Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

12 mars, 2009

Chiffre du jour : 53 %

Selon les résultats du Sondage ADP sur les heures et l'assiduité au travail, les employés qui se récompensent eux-mêmes des heures travaillées sans compensation le font de la façon suivante :
- Quitter le travail plus tôt (53 %)
- Travailler plus lentement (27 %)
- Utiliser des congés de maladie, même s'ils ne sont pas malades (23 %)
- Prendre de plus longues pauses-repas (21 %)
- Arriver en retard au boulot (16 %)

(NDLR : Les fonctionnaires ne travaillent jamais sans compensation, mais utilisent les mêmes moyens pour se récompenser. Pourquoi?)

11 mars, 2009

Des plans de relance pour faire diversion

Joseph E. Stiglitz, professeur d'économie à l'Université Columbia, a reçu le prix Nobel d'économie en 2001. Il déclare que les plans de relance par le haut ne fonctionnent pratiquement jamais. Il ajoute qu’il aurait mieux valu gérer les faillites que de gaspiller des centaines de milliards en plan de relance mal conçus.

Il est de plus en plus évident que l’interventionnisme des gouvernements ne servira qu’à empirer la situation et à endetter les populations. À la fin, comme par le passé, le marché devra trouver ses propres solutions à la crise économique.

Des interventions politiques mal avisées sont à la source des crises financière et économique. Les plans de relance permettent de détourner l’attention du public des politiciens vers le libre marché.
___________

La Presse, Publié le 10 mars 2009
Comment rater la relance
Joseph E. Stiglitz

(New York) Certains ont cru que l'élection de Barack Obama allait tout remettre sur pied en Amérique. Parce que ça n'a pas été le cas, même après le vote d'un plan de relance de grande envergure, la présentation d'un nouveau programme visant à gérer le problème sous-jacent des logements, et plusieurs plans de stabilisation du système financier, certains commencent à accabler Obama et son équipe.

Cependant, Obama a hérité d'une économie en chute libre, et n'aurait humainement pas pu renverser la situation dans le court laps de temps qui s'est écoulé depuis sa prise de fonction. Le président Bush a eu l'air d'un lapin surpris par les phares d'une voiture paralysé, incapable de presque rien faire pendant plusieurs mois avant son départ. C'est un soulagement de constater que les États-Unis ont enfin un président capable d'agir, et ce qu'il a commencé va faire une grande différence.

Malheureusement, cela ne suffira pas. Le plan de relance semble conséquent plus de 2% du PIB par an mais un tiers est consacré aux réductions fiscales. Et les Américains se retrouvant face à la menace de l'endettement, à un chômage en rapide augmentation (et au pire système de prestations de chômage des plus grands pays industrialisés) et à la chute des cours boursiers, ils auront tendance à économiser la plus grande partie de ces réductions d'impôt.

Environ la moitié de l'incitation ne fait que compenser l'effet récessionniste des contractions au niveau des États. Les 50 États des États-Unis doivent entretenir des budgets équilibrés. Le total des déficits a été estimé à 150 milliards il y a quelques mois aujourd'hui, le chiffre doit être bien supérieur la Californie à elle seule présente un déficit de 40 milliards.

L'épargne des ménages commence enfin à augmenter, ce qui est bon pour la santé à long terme des finances des ménages, mais désastreux pour la croissance économique. Et pendant ce temps, les investissements et les exportations sont eux aussi en chute libre.

En bref, le plan d'incitation va consolider l'économie américaine, mais il ne suffira probablement pas à restaurer une croissance robuste. C'est aussi une mauvaise nouvelle pour le reste du monde, car un rétablissement mondial fort nécessite une économie américaine solide.

Les vrais défauts du programme de redressement de l'économie d'Obama, cependant, ne résident pas dans le plan de relance mais dans ses tentatives de réanimer les marchés financiers. Les échecs des États-Unis donnent des leçons importantes aux autres pays, qui affrontent ou vont affronter de plus en plus de problèmes avec leurs banques.

- Repousser la restructuration des banques coûte cher, à la fois en termes d'éventuels coûts de renflouement et de dégâts causés à l'économie en général dans l'intervalle.

- Les gouvernements répugnent à admettre le coût total du problème. Par conséquent, ils donnent au système bancaire juste assez pour survivre, mais pas assez pour recouvrer une bonne santé.

- La confiance est importante, mais elle doit reposer sur des fondamentaux solides. Il ne faut pas baser les politiques sur l'hypothèse fictive que de bons emprunts ont été effectués, et que le sens des affaires des dirigeants et régulateurs des marchés financiers sera validé une fois la confiance revenue.

- On peut s'attendre des banquiers qu'ils agissent dans leur propre intérêt en fonction des incitations fournies. Les incitations perverses ont déclenché des prises de risque excessives, et certaines banques près de s'effondrer mais trop grosses pour faire faillite continueront dans le même créneau. Sachant que le gouvernement ramassera les morceaux si nécessaire, elles repousseront le moment de résoudre les hypothèques et verseront des milliards en bonus et dividendes.

- Ne confondons pas le sauvetage des banquiers et des actionnaires et le sauvetage des banques. L'Amérique aurait pu sauver ses banques mais lâcher leurs actionnaires pour bien moins que ce qu'elle a dépensé.

- La politique de relance par le haut ne fonctionne pratiquement jamais. Arroser les banques n'a pas aidé les propriétaires : les saisies de logement continuent d'augmenter. Laisser AIG faire faillite aurait pu porter atteinte à certaines importantes institutions du système, mais gérer ce problème aurait mieux valu que jouer plus de 150 milliards en espérant qu'une partie de la somme allait se coller là où il le fallait.

L'époque où l'on croyait qu'il était possible de créer quelque chose à partir de rien devrait être révolue. Les réponses myopes des politiciens qui espèrent s'en tirer avec une solution assez réduite pour plaire aux contribuables mais assez considérable pour agréer les banques ne feront que prolonger le problème. Une impasse se profile. Il faudra davantage d'argent, mais les Américains ne sont pas d'humeur à le donner et sûrement pas dans les conditions qui ont prévalu jusqu'à maintenant. Il se pourrait bien que la source de l'argent se tarisse, et avec elle, l'optimisme et l'espoir légendaires de l'Amérique.

Copyright : Project Syndicate, 2009 / www.project-syndicate.org
L'auteur, qui enseigne l'économie à l'Université Columbia, a reçu le prix Nobel d'économie en 2001.

Chiffre du jour : 43 %

A l'heure où chaque dollar compte, les Canadiens apprennent à reconnaître la valeur de leurs déclarations de revenus comme une occasion immédiate d'améliorer leur santé financière personnelle. Selon une étude récente commandée par Logiciel Dr Tax Inc., concepteurs du logiciel d'impôt personnel ImpôtExpert, il apparaît que 43 % des Canadiens prévoient utiliser leur remboursement d'impôt pour payer leurs dettes. Les placements pour la retraite (9 %) et les réparations/rénovations domiciliaires se retrouvent loin derrière en deuxième et troisième places dans les intentions des répondants.

10 mars, 2009

Santé : complexité ou complication

Le 4 mars dernier, le ministre de la Santé et des Services Sociaux annonçait qu’il convoquait une table de concertation sur l’accès aux médecins de famille. Seize groupes d’intérêt participeront à cette table de concertation. (Voir le communiqué de presse ci-après).

Il est facile d’imaginer qu’il ne sortira pas grand chose d’utile de ces discussions. Chaque groupe veillera à protéger ses acquis et à essayer d’améliorer sa sphère d’influence. À la fin les bureaucrates du ministère émettront quelques directives pour donner l’impression qu’il se fait quelque chose.

Le problème de l’accès aux médecins de famille est en soit un problème extrêmement simple : la demande excède l’offre. Donc, il n’y a qu’une solution possible : augmenter l’offre. Pour ce faire, il suffit d’améliorer la productivité des médecins et augmenter leur nombre. (Voir le texte de Joseph Facal ci-après)

Les gens du milieu connaissent les solutions, mais les multiples contraintes imposées par « le système » les empêchent d’agir. Donc, le rôle du ministère consiste à éliminer ces contraintes.

Mais alors, pourquoi n’y arrive-t-on pas? Simplement parce que dans un monopole d’État la règle de base est « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? ».

Bien sûr que le système de santé est un système complexe. La division du travail et de la connaissance impose l’interdépendance des intervenants. Pour gérer cette complexité il faut des règles générales simples et relativement stables. Le ministère doit définir les objectifs à atteindre, trouver le financement et mesurer les résultats. Les instances régionales et locales doivent déterminer comment ils s’y prendront pour rencontrer les objectifs fixés.

Depuis trente ans, le système de santé a glissé de la complexité à la complication. Si la première est nécessaire, la deuxième est nuisible. Comme dans tous les monopoles gouvernementaux, les structures, les règlements et les directives s’accumulent au fil des ans. Chaque fois que les bureaucrates interviennent ils compliquent toujours un peu plus « le système ». On en arrive invariablement à un système ingérable. La bureaucratie monopolise les ressources disponibles au détriment des services à la population.

Si on veut un jour améliorer le système de santé, le ministère doit créer un environnement centré sur les besoins des patients. Il doit en priorité éliminer les complications nuisibles. Les structures redondantes, les conventions collectives anachroniques, les ordres professionnels corporatistes, conjuguent leurs efforts pour immobiliser « le système ». Seuls les gestionnaires les plus aguerris et les plus casse-cou contournent à leurs risques et périls les nombreux obstacles qui les condamnent à l’inefficacité.

____________

LE MINISTRE YVES BOLDUC ANNONCE LA MISE EN PLACE D'UNE TABLE DE CONCERTATION SUR L'ACCES AUX MEDECINS DE FAMILLE ET AUX SERVICES DE PREMIERE LIGNE

QUÉBEC, le 4 mars /CNW Telbec/ - Le ministre de la Santé et des Services
sociaux, le docteur Yves Bolduc, convoque une table de concertation sur
l'accès aux médecins de famille et aux services de première ligne. Cette
table, qui se réunira trois fois par année, tiendra sa première réunion à
Lévis le 17 avril prochain.
«Comme en témoignent les études internationales, les services de santé de
première ligne sont la pierre angulaire des systèmes de santé les plus
performants, les plus propices à une bonne santé de la population et les plus
efficients sous l'angle économique. Notre gouvernement fait une priorité de
l'accès à ces services, surtout en médecine de famille», a déclaré le docteur
Bolduc.
Les trois objectifs principaux poursuivis par la tenue de cette table
sont les suivants : porter le nombre de groupes de médecine familiale (GMF) de
180 à 300 d'ici 4 ans, ramener à environ 50 % la proportion d'étudiants en
médecine de famille par rapport à ceux qui choisissent les spécialités et
offrir l'accès à un médecin omnipraticien au plus grand nombre de familles.
C'est aussi dans la foulée de l'énoncé de principes en faveur d'une
politique nationale sur la médecine familiale présenté par la Fédération des
médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) que le ministre Bolduc a initié la
création de la table de concertation.
Outre la FMOQ, d'autres partenaires seront invités à participer à cette
démarche de concertation :
<<
- la Fédération des médecins spécialistes du Québec,
- la Fédération des médecins résidents du Québec,
- la Fédération médicale étudiante du Québec,
- le Collège des médecins du Québec,
- l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec,
- l'Ordre des pharmaciens du Québec,
- l'Association québécoise d'établissements de santé et de services
sociaux,
- des représentants des agences de la santé et des services sociaux,
- des représentants des centres de santé et de services sociaux,
- des représentants des départements régionaux de médecine générale,
- des représentants des directeurs régionaux des affaires médicales,
- les quatre facultés de médecine,
- le comité des affaires médicales de la Conférence des recteurs et des
principaux des universités du Québec,
- le ministère de l'Education, du Loisir et du Sport,
- le Comité provincial des malades.
>>

«Les attentes de la population sont connues : chacun veut avoir accès à
un médecin de famille qui prend en charge l'ensemble de ses problèmes de
santé, et qui en assure le suivi dans une perspective de continuité. Ce défi
ne pourra être relevé sans la contribution de l'ensemble des groupes de
professionnels de la santé. Tous ces partenaires doivent se concerter pour
bâtir l'organisation intégrée de services de première ligne dont le Québec a
besoin, et c'est précisément l'objectif de la table de concertation dont
j'annonce aujourd'hui la création», a conclu le ministre de la Santé et des
Services sociaux.
____________

Une baignoire sans bouchon
Joseph Facal

Le Journal de Montréal, 09/03/2009 09h45 - Mise à jour 09/03/2009 18h11

Ma chronique du 2 mars dernier m'a valu un courrier si abondant et si émotif que je dois y revenir.

Plusieurs raisons expliquent pourquoi il est souvent difficile au Québec d'avoir accès à un médecin. L'une est que les jeunes médecins, souvent des femmes, travaillent moins d'heures que la génération précédente, parce qu'ils veulent une vie plus équilibrée. Bravo.

Une autre raison est que, chaque année, plus de médecins quittent le Québec qu'il n'en arrive de l'extérieur. En proportion de leur nombre, l'exode des médecins est deux fois plus élevé au Québec qu'en Ontario.

Fausses raisons

On explique souvent ces départs en disant que le Québec n'offre pas aux médecins des conditions de travail et des revenus suffisants pour les retenir. C'est vrai qu'ils gagnent moins ici qu'ailleurs au Canada.

Mais si l'argent était le noeud du problème, les départs se feraient grosso modo dans les mêmes proportions pour les diplômés des quatre facultés de médecine du Québec. Or, les chiffres montrent que les départs sont astronomiquement plus élevés chez les médecins passés par McGill.

Un médecin peut partir à deux moments: il peut quitter sitôt le doctorat en médecine obtenu, s'il décide de ne pas se spécialiser ou de se spécialiser ailleurs, ou il peut quitter une fois sa spécialisation complétée, lorsqu'il doit décider de son lieu de pratique professionnelle.

Dans le premier cas, les chiffres de la Canadian Medical Education Statistics pour la période 1996-2004 montrent un exode annuel moyen de 47,6 % pour McGill contre 1,0 % à Laval, 1,3 % à Sherbrooke et 2,1 % à Montréal.

L'explication ne peut être que les étudiants de McGill sont des étrangers rentrant chez eux,
puisque la proportion d'étrangers dans les facultés de médecine est faible. Ce sont donc des Québécois qui partent.

Dans le deuxième cas, une fois la spécialisation complétée, l'exode de ceux formés à McGill avoisine les 50 %, alors qu'il oscille entre 5 et 15 % pour les facultés francophones, selon les chiffres du Canadian Post-MD Education Registry (www.caper.ca).

Entre 1995 et 2004, 550 médecins diplômés de McGill ont quitté le Québec, ce qui représente les deux tiers de l'exode total de médecins affligeant le Québec. Si le taux d'exode de McGill était ramené à celui des facultés francophones, cela suffirait pour annuler toutes les pertes subies par le Québec au profit des autres provinces canadiennes et des États-Unis.

Vraies questions

Avec un nombre de places allouées d'à peine 1,5 fois supérieur à celui de McGill, l'Université de Montréal forme 4 fois plus de médecins pratiquant au Québec. Pour dire la même chose autrement, seulement 11,1 % des médecins pratiquant au Québec viennent de McGill. Bref, si la baignoire se remplit si lentement, c'est parce qu'elle n'a pas de bouchon.

Est-il raisonnable d'allouer environ le quart des places dans les facultés québécoises de médecine et la moitié des 4 milliards que coûteront les deux mégashôpitaux à une institution qui exporte ensuite ses diplômés dans des proportions si ahurissantes ?

Au Québec, sommes-nous riches au point de nous permettre de subventionner les soins de santé que ces expatriés donneront aux Ontariens ou aux Américains ?

Deux questions comme ça.

Chiffre du jour : 52 %

Aujourd'hui, Passeport pour ma réussite Canada, un programme qui contribue à diminuer les taux de décrochage scolaire à Regent Park, quartier de Toronto, depuis 2001, a publié les résultats de première année de cinq nouvelles communautés qui ont adopté le programme en septembre 2007 : Lawrence Heights et Rexdale, à Toronto, Kitchener, Ottawa et Verdun, à Montréal. Grâce au programme Passeport pour ma réussite, ces communautés ont réussi à réduire le nombre de jeunes scolairement "à risque" de jusqu'à 52 pour cent.

09 mars, 2009

Montréal : Maciocia pour maire

Enfin, Cosmo Maciocia, conseiller municipal, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et maire de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles ose dire tout haut ce que tout le monde pense. Montréal est un monstre bureaucratique impossible à gérer. La réduction de moitié du nombre d’arrondissement permettrait de réduire d’autant le gaspillage.

Pourquoi Montréal ne serait-il pas capable de faire ce que le maire de Québec a fait en 2008?

(Voir aussi ici, ici, ici et ici)
____________

Publié le 08 mars 2009 à 22h42 Mis à jour le 09 mars 2009 à 07h44

Compressions à Montréal: Maciocia propose un traitement de choc
Éric Clément, La Presse

Les compressions annoncées par Gérald Tremblay la semaine dernière suscitent une étonnante proposition de la part de Cosmo Maciocia, conseiller municipal, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal et maire de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.

Selon lui, par souci d'économie et d'efficacité, il faut revoir la structure actuelle de la Ville en réduisant de moitié le nombre d'arrondissements et d'élus municipaux. Cette idée surprend quand on sait qu'elle provient d'un fidèle partenaire du maire Tremblay. Cosmo Maciocia n'est pas né de la dernière pluie. Il fait de la politique municipale depuis 30 ans. Et depuis l'arrivée de Gérald Tremblay à la mairie, en 2001, il est son meilleur allié.

Mais en entrevue avec La Presse, M. Maciocia ne s'est pas gêné pour exprimer son impuissance face aux compressions de 20 millions que le maire impose aux arrondissements. Selon lui, elles sont douloureuses pour les 19 administrations montréalaises. Surtout après trois années de RASOP (Révision des activités, services, opérations et programmes) qui ont obligé les arrondissements à abolir des postes.

«Dans mon arrondissement, on a un déficit à cause de la neige, on n'a pas d'argent et, en plus, la Ville nous a prêté 2,5 millions en 2008, à rembourser en trois ans. Et je prévois encore un déficit en 2009. J'ai déjà aboli 32 postes avec la RASOP. On a un gros problème. Je crois qu'il faut revoir la structure de Montréal au complet. Des arrondissements de moins de 20 000 personnes et d'autres six fois plus peuplés avec le même nombre de cadres et de directeurs, sérieusement, peut-on continuer à laisser les choses comme ça?»

M. Maciocia suggère donc de faire passer le nombre d'arrondissements de 19 à 10 et le nombre d'élus montréalais de 105 à 51.

Cette proposition aurait pour conséquence de réduire sensiblement la masse salariale totale des arrondissements. Il y aurait moins de cols blancs et de cols bleus. M. Maciocia dit que, en fin de compte, les citoyens seront gagnants. «Non seulement on aura des gains de productivité, mais en plus les gens auront de meilleurs services de proximité.»

Cosmo Maciocia croit que de diminuer le nombre d'arrondissements n'annulera pas la décentralisation et les avantages qu'elle a apportés. «C'est la délimitation qu'il faut refaire, car 19 directeurs des sports et loisirs, 19 directeurs des travaux publics, 19 directeurs administratifs, 19 directeurs des ressources humaines, etc., ça n'a pas de sens.»

Mais comment fera-t-on les regroupements pour former les 10 nouveaux arrondissements? Il y aura assurément des tiraillements, mais M. Maciocia dit que ce n'est pas une mission impossible.
«Regardez mon arrondissement, la fusion de Rivière-des-Prairies avec Pointe-aux-Trembles n'a rien de logique, tant du point de vue démographique que du point de vue géographique. Pointe-aux-Trembles pourrait très bien être rattaché à Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.»

Rivière-des-Prairies pourrait être rattaché à Montréal-Nord-Saint-Léonard-Anjou pour former un seul arrondissement. Dans le même ordre d'idée, L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève pourrait se joindre à Pierrefonds-Roxboro et à Saint-Laurent, ce qui constituerait une structure de 170 000 habitants. Et Verdun pourrait former une seule entité avec le Sud-Ouest.

La proposition Maciocia vise à créer 10 regroupements de 150 000 habitants en moyenne, afin de ne plus avoir un arrondissement de 17 500 résidants comme L'Île-Bizard-Sainte-Geneviève et un autre de 130 000 comme Rosemont-La Petite-Patrie.

Réduire le nombre d'élus

M. Maciocia croit qu'on devrait également en profiter pour réduire le nombre de conseillers. On ferait disparaître la notion de conseiller d'arrondissement pour ne conserver que les conseillers municipaux. Cela permettrait à la métropole de se retrouver avec 50 élus (10 par arrondissement, en comptant le maire), plus le maire de Montréal, soit 51 au lieu des 105 conseillers et maires actuels.

La restructuration entraînerait des coûts, mais le maire de RDP-PAT estime que son idée mérite d'être étudiée par Gérald Tremblay, son équipe et le parti Union Montréal. Mais c'est le gouvernement du Québec qui a le pouvoir de changer la structure actuelle, née des fusions municipales.

«Je pense que Québec a tout intérêt à partager ce point de vue car, avec moins d'arrondissements, il est évident que ça coûtera moins cher», dit M. Maciocia.

Chiffre du jour : 32 %

La sécurité d'emploi est la crainte numéro un en 2009 chez les Canadiens (32 pour cent), suivie du rendement du marché boursier (19 pour cent), d'après un nouveau sondage commandé par Edward Jones. Le coût des soins de santé et l'épargne en prévision de la retraite sont arrivés presque à égalité avec 15 et 14 pour cent respectivement, mais 25 pour cent des personnes âgées de 50 ans et plus se disent préoccupées par le coût des soins de santé.

08 mars, 2009

Déficits = Politiciens hors contrôle

Dans son texte, Mme Marcotte dénonce le fait que la loi du déficit zéro n’a pas empêché les gouvernements qui se succèdent à Québec d’endetter les générations futures. Alors, imaginez ce qui va arriver avec le retour des déficits sous prétexte de relancer l’économie?

Tous les politiciens prétendent gérer en bon père de famille. Pourtant, un père de famille qui endetterait ses enfants ne serait pas qualifié de bon.
_________

Le modèle québécois: "Stuff the Beast"
Joanne Marcotte
March 8, 2009, 4:36:25 PM

Il existe une expression en anglais, qui résume en peu de mots une stratégie qui vise à forcer le gouvernement à réduire de façon substantielle la taille de l’État : "Starve the Beast ".

"Affamer la Bête" - la Bête étant l’État - vise donc à imposer une camisole de force au gouvernement en le privant de revenus. En abaissant les impôts et les taxes, les partisans de cette approche étaient d’avis que le gouvernement, faute d’argent, en viendrait nécessairement au constat qu’il lui faut élaguer certains programmes sociaux, réinterroger certains droits acquis et assainir globalement la gestion des fonds publics.

Cette approche, populaire sous l’administration américaine du président Reagan, comptait sur le fait que la population s’objecterait aux déficits budgétaires et que le gouvernement n’aurait d’autres choix que de revoir sa structure de dépenses.

L’histoire ne donnera pas nécessairement raison aux partisans de cette stratégie. En fait, on réalise plus tard que la Bête continue de très bien se nourrir : sur le dos des générations futures. En effet, l’administration Reagan participe à une explosion sans précédent de la dette américaine.

Au Québec, il serait risible de croire qu’un gouvernement ait tenté de près ou de loin d’adopter une telle stratégie. Ne sommes-nous pas les plus taxés et imposés en Amérique du nord? Certains croiront que la Loi sur l’équilibre budgétaire de 1996 pourrait s’apparenter à une approche "Starve the Beast". Peut-être... en théorie. Mais considérant que le gouvernement péquiste de Lucien Bouchard créait deux ans plus tard de nouveaux programmes sociaux (garderies à 5 $ , programme d’assurance-médicaments) qui grugeront pendant encore longtemps une importante marge de manoeuvre, on a le droit de croire que cela manquait de sincérité et de sérieux…

Non. Au Québec, nous optons pour une autre approche : "Stuff the Beast"!

Alors que "Starve the Beast" prive l’État de revenus dans le but espéré qu'il coupe éventuellement dans ses dépenses, "Stuff the Beast" vise à introduire des nouveaux programmes de dépenses dans le but de faire accepter par la population de nouvelles hausses d’impôt et de taxes!

C’est ce que certains analystes américains pensent des plans de relance du président Obama, dont Ross Douthat de la revue Atlantic.

Quelle expression géniale pour décrire le régime fiscal québécois!

Ainsi, après:
- avoir fait grossir l'État comme nulle part ailleurs en Amérique du Nord - 42,3% du PIB vs. 31,4% dans le reste du Canada;
- avoir fait du Québec la région de l'Amérique du nord la plus imposée, taxée et syndiquée;
- avoir créé de nouveaux programmes sociaux déguisés en programmes d'assurance (médicaments, parentale);
- avoir pris des engagements absolument insoutenables à long terme, tant sur le plan de l'universalité des multiples programmes sociaux (santé, garderies), que des retraites à prestations déterminées des employés du secteur public et parapublic;
- avoir fait grimpé la dette publique de façon irrespectueuse des générations futures,

on peut, en toute confiance, parler d'une stratégie "Stuff the Beast" pour le Québec.

Pour en savoir plus sur l’histoire de l’expression "Starve the Beast"

07 mars, 2009

Capitalisme 101 – Un jeu d’enfant

Tous les interventionnistes profitent de la crise économique pour dénoncer le capitalisme. Pourtant, la crise actuelle n’a rien à voir avec le capitalisme. Cette crise, comme les autres avant, est le résultat d’interventions gouvernementales qui ont mal tournées.

L’essence du système capitaliste réside dans la notion de « propriété privée » comme mécanisme de responsabilisation des individus et des entreprises. C’est ce concept qui explique son fonctionnement et son efficacité.

Il est plus facile d’expliquer ce concept au moyen d’un exemple simple.

Deux situations similaires .......

Prenons le cas de deux familles représentatives de la société québécoises, les Tremblay et les Roy.

Les Tremblay supportent Québec Solidaire. Ils sont généreux. Ils constatent que la pauvreté domine chez les familles monoparentales. Ils croient que le gouvernement devrait prendre plus aux riches pour le redistribuer aux pauvres. Ils ont bien l’intention d’inculquer des valeurs de partage et de solidarité à leurs enfants. Ainsi, deux règles bien simples régissent la vie familiale :
Tout appartient à tous;
Tous doivent partager ce qu’ils ont.

Les Roy ne sont pas membres d’un parti. Ils sont aussi généreux que les Tremblay. Toutefois, ils constatent que dans beaucoup de domaines les Québécois se comportent de manière irresponsable. Ils croient que le gouvernement québécois, tous partis confondus, est trop interventionniste ce qui déresponsabilise les individus. Dans le but de responsabiliser leurs enfants, deux règles gouvernent la vie familiale :
La responsabilité de tout ce qu’ils possèdent est clairement assigné à un membre de la famille;
Le propriétaire n’est pas obligé de partager ce qu’il possède.

.....donne des résultats diamétralement opposés.

Après plusieurs années voyons où en sont chacune de nos familles.

Chez les Tremblay, puisque tout appartient à tous, chacun a le droit d’utiliser n’importe quel jouet quand bon lui semble. Écoutons ce qui se passe :

- Jean : Prête-moi ton jouet.
- Marie : Non. C’est moi qui l’ai.
- Maman : Voyons les enfants, il faut partager.
- Marie : Chaque fois que je prends quelque chose Jean veut l’avoir.
- Jean : Ce n’est pas vrai.
- Maman : Voyons Marie, tu es une grande fille raisonnable, prête le jouet à ton petit frère.

Quelques minutes plus tard, maman voit le jouet qui traîne au milieu du salon.

- Maman : Les enfants, ramassez le jouet qui traîne au salon.

Le soir venu maman doit se résigner à le ramasser. Les demandes répétées et la menace de confiscation n’ont pu convaincre Jean ou Marie à ranger le jouet.

Chez les Roy, la propriété de chaque jouet est clairement connue de tous. Écoutons ce qui se passe :

- Anne : Prête-moi ton jouet.
- Pierre : Non, c’est mon jouet.
- Anne : Maman, Pierre ne veut pas me prêter son jouet.
- Maman : C’est le jouet de Pierre. Si tu veux l’avoir tu dois le convaincre de te le prêter. Offre-lui quelque chose en échange.

Quelques minutes plus tard, maman remarque que le jouet traîne dans la bibliothèque.

- Maman : Pierre ramasse ton jouet où je le confisque.

Pierre se dépêche d’obtempérer. Il sait que maman ne badine pas avec les consignes.

Quelles leçons devons-nous tirer de ces deux scénarios?

La notion de propriété permet aux Roy de gérer efficacement la vie familiale. Les règles sont claires et connues de tous. Anne et Pierre savent qu’ils ne peuvent s’en remettre à une autorité supérieure (maman) pour régler leur conflit. Ils sont bien obligés de trouver une entente qui satisfasse les deux partis. De plus, Pierre sait qu’il risque de perdre la propriété de son jouet s’il ne le range pas, ce qui évite à maman de le faire. À travers ce processus, Anne et Pierre acquièrent des valeurs de partage volontaire et de respect des autres.

Par contre, chez les Tremblay, malgré la meilleure volonté de maman elle doit souvent arbitrer les conflits entre Jean et Marie. Comme elle a un faible pour le petit dernier, Marie est appelé à céder plus souvent qu’à son tour. De plus, puisque tout appartient à tous, à la fin de la journée c’est maman qui doit ranger. Jean et Marie apprennent qu’ils peuvent profiter de l’influence qu’ils ont sur maman et ils en abusent largement. Ils savent aussi qu’ils n’ont pas à respecter les consignes puisque maman n’est pas en mesure d’identifier un responsable.

Que ce soit au niveau d’une microsociété comme la famille ou au niveau d’une société comme le Québec les règles en jeu sont les mêmes. Le respect de la propriété privée permet de minimiser les conflits et d’optimiser les rapports entre les individus.

Chiffre du jour : 50,3 %

La statistique en étonnera plus d'un. Pour chaque dollar qui circule dans l'économie du Québec, 42,3 cents ont un lien direct avec les gouvernements, que ce soit votre ville, Québec ou Ottawa. Une portion qui va croissant. Et si on ajoute en plus les investissements des sociétés d'État et les intérêts payés par les gouvernements sur les dettes publiques, on obtient 50,3% au Québec contre 34,9% dans le reste du Canada.

(NDLR : Les économiste considère que la participation optimale de l'État dans l'économie se situe entre 15 % et 25 %)

06 mars, 2009

Il nous faut plus de chartes

Le moins qu’on puisse dire c’est que la ministre de la Culture, Mme Christine St-Pierre, a le sens des priorités. Il est bien connu que la priorité de l’heure au Québec c’est l’image du corps de la femme véhiculée par l’industrie de la mode. Il y a des limites à promouvoir une image déformée de la femme québécoise moderne. La ministre a donc décidé d’agir et propose une charte de l’anorexie qui servira de guide à l’industrie.

Il est tout de même malheureux que le Québec fasse figure de « suiveux ». Pourquoi fallait-il attendre que l’Espagne, la France et l’Italie nous indiquent le chemin à suivre?

J’espère que le gouvernement saura agir avec célérité dans les autres dossiers en attente d’un guide du « bon comportement ». Je propose donc que les fonctionnaires s’attaquent à cette tâche sans plus attendre :
  • Une charte de l’embonpoint. Il est bien évident que les publicités qui améliorent la couleur et l’apparence des aliments encouragent leur surconsommation. Les personnes souffrant d’embonpoint sont victimes des abus de l’industrie alimentaire. C’est un problème de société que seul le gouvernement peut résoudre;
  • Une charte des handicapés physiques et mentaux. La publicité exclut systématiquement les personnes souffrant de handicaps. Cette situation crée un profond sentiment de rejet chez les personnes concernées. Ce n’est pas digne d’une société qui se targue d’humanisme;
  • Une charte des « petits gros » et « petites grosses ». Ces personnes peu choyées par la nature développent trop souvent un complexe d’infériorité. Ce complexe les empêche de participer pleinement à la vie communautaire. C’est un problème important qui pénalise l’ensemble de la société;
  • Une charte des « petits vieux ». La publicité traite les « petits vieux » avec condescendance et dérision. Les publicités de « manger mou » en ont poussé plus d’un à la dépression. En plus d’être injuste envers ce groupe d’âge, ce phénomène grève les finances du système de santé.

J’espère que les ministres concernés sauront suivre le leadership de Mme St-Pierre et s’attaquer à ces problèmes prioritaires sans plus tarder.
_____________

Une charte d'engagement volontaire - «La mobilisation du milieu est un pas important vers un changement des comportements liés à l'image corporelle.» - Christine St-Pierre


MONTRÉAL, le 4 mars /CNW Telbec/ - A l'occasion de la Semaine de Mode
Montréal, la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition
féminine, Mme Christine St-Pierre, a annoncé la formation d'un comité de
travail visant l'élaboration d'une charte d'engagement volontaire destinée à
l'industrie de la mode, de la publicité et des médias pour contrer l'extrême
maigreur et l'anorexie et promouvoir une image corporelle saine. La
publication de la charte est prévue l'automne prochain.
«Le gouvernement du Québec est fier de travailler de concert avec
l'industrie pour valoriser la diffusion d'images corporelles plus
représentatives de la réalité. En faisant front commun, la société aidera à
changer la perception des standards de beauté et à prévenir les problèmes de
santé reliés au poids. L'ouverture du milieu à participer à l'écriture de cet
outil de prévention et de sensibilisation ainsi que sa volonté à trouver des
solutions sont à cet égard très éloquentes», a déclaré la ministre St-Pierre.
Le comité de travail est constitué d'une trentaine de personnes et
réunira, dès le 21 avril, des acteurs influents de tous les secteurs de la
mode, de la conception à la vente, ainsi que de la publicité, des médias et de
la santé. Font aussi partie du comité des représentants et des représentantes
du gouvernement du Québec. Celui-ci aura comme mandat de concevoir une charte
d'engagement volontaire et de proposer des moyens pour en faire la promotion
et assurer l'adhésion des personnes et groupes concernés. Les membres auront
aussi à participer au processus de consultation qui se tiendra en
complémentarité aux échanges.
Ce comité multisectoriel sera coprésidé par la journaliste Esther Bégin,
bien connue du public en tant que chef d'antenne à la télévision et animatrice
à la radio, et par un expert, le Dr Howard Steiger, chef du Programme des
troubles de l'alimentation de l'Institut universitaire en santé mentale
Douglas. En plus d'animer et de coordonner les travaux, la coprésidente et le
coprésident auront la responsabilité de représenter les membres auprès de la
ministre et de l'informer des recommandations du comité.
La question de l'image corporelle des femmes soulève de plus en plus de
préoccupations partout dans le monde. Plusieurs pays ont trouvé des approches
pour faire face à la problématique de l'extrême maigreur et de l'anorexie. La
ministre souhaite s'inspirer de l'exemple de la France qui s'est dotée, en
avril 2008, d'une charte d'engagement volontaire prônant une image corporelle
saine. «Je crois que la population québécoise est de plus en plus consciente
de l'importance de la question et qu'elle est prête pour un changement. Tout
le monde y sera gagnant», a conclu la ministre.

05 mars, 2009

Impôts – Pensons aux autres


La saison des impôts est un moment privilégié. Il me permet de constater l’ampleur de ma générosité. Si par malheur je n’ai pas contribué suffisamment, mon rapport d’impôt me permettra de corriger cette erreur malencontreuse. Ainsi, je pourrai dormir en paix sachant que j’ai contribué ma juste part.

Considérant que les besoins sont illimités, il faut vraiment être radin pour lésiner sur le paiement de ses impôts. Je ne pourrais vivre en paix, sachant qu’un manque d’argent a privé de sa subvention une entreprise dans le besoin; a empêché un artiste de présenter son oeuvre en Europe; ou a privé un groupe de parlementaires de leur voyage d’étude dans les Caraïbes.

D’ailleurs, les rapports d’impôt devraient contenir une ligne « contributions volontaires » (477 au fédéral et 467 au provincial) pour ceux qui désirent en faire plus pour les moins nantis de notre société.
__________________

Le vampire
Jean-Marc Léger, Journal de Montréal, 04/03/2009 10h57

Mars, c'est le mois de l'impôt. Après les taxes municipales et les taxes scolaires, c'est le temps de l'impôt provincial et fédéral, sans oublier les éternelles TPS et TVQ sur tout ce que vous achetez, ainsi que la taxe ascenseur camouflée sur l'essence. Comble de l'imbécillité, vous payez même la TVQ sur la TPS. Et ce, sans compter la taxe de Bienvenu et celle sur vos dividendes, la déduction pour la Régie des rentes et l'assurance-emploi.

Ensuite, vous recevez une lettre du ministère du Revenu vous signifiant qu'il reste encore un solde impayé. Et finalement, l'inspecteur d'impôt viendra s'assurer qu'il ne vous reste plus rien. Raymond Devos, humoriste français, disait que chaque fois que le percepteur revenait, il payait de l'impôt sur le revenu.

TROP D'IMPÔT

87% des Québécois estiment que l'on paie trop d'impôt au Québec. C'est au moment de payer son impôt qu'on réalise qu'on n'avait pas les moyens de s'offrir l'argent que l'on gagne.
C'est la classe moyenne qui écope le plus, payant 63%du total des impôts. À l'inverse, on dénombre 2,4 millions de Québécois (41%) qui ne paient pas d'impôt du tout. Et cette proportion augmente d'année en année. Pour ma part, il y a pire que payer trop d'impôt, c'est de ne pas en payer du tout parce que votre revenu est trop faible.

À force de se faire siphonner par les gouvernements, certains trouvent des échappatoires :

>5 % des gens nous disent qu'ils ne déclarent pas tout à l'impôt (ou au sondeur) ; > 8 % ont déjà fait des achats en contrebande;

>17 % affirment avoir déjà travaillé au noir;

>37 % avouent avoir payé au noir sans payer les taxes de vente.

GASPILLAGE

Payer de l'impôt est une chose, mais gaspiller nos impôts en est une autre. Après nous avoir vampirisés, le gouvernement pourrait-il cesser de gaspiller notre argent dans des programmes superflus, de voyager à nos frais pour des missions inutiles, d'inonder les médias de publicités gouvernementales insipides et de subventionner des entreprises déjà riches à craquer? Il faut exiger plus pour nos impôts et moins au contribuable.

LA SOLUTION

Il existe une solution toute simple pour contrer les hausses d'impôt. Avez-vous remarqué qu'il n'y a jamais de hausse d'impôt durant une année électorale ? Il faudrait tenir des élections chaque année. Les vampires se cachent toujours en plein soleil.

04 mars, 2009

Décrochage scolaire : Vite une commission parlementaire!

Pierre Curzi, député de Borduas et porte-parole du PQ en matière d’éducation, réclame une commission parlementaire. Il dit : « Les données alarmantes sur le décrochage scolaire, publiées récemment, combinées aux déclarations plutôt inquiétantes de la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, qui refuse de se fixer des objectifs clairs en terme de réduction, doivent interpeller l'ensemble de la société québécoise. Les conséquences sur l'avenir du Québec sont graves. Il faut donc mettre en branle un vaste chantier et prendre le taureau par les cornes parce qu'il semble bien que le gouvernement libéral est à court d'idées ».

Il poursuit : « Il est crucial que collectivement, nous puissions renverser la tendance. Il y a urgence d'agir. Il faut prendre tous les moyens pour assurer la réussite de tous ». (Voir le communiqué de presse, Lutte au décrochage scolaire, ci-après)

Donc, pour un politicien, agir rapidement et prendre le taureau par les cornes signifit créer une commission parlementaire pour élaborer des pistes d’action. Wow, il fallait y penser!!!

Il faudra bien un jour mettre fin aux études et aux commissions parlementaires et passer à l’action. Les solutions sont connues depuis longtemps (Ici, ici, ici, ici).

Comme le souligne dans son texte, Richard Martineau il est grand temps de brasser la cage et de faire le grand ménage.

Malheureusement, les politiciens présentement au pouvoir ou dans l’opposition n’ont pas l’étoffe qu’il faut pour mettre les syndicats et les bureaucrates au pas. En attendant les élèves continueront de servir le système et non l’inverse.
_____________

Faut-il congédier les profs incompétents?
Richard Martineau
Canoë, 02/03/2009 08h06

Samedi, Le Journal publiait les résultats d'un sondage de l'IRB (Indice relatif de bonheur) sur notre perception du monde de l'éducation.

On y apprenait que 43%des répondants trouvent que les syndicats «protègent trop les mauvais professeurs et n'encouragent pas suffisamment les bons».

Les Québécois ne sont pas seuls à penser cela. De plus en plus de gens partagent ce point de vue.
DE LONDRES À NEW YORK

En 2007, Tony Blair a demandé à l'Association of School and College Leaders, un organisme qui regroupe 14 000 directeurs et directeurs adjoints d'écoles, de rédiger un rapport sur l'état de l'éducation en Angleterre.

Qu'est-ce que l'Association a proposé ? Que les directeurs d'école puissent avoir la liberté et le pouvoir de virer les professeurs incompétents.

En novembre 2007,Michael Bloomberg, le maire de New York, a mis sur pied une unité spéciale d'avocats, le Teacher Performance Unit. Sa mission : monter des dossiers permettant à l'administration municipale de congédier les mauvais profs.

«Nous voulons avoir la capacité de renvoyer les professeurs permanents qui, malgré le fait qu'ils aient reçu de l'aide de leurs supérieurs, ne peuvent pas ou ne veulent pas s'améliorer», a expliqué le directeur des relations de travail du Département de l'Éducation de la Ville de New York.

«Seulement un centième de 1%des profs incompétents perdent leur boulot, a écrit le directeur des écoles publiques de New York dans un mémo. Il est temps que ça change.»

LE GRAND MÉNAGE

À Washington, les écoles publiques étaient dans un état lamentable. La performance des élèves était l'une des pires au pays, une véritable honte. Or, Michelle Rhee, une ex-prof de 37 ans qui a été nommée directrice du système d'éducation public de Washington en juin 2007, a renversé la tendance en 18 mois seulement.

Comment a-t-elle réussi son coup? Elle a fait le ménage. Elle a renvoyé 270 professeurs et 36 directeurs d'école qu'elle jugeait incompétents, et les a remplacés par des travailleurs qui avaient la flamme.

«La solution à la catastrophe de notre système d'éducation nationale est le talent», affirme-t-elle.

Son rêve : payer les profs selon leur performance. Plus un prof réussira à améliorer les notes de ses élèves, mieux il sera payé.

BRASSER LA CAGE

Aux yeux des syndicats de profs américains, Michelle Rhee est un leader d'extrême droite. La principale intéressée s'en fout : elle a réussi à sortir le système d'éducation de Washington de la dèche et à en faire l'un de meilleurs au pays. Voilà l'essentiel.

«Il est extrêmement difficile de se débarrasser des mauvais profs une fois qu'ils ont leur permanence, a dit le principal d'une école du Bronx à une journaliste du New York Post. Une de mes profs s'est endormie dans son cours, elle était paresseuse et totalement incompétente. Or, elle enseigne encore.»

La même chose se passe au Québec. Combien de profs enseignent sur le pilote automatique, un oeil sur leur montre et l'autre sur leur convention collective ?

Ils emmerdent des générations complètes d'étudiants. Pourtant, ils ne perdent jamais leur emploi.

À quand une Michelle Rhee québécoise, qui osera brasser la cage ?
Car il n'y a rien de plus frustrant pour un prof passionné que de voir des collègues fatigués et paresseux se pogner le beigne en toute quiétude.

___________

Lutte au décrochage scolaire - LA REUSSITE DE NOS ELEVES EST L'AFFAIRE DE TOUS: UNE COMMISSION PARLEMENTAIRE POUR ELABORER DES PISTES D'ACTION

QUÉBEC, le 3 mars /CNW Telbec/ - «Les données alarmantes sur le
décrochage scolaire, publiées récemment, combinées aux déclarations plutôt
inquiétantes de la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, qui refuse de
se fixer des objectifs clairs en terme de réduction, doivent interpeller
l'ensemble de la société québécoise. Les conséquences sur l'avenir du Québec
sont graves. Il faut donc mettre en branle un vaste chantier et prendre le
taureau par les cornes parce qu'il semble bien que le gouvernement libéral est
à court d'idées».
C'est ce qu'a déclaré le député de Borduas et porte-parole de
l'opposition officielle en matière d'éducation primaire et secondaire, Pierre
Curzi, ajoutant qu'il a transmis au président de la Commission de l'éducation,
le député de Robert-Baldwin, Pierre Marsan, une demande formelle pour que
l'Assemblée nationale tienne une consultation publique sur cet important
enjeu.
Le taux de décrochage se maintient et n'a pratiquement pas bougé depuis
six ans. Dans certaines régions, il atteint les 40 %. En juin 2008, les
députés avaient retenu l'idée d'une telle commission parlementaire qui devait
avoir lieu à l'automne. Or, le premier ministre du Québec, Jean Charest, a
plutôt choisi de déclencher des élections.
«Les libéraux avaient dit oui à la commission parlementaire sur le
décrochage scolaire. La question est maintenant de savoir, une fois les
élections terminées et avec les deux mains sur le volant, s'ils vont encore
dire oui», se demande Pierre Curzi.
Pour le Parti Québécois, cette consultation doit permettre aux
parlementaires d'entendre les parents, les experts et tous les intervenants de
l'éducation qui sont préoccupés par l'ampleur du phénomène du décrochage
scolaire, particulièrement chez les jeunes garçons. «Cette consultation est
une opportunité pour les parlementaires de s'inspirer de certains succès et
d'initiatives locales qui luttent efficacement contre le décrochage scolaire»,
a poursuivi Pierre Curzi.
«Il est crucial que collectivement, nous puissions renverser la tendance.
Il y a urgence d'agir. Il faut prendre tous les moyens pour assurer la
réussite de tous», a conclu Pierre Curzi.

Chiffre du jour : 79 %

Selon le sondage, 79 % des répondants au Québec estiment qu'acheter une maison représente un bon ou un très bon investissement. En moyenne, les propriétaires québécois évaluent la valeur de leur maison à 201 955 $. Ils estiment aussi, en moyenne, que cette valeur a augmenté de 17 % au cours des deux dernières années.

(NDLR : Seulement 60 % des Québécois sont propriétaires. La moyenne canadienne est 67 %)

03 mars, 2009

Les causes profondes de la crise économique

André Dorais

Plusieurs experts se disent dépassés par la crise économique, mais ils ne suggèrent pas moins que l’État doive intervenir pour la résoudre. Or, comment peut-on avoir la solution à quelque chose qu’on ne comprend pas? Ces experts, comme la majorité des gens, ont une croyance aveugle en l’État. À leurs yeux, le marché, ou le capitalisme, est toujours coupable, car l’État ne l’est jamais.

Cet aveuglement sous-entend que les gens qui travaillent pour l’État sont des êtres supérieurs. Comment ne pas le penser lorsqu’on constate qu’ils perdent rarement leur emploi, même en temps de crise économique? Comment ne pas le penser lorsqu’à l’inverse ceux qui le perdent sont souvent qualifiés d’hommes et de femmes de peu de vertu parce qu’ils cherchent un profit de leurs échanges? À en croire ces préjugés, lorsque l’homme est vertueux et intelligent, il s’arrange pour être employé de l’État.

Pourtant, le travail d’un employé de l’État n’est pas plus important que celui d’un employé du secteur privé. Après tout, c’est le marché qui offre la nourriture, le logement et les vêtements, besoins on ne peut plus essentiels. Ce qui distingue l’employé de l’État des autres travailleurs n’est pas l’importance du service qu’il rend, mais le monopole ou le quasi-monopole dont il participe.

Un monopole n’a de source que la force de la loi, c’est-à-dire la contrainte. Il s’ensuit que ceux et celles qui travaillent pour l’État vivent de la coercition. Leur «supériorité» ne tient qu’à elle. Dans la mesure où ils surmontent le choc de cette réalité, ils s’en défendent sous le prétexte que les services qu’ils rendent profitent à plusieurs. Vrai, mais c’est passer rapidement sur la coercition utilisée pour forcer des gens à financer des services qu’ils n’ont pas nécessairement demandés.

Qu’on invoque ensuite la solidarité pour la justifier ne tient pas la route puisqu’une solidarité forcée n’est pas de la solidarité. Il ne s’agit pas tant d’une tentative de tromper les gens qu’une façon rapide, mais erronée, de se convaincre qu’on a bien agi. Ce n’est pas tant le boulot effectué qu’on remet en cause que la façon dont il est rémunéré. La médecine, par exemple, est une noble profession, mais elle le serait d’autant plus si elle n’était pas rémunérée par l’impôt. Dire qu’il faille l’éloigner de la quête de profit, sous le prétexte de la protéger des abus, sous-entend qu’ils ne peuvent survenir que par l’entremise du mode capitaliste de rendre service.

En d’autres mots, lorsqu’on utilise le mode socialiste pour servir les gens, soit en procédant à l’imposition et à la taxation des contribuables, les abus sont réduits. Du moins, c’est ce qu’on prétend. Or, il suffit de séjourner dans les hôpitaux des grandes villes canadiennes pour se convaincre du contraire. En ces lieux, les médecins ont intérêt à évaluer rapidement leurs patients puisqu’ils sont rémunérés au nombre rencontré. Les médecins ne tirent pas profit directement des patients, mais indirectement des contribuables qui n’ont pas le choix de payer, peu importe la qualité du service rendu. Là où les choix sont réduits, la richesse l’est autant.

Les calculs utilitaristes utilisés par les gouvernements, pour justifier les services qu’ils imposent, doivent être rejetés puisqu’ils ne répondent pas au critère d’universalité et conséquemment d’égalité entre les hommes. La seule coercition qui peut être admise universellement est celle qui s’établit en légitime défense. Dès lors qu’on admet cela, on enlève tout rôle à l’État. Comme la très forte majorité des gens ne peut concevoir cette possibilité, elle est prompte à trouver des boucs émissaires aux problèmes qui l’accablent. Blâmer le capitalisme pour l’actuelle crise économique en constitue un bel exemple.

Le capitalisme n’est pas coupable de la crise économique

Le capitalisme a le dos large, car il est mal défini. On le circonscrit souvent au secteur financier, soit le monde de l’argent, ou du «capital», pour utiliser un autre terme mal défini. Non seulement s’agit-il d’une définition restreinte, mais irréaliste puisque l’argent se retrouve dans tous les secteurs d’activités. Suffit-il d’investir de l’argent pour être qualifié de capitaliste? Rien n’interdit cette définition, mais dans ce cas tous les investisseurs sont des capitalistes.

On tend aussi à qualifier le capitaliste comme étant celui qui avance son argent dans les facteurs de production dans le but d’en tirer profit. Si l’on utilise cette définition du capitaliste, on doit réaliser qu’il ne se limite pas au monde de la finance. L’entrepreneur est souvent qualifié de capitaliste, mais on ne doit pas confondre les deux. Le capitaliste peut avancer une somme d’argent pour un projet quelconque, mais il n’est pas obligé de le gérer. À l’inverse, l’entrepreneur gère son projet et décide de la marche à suivre, le plus souvent avec ses propres ressources financières. Dans ce cas, il est capitaliste et entrepreneur. Dans la mesure où il décide de la production des biens à l’aide d’argent que d’autres individus lui confient, on le qualifie plutôt de gestionnaire.

Le capitalisme est plus large que les fonctions généralement attribuées aux capitalistes puisqu’il inclut non seulement leurs rôles, mais également ceux des entrepreneurs et de leurs employés. Il s’inscrit dans tous les secteurs d’activités dans la mesure où on lui en laisse la chance. En ce sens, sa caractéristique principale est d’être autonome. Cette autonomie, à son tour, renvoie à celle de chaque individu, ou celle de ses représentants immédiats : parents, tuteurs, etc. Elle n’est limitée que par la reconnaissance d’autrui comme son égal. À l’inverse, le socialisme, ou le mode politique de créer et distribuer la richesse, s’établit par la contrainte. En démocratie, cette contrainte s’exerce par le droit de vote des uns sur la propriété des autres.

Ce débroussaillage effectué, on peut toujours accuser le capitalisme de la crise économique, mais uniquement dans la mesure où on le confine au monde de la finance et qu’on passe outre le fait que les banques soient érigées en cartel selon les directives de la banque centrale, elle-même sous le contrôle du gouvernement. La plupart des gens constatent la mainmise de l’État dans ce monde, mais ils n’arrivent pas à imaginer qu’il en soit autrement puisque c’est tout ce qu’ils ont connu. Il n’en demeure pas moins vrai qu’un contrôle aussi grand de l’État sur un secteur d’activité ne peut pas être qualifié de capitaliste.

Qui dit contrôle de l’État, dit davantage socialisme que capitalisme, mais encore, il y a des biens et des services qui sont à ce point important qu’ils mériteraient plus de liberté. La nourriture et la monnaie sont de ceux-là. Malheureusement, si la nourriture est offerte assez librement dans la plupart des pays du monde, on ne peut en dire autant de la monnaie. Partout, celle-ci est monopolisée par l’État. Il en dicte la nature et en assume seul la production. La monnaie est socialisée depuis longtemps déjà. Cette socialisation du monde de l’argent constitue la principale cause des crises économiques, dont celle que l’on vit à l’heure actuelle. L’aspect primaire du socialisme est d’en faire porter le blâme au capitalisme et, par suite, d’encourager la population à lui accorder plus de pouvoir sous le prétexte de maîtriser la bête. Or, si l’on veut plus de liberté et plus de richesse, c’est la direction inverse qu’on doit prendre.

L’étatisme sauvage

La banque centrale fixe le taux d’intérêt, mais on n’entend pas le «Bureau de la concurrence» se plaindre de fixation des prix comme on l’entend se plaindre, à tort, contre les pétrolières, car l’État ne poursuit pas en justice ce qui est sous son contrôle. La banque centrale injecte de l’argent dans l’économie dans le seul but de la relancer, mais puisqu’une plus grande «quantité» d’argent n’ajoute pas de richesse, elle ne fait que la redistribuer à ceux qui y mettent la main en premier. En d’autres mots, l’État encourage le comportement même qu’il prétend contrôler. Il encourage le «sauvage» en l’homme, alors qu’il prétend l’humaniser. Or, quel régime qualifie-t-on de sauvage? Le capitalisme ou le socialisme? Le capitalisme. Et quel régime impose son choix de monnaie? Qui fixe le taux directeur? Qui injecte de l’argent dans l’économie comme bon lui semble? Quel régime utilise la force pour arriver à ses fins? Poser ces questions, c’est y répondre.

Dans ces circonstances, comment expliquer que la vaste majorité des gens veuille toujours plus de socialisme, soit d’intervention de l’État? Elle croit en la politique comme elle croyait autrefois en la religion, soit aveuglément. Au Québec, on n’y est pas allé de main morte pour qualifier les croyants en la religion. Plusieurs les qualifiaient d’êtres naïfs. S’ils ne les qualifiaient pas ainsi explicitement, ils le sous-entendaient. Peut-être devrait-on être aussi dur envers les croyants en la politique, question de les secouer de leur torpeur, mais ce serait injuste pour les croyants en la religion, car seuls les croyants en la politique, du moins en Occident, se font complices d’actions coercitives pour arriver à leurs fins. Pour reprendre leurs propos à l’égard des croyants en la religion, on dira des croyants en la politique qu’ils sont tout aussi naïfs qu’eux, mais plus dangereux.

À l’instar des gens qui soumettent leurs demandes aux groupes mafieux, les croyants en la politique transmettent leurs commandes à l’État. Les deux utilisent la coercition pour satisfaire leur clientèle, mais seuls les clients des premiers en sont conscients. On dit que l’État est légal, alors que les groupes mafieux ne le sont pas, mais la légalité qui ne s’appuie sur rien d’autre que la coercition n’a pas plus de légitimité. Faut-il rappeler que tous les pays du monde sont légaux, y compris ceux qui font crever leur monde faim? On ne peut donc pas se satisfaire de la légalité. On s’insurgera de la comparaison, mais a-t-on un argument contre elle ou seulement des sentiments? Invoquer uniquement des sentiments tout en revendiquant la force coercitive de l’État pour avoir le dernier mot, c’est rester à l’âge de pierre, soit du sauvage qu’on aime tant à accuser autrui sans être capable de reconnaître qu’on en est les pires exemples.

En somme, si l’on veut résoudre la crise économique, on doit faire exactement le contraire de ce qui se fait présentement un peu partout dans le monde. On ne doit pas augmenter les dépenses de l’État, mais les réduire. De cette façon, les gens auront accès à leurs ressources et ils pourront répondre aux besoins d’autrui de manière volontaire, soit d’après le mode capitaliste. En d’autres mots, les gens, riches et pauvres, ont intérêt à développer un scepticisme envers l’État, peu importe son régime et les partis politiques qui le dominent. Lui laisser trop de pouvoir n’est dans l’intérêt de personne, même pas celui des syndicats et des employés de l’État.

02 mars, 2009

La bureaucratie encourage la passivité

Dans le texte « Boulevard Notre-Dame, moi ça me gêne », je demandais : De quelle malédiction avons-nous été frappée? Depuis vingt ans on est incapable de faire quoi que ce soit : l’autoroute 30, le CHUM, la rue Notre-Dame, le transport en commun, les systèmes de santé et d’éducation, etc.

Dans son texte, Joseph Facal se réfère à la saga des méga-hôpitaux et tente d’expliquer les raisons du dysfonctionnement des projets gouvernementaux.

Essentiellement, il en attribue la cause au fait que personne n’a intérêt à parler. Les fonctionnaires qui oseraient révéler la vérité seraient ostracisés, tablettés, remerciés ou d’une façon ou d’une autre mis hors d’état de nuire. Dans ces conditions, il ne faut pas se surprendre si tous se taisent.
_________

Après la Caisse, les méga-hôpitaux
Joseph Facal,
Canoë, 02/03/2009 06h42

Le désastre survenu à la Caisse de dépôt ne devrait pas nous faire oublier un autre immense gâchis: la construction projetée des deux méga-hôpitaux dans le centre-ville de Montréal, à un coût minimal de près de 4 milliards de dollars.

Le projet anglophone recevra la moitié de cet argent alors qu'un médecin sur deux formé à McGill quitte le Québec, et qu'on y forme quatre fois moins de médecins pratiquant au Québec que du côté francophone. Question évidemment taboue chez tous ceux, libéraux comme péquistes, qui furent associés à cette décision.

Du côté francophone, on ne sait tellement plus par quel bout prendre ce naufrage qu'on en a oublié le plus vieux principe de gestion au monde : quand vous êtes dans un trou, arrêtez de creuser.

TOUS LE SAVENT

La décision de construire sur le site de l'actuel hôpital St-Luc est une gigantesque erreur : il n'y a pas assez de place, et il est beaucoup plus coûteux de réparer du vieux que de construire du neuf. Tous ceux qui suivent l'affaire de près le savent parfaitement.

Mais on continue comme si de rien n'était. Et ceux qui défendent le projet en public le font parce qu'ils se sentent obligés de le faire. Mais ils disent le contraire en privé.

Phénomène fascinant, non? Comment un projet absurde peut-il avancer alors que chaque individu sait pertinemment que cela n'a aucun bon sens ?

Prenez les membres du gouvernement et ceux de l'équipe de direction du projet. Tous des gens supérieurement intelligents et lucides.

COMPLICITÉ COLLECTIVE

Chacun d'entre eux sait que c'est fou, mais se dit que le premier à l'admettre fera perdre la face au groupe. Il se tait, et le train fou continue d'avancer vers le gouffre.

Chacun sait que c'est fou, mais il se tait pour ne pas donner de munitions aux opposants. Et la folie se perpétue.

Chacun sait que c'est fou, mais il espère que quelqu'un d'autre finira par siffler l'arrêt du train. Mais comme chacun se dit cela, la folie se perpétue.

Chacun sait que c'est fou, mais comme le projet prendra encore des années, tous se disent que ceux qui viendront après eux se débrouilleront. Et la folie se perpétue.

Chacun sait que c'est fou, mais il se dit que le premier à l'admettre publiquement se fera varloper par les autres, qui savent, dans leur for intérieur, que le premier a raison. Et la folie se perpétue.

NAUFRAGE

Toute l'affaire est folle, mais certains se laissent enivrer par les défis techniques du projet et perdent de vue l'absurdité de la situation globale. Rappelez-vous du célèbre film Le pont de la rivière Kwaï : le général britannique dirige inflexiblement ses propres soldats prisonniers des Japonais dans la construction d'un pont... qui servira à ses ennemis.

Bref, cette dynamique du silence et des petites lâchetés individuelles, absurde mais qui s'explique rationnellement, fait que des gens qui, individuellement, sont intelligents et lucides, accouchent collectivement d'un monstre auquel personne ne croit.

Je vous le dis : ce naufrage va nous hanter encore plus longtemps que la Caisse de dépôt.

Chiffre du jour : 45 %

La saison des REER s'achève aujourd'hui, date limite des cotisations, et beaucoup de Canadiens commencent à penser à leurs impôts et à ce qu'ils feront de leur remboursement, le cas échéant. Près du quart des Canadiens (24 %) prévoient le consacrer à l'épargne en le déposant ou en le réinvestissant, tandis qu'un Canadien sur cinq (21 %) dit avoir l'intention de s'en servir pour rembourser des dettes, selon un récent sondage de la Banque Scotia ayant pour but de déterminer comment les Canadiens ont l'intention de dépenser leur remboursement d'impôt sur le revenu. Un autre cinquième des contribuables canadiens (20 %) ne s'attend à recevoir aucun remboursement d'impôt.

01 mars, 2009

Oui, on peut!

Je ne peux que me réjouir des politiques minières du Québec, considérées les meilleures au monde. C’est bien là la preuve qu’il est possible de créer un environnement favorable à la croissance économique.

Pourquoi ne pas s’inspirer de ce succès et créer des environnements favorables à d’autres industries?
__________

Enquête annuelle de l'Institut Fraser sur l'industrie minière - LE QUÉBEC TOUJOURS EN PREMIERE PLACE MONDIALE POUR L'INVESTISSEMENT MINIER
QUÉBEC, le 27 févr. /CNW Telbec/ - Le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, M. Serge Simard, est fier de constater que l'excellence du Québec dans le domaine minier a été reconnue par l'Institut Fraser pour une deuxième année consécutive. Cet excellent classement s'explique par ses politiques minières considérées comme les meilleures au monde et par son potentiel minéral, le meilleur au Canada et le deuxième à l'échelle mondiale.
Cette douzième enquête internationale sur les sociétés minières, publiée le 26 février 2009 par l'Institut Fraser, confirme que le Québec offre actuellement le meilleur environnement pour l'investissement minier. Malgré le ralentissement économique mondial et la baisse globale des investissements en exploration, le Québec est demeuré le meilleur endroit au monde pour explorer.
«Le Québec confirme encore une fois sa place de leader pour les compagnies d'exploration minière et c'est une très bonne nouvelle. Malgré la situation difficile qui sévit en ce moment dans le secteur minier, le caractère cyclique de l'industrie minière nous amène à poursuivre nos efforts et à solidifier les bases de cette industrie créatrice de richesse pour le Québec. Par ailleurs, ce classement international s'inscrit parallèlement aux efforts que le gouvernement du Québec déploie en matière de développement durable et de respect de l'environnement.», a tenu à préciser le ministre délégué aux Ressources naturelles et à la Faune, M. Serge Simard.
Le Québec est reconnu comme un des meilleurs endroits dans le monde où investir en exploration parce qu'il peut compter à la fois sur un potentiel minéral attrayant et un climat d'affaires enviable. C'est d'ailleurs pour que cet important secteur de l'économie québécoise demeure compétitif que le gouvernement du Québec rendra publique prochainement sa première stratégie minérale.
Signalons en terminant que le ministère des Ressources naturelles et de la Faune participera, du 1er au 4 mars prochain, au congrès international de la Prospectors and Developers Association of Canada (PDAC), à Toronto. Ce congrès réunira près de 20 000 visiteurs provenant de 70 pays. Il permettra au Québec de promouvoir son expertise ainsi que les avantages concurrentiels d'y investir dans le secteur minier.

28 février, 2009

Logement, le pire est à venir

Il y a quelques semaines, la Régie du logement annonçait qu’elle proposait des augmentations de 0,6 pour cent pour les logements non chauffés. Entre 2000 et 2009, la Régie a autorisé des augmentations annuelles moyennes de 1,2 %.

La loi régissant la Régie a vu le jour sous l’influence de groupes de pression qui prétendent que l’ensemble des locataires sont régulièrement abusés. Pourtant, dans une société donnée, il n’y a pas plus de propriétaires malhonnêtes qu’il y de locataires mal intentionnés. Toutefois, comme il y a plus de locataires que de propriétaires qui votent, les premiers ont un poids électoral plus élevé. Le calcul politique fut vite fait en faveur de la loi proposée.

La Régie du logement du Québec est un autre bel exemple d’une bureaucratie aussi inutile que nuisible. La Régie a pour mission de traiter les litiges entre propriétaires et locataires. Elle dispose d'une compétence exclusive pour entendre les causes relatives aux baux résidentiels. Elle statue sur les hausses de loyer, les conditions de location, le bruit, le chauffage, les réparations à effectuer, ainsi que la résiliation des baux.

Les Québécois gèrent sans l’aide du gouvernement, voire malgré l’intervention du gouvernement, l’ensemble de leurs activités (famille, éducation, budget, retraite, etc.). Toutefois, quand vient le temps de gérer les relations locataires-propriétaires ils sont considérés des handicapés mentaux aux yeux des fonctionnaires omnipotents.

La Régie est sans conteste le facteur qui nuit le plus au développement du parc de logements locatifs québécois. En particulier, un propriétaire qui se limiterait aux hausses de loyer proposées par la Régie serait acculé à la faillite en quelques années seulement.

Prenons l’exemple d’un logement non chauffé d’une valeur de 150 000 $ loué 1 000 $ par mois. En 2009, selon les calculs de la Régie, le propriétaire a droit à une augmentation de 0,6 % ou 6 $ par mois. Pourtant, en 2008, l’inflation a dépassé 2 %. En 2009, les coûts de déneigement et d’entretien ont augmenté en moyenne de 15 %! Aux conditions imposées par la Régie, il est impossible pour un propriétaire de récupérer l’augmentation des coûts de gestion et d’entretien de son logement.

De plus, si le propriétaire doit faire des travaux majeurs, alors on lui permet d’augmenter le loyer d’un montant annuel équivalent à 4 % du coût des travaux. Supposons que le propriétaire finance des travaux lui ayant coûtés 5 000 $ à même son hypothèque portant un taux d’intérêt annuel de 6 %. Ainsi, il paiera des intérêts de 300 $ par année, pour obtenir en retour des revenus de location additionnels de 200 $. C’est complètement ridicule! Non seulement il ne remboursera jamais le coût des travaux, mais en plus il devra payer de sa poche 100 $ d’intérêt annuellement! À ces conditions pourquoi ferait-il des travaux majeurs?

Malheureusement, il y a encore pire. Supposons que les hausses permises par la Régie soit, comme par le passé, en moyenne 1,2 % annuellement pour les dix prochaines années. Dans ce cas, notre heureux propriétaire collectera en 2019 un loyer mensuel de 1 130 $. Par contre, si pendant cette période le taux moyen annuel d’augmentation de la valeur de sa propriété a été de 5 %, celle-ci vaudra 244 000 $. Donc, son taux de location annuel aura passé de 8 % (12 000 $ / 150 000 $) en 2009 à 5,6 % (13 128 $ / 244 000 $) en 2019. À ces conditions, il serait plus rentable de vendre sa propriété et d’investir le solde dans un fond d’investissement équilibré.

Les bonnes intentions du législateur en matière de logement locatif ont des effets pervers dramatiques :
  • Les conditions imposées par la Régie empêchent les propriétaires d’entretenir convenablement leur propriété;
  • Un propriétaire n’a pas intérêt à effectuer des réparations majeures puisqu’il lui sera impossible de récupérer son investissement;
  • Investir dans un logement locatif est moins rentable qu’investir dans un fond mutuel équilibré.

Qu’il existe malgré tout un parc de logements locatifs privés tient du miracle. Ce n’est qu’en défiant les directives de la Régie que les propriétaires peuvent rentabiliser leurs investissements. C’est une situation malsaine qui ne sert qu’à envenimer les relations locataires-propriétaires.

Bien sûr que cela sert les intérêts de la Régie. Les conflits locataires-propriétaires sont sa raison d’être. Mais est-ce dans le meilleur intérêt du Québec? Ne vaudrait-il pas mieux laisser le marché trouver son propre équilibre, quitte à aider les familles dans le besoin à se loger convenablement?

27 février, 2009

Chiffre du jour : 70 %

En un an, les entreprises ont perdu la confiance des deux tiers (66 pour cent) du public informé au Canada. Selon la 10e étude Baromètre de confiance menée auprès des leaders d'opinion par Edelman, la plus grande agence de relations publiques indépendante au monde, 70 pour cent des Canadiens désirent que le gouvernement exerce un contrôle plus rigoureux sur les entreprises de tous les secteurs. L'étude internationale Baromètre de confiance Edelman est un sondage approfondie qui permet de mesurer la confiance des leaders d'opinion âgés entre 25 et 64 ans et provenant de 20 pays.

(NDLR : C’est là que réside le plus grand danger de la crise actuelle : plus de gouvernement, plus d’impôt, plus d’immobilisme, plus de magouille, plus ...., plus .... jusqu’à ce tout le système s’écroule sous le poids des fonctionnaires.)