Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

05 septembre, 2014

Risque zéro, déresponsabilisation et immobilisme

Le 28 août dernier, un bambin de treize mois, laissé quelques minutes sans surveillance, est tombé dans la piscine. Il survivra, mais il est possible qu’il ait subi des dommages irréversibles au cerveau.

Le même jour les coroners Me Andrée Kronström et Dr Philippe Nobécourt, publiaient leurs rapports au sujet des décès de Nathan Lessard-Hamel et Émile Poulin, respectivement survenus à Magog et à Saint-Georges. Tous deux sont décédés par noyade dans une piscine résidentielle à l'âge de 3 ans.

La mort accidentelle d’un enfant est toujours une tragédie pour la famille et les proches. Personne ne devrait vivre un tel drame. J’imagine le désarroi et le sentiment de culpabilité des parents impliqués.

Ceci dit, je dénonce l’hystérie collective de tous les adeptes du risque zéro qui, suite à de telles tragédies, déchirent leur chemise sur la place publique et réclame toujours plus de mesure de sécurité.

Cette habitude bien québécoise de vouloir éliminer tous les risques à grands coups de lois et de règlements m’exaspère. Les coroners sont particulièrement imaginatifs et n’hésitent pas à recommander des mesures qui pénalisent l’ensemble de la population pour éliminer les sources de risques même les plus improbables. Faudra-t-il un jour installer deux rangées de clôtures, des caméras de surveillance et des détecteurs de mouvement sonores autour de nos piscines pour éliminer tous les risques de noyade?

Les coroners ne sont pas les seuls à vouloir nous protéger contre nous-mêmes. S’il n’en tenait qu’à Jean-Marie De Koninck, président du Conseil de la sécurité routière et Suzanne Lareau, présidente de Vélo Québec nous devrions tous nous déplacer en charrette et en vélo. Mais ils ne sont pas les seuls. Les écologistes, les nutritionnistes, les conseils de toutes sortes, etc., s’emploient à proposer toujours plus de lois et règlements sous prétexte de nous protéger et de nous garder dans le droit chemin.

Remarquez qu’ils ne sont pas les seuls à blâmer, car on en redemande.

La société québécoise souffre d’une forme particulièrement aiguë d’interventionnisme étatique. Sous prétexte que le « bon sens des uns » n’est pas le « bon sens » des autres, les politiciens s’arrogent le pouvoir de tout diriger, prévoir, savoir, taxer, subventionner, réglementer. L’État s’immisce outrageusement dans la vie de tous les jours.

Les conséquences de cette maladie sont multiples et souvent dramatiques tant du point de vue social qu’économique.

L’omniprésence de l’État dans la vie de tous les jours favorise la déresponsabilisation des individus. En effet, pourquoi se soucier de notre sécurité, de notre santé, de l’éducation de nos enfants, de notre retraite, de notre endettement, de nos concitoyens puisque l’État s’est engagé à le faire pour nous. De plus, trop de règlements inapplicables, à plus forte raison s’ils sont nuisibles ou inutiles, sont ignorés par la plupart des Québécois. Malheureusement, pour un nombre grandissant d’individus, cette situation débouche sur le non-respect de tous les lois et règlements même ceux essentiels au bon fonctionnement de la société.

Où la déresponsabilisation des individus s’arrêtera-t-elle?

L’individu qui évolue dans une société où il n’y a pas d’adéquation entre l’action et ses conséquences se déresponsabilise irrémédiablement. Alors, en voulant tout réglementer et contrôler, l’État produit toujours plus d’individus déresponsabilisés. Plus il y a d’individus déresponsabilisés plus l’État réglemente et contrôle. Ainsi de suite, jusqu’à ce que la société soit entièrement immobilisée.

Quelle est la source de ce phénomène?

La déresponsabilisation des individus est un processus de longue date et bien ancré dans la culture politique québécoise. Personnellement,  je crois que c’est le résultat naturel de plus de quarante ans de gouvernemaman et de nivellement par le bas. 

La réflexion du jour

On peut se permettre d’être généreux quand on est riche. Pas quand on est pauvre comme le Québec.

On ne se promène pas en limousine quand on n’est pas capable de s’acheter des souliers neufs. De même, on ne paie pas des cadres 327 000 $ quand on a une dette de 269 milliards.--- Richard Martineau

04 septembre, 2014

La réflexion du jour

En effet, la concurrence fiscale permet aux gens mobiles de choisir la combinaison services publics/impôt qui correspond le mieux à leurs préférences. Elle leur permet dans d’autres cas de voter par les jambes pour exprimer leur mécontentement à l’endroit de certaines décisions politiques qui les pénalisent.

Plutôt que de diaboliser la concurrence fiscale, on devrait la saluer. Pourquoi? Simplement parce qu’elle empêche les politiciens d’abuser de nous.--- Pierre Simard

03 septembre, 2014

La réflexion du jour

"Consensus social", voilà une autre belle expression. Et puis, vous avez été témoin vous, cher lecteur, d’une politique publique où le consensus social débouchait sur une plus grande liberté ou responsabilité individuelle? Je vous mets au défi. Trouvez-moi un "consensus social" qui n’a rien coûté au contribuable? Un "consensus social" qui n’a pas contribué à amener le Québec en déficits chroniques, qui aurait redonné un espace de liberté aux familles.--- Joanne Marcotte

La déréglementation : un mythe qui a la vie dure

Il n'est pas vrai que la crise financière fut causée par un manque de réglementation. 

Il est difficile d'imaginer un secteur plus lourdement réglementé que celui des services financiers, à l'exception toutefois de l'énergie nucléaire et de quelques domaines du télévisuel. 

Notre but dans cette Assemblée devrait être l'exact opposé de ce que nous faisons actuellement. 
Une banque doit pouvoir fermer sans que le contribuable ait à renflouer sa dette.

Daniel Hannan, député du parlement européen


02 septembre, 2014

La réflexion du jour

Les compagnies pétrolières qui devront acheter des crédits de carbone refileront la facture aux automobilistes, qui peuvent s'attendre à une hausse d'au moins 3 cents du prix du litre d'essence.--- Hélène Baril

30 août, 2014

La réflexion du jour

Les environnementalistes défendent vigoureusement l'utilisation de l'énergie éolienne pour sa propreté, ce qui est fort louable. Mais dites-moi, l'hydroélectricité n'est-elle pas une énergie propre?

D'autres jugent que la construction des éoliennes a développé une nouvelle industrie et créé 5000 emplois, notamment en Gaspésie. Cependant, pour créer ces 5000 emplois, les Québécois paient environ 1 milliard de dollars de trop par année, soit 188 000$ par emploi.--- Francis Vailles

29 août, 2014

Projet de loi 3 : les régimes de retraite des employés municipaux

Le projet de loi 3 a pour but de rétablir la santé financière des régimes de retraite à prestations déterminées des fonctionnaires municipaux et d’en assurer la pérennité.

Les arguments en faveur du projet de loi sont nombreux : justice sociale, capacité de payer des contribuables, longévité accrue des travailleurs, rapport de force favorable aux syndiqués, etc.

Les arguments contre sont aussi nombreux : le respect des contrats de travail, le droit à la libre négociation, les déficits relativement mineurs des régimes comparés aux scandales dans l’industrie de la construction et aux subventions électoralistes, etc.

Mais quoiqu’en disent les uns et les autres, un fait demeure : la rémunération globale des employés syndiqués du domaine municipal est beaucoup plus élevée que celles des employés du gouvernement ou du secteur privé. Selon Francis Vailles du journal La Presse :

Globalement, la rémunération horaire des employés municipaux est maintenant de 37,9% plus élevée que celle des fonctionnaires du gouvernement du Québec. Loin de se résorber, l'écart s'accroît sans cesse. Il était de 22,7% en 2008, de 29,6% en 2010 et de 33,6% l'an dernier.

Les généreux régimes de retraite des fonctionnaires municipaux sont une composante importante de ce déséquilibre.

Essentiellement, la loi 3 exige que les déficits accumulés et les cotisations futures soient partagés 50/50 entre les employés et les contribuables et que les contributions maximales permises n’excèdent pas 18 % (20 % pour les policiers et les pompiers) de la masse salariale.

Je souscris au projet de loi en ce qui concerne le partage 50/50 des cotisations futures. Même après ce changement, les régimes de retraite des fonctionnaires municipaux apparaîtront extrêmement généreux à la majorité des Québécois qui ne possèdent aucun régime.

La limite maximale de 18 % et 20 % de la masse salariale versée au fond des régimes de retraite est aussi pleinement  justifiée. Les régimes actuels sont injustes envers l’ensemble des Québécois dont la contribution au RÉER est limitée à 18 %. Ce qui bon pour minou est bon pour pitou.

Ceci dit, je ne souscris pas à l’exigence de la loi 3 en ce qui concerne les déficits accumulés. Ces déficits sont le résultat d’un laxisme crasse de la part des élus municipaux et gouvernementaux.

Cela fait plus de vingt ans que les grandes entreprises privées ont repris le contrôle des coûts de leurs régimes de retraite à prestations déterminées. Au fil des ans, elles ont augmenté les contributions des employés, réduit les prestations et imposé des régimes de retraite à contributions déterminées aux nouveaux employés.

Si ces entreprises ont posé de tels gestes, ce n’est pas de gaieté de cœur. Elles savaient que les régimes de retraite à prestations déterminées mettaient en péril les finances de l’entreprise. Il fallait agir pour éviter le pire.

Les politiciens municipaux et provinciaux savaient aussi que les régimes de retraite des fonctionnaires mettaient en péril les finances publiques, mais ils ont choisi de l’ignorer. Ce qui aurait été un défi mineur il y a vingt ans est devenu un monstre.

Ce ne sont pas les mêmes politiciens qui doivent aujourd’hui relever le défi, mais cela ne justifie en rien de bafouer les principes régissant un État de droit. Gérard Bélanger, Professeur titulaire, Département d’économique, Université Laval, dénonce l’imposition de cette condition :

Le projet de loi nº 3 contredit une règle essentielle au bon fonctionnement de l’économie, le respect des contrats. Dans ce sens, Robert Menzies, qui occupa le plus longtemps le poste de premier ministre d’Australie pour un total de dix-huit ans et demi, déplorait la violation de la « sainteté des contrats », sans laquelle il n’y avait « pas d’espoir pour notre salut ».

Les rapports de force en matière de relations de travail dans le domaine municipal sont outrageusement biaisés en faveur des organisations syndicales. Contrairement au gouvernement du Québec, les villes ne peuvent pas promulguer une loi spéciale ou décréter un lock-out. Les syndicats des fonctionnaires municipaux ont abusé de leur rapport de force favorable pour intimider les élus municipaux et ont obtenu au fil des ans des conditions nettement supérieures aux autres travailleurs des secteurs public et privé.

Le projet de loi 3 est donc nécessaire pour rééquilibrer le rapport de force entre les villes et leurs syndicats. Cela permettra de mettre de l’ordre dans les régimes de retraite des fonctionnaires, mais ne règle en rien le problème plus fondamental des lois régissant les relations de travail du secteur municipal.


Espérons que les élus auront la sagesse et le courage d’actualiser les lois du travail régissant les municipalités pour éviter des mélodrames à répétition comme celui que nous vivons présentement.

La réflexion du jour

Depuis le milieu des années 2000, les surplus d'Hydro-Québec, engendrés notamment par les éoliennes, ont coûté 4 milliards aux consommateurs québécois, selon mes calculs. Et d'ici 8 ans, en 2021, la facture doublera, à 7,9 milliards!--- Francis Vailles

28 août, 2014

La réflexion du jour

Au Québec, on a décidé de produire de l’électricité avec des éoliennes. Cette électricité coûte 14¢/kWh à produire et elle est ensuite revendue à perte aux Américains. Pendant ce temps, Hydro-Québec paye 150 millions de dollars par année pour NE PAS utiliser une centrale au gaz qui pourrait produire de l’électricité à environ 5¢/kWh. Vous avez bien lu, en Absurdistan, on paye pour NE PAS utiliser le moyen le plus économique de produire de l’électricité !--- Antagoniste

27 août, 2014

La gauche : forte en rhétorique, faible en math

La gauche française tout comme la gauche québécoise est noyautée par des politiciens et des intellectuels forts en rhétorique, mais cancre en math.

Pour les cancres de l'économie européenne, Montebourg (ministre de l’Économie du gouvernement français) et son fan-club, c'est toujours la faute des autres. Pour lui les politiques économiques de l'Allemagne expliqueraient la faillite économique de la France. Pourtant, l’Allemagne n'a de leçons économiques à recevoir de personne et surtout pas de la France.

Ici au Québec, les cancres en math critiquent les politiques économiques canadiennes, supposément favorables aux provinces de l’Ouest, pour expliquer la piètre performance de l’économie québécoise. Pourtant, les provinces de l’ouest n’ont de leçons économiques à recevoir de personne, surtout pas du Québec.


La réflexion du jour

Quand les autorités politiques du Québec décident de ne plus respecter leur signature au bas d’un contrat et de revoir de manière rétrospective leur contribution aux régimes de retraite des employés municipaux, elles posent un geste inacceptable pour une société où le respect des contrats est fondamental au fonctionnement de notre économie.
......

Ne vous méprenez pas, comme une majorité de Québécois, je suis pour une refonte majeure des régimes de retraite. Mais je suis contre ces lois rétrospectives qui fragilisent le fonctionnement de notre société, et ce, pour permettre à des politiciens de réparer leurs erreurs passées.--- Pierre Simard

26 août, 2014

La réflexion du jour

Selon l'étude, les Québécois ont eu un taux de succès moindre que la moyenne canadienne (39%). Et les francophones du Québec (38%) ont moins bien réussi que leurs compatriotes anglophones (57%).
......

Rappelons que le cours d'initiation à la vie économique a été aboli en 2009 au Québec. En Colombie-Britannique et en Ontario, au contraire, un cours a été respectivement inscrit au programme du secondaire en 2004 et en 2011.--- Francis Vailles

25 août, 2014

La place de la médecine privée dans un régime universel de soins de santé

Si au lieu de démoniser la participation du privé dans le régime de santé, on utilisait ses forces, il y aurait enfin de l’espoir. Malheureusement, les anti-privés : syndicats, ordres professionnels, pros-étatismes, etc., pour qui la mission est de protéger leurs acquis, dominent les médias et l’opinion publique. Seuls quelques penseurs isolés osent partager leurs réflexions sur les avantages de la médecine privée dans un régime universel de soins de santé. Cela retarde indûment l’inévitable.

Jasmin Guénette, vice-président de l'Institut Économique de Montréal, analyse la place de la médecine privée dans la société.


La réflexion du jour

Au cours des 50 dernières années, la gourmandise des gouvernements a été galopante. Le fardeau fiscal a augmenté à un rythme bien supérieur à la croissance du revenu des particuliers. Si l’on extrait la variable de l’inflation, la hausse réelle du fardeau fiscal depuis 1961 est de 147 %. Vous avez l’impression que la facture d’épicerie a grimpé au fil des décennies? C’est vrai. Mais votre fardeau fiscal a augmenté TROIS FOIS plus!--- Mario Dumont

23 août, 2014

La réflexion du jour

Les réalités ont beaucoup évolué, mais les lois n'ont pas été adaptées. Le véritable enjeu, c'est la disparition graduelle d'un parc de logements vieillissant. De moins en moins d'immeubles locatifs sont viables à long terme et il ne s'en construit plus. Voilà le défi auquel doit s'attaquer le ministre Pierre Moreau avant que les taux hypothécaires remontent et que la crise du logement éclate.---HANS BROUILLETTE, Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ)

22 août, 2014

Une économie en santé, un jeu complexe qui exige des règles claires

Tous les jeux d’équipe (hockey, football, soccer, baseball, etc.) requièrent des règles connues et stables. Dans le cas contraire, l’efficacité des instructeurs et des joueurs serait réduite à néant et le jeu perdrait tout intérêt.

C’est la même chose en économie. Mais dans ce cas, le jeu est beaucoup plus complexe dû au nombre de joueurs et aux nombreuses règles (lois et règlements) qui régissent son bon fonctionnement.  Toutefois, cela ne justifie en rien des règles  imprécises et changeantes. Bien au contraire,  plus le jeu est complexe plus les règles doivent être précises et stables.

Prenons l’exemple de l’industrie minière québécoise. Depuis quatre ou cinq ans, les minières savaient que les règles du jeu seraient modifiées, mais les politiciens n’arrivaient pas à s’entendre sur les nouvelles règles.

Le gouvernement libéral déposa un projet de loi qui visait principalement à protéger l’environnement et à bonifier le régime de redevances. Suite à l’élection du gouvernement minoritaire péquiste, le gouvernement concocta un nouveau projet de loi plus exigeant. Après de longues et ardues négociations, une version diluée de ce projet de loi fut finalement approuvée grâce à la coopération de la CAQ. Malheureusement, l’incertitude persistait. La possibilité de l’élection d’un gouvernement majoritaire péquiste laissait entrevoir des temps difficiles pour l’industrie. Enfin, après quelques années de tergiversation, l’élection du PLQ mit fin à l’incertitude.

Le résultat : pendant cette longue période d’incertitude, de nombreux projets furent retardés ou abandonnés au détriment de la croissance économique du Québec.

L’industrie des énergies fossiles vivote dans un environnement encore plus kafkaïen que celui de l’industrie minière. Les dommages causés à l’économie du Québec sont énormes et ses effets négatifs se feront sentir encore pendant plusieurs années, voire une décennie ou plus.

L’incertitude est l’ennemie numéro un des entreprises. Déjà qu’elles font face à de multiples variables difficile à contrôler : comportement des clients, des fournisseurs, des concurrents, etc., des règles du jeu imprécises et changeantes peuvent facilement faire déborder un verre déjà plein. Alors, ils retarderont une décision ou pire, déménageront leurs pénates sous des cieux plus cléments.

Malheureusement, ce n’est pas la fin de l’histoire. Plusieurs entreprises concluent que la meilleure façon de faire face à l’incertitude est de contrôler directement les conditions économiques dans lesquelles elles évoluent. Elles vont donc chercher à obtenir des privilèges auprès de l’État afin de compenser l’incertitude due à des règles vagues.

Elles investiront des ressources considérables pour convaincre les politiciens et la haute fonction publique de les subventionner et de modifier les règles en leur faveur. Les concurrents, moins riches ou plus scrupuleux, seront désavantagés ou même évincés du marché, non parce qu’ils sont moins compétents, mais parce qu’ils n’ont pas su obtenir les faveurs de l’État.

La collaboration entre l’État et les entreprises peut parfois atteindre un tel niveau que  les deux se confondent. Les entreprises privilégiées embaucheront d’anciens hauts fonctionnaires et autres technocrates, en guise de remerciement pour les privilèges reçus ou dans l’espoir de futurs privilèges. Elles investiront dans des projets électoralistes chers aux politiciens. L’histoire récente des entreprises oeuvrant  dans les secteurs minier et énergétique sont des exemples probants de ce phénomène.

Des règles du jeu imprécises et changeantes favorisent un rapprochement malsain entre les entreprises et l’État et favorisent la collusion et la corruption. Il suffit d’écouter les audiences de la Commission Charbonneau pour s’en convaincre.

Mais les dommages causés vont bien au-delà de la corruption. Ces entreprises influenceront, souvent au détriment des contribuables/consommateurs, le contenu des lois et règlements touchant leur domaine d’activité. Cette grande proximité entre les fleurons de Québec inc. et les politiciens non seulement favorise la corruption, mais, coûte cher au trésor public et, ce qui est encore plus grave, minent notre confiance envers nos institutions.

Donc, pour éviter les dangers inhérents à des règles floues et changeantes, celles-ci doivent être rédigées de façon à réduire, sinon éliminer, l’arbitraire et à assurer leur pérennité. Les lois et règlements doivent d’abord viser à favoriser la concurrence. Si cela s’avère impossible, alors il est préférable que le gouvernement s’abstienne d’intervenir.

En utilisant l’exemple du football, le professeur Steve Horowitz explique pourquoi et comment des règles incertaines affectent négativement la société, l’économie et nos vies.


La réflexion du jour

Conclusion: depuis plusieurs années, le gouvernement a gaspillé notre argent en voulant nous faire croire que les subventions à la culture étaient rentables. Pourtant, même sans subventions, nous profiterons quand même des retombées économiques du nouveau studio de Technicolor ! Les subventions en culture, une grosse arnaque aux frais des contribuables les plus taxés en Amérique du Nord !--- Antagoniste

21 août, 2014

La réflexion du jour

Le Québec fait partie d'un monde qui dépend et dépendra du pétrole pendant des années encore. Il est impensable que la province empêche le passage sur son territoire du pétrole de l'Alberta. Impensable et hypocrite. Ce pétrole, rappelons-nous en, profite au Québec de nombreuses façons, allant de la péréquation (9 milliards par année) à des contrats pour nos entreprises et de nombreux emplois.--- André Pratte

20 août, 2014

La fin du socialisme en France

Les Français sont plus de 80% à penser que la politique économique de Hollande est néfaste pour le pays, pourtant le gouvernement insiste, Manuel Valls déclare qu'il est hors de question de changer cette politique.


La réflexion du jour

Ils (ndlr les Québécois) acceptent aussi que la notion d’équité salariale ne s’applique pas dans leur cas. Un policier de quelques années d’expérience qui détient une formation technique de niveau collégial tirera vite un revenu annuel supérieur à celui d’un professeur d’université qui s’est tapé une dizaine d’années d’études et de recherche pour obtenir un doctorat.--- Jean-Jacques Samson

19 août, 2014

La réflexion du jour

(Un jour, le PQ affirme que la charte est ESSENTIELLE à l’avenir du Québec. Le lendemain, les péquistes préféreraient se faire photographier en train de forniquer avec des animaux plutôt que de se faire rappeler qu’ils ont déjà appuyés le projet d’une charte de la laïcité.

Rien de plus éphémère qu’une conviction dans le merveilleux monde de la politique….)--- Richard Martineau

18 août, 2014

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

D’ailleurs, le vérificateur général lui-même considère que cette mesure de la dette (ndlr compteur de l'UÉDM) dresse un portrait plus juste de ce qui sera remboursé directement ou indirectement par le gouvernement du Québec, puisque ce dernier s’est engagé à honorer les dettes des universités, des municipalités et des autres entreprises sous sa responsabilité finale. (Je suggère d’ailleurs aux lecteurs de L’actualité intéressés par la question de la dette de visiter notre section Q&A à cet effet sur notre site iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-quebecoise.)--- Michel Kelly-Gagnon

16 août, 2014

La réflexion du jour

Hydro-Québec doit vendre son électricité à rabais aux alumineries et autres grands consommateurs industriels. Zéro rentabilité de ce côté.

Elle doit favoriser les énergies émergentes et elle est, de ce fait, tenue d’acheter 450 MW d’énergie éolienne à fort prix — alors quelle n’en a absolument pas besoin, puisqu’elle est en situation de surplus. Voilà qu’on lui demande aussi d’acheter l’énergie des minicentrales hydrauliques privées au nom du développement économique régional.--- Pierre Duhamel

15 août, 2014

La gestion de l’offre, un régime d’une autre époque

Le régime de la gestion de l’offre réglemente, entre autres, l’industrie laitière québécoise.

À l’origine, ce concept a été justifié par l’argument qu’il fallait permettre aux agriculteurs de gagner un revenu décent. Les résultats démontrent encore une fois que les bonnes intentions ne suffisent pas.

Les forces du marché ont habilement déjoué les bonnes intentions. Le système de quota utilisé pour contrôler l’offre de l’industrie laitière pour maintenir les prix élevés a créé une rareté artificielle et la valeur des quotas s’est emballée. Au départ, des quotas qui valaient 0$ atteignent maintenant environ 25 000$. Un quota représente à peu près la production annuelle d’une bonne vache à lait. Bien sûr, les agriculteurs qui ont reçu les premiers quotas se sont enrichis. Mais, ce système, en multipliant par deux et même trois le prix d’une ferme, a créé plus de problèmes qu’il n’en a résouts.

Les prix sont hors d’atteinte pour les jeunes qui aimeraient exploiter une ferme laitière. Les petits propriétaires choisissent de vendre leur ferme plutôt que de la léguer à leurs enfants. Le prix élevé des fermes favorise les exploitations industrielles qui peuvent compter sur des économies d’échelle. Les consommateurs paient plus cher qu’il ne devrait leurs produits laitiers.

Malheureusement, ça ne s’arrête pas là. La gestion de l’offre équivaut à une subvention aux producteurs. Bien qu’elle soit payée par les consommateurs, sous forme de prix artificiellement gonflé, ce n’en est pas moins une subvention. Alors, pour protéger les prix élevés de nos produits laitiers, le gouvernement canadien impose des tarifs à l’importation. Les pays exportateurs répliquent en imposant des tarifs sur les produits laitiers canadiens. Ainsi, l’industrie laitière québécoise et canadienne est confinée au marché canadien, un très petit marché à l’échelle mondiale.

Il est temps de mettre fin à ce régime d’une autre époque pour permettre à nos entrepreneurs de déployer leurs ailes comme l’a fait l’agriculteur français qui témoigne dans la vidéo qui suit :


La réflexion du jour

Philippe Couillard a fait valoir, bien sûr, qu'il fallait laisser travailler la Commission Robillard-Montmarquette, mais a martelé que « l'illusion est terminée » et que « des programmes de solidarité collective sur la carte de crédit, ce n'est que du vent ».--- Donald Charette

14 août, 2014

La réflexion du jour

Comme ces privilégiés (ndlr noblesse et clergé) de l'Ancien Régime, les employés municipaux jouissent d'avantages qu'ils n'ont pas volés. Seulement, la légalité de leurs régimes de retraite n'empêche pas qu'ils soient à la fois le produit d'un âge révolu, celui où des administrations municipales désireuses d'éviter le grabuge pelletaient les problèmes vers les générations futures, et d'un mode de négociations collectives où l'utilisation abusive de leur «rapport de force» et la prise en otage des services publics leur a permis d'extorquer aux contribuables privés de toute voix au chapitre des avantages léonins et inéquitables.---MARC SIMARD Enseignant en histoire au Cégep Garneau.

13 août, 2014

La réflexion du jour

Ceux qui appuient les augmentations des limites comme moi ne veulent pas nécessairement leur abolition. Ils réclament plutôt d'appliquer des limites de vitesse égales à la vitesse qui est déjà suivie par 85% des automobilistes. Ce concept implique que la plupart des automobilistes savent quelle est la vitesse naturelle à adopter. Les policiers pourraient dès lors se concentrer sur les chauffards dangereux au lieu d'être des collecteurs de « tickets » pour gonfler les coffres de l'État. Une telle pratique permettrait aussi une plus grande consistance dans les limites de vitesse et réduirait les variations de vitesse et donc les accidents.--- Adrien Pouliot

12 août, 2014

La réflexion du jour

D’autre part, le gouvernement force Hydro-Québec à prendre de coûteuses directions, pour courtiser une petite clientèle politique de pelleteux de nuages. Ainsi, même si elle nage dans les surplus de production, elle doit acheter à des prix qui vont jusqu’à 11,9 cents le kWh l’électricité provenant des parcs de vire-vent, soit plus de trois fois le prix de sa propre production hydroélectrique.--- Jean-Jacques Samson

11 août, 2014

L’État du monde selon Melinda et Bill Gate

La mondialisation a pour effet d’exporter le capitalisme dans les régions les plus reculées du globe. Quoiqu’en disent les socialistes, ce phénomène a grandement contribué à améliorer les conditions de vie des humains. Les gens vivent plus longtemps et dans de meilleures conditions.

Malgré cela, mes amis et confrères sont tous convaincus que la situation s’est empirée et continuera de se détériorer.

Pourquoi?

Melinda et Bill Gate en discutent dans leur message annuel et dans la vidéo qui suit :

La réflexion du jour

Sous le gouvernement libéral de Jean Charest, rappelons-nous que les automobilistes sont passés à la caisse à plus d'une reprise. Outre la mise en place des premiers photos radars, les taxes sur l'essence ont bondi, le coût du permis de conduire a doublé et les taxes sur l'immatriculation des véhicules ont augmenté considérablement. Les Québécois paient cher le « privilège » de conduire un véhicule automobile. Et les Québécois ne sont pas dupes. Ils savent fort bien que l'État cherche désespérément de l'argent pour boucler son budget et que leurs élus provinciaux ont tendance à s'attaquer à des cibles qu'ils jugent - et qui s'avèrent - faciles : les fumeurs, les consommateurs d'alcool et les automobilistes.---Sébastien St-François

09 août, 2014

La réflexion du jour

La plus redoutable de toutes les vaches sacrées, ce sont les crédits d’impôt du cinéma et de la télévision, car ceux qui en font contrôlent les ondes et utilisent avec adresse les réseaux sociaux. Lucienne Robillard, présidente de la Commission permanente de révision des programmes du Québec, et ses sbires font mieux d’avoir la couenne dure. S’ils s’avisent de raccourcir les cornes de cette vache-là, ils vont recevoir toute une volée de bois vert!--- Guy Fournier

08 août, 2014

Socialisme, étatisme et corruption

Il est aujourd’hui universellement reconnu que le capitalisme, la propriété privée des moyens de production, favorise le développement économique, alors que le socialisme, la propriété publique des moyens de production, lui fait obstacle. Mais lequel des deux régimes favorise le respect des valeurs morales et de l’éthique?

Lars Hornuf de l’Université de Munich et Dan Ariely, Ximena Garcia-Rada et Heather Mann de l’Université Duke ont voulu vérifier si les individus vivant sous un régime socialiste étaient plus ou moins honnêtes que ceux vivant sous un régime capitaliste. Ils ont sélectionné au hasard 250 Berlinois et ont évalué leur propension à tricher dans le but d’obtenir des gains personnels.

Pour ce faire, ils ont conçu un test fort simple. Les participants devaient lancer un dé 40 fois et enregistrer le résultat de chaque essai sur papier. La récompense promise était proportionnelle à la somme des résultats obtenus. Avant chaque essai le joueur devait choisir d’inscrire le chiffre du dessus ou du dessous du dé, mais son choix n’était connu que de lui. Donc, le joueur pouvait facilement tricher en prétendant qu’il avait choisi le côté ayant le chiffre le plus élevé. Par exemple, s’il avait choisi le dessus et qu’il avait obtenu un deux, il pouvait prétendre avoir choisi le dessous et inscrire un cinq. Ainsi il augmentait d’autant la somme des résultats obtenus et améliorait ses gains.

Typiquement, le joueur honnête aurait obtenu à peu près le même nombre de un, deux et trois que de quatre, cinq et six. Mais cela ne s’est pas produit. Plusieurs joueurs obtinrent une proportion atypique de quatre, cinq et six.

Une fois le jeu terminé, les joueurs devaient inscrire leur âge et l’endroit où ils avaient vécu au cours de chacune des décennies antérieures. Les résultats démontrèrent que ceux qui avaient vécu en Allemagne de l’Est avaient triché deux fois plus que ceux qui avaient vécu en Allemagne de l’Ouest. De plus, ceux qui avaient vécu sous un régime socialiste le plus longtemps étaient aussi ceux qui avaient triché le plus.
Il n’y a pas nécessairement de cause à effet entre socialisme et malhonnêteté. La propension plus élevée de tricheur parmi les Allemands de l’Est pourrait être due par exemple à une plus grande pauvreté. Malgré tout, en ce qui concerne l’éthique, les valeurs capitalistes semblent battre les valeurs socialistes.

À première vue, cela peut paraître contradictoire. Après tout le socialisme ne préconise-t-il pas l’égalité et la solidarité entre les individus? Des valeurs qui devraient favoriser l’honnêteté.

Mais en y regardant de plus près, cela n’est pas vraiment surprenant. Le socialisme de par sa nature monopolise les moyens de production. Ce phénomène a pour effet de concentrer un pouvoir énorme entre les mains  du gouvernement. Les agents de l’État utilisent ce pouvoir pour obtenir des faveurs en bien et service. La corruption est omniprésente dans toutes les strates de la société.

Comme nous l’a démontré la Commission Charbonneau ce phénomène est aussi présent dans les régimes étatistes. Il est plus ou moins important selon que la présence de l’État dans l’économie est plus ou moins importante. Dans tous les classements internationaux de la corruption, il existe une corrélation quasiment parfaite entre le poids de l’État dans l’économie et l’indice de corruption.

La source de la corruption n’est pas l’argent, mais le pouvoir. Le corrompu est toujours quelqu’un qui dispose d’un pouvoir politique et qui se fait acheter.



La réflexion du jour

Dans un mémoire qu’elle soumettra dans quelques jours, la Coalition Vélo Montréal proposera que lors d’une collision impliquant une voiture et une bicyclette ou un piéton, le conducteur soit automatiquement tenu responsable de l’accident.

Si l’automobiliste n’a rien à se reprocher, ça sera à lui de prouver hors de tout doute qu’il n’est pas en faute. 

La présomption d’innocence? Pfffft, on s’en sacre! Tu es un méchant consommateur de pétrole et tu as eu le malheur de frapper un cycliste? Tu es automatiquement coupable, que le cycliste ait brûlé son feu rouge ou pas!--- Richard Martineau

07 août, 2014

La réflexion du jour

L’entreprise du jour qu’il faut "sauver", c’est Hexagone, si on écoute les prières du député péquiste Pierre Karl Péladeau, porte-parole en matière d’économie, d’entrepreneuriat, de PME et d’exportations.

 ....... Un des "fleurons" de l’économie québécoise, toujours selon Péladeau.
 .....

Pardonnez-moi, mais il va falloir un moment donné qu’on me définisse "fleuron québécois". Vous avez l’impression, vous, que le fleuron d’Accurso vous a "enrichi collectivement" et qu’il s’agit là d’une entreprise dont on peut être fier? --- Joanne Marcotte

06 août, 2014

La réflexion du jour

Économistes et investisseurs s'inquiètent surtout des deux «cas lourds» du côté atlantique. L'Argentine et le Venezuela, deux économies «rebelles» dirigées par des gouvernements de gauche souvent rébarbatifs au libre-échange et aux forces du marché, affrontent une tempête économique et financière majeure.

 ......

La Colombie, le Chili et le Pérou, portés par des réformes économiques, une politique libre-échangiste et une solide croissance économique, sont vus comme de futures vedettes parmi les pays émergents de la planète.--- Richard Dupaul

05 août, 2014

La réflexion du jour

Les porteurs du virus détournent nos impôts et taxes dans le Fonds du développement économique (FDE) pour injecter des transfusions monétaires aux entreprises gagnantes de la loterie des subventions. Les résultats financiers du FDE ont été récemment publiés et on n'a pas besoin d'un stéthoscope pour constater qu'ils sont désastreux et empirent d'une année à l'autre. Alors qu'en 2011 le Fonds perdait 40 ¢ pour chaque dollar prêté, les plus récents résultats révèlent que l'on estime maintenant la perte probable à 50 ¢ pour chaque dollar de prêt, une hausse de 25 % en à peine trois ans.--- Adrien Pouliot

04 août, 2014

Maduro, président du Venezuela et confident des petits oiseaux

Le Venezuela, un autre pays socialiste dont l’économie est en banqueroute. Les Vénézuéliens hostiles au régime manifestent quasi quotidiennement. Le gouvernement les accuse d’être des « fascistes » et crie au « coup d’État » téléguidé par l’étranger.

Les Vénézuéliens n'en peuvent plus de l'incompétence du pouvoir. Ils ont essayé le socialisme. Ils ont récolté la brutalité, la corruption et l’incompétence d’un pouvoir absolu.

Peut-on attendre autre chose d’un régime socialiste pur et dur? Définitivement, ça ne marche pas.

La leçon qu’il faut en tirer : lorsque l’on confie le pouvoir absolu à un politicien, de surcroît confident des petits oiseaux, il utilisera tous les moyens disponibles pour le conserver. Le résultat : la perte de milliers de vies et la ruine du Venezuela pour plusieurs générations à venir.


02 août, 2014

La réflexion du jour

Si on peut avoir du respect pour nos policiers, nos pompiers et les employés de la fonction publique, on peut s’attendre à ce que cela soit réciproque. Dans notre réalité économique et démographique, ramener la contribution des employés municipaux à leur régime de pension à 50 % et le coût maximal des régimes de retraite à 18 % de la masse salariale représente un effort minimal. Les contribuables ont droit à cette équité, eux qui après les hausses de taxes souvent faramineuses des dernières années, y ont grandement goûté !--- Martine Hébert

01 août, 2014

L’aide aux entreprises, une béquille inefficace

Le Québec est la région économique qui distribue le plus de subventions, tant en nombre de programmes qu’en dollars, en Amérique du Nord.

Mais pourquoi au juste devons-nous aider les entreprises du Québec?

Pour la plupart des entreprises, les économies des différentes régions de l’Amérique du Nord sont interchangeables. Elles s’installent donc dans les régions leur offrant les meilleures conditions d’investissement à court et à long terme.

Ces conditions sont multiples : la proximité des marchés, la disponibilité des ressources, la qualité de la main d’oeuvre, la qualité des infrastructures, les charges sociales, les lois du travail, la stabilité politique, la fiscalité, la réglementation, etc.

Malheureusement, pour la plupart des conditions d’investissement recherchées par les entreprises, le Québec se classe dans le peloton de queue. Il devient alors nécessaire d’offrir des subventions à titre de compensation pour les convaincre de s’installer au Québec.

C’est ainsi qu’au cours des ans les gouvernements, toutes allégeances confondues, ont créé des centaines de programmes de subventions destinés à attirer ou à garder des entreprises créatrices de richesses. Selon la FCEI, à eux seuls les crédits d’impôt coûtent aux contribuables environ 4 milliards annuellement, soit le double de l’Ontario. Le Québec verse environ 40 % de toute l’aide accordée aux entreprises par les provinces, alors que notre économie représente seulement 20 % du PIB canadien.

Est-ce vraiment la bonne solution pour stimuler l’économie québécoise?

J’en doute, car, malgré les nombreuses subventions, l’économie du Québec traîne dans le peloton de queue en Amérique du Nord. Pire, la situation se détériore d’année en année. La stratégie qui consiste à subventionner les entreprises pour aplanir les irritants est vouée à l’échec. En plus de créer des distorsions dans le fonctionnement du marché, elle impose des critères de décision dictés par les priorités électoralistes du parti au pouvoir. De plus, cette stratégie attire les bougons entrepreneurs comme le miel attire les mouches. Une fois la manne des subventions disparue ils s’empressent de plier bagage.

La meilleure stratégie consiste à éliminer les irritants les plus nuisibles et surtout  à ne pas en ajouter de nouveaux.  À titre d’exemple, selon la FCEI, seulement au provincial, les entreprises doivent produire annuellement plus de 550 formalités administratives. A priori, au moins la moitié de ces formalités ne servent qu’à occuper des bureaucrates qui préparent des rapports inutiles. Leur nombre et leur complexité augmentent au rythme des nouvelles lois et règlements.

Si tous les efforts dévoués à la création et la gestion des programmes de subventions étaient plutôt utilisés pour réduire, voire éliminer, les principaux irritants réglementaires, à améliorer nos infrastructures, à actualiser les lois du travail et à simplifier et réduire la fiscalité,  je crois sincèrement que nous obtiendrions de bien meilleurs résultats.

Les investisseurs et les entrepreneurs sont les mieux placés pour faire fructifier leurs entreprises, mais encore faudrait-il qu’on les encourage au lieu de les embêter. Ce sont eux qui sont le mieux à même de trouver les bonnes solutions aux défis que représentent les opportunités d’investissement. Malheureusement, nos entreprises n’ont pas la marge de manœuvre nécessaire pour faire fructifier leurs entreprises et par ricochet, l’économie québécoise. Chaque jour les médias rapportent les nombreuses histoires d’horreur vécues par des entreprises québécoises aux prises avec une réglementation kafkaïenne, des infrastructures désuètes et des lois du travail d’une autre époque.

Avant de créer de nouveaux programmes de subventions, il serait préférable de créer un climat d’affaires propice. De cette façon 100 % des entreprises en bénéficieraient.


Espérons que la Commission de révision permanente des programmes, présidée par Madame Lucienne Robillard, ne se limitera pas à éliminer les programmes inutiles et saura proposer des politiques économiques visant à libérer tout le potentiel de nos investisseurs et entrepreneurs au profit de l’économie québécoise.

La réflexion du jour

Des policiers qui se costument, qui se déguisent, qui recouvrent leur auto-patrouille de boue, qui se servent de leur autorité morale pour défendre leurs intérêts corporatistes, qui débraient, qui ne respectent pas la loi ? 

......

J’ai immensément de respect pour le travail des policiers.

Mais quand eux-mêmes manquent de respect pour leur propre travail, mon admiration se transforme en mépris…--- Richard Martineau

31 juillet, 2014

La réflexion du jour

Il est clair aujourd'hui que les gouvernements ont commis une grave erreur en permettant aux policiers de se syndiquer. Comme l'a souligné le Procureur général du Canada devant la Cour suprême en février dernier, à l'encontre du droit à la syndicalisation réclamé par les policiers de la Gendarmerie royale: «Lorsque les syndicats de policiers sont mêlés à la controverse, ils minent l'image de neutralité de la police. Cela peut contribuer à la détérioration de la confiance et du respect populaires et nuire à la qualité des relations entre la police et la communauté.» Pour s'en convaincre, il suffit d'entendre ce que les Montréalais disent de leurs policiers ces jours-ci.--- André Pratte

30 juillet, 2014

La nature aime le capitalisme

Le capitalisme et la propriété privée sont les meilleures garanties pour protéger et préserver l'environnement.

Le marxisme nous a enseigné que la nature est une ressource à exploiter, mais la meilleure chose qui soit arrivée à l'environnement est la chute du Mur de Berlin.

Daniel Hannan, défenseur infatigable du capitalisme, éduque ses compatriotes au parlement européen.


La réflexion du jour

Avec une croissance anticipée de 1,9 % cette année, le pays d’Angela Merkel est nettement distancé par le Royaume-Uni, dont la croissance économique devrait augmenter de 3,2 % cette année.

Ces prévisions sont celles du Fonds monétaire international, celui-là même qui mettait en garde les dirigeants britanniques contre des mesures d’austérité susceptibles de saper la reprise économique du pays.---Pierre Duhamel

29 juillet, 2014

La réflexion du jour

Et c’est sans compter les conditions hors pair des régimes de retraite chromés des députés et des élus municipaux. Les contribuables paient 79 % du régime de retraite des députés et ces derniers que 21 %. Dans le cas des élus municipaux, leur retraite est financée à 77 % par les payeurs de taxes, selon l’information diffusée par les opposants à la loi.--- Jean-Jacques Samson

28 juillet, 2014

Éducation ou formatage des cerveaux?

Maintenant, vos enfants appartiennent à l'État et à ses sbires et l'Éducation nationale va vous le prouver.
Beaucoup pensaient que le rôle de l'école était d'apprendre à lire, à écrire et à compter, mais les derniers tests Pisa l'ont montré : elle n'y arrive pas bien. Par contre, l'État lui offre le pouvoir d'apprendre à nos enfants l'égalitarisme et l'uniformisation. Le formatage des cerveaux de vos enfants, c'est maintenant.

(NDLR c’est aussi vrai au Québec qu’en France)


La réflexion du jour

C’est aussi l’intuition des gouvernements, qui font tout ce qu’ils peuvent pour soutenir les grands joueurs, quitte à taxer davantage les PME qui n’ont pas les mêmes répercussions sur leur collectivité.--- Pierre Duhamel

26 juillet, 2014

La réflexion du jour

De l’autre, il exige que les producteurs laitiers achètent des quotas qui ont pour effet de limiter leur production, d’ajouter à leur endettement, de compliquer la vente de leur installation et d’augmenter de façon générale leurs coûts. Les consommateurs et les transformateurs paient donc leur lait plus cher.--- Pierre Duhamel

25 juillet, 2014

La bourse du carbone, une taxe déguisée

C’est le premier janvier 2015 que la bourse du carbone québécoise entrera en vigueur. Cette nouvelle réglementation fera augmenter les prix de tout ce qui est produit au Québec. Sous un prétexte populiste, le réduction des émissions de gaz à effet de serre, le gouvernement nous impose une initiative qui affaiblira le Québec par rapport à ses partenaires économiques.

Pourquoi croyez-vous que personne, sauf la Californie, ne nous suit? Ils comprennent qu’affaiblir l’économie du Québec c’est la même chose que de subventionner la leur, mais sans devoir débourser un sou. Il n’y a pas meilleure façon de se tirer dans le pied.

Selon l’économiste Youri Chassin à l’IÉDM, le prix de l’essence augmentera de 3¢ le litre dû uniquement à cette nouvelle taxe. Déjà que l’essence consommée au Québec est la plus taxée en Amérique du Nord, la décence aurait commandé que l’on arrête d’en ajouter. Le verre déborde.

Un Québécois qui fait 20 000 km par année et dont le véhicule consomme huit litres par cent kilomètres devra débourser 480 $ de plus. Ce n’est quand même pas rien. Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là. Tout coûtera plus cher : le transport, les matières plastiques, les emballages, le chauffage, les produits agricoles, etc.

Toujours selon Youri Chassin, d’ici 2020, ce sont plus de 2,4 milliards de dollars que les entreprises devront débourser pour acheter des droits d’émission. Les entreprises devront ajuster leurs prix en conséquence. C’est plus de 300 $ par Québécois ou 1 200 $ par famille de quatre.

Cette taxe régressive pénalisera en premier lieu les plus pauvres de la société. Si 1 000 $ c’est bien peu pour celui ou celle qui gagne 100 000 $, c’est une tout autre histoire pour ceux et celles qui travaillent au salaire minimum ou vivent de l’assistance sociale.

Comme si cela n’était pas suffisant, cette nouvelle taxe nuira à la compétitivité de nos entreprises. Les entreprises du Québec doivent se mesurer aux entreprises canadiennes et américaines. Ces dernières profitent déjà d’un avantage considérable au niveau des coûts des énergies fossiles. La taxe carbone ne fera qu’empirer les choses. Certaines devront fermer, d’autres déménageront sous des cieux plus cléments. Enfin, certaines, qui auraient considéré le Québec pour investir et créer des emplois, opteront pour l’Ouest canadien ou un état américain.

Bien sûr, nos génies politiques profiteront de la situation pour intervenir davantage dans l’économie. Ils bonifieront les programmes d’aide existants et en créeront de nouveaux pour compenser le coût élevé des énergies fossiles. C’est le cas type du politicien qui crée un problème et ensuite promet de le résoudre. Mais à la fin, c’est toujours le même contribuable/consommateur qui paie et qui s’appauvrit.

Les écologistes argumentent que les entreprises que nous perdrons à cause de la taxe du carbone seront favorablement remplacé par des entreprises de l’économie verte.

Je ne doute pas que l’économie verte créera un certain nombre d’emplois. Mais les bons emplois seront créés par les entreprises qui oeuvrent dans le domaine. Les emplois créés par l’interventionnisme gouvernemental seront créés au détriment des emplois dans d’autres secteurs de l’économie. La taxe carbone ne constitue pas un apport additionnel de ressources dans l’économie. Elle ne fait que redistribuer l’argent des entreprises énergivores aux entreprises oeuvrant dans le domaine des énergies vertes. Au mieux, les emplois seront déplacés de A à B. Au pire, ces emplois ne survivront que dans la mesure où ils seront grassement subventionnés. Ils seront donc voués à disparaître à plus ou moins court terme.

Il y a plus de 150 ans, Bastiat dénonçait ce phénomène dans le pamphlet intitulé Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Les écrits de Bastiat sont toujours d’actualité. Ils devraient être une lecture obligatoire pour qui veut siéger à l’Assemblée nationale. Les députés devraient passer un test à chaque rentrée parlementaire et ceux qui ne le passeraient pas seraient jugés inaptes à siéger.


La réflexion du jour

Ceux qui espèrent l’adhésion des autres provinces à un système de crédits de carbone comme celui mis sur pied par le Québec à l’égard des entreprises polluantes ne devraient pas se faire d’illusions.--- François Desjardins

24 juillet, 2014

La réflexion du jour

Les décideurs politiques fonctionnent selon une logique politique. Ils n’ont pas forcément le réflexe d’analyser les causes profondes de la situation à laquelle on leur demande de remédier et de faire évaluer les différentes options qui s’offrent afin de remédier aux maux dont on se plaint.

Le plus souvent on préfère donner aux groupes de pression ce qu’ils réclament, même si, à l’évidence, l’efficacité de la loi promet de poser problème.--- Pierre Trudel

23 juillet, 2014

L’avenir des jeunes est hypothéqué pour plusieurs générations

Les gros gouvernements qui prétendent tout faire pour tous finissent par ne rien faire pour personne.

Les jeunes, qui ironiquement favorisent l’intervention du gouvernement en tout, seront particulièrement pénalisés.

Jenna Huhn décrit pour nous la réalité d’un jeune Américain. Malheureusement, à l’exception des dettes étudiantes, la situation des jeunes Québécois sera bien pire.


La réflexion du jour

En bout de ligne, les subventions diminuent l'efficacité des entreprises et la création de richesse. Bien qu'elles soient souvent justifiées par les gouvernements sous prétexte qu'elles favoriseraient la croissance économique, un tel lien n'a pas été démontré. Selon l'OECD, plus les subventions directes jouent un rôle important au sein d'une économie, moins la croissance économique semble importante.--- Adrien Pouliot

22 juillet, 2014

La réflexion du jour

Malheureusement, au Québec, on a parfois tendance à considérer les entrepreneurs au mieux comme des fraudeurs, au pire comme des nuisances.--- Richard Martineau

19 juillet, 2014

La réflexion du jour

Vous me direz : nos écolos autochtones ne sont pas aussi radicaux. C’est vrai. Mais leur vision des choses est quand même engluée dans cette mélasse idéologique de l’écologie radicale. Écoutez-les et vous constaterez que, pour eux aussi, l’humanité est une espèce malveillante qui commet le péché impardonnable de transformer la nature en y puisant des ressources afin d’améliorer sa condition.--- Jacques Brassard

18 juillet, 2014

Est-ce que les gouvernements aident ou nuisent aux pauvres?

Dans la vidéo qui suit, le professeur Steven Horwitz défend la thèse selon laquelle les barrières réglementaires sont la principale cause d’inégalité sociale et de pauvreté. Le professeur Jeffrey Reiman argumente que bien que l’interventionnisme gouvernemental soit imparfait, les programmes d’aide des gouvernements permettent de minimiser la pauvreté.  


La réflexion du jour

Plus la dette augmente, plus les chances qu’on va aller piger de nouveau dans vos poches augmentent aussi.--- Richard Martineau

17 juillet, 2014

La réflexion du jour

Les défenseurs des modèles étatistes n'aiment pas la concurrence parce qu'elle met en évidence les mauvais résultats des services monopolistiques fournis par l'État. L'éducation est un des rares services étatiques où il y a de la concurrence et où l'on peut comparer la performance du privé et du public.--- Adrien Pouliot

16 juillet, 2014

Caricatures québécoises

La réflexion du jour

Vous connaissez l’adage : « Quel est le contraire de la diversité ? L’université ! » La climatologie est un bel exemple de bien-pensance universitaire oppressive.

Si ce déraillement de la science climatique était demeuré confiné à l’Université, ça n’affecterait pas nos vies. Mais ce n’est pas le cas. Les États et les gouvernements ont adopté le credo de cette science frelatée et dépensé des milliards pour financer des politiques énergétiques insensées fondées sur la diabolisation d’un gaz vital, le CO2.

Les contribuables occidentaux paient le prix fort de ce délire carbonique.--- Jacques Brassard

15 juillet, 2014

La réflexion du jour

Au chapitre de l’équilibre budgétaire, dossier prioritaire, les messages sont confus: 100 M$ pour couvrir 125 m d’autoroute à Montréal (alors que les rues sont délabrées), 600 000 $ à un consultant en relations publiques pour redorer l’image du CUSM (alors qu’on dépense 2 $ en moyenne pour nourrir les patients hospitalisés), le BS corporatif à la cimenterie de Port-Daniel-Gascons…--- Lise Ravary

14 juillet, 2014

La version moderne du sophisme de la vitre cassée

Il y a plus de 150 ans, Frédéric Bastiat relatait à ses confrères politiciens le sophisme de la vitre cassée. Aujourd’hui, Daniel Hannan doit en faire autant avec ses confrères au parlement européen. Ces derniers croient bien faire en faisant la promotion de l’écologie et de la croissance verte pour créer des emplois verts. Ils font la même erreur que les compatriotes de Frédéric Bastiat.

Toutefois, les compatriotes de Bastiat erraient par ignorance, ceux d’Hannan errent par opportuniste politique. C’est inexcusable.


La réflexion du jour

Autre question : pourquoi Yves Bolduc a-t-il attendu que Le Soleil rende cette histoire publique pour «allumer» et rembourser une partie des sommes qu’il avait empochées?

Tant que tu n’as pas été pris les culottes baissées, tu n’as rien à te reprocher, c’est ça?

S’il n’y a pas d’auto patrouille au coin de la rue, tu peux brûler le feu rouge et ne pas faire ton Stop?--- Richard Martineau

12 juillet, 2014

La réflexion du jour

Ma solution va choquer certaines personnes. Je suis persuadé qu’il faudrait redonner davantage de latitude aux directions d’écoles et aux enseignants. Chaque milieu a ses propres défis et ses propres avantages. Diverses méthodes d’enseignement pourraient ainsi rivaliser les unes avec les autres. Mais les écoles primaires devraient alors être classées les unes par-rapport aux autres. Bien-entendu, cela devrait se faire avec une pondération qui tiendrait compte des milieux difficiles. On pourrait même donner des primes aux écoles qui réussissent mieux que les autres, aux professeurs qui sont très performants. Ces résultats pourraient être annoncés chaque année, avec une cérémonie où les meilleurs seraient récompensés.--- Loïc Tassé

11 juillet, 2014

Commission d’examen sur la fiscalité : qui parlera au nom des contribuables?

Le 12 juin dernier, le ministre des Finances, M. Carlos Leitão, a annoncé le lancement des travaux de la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise.

La commission devra entre autres examiner l’ensemble du régime fiscal des particuliers et des sociétés en fonction de leur pertinence et de leur efficacité pour favoriser la croissance économique.

La Commission d'examen sur la fiscalité québécoise est constituée de spécialistes de la fiscalité et des politiques publiques ainsi que de représentants du milieu des affaires, soit :

M. Luc Godbout, directeur du Département de fiscalité à l'Université de Sherbrooke, qui agira à titre de président de la commission;
Mme Dana Ades-Landy, vice-présidente à La Banque de Nouvelle-Écosse;
M. Pierre-Carl Michaud, professeur agrégé au Département des sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal;
Mme Danièle Milette, fiscaliste;
M. Yves St-Maurice, économiste;
M. Jean-Pierre Vidal, professeur agrégé en fiscalité à HEC Montréal;
M. Luc Villeneuve, président de Deloitte - Québec;
Mme Carole Vincent, économiste, consultante et chercheuse en études économiques.

Les représentants de Deloitte et de la Banque de Nouvelle-Écosse sauront défendre les intérêts du milieu des affaires auprès des fiscalistes et économistes de la commission chargés de formuler les recommandations au gouvernement. La FCEI, même si elle n’a pas de représentant siégeant à la commission, défendra les intérêts des PME.

Mais qui aura à cœur les intérêts des contribuables? Dans la mesure où la commission a le mandat d’examiner le régime fiscal des particuliers, il est essentiel que quelqu’un puisse parler en leur nom. Après tout, ce sont eux qui paient la très grande majorité des impôts.

Prenons par exemple la complexité du régime fiscal québécois. Il est d’une telle complexité que même les fiscalistes s’y perdent. La loi sur les impôts comprend 1 227 articles et les règlements correspondants. Cela représente des milliers de pages écrites dans un langage opaque incompréhensible pour la très grande majorité des contribuables. Année après année des articles sont ajoutés, modifiés ou éliminés rendant la loi toujours plus complexe et incompréhensible.

Les plus débrouillards peuvent s’en sortir avec un logiciel de traitement fiscal approuvé, mais doivent malgré tout passer des heures à remplir des formulaires sans trop comprendre ce qu’ils font. Les autres sont condamnés à payer un comptable ou à trouver un bénévole prêt à les aider.

Dans tous les cas, l’on n’est jamais assuré d’avoir obtenu tous les déductions et remboursements auxquels nous avions droit.

Remarquez, cela fait bien l’affaire du gouvernement qui profite de cette complexité pour récolter des millions en impôt dû aux erreurs et oublis des contribuables. Comme si n’était pas suffisant, cela permet aux fonctionnaires d’interpréter la loi à leur guise, mais toujours en faveur du gouvernement, et ainsi récolter des millions additionnels en impôt. Cette complexité sert aussi les intérêts des grandes entreprises qui embauchent les meilleures fiscalistes et profitent de toutes les échappatoires disponibles dans la loi.

C’est à croire que le régime a été conçu pour favoriser l’embauche de fonctionnaires et pour créer des emplois en fiscalité et en comptabilité. Tout cela au détriment des contribuables qui, encore et toujours, paient la note.

C’est un régime fondamentalement injuste envers les particuliers qui ne peuvent se payer des experts pour optimiser leur situation fiscale ou pour contester les cotisations abusives des agences de revenus tant provinciale que fédérale. Comme c’est trop souvent le cas (ici et ici), la réglementation fiscale pénalise surtout les moins nantis.

Il existe pourtant une façon simple de corriger cette situation navrante : le taux d’imposition forfaitaire (flat tax rate). Ce régime fiscal permettrait d’éliminer les complexités du régime actuel et serait beaucoup plus équitable pour les particuliers.

À ceux qui seraient tentés de dire que c’est une solution simpliste, je réponds qu’elle a été adoptée dans au moins 42 pays. Alors il faudra trouver une autre raison pour ne pas agir.


La réflexion du jour

Je ne sais pas combien d’histoires de mauvaise gestion de l’argent public Le Journal a sorties au cours des dernières années. Des centaines? Des milliers?

Pourtant, rien ne change. Les gouvernements continuent de jeter notre argent par les fenêtres tout en fouillant dans nos poches.--- Richard martineau

10 juillet, 2014

La réflexion du jour

À New York, vous pouvez manger un steamé ketchup dans la rue. À Toronto, vous pouvez manger un steamé moutarde dans la rue.

Mais pas à Montréal.

......

Mais: 1) c’est le week-end, on relaxe; 2) c’est le genre de détail qui gosse; et 3) c’est un exemple parmi tant d’autres de l’imbécillité bureaucratique qui existe au Québec.

Des fonctionnaires se sont réunis pour décider quelle sorte de bouffe on pourra servir dans les restos ambulants. Telle bouffe, oui. Telle bouffe, non.

Pourquoi?

C’est comme si on réglementait le genre de musique qu’on peut diffuser dans les restaurants. «Seulement de la musique du monde, du Pierre Lapointe première période et du rock émergent, aucun Top 40…»--- Richard Martineau

09 juillet, 2014

Une fiscalité abusive favorise le travail au noir

Les pays/régions qui pratiquent une fiscalité abusive, voire parfois confiscatoire, s’appauvrissent.

La France le découvre à ses dépens.


La réflexion du jour

Si tous nos médecins travaillaient aussi fort que le docteur Yves Bolduc, ils pourraient soigner 28 millions de patients… tout en étant députés!--- Guy Fournier

08 juillet, 2014

La réflexion du jour

On en parle peu, et pourtant c’est le 1er janvier 2015 que la Western Climate Initiative, le marché du carbone formé par le Québec et la Californie, fera augmenter le prix de l’essence, de l’énergie et de tout ce qui est produit au Québec. Cela touchera de plein fouet nos portefeuilles et notre économie.--- Youri Chassin

07 juillet, 2014

La dette, un cauchemar bien réel

Tous les Québécois (es) naissent avec une dette de plus de 48 000 $. Cette dette a été contractée sans leur consentement, mais ils sont tenus de payer les intérêts ou de la rembourser. Il n’y a pas d’échappatoire autre que celle de s’expatrier.

Cette situation navrante n’est pas aussi abstraite que plusieurs veulent bien nous le laisser croire. Cette dette est bien réelle et à moins de la rembourser, gâchera la vie des générations futures.

Dans un court scénario humoristique, le professeur Peter Jaworsky de l’université Georgetown explique comment.



La réflexion du jour

Vous vous souvenez de l’histoire du Pastagate qu’on avait sortie en février 2013 ?

Des zélés de l’Office québécois de la langue française avaient emmerdé un restaurateur du boulevard Saint-Laurent à Montréal parce qu’il avait osé utiliser des mots italiens dans son menu de bouffe italienne.

Il avait écrit « pasta » au lieu de « pâtes ».

 .......

Eh bien, il y a quelques jours, Le Devoir nous annonçait que les 240 employés de l’OQLF ont eu besoin d’une « formation », au coût de 17 786 dollars, pour se relever de l’épisode du « pastagate ». Richard Martineau

05 juillet, 2014

La réflexion du jour

De 2004 à 2014, le coût de l'assurance maladie publique supporté par la famille canadienne moyenne, tous types de familles confondus, a augmenté de 53,3 %.

Cette hausse est nettement supérieure à celle des revenus, 34,7 %, et du coût du logement, 40,7 %, des vêtements, 33,4 %, et de la nourriture, 15,6 %. --- Institut Fraser

04 juillet, 2014

Pourquoi le parc de logement locatif montréalais se détériore-t-il?

Dans le texte intitulé « Réglementation : la modération a bien meilleur goût », publié dans Huffington Post le 24 juin 2014, je dénonçais l’utilisation abusive de la réglementation pour régir dans les moindres détails les relations entre les Québécois.

J’y reviens, car au Québec l’excès de réglementation déresponsabilise les individus, attise les conflits et nuit considérablement à l’économie.

Le cas particulier de la Régie du logement est un bel exemple des effets pervers d’une réglementation anachronique et mal conçue qui invite les abus et pénalise les personnes les plus démunies tout en prétendant vouloir les aider.

Année après année la Régie propose des taux d’augmentation des loyers tellement ridicules qu’il est surprenant qu’il existe encore des propriétaires qui investissent dans le logement locatif. Il y aura toujours bien sûr les projets servant à laver l’argent sale, mais cela risque d’être insuffisant pour satisfaire les besoins des Québécois dont la proportion de locataires est plus grande qu’ailleurs.

La Régie identifie huit variables composant les coûts d’exploitation d’un logement : électricité, gaz, mazout et autres sources d’énergie, frais d’entretien, frais de service, frais de gestion, revenu net, dépenses d’immobilisation.

En 2014, la Régie recommande une augmentation de 1,3 % de la composante « électricité ». Cela est nettement insuffisant puisque le 1er avril dernier, la Régie de l’énergie a autorisé Hydro-Québec à augmenter ses tarifs de 4,3 %. Les propriétaires devront donc absorber la différence en espérant que la Régie leur permettra de se rattraper en 2015.

La Régie propose aussi de limiter à 2,6 % l’augmentation de la composante « dépenses d’immobilisation ». Quel propriétaire fera des rénovations majeures à ces conditions? À ce taux, le propriétaire devra attendre 32 ans pour récupérer un investissement de 5 000 $ fait dans un logement loué 500 $ par mois. Une augmentation de 2,6 % du loyer ne suffirait même pas à rembourser les intérêts d’un prêt de 5 000 $.

Il n’est donc pas surprenant que le parc de logements locatifs, en particulier à Montréal, se détériore et se raréfie. Les premières victimes sont les plus pauvres de la société : les familles monoparentales, les travailleurs au salaire minimum, les retraités.

La Régie a pour mission de traiter les litiges entre propriétaires et locataires. Elle dispose d'une compétence exclusive pour entendre les causes relatives aux baux résidentiels. Elle statue sur les hausses de loyer, les conditions de location, le bruit, le chauffage, les réparations à effectuer, ainsi que la résiliation des baux. Essentiellement, dans le domaine du logement locatif, la loi a transféré le droit de propriété du propriétaire à la Régie.

Nous gérons sans l’aide du gouvernement, voire malgré l’intervention du gouvernement, l’ensemble de nos activités (famille, éducation, budget, retraite, etc.). Toutefois, quand vient le temps de gérer les relations locataires-propriétaires nous sommes considérés des handicapés mentaux qu’il faut protéger malgré nous.
Les bonnes intentions du législateur en matière de logement locatif ont des effets pervers dramatiques :

Les augmentations de loyer recommandées par la Régie sont insuffisantes pour que les propriétaires puissent entretenir convenablement leur propriété. Le nombre de logements insalubres augmente rapidement;

Un propriétaire n’a pas intérêt à effectuer des réparations majeures puisqu’il lui sera impossible de récupérer son investissement dans un délai raisonnable. Les problèmes de fuites d’eau, les salles de bain et les cuisines dysfonctionnelles sont donc monnaie courante;

Investir dans un logement locatif est moins rentable qu’investir dans un fonds mutuel équilibré. Les locataires ont de plus en plus de difficulté à dénicher un logement convenable, car les nouveaux projets sont rares et les taux d’occupation sont très élevés.

Un propriétaire qui se limiterait aux hausses de loyer proposées par la Régie serait acculé à la faillite en quelques années seulement. S’il ne peut contourner le carcan imposé par la Régie il devra alors négliger l’entretien et éventuellement vendre sa propriété. C’est une situation malsaine qui ne sert qu’à envenimer les relations locataires-propriétaires. Tous y perdent, mais dans tous les cas les locataires démunis sont les plus grands perdants.

Bien sûr, cela sert les intérêts de la Régie. Les conflits locataires-propriétaires sont sa raison d’être. Mais est-ce dans l'intérêt des Québécois? Ne vaudrait-il pas mieux laisser le marché trouver son propre équilibre, quitte à aider financièrement les familles dans le besoin à se loger convenablement?


La Régie est sans conteste le facteur qui nuit le plus au développement et au maintien du parc de logements locatifs québécois. Qu’il existe malgré tout un parc de logements locatifs privés tient du miracle. Mais pour combien de temps encore?

La réflexion du jour

Les fonctionnaires de Montréal devront renoncer à leurs jeux. Lors de ses vérifications, Montréal a recensé pas moins de 2311 logiciels (16 000 en comptant les diverses versions) sur les ordinateurs de ses employés. Du nombre, 945 logiciels n'avaient aucun lien avec leur travail, notamment des jeux. Pierre-André Normandin

03 juillet, 2014

La réflexion du jour

« Il y a actuellement plus de 160 programmes d’aide aux entreprises au Québec. Si on a besoin de tant de crédits d’impôt, c’est peut-être parce qu’on a tout simplement trop d’impôt! », a conclu Martine Hébert.

02 juillet, 2014

Économie 101 pour les nuls

En mai 2007, Thomas J. Sargent, corécipiendaire du prix Nobel d’économique en 2011, donnait un bref discours lors d’une collation des grades à l’Université de Californie à Berkeley. Voici en traduction libre, comment il résumait l’enseignement de l’économique en douze points avec seulement 350 mots :

« L’économique est le bon sens organisé. Voici une courte liste des précieux enseignements que notre belle discipline enseigne.

1. Beaucoup de choses qui sont souhaitables ne sont pas réalisables.

2. Les individus et les communautés font face à des compromis.

3. D’autres personnes ont plus d’informations sur leurs capacités, leurs efforts et leurs préférences que vous pouvez en avoir.

4. Tous répondent aux incitations, y compris les personnes que vous voulez aider. C’est pourquoi les filets de sécurité sociale ne finissent pas toujours par fonctionner comme prévu.

5. Il y a des compromis à faire entre l’égalité et l’efficacité.

6. En économie comme dans un jeu, les gens sont, en équilibre, satisfaits de leurs choix. C’est pourquoi il est difficile pour les autres personnes bien intentionnées de changer les choses pour le meilleur ou pour le pire.

7. À l’avenir, vous répondrez vous aussi aux incitations. C’est pourquoi il y a des promesses que vous aimeriez faire, mais vous ne pouvez pas. Personne ne croira ces promesses parce qu’ils savent que plus tard, il ne sera pas dans votre intérêt de les respecter. La leçon ici est la suivante : avant de faire une promesse, réfléchissez si vous voulez la maintenir advenant que votre situation change. C’est ainsi que vous gagnez une réputation.

8. Les gouvernements et les électeurs réagissent aussi aux incitations. C’est pourquoi les gouvernements font parfois défaut sur les emprunts et autres promesses qu’ils ont faits.

9. Il est possible pour une génération de transférer les coûts aux suivantes. C’est ce que font les dettes du gouvernement national et le système de sécurité sociale des États-Unis (mais pas le système de sécurité sociale de Singapour [avec son système d’épargne obligatoire]).

10. Lorsqu’un gouvernement dépense, les citoyens en font toujours les frais, aujourd’hui ou demain, que ce soit par des impôts explicites ou implicites, comme l’inflation.

11. La plupart des gens veulent que d’autres personnes paient pour les biens publics et les transferts gouvernementaux (notamment les transferts à eux-mêmes).

12. Parce que les prix agrègent l’information des participants sur les marchés, il est difficile de prévoir les prix des actions, les taux d’intérêt et les taux de change ».