Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

22 juin, 2012

La réflexion du jour

Bien sur ce débat a été pourri par un gouvernement qui a perdu sa crédibilité par un laxisme évident dans la gérance des affaires publiques et en particulier dans l'attribution des contrats publiques. Dans ce contexte, le réflexe primaire est de se dire : pourquoi moi? Pourquoi devrais-je payer ma juste part alors que nos élus sont incapables de s'assurer qu'il en est de même pour tous? Pourquoi devrais-je me conformer aux lois et me comporter en citoyen irréprochable alors que nos élus n'en font pas autant?.--- François Maltais, médecin et professeur UL

Le chiffre du jour : 123 M$ c. 63 M$

La mise en oeuvre au Québec d'un programme de procréation assistée gratuit a entraîné un boom qui est en voie de coûter beaucoup plus cher que prévu: trois hôpitaux réclament 123 millions de dollars pour lancer un programme de fécondation in vitro (FIV).
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 Cette somme est bien loin des 63 millions projetés par le gouvernement en 2010 jusqu'en 2015, avec les dizaines de millions remboursés à l'acte aux médecins spécialistes par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

(NDLR :dans le merveilleux monde magique du modèle québécois (la gratuité mur à mur), l'explosion des coûts c'est la norme.)

21 juin, 2012

La réflexion du jour

« Les contribuables montréalais financent des salaires et des avantages sociaux exceptionnellement généreux qui sont hors de portée pour la majorité d'entre eux. Dans ce contexte, on peut se demander si la notion de ''services aux citoyens'' ne devrait pas également comporter un plus grand respect envers la capacité de payer des Montréalais », affirme M. Fortin.

Le chiffre du jour : 11 000 $

Un récent sondage Forum Research nous apprenait que les Montréalais, qui terminent ces jours-ci de payer leurs 2,9 milliards de dollars de taxes municipales pour l'année, sont insatisfaits de leurs services municipaux. Pourtant, les employés municipaux bénéficient de conditions de travail généreuses, bien au-dessus de la moyenne. En effet, ceux-ci travaillent cinq semaines de moins et ont une rémunération globale supérieure de 11 000 $ à celle des employés des grandes entreprises privées, apprend-on dans une Note économique publiée aujourd'hui par l'Institut économique de Montréal (IEDM).

20 juin, 2012

La réflexion du jour

L’endettement massif de l’État, les corporatismes qui entravent l’exercice du pouvoir, la bureaucratisation du modèle québécois font mal au Québec. Le PQ au pouvoir devra aussi confronter ces problèmes. La fuite à gauche ne pourra pas durer longtemps.--- Mathieu Bock-Côté

Le chiffre du jour : 7ième

Le revenu médian des Québécois après impôt vient de passer du sixième au septième rang, parmi toutes les provinces canadiennes.

Statistique Canada a indiqué lundi que le revenu médian des familles de deux personnes ou plus au Québec s'est élevé à 58 100$ en 2010, en hausse de 800$ sur le revenu médian de l'année précédente.

19 juin, 2012

Subventions : les perles du 9 au 15 juin 2012


Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques. La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

La perle des perles cette semaine est une subvention de 8,4 millions $ à GE Aviation Bromont afin de permettre la réalisation d’un projet d’investissement de 61,4 M$. En 2011, GE, maison mère de GE Aviation Bromont, a enregistré des revenus de 147 G$ et des profits de plus de 14 G$. Au cours de l’année budgétaire 2011-2012, le gouvernement du Québec enregistrait des revenus de 65,5 G$ et un déficit de 3,3 G$. Il me semble que c'est GE qui devrait subventionner le Québec et non le contraire. Malheureusement, l’environnement économique du Québec est peu attrayant pour les investisseurs et le gouvernement doit les attirer ou les retenir au moyen de subventions alléchantes.
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450 000 $
À SPF Canada – Groupe Diana
Participation gouvernementale au projet d’implantation d’une usine de production d’arôme pour nourriture de chiens et de chats à Saint-Blaise-sur-Richelieu, en Montérégie. Estimé à 4 250 000 $, ce projet créera près d’une vingtaine d’emplois au Québec.

300 000 $
Au Grand Défi Pierre Lavoie
Québec a versé 300 000 $ à la quatrième édition du Grand défi Pierre Lavoie, un marathon cycliste de 1 000 kilomètres qui s’est déroulé le week-end dernier.

56,4 M$
En travaux sylvicoles en forêt publique
Le Programme d’investissements sylvicoles a principalement pour but d’augmenter le rendement des forêts québécoises à moyen et à long termes grâce à des travaux d’aménagement qui s’ajoutent à ceux déjà prévus. Il consiste plus précisément à effectuer des travaux sur les sites à plus haut potentiel, à remettre en production des superficies mal régénérées et à réhabiliter des peuplements dégradés.

20 000 $
À Tourisme Cantons-de-l’Est
Subvention à Tourisme Cantons-de-l’Est pour sa participation à l’événement Soirée Québec 2012 organisé par le Bureau du Québec à Toronto.

700 000 $
À Extraction Nichromet
Cette aide gouvernementale vise à accompagner l’entreprise de Thetford Mines dans un projet d’usine pilote d’extraction plus écologique de l’or et de l’argent estimé à 3,4 M$. 

7,2 millions $
Aux Associations touristiques sectorielles
Le ministère du Tourisme annonce le renouvellement de ce programme.  Une vingtaine d’ATS sont reconnues par le ministère, avec le mandat d’accompagner les entreprises de différents produits ou secteurs touristiques notamment en matière de développement, de gestion, de promotion et de formation.

88 000 $
À la Coopérative de solidarité Vallée Bras-du-Nord
Cet investissement permettra à la coopérative d’acquérir une passerelle suspendue plus large et mieux équipée pour l’accueil Shannahan.  Construite en 2004, la passerelle suspendue donne accès à près de 70 % du réseau cyclable et pédestre de la Vallée Bras-du-Nord. Cette passerelle a été conçue à une voie seulement. L’achalandage ayant considérablement augmenté au cours des dix dernières années, son élargissement est devenu incontournable.

8,4 millions $
À GE Aviation Bromont
Subvention à la compagnie Générale Électrique (GE) du Canada, afin de permettre la réalisation d’un projet d’investissement de 61,4 M$. Le projet permettra à l’usine de Bromont, spécialisée dans la fabrication de composants de turbines d’avions, de mettre sur pied deux centres d’excellence en recherche qui desserviront l’ensemble des usines de GE Aviation à travers le monde. Un centre d’excellence en robotique et un centre d’excellence en équipements de tests et outillages.

180 000 $
À la Chambre de commerce et d’industrie de Québec
Subvention de 180 000 $ sur trois ans pour permettre aux entrepreneurs de compter sur la force d’un réseau de gens d’affaires d’expérience. La communauté d’affaires de la région a identifié clairement sa volonté de faire du développement de l’entrepreneuriat sa priorité.

175 000 $
Pour la mise en valeur des zones agricoles
Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire accorde une aide financière pour soutenir l’établissement de plans de développement de la zone agricole pour le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal. Mis en œuvre dans l’arrondissement de Saint-Hubert, en bordure du boulevard Cousineau, le projet pilote Éco-Territoire 21, lancé par la Ville de Longueuil, vise à remettre en culture des terres agricoles périurbaines laissées en friche, et ce, dans le respect des principes du développement durable et de la protection de l’environnement.

108 000 $
À ÉO-Synchro
Subvention à l’entreprise innovatrice ÉO-Synchro, de Lévis, pour un projet estimé à 280 000 $. ÉO-Synchro se spécialise dans la conception d’alternateurs à double rotation inversée. L’entreprise souhaite adapter au secteur hydraulique un type d’alternateur spécifique breveté, conçu pour l’industrie éolienne et maintenant prêt à être commercialisé.

410 000 $
À l’International de montgolfières
Aide financière à l’International de montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu qui se déroulera du 11 au 19 août 2012.

50 000 $
À la Foire gourmande de l’Abitibi
Aide financière à la 11e Foire gourmande de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-Est ontarien qui se tiendra du 16 au 19 août prochain à Ville-Marie, en bordure du lac Témiscamingue.

554 500 $
Au Vélirium 2012
Aide financière pour permettre l’organisation et la tenue du Vélirium − Festival international et Coupe du monde UCI de vélo de montagne 2012. L’événement se déroulera au Mont Sainte-Anne du 21 juin au 8 juillet 2012.

3 250 000 $
À la Maison pour la danse de Québec
Québec donne son accord de principe pour le projet de réaménagement de la Maison pour la danse de Québec. Au cours des dernières années, la danse contemporaine a connu une réelle effervescence à Québec. À titre de centre chorégraphique, La Rotonde souhaite, par son projet de maison de la danse, soutenir le développement de cette discipline en offrant davantage de services à la communauté de la danse de Québec. La Rotonde vise à déployer la Maison pour la danse de Québec sur les trois étages du 336, rue du Roi.

355 000 $
Au Mondial Loto-Québec de Laval
Aide financière à la Corporation du Mondial Choral qui se déroulera jusqu’au 15 juillet à Laval.

65 000 $
À la Sélection Caseus
Aide financière au Festival des fromages fins de Victoriaville. De la somme totale, 35 000 $ est accordé pour la réalisation du volet Prix du public de Sélection Caseus, le concours des fromages fins du Québec.

La réflexion du jour

Le réseau de la santé offre de moins en moins de services directs aux patients alors qu'il y a de plus en plus de gestionnaires. --- François Bonnardel

Le chiffre du jour : 7 %

Le nombre de cadres dans les agences de la santé a encore augmenté de 7% depuis deux ans, a révélé mardi le député François Bonnardel qui déplore à nouveau la «dérive bureaucratique» du réseau de la santé.

18 juin, 2012

Pourquoi est-il si difficile de réformer le modèle québécois?


Le texte d’Emmanuel Martin analyse pourquoi il est si difficile de réformer l’État français. Cette analyse est aussi pertinente pour le Québec. Il suffit de remplacer « France » par « Québec » et « pays » par « région ».
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Pourquoi nous avons du mal à réformer

La France, à l’instar de bien d’autres pays, est malade non pas de la crise, qui est un symptôme, mais  de sa démocratie dysfonctionnelle :une classe politico-bureaucratique a multiplié les niches d’inefficiences, profitant notamment, ici des opportunités d’une décentralisation sans responsabilisation, là d’un accès facile à l’endettement grâce à l’Euro. Ce qu’il faut bien se résoudre à appeler du parasitisme a pu cependant se développer sous couvert de « démocratie » puisque l’extension progressive de ce Leviathan s’est accompagné de nouvelles formules de redistribution répondant à des « demandes sociales ». Ainsi se réalise peu à peu la prédiction de l’économiste Frédéric Bastiat au milieu du 19° siècle, pour qui l’État était « cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde »(1).

Il est essentiel de revenir à un niveau soutenable de dépense publique. Pourtant, certains intellectuels et dirigeants politiques semblent croire que le salut viendra… de la dépense publique. Mais avec 56 % du PIB de dépenses publiques (soit 10 points de dépense publique en plus dans le PIB en comparaison avec 1980, juste avant le très dépensier projet commun de la gauche), une dette en augmentation continuelle, un déficit budgétaire structurel depuis près de quatre décennies, la France pratique en réalité la « relance » keynésienne depuis belle lurette. Avec le résultat que l’on voit. Visiblement, il n’y aurait jamais assez de relance. Faudrait-il atteindre 95% du PIB en dépenses publiques pour qu’elle fonctionne ?

Cette défense de la relance participe plutôt d’une stratégie d’immunisation contre toute possibilité de réforme structurelle visant à « dégraisser » le secteur public pour le remettre au service des citoyens. Il en va d’ailleurs sans doute de même pour la propagation du mythe de l’austérité (la vraie austérité consisterait à baisser drastiquement les dépenses publiques, ce qui n’est absolument pas le cas en France aujourd’hui) ou même du soi-disant ultralibéralisme qui toucherait le pays. Quant à l’argument de la « croissance », qui pourrait être contre ? Comme a pu le rappeler le Président de la Bundesbank  Jens Weidmann « être favorable à la croissance, c'est comme être partisan de la paix dans le monde » (2)… On comprend en fait que « croissance » est, dans la bouche de certains, un autre moyen de dire « dépense ».

Cette rhétorique permet en réalité de détourner l’attention du vrai problème qui est celui de la difficulté à opérer des réformes structurelles - difficultés qui mêlent obstacles en termes d’insuffisance de connaissance pour réformer et en termes d’intérêts coalisés contre la réforme.

La complexité de l’administration en a fait une espèce de plat de spaghettis, de grosse pelote de laine emmêlée et « tirer un fil » entraine généralement des conséquences inattendues. Les interconnections et complémentarités entre services et administrations ont permis de s’assurer que toute réforme se transformerait en casse-tête.
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Un autre problème fondamental de la bureaucratie est qu’elle s’auto-évalue. Chaque « bureau » a ainsi une incitation à clamer son importance fondamentale pour l’intérêt public et refuse d’être « réformé ». Évidemment le travail d’une institution telle que la Cour des Comptes permet de départager et de rationaliser.  Cependant une bureaucratie est aussi un instrument pour l’achat d’une clientèle électorale politique. Or, que se passe-t-il quand la bureaucratie est en symbiose avec le politique, comme dans les conseils régionaux ou départementaux, et qu’affaiblir une bureaucratie signifie affaiblir un camp politique ? On comprend qu’il est difficile pour les hommes politiques d’un gouvernement de réduire les troupes de leurs soutiens politiques.

Ensuite, à l’intérieur de chaque département de la bureaucratie, lors d’un dégraissage, les départs se font rarement selon une logique de rationalité consistant à garder les plus compétents et les plus travailleurs, mais bien plus sur une logique politique, de pouvoir : ceux qui restent sont les mieux organisés et les plus influents. Le risque est ainsi de finir avec une bureaucratie moins envahissante mais inopérante.

Par ailleurs, réformer en profondeur implique encore de remettre en questions de nombreux intérêts coalisés qui vivent de subventions ou contrats publics. Ces intérêts coalisés sont extrêmement efficaces pour « défendre leur beefsteak » : entreprises vivant de la manne publique mais aussi intermittents du spectacle ou étudiants pouvant envahir la rue.

Justement, réformer en profondeur suppose un minimum de débat démocratique sur l’établissement des priorités en matière de dépenses publiques. Or, cela demande une aptitude au véritable dialogue social au sein de la nation toute entière. Les pays nordiques ont pu se réformer grâce à cette aptitude. La France, société de défiance par excellence, a en revanche toute la peine du monde à mettre ses citoyens autour de la table. Cette défiance vient précisément de son modèle social corporatiste et centralisateur – qu’il s’agirait de réformer également.

Enfin, un argument majeur qui sera évoqué contre la réforme : le coût de la transition. Lorsque des ressources humaines et financières doivent réaffectées de manière si importante en même temps, la donne est fortement chamboulée. Les personnels publics ou des entreprises ayant perdu leurs marchés publics doivent être absorbés par le secteur privé. Or, en période de récession cette capacité d’absorption est minimale, sauf à accepter un accroissement de flexibilité sur le marché du travail – généralement impopulaire.

On le voit : le coût politique de la réforme pour les gens au pouvoir est grand. Plutôt que de prendre le risque de mettre en place un processus de clarification et de « tri entre le bon État et le mauvais État », il leur paraît plus simple de tenter, à nouveau, de faire payer les autres : « l’endettement national est au maximum, les impôts nationaux sont presqu'au maximum, déplaçons donc au niveau de l’Europe nos problèmes d’endettement avec, par exemple, les Eurobonds... ».

En dépit de tous les obstacles à la réforme, il y a pourtant bien un jour où l’obèse doit se résoudre à la diète. La procrastination n’est pas une solution. Mais se reprendre en main nécessite, au niveau d’un pays, une discussion, un véritable « dialogue social ». Voilà un test pour notre démocratie.

Emmanuel Martin, le 28 mai 2012 - Emmanuel Martin est analyste sur www.UnMondeLibre.org.

(1) « L’État », Journal des débats, Septembre 1848 disponible ici.
(2) Le Monde, 25 mai 2012.

La réflexion du jour

Les propriétaires s'attendent à ce que la situation actuelle se transforme en une rareté de logements de plus en plus grande lorsqu'une remontée des taux d'intérêt ralentira le mouvement d'accès à la propriété, combiné à la tendance accélérée à vouloir occuper seul un logement. « Le gouvernement du Québec ne peut plus attendre. Pour éviter une crise de l'habitation, il doit dès maintenant entreprendre une réforme de la Régie du logement et des lois qu'elle applique », lance Hans Brouillette.

(NDLR : Typique des règlements en apparence bien intentionnés, mais qui nuisent à ceux (les locataires) que l'on prétend aider. Une belle démonstration du "Qui veut faire l'ange fait la bête" de Pascal Blaise.)

Le chiffre du jour : 1,4 %

L'augmentation des loyers de seulement 1,4 % comparativement à avril 2011 représente à peine 6 $ de plus, ce qui inquiète la CORPIQ :

 « Il s'agit d'un taux inférieur à l'évolution du coût de la vie, qui a été de 2,4 % au cours de la même période, selon Statistique Canada. En considérant la forte hausse des frais d'exploitation des immeubles de logements, il est clair que leur rentabilité est en baisse. Cela provoque un impact négatif sur l'intérêt des investisseurs pour rénover le parc immobilier existant ou encore pour construire », a expliqué le directeur Affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette.

 (NDLR : Il n'y a que des bureaucrates au cerveau lessivé par des notions socialistes pour croire que les propriétaires immobiliers vont continuer d'investir dans l'immobilier locatif à ces conditions.)

16 juin, 2012

La réflexion du jour

«Cette injustice, explique M. Pierlot, découle des règles fiscales dysfonctionnelles qui demeurent inchangées depuis une génération, faisant qu'un quart de la population bénéficie de retraites anticipées et aisées, alors que les trois quarts de la population doivent retarder leurs retraites et se contenter d'un style de vie plus modeste.» 

«Le système d'épargne-retraite canadien, ajoute-t-il, semble favoriser les travailleurs du secteur public, et ce, de façon significative.» --- Michel Girard

Le chiffre du jour : 2,1 M$

L'étude démontre qu'après une carrière au gouvernement fédéral, un fonctionnaire gagnant un salaire annuel de 150 000$ au moment de sa retraite aura droit à une rente à vie d'une valeur forfaitaire de 2,1 millions de dollars.

15 juin, 2012

The Locavore’s Dilemma



Pierre Desrochers et Hiroko Shimisu se sont attaqués à la tâche de démontrer qu’il est faux de prétendre, comme le font les écolos, que l’achat local de nos produits alimentaires est bénéfique à l’économie et à l’environnement. Comme plusieurs des notions véhiculées par les gourous verdoyants, celle-ci est au mieux une demi-vérité et au pire carrément trompeuse.

Malheureusement, leur livre « The Locavore’s Dilemna – In praise of the 10,000-Mile Diet » n’est pas offert en français. Espérons que les auteurs traduiront leur œuvre, car les Québécois ont grandement besoin d’un contrepoids à la propagande écologiste.

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Revue de livre
By Pierre Desrochers and  Hiroko Shimizu 

Food production and distribution is a complex business, so let us begin by making the obvious point that not all “local” food is created equal and that some of it is perfectly fine with us.

For instance, New Hampshire maple syrup, California strawberries, Alaskan salmon and crabs, Washington apples, Florida oranges, Michigan cherries, and Iowa corn are among the best and most affordable in the world and, as a result, have long been enjoyed by nearby and distant consumers alike.

Competitively priced, high-quality seasonal local fruits and vegetables have also long been sought after by nearby grocers and restaurateurs alike. “Hobby” gardening is its own psychic reward and should not be judged by economic criteria. In isolated rural areas where land is cheap, game animals abundant and economic opportunities limited, it often makes perfect sense to cultivate large vegetable gardens along with fruit and nut trees; to keep animal coops while having a few grass-fed ruminants roam over the surrounding pastureland; and to supply one’s pantry, root cellar and freezer with the results of hunting, fishing and harvesting wild food of various kinds. Local food items that might not be the most delicious or economical might also have other redeeming qualities, such as an orchard that survives on “pick-your-own” family outings or an otherwise average vineyard to which a gourmet restaurant has been added.
Some overpriced local food might also be sold for charitable purposes.

“Local when sensible” is obviously not our concern, nor do we believe that most committed locavores sincerely promote the cultivation of pineapples or bananas in the American snowbelt; in our experience, they would rather have local residents get by without them. We don’t even disagree with their belief that “eating locally means eating seasonally” which, in turn, results in “deprivation lead[ing] to greater appreciation.” In our view, food masochism should be left to the realm of personal preferences. Rather, we draw the line where local food is deemed desirable simply because of its geographical origin and is not more affordable, nutritious, safer, or better tasting than alternatives produced further away.

Locavores and people otherwise indifferent to the movement might interject that life is not only about turning a profit and what people do on their own time and with their own dime is their business. Besides, if the current obsessions with small organic homesteads, urban gardens, green roofs and backyard poultry are nothing but the latest in a long line of pointless food fads, why argue over the issue? The problem is that local food activists are spreading environmental misconceptions, increasingly picking our pockets and threatening our food security. “Vote with your fork and your consumer dollar!” might be their unofficial slogan, but their campaign material so frequently and so severely distorts the true impact of uncompetitive local agriculture that they could be held liable to prosecution under false advertising statutes. On top of that, many activists have been hard at work to mandate the purchase of pricier local food by public institutions (most prominently government agencies, school boards, hospitals, prisons, universities and military bases), prevent the redevelopment of abandoned marginal agricultural land for other useful purposes, prohibit modern agricultural practices and ultimately close national doors to foreign products.

For reasons that we will discuss in more detail later on, the outcomes of such initiatives range from bad to utterly disastrous.

To sum up our basic argument: If widely adopted, either voluntarily or through political mandates, locavorism can only result in higher costs and increased poverty, greater food insecurity, less food safety and much more significant environmental damage than is presently the case. Policies should be judged by their results, not their intentions. Consumers who bought into locavorism because they sincerely cared about making our food supply ever more secure, safe, affordable, and sustainable while supporting their local community should reexamine whether the supposed means actually lead to the desired ends.

As we will illustrate in the remainder of this book, our modern food system is an underappreciated wonder that is the culmination of thousands of years of advances in plant cultivation and animal breeding; harvesting, storing, transporting, and processing food; and retailing and home cooking techniques. Only through greater technological advances, economies of scale and international trade can we achieve the locavores’ worthy goals of improving nutrition while diminishing the environmental impact of agricultural production.

Pierre Desrochers  is an associate professor of geography at the University of Toronto,  Hiroko Shimizu is an economist. This is an excerpt from their book, The Locavore’s Dilemma: In praise of the 10,000 Mile Diet.

Le chiffre du jour : 4 jours

Le jour de l'année où les contribuables québécois cessent de travailler pour payer tous les impôts et taxes surviendra plus tard cette année que l'an dernier.

 L’arrivée plus tardive de cette journée d’affranchissement de l’impôt s’explique principalement par la hausse de la taxe de vente de 1% imposée par le gouvernement du Québec depuis le 1er janvier dernier. (Photo: Agence QMI) La «journée d'affranchissement de l'impôt» surviendra le dimanche 17 juin au Québec, soit quatre jours plus tard qu'en 2011, selon les calculs de l'Institut Fraser.

14 juin, 2012

Les bonnes intentions perpétuent la pauvreté


Les sociétés occidentales, mues par un complexe de culpabilité véhiculé par la gauche bien-pensante, se déculpabilisent en demandant à leur gouvernement respectif d’aider les sociétés pauvres. Pour apaiser l’opinion publique, les politiciens distribuent littéralement des centaines de milliards de dollars en programmes d’aide aux sociétés pauvres.

Malheureusement, cette aide ne se rend jamais à ceux qui en ont vraiment besoin. Dans le meilleur des cas, elle enrichit les milliers d’intermédiaires qui se servent au passage. Dans le pire, elle finance le maintien au pouvoir de dictateurs sanguinaires.

Les programmes d’aide internationaux sont non seulement un immense gaspillage, mais ils empêchent les sociétés pauvres de se développer. Les bonnes intentions n’élimineront jamais la pauvreté. L’entrepreneuriat et la libre entreprise permettent par contre aux individus de briser le cercle vicieux de la pauvreté.

Le remède à la pauvreté

La réflexion du jour

« Les étudiants, comme les personnes âgées ou les handicapés, sont favorisés par le système, conclut M. Laferrière. Le problème est que ceux qui sont favorisés l’oublient rapidement. »

Le chiffre du jour : 172 $

Un étudiant peut bien payer actuellement 2 564 $ en droits de scolarité, ses frais réels peuvent pourtant être réduits à seulement 172 $ par an une fois sa déclaration de revenus effectuée, selon les calculs d’un expert.

13 juin, 2012

La réflexion du jour

Nathalie Petrowski, dans le style nuancé et réfléchi qui la caractérise, invitait hier Gilbert Rozon « à se mêler de ses affaires ». Selon elle, les gens d’affaires n’ont rien à dire et aucune contribution à apporter aux discussions entourant le conflit étudiant. --- Pierre Duhamel

(NDLR : c'est ce qu'on appelle "mordre la main qui nous nourrit" ou si vous préférez "couper la branche sur laquelle on est assis". Les bonzes de la gogauche, dont Nathalie Petrowsky est une digne représentante, sont des experts à ce petit jeu.)

Le chiffre du jour : 12 565 $

Un sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante réalisé ces derniers jours auprès de 1 207 propriétiares de PME du Québec indique que 11 % des répondants affirment avoir subi des pertes depuis le début du conflit. Ces pertes s’élèvent à 12 565 dollars en moyenne par entreprise touchée.

12 juin, 2012

Subventions : les perles du 2 au 8 juin 2012


Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques. La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

La perle des perles cette semaine est une subvention de 50 500 $ au Centre sportif Mégantic. Ce projet de développement durable permettra une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 230 tonnes d’équivalents CO2. Donc, l’élimination d’une tonne d’équivalents CO2 coûtera 219,57 $. Pourtant, lors du lancement de la bourse du carbone, les gourous verdoyants nous ont dit qu’une tonne d’équivalents CO2 valait 10 $. Ce projet, comme tous les autres du même genre, représente un gaspillage de l’argent des contribuables comme seuls les politiciens savent le faire.
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380 000 $
Aux Banques alimentaires du Québec
Les Québécois ont picolé pour un bonne cause, le week-end des 25,26 et 27 mai dernier.  Pour chaque bouteille de vin blanc vendue ces jours-là, la Société des alcools du Québec s’est engagée à remettre 1$ à l’organisme Banques alimentaires du Québec, tandis que certains fournisseurs ajoutaient 1$ à la mise de la SAQ.  Voilà une heureuse initiative de notre monopole d’État, qui console un peu des prix extravagants qu’il exige pour le divin nectar. Sans compter, la part de notre bien aimé ministre des Finances…

2,7 milliards$
À la réduction des GES
Québec a pour objectif global de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020 par rapport à l’année de référence de 1990.  Les deux tiers des investissements de 2,7 G$ , soit près de 1,8 milliard $, seront consacrés au secteur des transports, notamment pour favoriser les transports collectifs ou encore développer le covoiturage.  

1,8 M$
Au CPE Biscuit
Début de la construction de la nouvelle installation du centre de la petite enfance Biscuit. 60 nouvelles places à 7 $ verront bientôt le jour dans le quartier Saint-Henri. En plus de soutenir les familles de Saint-Henri et des environs, ces investissements permettront la création de 14 emplois.

2 401 200$
À Saint-Jean-de-Dieu
Des aînés en légère perte d’autonomie et des familles de Saint-Jean-de-Dieu auront bientôt accès à 29 nouveaux logements abordables.  Les Premières habitations du Jardin offriront à 29 ménages l’opportunité de bénéficier d’un environnement de vie sain et agréable, tout en leur permettant de demeurer dans leur communauté.  

50 500 $
Au Centre sportif Mégantic
Une aide financière est accordée à la Ville de Lac-Mégantic, en Estrie, pour un projet d’optimisation des équipements de réfrigération et d’amélioration de la performance énergétique des installations du Centre sportif Mégantic. Ce projet de développement durable permettra une réduction importante de la consommation d’énergie et une diminution des émissions de gaz à effet de serre de 230 tonnes d’équvivalent CO2.

15 M$
Pour l’Industrie foestière
Le ministre des Ressources naturelles et de Faune annonce le maintien de l’enveloppe de 15 M$ du Programme de création d’emplois en forêt pour l’exercice financier 2012-2013.

9 597 109 $
À la Plateforme d’innovation en agriculture biologique de l’IRDA
Contribution du gouvernement du Québec pour la mise en place d’un nouveau centre de recherche désigné sous l’appellation de Plateforme d’innovation en agriculture biologique.

5 000 $
À James Darling
Le Prix à la création artistique du Conseil des arts et des lettres du Québec pour la région du Bas-Saint-Laurent a été décerné au violoncelliste et chef d’orchestre James Darling.

118 400 $
Au Réseau des services spécialisés de main-d’oeuvre
Soutien financier au RSSMO) pour le perfectionnement de 80 intervenants en employabilité et la création d’un outil de formation destiné à ses organismes membres.

25 M$
À l’Industrie forestière
Le ministre des Ressources naturelles et de la Faune annonce également le maintien de l’enveloppe de 25 M$ pour le Programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier – Volet II. Ce programme est destiné à la réalisation d’activités de protection, de mise en valeur et de développement des ressources du milieu forestier.

1 186 500 $
Aux FrancoFolies de Montréal
Du Programme de soutien au développement et à la promotion touristique (550 000 $), du Fonds d’initiative et de rayonnement de la métropole (391 500 $) et du Programme d’Aide à la diffusion en variétés (245 000 $)

124 423 $
Pour la formation de travailleurs
Soutien financier au Comité sectoriel de la main-d’œuvre des services de soins personnels, SOINS PERSONNELS QUÉBEC, pour le perfectionnement de 284 travailleurs, dont 18 formateurs en entreprise. Ce comité rassemble les spécialistes de la coiffure, l’esthétique, l’électrolyse, la massothérapie et des soins du corps.

790 000 $
Au Grand Rire de Québec
Subvention au Festival Grand Rire de Québec, qui se déroulera jusqu’au 1er juillet.

68 M$
Au Nunavik
Conçu par la SHQ et administré régionalement par l’Office municipal d’habitation Kativik, ce programme permettra la réalisation de 200 logements privés dans la région du Nunavik.

120 000 $
À l’INRS
Une aide financière est accordée à l’Institut national de la recherche scientifique pour la réalisation d’un projet du Groupe de recherche et d’étude en écohydraulique numérique de l’INRS sur la modélisation de l’estuaire du Saint-Laurent.

6 000 $
Pour l’ensemencement
Une contribution est attribuée au Tournoi de pêche sportive et familiale de Drummondville. Ce programme soutient les organismes qui ont des projets d’ensemencement de lacs et de cours d’eau en milieu urbain et périurbain. Les espèces pouvant servir à l’ensemencement sont l’omble de fontaine, la truite arc-en-ciel et la truite brune.

La réflexion du jour

La vente du lucratif volet international de BIXI pourrait n'avoir été qu'un immense imbroglio entre le gouvernement et Montréal. Québec assure n'avoir jamais voulu forcer la métropole à vendre les activités commerciales de sa Société de vélo en libre-service (SVLS), contrairement à ce que pensait la Ville.

(NDLR : il y a tellement de chevauchement entre les divers niveaux de gouvernement que la multiplication des fonctionnaires inutiles rend les communications impossible. Le Québec est devenu la légendaire tour de Babel.)

Le chiffre du jour : 9e sur 10


(NDLR : le moins que l'on puisse dire est que le Québec n'attirera pas les personnes qui désirent profiter du fruit de leur labeur. Au contraire, plusieurs n'hésiteront plus à fuir vers des cieux plus cléments.)

11 juin, 2012

Les faces cachées d'Amir Khadir


Revue de livre, Jacques Brassard, 11 juin 2012
                          
Si vous êtes un «idiot utile» qui trouvez bénéfique et tellement «progressiste» le rôle joué par Québec Solidaire sur la scène politique;

Si vous êtes un ignare candide qui considérez que voter pour Québec Solidaire (ou NPD) est un «cri du cœur» d’une grande noblesse;

Si vous êtes un intello ou un «naaartiste» qui pensez que le copinage aplat-ventriste avec les «forces révolutionnaires» est furieusement dans le vent;

Si vous êtes un grand cœur naïf sérieusement convaincu que le Hamas est une organisation humanitaire qui lutte contre l’horrible apartheid qui ravage Israël ;

Si vous êtes un électeur anonyme qui, dans les sondages, croyez sincèrement qu’Amir Khadir est un député humaniste qui n’a qu’une seule mission : la défense des pauvres, de la veuve et de l’orphelin,

Alors, il vous faut lire le livre de Pierre K. Malouf, paru aux éditions ACCENT GRAVE, Les Faces Cachées d’Amir Khadir. Ça défrise et ça déniaise!

C’est un livre non seulement bien écrit, mais solidement documenté. Et agrémenté d’humour caustique.

C’est le dévoilement, la mise à nu, de la vision, des objectifs, des obsessions idéologiques du député de Mercier, Amir Khadir, bien sûr, mais, du même coup, de l’extrême-gauche mal élevée et de la gauche caviar bon chic bon genre québécoise. On y voit aussi apparaître en pleine lumière les accointances, les alliances et les complicités du personnage avec tout ce qui grouille et grenouille dans le cloaque gauchiste.

En fait, quand vous fermez le livre de M. Malouf (après l’avoir lu bien sûr!), vous en sortez convaincu que le Kamarade Amir est l’archétype du gauchiste québécois. Il synthétise en lui-même tous les travers, toutes les dérives, toutes les falsifications idéologiques et historiques du socialisme contemporain. Il est tout à la fois anti-américain, anti-capitaliste, antisioniste, anti-occidental, écolo radical, socialiste pur et dur et compagnon de route cordial des communistes et des islamistes. N’en jetez plus, la cour est pleine!

Et l’auteur reprend un à un chacun des éléments constitutifs de cette figure de proue de la mouvance québécoise du socialo-écolo-gauchisme.

Dès le départ, la narration complète de ce que M. Malouf appelle «l’intifada sur la rue St-Denis», nous dévoile les motivations et les arrière-pensées d’Amir Khadir sur Israël et le peuple Juif.

On y décrit les  connivences et les collusions du député de Mercier avec tous les escadrons antisionistes de la gauche québécoise. Et tout particulièrement un groupuscule dénommé Palestiniens et Juifs Unis (PAJU)  qui organise le boycott d’un marchand de chaussures de la rue St-Denis qui a l’audace de vendre des produits israéliens. Ce qui constitue, selon ces antisionistes délirants, un soutien intolérable à «l’apartheid» qui sévit en Israël.

Cette accusation d»’apartheid est tout à la fois une grossière diffamation et une falsification malveillante de la réalité. Israël est l’unique démocratie du Proche et Moyen Orient et l’état de droit y est solidement établi. Prétendre que l’apartheid y règne ne peut être inspiré que par la haine pathologique de l’État hébreu et des Juifs.

Car, après le récit des épisodes de cet immonde et scandaleux boycott d’un honnête marchand, une question surgit dans l’esprit du lecteur : Amir Khadir est-il antisémite? Une chose est sûre, il est antisioniste, c’est-à-dire qu’il nie manifestement  le droit d’Israël à exister. Prenant fait et cause en faveur de la légende d’un «peuple palestinien» dépouillé de son territoire par les Juifs, il devient ainsi l’allié et le compagnon de route de l’islamisme dans toutes ses composantes (Hamas, Hezbollah, Fatah, Djihad islamique etc.), toutes imprégnées non seulement d’antisionisme (négation de toute légitimité à l’État d’Israël) mais aussi d’antisémitisme (haine des Juifs). Ce que poursuit l’islamisme, c’est donc non seulement l’anéantissement d’Israël, c’est aussi l’éradication des Juifs de toute la région. La Palestine doit être «judenrein», comme l’Allemagne hitlérienne, c’est-à-dire sans le moindre Juif. Tel est «l’idéal» de l’islamisme.

Par conséquent, Amir Khadir est trop intelligent pour se proclamer ouvertement antisémite. Mais il copine assidument et collabore étroitement avec les antisémites les plus virulents. Dis-moi qui tu fréquentes…

Dans la deuxième partie de son livre, Pierre K. Malouf décrit, à partir de textes, de déclarations et du programme de Québec Solidaire, le «projet de société» pour le Québec du député de Mercier. Attachez vos tuques et vos bretelles, c’est la descente aux enfers!

Le Québec d’Amir Khadir sera, tenez-vous bien, un Québec écologiste radical, socialiste de bord en bord (on nationalise tout, ou presque), un territoire «privilégié» de la décroissance (il faut mettre à terre l’odieuse société de consommation), et, par conséquent, de l’appauvrissement généralisé. M. Malouf ne peut s’empêcher de lancer ce cri du cœur : «C’est ça la gauche de la gauche? Plus cave que ça, tu meurs!».

Je vous le redis, il faut lire ce livre. Après sa lecture, vous serez heureusement immunisés contre la gangrène socialiste, la folie islamiste et la peste écolo. Et surtout, vous n’aurez plus aucune envie de faire partie de la brigade des «idiots utiles» et des zélotes zombies d’Amir Khadir.

Aux dernières nouvelles, le député de Mercier était en crise de mégalomanie : il se prenait pour un Ghandi québécois. Manque de chance, Pierre K. «Malouf vient, avec son livre, de déboulonner sa statue!

Jacques Brassard

La réflexion du jour

Mais pire, la CLASSE et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), qui se partagent la représentation des cégépiens, se sont même associées à une proposition qui consistait en un gel des frais de scolarité, compensé par une annulation ou un rabattement du crédit d’impôt dont profitent les étudiants. Gabriel Nadeau-Dubois et Léo Bureau-Blouin étaient prêts à priver leurs membres qui ne se destinent pas à des études universitaires d’un avantage fiscal afin de servir les intérêts de ceux qui se dirigent vers l’université plutôt que vers un métier.--- Jean-Jacques Samson

NDLR : le so so so syndical est un euphémisme pour le moi moi moi individuel.)

Le chiffre du jour : 46 % c. 37 %

L’économiste Pierre Fortin a relevé que 46 % des étudiants du Québec accèdent à l’université contre 37 % ailleurs au Canada, mais seulement 28 % en ressortent avec un diplôme contre 30 % dans les autres provinces.

Il n’y a aucun problème d’accessibilité aux études universitaires au Québec mais nous avons un grave problème d’orientation professionnelle au niveau secondaire.

10 juin, 2012

La politique québécoise en caricatures

La réflexion du jour

Défier le gouvernement, la loi et l’ordre, déstabiliser la société, prendre le peuple en otage, compromettre l’économie, saboter le climat social, pour quoi faire ?
 Pour préserver le statu quo ! Préserver les acquis syndicaux ! Empêcher une révision de l’État providence qui est devenu une bureaucratie boulimique, ruineuse et inefficace !---Benoît Aubin

Le chiffre du jour : 25 %

Aidée par les enquêtes sur la collusion et une nouvelle concurrence dans le milieu de la construction, la Ville de Québec s'attend à économiser encore 40 millions de dollars, cette année, dans la réalisation de ses travaux routiers.
.............
Les économies observées représentent environ 25 % entre le coût de réalisation et les premiers estimés.

(NDLR : il suffirait de faire un ménage similaire dans l'ensemble de la fonction publique pour récupérer 15 G$ par année. Si les économies étaient dédiées au remboursement de la dette, le Québec sortirait du trou en moins de 10 ans.)

09 juin, 2012

Le délirium carbonum


Le mystère de l’engouement des Québécois pour la religion écologiste est enfin élucidé. Depuis une dizaine d’années, un virus particulièrement contagieux, le délirium carbonum,  infecte les sociétés occidentales. On a retracé son origine dans les bureaux de l’ONU.

Les personnes naïves qui se réclament de la gauche bienveillante sont particulièrement vulnérables. Dans la phase avancée de la maladie, les individus perdent le contrôle d’eux-mêmes. Certains se promènent nus dans les rues, d’autres marchent en frappant des casseroles, plusieurs, craignant l’irréparable, se font volontairement arrêtés.

La santé publique recommande à ceux qui en sont atteints de porter un petit carré rouge à la boutonnière afin que la population puisse les identifier. Si vous en croissez un(e), même s’ils (elles) vous semblent inoffensifs, il est recommandé de ne pas vous en approchez, car ils (elles) pourraient percevoir ce geste comme une invitation à vous convertir à sa religion, de gré ou de force.

Le ministère de la Santé compte sur la coopération de tous pour limiter la transmission du virus et les drames humains qui en découlent.
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Comme vous le savez, un redoutable virus, delirium carbonum, a frappé les neurones d’un impressionnant nombre de personnes (en respectant toutefois la parité H-F), tout particulièrement à l’ONU, l’UNEP, l’OMM, l’UE, ainsi que les politiques, les médias et les écologistes radicaux. Seuls de plus en plus de petits gaulois (et des belges, des suisses et des canadiens, …) teigneux, gavés de potion magique, résistent encore et toujours à ce virus envahisseur.

Ce virus génère des bouffées délirantes, dont la plus symptomatique est le mythe de la Planète Mère (Terra Mater) qu’il faut sauver des méchants humains (“Sauvons la Planète”).

D’autres graves symptômes ont été relevés : la conviction que le terrifiant CO2 anthropique a une action réchauffante non maîtrisable et que nous allons tous griller ou nous noyer sous l’eau des océans qui auront tout submergé (l’enchaînement de ces effets est encore en discussion dans les cénacles GIECquiens)- la croyance aveugle dans les projections des modèles numériques du GIEC – la confiance totale accordée à cette étrange structure politico-scientifique (plus politique que scientifique) qu’est le GIEC – la totale perte de sens critique, qui fait croire que des hypothèses, répétées sans cesse par une propagande lyssenkiste, deviennent, comme par magie, des vérités gravées dans le marbre – les accusations de négationnisme pour les impies qui osent soulever des objections, fussent-elles pertinentes – le refus de prendre en compte les données d’observation qui ne sont pas conformes aux prévisions des modèles numérique (non mais alors, cette Nature, de quel droit ne se rallie-t-elle pas à nos modèles qui sont par essence parfaits? Il va falloir la mettre au pas!….)

Ce virus fait fleurir, comme pâquerettes au printemps, une nuée de normes et de règlements contraignants, génère l’apologie et le développement d’un Renouvelable pourtant fort onéreux et intermittent (donc, selon la loi de Murphy, en plein match de rugby, au moment le plus palpitant, les caprices du vent vont couper notre alimentation en énergie électrique?), tout cela aux frais du contribuable qui en subit, résigné, les conséquences pécuniaires.

Il serait temps que soit enfin lancée une vaste campagne mondiale pour traiter et supprimer cette redoutable pandémie! La source du virus, le GIEC, devrait être définitivement supprimée, et les géniteurs du GIEC, à savoir l’ONU, l’UNEP et l’OMM, devraient faire l’objet d’audits sévères afin de leur rendre, après mise à l’écart des Grand-Prêtres du Dogme du RCA (Réchauffement Climatique Anthropique), désintoxication et débureaucratisation, une virginité au-dessus de tout soupçon…

Addendum: la loi de Murphy fonctionne aussi pour le hockey, le football, le tennis, et même (God save the Queen..) le cricket, sport incompréhensible pour les continentaux, et le base-ball (tout aussi incompréhensible pour les européens…)….
Jean-Pierre Bardinet

La réflexion du jour

Le gouvernement a un gros problème. Et pas seulement avec les étudiants. Personne ne veut payer davantage. C’est vrai que, pressés comme des citrons, les contribuables québécois donnent au fisc chaque année beaucoup plus que tous leurs voisins, qu’ils soient en Ontario, au Nouveau-Brunswick ou au Vermont…--- Michel Hébert

Le chiffre du jour : 80 G$

Selon le plus récent rapport annuel de l’Agence du revenu du Québec, là où les plus « saines habitudes de vie » sont gracieusement offertes aux fonctionnaires, les contribuables ont été soulagés de 80 milliards, l’an dernier, le quart de cette somme provenant uniquement de l’impôt sur le revenu des particuliers.

Collecter plus de 20 000 millions dans une société où 40 % des gens ne gagnent pas 20 000 $ par année, voilà une performance remarquable. Ce qui fait presque léviter le ministre des Finances, Raymond Bachand.

08 juin, 2012

Liberté économique : atteindrons-nous la dernière place bientôt?


Ça y est, Québec va de l’avant avec son plan d’action sur les changements climatiques (PACC) et promet de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % sous le niveau de 1990, d’ici 2020.

Le plan anticipe des investissements de 2,7 G$ entre 2013 et 2020. La plus grande partie sera investie dans les transports en commun.

Le gouvernement est sur le bien-être social canadien et ses revenus suffisent à peine à financer l’essentiel : la santé, l’éducation et la dette. Comment pourra-t-il financer ce nouveau programme?

Le gouvernement compte sur la bourse du carbone pour financer le PACC. Comment cela fonctionnera-t-il?

C’est simple comme bonjour! Les fonctionnaires, guidés par les gourous verdoyants de l’église écologiste, établiront les normes d’émission de GES pour chaque industrie. Les entreprises qui excéderont ces normes devront acheter des droits d’émission de GES du gouvernement. Ainsi, plus les normes seront sévères plus les revenus versés au gouvernement seront important. Si les revenus sont insuffisants, on aura qu’à resserrer les normes et hop le tour est joué. Si les revenus excèdent les projections, n’ayez crainte les politiciens sauront s’en occuper.

Bien entendu, les coûts encourus par les entreprises concernées seront transférés aux consommateurs sous forme de prix plus élevé. En résumé, la bourse du carbone c’est une arnaque dont l’objectif est d’imposer une nouvelle taxe tout en laissant croire à la population que ce sont les méchants pollueurs qui paieront.

Le Québec est déjà l’une des régions économiques les moins attrayantes de l’Amérique du Nord (58/60) pour les entrepreneurs/investisseurs. Ce nouveau programme nous permettra probablement d’atteindre la dernière place (60/60) comme le souhaitent les écolos-syndicalos-socialos. 

La réflexion du jour

Ce n'est même pas un débat gauche-droite, parce que le gel repose sur une conception particulièrement primaire de la social-démocratie. C'est la victoire du statu quo et de tous ceux qui en sont les défenseurs, notamment les centrales syndicales qui ont généreusement appuyé les associations étudiantes au nom de la défense des acquis associés à l'État-providence.--- Alain Dubuc

07 juin, 2012

La réflexion du jour

Martine Hébert (ndlr : vice-présidente pour le Québec, FCEI) soutient quand même que l'heure de la réforme a sonné. «Nous ne disons pas qu'il faut enlever des avantages aux retraités. Nous disons que les régimes ont été mis en place il y a des décennies. La démographie a évolué. Ça prend un ménage.»

Le chiffre du jour : 300 G$

Les régimes de retraite du secteur public ont des engagements non financés qui peuvent dépasser les 300 G$, avertit la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI).

En publiant les résultats d'une étude fondée sur les données de Statistique Canada, la FCEI avoue que l'on connaît peu l'état des finances de ces régimes.

Toutefois, elle soutient qu'avec des engagements de 300 G$ qui ne sont pas financés, chaque citoyen a une dette potentielle dépassant 9000 $.

06 juin, 2012

Subventions : les perles du 26 mai au 1 juin 2012

Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques. La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

La perle des perles cette semaine est une subvention de 26,4 M$ pour la mise en place d’une série de mesures visant à diminuer les effets qu’auront les 1400 chantiers routiers dans la région métropolitaine cette année.  L’incurie de nos politiciens coûte cher. Parce que les gouvernements ont dangereusement négligé l’entretien des infrastructures publiques pendant plus de 40 ans, il est nécessaire de multiplier les chantiers pour rattraper le temps perdu. Exécuter des travaux dans un contexte de rattrapage coûte cher. Les entrepreneurs en profitent pour gonfler les prix et des mesures coûteuses doivent être prises pour amenuiser les effets négatifs des travaux.
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473 488 $
À la Société de transport de Saguenay
Je ne voudrais pas inquiéter nos lecteurs du Saguenay, mais de deux choses l’une : soit la Société de transport du Saguenay est bien cassée, soit elle est bien choyée par le gouvernement.  Le ministre responsable de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et député de Dubuc, Serge Simard, lui a accordé pas moins de trois subventions cette semaine. D’abord 11 858 $ pour lui permettre l’acquisition de 10 supports à vélo.  La STS a ensuite reçu 118 631 $ pour acheter et installer 15 abribus. Enfin, l’organisme a eu droit à une enveloppe de 342 999 $ pour se procurer six minibus.  Qu’est-ce qui se passe à Saguenay ? La compagnie d’autobus n’a pas les moyens d’acheter 10 racks à bécyk ? Notons que toutes ces subventions ont été versées en vertu du Programme d’aide gouvernementale au transport collectif des personnes destiné au développement du transport collectif.

22,5 millions $
En soutien aux festivals
Alors qu’elle donnait le coup d’envoi à la saison événementielle, la ministre du Tourisme, Nicole Ménard, a annoncé une bonification de 22,5 M$ sur 5 ans de l’enveloppe réservée aux festivals et évènements. Cette mesure a pour but de favoriser l’innovation et la performance de nos festivals et événements en plus de soutenir des événements sportifs d’envergure internationale par la mise en place d’un nouveau volet.

65 millions $
Au Fonds TVM Capital science de la vie
Un nouveau fonds de capital de risque, doté de 150 millions $, a été lancé à Montréal. Ce fonds appuiera des projets du secteur des sciences de la vie et sera administré par l’entreprise TVM Capital.  Le fonds de fonds Teralys, créé par la Caisse de dépôt, le fonds FTQ et Investissement Québec, y injecte 65 millions. Teralys a été créé dans le but d’investir dans les TI, les sciences de la vie et les technologies propres. 

26,4 millions $
Au transport à Montréal
Le comité Mobilité Montréal annonce l’injection de 26,4 M$ pour la mise en place d’une série de mesures visant à diminuer les effets qu’auront les 1400 chantiers routiers dans la région métropolitaine cette année.  Toutes sortes d’initiatives sont mises de l’avant afin de maintenir la fluidité du réseau, en retardant des chantiers par exemple, ce qui devrait permettre de faciliter les déplacements.

700 000 $
À MSBi Valorisation
Subvention à MSBi Valorisation pour un projet totalisant 875 000 $.  Par ce projet, des chercheurs de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), en collaboration avec l’entreprise québécoise Électrocatalyse Canetique, vont poursuivre la mise au point d’une pile à combustible fonctionnant grâce à un catalyseur à base de fer.

490 210 $
À l’Université Laval
Subvention pour un projet, évalué à 690 774 $, qui vise à concevoir et à fabriquer une première version opérationnelle sur le plan commercial d’une nouvelle technologie d’hydrolienne, l’hydrolienne à ailes oscillantes, résultat de travaux de recherche menés à l’Université Laval.

402 086 $
Pour l’ensemencement
Aide accordée à 121 organismes dans diverses régions du Québec qui ont des projets d’ensemencement de lacs et de cours d’eau en milieu urbain et périurbain.

48 500 $
À la Communauté de Kitcisakik
Contribution financière à l’école Jeunes musiciens du monde.  Basé sur une approche pédagogique alternative, le programme Jeunes musiciens du monde offre, chaque semaine, 35 heures d’activités musicales et d’accompagnement personnalisé aux jeunes algonquins de l’école primaire Mikizicec, située dans la communauté algonquine de Kitcisakik, en Abitibi-Témiscamingue. Grâce à l’enseignement de la musique, le programme vise à lutter contre le décrochage scolaire et à inciter les élèves à se dépasser.

100 000 $
À l’Institut de l’événement
Subvention à l’Institut de l’événement pour le développement d’une plateforme d’enseignement à distance du Programme de formation supérieure en gestion d’événements. Cette formation vise à préparer les étudiants, déjà actifs dans le secteur événementiel, aux rôles et fonctions de gestion supérieure d’évènements.

La réflexion du jour

Dans l’ensemble, le Québec n’atteint pas son potentiel. À bien des égards, nous sommes dans le peloton de queue alors que nous avons les capacités nécessaires pour nous classer parmi les économies les plus dynamiques d’Amérique du Nord.--- Nathalie Elgrably-Lévy

Le chiffre du jour : 1 000 raisons

Les Québécois ont 1 000 raisons d’être indignés, mais les droits de scolarité ne sont pas du nombre. Quel dommage de déployer tant d’efforts pour enfoncer une porte ouverte!

05 juin, 2012

La pensée magique des interventionnistes


Depuis le début de la crise économique, les gouvernements ont dépensé plusieurs billions (1 billion = 1 000 milliards) en programme de sauvetage et de relance sous prétexte d’éviter une grande dépression. Il est maintenant évident que l’interventionnisme à la keynésienne n’a pas eu d’effets positifs si ce n’est ceux de gonfler les dettes publiques à l’hélium et de retarder indûment l’imposition des correctifs nécessaires.

Le scénario est toujours le même : les politiciens créent des emplois inutiles pour répondre aux demandes répétées des interventionnistes, mais un jour ou l’autre l’argent vient à manquer. Les banques demandent alors aux gouvernements d’assainir leurs finances. Ils n’ont donc d’autres choix que celui de dégraisser l’État ou de faire faillite.

Les interventionnistes prétendent alors que ce sont les politiques d’austérité qui plombent l’économie. Ils ne réalisent pas que ce sont les politiques interventionnistes passées qui sont la source du problème, car dans le monde merveilleux des interventionnistes l’État n’a pas de limite financière.

Les interventionnistes ont depuis toujours blâmé les autres pour leurs bévues. C’est dans leur nature. Il est plus facile de blâmer les autres que de remettre en question les politiques désastreuses qu'ils préconisent.
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L’un des mythes les plus pernicieux de l’histoire économique du XXème siècle est la croyance que la Grande Dépression a été causée, ou du moins aggravée, par l’engagement dogmatique du président américain Herbert Hoover dans une politique d’inaction, de laissez-faire, à la suite du krach boursier. Cet argument fait partie intégrante de l’ensemble des croyances sur la Grande Dépression que j’ai nommé la version « lycéenne de l’histoire » de cet événement (qui inclut que le laissez-faire en est la cause, que l’inaction de Hoover a empiré les choses, que le New Deal a fait des merveilles, et que la Seconde Guerre mondiale nous a sortis de la crise). Cette affirmation au sujet de l’adhésion de Hoover au laissez-faire est, comme je l’ai suggéré, tout à fait erronée.

En fait, Herbert Hoover a longtemps été connu comme un progressiste privilégiant davantage d’intervention de l’État dans l’économie. De son passage à la U.S. Food Administration lors de la Première Guerre mondiale jusqu’à son poste de Secrétaire au Commerce dans les années 1920, Hoover a constamment mis en avant qu’il pensait que le laissez-faire ne fonctionnait pas et que l’État devait jouer un rôle plus actif. Lorsque l’économie s’enfonça au cours de sa première année en tant que président, il mit sans surprise ces croyances en action.

Hoover signa non seulement la loi Smoot-Hawley sur le rehaussement des tarifs douaniers, comme chacun le sait, il encouragea aussi les hommes d’affaires à maintenir les salaires élevés, augmenta le montant réel des dépenses de l’État, réduisit l’immigration à près de zéro, mit en place toutes sortes de facilités de prêt de la part de l’État, et augmenté le déficit budgétaire.  Parallèlement à la Réserve fédérale qui faillit  à sa tâche, entraînant une baisse de 30 pour cent de la masse monétaire, ces interventions de Hoover furent responsables de la transformation de ce qui aurait pu n’être qu’une grave récession, mais de courte durée, en une Grande Dépression. Ainsi, la version « lycéenne de l’histoire » a raison de critiquer Hoover ; mais cependant elle le fait exactement pour les mauvaises raisons.

La vision bien connue de Hoover

Comment ce mythe a-t-il été initié ? Les positions de Hoover étaient largement connues avant qu’il ait été élu. Et en effet, « en 1920 [Franklin] Roosevelt soutint Hoover à la présidence, en tant que démocrate » (1). Pendant la présidence de Hoover, de nombreux commentateurs soulignèrent son activisme. Hoover lui-même en fit un argument électoral de sa campagne présidentielle de 1932 contre Roosevelt. Roosevelt le savait aussi : une partie de sa campagne consistait en une attaque contre le creusement du déficit budgétaire par Hoover. Les conseillers de Roosevelt comprirent également ce que Hoover avait fait ; ils purent même noter que la majeure partie du New Deal avait été conçue à partir de programmes que Hoover avait lancés.
Alors d’où vient le mythe de Hoover ? Je n’ai pas de réponse facile à cette question, mais c’est une question importante parce que nous pourrions peut-être nous trouver aujourd’hui au beau milieu d’un mythe parallèle.

Actuellement c’est la conviction que les programmes de soi-disant « austérité» ont empêché l’économie en Europe, et peut-être aussi aux États-Unis, de se rétablir de la Grande Récession de manière plus solide. Pour des gourous de l’économie tels que Paul Krugman, la reprise très molle et même les récessions en W dans le monde entier sont dues à ce qu’ils considèrent comme des coupes drastiques dans les budgets (« l’austérité ») des pays de l’Union européenne. Aux yeux de Krugman cela prouve qu’une relance de style Keynésien encore plus importante est nécessaire.

Quelle austérité ?

Face à cet argument classique divers économistes libéraux ont proposé des preuves convaincantes (2) qu’en réalité les réductions de dépenses en Europe ont été inexistantes ou très faibles. Dans presque tous les cas, elles ont été accompagnées de hausses d’impôts, contre-productives lors d’une récession. Ces économistes font également valoir que la reprise molle peut être le résultat des différentes politiques que ces gouvernements ont adoptées, comme les programmes de relance dès le début de la récession et/ou justement les hausses d’impôts liées à l’austérité supposée. Sans un effort sérieux pour résoudre le problème de la hausse des coûts de maintien de leurs vastes programmes sociaux, les pays de l’UE (et les États-Unis) devront tôt ou tard payer les pots cassés. Leur réticence à faire face à cette réalité n’incite pas les investisseurs à vouloir y prendre des risques à long terme.

Le danger aujourd’hui, c’est que le mythe de l’austérité deviendra l’équivalent du mythe de Hoover pour la Grande Récession. Les dégâts dus au mythe de Hoover s’étendent jusqu’à la Grande Récession elle-même : à l’automne 2008 beaucoup ont en effet fait valoir que refuser l’intervention énorme de l’État que nous avons connue cet hiver-là serait du « Hooverisme » et allait nous plonger dans une seconde Grande Dépression. On le voit, le mythe de l’austérité est vraiment juste une version réchauffée du mythe de Hoover.

Quand des gens comme Krugman se retrouvent face à l’échec des idées qu’ils colportent depuis des décennies, plutôt que d’affronter cette vérité, ils se replient sur les vieux mythes. Tout comme les défenseurs de l’intervention dans les années 1930 et 40  ont eu besoin du mythe de Hoover lorsque le New Deal n’a pas tenu ses promesses, leurs homologues modernes ont besoin du mythe de l’austérité pour expliquer l’échec de leur interventionnisme aujourd’hui. Il n’y a pas de tâche plus importante pour les libéraux d’aujourd’hui que celle d’empêcher le mythe de l’austérité de gagner du terrain.

Steven Horwitz – Le 24 mai 2012. Steven Horwitz est Professeur d’économie à la St. Lawrence University aux USA. Cet article a été publié originellement en anglais sur www.freemanonline.org.

La réflexion du jour

Selon l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP), le dépôt du Rapport du Vérificateur général du Québec à l'Assemblée nationale pour l'année 2012-2013 confirme que le réseau des CHSLD est mal géré au Québec.

Le chiffre du jour : 26,7 M$

Le Rapport (ndlr : du Vérificateur général) souligne plusieurs faits troublants, notamment « l'information de gestion déficiente », « l'utilisation inadéquate de certaines ressources d'hébergement » et le fait que les « ressources existantes ne correspondent pas toujours aux besoins de la clientèle ». Dans les régions de la Capitale-Nationale et de Montréal, cette mauvaise gestion générerait des coûts supplémentaires de l'ordre de 26,7 millions de dollars par an. Par ailleurs, à Montréal, 29 % des lits en CHSLD n'ont pas le personnel suffisant ni les infrastructures nécessaires pour accueillir les usagers ayant un profil lourd.

04 juin, 2012

Les idiots vont payer sans rien dire


Le report de la session d’hiver à l’automne 2012 coûtera entre 50 et 70 M$ aux contribuables. Si on y ajoute les coûts du réaménagement des sessions d’automne, la facture finale dépassera facilement 100 M$.

Qui profitera de cet argent? Les enseignants syndiqués. Donc, en plus d’avoir profité de 26 semaines de congé, leurs chèques de paie seront augmentés. C’est un bel exemple des conséquences d’une société gérée par les syndicats.

Dans le beau monde des syndicats corporatistes, la solidarité se résume à : tout pour les syndiqués, rien pour les contribuables. Après tout, comme l’exprime si bien Mathieu Bock-Côté, ce ne sont que des idiots.

La réflexion du jour

Dans une société où la plupart des citoyens travaillent à temps plein, le fait de ne travailler que quelques mois par année n'est pas un objectif social, ni un droit; c'est une anomalie. Il faut ensuite rappeler que ce mode de vie n'est possible que parce que quelqu'un d'autre paie la note. La justice sociale doit aussi tenir compte de ces iniquités horizontales.--- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 70 %

Parce que le projet gouvernemental (ndlr : modification du programme d'assurance emploi) n'annonce pas des coupes, mais plutôt une obligation plus pressante de chercher et d'accepter un emploi. Là où il n'y a pas d'emplois disponibles, cela ne changera rien. Le pire qui pourra arriver à un chômeur, c'est de travailler à 70% de son salaire habituel, ce qui lui donnera pas mal plus d'argent à la fin de l'année que le 55% de son salaire que lui consent l'assurance-emploi. La différence, c'est qu'il devra travailler.

03 juin, 2012

La politique québécoise en caricatures

La réflexion du jour

Je ne voudrais pas foutre en l’air la belle joie de vivre qui s’entend chaque soir, en particulier à Montréal, autour du sultanat de Mercier. Et parfois même à Québec, dans la principauté péquiste de Taschereau.
Mais je viens d’apprendre que les Québécois financent les prêts et bourses des étudiants du reste du Canada. Voilà. Ça vous défait un sourire une info pareille.--- Michel Hébert

Le chiffre du jour : 10 %

Le gouvernement fédéral, lit-on à la page 116, a versé aux étudiants d’un océan à l’autre, via ses programmes d’aide financière aux études, pas moins de 1,363 milliard en 2010. Seulement 10% de cette somme a été allouée aux étudiants de La Belle Province, soit, précise M. Gobeil, «à peine 10% du total».

02 juin, 2012

Pourquoi le socialisme est voué à l’Échec?


Le texte qui suit m’a été communiqué par un lecteur. Son auteur n’a pas été identifié.

L’expérience décrite explique fort éloquemment pourquoi le socialisme est voué à l’échec. Pour paraphraser le domaine de la santé, son ADN contient les gènes de sa destruction.
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Lorsque la récompense est grande, l'effort de réussir est grand, mais lorsque le gouvernement enlève toutes les récompenses, personne ne fournira l'effort ni ne voudra réussir.

 Un professeur d'économie dans un collège a annoncé qu'il n'avait jamais eu un étudiant qui avait failli son cours, mais il s'est retrouvé à faillir une classe entière récemment. La classe entière avait insisté pour dire que le socialisme fonctionne et que, par conséquent, personne ne serait pauvre ni riche. Un égaliseur extraordinaire.

 Alors, le professeur annonça : "D'ACCORD ! nous allons tenter une petite expérience en classe".. Je prendrai la moyenne de toutes vos notes. Vous aurez alors tous la même note, personne ne faillira ni n'aura un A.... ( En remplaçant les dollars par des notes, on aura un résultat plus concret et mieux compris par tous).

 Après le premier examen, les notes furent moyennées et tout le monde obtint un B. Ceux qui avaient étudié fort étaient déçus et ceux qui avaient étudié peu étaient ravis. Lors du deuxième examen, ceux qui avaient étudié peu étudièrent moins et ceux qui avaient étudié fort décidèrent de prendre la route du peuple libre et étudièrent peu.

 La moyenne du deuxième examen fut un D! Personne n'était content. Lors du troisième examen, la moyenne fut un F.

 Pendant les examens ultérieurs, les notes ne montèrent jamais, les pointages de doigts commencèrent, les jugements dominaient les conversations et tout le monde se sentait mal. Personne ne voulut étudier pour le bénéfice de l'autre.

À la grande surprise de tout le monde, ils faillirent tous. C'est alors que le professeur déclara que le socialisme était pour faillir ultimement, car lorsque la récompense est grande l'effort pour réussir est grand aussi. Mais lorsque le gouvernement enlève toutes les récompenses, personne ne fournira l'effort ni ne voudra réussir. Cela ne pourrait être plus simple.

 Les 5 phrases qui suivent sont possiblement les meilleures conclusions sortant de cette expérience: 


 1. Vous ne pouvez pas ordonner aux pauvres d'obtenir le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir. 


 2. Ce qu'une personne reçoit sans avoir à travailler , une autre personne doit travailler sans en recevoir la récompense. 


 3. Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu'un sans l'avoir enlevé à quelqu'un d'autre auparavant. 


 4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant! 


 5. Lorsque la moitié du peuple perçoit l'idée qu'ils n'ont pas besoin de travailler, car l'autre partie va s'occuper d'eux et lorsque l'autre moitié comprend que ça ne vaut pas la peine de travailler, car quelqu'un d'autre récoltera ce qu'ils méritent par leurs efforts, cela est le début de la fin de toute une nation. 


 À vous de faire le point avec notre situation actuelle....

La réflexion du jour

Le 14 juin c’est la journée que les entreprises au Québec envoient leur chèque pour verser au gouvernement les déductions à la source (DAS), soient les montants payés par les entreprises et ceux prélevés par les entreprises sur les paies de leurs employés au nom du gouvernement (impôts, Régie des rentes, assurance-emploi, FSS, etc.).
Or, le 14 juin prochain, TOUTES les entreprises devraient faire la grève et refuser de payer! Zéro. On coupe les vivres à ce serviteur devenu un maître inefficace.
Soudainement, le gouvernement n’aurait plus d’argent pour payer ses employés, ses assistés-sociaux, etc.--- Bernard Mooney

 (NDLR : une excellente idée!)

Le chiffre du jour : 29,6 M$

Payé 62 millions$ en 2006 - un coût d'acquisition jugé «faramineux» par les fonctionnaires qui conseillaient la ministre Françoise Gauthier, titulaire de l'Agriculture à l'époque -, l'abattoir (l'abattoir Levinoff-Colbex, propriété de la Fédération des producteurs de bovins du Québec, vient de suspendre ses activités.) n'a jamais fait ses frais, restant complètement dépendant du soutien de l'État.
Ainsi, Investissement Québec attend toujours le remboursement d'un prêt de 19,6 millions$ et le gouvernement du Québec est à risque avec une garantie de marge de crédit de 10 millions$, argent qui a été nécessaire pour alimenter la tente à oxygène au-dessus de l'entreprise ces dernières années.---Pierre-Paul Noreau

(NDLR : plus ça change, plus c'est pareil : sauvetages d'entreprises à des fins politiques qui engloutissent des dizaines de millions. Ensuite, les politiciens prétendre que le manque d'argent les empêchent de maintenir les services à la population. Quelle hypocrisie!)

01 juin, 2012

La réflexion du jour

L'IEDM affirme que comme les autres provinces, le Québec hésite à se lancer dans un développement massif de ses ressources, car il risque de perdre ses paiements de péréquation.--- Youri Chassin

Le chiffre du jour : 1957

L'Institut souligne tout d'abord que le Québec est le principal bénéficiaire de la péréquation depuis 1957. La province reçoit environ la moitié des sommes, qui doivent d'ailleurs s'élever à au moins 15 milliards $ en 2012-2013.