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11 février, 2022

LA MÉDIOCRITÉ MENACE LA DÉMOCRATIE ET LA LIBERTÉ

 Par  

Dans les démocraties occidentales, les gens perdent confiance dans le gouvernement, mais ce n’est pas une surprise. La médiocrité politique a poussé les dirigeants à faire des promesses qu’ils ne peuvent pas tenir et ils refusent d’entendre les critiques ou de considérer d’autres propositions. La liberté elle-même est en jeu.

« De nombreuses formes de gouvernement ont été essayées et seront essayées dans ce monde de péché et de malheur. Personne ne prétend que la démocratie est parfaite ou parfaitement sage. En effet, il a été dit que la démocratie est la pire forme de gouvernement, à l’exception de toutes les autres formes qui ont été essayées dans le passé. » Winston Churchill a prononcé ces mots en 1947, et aujourd’hui ils restent plus vrais que jamais.

Puisque la démocratie est meilleure que toutes les autres formes de gouvernement que nous avons essayées, on pourrait s’attendre à ce que dans les démocraties occidentales, la confiance dans le gouvernement et ses institutions soit parfaite. Ce n’est pas le cas. Depuis de nombreuses années, le baromètre Edelman Trust mesure la relation entre les citoyens et leurs gouvernements. Citant les résultats de 2022, Reuters a souligné qu’elle était tombée à des niveaux très bas. Cependant, le baromètre a également montré des scores en hausse dans des États autocratiques comme la Chine.

« Les plus grands perdants de la confiance du public au cours de l’année dernière », précise le baromètre, « étaient les institutions en Allemagne, en baisse de 7 points à 46, en Australie à 53 (-6), aux Pays-Bas à 57 (-6), en Corée du Sud à 42 (-5) et aux États-Unis à 43 (-5). En revanche, la confiance du public dans les institutions en Chine s’élevait à 83 %, en hausse de 11 points, à 76 % aux Émirats arabes unis (+9) et à 66 % en Thaïlande (+5). Les entreprises, cependant, « ont conservé de forts niveaux de confiance à l’échelle mondiale », en raison de leur rôle dans « le développement des vaccins et l’adaptation des pratiques de travail et de vente au détail ». Ce sont des scores déplorables pour les « démocraties libérales ». Mais quelle pourrait en être la raison sous-jacente ?

Abus de démocratie

Comme beaucoup de bonnes choses, la démocratie est susceptible d’être mal utilisée. De nombreux systèmes se qualifient de «démocratiques» bien qu’ils n’aient aucune qualité démocratique. L’ancienne République démocratique allemande ou la République populaire démocratique de Corée me viennent à l’esprit. D’autres pays peuvent avoir des dirigeants qui agissent de manière plutôt autocratique mais qui ont néanmoins été sélectionnés de manière démocratique – Singapour en est un exemple. Dans d’autres pays encore, il existe des démocraties réussies basées sur une importante décentralisation et sur le principe de subsidiarité, couplés à un fort élément de démocratie directe, comme en Suisse. La plupart des pays occidentaux ont des systèmes de démocraties représentatives avec différents degrés de centralisation et de fédéralisme.

Cependant, la démocratie est constamment menacée, tout comme la liberté. Tout comme la liberté est un bien public précieux et doit être constamment défendue, la démocratie doit l’être aussi. Le défi pour la démocratie est sans doute moins l’autocratie que  le populisme d’un côté et la bureaucratie excessive (parfois appelée « technocratie ») de l’autre.

Les partis politiques sont tentés de se battre pour des « parts de marché » au lieu de défendre leurs convictions et l’intérêt public

Les piliers de la démocratie qui devraient la distinguer des autres systèmes sont la garantie de la liberté individuelle et un état de droit efficace (par opposition à oppressif et arbitraire). La démocratie exige la liberté d’expression et d’opinion et se nourrit d’un débat sain entre des points de vue opposés. Un examen attentif des écrits et des débats des fondateurs des États-Unis révèle la crainte que le populisme ne prenne la démocratie en otage. Ils ont donc introduit un système élaboré de freins et contrepoids pour contenir les excès de la majorité. Ils ont conçu des institutions telles que le Sénat, dans lequel chaque État, quelle que soit sa population, est représenté par deux sénateurs.

La démocratie florissante de la Suisse repose sur un degré élevé de subsidiarité, accordant aux cantons une large autonomie et donnant aux communes un rôle clé à jouer. Le pays dispose également d’un solide système de référendums, permettant la démocratie directe. Souvent, les systèmes décentralisés ont des démocraties plus résilientes et une défense plus forte de la liberté individuelle que les systèmes plus centralisés. La subsidiarité est cruciale.

Populisme et bureaucratie

Un autre défi à la liberté individuelle et à la démocratie est la montée des technocraties et des bureaucraties. Cette tendance diminue la responsabilité des magistrats et réduit l’efficacité des systèmes administratifs et politiques. Le résultat est un torrent de règles limitant la liberté de choix et ajoutant d’énormes coûts sociétaux et économiques. Les tentacules de l’administration de l’État s’étendent de plus en plus, mais selon le concept constitutionnel adopté par la plupart des démocraties occidentales, il est du devoir du Parlement de contrôler les dépenses publiques et de veiller à ce que l’État et ses institutions ne deviennent pas un fardeau pour les citoyens.

Malheureusement, dans de nombreuses démocraties européennes, le populisme progresse et le rôle de l’État dans la société et l’économie augmente rapidement. Les partisans de ces changements aiment camoufler cet interventionnisme étatique croissant en « technocratie », pour donner l’impression que des experts dirigent les choses. Ainsi, à mesure qu’elle gagne du terrain, la fonction publique européenne se transforme en une bureaucratie de plus en plus pléthorique.

Il existe différentes variétés de populisme. Certaines plus extrêmes et d’autres plus modérées. De leur coté, les partis traditionnels eux-mêmes versent de plus en plus dans de nouvelles formes de  de populisme. Pour élargir leur électorat,  ils édulcorent leurs propres politiques, abandonnant leurs convictions déclarées et utilisant une rhétorique confuse. C’est le populisme de la médiocrité. Il conduit les politiciens à éviter de prendre des décisions impopulaires mais nécessaires, et rend plus difficile la recherche et la mise en œuvre de bonnes solutions. Les exemples sont partout. En Allemagne, les démocrates-chrétiens ont pris un virage à gauche ces 16 dernières années pour obtenir plus de voix. Cette décision a fonctionné au début, mais à la fin du mandat de la chancelière Angela Merkel, le parti avait perdu une grande part de son électorat. De plus, la stratégie a enhardi les groupes radicaux d’extrême droite et d’extrême gauche. Lorsque des partis « centristes » s’engagent dans un populisme bon marché, cela radicalise l’échiquier politique.

Zone de confort politique

Malheureusement, les partis eux-mêmes sont devenus très bureaucratiques. Être député, c’est maintenant un métier. Comme les revenus des politiciens dépendent de plus en plus de leur réélection, ils sont moins indépendants – ils doivent se plier à la volonté de la bureaucratie du parti s’ils veulent être nommés. Cherchant à accaparer un maximum de votes, les principaux partis – les chrétiens-démocrates/conservateurs et les sociaux-démocrates  ont tous commencé à occuper le même territoire confortable de centre-gauche sur l’échiquier politique. Tout débordement de cette zone est dénoncé comme « radical ». Alors qu’ils tentent de maintenir cet équilibre, les politiciens font de plus en plus de promesses trompeuses ou se réfugient dans des déclarations creuses, voire mensongères.

Le fait que tant de politiciens qui réussissent soient des menteurs éhontés ne nous fait pas seulement réfléchir sur eux, mais aussi sur nous. Quand les gens veulent l’impossible, seuls les menteurs peuvent les satisfaire.

Populisme économique

La hausse de l’inflation érodera davantage la confiance dans les institutions. Le baromètre Edelman Trust montre que dans les pays occidentaux, les individus doutent énormément de leur avenir économique. Pendant des années, le mantra politique socialiste a été que les dépenses excessives de l’État ne posent aucun problème et que les banques centrales peuvent émettre de l’argent à des taux quasiment nuls de manière presque illimitée sans aucune conséquence négative. Cette affirmation  malhonnête commence à se retourner contre ceux qui l’ont proférée. L’inflation est là pour rester, et la situation désastreuse montre clairement un échec de l’État, pas du marché.

Que la qualité de la politique se détériore, on le voit aussi dans la façon dont les dirigeants créent la panique tout en accumulant du pouvoir et en restant indécis face aux vrais problèmes. L’inquiétude suscitée par le changement climatique et l’incompétence dans la lutte contre le Covid-19 en sont deux des exemples parmi les plus marquants. De bonnes intentions souvent, des engagements aussi, mais la compétence n’est pas au rendez-vous. Pour réaliser l’ambition grandiose de sauver le monde, il faut en avoir les moyens matériels et intellectuels . Sinon, ce n’est pas un espoir mais un immense danger pour la liberté.

Ce type de populisme adopté par la plupart des grands partis politiques occidentaux, ignorants des réalités fondamentales et prompts à promettre plus qu’ils ne peuvent tenir, a produit des résultats terribles. On peut le voir dans l’Allemagne post-Merkel, dans la France du président Emmanuel Macron et dans de nombreux autres pays du monde, y compris les États-Unis. Il contient tous les ingrédients toxiques requis pour étouffer la démocratie et la liberté.

Des politiques fragiles et une dépendance à la planche à billets ont entraîné la Banque centrale européenne – une institution en principe politiquement indépendante – à se mêler de la politique quotidienne des Etats. L’ancien président de la BCE Mario Draghi (aujourd’hui Premier ministre italien) avait des ambitions politiques, tandis que l’actuelle présidente Christine Lagarde est une politicienne de carrière. Ils ont trahi le mandat qu’a l’institution de préserver la valeur de l’euro. Parce qu’elle finance actuellement de nombreux gouvernements de l’Union européenne, la BCE est devenue le centre du pouvoir de l’Europe. Cela rappelle la remarque de Thomas Jefferson : « La fin de la démocratie et la défaite de la Révolution américaine se produiront lorsque le gouvernement tombera entre les mains des institutions de crédit. »

La liberté et la démocratie ne doivent pas être tenues pour acquises. Comme tous les biens publics importants, ils sont constamment menacés par ceux qui voudraient prendre le pouvoir, qu’il s’agisse d’autocrates, de technocrates ou de politiciens faibles. La médiocrité, souvent présentée comme une stabilité, est un terreau propice au déclin.

Il est de la responsabilité des citoyens de défendre leurs droits. Et ce sont les électeurs qui  détiennent la clé du changement.

30 octobre, 2021

Le climat, la science et les dangers du « pas d’alternative »

par Michael von Liechtenstein

A partir du 31 octobre, la COP26 commencera ses travaux à Glasgow. Les chefs d’Etat vont se réunir pour débattre du changement climatique et des mesures qu’il faut prendre. L’idée que le marché libre est le coupable dans le changement climatique a atteint un statut de dogme. Pourtant, les sociétés capitalistes prospères ont fait plus de progrès que les autres dans la réduction des émissions de CO2 et les entreprises ont beaucoup fait pour améliorer leur capacité de production et la rendre plus écologique. Si nous voulons nous adapter aux dangers à venir, un débat plus ouvert et factuel sur la question doit avoir lieu.

L’utilisation du terme « pas d’alternative » est presque toujours dangereuse. Il insiste sur le fait qu’il n’y a pas d’autres solutions. D’emblée, elle bloque tout débat, les divergences d’opinion et surtout le processus scientifique de falsification et de vérification. "Pas d’alternative" a été l’un des dictons préférés de la chancelière allemande Angela Merkel. Cela lui a apporté beaucoup de succès politiques, mais aussi une incapacité à voir de meilleures stratégies, ce qui a nui à la fois à l’Allemagne et à l’Europe à long terme. Mais Mme Merkel n’est pas la seule personne au pouvoir à utiliser cette stratégie.

Le dogme climatique

Une opinion est largement acceptée – en particulier parmi les politiciens – bien qu’elle ne soit pas incontestée : l’humanité peut ralentir et même arrêter le changement climatique car il est principalement causé par l’homme et l’économie verte est la solution.

Il est certainement bon pour les sociétés de lutter contre la pollution, les émissions et les déchets, en les rendant encore plus durables. Davantage de recyclage et l’utilisation responsable des ressources – y compris humaines, naturelles et économiques – sont des objectifs importants. De nombreuses personnes, entreprises et organisations travaillent dur pour améliorer la durabilité. Malheureusement, cela se produit à des degrés divers dans différentes parties du monde.

Néanmoins, l’affirmation selon laquelle le changement climatique est uniquement causé par l’homme a atteint un statut de dogme. Les points de vue différents sont rejetés d’emblée. Pourtant, l’essence de la science est d’acquérir des connaissances, même si le processus ne se termine pas par le résultat souhaité. La science est si vaste et complexe qu’elle nécessite un débat ouvert – et souvent controversé –, basé sur le respect mutuel et la tolérance.

Un débat sur le climat plus tolérant et ouvert nous aiderait à mieux nous adapter et à prospérer

La nature est rarement stable. Son principe de base est l’adaptation et l’évolution. Comme tout géologue vous le dira, le changement climatique est un phénomène régulier sur terre. Des périodes de réchauffement et de refroidissement se produisent fréquemment. Les raisons de ces changements sont multiples : les fluctuations du rayonnement solaire, l’angle de rotation de la Terre, l’augmentation de la chaleur dans le magma sous la surface terrestre (ce qui provoque des tremblements de terre plus fréquents et des éruptions volcaniques plus fortes, tout en réchauffant les océans qui libèrent plus de CO2). Les cycles sont parfois progressifs mais peuvent être brusques, comme le prouve l’extinction brutale des dinosaures.

Le changement climatique est normal. Il est certainement préférable d’affronter des changements lents et graduels que des changements rapides. Mais de tels changements climatiques ne sont pas nécessairement entre nos mains. Le débat public a déjà conclu à l’existence d’un coupable évident : un système économique orienté vers le profit. Nous devrions remplacer le système de marché libre par l’interventionnisme de l’État, par une fiscalité élevée et un contrôle technocratique.
De telles affirmations ne peuvent être ni empiriquement ni scientifiquement étayées. Au contraire, nous savons que les sociétés libres réussissent mieux à réduire les émissions et la pollution que les sociétés en développement. Il est temps d’admettre que l’entreprise privée est le fer de lance de la durabilité.

Le temps de s’adapter

L’objectif de zéro émission nette de carbone est louable. Mais que se passe-t-il si le monde n’y parvient pas ? Un certain nombre de raisons peuvent conduire à ce scénario : les objectifs climatiques peuvent ne pas être réalistes, les facteurs non humains peuvent avoir un effet plus important, une politique erronée peut causer de nouveaux problèmes. Il est crucial que nous ne soyons pas bornés à propos de ce débat.

Le changement climatique est probablement quelque chose auquel nous devrons simplement nous préparer et vivre avec. Déjà, par exemple, il est devenu clair que les types et les variétés d’arbres dans les forêts devront s’adapter aux nouvelles conditions.

Ce serait merveilleux si le changement climatique ralentissait. Mais un leadership avisé doit s’adapter aux opportunités et aux risques de circonstances changeantes – s’en tenir aveuglément à une seule stratégie est presque toujours désastreux.
À tout le moins, nous devons être plus tolérants à l’égard d’un débat ouvert et factuel en politique, dans les universités et dans les médias. Cela nous permettrait de trouver des scénarios dans le cadre desquels nous pourrions mieux nous adapter et prospérer.

29 août, 2021

Le christianisme, le marxisme et la société libre

 par Michael von Liechtenstein

Malgré les morts et les terribles destructions causées par les régimes communistes, le marxisme connaît une résurgence ces temps-ci. Aussi troublant que cela soit, peut-être encore plus choquante est la montée rapide du sentiment anti-chrétien. Les deux tendances sont un danger pour la liberté, mais ensemble, elles forment un mélange encore plus alarmant.

Le marxisme a conduit à plus de meurtres que toute autre idéologie dans l’histoire de l’humanité. Avec les famines provoquées en Union soviétique (en Ukraine en particulier) et en Chine (dans le cadre du « Grand Bond en avant »), le nombre de meurtres à motivation politique dépasse facilement les 100 millions. Les purges ordonnées par Staline et Mao Zedong étaient horribles, mais dans d’autres pays communistes, beaucoup de sang a été versé au nom du marxisme. On pense au régime barbare de Pol Pot au Cambodge, qui a massacré près d’un quart de la population du pays.

Le communisme et le national-socialisme sont tous deux des idéologies inhumaines. Outre toutes les morts qu’ils ont causées et leur utilisation du terme « socialiste » pour décrire leurs points de vue, ils partagent autre chose en commun : la haine du christianisme, en particulier de l’Église catholique.

On aurait pu espérer que l’Occident réaliserait que le marxisme était un échec total

Ici, il faut noter que bien que l’Église catholique ait eu des relations officielles avec l’Allemagne nazie, elle est restée fermement opposée à ses politiques, en particulier sur la race et l’ethnicité. De nombreux prêtres catholiques ont été emprisonnés dans des camps de concentration. La position officielle du parti et de sa direction était farouchement anticatholique. La seule raison pour laquelle les nazis n’ont pas plus persécuté les catholiques, c’est parce qu’ils craignaient que cela affaiblisse l’effort de guerre.

Heureusement, il est généralement admis que le national-socialisme était une aberration horrible. De même, avec l’effondrement de l’Union soviétique, on aurait pu espérer que la plupart des occidentaux se rendraient compte que le marxisme n’était pas seulement une idéologie meurtrière et cruelle, mais aussi un échec économique et social total. Pourtant, il semble maintenant que de tels espoirs sont vains.

Le marxisme est à la mode

Aujourd’hui, la bureaucratie limite de plus en plus la liberté personnelle et les droits de propriété. Les programmes gouvernementaux, la hausse des impôts et la politique monétaire laxiste conduisent à un système « doux » d’expropriation et de redistribution. Certains aspects du politiquement correct deviennent des dogmes, étouffant un débat libre et ouvert. Dans certaines universités, cet état d’esprit dogmatique influence les enseignements.

Rares sont les médias et la classe politique qui voient un problème à ce que des personnes qui épousent des opinions marxistes obtiennent des responsabilités politiques importantes. Bien sûr, tout le monde a le droit de croire aux théories marxistes tant qu’elles ne les imposent pas aux autres. Mais l’élan de ce sentiment a atteint des proportions stupéfiantes. Il y a tout juste deux ans, Jean-Claude Juncker, alors président de la Commission européenne, participait à l’inauguration d’un monument de Karl Marx et faisait l’éloge de son idéologie.

M. Juncker n’a payé aucun prix politique pour cette gaffe et n’a présenté aucune excuse. Pourtant, le marxisme, dans son essence, est incompatible avec la liberté et la démocratie.

Les sociaux-démocrates allemands tentent de diffamer le candidat démocrate-chrétien Armin Laschet

En revanche, la haine à l’égard du christianisme en général et de l’Église catholique en particulier, est en hausse en Europe. Malheureusement, des méfaits ont été commis au nom de l’Église, et par certains de ses fidèles, qui en portent la responsabilité. L’Église s’attaque maintenant à ces problèmes. Mais le christianisme a permis à une société libérale et laïque de s’épanouir

Etre chrétien ne nuit pas à la démocratie ou à une société libre. Bien au contraire. Le christianisme, avec ses notions de choix personnel et de liberté de conscience, est l’un des fondements qui a permis à une société libérale et laïque de s’épanouir.
Néanmoins, il y a une sorte de chasse aux sorcières en cours dans la politique européenne. Cela est devenu clair en 2004, lorsque le gouvernement italien a proposé au ministre des Affaires européennes Rocco Buttiglioni de prendre en charge le portefeuille de la Justice et des Affaires intérieures à la Commission européenne. Le président de la Commission à l’époque, José Manuel Barroso, a accepté la nomination. Le Parlement européen a cependant rejeté sa candidature en raison de ses opinions catholiques.

Il y a des preuves plus frappantes de cette tendance, et on peut même le voir aujourd’hui. Dans la campagne électorale allemande, les sociaux-démocrates tentent de diffamer le candidat démocrate-chrétien Armin Laschet comme étant sous l’influence « dangereuse » de l’Église catholique.

La popularité croissante de l’idée que le catholicisme pourrait être une menace pour la société est préoccupante. C’est d’autant plus inquiétant que le marxisme apparaît comme un moindre danger. Le mouvement anticatholique fait partie d’une vague croissante de propagande dogmatique contre la religion en général. De telles attaques sont dangereuses pour une société libre.

05 septembre, 2020

Au secours, les idées économiques et sociales catastrophiques reviennent à la mode !

 

Ce n’est pas un hasard si une nouvelle statue de Karl Marx a été érigée en grande pompe dans la ville de sa naissance, Trèves. La pensée marxiste a connu un retour en vogue pour toutes sortes de mauvaises raisons, y compris dans les cercles politiques. Il faudra faire attention, car le socialisme n’a créé que pauvreté, oppression et génocide. Le socialisme s’est avéré un échec à plusieurs reprises, systématiquement et sans exception. L’Union soviétique de Staline et Brejnev, l’expérience sanglante de Pol Pot au Cambodge, plus récemment le Venezuela d’Hugo Chavez et de Nicolas Maduro, sont des exemples frappants des catastrophes que ce système provoque inévitablement dans les pays qui l’adoptent. Mais qu’est-ce que le socialisme ?

Au fond, c’est une doctrine qui utilise les nobles notions d’égalité et de solidarité pour imposer un système oppressif. L’égalitarisme, étant étranger à la nature humaine, est incompatible avec la liberté. La recherche de l’égalité mène invariablement à des solutions criminelles. Une société libre, par opposition à une société socialiste, permet aux gens de saisir les opportunités de leur choix tant que cela ne nuit pas aux autres. C’est également la base de la concurrence sur un marché libre. Ce sont les ingrédients de systèmes caractérisés par la cohésion, la prospérité et des progrès fructueux. Tout le contraire du socialisme.

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