Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

11 juillet, 2012

De l'audace à la réussite; Des histoires d'entrepreneurs d'ici


Revue de livre par André Dubuc


Publié le 23 juin 2012

La richesse d'une région dépend du dynamisme de ses entrepreneurs, comme en témoigne un livre publié ce mois-ci, qui raconte l'histoire de 67 PME québécoises, la plupart méconnues du grand public.

Il s'agit du deuxième livre à paraître en 2012 mettant en vedette les gens d'affaires du Québec. Le chroniqueur Pierre Duhamel avait publié plus tôt cette année L'avenir du Québec; Les entrepreneurs à la rescousse, dans lequel il démystifie ce qu'est un entrepreneur pour le public.

La parution de ces deux ouvrages, à quelques mois d'intervalle, témoigne de l'intérêt que soulève la question de la relève entrepreneuriale dans notre société qui vieillit rapidement. Il y a également des leçons à tirer pour Montréal qui manque cruellement d'entrepreneurs et qui en paie le prix avec un taux de chômage plus élevé qu'au Québec, tel que le rappelait l'économiste réputé Marcel Côté, au cours d'un débat présenté par l'Institut de développement urbain du Québec, le vendredi 15 juin.

Dans De l'audace à la réussite; Des histoires d'entrepreneurs d'ici, le réseau des SADC (Société d'aide au développement des collectivités) et CAE (Centre d'aide aux entreprises) cherchent à convaincre, par l'exemple, des lecteurs à emboîter le pas et à oser l'aventure de l'entrepreneuriat.

À sa lecture, on y constate que la création d'entreprises durables ne se limite pas au secteur des nouvelles technologies ou aux centres urbains populeux. «Le potentiel entrepreneurial existe dans nos milieux», rappelle, en préface, Paul-A. Fortin, fondateur de la Fondation de l'entrepreneurship et souvent présenté comme le père de l'entrepreneuriat au Québec.

Le cas Horizon Multiressource

À Lachute, dans les Laurentides, le potentiel entrepreneurial a pris la forme d'Horizon Multiressource, une firme de consultants active dans des projets de planification, de protection et de mise en valeur des ressources naturelles.

«Avec notre équipe multidisciplinaire de 15 employés, on est capable de donner des services complémentaires et de regarder un territoire avec plusieurs angles», explique, dans un entretien, le directeur général, André Goulet, actionnaire minoritaire d'Horizon Multiressource.

Cette filiale de la coopérative forestière Terra-Bois affiche aujourd'hui des revenus annuels de 1 million de dollars et a pris l'habitude d'ajouter un employé par année à son équipe.

Horizon Multiressource est par ailleurs en lice pour dresser un inventaire des arbres de l'arrondissement de Saint-Laurent, qui devra planter 25 000 arbres au cours des 10 prochaines années dans le cadre du Plan d'action canopée. Ce plan prévoit l'augmentation du couvert forestier sur l'île de Montréal de 5%, soit l'équivalent de 65 parcs La Fontaine.

Horizon Multiressource a obtenu le soutien du CAE Rive-Nord, situé à Mirabel, pour financer à l'avance ses crédits d'impôt de recherche et développement. Ceux-ci ont servi à élaborer une grille d'évaluation du potentiel écologique d'un lot boisé comportant une quinzaine de critères. L'outil a d'ailleurs servi à estimer la valeur écologique des bois sur le territoire de la Ville de Mirabel, qui est à revoir son plan d'urbanisme.

Le cas Granits Richelieu

Pour Granits Richelieu, une PME de Saint-Jean-sur-Richelieu qui utilise le granit, le marbre et le quartz pour la finition de comptoirs de cuisine et de salles de bains, le CAE Haute-Montérégie a offert à ses propriétaires, Maxime Beaulieu et Nicolas Périard, un service de mentorat. «[Par ses questions], le mentor m'aide à voir si la décision que j'ai prise est la meilleure pour mon entreprise», dit M. Périard, cité dans le livre.

Chaque année, plus de 10 000 entrepreneurs québécois sont accompagnés et financés par les 57 SADC et 10 CAE.

La réflexion du jour

Des pays qui participent aux discussions, notamment l'Australie et la Nouvelle-Zélande, veulent que le Canada mette fin au système de gestion de l'offre.

Certains analystes affirment que le Canada ne pourra faire autrement que de renoncer à ce système implanté il y a près de 40 ans s'il veut être pris au sérieux durant les pourparlers du Partenariat trans-Pacifique. 

(NDLR : contrairement aux affirmations de l'UPA, les industries agricoles de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande se sont grandement améliorées après l'abandon de la gestion de l'offre.)

Le chiffre du jour : 30 G$

Mais la facture risquerait d'être salée pour le gouvernement fédéral. On estime qu'Ottawa pourrait devoir verser près de 30 milliards de dollars en compensation aux éleveurs et aux producteurs agricoles si on décidait de mettre fin aux quotas qu'ils détiennent.

(NDLR : non seulement les consommateurs ont-ils subventionné les agriculteurs en payant le gros prix, mais en plus les contribuables devront les compenser à coûts de milliards. C'est le résultat de politiques interventionnistes mal avisées.)

10 juillet, 2012

Subventions : les perles du 30 juin au 6 juillet 2012


Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.

Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques. La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

Les subventions électoralistes se multiplient à la veille des élections : 15,5 M $ au soutien aux immigrants; 275 000 $ au Festival de la musique militaire (vous saviez qu’il existe un Festival de musique militaire?); 1 M $ pour la recherche sur l’intimidation à l’école; 1,8 M $ à Montréal complètement cirque (il serait plus utile de subventionner la réparation des nids de poules); 7,5 M $ pour l’occupation et la vitalité des territoires (vous saviez que les Laurentides et Laval sont des territoires inoccupés et qui manque de vitalité?); etc.
______________

2 millions $
Pour le 5e Congrès mondial acadien
Plus de la moitié des Québécois d’ascendance canadienne-française, soit 3 millions d’individus, auraient au moins un ancêtre acadien, selon une étude publiée en 2008 *. Pourtant, les deux tiers de ces Québécois-Acadiens ne savent pas qu’ils sont descendant d’Acadiens. Ceux-ci sont les descendants d’immigrants français qui peuplaient l’Acadie entre 1604 et 1755.  Suite aux migrations qui ont suivit la Déportation de 1755, environ un tiers des Acadiens – entre 2 000 et 4 000 – ont abouti au Québec.  Selon les régions, de 46 % à 100 % des ascendances étudiées comprennent au moins un ancêtre d’origine acadienne. La contribution des fondateurs acadiens est particulièrement élevée aux Îles-de-la-Madeleine, où 86 % du pool génique leur est attribuable. Les populations de la Gaspésie (27 %) et de la Côte-Nord (14 %), affichent aussi une importante contribution acadienne.
Le gouvernement du Québec a bon droit de vouloir stimuler le sentiment d’appartenance au peuple acadien de tous les Québécois descendants des habitants qui peuplaient l’Acadie entre 1604 et 1755, date de la déportation.  Il apporte son soutien au 5e Congrès mondial acadien qui se déroulera du 8 au 24 août 2014 dans l’Acadie des terres et forêts. Cet événement d’envergure se tiendra, pour la première fois, en partie au Québec. Territoire regroupant le Témiscouata, le nord-ouest du Nouveau-Brunswick et le nord de l’État du Maine, l’Acadie des terres et forêts est une région habitée par des populations diversifiées qui partagent à plus de 90 % la langue française.
* La ville de Québec et sa population. Cahiers québécois de la démographie, Vol. 37, no. 1, printemps 2008, p. 181-204

90 149 $
À La Coop Purdel
La Coop Purdel reçoit de l’aide pour l’installation de 2 silos de 150 tonnes chacun permettant l’entreposage d’ingrédients en vrac à sa meunerie située au Bic. Le projet, dont le coût total est estimé à 180 298 $, sera réalisé au cours de l’année 2012.

50 000 $
À Kongsberg
Subvention à l’entreprise Kongsberg pour un projet totalisant 1 295 000 $. Le projet vise à remplacer la ligne de production de circuits imprimés par des équipements de pointe qui viendront doubler la capacité de production, réduire les arrêts et finalement permettre la production de circuits imprimés exempts de plomb. Le projet consolide les 400 emplois actuels en plus d’en créer cinq nouveaux. Kongsberg, de Shawinigan, est une filiale de Kongsberg Gruppen, dont le siège social est situé en Norvège. 

15,5 millions $
Au soutien des immigrants
En vertu de ce programme, 51 organismes communautaires de différentes régions du Québec se voient confier les activités relatives à l’accueil, à l’installation et au soutien à l’intégration des personnes immigrantes nouvellement arrivées.

275 000 $
Au Festival de Musiques militaires
Subvention à la 14e édition du Festival international de Musiques militaires de Québec, qui se tiendra du 21 au 26 août.

1 million $
Pour la recherche sur l’intimidation à l’école
Subvention totalisant 1 M$ pour la création d’une chaire de recherche sur la sécurité et la violence en milieu éducatif. L’aide financière s’échelonnera sur cinq ans à raison de 200 000 $ par année. Les travaux de la Chaire, dont les activités devraient débuter à l’automne 2012, seront dirigés par Mme Claire Beaumont, professeure et chercheure à l’Université Laval, codirectrice de l’Observatoire canadien pour la prévention de la violence à l’école et secrétaire générale de l’Observatoire international de la violence en milieu scolaire.

1 800 000 $
À Montréal Complètement Cirque
Aide gouvernementale à la 3e édition de l’événement Montréal Complètement Cirque qui se déroule jusqu’au 15 juillet.

1 250 000 $
À l’INRS
Cette subvention servira à mettre en place une chaire de recherche en ingénierie côtière et fluviale. La contribution est répartie sur quatre ans, dès l’exercice financier 2012-2013. La création de cette chaire permettra de mieux connaître les risques associés à l’érosion des berges, à la submersion marine et à l’inondation.

1 625 000 $
Au Festival d’été de Québec
Contribution gouvernementale pour l’édition 2012 du Festival d’été de Québec qui se déroule du 5 au 15 juillet.

150 000 $
À Péribonka
L’aide permettra à la Municipalité de compléter les éléments de finition au camping municipal et aux halles touristiques. En plus de ces travaux, Péribonka souhaite améliorer la mise à niveau du parc informatique afin de favoriser la mise en réseau de ses infrastructures touristiques.

10 M$
Pour des programmes d’intervention en négligence
Investissement pour appuyer le déploiement des programmes d’intervention en négligence auprès des enfants âgés de 0 à 12 ans qui sont victimes de négligence ou à risque de l’être ainsi qu’auprès de leurs parents. Ces programmes sont sous la responsabilité des centres de santé et des services sociaux, en collaboration avec les centres jeunesse. Ils nécessitent également la participation de nombreux autres partenaires locaux, tels que les organismes communautaires, les services de garde et les écoles.

12 595 000 $
Pour la rénovation de domicile à Montréal
Octroi de près de 12,6 M$ pour financer, au cours de la prochaine année, des interventions dans le domaine de l’habitation. C’est par l’entremise de deux programmes de la Société d’habitation du Québec que Montréal pourra bénéficier de ces investissements. Dans le programme Rénovation Québec, 12 M$ seront investis, tandis que pour le programme Logements adaptés pour aînés autonomes, c’est 595 000 $.

67,5 millions $
Pour des logements abordables à Montréal
La Ville de Montréal pourra créer 965 nouveaux logements communautaires et abordables au cours de la prochaine année. Cette annonce représente un investissement de 67,5 M$ de la part du gouvernement du Québec pour l’amélioration des conditions de logement des ménages de la métropole, par l’entremise du programme AccèsLogis Québec de la Société d’habitation du Québec.

13 millions $
À Groupe Soucy
Prêt sans intérêt au Groupe Soucy pour des investissements totaux estimés à plus de 82 M$. L’aide permettra à l’entreprise de poursuivre son expansion et de procéder à la modernisation simultanée de ses usines, notamment à la fonderie de Drummondville. En plus de sauvegarder 70 emplois, c’est plus de 300 emplois qui seront créés. Groupe Soucy est un fabricant de pièces, notamment des systèmes de traction sur chenilles destinés à divers véhicules récréatifs (véhicules tout-terrain, motoneiges), agricoles (tracteurs) et militaires (véhicules à chenilles).

617 500 $
À Novidev Santé Active
Le prêt d’Investissement Québec à Novidev Santé Active servira à acheter les équipements nécessaires à la production de son produit Anti+ et de financer une importante campagne de promotion pour faire connaître sa nouvelle marque. En effet, Novidev Santé Active vient de lancer un concept de Fruits à boire naturel à 100 %, sous la marqueAnti+.  De plus, Investissement Québec a également accordé une garantie de prêt de 132 500 $ et un prêt de 35 000 $ au Centre de développement bioalimentaire du Québec de La Pocatière, là où Novidev produira ses Fruits à boire.

3 567 000 $
Dans trois régions
Le Programme de mise en valeur des ressources du milieu forestier - Volet II, dont le budget annuel est de 25 M$, est destiné à la réalisation d’activités de protection, de mise en valeur et de développement des ressources du milieu forestier. Mentionnons, à titre d’exemples, les projets liés à la protection et à la mise en valeur des ressources du milieu forestier et les projets à vocation multiressource. Ce programme, géré par les conférences régionales des élus, s’inscrit dans les orientations gouvernementales en matière de développement économique régional.  Une enveloppe de 858 000 $ est attribuée à la région de Chaudière-Appalaches ; 509 000 $ à la région du Centre-du-Québec et 2,2 millions $ pour la Mauricie.

7 519 079 $
Pour l’occupation et la vitalité des territoires
Le FDR permet d’accorder de l’aide financière aux conférences régionales des élus afin qu’elles poursuivent leurs actions dans le but de créer un environnement favorable au développement régional, et contribuent ainsi à l’occupation et à la vitalité des territoires.  La région des Laurentides se voit accorder une enveloppe de 2 618 790 $ ; 2 618 102 $ est accordé à Lanaudière et 2 282 187 $ à la région de Laval.

La réflexion du jour

Pourtant, la figure centrale du capitalisme, ce n’est pas le riche, mais l’entrepreneur. Ce n’est pas le rentier, mais le créateur de richesse. L’entrepreneur est source de progrès. Il trouve une ressource, il en fait une richesse. Il la crée. Il découvre un marché. Il le développe.--- Mathieu Bock-Côté

(NDLR : une chronique que tous devrait lire plusieurs fois.)

09 juillet, 2012

Idéologie dominante et droits de scolarité

André Dorais


Depuis le début de l’année en cours des étudiants québécois protestent contre la hausse prévue des droits de scolarité en septembre prochain.  Des négociations ont eu lieu entre le gouvernement et les représentants des associations étudiantes, mais elles n’ont pas abouti à une entente, du moins à une entente durable et ratifiée par les étudiants. 

Dans le but d’en arriver à une entente le gouvernement a réduit, deux fois plutôt qu’une, la hausse prévue et il a augmenté à tel point l’aide financière aux étudiants que la vaste majorité de ceux qui y ont droit se seraient retrouvés en meilleure position financière qu’avant s’ils avaient accepté sa dernière offre.  Autrement dit, l’augmentation de l’aide financière aux étudiants qui y sont éligibles non seulement contrebalançait la hausse des frais de scolarité, mais elle leur laissait plus d’argent dans leurs poches (Voir l'analyse de Luc Godbout).
 
Suivant ce constat deux questions se posent.  Si l’offre était si bonne pourquoi l’avoir refusée d’une part et d’autre part, comment peut-elle être rentable pour le gouvernement?  La dernière offre mise sur la table par le gouvernement est rentable pour lui, d’une part parce que l’aide financière ne touche que 50% des étudiants, soit principalement ceux qui étudient à temps plein, d’autre part parce que les augmentations des bourses sont compensées en partie par une réduction des crédits d’impôts.  Du strict point de vue économique la dernière offre gouvernementale est aussi rentable pour près de 50% des étudiants, mais à leur refus on constate que c’est insuffisant.

L’argument économique comme raison pour poursuivre la grève demeure, mais il a perdu de son importance suivant les dernières offres gouvernementales qu’on présume toujours valables.  La grève se poursuit pour plusieurs autres raisons dont les suivantes : loi 78, maladresse gouvernementale, infiltration d’anarchistes, droits de scolarité tenus relativement bas depuis trop longtemps et poids démesuré des associations étudiantes. 

Maladresse gouvernementale

Qu’on soit pour ou contre l’augmentation des droits de scolarité on peut penser qu’il aurait été plus facile de l’introduire en début de mandat, car règle générale on a moins de choses à reprocher à un gouvernement fraîchement élu.  Or, le Parti libéral gouverne depuis 2003, il lui reste tout au plus un an pour déclencher des élections et il traîne quelques boulets.  Cette augmentation est non seulement considérée inopportune, mais mal ciblée considérant que plusieurs individus le soupçonnent de copinage, notamment dans l’industrie de la construction.

Considérant que les représentants des associations étudiantes jugent que la gestion des universités pourrait être améliorée, que des économies pour le gouvernement pourraient en être tirées et transférées aux étudiants pour réduire, voire annuler, la hausse des frais de scolarité, il eut été souhaitable que le gouvernement leur montre un peu plus d'empathie.  Avait-il peur de se mettre à dos les recteurs?  Croit-il vraiment que des «gains d’efficacité» soient impossibles? 

Le gouvernement est également à blâmer pour la façon dont il a négocié avec les étudiants.  À vrai dire, il a peu négocié avec eux, il leur proposait plutôt de nouvelles offres via les médias.  Ce ne sont pas les offres comme telles qui font problème, mais la manière de les présenter.  En politique comme ailleurs la forme l’emporte souvent sur le contenu.  Cette leçon semble avoir été oubliée par le gouvernement.

Infiltration d’anarchistes et loi 78

Avant que la loi 78 soit adoptée, le 18 mai dernier, on retrouvait, parmi les manifestants, des individus et des groupuscules qui n’avaient qu’une chose en tête, exprimer leur ras-le-bol contre le gouvernement, le capitalisme, le «système», bref contre tout et rien à la fois.  Il y avait ceux qui se qualifient d’«indignés», indignés notamment contre ce qu’ils qualifient d’abus du capitalisme.  On retrouvait également, et encore à ce jour, des individus qui se réclament de regroupements anticapitaliste (CLAC) et anarchistes (UCL, Anarchopanda, etc.).  Malgré leur nombre relativement peu élevé ces individus et groupuscules ont donné de l’ampleur aux manifestations et ils ont contribué à la durée de la grève.  Que dénoncent-ils exactement?

La plupart des «indignés» ont une dent contre les riches banquiers qui, à leur avis, s’en mettent plein les poches sur le dos d’autrui.  Bien qu’à cet égard ils n’aient pas tout à fait tort, ils se méprennent en attribuant ces abus au capitalisme.  Au contraire, s’il y a un secteur d’activités qui est éloigné du capitalisme, c’est le secteur financier.  Pour parler de capitalisme dans ce secteur il faudrait notamment abolir la banque centrale et retirer le pouvoir de l’État sur la monnaie.  Malheureusement, peu d’individus prônent ces positions.  Le secteur financier est socialisé à sa base et c’est pour cette raison qu’on y trouve autant d’abus.  Il risque de conduire beaucoup de gens à la faillite dans les prochaines années, car les réformes proposées à ce jour sont tout à fait insuffisantes. 

Il est aussi paradoxal que des individus se qualifiant d’anarchistes réclament des services de l’État comme par exemple la gratuité scolaire (UCL & Anarchopanda).  Un anarchiste, au sens populaire, est un individu qui rejette toute forme d’autorité et qui, par conséquence, tend à semer la pagaille.  Un anarchiste au sens philosophique, pour sa part, conçoit la vie en société sans l’aide de l’État et conséquemment sans imposition et sans taxation.  Il ne rejette pas l’autorité, sauf qu’il ne l’attribue pas à l’État.  Dans sa conception de la vie en société il y aurait des policiers comme à l’heure actuelle, mais ceux-ci seraient payés par contrat établi volontairement plutôt que par l’entremise de l’impôt.  Ainsi, d’aucune façon ne peut-on se qualifier d’anarchiste et réclamer de l’État un quelconque service en même temps. 

Ces groupuscules anarchistes et anticapitalistes prennent souvent leur pied à faire de la casse ou à narguer les policiers.  Puisque les manifestations et les méfaits se multipliaient le gouvernement a jugé, avec raison, de mieux encadrer les premières et tenter de réduire les seconds.  Pour ce faire, il a édicté la loi 78.  Plutôt que de mettre un terme aux manifestations elle leur a donné un second souffle.  Cela ne signifie pas pour autant qu’elle soit inefficace.  En effet, si les manifestations se sont multipliées suite à l’adoption de cette loi, on ne peut pas dire qu’elles constituent un appui aux revendications étudiantes.  De plus, on ne doit pas oublier que son but principal est de réduire les ardeurs de certains manifestants. 

La loi 78 ne vise pas uniquement les représentants des associations étudiantes, mais les casseurs et fomenteurs de trouble qui se servent de ce conflit pour exprimer leur ras-le-bol contre le gouvernement, le capitalisme, le système, etc.  Toutefois, on ne doit pas se leurrer, plusieurs des individus arrêtés pour méfaits lors de ces manifestations sont à la fois étudiants et membres de mouvements radicaux qui n’hésitent pas à utiliser la violence pour arriver à leurs fins.  Les dissocier à tout prix les uns des autres constitue un aveuglement volontaire.  

L’établissement de la loi 78 a attisée les passions.  Les gens qui en avaient assez des casseurs, et plus généralement des protestataires envahir les rues de Montréal, ont poussé un soupir de soulagement.  À l’opposé, ceux et celles qui avaient déjà une dent contre le gouvernement se sont faits entendre ou bien pour la première fois, ou bien avec plus de vigueur.  Par conséquent, on ne peut pas dire que les objectifs de la loi aient été atteints, du moins jusqu'à maintenant.  En effet, il est peut-être trop tôt pour conclure de l’efficacité de la loi 78.

Cette loi limite notamment les libertés d’expression et d’association, mais de manière contextuelle et non absolue.  On conteste notamment les articles 16 à 21 de la loi.  Or, l’article 16, qui oblige les organisateurs à informer la police de la date, l’heure, le lieu et l’itinéraire de leurs manifestations, se compare avantageusement à ce qui se fait ailleurs.  L’article 17 exige des organisateurs de prendre les moyens appropriés pour faire respecter les exigences de l’article 16, ce qui est plus problématique.  En effet, si les organisateurs des manifestations peuvent aviser leurs membres du déroulement de celles-ci, il me semble exagéré de croire qu’ils pourront contrôler l’ensemble des manifestants. 

Loi 78 et poids démesuré des associations étudiantes

Les associations étudiantes ressemblent à s’y méprendre aux syndicats des travailleurs.  D’ailleurs l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) n’hésite pas à se qualifier de syndicat.  Puisque les syndiqués sont des travailleurs rémunérés, l’ASSÉ tente ainsi de justifier sa principale revendication, soit la gratuité scolaire.  En d’autres mots, cette association étudiante considère que la gratuité scolaire serait la rémunération de l’étudiant.  Or, malgré ce que dit l’article 1 de la Charte de Grenoble, à savoir qu’un étudiant est un «travailleur intellectuel», il n’est pas un producteur, mais un consommateur de service. 

À l’instar des syndiqués les membres des associations étudiantes ne le sont pas par choix, mais par obligation, à tout le moins ils sont obligés d’y contribuer.  Les représentants des associations étudiantes contestent les articles 18 à 21 de la loi, car ceux-ci menacent leur financement.  Ces «menaces» surviennent parce que des protestataires minoritaires bloquaient l’accès aux institutions d’enseignement à la majorité des étudiants qui voulait y accéder.  Au lieu de ces articles, voire de la loi dans sa totalité, on devrait permettre aux étudiants, comme aux travailleurs, de se dissocier de leur «syndicat».  Ils retrouveraient ainsi leur liberté d’y contribuer ou non.  Après tout, la liberté de s’associer devrait inclure la liberté de ne pas s’associer.

L’obligation d’être membre d’une association étudiante dès lors qu’on est étudiant universitaire explique en partie pourquoi la grève se poursuit malgré que la majorité d’entre eux ait terminé leur session.  Les étudiants sont mal représentés par leurs associations justement parce qu’ils n’ont pas le choix d’en faire partie et d’y contribuer.  Faut-il rappeler qu’il existe d’autres formes de représentation que la représentation syndicale? 

Droits de scolarité relativement bas et idéologie dominante

L’augmentation prévue de 75% des droits de scolarité universitaire, échelonnée sur une période de 7 ans, représente une augmentation annuelle de 8,3%.  C’est beaucoup relativement au taux d’inflation prévu, mais considérant que ces frais sont présentement les plus bas au Canada, c’est peu.  En effet, même au terme de cette augmentation seules les autorités de Terre-Neuve et du Manitoba exigeront des frais inférieurs, et cela, uniquement si elles ne les augmentent pas d’ici là.  Toutefois, si l'on compare ces frais à ceux exigés dans plusieurs pays européens, alors on doit conclure qu’ils sont relativement élevés.

Comment déterminer une «juste» augmentation?  Un juste prix?  Les réponses à ces questions varient selon ses perspectives philosophiques, mais force est de constater que la majorité de celles entendues à ce jour porte l’empreinte de l’idéologie dominante, à savoir la social-démocratie.

Il va sans dire que les étudiants préfèreraient ne pas avoir à débourser un sou de plus pour poursuivre leurs études, mais en pratique cela implique de refiler la facture aux contribuables qui contribuent déjà à hauteur de 63% des revenus universitaires.  13% de ces revenus proviennent des étudiants et 24% de sources diverses : recherche, formation continue, services auxiliaires et dons.  Or, pourquoi les contribuables devraient-ils financer davantage les études?  Voire pourquoi devraient-ils les financer même un peu?  Tous les arguments habituels ont été entendus : les contribuables doivent être solidaires, l’éducation est un «bien public», non une «marchandise», les étudiants universitaires constituent l’«avenir» du Québec, il s’agit d’un investissement ayant des retombées économiques, etc.  Voyons chacun de ces arguments de plus près.

Les étudiants demandent aux contribuables d’être solidaires, mais leur conception de la solidarité est hypocrite, bien que populaire.  En effet, elle ne s’applique aux uns qu’au détriment des autres; elle est imposée aux contribuables contre leur gré.  En utilisant ce sens perverti de la solidarité on devrait conclure que ce sont les étudiants eux-mêmes qui devraient être plus solidaires puisqu’ils ne financent leurs études qu’à hauteur de 13%.  Une solidarité plus digne ou plus juste moralement devrait obtenir l’accord de chaque individu. 

On tente de faire avaler des couleuvres aux contribuables.  On dit que l’argent investi auprès des étudiants universitaires est rentable pour le gouvernement, car ceux-ci font relativement plus d’argent que les autres étudiants au cours d’une vie de travail et conséquemment le gouvernement reçoit plus d’impôt de leur part.  Or, quand bien même les étudiants universitaires feraient plus d’argent, en moyenne, que les autres étudiants, pourquoi faut-il que ce soit rentable pour le gouvernement?  Pour qu’il puisse offrir d’autres services?  On doit rappeler que les services offerts par le gouvernement doivent être payés par les contribuables et plus généralement les consommateurs.  Plus il en offre, moins les contribuables et consommateurs peuvent combler leurs besoins tels qu’eux-mêmes les définissent.  En ce sens, la «rentabilité gouvernementale» ne se traduit aucunement par une plus grande satisfaction des besoins des individus.  Or, celle-ci est plus importante que celle-là.   

On dit également que les étudiants universitaires sont l’«avenir» du Québec.  Est-ce à dire que les étudiants aux niveaux technique et professionnel ne constituent pas cet avenir?  À vrai dire chaque individu à son avenir à gérer et à planifier ou non, comme il veut, dans le respect d’autrui.  Lorsqu’on cherche à vivre aux dépens d’autrui la coopération humaine s’effrite.  Au contraire, pour qu’elle s’étende on doit non seulement respecter la vie d’autrui, mais les fruits de son travail.  Concrètement, cela signifie qu’on ne devrait rien exiger des contribuables, du moins on devrait chercher en à réduire le fardeau, car ils ont aussi leur propre avenir à planifier.

Malheureusement, les représentants des associations étudiantes prétendent que leur avenir constitue celui de la nation, que leur priorité prédomine celle des contribuables.  Leur prétention et étroitesse d’esprit les conduisent à demander à l’État d’utiliser sa force coercitive pour taxer et imposer les contribuables.  Ces représentants ne cherchent pas la liberté, mais à imposer leur idée du bien.  Ils veulent étudier, mais aux dépens d’autrui. 

Certes, on peut les créditer d’avoir suggéré une révision de la gestion des universités pour y trouver des économies qui leur seraient refilées, mais jamais ils n’ont proposé une gestion privée, axée sur le profit ou non, pour y arriver.  Pour eux, l’université doit demeurer un service public, c’est-à-dire un service que les contribuables doivent payer.  Ils croient simplement que les contribuables pourraient être épargnés quelque peu si les fonds gouvernementaux accordés aux universités étaient à la fois mieux gérés et mieux distribués. 

Certes, une gestion publique peut toujours être améliorée, mais jamais elle ne pourra être aussi efficace dans la distribution des ressources qu’une gestion privée.  Les raisons en sont assez simples.  Une gestion publique n’a pas le même souci des ressources disponibles qu’une gestion privée, car elle a toujours la possibilité de demander au gouvernement d’aller puiser davantage dans les poches des contribuables, voire dans celles des entreprises.  À noter que si cet argent est tiré des entreprises plutôt que des individus, alors ce seront les consommateurs des produits et services de celles-ci qui auront à en payer la note.  Dans un cas comme dans l’autre les consommateurs se retrouvent avec moins de ressources et conséquemment moins de choix.

Plusieurs individus n’aiment pas l’idée de traiter l’éducation comme un bien ou un service de consommation.  «L’éducation n’est pas une marchandise», clament-ils.  C’est vrai, mais cela demeure un service qui exige que des ressources y soient allouées.  Celles-ci n’étant pas illimitées, il y a donc obligation de faire des choix.  Au contraire, puisque les désirs des gens sont illimités, il y a lieu d’établir un ordre de priorité parmi eux.  Enfin, puisque les priorités des uns ne sont pas celles des autres, la façon la plus juste de les établir ne revient-elle pas aux individus eux-mêmes? 

Laisser au gouvernement le soin d’établir les priorités des uns et des autres constitue pratiquement une déclaration de guerre.  On utilise d’abord des sophismes pour justifier ses positions.  «Mes priorités sont plus importantes que les tiennes, je suis l’avenir du Québec, un investissement dans mes priorités dégage des retombées économiques», etc.  Si ces arguments ne suffisent pas, alors on crie pour se faire entendre, on bloque les routes, on fait de la casse et on menace quiconque n’est pas d’accord avec nos positions.  Bref, au nom d’une soi-disant justice sociale on est conduit de plus en plus à pratiquer la loi de la jungle.
 
Encore une fois, on ne doit pas attribuer aux seuls étudiants les manifestations qui ont mal tournées, mais on ne doit pas les en dissocier non plus.  Après tout, ils constatent un mouvement plus large de protestation qu’ils tentent de récupérer, mais lorsqu’il y a de la casse ils tentent à tout prix de s’en dissocier.  En d’autres mots, ils tentent de récupérer uniquement ce qui fait leur affaire.  C’est de bonne guerre, mais cela ne légitime pas leurs positions.

Dans le but de dénouer l’impasse les associations étudiantes réclament des élections, ce qui est probablement la meilleure chose à faire dans les circonstances.  Toutefois, si par malheur pour celles-ci le Parti libéral gardait le pouvoir, on s’attendrait à ce qu’elles acceptent leur défaite et cessent leurs manifestations.  Dans le cas contraire, on pourrait assister à des manifestations qui pourraient être durement réprimées.  Ce n’est certes pas  souhaitable, mais on doit l’envisager, car il se trouve toujours quelques têtes brûlées qui raffolent du chaos.  

La réflexion du jour

«Le débat public est complètement dominé par ceux qui ne veulent rien savoir du développement pétrolier et gazier», estiment par exemple certains d'entre eux au sujet du Québec. D'autres déplorent que les règles fiscales et les redevances puissent changer à tout moment au Québec comme au Nouveau-Brunswick, ce qui crée beaucoup d'incertitudes.

Le chiffre du jour : 101e sur 147

À l'échelle mondiale, le Québec est au 101e rang sur les 147 pays et territoires examinés. Il se retrouve en compagnie du Gabon, de la Chine et de l'Égypte. Il s'agit d'un troisième recul en autant d'années dans le classement international. L'an dernier, le territoire québécois occupait le 92e rang sur 135. (ndlr : classement attribué par les représentants de l'industrie pétrolière et gazière.)

(NDLR : à ce rythme le Québec sera bon dernier en 2018. Nos écolos feront certainement un gros pow-wow à la fumée de cannabis.)

07 juillet, 2012

La réflexion du jour

Nous sommes, pour la majorité, issus d’une culture française, vivant sur le territoire amérindien, évoluant dans une société anglo-saxonne et ayant un mode de vie américain.

Nous sommes émotifs et chialeurs comme les Français, amoureux de la nature et traditionnels comme les Amérindiens, conservateurs et persévérants comme les Anglais, pragmatiques et dépensiers comme les Américains. --- Jean-Marc Léger

Le chiffre du jour : 80 %

Quatre-vingts pour cent des Québécois pensent que l’argent ne fait pas le bonheur alors que seulement 50 % des Américains sont de cet avis. C’est peut-être pour cela que le Québec est pauvre en riches et riche en pauvres.

(NDLR : Bien sûr que l'argent ne fait pas le bonheur, mais le manque d'argent fait bien des malheurs.)

06 juillet, 2012

Le mythe de la maladie hollandaise

Terrains humides, un dangereux précédent


Les politiciens se servent souvent d’une réglementation abusive pour favoriser des groupes d’intérêt à des fins électoralistes. La loi sur la protection de l’environnement (LQE) est un excellent exemple de ce phénomène. Cette loi permet d’exproprier à vil prix, voire sans compensation, des propriétés privées dans le but non avoué de s’attirer les sympathies des groupes écolos.


Cette loi, introduite en 2006, permet au MDDEP d’exiger d’un propriétaire désirant développer un terrain classé « humide », une compensation visant la restauration du terrain ou sa substitution par un autre terrain équivalent. La réglementation découlant de cette loi est arbitraire et donne aux fonctionnaires du MDDEP un pouvoir discrétionnaire pouvant aller jusqu’à l’expropriation indirecte sans compensation.

Ainsi, des terrains acquis de toute bonne foi sont soit exclus de toutes possibilités de développement où leur valeur est grandement réduite dû aux compensations exigées par le MDDEP. Heureusement, dans un jugement rendu le 12 mars 2012, la Cour Supérieure a conclu que les mesures de compensation exigées par le gouvernement étaient illégales. En effet, selon la loi, un propriétaire ne peut être contraint de céder sa propriété sans une compensation juste.

Le gouvernement a porté ce jugement en appel. Mais pour plus de certitude, le MDDEP a déposé le projet de loi 71 qui vise à valider rétroactivement les mesures de compensation incluse dans la Loi de 2006.
Sous prétexte de protéger l’environnement, le gouvernement tente de s’arroger le droit de confisquer des propriétés privées. Si le projet de loi 71 est adopté, cela créera un dangereux précédent qui affaiblira considérablement le caractère inviolable du droit de propriété.

Encouragés par cette victoire, les groupes d’intérêt, prétextant le bien commun, demanderont des lois similaires pour exproprier à vils prix ou sans compensation d’autres catégories de propriétés privées. Les prétextes ne manqueront pas : le droit au logement social; la protection d’espèces rares ou menacées; le droit à l’éducation (terrains pour construire une école); l’agrandissement d’un parc; etc.

Les Québécois ont depuis longtemps oublié le caractère fondamental du droit de propriété. Ce droit représente les fondations mêmes des démocraties occidentales et est garant des libertés individuelles. En amputant ce droit, on limite d’autant les libertés.

Je reconnais que le Québec est relativement pauvre, mais le sommes-nous au point de devoir voler des propriétés privées pour protéger quelques kilomètres carrés de terrain humide? Pour paraphraser la fable biblique d’Ésaü qui vend son droit d’aînesse à Jacob pour un plat de lentille, le Québec est-il en voie de sacrifier les droits de propriété pour satisfaire quelques écologistes?

La réflexion du jour

Les demandes d'interventions économiques à Investissement Québec ont plombé les résultats de la société d'État, dont la provision pour pertes s'est creusée au cours de la dernière année.--- JdM

Le chiffre du jour : 964 M$

Dans les états financiers du Fonds de développement économique, qui comptabilise les placements d'IQ à titre de mandataire de l'État, on peut lire qu'entre le 1er avril 2011 et le 31 mars 2012, la provision cumulée pour pertes a augmenté de plus de 100 M$, passant de 854 M$ à 964 M$.

05 juillet, 2012

La réflexion du jour

Les grandes villes jouent un rôle stratégique crucial, ce sont les moteurs de la croissance. Mais le moteur du Québec (ndlr : Montréal) a des ratés. Sa croissance est plus faible que celle des autres grands centres urbains du Canada, nous rappelle le Conference Board.--- Alain Dubuc

(NDLR : un grand merci à tous nos politiciens des derniers 30 ans qui ont préféré les manoeuvres électoralistes aux solutions durables des problèmes auxquels Montréal est confronté.)

Le chiffre du jour : 10,6 %

En mai, le taux de chômage pour l'île de Montréal était de 10,6%. C'était le deuxième plus élevé au Québec, après la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. Le taux de chômage montréalais était 50% plus élevé que celui du reste du Québec, qui se situe à 7,1%.

04 juillet, 2012

La complainte du contribuable

À ma connaissance, c’est la première fois qu’un artiste québécois dénonce la fiscalité abusive du Québec. Si les artistes comprenaient que c’est l’interventionnisme et le socialisme qui favorisent le gaspillage et son corollaire la fiscalité abusive, il y en aurait peut-être moins pour en chanter les louanges.

On va te taxer encore 



Textes : Yannick Goyer
Guitares : Yannick Goyer, Alexandre Mercier
Réalisation- Montage : Andrée-Anne Faucher
Mixage : Jean-Pierre Limoges - Studio JPL
 Agence Sylvie Leclerc

La réflexion du jour

Jacques Duchesneau et son équipe ont identifié qu'une entreprise qui avait été le plus bas soumissionnaire conforme s'est fait volontairement disqualifier, vraisemblablement en décidant de ne pas remettre au MTQ certains documents.

Le deuxième plus bas soumissionnaire, de connivence avec le premier, a donc hérité du contrat, avant de le sous-traiter en totalité à la première entreprise et ainsi de récupérer un profit.

Le chiffre du jour : 36 stratagèmes

Dans le monde de la construction, au moins 36 stratagèmes de collusion ou de corruption sont utilisés pour permettre à une poignée d'individus de s'enrichir indûment sur le dos des contribuables.

03 juillet, 2012

La bourse du carbone

Un bel exemple d'interventionnisme à des fins électoralistes qui nuit à l'économie québécoise et qui appauvrit l'ensemble des Québécois.

La réflexion du jour

Il y a des moments où l’énergie et l’enthousiasme du groupe est tel qu’on a l’impression que quelque chose est en train de se passer et que les plus grands exploits semblent possibles. J’ai eu ce sentiment mercredi soir à Québec en assistant au 14e gala des grands prix du Concours québécois en entrepreneuriat.--- Pierre Duhamel

(NDLR : malheureusement, pour un gala célébrant l'entrepreneuriat, il y en a dix célébrant les artistes. Pourtant les entrepreneurs sont certainement aussi utiles à la société que les artistes.)

Le chiffre du jour : 45 300 personnes

Les statistiques qui entourent ce concours (gala des grands prix du Concours québécois en entrepreneuriat) sont renversantes. 63 355 projets ont été soumis depuis 14 ans, impliquant 1 235 000 personnes. Cette année, 3490 projets ont été présentés et le nombre de participants a atteint 45 300 personnes.

02 juillet, 2012

Un discours de graduation inspirant

Il est peu probable que ce discours de graduation inspirant soit entendu dans nos universités. Au Québec, il serait faux de rappeler aux étudiants que l’on retire de la vie que ce que l’on n’y a investi. En effet, un nombre important de Québécois en retirent ce que les autres y ont investi. Il suffit d’écouter les discours des leaders étudiants et de tous les socialos bien-pensants pour s’en convaincre.

La réflexion du jour

Amis indépendantistes, oubliez donc l'argument de l'indépendance fiscalement rentable. Cette rentabilité est un mythe, un mythe que les plus responsables de vos leaders sont prêts à reconnaître eux-mêmes, quand vous ne les contraigniez pas à obéir à votre rectitude politique jovialiste.--- Martin Coiteux

Le chiffre du jour : 6,676 G$

À ce dernier stade, le surplus présumé de 1,947 milliards de dollars dans un scénario économique idyllique (ndlr : de la séparation du Québec) est devenu un déficit de 6,676 milliards de dollars.

30 juin, 2012

La réflexion du jour

La déficience des infrastructures routières est montrée du doigt pour expliquer le recul de la compétitivité de la région de Montréal, selon des dirigeants d'entreprises locales et étrangères qui y sont établies. Après l'échangeur Turcot et le pont Champlain, la Chambre de commerce du Montréal métropolitaine (CCMM) s'inquiète maintenant de l'état du boulevard Métropolitain.

(NDLR : le résultat de plus de 30 ans de politiciens incompétents à la mairie de Montréal, brillamment assisté par des politiciens incompétents à Québec.)

Le chiffre du jour : 94 %

L'étude de la CCMM se fonde sur les réponses de 103 dirigeants d'entreprises situées dans la métropole, dont 70% sont des filiales d'entreprises étrangères.

Ceux-ci considèrent à 94% que l'environnement d'affaires a stagné ou s'est détérioré durant les cinq dernières années. Plus d'un tiers des répondants estiment que le climat s'est détérioré à Montréal.

29 juin, 2012

La réflexion du jour

Pour bien protéger la biodiversité dans la région de Montréal, il faut renforcer la protection de milieux naturels sur un vaste territoire s'étendant de Rigaud jusqu'à Trois-Rivières.

C'est ce que propose la Fondation David Suzuki (FDS) dans un rapport écrit dans la foulée des consultations sur le Plan métropolitain d'aménagement et de développement (PMAD).

(NDLR : si les écolos avait existé en 1534, la vallée du St-Laurent serait encore une belle forêt vierge.)

La chiffre du jour : 1,7 M d'hectatres

La ceinture verte proposée par la FDS (ndlr : Fondation David Suzuki) s'étend des frontières ontariennes et américaines jusqu'aux limites de Trois-Rivières et de Drummondville. Un territoire immense de plus de 1,7 million d'hectares. (NDLR : FDS demande rien de moins que l'expropriation partielle de dizaines de milliers de propriétaires!)

28 juin, 2012

La réflexion du jour

« La majorité des entreprises sondées estiment que la métropole n'est pas plus compétitive qu'il y a cinq ans et que l'environnement d'affaires ne s'est pas amélioré. Plus d'un tiers juge que cet environnement s'est détérioré. Cette situation est préoccupante et exige des actions concrètes et immédiates », a déclaré Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Le chiffre du jour : 58 %

« Même si les dirigeants se montrent critiques quant à l'évolution de l'environnement d'affaires de la métropole, ils font preuve d'un optimisme prudent. Ainsi, 58 % des entreprises sondées travaillent actuellement sur un projet d'investissement dans la région. L'important est de réunir les conditions pour s'assurer que ces investissements se concrétisent », a conclu Michel Leblanc.

27 juin, 2012

La réflexion du jour

«La décision de poursuivre une éducation supérieure repose sur plusieurs facteurs, incluant les conditions du marché du travail, les attitudes parentales à l'égard de l'éducation supérieure, la performance académique et la littératie, la présence d'éducateurs stimulants, la localisation des institutions et les barrières financières.»--- OCDE via Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 33 %

«Compte tenu des évolutions démographiques à long terme, il faudra que le taux de scolarisation dans l'enseignement supérieur continue d'augmenter pour maintenir l'offre de main-d'oeuvre qualifiée.» (Un dossier où le Canada a du rattrapage à faire, avec un taux de diplomation de 36,9 % contre 38,6% pour l'OCDE. Le Québec, au septième rang au Canada, est à 33 %.)--- OCDE via Alain Dubuc

26 juin, 2012

Subventions : les perles du 16 au 22 juin 2012


Chaque semaine, le blogue de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.


Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques. La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.

Je n’ai pas pu choisir la perle des perles cette semaine, car il y en a trop :   1,45 M$ pour valoriser la paternité; 210 000 $ à trois vignobles; 135 000 $ À Bordeaux fête le vin; 255 000 $ pour valoriser la culture du saule; 500 000 $ pour la promotion des activités de chasse, de pêche et de piégeage; 14 M$ pour le patrimoine religieux; etc. Le rythme et la diversité des subventions inutiles s’accélèrent en prévision des élections en septembre.
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1,45 M$
Pour valoriser la paternité
Pour des pères « engagés »
La paternité a besoin d’être soutenue et valorisée, estime le gouvernement.  C’est pourquoi la ministre de la Famille, Yolande James, lance un nouveau programme pour favoriser l’engagement paternel : le Programme de soutien à des actions en matière d’engagement des pères, doté d’une enveloppe de 1,45 M$ étalé sur trois ans.
Ce programme permettra la réalisation d’activités favorisant un engagement accru des pères dans leur famille. Des ateliers où les pères échangeront sur leur rôle tant pendant la période entourant la naissance que la petite enfance ou l’adolescence pourront être réalisés, par exemple. Il appuiera aussi l’adaptation des pratiques des organismes communautaires Famille (OCF) aux réalités des pères d’aujourd’hui.
Il faut élaborer avec les OCF des formes de soutien qui favorisent l’engagement des pères et leur permettent d’occuper une place valorisante et stimulante au sein de leur famille et partout dans la société, estime la ministre. « Plusieurs activités intéressantes, comme des cafés-rencontres ou des cuisines collectives, sont offertes aux jeunes mamans et aux femmes enceintes. Je pense que les papas devraient eux aussi bénéficier d’activités adaptées à leurs goûts et à leurs besoins », a déclaré sans rire la ministre James.  À quand les bières-rencontres et les garages collectifs pour les papas ?

110 219 $
À Coaticook
Deux projets d’infrastructures sportives de la Ville sont retenus par le MELS : la réfection des terrains de tennis et la construction d’une surface multisport.  Les terrains de tennis actuels ont été construits il y a 25 ans. La surface multisport, quant à elle, permettra à une plus large clientèle de pratiquer plusieurs sports, notamment le hockey, le ballon-balai, le basketball et le hockey en patins à roulettes.

75 000 $
À Meubles D.M. Design
Garantie de prêt accordée à l’entreprise Meubles D.M. Design, de La Tuque, pour son projet qui consiste à acquérir de l’équipement de pointe afin d’augmenter sa productivité. Meubles D.M. Design effectue des travaux d’ébénisterie sur mesure pour les particuliers et les entreprises.

60 millions $
À Québec Lithium
Une garantie de prêt de 60 M$ permettra à Québec Lithium d’exploiter un gisement de minerai de lithium. Le projet comprend aussi la construction d’un concentrateur et d’une usine de transformation du minerai en carbonate de lithium, un élément essentiel dans la fabrication de batteries au lithium. Ce projet dont la valeur totale est estimée à près de 250 M$ créera près de 200 emplois dans les environs de la municipalité de La Corne, en Abitibi-Témiscamingue.

300 millions $
Pour l’occupation et à la vitalité des territoires
Le ministère des Affaires municipales et des Régions annonce le renouvellement du Fonds de développement régional pour une période de cinq ans. Doté d’une enveloppe annuelle de 60 millions de dollars, le FDR permettra notamment aux conférences régionales des élus (CRE) de poursuivre leurs actions et d’assurer leur rôle d’interlocutrices privilégiées du gouvernement en matière de développement régional sur tous les territoires du Québec.

110 millions $
À CTMA
Renouvèlement d’une entente de partenariat avec Navigation Madeleine, filiale de la Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA) pour le service de desserte maritime des Îles-de-la-Madeleine. Cette entente, d’une durée de cinq ans, est assortie d’une possibilité de prolongation annuelle, pour trois périodes additionnelles d’un an. Elle représente donc un investissement de 110 millions de dollars pour une période maximale de huit ans.  

210 000 $
Dans la MRC de Maskinongé
Aide financière totale à trois entreprises de la MRC de Maskinongé, soit Vignoble Prémont, Camping du Zoo et Ferme Nouvelle-France, pour des projets de plus de 1,64 M$.

57,4 M$
Pour la rénovation et l’adaptation de domiciles
Québec a fait connaître le total des investissements qu’il fera en 2012-2013 pour l’amélioration de l’habitat, par l’entremise des programmes Rénovation Québec (plus de 31,3 M$), RénoVillage (près de 22,5 M$) et Logements adaptés pour aînés autonomes (plus de 3,6 M$) de la SHQ.

135 000 $
À Bordeaux fête le vin
Soutien financier à l’événement Bordeaux fête le vin à Québec qui se déroulera du 6 au 9 septembre 2012.

255 000 $
À St-Paul-de-la-Croix
Subvention pour la réalisation d’un projet collectif dans la municipalité de Saint-Paul-de-la-Croix. Un maximum de 228 350 $ sera versé aux entreprises participantes et une part de 26 355 $ ira à l’organisme Osons l’Osier qui assurera la coordination du projet. Le projet consiste à valoriser des terres marginales en implantant la culture du saule qui possède, à moyen terme, un fort potentiel intéressant comme culture énergétique.

500 000 $
Soutien à quinze projets provenant de six organismes qui travaillent à la promotion des activités de chasse, de pêche et de piégeage, soit la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, la Fédération des pourvoiries du Québec, la Fondation pour la sauvegarde de la truite mouchetée, la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec et la Fédération des gestionnaires de rivières à saumon du Québec.

906 939 $
Pour l’industrie de la tourbe horticole
Subvention à l’Association des producteurs de tourbe horticole du Québec pour la formation de 678 travailleurs.

3 369 400 $
À l’École de cirque de Verdun
Subvention pour la réalisation de travaux de réaménagement de l’École de cirque de Verdun, située dans  l’édifice municipal Guy-Gagnon depuis 1998. L’ensemble des coûts est évalué à près de 4 M$.  

564 103 $
À la Coopérative BioÉnergie Mégantic
Cette aide permettra à la Coopérative de concrétiser un projet de production de biomasse et de mettre en place une vitrine technologique.  Le projet comporte deux volets : la production de biomasse par la culture de l’alpiste roseau et la mise en place d’une vitrine technologique qui permettra de vérifier l’efficacité d’une chaudière alimentée par des granules agricoles et de mesurer sa rentabilité économique.
35 000 $
À Synapse électronique
Subvention qui permettra à l’entreprise Synapse électronique de Shawinigan d’acquérir de l’équipement. En plus de consolider les 80 emplois actuels, ce projet devrait en créer 25 supplémentaires d’ici deux ans. Synapse conçoit, fabrique, assemble et fait de la distribution de masse de produits électroniques, dont des thermostats et des relais électroniques.

982 500 $
À Cicame Énergie
Subvention accordée Cicame pour un projet de 8,7 M$ qui consiste à accroître la capacité de production de l’usine de Saint-Hubert,  ajouter un laboratoire de recherche et de développement de pointe et obtenir un nouveau mandat de la maison mère pour la fabrication de gants isolants. Ce projet créera 30 emplois.

425 000 $
À Les Fermes Burnbrae de Upton
Aide financière à la filiale québécoise des Fermes Burnbrae. Son projet, dont le coût total est évalué à plus de 5,7 M$, consiste principalement en l’acquisition d’équipements visant à moderniser l’usine et ainsi améliorer sa productivité.  Les Fermes Burnbrae est une entreprise agroalimentaire de premier plan et l’un des principaux producteurs d’œufs au Canada.

14 M$
Pour le patrimoine religieux
Subvention au Conseil du patrimoine religieux du Québec pour la réalisation de 89 projet de restauration de bâtiments religieux ainsi que d’orgues, d’œuvres d’art et de pièces de mobiliers situées à l’intérieur de ces édifices. De cette somme, 13 072 562 $ serviront à la restauration de 76 lieux de culte et autres bâtiments à vocation religieuse construits avant 1945 et ayant une valeur patrimoniale significative. De plus, un montant de 527 438 $ servira à restaurer des orgues, des œuvres d’art et des pièces de mobiliers situées à l’intérieur de ces édifices. Enfin, 400 000 $ seront réservés au fonds d’administration du Conseil du patrimoine religieux du Québec.

10 millions $
Pour l’offre touristique
Le ministère du Tourisme confirme le renouvèlement du budget destiné au rehaussement de l’offre touristique dans les différentes régions du Québec. Les associations touristiques régionales pourront convenir avec le ministère, d’une nouvelle entente de partenariat régional leur permettant d’investir en développement, une partie des recettes issues de la taxe sur l’hébergement.

2 millions $
Pour la protection des milieux marins du golfe du Saint-Laurent
Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs consacrera 2 M$ sur deux ans à la recherche scientifique et à l’acquisition de connaissances sur les milieux marins du golfe du Saint-Laurent. Cette somme supplémentaire permettra de poursuivre les travaux de recherche sur le Saint-Laurent en protégeant les données scientifiques acquises et en préservant l’expertise dans le contexte où le travail de certains chercheurs est menacé par les récentes coupures fédérales.

3 millions $
Pour la mise en valeur des aliments du Québec
Aide financière de 3 M$ sur trois ans pour mettre en valeur les produits alimentaires régionaux. Cette aide est accordée dans le cadre du volet régional de la campagne Aliments du Québec, toujours le bon choix!

15 000 $
Semaine québécoise des marchés publics
Subvention pour la tenue de la Semaine québécoise des marchés publics. Cet événement se déroulera du 17 au 26 août prochain.
300 000 $
Aux organismes en arts de la scène
La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a indiqué que le ministère accordera un soutien de 5,5 M$ aux diffuseurs pluridisciplinaires en arts de la scène pour l’année financière en cours, ce qui représente une augmentation de 300 000 $ par rapport à l’année dernière.

150 000 $
Au concours « Les aliments du Québec dans mon panier »
Subvention pour la première édition du concours « Les aliments du Québec dans mon panier ». Le concours se déroulera du 22 juin au 17 septembre 2012.

168 000 $
À 24 projets de créateurs professionnels
Les partenaires du programme Vivacité Montréal annoncent l’attribution de 168 000 $ en bourses ( de 1 700 $ à 9 000 $) à 24 créateurs issus de l’immigration ou appartenant à une minorité visible et qui résident dans la région administrative de Montréal, pour l’année 2011-2012.

28,5 millions $
Pour les forêts privées
Le ministère des Ressources naturelles investira 28,5 M$ pour l’exercice financier 2012-2013 pour la mise en valeur des forêts privées. Le Programme d’aide offre un soutien financier et technique aux producteurs forestiers et permet de mieux planifier les activités forestières dans les régions. Ces travaux peuvent se traduire par l’exécution de travaux sylvicoles et la fourniture de plants pour le reboisement.

29,7 millions $
Pour du logement abordable et communautaire à Québec
La Ville de Québec pourra créer 425 nouveaux logements abordables au cours de la prochaine année. Cette annonce représente un investissement de plus de 29,7 M$ pour l’amélioration des conditions de logement des ménages de Québec par l’entremisee de la Société d’habitation du Québec.

120 632 $
À Saint-Gilbert
La Municipalité a un projet d’utilisation de la biomasse forestière destiné au chauffage de trois de ses édifices principaux. Les bouilloires fonctionnant au mazout léger de trois de ses édifices principaux (l’église, l’école et la résidence pour personnes âgées Le Chaînon) seront remplacées par une seule chaudière à la biomasse forestière. Ce projet permettra de réaliser des économies annuelles de près de 30 000 litres de mazout tout en réduisant, toujours sur une base annuelle, ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 72 tonnes équivalent CO2.

100 944 $
Au Centre Interdisciplinaire de Développement en Cartographie des Océans
Versement d’un soutien financier au Centre de Rimouski afin que celui-ci acquière une embarcation spécialisée dans la collecte de données hydrographiques, ce qui représente un investissement total de 224 320 $. L’embarcation acquise par le CIDCO est un catamaran qui permet d’utiliser de façon optimale un équipement de cartographie de haute précision.

94 000 $
À Concept Mat
Concept Mat a un projet d’expansion évalué à 520 000 $. Cette aide gouvernementale permettra d’agrandir et de réaménager son usine de fabrication d’éléments de bois de même que de construire un bâtiment qui servira à l’entreposage. Concept Mat, établie à Matane, est spécialisée dans la préfabrication d’éléments de construction, tels que des portes et des fenêtres ainsi que des poutrelles de plancher.

793 800 $
À Gatineau
Une aide financière est accordée à l’organisme Les Œuvres Isidore-Ostiguy dans le cadre du programme AccèsLogis Québec. La subvention permettra le développement de 10 nouvelles unités de logements communautaires destinés à des familles monoparentales ayant des besoins particuliers en habitation.  En plus d’avoir attribué une subvention, la SHQ garantit le prêt hypothécaire contracté par l’organisme. Une aide financière additionnelle de plus de  000 $, répartie sur cinq ans et assumée à 90 % par la SHQ permettra à tous les locataires de bénéficier du Programme de supplément au loyer.

2 676 837 $
À Gatineau
Des familles et des personnes seules de Gatineau ont maintenant accès à 48 nouveaux logements abordables répartis dans six bâtiments que viennent d’acquérir les Habitations de l’Outaouais métropolitain avec l’appui de la Société d’habitation du Québec (SHQ), un investissement de l’ordre de 2,3 M$  pour la réalisation de ce projet de 4 653 474 $ d’habitation Viger-Gréber. Une aide financière additionnelle de plus de 389 000 $, répartie sur cinq ans et assumée à 90 % par la SHQ et à 10 % par la Ville de Gatineau, permettra à 24 locataires des Habitations Viger-Gréber de bénéficier du Programme de supplément au loyer. Ainsi, ces ménages à faible revenu paieront un loyer similaire à celui d’une habitation à loyer modique.

La réflexion du jour

En ces temps de déprime en Europe et d'incertitude croissante au sujet des économies émergentes, les nantis de la planète sont de plus en plus courtisés par certains pays qui leur offrent un refuge contre la crise. 

(NDLR : malheureusement, le Québec, paradis nord-américain de l'immobilisme ou si vous préférez des moratoires, est peu attrayant pour ces gens.)

Le chiffre du jour : 41 %

Steve Jobs d'Apple, Sergey Brin de Google, Pierre Omidyar d'eBay ou Jerry Yang de Yahoo! ... Ces fondateurs de certaines des plus grandes sociétés américaines ont un point en commun: à l'instar de 41% des dirigeants des entreprises de l'indice S&P 500 de la Bourse de New York, ils sont tous immigrés ou enfants d'immigrés, indique une étude du Partnership for a New American Economy, un organisme établi à Washington.

 (NDLR : un Québec qui démonise les riches est peu attrayant pour un entrepreneur/investisseur.)

25 juin, 2012

Un gouvernement de trop

Revue de livre, Martin Coiteux, 16 juin 2012

Dans son livre, Un gouvernement de trop, publié aux éditions VLB, Stéphane Gobeil prétend qu’en abolissant les très nombreux chevauchements qui existent entre Québec et Ottawa, la souveraineté permettrait aux Québécois d'épargner près de 2 G$ annuellement.  

Heureusement, il existe encore au Québec des économistes talentueux comme Martin Coiteux qui font l’effort de dénoncer les demi-vérités et les raccourcis utilisés par certains souverainistes pour démontrer la rentabilité du projet d’indépendance du Québec.

Le résultat : le prétendu surplus se transforment en un gigantesque déficit.
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Anciennement conseiller de Gilles Duceppe et actuellement scribe des discours de Pauline Marois, Stéphane Gobeil a récemment publié aux éditions VLB un livre intitulé Un gouvernement de trop.  Dans ce livre, il tente de calculer de combien de ressources fiscales en plus ou en moins le gouvernement du Québec disposerait si la province choisissait de quitter la fédération canadienne afin d'opter pour l'indépendance.  

Sa conclusion est la suivante: après élimination des dédoublements et rationalisation de certaines dépenses assumées par le gouvernement fédéral que lui, Stéphane Gobeil, juge excessives, le gouvernement du Québec disposerait de 1,947 milliards de dollars de plus dans ses coffres après l'indépendance.  Les leaders intellectuels du mouvement indépendantiste en sont évidemment ravis.  Le fédéralisme nous coûte 2 milliards de dollars par année, affirme du coin gauche Jean-François Lisée.  Le Canada nous coûte cher, renchérit du coin droit Mathieu Bock-Côté.

Amis indépendantistes, ne sabrez pas trop vite le champagne car ce petit livre qui a dû néanmoins coûter beaucoup d'heures de travail à son auteur est rempli d'approximations, de calculs douteux et d'erreurs factuelles qui font en sorte qu'il ne convaincra que les déjà convertis pour qui les chiffres n'ont de toute façon aucune importance.  Ces convertis veulent un pays, comme ils disent, et littéralement, ils veulent ce pays coûte que coûte.
Nul besoin d'être exhaustif pour démonter la bulle comptable de l'auteur du gouvernement de trop.  À tout seigneur tout honneur, commençons par les fameux transferts fédéraux aux provinces.  À la page 147 du livre, l'auteur écrit que le Québec a reçu en 2009-2010 pour 13,4 milliards de dollars de transferts fédéraux, incluant la péréquation bien sûr mais aussi les autres transferts comme par exemple ceux qui touchent à la santé et aux programmes sociaux.  En réalité, ces transferts ont atteint 16,881 milliards, ainsi que l'attestent les comptes publics du Québec 2009-2010 (voir page 29 de ce document).    L'erreur atteint donc la somme de 3,481 milliards de dollars. Déjà, le surplus de 1,947 milliards de dollars de l'auteur vient de se transformer en déficit de 1,534 milliards de dollars.

Ce n'est qu'un début cependant.  Allons maintenant aux pages 39 à 45 du livre dans lesquelles l'auteur nous entretient des dépenses du ministère des affaires étrangères et du commerce international en 2009-2010.  Il y trouve un placement fait par le gouvernement fédéral dans l'entreprise General Motors pour un montant d'environ 6,6 milliards de dollars.  Il attribue au Québec le financement de 19,5% (la part du Québec dans le PIB canadien, semble-t-il) de cette somme, soit un montant de 1,287 milliards de dollars.  Le problème avec cette manière de faire est double. En premier lieu, on ne peut traiter un placement donnant lieu à l'acquisition d'un actif comme on traite une dépense courante.  On peut débattre de la pertinence de ce placement mais on ne peut l'imputer aux dépenses courantes de l'État fédéral.  Ensuite, ce placement a été exceptionnel.  Il n'a été fait ni avant l'exercice financier 2009-2010 ni n'a été répété depuis.  Il n'y a donc aucun 6,6 milliards de dollars de dépenses récurrentes dont 19,5% pourrait être épargné par l'État québécois advenant l'indépendance. Il faut donc retrancher 1,287 milliards de dollars du surplus calculé par Stéphane Gobeil. Nous arrivons déjà à un déficit de ressources fiscales de 2,821 milliards pour l'État québécois.

Ce n'est cependant fini.  Considérons maintenant le service de la dette fédérale. Stéphane Gobeil se donne la peine de faire la distinction entre la part devant être attribuée aux comptes de retraite des employés fédéraux et celle devant être attribuée au reste de la dette fédérale.  Concernant la part attribuable aux comptes de retraite, il nous dit à la page 153 qu'il a raffiné l'analyse faite il y a quelques années par François Legault pour arriver à un pourcentage de 19,6% qui devrait être assumé par le Québec.  Malgré cela, il utilise finalement un pourcentage de 16,3% qui serait la moyenne de ses propres calculs, de ceux de François Legault et de ceux de la défunte commission Bélanger-Campeau.  Pourquoi utiliser une telle moyenne s'il dit avoir lui-même «raffiné» les calculs?  De toute manière, même ce 19,6% sensé représenter la part des Québécois au sein de la fonction publique fédérale pourrait être contesté en cas d'indépendance. Les Québécois n'ont-ils jamais reçu de services des employés fédéraux provenant des autres provinces?  Le critère de la part de la population ne devrait-il pas plutôt être retenu?  

Quoi qu'il en soit, retenons pour l'instant le 19,6% calculé par Stéphane Gobeil pour la part du service de la dette associé aux comptes de retraite mais utilisons toutefois le critère de la part de la population et non celui de la part du PIB (comme le fait Stéphane Gobeil) pour le restant de la dette.  Par rapport aux calculs de l'auteur du livre, le service de la dette d'un Québec indépendant s'alourdit alors de 1,107 milliards de dollars.  Il faut noter en plus qu'il s'agit là d'un résultat extrêmement optimiste et en fait très peu réaliste.  Dans ce cas de figure, le Québec se contenterait de payer les intérêts d'une part inférieure à son poids démographique de la dette fédérale sans jamais avoir à en refinancer à ses propres frais la part qui lui est attribuée.  Or, tout refinancement se fera aux conditions de marché s'appliquant à un État québécois nouvellement indépendant, lourdement endetté et devant faire ses preuves dans un contexte incertain.  Il faut être bien naïf pour croire que ces conditions seraient les mêmes que celles qui s'appliquaient avant l'indépendance du Québec à l'État fédéral canadien.  Soyons néanmoins hyper-optimistes pour les besoins de la cause et ajoutons ce 1,107 milliards au déficit déjà calculé.  Nous atteignons maintenant 3,928 milliards de déficit de ressources fiscales pour l'État québécois en cas d'indépendance.

Devons-nous nous arrêter là?  Bien sûr que non!  Tout au long de son analyse, Stéphane Gobeil attribue au Québec le financement de 19,5% des dépenses de programme fédérales.  D'où vient ce 19,5% au juste?  Selon les dernières statistique disponibles, lesquelles remontent à l'année 2009, le Québec contribue plutôt à 18,38% des recettes fédérales totales.  Cette différence d'à peine 1,12 points de pourcentage peut sembler minime mais appliquée à des dépenses de programme fédérales de 244,784 milliards de dollars en 2009-2010, elle représente pour le Québec une économie en régime fédéral d'environ 2,742 milliards de dollars.  Nous en sommes maintenant rendus à un déficit de ressources fiscales de 6,67 milliards en cas d'indépendance.

Notons que je n'ai encore rien dit des hypothèses utilisées par Stéphane Gobeil dans sa quête d'une rationalisation des dépenses anciennement attribuées au gouvernement fédéral après une éventuelle indépendance du Québec. Il faudrait beaucoup, beaucoup de temps pour faire l'analyse et la critique minutieuses de ces hypothèses. Néanmoins, prenons le poste de la défense à titre d'exemple.  À la page 73 de son livre, l'auteur nous dit que le Québec pourra se payer une défense acceptable avec un montant équivalent à seulement 16% des dépenses canadiennes effectuées au chapitre de la défense en 2009-2010.  Il ne fournit aucune justification à l'appui de ce chiffre. Je note simplement que si tel était le budget de la défense d'un Québec indépendant, celui-ci ne représenterait qu'environ 0,93% de son PIB.  Je note aussi que des pays comme la Suède, le Danemark, la Finlande et la Norvège, des pays auxquels nous aimons tant nous comparer, y consacrent quant à eux entre 1,3 et 1,7 % de leur PIB (voir ce tableau comparatif).  Supposons que nous devions finalement consacrer à la défense le plus faible de ces ratios, soit 1,3% de notre PIB, il nous en coûterait alors 1,151 milliards de plus que ce qu'estime Stéphane Gobeil.  Je ne suis pas encore au terminus comme dirait Stéphane Gobeil mais déjà, j'en arrive à un déficit de ressources fiscales en cas d'indépendance de 7,821 milliards de dollars.

Notez bien, 7,821 milliards de déficit plutôt que 1,947 milliards de surplus.  Cela fait une différence de 9,768 milliards de dollars.  Le ministre Clément Gignac qui a eu maille à partir cette semaine avec le scribe de Pauline Marois parlait d'une erreur de 2 milliards.  Je trouve que le ministre a été bien gentil avec Stéphane Gobeil.  Il aurait dû plutôt parler d'une erreur de près de 10 milliards de dollars et ce, avant même de parler de l'impact économique et fiscal des cinq années de «turbulence» qui suivraient l'indépendance selon Pauline Marois...  Se débarrasser «du gouvernement de trop» va finalement coûter bien plus cher que les 199,99$ par personne lancés en boutade par Jean-François Lisée dans sa préface au livre de Stéphane Gobeil. 
   

La réflexion du jour


On constate que les cols bleus et cols blancs de la Ville deMontréal jouissent de conditions de travail beaucoup plus avantageuses que celles des travailleurs du secteur privé. Autrement dit, les contribuables montréalais financent des salaires et des avantages sociaux exceptionnellement généreux qui sont hors de portée de la très grande majorité d’entre eux. Dans ce contexte, on peut se demander si la notion de « services aux citoyens » ne devrait pas également comporter un plus grand respect envers la capacité de payer de ces derniers.--- IÉDM

Le chiffre du jour : 57 454 $ c. 68 507 $



Source : IÉDM

23 juin, 2012

La réflexion du jour

Amis indépendantistes, ne sabrez pas trop vite le champagne car ce petit livre (ndlr : Un gouvernement de trop, publié aux éditions VLB) qui a dû néanmoins coûter beaucoup d'heures de travail à son auteur est rempli d'approximations, de calculs douteux et d'erreurs factuelles qui font en sorte qu'il ne convaincra que les déjà convertis pour qui les chiffres n'ont de toute façon aucune importance. Ces convertis veulent un pays, comme ils disent, et littéralement, ils veulent ce pays coûte que coûte. --- Martin Coiteux

Le chiffre du jour : 10 G$

Le ministre Clément Gignac qui a eu maille à partir cette semaine avec le scribe de Pauline Marois parlait d'une erreur de 2 milliards. Je trouve que le ministre a été bien gentil avec Stéphane Gobeil. Il aurait dû plutôt parler d'une erreur de près de 10 milliards de dollars et ce, avant même de parler de l'impact économique et fiscal des cinq années de «turbulence» qui suivraient l'indépendance selon Pauline Marois...

(NDLR : Les interventionnistes de gauche, souverainiste ou pas, n'ont jamais su compter. C'est pour celà que les programmes interventionnistes qu'ils proposent appauvrissent toujours les populations qu'ils gèrent.Les interventionnistes de droite savent compter, mais au profit de leurs petits amis. Dans un cas comme dans l'autre le contribuable se fait avoir.)

22 juin, 2012

Si nous avions fait fausse route depuis 60 ans

Cette courte vidéo remet en question les avantages d’un État interventionniste tentaculaire.

Bien sûr, l’élimination complète de l’État est aussi utopique que le-tout-à-l’État socialiste. Mais jusqu’où l’État doit-il s’immiscer dans la vie des gens avant que le retour sur l’investissement ne devienne négatif?

Personnellement, je crois qu’au Québec le pendule interventionniste est rendu beaucoup trop loin à gauche. 

L’expérience démontre que les États sont de bien piètres fournisseurs de service. Aussi, ne vaudrait-il pas mieux limiter leurs rôles à ceux de législateur, de l’administration de la justice et de la sécurité publique?