Quiconque analyse objectivement les finances du Québec, sait
depuis longtemps qu’elles sont en déficit structurel. C’est-à-dire que les coûts
des programmes et engagements du gouvernement excèdent durablement les revenus.
Même une économie qui tournerait à plein régime ne suffirait pas à combler le
fossé sans cesse croissant entre les dépenses et les revenus. Il n’est donc
plus possible d’atteindre l’objectif du déficit zéro sans couper dans les
dépenses.
Il faut donc revoir l’ensemble des missions de l’État dans le
but de réduire les dépenses les moins utiles. Il ne s’agit pas de couper
bêtement dans les programmes sociaux comme cela a été fait à la fin des années
90. À court terme, il suffirait de remplacer certains programmes mur à mur par
des programmes ciblés. À moyen et long terme il faut se débarrasser du modèle des
monopoles d’État en faveur d’un modèle qui favorise la concurrence entre une
multiplicité de fournisseurs (publics, privés, coops, OSBL, etc.
À ceux qui prétendent qu’il suffirait de mieux gérer le
système actuel, je réponds « si ça fonctionnait on le saurait ». Après
deux décennies d’effort pour reprendre le contrôle des finances publiques sans
succès, il est temps d’accepter l’évidence. C’est ce que les Suédois et les
Danois ont fait dans les années 90.
Yves-Thomas Dorval du Conseil du patronat du Québec en
discute avec Mario Dumont.
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