadien qui nourrit pourtant le Québec par la péréquation, et toute exploitation des ressources naturelles.--- Jean-Jacques Samson

23 octobre, 2014

La réflexion du jour

Le gouvernement ignore combien il a d'employés sur sa liste de paie. Les estimations varient de 500 000 à 650 000. La nébuleuse gouvernementale serait constituée, selon des relevés du Vérificateur général qui datent un peu, de quelque 500 entités. --- Donald Charrette

22 octobre, 2014

L’interventionnisme étatique, la plus grande embûche au développement de l’économie

Stéphane Treppoz est PDG de sarenza.com, il a créé 200 emplois. Il donne un cours, sur le fonctionnement de l'entreprise et les difficultés auxquelles elle est confrontée en France, aux politiciens présents sur le plateau qui eux n'ont pour la plupart jamais créé d'emplois ni de richesse.

La situation est grave pour la France, ça fait 40 ans que le budget de l'État est dans le rouge, qu'il n'y a plus d'investissement et que les impôts augmentent, pourtant des entrepreneurs arrivent encore à s'en sortir malgré tous les bâtons que l'État leur met dans les roues.


La réflexion du jour

L’actualité nous rappelle aussi que les Québécois sont des écologistes non pratiquants. Nous sommes de redoutables consommateurs, mais tous les projets associés au pétrole sont honnis par une frange bruyante de la population.--- Pierre Duhamel

21 octobre, 2014

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

On peut à la fois souligner le caractère admirable de la Révolution tranquille, la trouver remarquable dans le contexte qui était le sien et croire en même temps qu'elle a dépassé sa durée de vie et engendré de trop nombreux effets pervers. On peut aussi dire qu'on a étiré l'élastique et transformé une période riche et intéressante en conte de fées.--- Alain Dubuc

20 octobre, 2014

Salaire minimum 101

Les interventionnistes militent en faveur dans le but, disent-ils, de réduire la pauvreté. Pourtant les faits démontrent le contraire.

Emerald Robinson explique pourquoi.


La réflexion du jour

Il faut désormais partir des écoles et établir les services qui devraient être offerts régionalement, des services qui peuvent différer selon les besoins de chaque milieu. Ainsi, la nouvelle c.s. devient une coop de services. Ainsi, si on regarde les instances démocratiques scolaires actuelles, il est difficile de s’y retrouver car les pouvoirs sont dilués à travers la structure. De fait, le véritable pouvoir appartient au ministère de l’Éducation et aux syndicats.---Yvon Robert - Ancien directeur général de commission scolaire et directeur d’écoles privées

18 octobre, 2014

La réflexion du jour

Chaque jour qui passe apporte son lot de protestations «préventives» au sujet d'éventuelles réductions de dépenses du gouvernement du Québec. De tous les segments de la société, on se proclame intouchable et on anticipe les pires malheurs si l'on ose réduire les activités financées par l'État. C'est ainsi que, jour après jour, on voit défiler dans les médias ces défenseurs du statu quo qui s'indignent en cohortes.--- Françoise Bertrand

17 octobre, 2014

Le régime des garderies souffre des mêmes carences que les autres monopoles d’État

Ainsi j’apprends qu’il existe des places fantômes dans les garderies subventionnées. Par exemple, un enfant fréquente la garderie 3 jours par semaine, mais la responsable réclame la subvention pour cinq jours. Ou une mère enregistre son poupon à la garderie trois mois avant son retour au travail, mais la responsable réclame la subvention immédiatement sous prétexte que la place n’est plus disponible.

Le Conseil québécois des services de garde estime que 10% des quelque 15 000 responsables d'un service de garde (RSG) en milieu familial «font une utilisation inappropriée des subventions». C'est une dépense de 15 millions en fonds publics. C’est l’équivalent de 8 000 places subventionnées, mais non utilisées.

Je dois vous avouer que je ne suis pas surpris. Ce phénomène est un des effets pervers des programmes gouvernementaux. Ces programmes sont comme des plats de bonbons laissés sur le comptoir. Tout un chacun y pige à volonté. Les garderies subventionnées ne font pas exceptions.

Il n’existe pas de solution à ce phénomène. Tant qu’il y aura des programmes gouvernementaux où les services sont rendus par des monopoles d’État, il y aura des bougons pour en abuser. Il n’y aura jamais assez de contrôle et d’inspecteurs pour éliminer tous les abus.

Toutefois, ces abus peuvent être réduits à leur minimum en concevant les programmes en fonction des individus visés plutôt qu’en fonction des intérêts des groupes de pression. Croyez-vous que les abus décrits plus haut auraient pu exister si les parents payaient eux-mêmes les frais de garderie? Bien sûr que non, aucun parent n’accepterait de payer pour un service qu’il ne reçoit pas.

Après seulement quelques années d’existence le régime de garderie souffre des mêmes carences que les autres programmes exploités par des monopoles étatiques : santé, éducation, SAQ, Hydro-Québec, Loto Québec, etc. Ce n’est donc pas surprenant que les coûts explosent et la qualité du service diminue.

Si au lieu de subventionner les garderies, le gouvernement subventionnait les parents et confiait au libre marché la responsabilité de les exploiter, la plupart des problèmes connus n’existeraient même pas.

Il n’y aurait pas de pénurie. Le libre marché aurait rapidement trouvé des solutions adaptées aux besoins des parents. Coopératives, OSBL, Garderies à but lucratif, etc. auraient été créés partout au Québec jusqu’à ce que la demande soit entièrement satisfaite.

Les frais de garde seraient moindres. La concurrence que se livreraient les garderies assurerait aux parents le meilleur rapport qualité/prix. Le système actuel favorise avant tout les syndicats au détriment des parents. Le réseau de garderie assure aux syndicats des milliers de membres captifs. C’est devenu une vache sacrée que les syndicats n’hésitent pas à utiliser  pour arriver à leurs fins. Le résultat : les coûts augmentent sans cesse, mais la qualité est aléatoire. Si les garderies étaient exploitées par des entreprises indépendantes, elles rivaliseraient d’ingéniosité pour attirer et conserver le patronage des parents. Les coûts diminueraient et la qualité augmenterait.

Contrairement à ce que prétendent les étatistes, les normes imposées par le ministère seraient mieux respectées. Dans le système actuel, les fonctionnaires  sont en conflit d’intérêts. D’un côté ils doivent assurer le respect des normes, de l’autre ils doivent contrôler les coûts. L’arbitrage du ministre est dicté par les priorités politiques du moment. Dans ces conditions, les groupes d’intérêt, mieux organisés et possédant des moyens considérables, en tirent immanquablement les plus grands bénéfices au détriment des parents. Dans un régime où le gouvernement n’est pas aussi l’exploitant, les fonctionnaires veilleraient uniquement au respect des normes et offriraient ainsi un contrepoids efficace aux groupes d’intérêt.


Ce qui me frustre au plus point dans tout ça, c’est qu’au moment de la création du programme des garderies tous connaissaient très bien les piètres performances des monopoles de la santé et de l’éducation. Il me semble qu’au minimum on aurait pu éviter les erreurs du passé. Mais il semble que la politique a des raisons que la raison ne peut pas comprendre.

La réflexion du jour

Le privé force même l’école publique à s’améliorer pour conserver ses élèves, en multipliant les écoles à vocation particulière. Il faut évidemment souhaiter la renaissance de l’école publique. Elle demeure le fondement du système scolaire. D’ailleurs, mieux l’école publique sera, et moins l’école privée attirera. Mais pour l’instant, l’école publique a l’allure d’un navire qui prend l’eau. Couper le financement de l’école privée reviendrait à entraver l’accès aux canots de sauvetage.--- Mathieu Bock-Côté

16 octobre, 2014

La réflexion du jour

En somme, il est très frustrant de constater que malgré la pause du réchauffement, l’absence de conséquences catastrophiques, les doutes émergents quant au rôle des activités humaines concernant le réchauffement et la piètre performance des politiques gouvernementales visant à réduire les émissions, la propagande de la gauche écolo se poursuit, voire même s’intensifie!--- Le minarchiste

15 octobre, 2014

France-Québec, les mêmes problèmes et les mêmes combats

N’eût été l'accent j’aurais juré qu’ils parlaient du Québec.

Dépenser à gogo l'argent des contribuables est dans l'ADN des fonctionnaires et autres politiciens, même quand il s'agit de faire des économies.

Tout ce gaspillage ne va ni dans le bien-être des Français ni dans la croissance.

Le secteur public français est obèse et ses avantages sont injustes par rapport au secteur privé, tant qu'on n'aura pas d'alignement de ces deux secteurs, toutes les professions auront un sentiment d'injustice. L'État devrait s'attaquer en premier lieu à la masse de fonctionnaires avant de s'en prendre aux professions libérales dites "réglementés" et autres privés.

Agnès Verdier-Molinié et Marc Fiorentino dénoncent l’ineeficacité et les abus de l’État français.


La réflexion du jour

La coalition syndicale a perdu la bataille de l’opinion publique par la violence de ses manifestations et de ses propos.

À preuve, la réaction courageuse de l’administration Coderre à Montréal qui a congédié et suspendu des participants au saccage de l’hôtel de ville, du jamais vu comme réplique dans le secteur public au Québec, a été largement applaudie partout à travers le Québec.--- Jean-Jacques Samson

14 octobre, 2014

La réflexion du jour

Or, tous les monopoles sont intrinsèquement inefficaces et portent en eux les conditions nécessaires à leur dégénérescence. C’est d’autant plus vrai pour un monopole public inspiré du modèle soviétique. Le Dr Barrette peut inventer autant de nouvelles structures que son imagination le lui permet, tant que sa pensée sera enfermée dans le dogme socialiste, ses efforts reviennent à vouloir réaménager les chaises du Titanic pour empêcher son naufrage.--- Nathalie Elgrably-Lévy

13 octobre, 2014

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

On proteste contre «l’austérité» alors qu’il faut simplement mettre fin au gaspillage; nous continuerons à dépenser plus, beaucoup plus, que les autres provinces. Mais les bureaucrates, qui sont aussi des stratèges de haut vol, ordonnent des coupes douteuses dans le but d’attendrir l’opinion publique et de faire reculer le gouvernement. Ils souhaitent revenir à la recette traditionnelle: hausser les taxes, les impôts, les tarifs, etc. Ce qui profite toujours à la même minorité.--- Michel Hébert

11 octobre, 2014

La réflexion du jour

Je connais bien toutes les excuses des écoles publiques. Elles sont obligées de s’occuper des cas lourds, etc. La vérité, c’est que dans ces écoles, les intérêts des professeurs et des administrateurs passent trop souvent avant ceux des élèves. Là réside le vrai problème.--- Loïc Tassé

10 octobre, 2014

Faire crever les écoles privées ne sauvera pas les écoles publiques

Le gouvernement est en faillite et recherche par tous les moyens à augmenter ses revenus. C’est à croire que la réduction des dépenses dans les programmes inutiles et en réduisant la taille de l’État est une impossibilité pour tout politicien qui se respecte. Le ministère de l’Éducation ne fait pas exception.

Le ministre Bolduc croit avoir trouvé un nouveau truc pour fouiller encore plus profondément dans les poches des contribuables : réduire les contributions du gouvernement aux écoles privées. Il espère ainsi récupérer quelques dizaines de millions dans les poches des parents qui se serrent déjà la ceinture pour offrir à leurs enfants une scolarité de qualité.

Cela sera certainement très populaire auprès des syndicats et des étatistes qui carburent au tout à l’État. Mais cette fois le ministre se tire dans le pied. Une étude de la faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke, réalisée en 2013 pour la Fédération des établissements d'enseignement privé, conclut que des augmentations entre 1000$ et 2000$ des droits de scolarité résulteraient en un transfert entre 43% et 75% des enfants du privé vers le public.
Selon l’analyse d’Alain Dubuc, si 40% des élèves quittent le privé, le gouvernement ferait une économie de 44,1 millions. Par contre, si 75% des élèves quittent l’école privée, alors le gouvernement perdrait 35,4 millions. Cela découle du fait qu’un élève au privé coûte 40% de moins au gouvernement qu’un élève au public, la différence étant payée par les parents. Alors, au mieux le gouvernement fera un gain minime et au pire une perte négligeable. Mais malheureusement, cela risque de détruire ce qui reste de bon dans le système d’éducation, les écoles privées.
Alors, n’en déplaise aux syndicats et autres faiseurs d’opinions gauchistes pour qui hors de l’État point de salut, l’école privée n’enlève rien à l’école publique. C’est un mythe entretenu par les profiteurs du système qui craignent de se faire démasquer.
La performance internationale remarquable de notre système scolaire tient en bonne partie au réseau privé. Par exemple, aux résultats du test du PISA en mathématiques, en 2012, ce sont les élèves du privé, avec une note de 584 - contre 522 pour le public - qui ont fait grimper les résultats du Québec à 537 et permis d'obtenir un des meilleurs résultats de l’Occident.

La présence du réseau privé crée en outre un climat de concurrence qui rend le public plus performant. Les écoles publiques qui réussissent imitent les écoles privées : directeurs responsables, discipline, enseignants motivés, parents qui ont à cœur la réussite de leurs enfants. Bien entendu, ce n’est pas de tout repos. Le directeur et les profs doivent se battre contre les conventions collectives et les décisions stupides des bureaucrates des commissions scolaires et du ministère, mais les plus tenaces arrivent à battre le système et à réussir des quasi-miracles.

La réduction de la contribution du gouvernement aux écoles privées créera deux catégories d’élèves, les nantis et les pauvres. Les écoles privées qui survivront aux coupures du ministre Bolduc seront réservées non plus aux enfants talentueux,  mais à ceux dont les parents en auront les moyens. La réduction des subventions signifiera que beaucoup d’élèves motivés et qui travaillent fort n’auront plus accès à l'école de leur choix parce que leurs parents n'en auront plus les moyens.

Il serait plus avisé de faire le contraire. L’asymétrie du financement publique des écoles privées et publiques fausse les règles d’une saine concurrence entre les écoles. Pour corriger la situation, il suffirait d’offrir un seul régime de financement pour les écoles publiques et privées. En contrepartie, les critères d’acceptation des élèves seraient les mêmes pour tous. En bonus, cette approche permettrait au gouvernement de privatiser les écoles publiques pour renflouer les coffres de l’État.

Je n’invente rien, c’est ce qui se fait, entre autres, en Suède. Mais le modèle québécois n’a pas de leçon à recevoir de personne. Misère!

La réflexion du jour

La façon la plus vicieuse de la part des paliers intermédiaires de décision de résister à l’opération d’assainissement des finances publiques menée par le gouvernement Couillard est de cibler des coupes budgétaires qui paraîtront odieuses à toute la population.--- Jean-Jacques Samson

09 octobre, 2014

La réflexion du jour

C’est une guerre idéologique. Le Québec a éliminé tous les hôpitaux privés, on travaille à faire disparaître les garderies privées, pourquoi ne pas se débarrasser aussi des écoles privées? On aime tellement les systèmes étatiques uniques et uniformes, syndiqués mur à mur.

Le Québec doit s’occuper mieux de son école publique, oui. Faire croire que l’argent viendra de coupes dans le privé est un grossier mensonge.--- Mario Dumont

08 octobre, 2014

Les socialistes palabrent, les capitalistes agissent

N’en déplaise aux gauchistes, la faim dans le monde recule et les nouvelles technologies capitalistes y sont pour beaucoup, elles permettent une augmentation de la productivité et donc une diminution de la pauvreté et de la malnutrition.


La réflexion du jour

Si le Québec vise des réductions d'émission de GES de 20 % sous le niveau de 1990, la Californie vise 0 %, soit la même quantité d'émissions qu'en 1990. Avec des ambitions si élevées, les entreprises québécoises atteindront rapidement le plafond de droits d'émission disponibles au Québec et devront acheter des droits d'émission de la Californie. En clair, cela signifie que nous paierons directement aux Californiens une partie de la facture de leurs programmes de réduction de GES, soit environ 300 M$ selon Bloomberg.--- Françoise Bertrand

07 octobre, 2014

La réflexion du jour

Les groupes de pression, aussi légitimes soient-ils, exagèrent leur importance. Ils font beaucoup de bruit et finissent par se convaincre qu’ils parlent au nom du peuple. Foutaise. La CSN défend les intérêts de la CSN. Tout comme la Fraternité des policiers. Ou Greenpeace. Ce n’est pas parce que les Québécois «ordinaires» ne menacent pas de renverser l’État, qu’ils ne font pas résonner leurs casseroles et qu’ils ne promettent pas de foutre le bordel qu’ils n’expriment pas leurs préférences.--- Lise Ravary

06 octobre, 2014

Comment appauvrir une nation? La recette française

La France s’appauvrit au profit de l’Angleterre et de la Belgique. Les politiques fiscales confiscatoires sont à la source de ce fiasco. Espérons que nos politiciens prennent des notes.


La réflexion du jour

À l’assaut des organigrammes, ils (ndlr les cadres de la fonction publique) grimpent les échelles salariales, la broue dans l'toupet (ou ce qui en reste), visant le sommet de leurs empires affiliés, misant sur l'assiduité et donc toujours présents aux soirées «reconnaissance» où tout un chacun savoure son statut d’intouchable en se demandant comment on a fait pour se passer d’eux et survivre jusqu’à maintenant…--- Michel Hébert

04 octobre, 2014

La réflexion du jour

«Depuis que je suis en poste (en avril), 12 entreprises m'ont dit: «Si vous ne nous donnez pas de subvention, on ne fait pas notre projet», raconte-t-il. J'ai refusé de le faire dans 11 des 12 cas, et tous les projets sont allés de l'avant quand même. Les gens d'affaires sont habitués de demander des subventions, ils voient ça comme un droit. C'est comme quand vous mettez un enfant devant un plat de bonbons.»--- Jacques Daoust

03 octobre, 2014

Uber : enfin, de la concurrence à l’industrie du taxi

Il y a quelques jours, j’ai dû prendre un taxi pour aller à l’aéroport Trudeau. La gentillesse du chauffeur n’a pu me faire oublier l’état lamentable du véhicule. Il était usé à la corde. L’odeur s’apparentait plus à une poubelle qu’à ce qu’on est en droit d’attendre d’un taxi.

Mais, grâce à Uber, cela pourrait bientôt être une chose du passé. Uber est une application pour téléphone intelligent qui permet de commander un taxi. On télécharge l’application, on enregistre nos données personnelles et notre numéro de carte de crédit et voilà. Non seulement son utilisation est d’une simplicité désarmante, mais en plus, Uber me permet de voir la photo du conducteur, le modèle et l’emplacement de la voiture, le délai d’attente et le coût approximatif de la course. Ensuite, l’application se charge de débiter ma carte de crédit incluant le prix de la course et le pourboire et me transmet un reçu par internet. Je préférerais avoir le choix du pourboire, mais ça viendra.

On est bien loin des centrales téléphoniques des compagnies de taxis.

À ce jour, seuls les taxis peuvent utiliser le service de répartition Uber. Mais la compagnie recrute maintenant des véhicules privés pour son service de covoiturage uberPOP. Ce service, déjà présent dans plusieurs villes d’Europe, recrute des chauffeurs qui n’ont pas de licence de taxi et ne paient pas de frais mensuels à des intermédiaires comme Taxi Diamond. Leurs tarifs seront donc nettement inférieurs à ceux des taxis pour le plus grand bénéfice des consommateurs.

Les chauffeurs d’uberPOP sont non professionnels, titulaires d’un permis de conduire depuis plus de trois ans et possèdent une assurance personnelle pour leur véhicule. La voiture doit être une quatre portes compacte ou une berline standard de moins de six ans, en excellent état. Uber affirme vérifier les antécédents criminels de ses conducteurs et a une politique de tolérance zéro s’il y a des infractions.

Donc, uberPOP offrira un service de meilleure qualité à moindre coût, de quoi secouer les puces de l’industrie du taxi montréalaise. Il était temps, car malgré les belles promesses, les coûts augmentent constamment, mais la qualité des chauffeurs et des véhicules sont aléatoires.

Comme il fallait le prévoir, Benoît Jugand, directeur général du Bureau du taxi de Montréal, crie à l’injustice. Il dénonce que les participants d’uberPOP n’ont pas à se conformer aux lois et règlements en vigueur. Toutefois, il oublie sciemment de mentionner que, dans ce dossier, le but premier du Bureau du taxi est de protéger la valeur des permis de taxi qui atteint la somme faramineuse de 200 000 $.

Un permis de taxi n’est qu’un bout de papier qui n’a aucune valeur. Sa valeur réside dans le fait que les lois et règlements du taxi créent une rareté artificielle en contingentant le nombre de permis. UberPOP, qui facilitera la rencontre d’un chauffeur participant et d’un individu désirant se déplacer entre les points A et B, permet de contourner ce problème. C’est la même chose que si je demandais à mon voisin de m’amener là où je vais.

Alors, le vrai problème de l’industrie du taxi c’est que la valeur des permis passera de 200 000 $ à 0 $. Les chauffeurs qui comptaient sur la vente de leur permis pour financer leur retraite se retrouvent « Gros-Jean comme devant ». Tout ça parce que les politiciens sont intervenus dans une industrie où ils auraient mieux fait de s’abstenir.

Mais je suis prêt à mettre ma main dans le feu que, sous prétexte de sauver l’industrie et de protéger les citoyens, les politiciens vont tout faire pour empêcher le déploiement d’uberPOP. Encore une fois, ce sont les utilisateurs qui paieront la note.

Malheureusement, c’est devenu une constante au Québec : dévaliser les contribuables et les consommateurs au profit des groupes d’intérêt.


(Voir aussi l’excellente chronique de François Cardinal )

La réflexion du jour

Alors que la vente d’essence sera soumise dès le 1er janvier 2015 au marché du carbone formé par seulement le Québec et la Californie, un sondage réalisé par Léger Marketing pour le compte de l’Institut économique de Montréal (IEDM) révèle que près de la moitié des Québécois y sont défavorables lorsqu’ils apprennent que cette mesure pourrait entraîner une hausse du prix de l’essence de 3 ¢ le litre, contre 36 % qui y sont favorables.--- IÉDM

02 octobre, 2014

La réflexion du jour

Comparé à d’autres provinces au Canada et d’autres pays industrialisés, le Québec démontre des forces et aussi, malheureusement, un grand nombre de faiblesses. Pourtant, le Québec possède un potentiel exceptionnel dans de nombreux domaines, que ce soit sur le plan de ses ressources naturelles, de ses institutions, de son capital humain, de ses pôles de développement économique ou de sa créativité et de son ingéniosité. Force est d’admettre que les meilleures conditions ne sont pas encore réunies pour libérer davantage ce potentiel puisque la performance économique du Québec est inférieure à la moyenne canadienne sur de nombreux plans, et ce, année après année.--- CPQ

01 octobre, 2014

Comment tuer l’entrepreneuriat?

Les lois du travail québecoises comptent 1340 pages. Les lois sur la santé et la sécurité du travail comptent 2184 pages. Si on ajoute les lois fiscales municipales, provinciales et fédérales, on comprend tout de suite l’ampleur de la tâche d’un entrepreneur.

La Suisse a un code du travail très simple, bilan : c'est le plein emploi. La France au contraire s'est dotée d'un code du travail (1,450 kg à sec) qui détruit l'emploi par sa lourdeur et sa complexité.


La réflexion du jour

La structurite, c’est aussi 72 commissions scolaires, 18 agences de la santé et plus de 200 sociétés, secrétariats, régies, offices, bureaux, instituts, fonds, centres et conseils sur la liste des organismes que comprend l’administration publique du Québec. En plus des ministères.--- Lise Ravary

30 septembre, 2014

La réflexion du jour

Nous avons 18 Agences de la santé et des services sociaux, contre 14 en Ontario pour une population une fois et demie plus nombreuse et 5 en Colombie-Britannique. Nous avons le ratio de fonctionnaires de la santé le plus élevé au pays.--- Jean-Jacques Samson

29 septembre, 2014

L’égalitarisme, une maladie difficile à traiter

L'égalitarisme est une maladie contagieuse, il tue l'initiative affirme M. Wu Jianmin, ancien ambassadeur de Chine en France. L'égalitarisme tire son origine dans le populisme. 

La Chine est en train de mettre en place son réseau de protection sociale. D'après wu Jianmin, les décideurs chinois ont compris une chose : la protection sociale doit être à la mesure des moyens d'un pays sinon le système n'est pas durable. Et en bon diplomate, il rappelle doucement, mais dans un message très fort face d'un Alain Juppé honteux, que les politiciens français n'ont jamais eu le courage de faire les réformes nécessaires à l'économie de la France.

Quant à Alain Juppé, il reconnaît lui-même que pour gagner les élections en France, il faut être démagogue, l'ancien premier ministre avouant même que le modèle social à la française fait parti de son logiciel, les électeurs étant ses clients.


La réflexion du jour

Notre collègue Michel Girard comptabilisait plus tôt dans la semaine que la hausse totale des revenus du gouvernement du Québec atteint 16 milliards depuis cinq ans. 16 milliards engouffrés dans les dépenses supplémentaires et qui ne nous ont pas sortis du trou.--- Mario Dumont

27 septembre, 2014

La réflexion du jour

Espérons que cela entraînera un changement de comportement, car présentement, Revenu Québec juge les entreprises coupables par association et rejette le fardeau de la preuve sur leurs épaules. Tout cela va à l'encontre de leurs droits fondamentaux. Et cette attitude cavalière peut avoir de lourdes conséquences pour l'économie, prévient le Protecteur du citoyen.---Stéphanie Grammond

26 septembre, 2014

La confiance ça se mérite, surtout en politique

Dans le baromètre des professions 2013, les politiciens se retrouvent au 64e rang sur 66, juste avant les vendeurs d’automobiles usagées et les lobbyistes. Ils trônent dans le peloton de queue depuis que Léger marketing publie son baromètre.

Pourtant, il n’y a aucune autre profession qui requiert la confiance du public plus que celle de politicien. Dans nos démocraties occidentales, en plus de veiller à la bonne marche du gouvernement, ils sont les gardiens des institutions qui protègent nos libertés et régissent notre bien-vivre en société.
Non seulement j’ai perdu confiance en nos politiciens, mais je doute de plus en plus de la probité de nos institutions.

Faites-vous confiance à la police? Pas moi : la nomination partisane du directeur général de la SQ laisse planer un doute sur son indépendance politique; je doute de l’objectivité de la police qui enquête sur les bavures de la police; il ne se passe pas une semaine sans que les médias rapportent une anecdote qui mine la crédibilité des forces de l’ordre.

Faites-vous confiance à la justice? Pas moi : les délais sont interminables; l’utilisation de Post it pour identifier les candidats aptes à la magistrature laisse un doute quant à leurs compétences; les coûts exorbitants des procès favorisent les mieux nantis. Dans ces conditions, il vaut mieux ne pas trop se fier au système.

Faites-vous confiance aux fonctionnaires? Pas moi : la plupart de ceux qui sont au service de la population travaillent honnêtement, mais les bureaucrates qui s’immiscent entre eux et les politiciens servent d’abord leurs maîtres politiques. Il suffit de penser aux abus de l’agence du revenu et aux bévues de l’OLF pour s’en convaincre.

Faites-vous confiance aux ordres professionnels? Pas moi : chacun veille à protéger les siens. Seulement les cas les plus extrêmes et impossibles à camoufler sont connus du public.
Je pourrais continuer ainsi sur des pages et des pages, mais je pense que vous avez compris.

Plusieurs phénomènes contribuent à me convaincre du peu de crédibilité de nos politiciens, mais rien n’y contribue davantage qu’eux-mêmes. Ils sont les artisans de leur propre malheur.

Lors des campagnes électorales ils nous promettent mer et monde, mais dès qu’ils accèdent au pouvoir, ils trouvent les excuses les plus alambiquées pour diluer, voire renier, leurs belles promesses.

Leur comportement à l’Assemblée nationale est digne d’un mauvais vaudeville. Ils se crient des noms au point où il a fallu bannir certains mots de leur vocabulaire. Les questions posées visent surtout à embarrasser l’autre. Lorsque la question est légitime, ils évitent d’y répondre. Pourquoi respecterais-je des adultes qui se comportent comme des gamins mal élevés?

Ils rivalisent d’imagination pour se traiter mutuellement de menteurs et d’incompétents. À la longue j’en suis arrivé à les croire.

Sérieusement, si les politiciens veulent mériter ma confiance, ils devront apprendre à se comporter en adultes responsables. C’est la première étape incontournable pour me redonner confiance aux institutions si essentielles au bon fonctionnement de la société. En voulant miner ma confiance envers leurs adversaires, ils ont réussi à miner ma confiance envers toute la classe politique. C’est ce que j’appelle gagner une bataille au prix de perdre la guerre.

La réflexion du jour

Les défenseurs des modèles étatistes n'aiment pas la concurrence parce qu'elle met en évidence les mauvais résultats des services monopolistiques fournis par l'État. L'éducation au Québec est donc une cible de choix des fervents du «tout-au-public», car elle est un des rares services étatiques où il y a de la concurrence et où l'on peut comparer la performance du privé et du public.--- Adrien Pouliot

25 septembre, 2014

La réflexion du jour

La recette est bien connue dans le secteur public. Pour résister aux volontés du gouvernement en place, on émeut l'opinion en plaçant sous le couperet des services particulièrement populaires.--- André Pratte

24 septembre, 2014

La quatrième révolution

Revue de livre par Gaspard Koenig via le blogue de Joanne Marcotte

Le livre à emmener en vacances, ne serait-ce que pour être sûr que personne ne vous le chipe sur la plage, c’est The Fourth Revolution, publié récemment par deux journalistes de The Economist, John Mickelthwait (rédacteur en chef) et Adrian Wooldridge. Cet essai à l’anglaise, qui mêle expériences personnelles (telle qu’une rencontre avec Milton Friedman dans un sauna californien…), interviews et culture livresque, est la réflexion la plus fine et la plus synthétique que l’on puisse lire sur les douloureuses mutations en cours dans le monde occidental.

Après l’Etat-nation du XVIIe siècle, l’Etat laisser-faire du XIXe et l’Etat-providence du XXe, nos Etats devenus obèses, insatiables et capricieux sont en crise. Voici donc venu le temps de la quatrième révolution, celle d’un Etat restreint et intelligent, concentré sur le cœur des fonctions régaliennes, favorisant l’autonomie individuelle tout en régulant les nouvelles formes de coopérations. Les ingrédients sont là, épars à travers le monde. Prenez les écoles autonomes au Royaume-Uni, la libéralisation agricole en Nouvelle-Zélande, la réforme des retraites en Suède, les « sunset clauses » (durées de péremption) attachées aux lois dans certains Etats des Etats-Unis, l’e-gouvernement au Danemark, la formation des élites en Chine, la fonction publique (réduite mais compétente et bien payée) à Singapour, et le fordisme hospitalier en Inde ; mélangez, testez, gouvernez, et vous aurez la société de demain.

Les expérimentations ne manquent pas, y compris sur le Vieux Continent, de la « big society » britannique à la « société participative » au Pays-Bas en passant par la « génération numérique » de Matteo Renzi. Mais il reste encore à trouver la philosophie d’ensemble de ces transformations, tant il est vrai que ce sont les idées qui changent le monde. Celles de Hobbes, JS Mill, Beatrice Webb ou Milton Friedman, auteurs abondamment cités ; mais aussi, dois-je ajouter par patriotisme, celles de Condorcet, Tocqueville, Bastiat et Deleuze. Pour ne rien gâcher, on trouve dans The Fourth Revolution assez d’anecdotes pour désarmer les pires collectivistes. Saviez-vous que, selon Keynes lui-même, les dépenses publiques ne devraient jamais dépasser un quart du PIB ? Que Beveridge s’inquiétait d’un système d’allocations qui finirait par décourager le travail ? Que Dickens avait imaginé, dans Little Dorrit, un « bureau de la circonlocution » incarnant les pires travers de la bureaucratie ? Que le point de bascule du mouvement de réforme suédois fut la « marche des cent mille hommes d’affaires » sur le Parlement ? Le pays qui, le premier, conceptualisera et accomplira pleinement cette quatrième révolution, deviendra le référent naturel du progrès historique. Souhaitons que, après une banqueroute et quelques émeutes, ce soit la France, exécrable pour les réformes, mais généralement assez douée pour les révolutions.


La réflexion du jour

Si les conservateurs ont un surplus budgétaire l’an prochain, c’est entre autres parce que les conservateurs auront eu le courage de foutre 20 000 fonctionnaires à la porte. Pas des départs à la retraite, mais de vrais congédiements. Pendant ce temps, le gouvernement du Québec annonce qu’il n’y aura pas de mise à pied dans la fonction publique…

Autrement dit, certains voudraient profiter du ménage du fédéral pour éviter d’avoir à faire le ménage dans leur propre cour… Pour équilibrer leur budget, au lieu de quêter l’argent du fédéral, les provinces n’ont qu’à émuler le travail des conservateurs et couper !---Antagoniste

23 septembre, 2014

La réflexion du jour

En pleine campagne électorale, en mars 2014, et alors qu’il venait d’annoncer un déficit de 2,5 milliards $ plus élevé que prévu, le gouvernement péquiste a déversé une véritable manne (433 millions $ en un mois) sur le Québec. L’argent avait été puisé dans le Fonds du développement économique (FDE) administré par IQ. Les prêts et les aides diverses accordées par le Fonds du développement économique sont destinés à des projets qui ne tiennent pas la route sur une base strictement financière.--- Jean-François Cloutier

22 septembre, 2014

L’interventionnisme étatique, la plus grande embûche au développement de l’économie


Stéphane Treppoz est PDG de sarenza.com, il a créé 200 emplois. Il donne un cours sur le fonctionnement de l'entreprise et sur toutes les difficultés auxquelles elle est confrontée en France aux politiciens présents sur le plateau qui eux n'ont pour la plupart jamais créé d'emplois ni de richesse.

La situation est grave pour la France, ça fait 40 ans que le budget de l'État est dans le rouge, qu'il n'y a plus d'investissement et que les impôts augmentent, pourtant des entrepreneurs arrivent encore à s'en sortir malgré tous les bâtons que l'État leur met dans les roues.




La réflexion du jour

Le portrait financier du gouvernement du Québec se résume à ceci: les finances publiques sont dans un état précaire. Nous avons la dette publique la plus élevée de toutes les provinces. Et nous sommes les contribuables les plus lourdement taxés du Canada.

Comment en est-on arrivé à présenter une si mauvaise fiche gouvernementale alors que les revenus autonomes consolidés ont pourtant augmenté de 26,5% en l’espace d’à peine cinq ans. C’est près de trois fois l’inflation (9,6%).--- Michel Girard

20 septembre, 2014

La réflexion du jour

C’est ici que le bât blesse particulièrement. Le coût total des nouveaux projets éoliens — lorsqu’on inclut l’intégration au réseau, le transport et la distribution — avoisine les 14 ¢ par kilowatt-heure effectivement vendu, selon les calculs que nous avons effectués à l’IEDM, alors que le prix de vente se situe à environ 5,8 ¢!

...... depuis le milieu des années 2000, les surplus d’Hydro-Québec, engendrés notamment par les éoliennes, ont coûté 4 milliards aux consommateurs québécois. D’ici 8 ans, ce sera le double.---Youri Chassin

19 septembre, 2014

Changer le modèle québécois

Est-il possible que les Français, champions tous azimuts de l’étatisme, réinventent leur modèle économique avant les Québécois? Je l'espère! Puisque nos politiciens, tous partis confondus, aiment tant imiter la France, cela serait salutaire pour le Québec.

Contrairement aux politiciens, les Français sont mûrs pour qu'il y ait de vraies réformes en France telles la réforme des professions réglementée, celle des seuils sociaux, celle du logement, celle des régions et enfin la réforme de l'État. Le rôle du politique est de permettre aux entreprises de bosser dans de bonnes conditions et de les laisser tranquilles.


La réflexion du jour

Mais les seuls coupables dans cette saga, ce sont les élus, qui ont laissé le bien commun en pâture aux hyènes. Les mêmes qui nous certifient aujourd'hui que la page est tournée et qu'ils sont des gens nouveaux avec des façons de faire bien différentes. Accepterait-on qu'un récidiviste de «l'alcool au volant» plaide la non-imputabilité pour ses frasques passées, simplement parce qu'il dit avoir arrêté de boire?--- Boucar Diouf

18 septembre, 2014

La réflexion du jour

Y a-t-il encore quelqu’un au Québec pour croire qu’Hydro-Québec ne répond pas à des commandes politiques autant pour le développement et le lancement de projets, ses approvisionnements auprès de différentes filières énergétiques (minicentrales hydroélectriques, éoliennes…), ses demandes de hausses tarifaires à la Régie de l’énergie?--- Jean-Jacques Samson

17 septembre, 2014

La réflexion du jour

On entend souvent dire qu’un des avantages des gestionnaires publics de fonds est que leurs frais de gestion sont plus bas que leurs concurrents du privé.
 .....
Et voilà que la semaine dernière, l’Institut Fraser publie un rapport qui démontre le vrai coût de la gestion du RPC. Alors que le gouvernement du Canada donnait toujours le chiffre de 0.28 %, le Fraser Institute l’évalue plutôt à 1.15 % lorsque l’on inclut plusieurs facteurs manquants dans l’analyse, dont les ressources d’administration du régime. --- Michel Kelly-Gagnon

16 septembre, 2014

La réflexion du jour

Comment notre monopole (ndlr la SAQ) peut-il être l'un des plus importants acheteurs de vin de la planète et réussir le tour de force de payer plus cher que la moyenne des autres pays?
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À titre d'exemple, si après d'ardues négociations la SAQ achète un vin 4$ il sera grosso modo revendu 12$ aux consommateurs, rapportant ainsi 8$ en dividendes et en taxes diverses. Mais, si elle consent plutôt à payer ce même vin 6$, celui-ci vous sera alors revendu environ 18$, rapportant plutôt 12$, soit 4$ de plus en marge bénéficiaire et autres taxes!--- Yves Mailloux

15 septembre, 2014

Les Chinois font la leçon aux Français

Les Chinois ont connu les misères du socialisme pur et dur. Aujourd’hui, ils font la leçon aux Français. Nous devrions aussi prendre des notes.

Son Excellence l'ancien ambassadeur de Chine en France, Wu Jianmin (alias Kuing Yamang) donne un cours d'économie aux Français et un cours particulier à Alain Juppé qui en tant qu'éternel fonctionnaire en a bien besoin.

Les 35 heures de Martine Aubry ont beaucoup fait rire les Chinois pour qui le travail est la source de la richesse, et bien fait, il n'est pas un fardeau (Confucius disait : "choisis un métier qui te plaît et tu n'auras pas à travailler un seul jour de ta vie". Mais ceux qui s'opposent au travail encouragent la paresse. Enfin, les 35 heures plombent la compétitivité des entreprises françaises.

Jusqu'en 1978 en Chine, les chefs d'entreprise étaient considérés comme des malfaiteurs. Depuis Deng Xiaoping, ce sont eux qui font marcher l'économie chinoise grâce au secteur privé qui crée 75% des emplois. Il y a maintenant 50 millions de chefs d'entreprise en Chine.

Si Mao Zedong avait eu le même parcours que Deng Xiaoping, il n'y aurait pas eu autant de ravages en Chine pendant des décennies.


La réflexion du jour

Au total, le coût de la gratuité pourrait se situer entre 1 milliard et 1,4 milliards de dollars par année, selon le nombre d’étudiants additionnels. Tout le monde comprend que, compte tenu de la situation financière actuelle du gouvernement du Québec, l’abolition des droits de scolarité universitaires est une mesure impossible à envisager. Mais c’est aussi une mauvaise idée en elle-même.--- Pierre Fortin

13 septembre, 2014

La réflexion du jour

Il en résulte aujourd'hui que les obligations non capitalisées du gouvernement du Québec à l'endroit de ses retraités [actuels et futurs] totalisent quelque 76,7 G$, ce qui représente grosso modo le tiers de la dette de la province. Ça n'a aucun bon sens, et ces chiffres témoignent de l'incapacité chronique de nos gouvernements passés - rouges et bleus confondus - de gérer les deniers publics dans une optique de pérennité. En effet, pendant des décennies, nos élus se sont plutôt contentés d'administrer dans l'esprit d'acheter la paix sociale et syndicale. Mais là, le glas a sonné et l'heure est arrivée de passer à la caisse pour réparer ce gâchis - avant qu'il ne soit trop tard.---Sébastien St-François

12 septembre, 2014

Corruption : les occasions font le larron

Le volet public de la commission Charbonneau tire à sa fin. Bientôt, les commissaires s’attaqueront à l’immense tâche de rédiger leur rapport.

Qu’est-ce que j’ai appris de cet exercice jusqu’à présent?

Évidemment, comme la plupart de ceux qui s’intéressent au bon fonctionnement du gouvernement, je savais que la fonction publique était inefficace, que tout ce que le gouvernement entreprend coûte plus cher et que tous ceux qui gravitent autour pigent allègrement dans le plat de bonbons. Mais cela est une évidence : là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie. Les codes d’éthique, les lois et les règlements peuvent au mieux compliquer la tâche des ripoux, mais il y aura toujours un ripou quelque part prêt à se laisser corrompre ou à corrompre pour quelques bénéfices personnels.

Jusqu’à présent, la commission Charbonneau a fait parader les ripoux devant les caméras. Par média interposé nous leur avons lancé des tomates et des œufs pourris comme cela se faisait au moyen âge.

Le maire Tremblay a rejoué l’acte de la dernière scène, amusant, mais peu instructif. L’ex-ministre Normandeau en a profité pour se refaire une réputation. L’ex-ministre Chevrette en a aussi profité pour faire valoir ses talents de rhétoricien. Cela a fait le bonheur des médias et a alimenté les discussions autour de la machine à café, mais c’est bien peu compte tenu des dégâts.

Malgré tout, cela demeure un exercice utile qui sert à freiner les abus des ripoux. Cela leur prendra un certain temps pour se réorganiser. J’en veux pour preuve la réduction de 30 % des coûts des travaux à la Ville de Montréal.

Toutefois, mon expérience dans l’entreprise privée me convainc que l’hommerie peut être assez facilement contenue à l’intérieur de limites acceptables. Il suffit d’appliquer quelques principes de gestion simples, mais efficaces : tolérance zéro; la rotation des postes sensibles à la corruption; un comité d’audit interne indépendant du management; des employés bien au fait de l’efficacité des mesures anticorruption; des mesures disciplinaires sévères; faire des exemples des ripoux pris la main dans le sac.

Toutes ces mesures ont leur équivalent dans la fonction publique. Mais alors pourquoi ne sont-elles pas efficaces?

Les audiences de la commission ont démontré que la collusion et la corruption avaient été érigées en système et était considéré un modus operandi normal pour quiconque désirait obtenir une part du gâteau.

Ce phénomène n’est pas le résultat de quelques ripoux qui s’entendent pour frauder la princesse. Il découle plutôt du comportement des plus hautes instances du pouvoir qui ne s’intéressent qu’aux résultats sans considération des moyens utilisés pour y arriver; ferment les yeux devant les abus des uns et des autres; tolèrent les écarts de conduite des bons soldats; récompensent (promotions, invitations, nominations, etc.) celles et ceux qui n’hésitent pas à ignorer/contourner la loi pour livrer la marchandise;  interviennent en faveur des plus généreux; bloquent les aspirations légitimes de ceux qui refusent de jouer le jeu; etc.

Je demeure convaincu que sans l’accord passif des ministres et des premiers ministres, les combines dévoilées par la commission Charbonneau n’auraient jamais pu exister. Ce sont eux qui, par leur comportement, ont permis que la collusion et la corruption soient érigées en système et deviennent un modus operandi toléré, voire encouragé.

En fait, l’histoire démontre qu’il n’y a pas de solutions définitives à ce phénomène. Les commissions d’enquête, les élections aux quatre ans, les mécanismes de check and balance, etc. permettent de contenir les systèmes de corruption en place. Mais petit à petit les mauvaises habitudes des uns et des autres reprennent le dessus. Il est donc nécessaire de périodiquement donner un coup de barre pour rappeler tout ce beau monde à l’ordre. Ce fut le cas avec la CECO dans les années 70 et maintenant avec la commission Charbonneau. Il faudra certainement répéter l’exercice à plus ou moins long terme.

Pour réduire de façon permanente la corruption, il faudrait réduire la taille de l’État dans l’économie. Plus l’État intervient dans l’économie, plus il y aura d’occasions de collusion et de corruption. Ne dit-on pas que l’occasion fait le larron.


Mais même en réduisant la taille du gouvernement, il en restera toujours suffisamment pour attirer les ripoux de tout acabit. Ils ne manquent pas d’imagination et s’ajusteront rapidement à leur nouvel environnement. Il faudra donc continuer de faire le ménage périodiquement. Le journalisme d’enquête a un bel avenir.

La réflexion du jour

Comme la rémunération accapare 59,1 % des dépenses de programmes, le gouvernement ne peut «pratiquement» rien couper à ce chapitre, vu les conventions collectives en vigueur.

Il ne reste donc qu’à mettre carrément la hache dans les dépenses touchant les services à la population et l’aide financière accordée aux entreprises et aux organisations subventionnées.

Et une hausse de notre charge fiscale n’est évidemment pas écartée, loin de là.--- Michel Girard

11 septembre, 2014

La réflexion du jour

Ce dont le Québec a cruellement besoin, c’est d’une commission de révision du rôle de l’État. Définir enfin où commence et où s’arrête la responsabilité de l’État, voilà qui serait réellement une première au Québec.--- Nathalie Elgrably-Lévy

10 septembre, 2014

Quand moins c'est mieux

Depuis toujours les gouvernements croissent indéfiniment jusqu’à ce qu’ils croulent sous leur propre poids. C’est aussi vrai de l’Empire romain que du Venezuela actuel.

Les vertus d’un petit gouvernement sont bien connues, mais, à quelques exceptions près, aucun politicien ne réduit significativement la taille de son gouvernement, source de son pouvoir.

Si on compare les avantages et désavantages d’un gros gouvernement à ceux d’un petit, ce dernier en sortira toujours vainqueur. Emerald Robinson explique pourquoi.


La réflexion du jour

Le Québec a un choix. S'il tient à ce qu'il a accompli, il devra changer, assainir ses finances, dynamiser son économie. C'est une voie que les pays scandinaves ont empruntée pour sauver leur modèle. Mais il y a un autre modèle qui exerce toujours un grand attrait au Québec: celui de la France, un pays qui a choisi de ne pas changer, et qui ne fait que s'enfoncer.--- Alain Dubuc

09 septembre, 2014

La réflexion du jour

En novembre 2013, une enquête de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) révélait qu’en moyenne les employés municipaux retenus dans son échantillon touchaient une rémunération annuelle totale de 76 000 dollars. Les employés qui occupaient des fonctions entièrement comparables dans la fonction publique provinciale devaient se contenter de 56 000 dollars. Cet écart moyen de 20 000 dollars (36 %) pour le même emploi entre des administrations qui se côtoient est énorme.--- Pierre Fortin

08 septembre, 2014

Les effets pervers des subventions

La cohésion est un de ces mots merveilleux, n'est-ce pas, comme solidarité, qui en pratique a perdu tout son sens étymologique littéral.

Voilà un peu plus de vingt ans qu'on subit les aides européennes. Elles furent mises en place dans le cadre du Traité de Maastricht. 

Il s'agissait avant tout d'amener les régions les pires d'Europe à un niveau moyen. Je pense que nous pouvons désormais voir ce qu'il en est. 

Quel pays a été le plus grand bénéficiaire des aides européennes sous le régime des Traités européens et des rendements plafonnés ? 

La Grèce !

Et qu'est-ce que ça donne en termes d'amélioration de l'économie grecque ? 

Et il y a une raison à ce lien.

Si on a plus d'argent disponible payé par les bureaucraties qu'on peut en avoir dans le secteur privé, alors dans chaque classe des écoles grecques les gamins les plus brillants prendront la décision rationnelle de travailler pour Bruxelles ou pour quelque agence gouvernementale plutôt que de fabriquer quelque chose ou de vendre quelque chose.

Et voilà l'Union européenne devenant un gigantesque mécanisme à redistribuer l'argent des contribuables.
Et nous nous étonnons de chuter économiquement toujours plus bas...

Daniel Hannan, député du parlement européen.


La réflexion du jour

Nous voulons tous que le sort des pauvres s'améliore. Mme Chabot et les syndicats n'ont pas, à cet égard, le monopole de la compassion. Mais contrairement à elle, je ne crois pas qu'on y arrivera en appauvrissant les «riches». Il a été amplement et solidement démontré que les nirvanas socialistes redistributionnistes à planification centrale ont, partout et de tout temps, lamentablement échoué à réduire les inégalités et à créer de la richesse pour tous. --- Adrien Pouliot

06 septembre, 2014

La réflexion du jour

On comprend l’intérêt syndical. Une fois que la CSQ et la CSN auront syndiqué tous les CPE et tous les services en milieu familial, vous imaginez la force de frappe, la capacité de faire chanter le gouvernement? Un beau matin, vous menacez de fermer tous les services de garde, vous paralysez complètement le Québec. L’activité économique autant que les services publics seront lourdement perturbés par des milliers de parents mal pris pour quitter la maison.--- Mario Dumont