Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

30 juin, 2015

La réflexion du jour

Dans une encyclique (ce n’est pas rien), il (ndlr le Pape François) a appelé à une radicale que le réchauffement rend nécessaire, avec comme but pratique de forcer la décroissance des pays du Nord (ie: nous). Sinon, dit le pape, ce sera la catastrophe. Remarques. Un, pour la catastrophe, ça va aller, on a déjà entendu ça un million de fois. Deux, si je veux un avis scientifique, le dernier endroit où je vais consulter, c’est au Vatican: les papes ont nié jusqu’en 1992 que la Terre tournait autour du Soleil! Alors, pour la climatologie papale, il faudra revenir en l’an 3000! Je crois à la réalité des changements climatiques, mais si Chose continue à dire n’importe quoi comme ça, il va réussir à me faire changer d’idée.--- Mario Roy

29 juin, 2015

La réflexion du jour

On connaît bien l'un des grands échecs de notre système scolaire, soit le taux élevé de décrochage des jeunes du secondaire, surtout chez les garçons.

Mais notre incapacité collective à prendre correctement en charge les populations scolaires plus vulnérables a une autre conséquence, beaucoup plus grave et beaucoup plus insidieuse : le niveau de littératie des jeunes Québécois est l'un des plus bas du monde industrialisé.--- Alain Dubuc

27 juin, 2015

La réflexion du jour

Le consensus est la panne de freins de la science. Quand il se produit, tout ce qu’on peut espérer est qu’il ne nous entraîne pas jusqu’au bord de la falaise. C’est précisément là ce qui est en train se produire avec la science du climat.--- Pierre Gosselin

26 juin, 2015

Self-sécurité : le retour de l’individu dans la sécurité

Entrevue avec l’auteur Pierre-Olivier Drai

L’ouvrage de Pierre-Olivier Drai met en évidence le rôle fondamental que chacun joue dans la sécurité commune.

Self-sécurité de Pierre-Olivier Drai, publié récemment aux Belles Lettres dans la collection « Les Insoumis », explore la reprise en main des questions de sécurité par les citoyens, en collaboration ou indépendamment des services publics. Il y montre que l’individu n’est pas sans moyen ni défense face à la violence ordinaire. Le retour de l’ordre public, aujourd’hui si mal assumé par les États, passe par une réappropriation de leurs responsabilités par les citoyens.

Pierre-Olivier Drai est un politologue français, spécialiste des questions de sécurité personnelle. Il travaille dans la veille informationnelle, la protection contre l’espionnage industriel et la sécurisation des expatriés. Ses travaux couvrent principalement la sécurité privée, les architectures de défense, la criminalité et la cartographie criminelle. Interview.

Votre livre promeut la responsabilisation de l’individu en matière de sécurité. Ne craignez-vous pas que cela conduise à des lynchages ?

Pierre-Olivier Drai : justement, non. La sécurité individuelle n’est pas l’auto-justice. Ce sont des processus différents qu’il convient de réellement garder séparés. Intervenir ne veut pas dire se faire justice. L’aboutissement de l’action est de prévenir le danger et, le cas échéant, faire appel à la puissance publique en dernier ressort, c’est-à-dire, à sa juste place, celle de la justice. L’autre jour, je surprenais un voleur de voiture en pleine action ; j’ai donc avisé les agents de police dans la rue à côté qui y sont allés. Mon rôle a été celui du donneur d’alerte et du témoin. Ce sera à la justice de décider si le voleur de voiture était mal intentionné ou bien s’il ne s’agissait que d’une personne qui avait oublié ses clefs. On l’oublie trop souvent, mais la « confrontation » avec la délinquance ne se résume pas au moment de l’échange de coups de poings. La « confrontation » commence en réalité bien en amont, par l’alerte, la prestance, la démarche, le comportement, l’utilisation de l’espace, l’observation  ; or on ne retient que la phase terminale, celle du choc. En agissant durant ce temps, il est possible de prévenir plus d’actes de délinquance qu’en agissant au dernier moment.

De façon assez éclairante, le terme de « lynchage » démontre bien la confusion qui existe entre auto-défense et auto-justice. Lyncher est, qu’on l’apprécie ou non, une action de justice ; le terme tire son origine d’un juge Lynch dans l’Ouest américain qui était prompt à la pendaison. Il s’agit donc réellement, d’une décision de juge et non d’une action d’autodéfense.

Vous évoquez le monopole par l’État de la violence légitime, cela n’est-il pas en contradiction avec un rôle accru de l’individu ?

C’est un commentaire que j’entends souvent et la réponse est non. Le propre du monopole est justement de pouvoir déléguer son pouvoir. Dans le cas d’espèce, c’est exactement ce dont je parle. La sécurité privée ou bien la sécurité de l’individu sont, dans nos sociétés, l’expression du monopole de la violence légitime par l’État. En fait, l’individu « confie » à l’État son droit inhérent à la violence légitime ; son droit naturel à se défendre. L’État, en retour, détermine les modalités de ce droit. L’État n’a de monopole de violence légitime, non parce qu’il est État, mais parce que les citoyens lui prêtent, littéralement, ce pouvoir.

D’un point de vue social, cette question me fascine toujours tant elle revient et tant elle montre combien les citoyens ont intégré une forme de devoir de soumission à l’autorité de l’État et à sa violence inhérente. Dans mon livre, je ne parle d’intervenir que dans le cadre des modalités fixées par la loi. En aval donc du droit naturel et dans un cadre déjà déterminé par le législateur. Je ne parle que de ce que les gens ont le droit de faire. Or, pour beaucoup, agir selon leurs droits est déjà remettre en cause le monopole de l’État. Je trouve ce positionnement intellectuel assez dangereux et pour tout dire, un peu servile.

À vous lire, on a le sentiment qu’un crime peut se dérouler à chaque coin de rue. Pensez-vous que nous vivons dans une époque plus violente ?

On pourrait aussi avoir le sentiment qu’un héros est aussi présent à chaque coin de rue ! Plus sérieusement, la violence n’est pas un fait nouveau dans la société. En France, les Blousons Noirs ont succédé aux Apaches et cela fait bien longtemps qu’on met en garde contre le fait de sortir la nuit. Il n’y a qu’à écouter les chansons de Renaud ou l’opéra-rock Starmania pour avoir conscience de la délinquance des décennies précédentes. En revanche, on rapporte mieux les faits de violence et ceux-ci disposent d’une grande couverture médiatique. Voila pour l’impression.

En ce qui concerne les faits, les sociétés européennes connaissent une criminalité plus élevée qu’aux États-Unis. Nous vivons indubitablement une période très difficile, la crise économique a ravivé les querelles sociales et généralement on observe un déplacement de la violence de la rue à la sphère intime. Je pense en particulier aux cours d’école avec des jeux mortifères (jeu du foulard) ou bien au sein des couples (jeux érotiques). Ce glissement me semble aller de pair avec une dé-légitimation croissante de l’idée même de violence au sein de la société. Toute violence est dangereuse, il faut donc la bannir. Nous vivons dans une société libérale jonchée d’interdictions. Et tant pis pour les conséquences psychologiques de cette contradiction apparente ! Sauf que la violence est inhérente à la condition humaine, nous sommes, après tout, des prédateurs sociaux et omnivores, autrement dit des animaux particulièrement dangereux. À chasser le naturel, il revient par la fenêtre, dirait Freud. Il est donc impératif d’être attentif aux nouveaux tabous.

Pierre-Olivier Drai, Self-sécurité, collection « Les Insoumis », Les Belles Lettres, mai 2015, 110 pages.


25 juin, 2015

La réflexion du jour

À présent, plutôt que d’œuvrer pour assainir le processus d’attribution des contrats municipaux, le rendre plus efficace, et surtout rassurer les contribuables qu’ils en ont pour leurs taxes, le maire de Montréal annonce au contraire qu’il compte officiellement et légalement privilégier des entreprises bien ciblées. ......

Ainsi, Denis Coderre propose de créer une classe d’entreprises qui n’aura besoin ni d’affronter la concurrence, ni d’optimiser son modèle d’affaires, ni d’être efficace et compétitive. Il envisage un système dans lequel le succès d’une entreprise est fonction de ses relations privilégiées avec l’État.--- Nathalie Elgrably-Lévy

24 juin, 2015

La réflexion du 24 juin 2015

Ce que je nous souhaite pour la prochaine année ?

Que nous cessions d’envisager l’argent, la réussite et la richesse comme des péchés mortels.--- Richard Martineau

23 juin, 2015

La réflexion du jour

Que l’on me comprenne bien : je suis contre une exploitation sauvage de nos territoires sans égard pour l’environnement. Mais toute démarche légitime qui vise à protéger une flore et/ou une faune, doit être mise en équilibre avec le non moins légitime développement socio-économique d’une population d’êtres humains. Il semble que plusieurs biologistes que l’on voit, lit ou entend dans les médias, ou dans nos écoles, ne le voient pas ainsi. La cause écologiste l’emporte trop souvent sur les considérations économiques. Leur voix tonitruante et alarmante domine la plupart du temps le choeur des ingénieurs et des promoteurs de projets. Il existe un organisme (BAPE) qui étudie les conséquences possibles d’un projet sur l’environnement, mais aucun qui examine les conséquences néfastes pour la population, de l’abandon d’un projet.--- Reynald Du Berger

22 juin, 2015

Les prix, source d’informations essentielles pour les consommateurs

This is part of a Fraser Institute project to present the key ideas of F.A. Hayek. In this video, we explore one of Hayek's best known ideas and perhaps his most profound insight - the role of prices in conveying information.


La réflexion du jour

Et le paradoxe du régime de santé est que ce contexte mène à la surconsommation. L’État est un mauvais assureur. Dans les termes de Boucher-Palda (2000, p. 57), on constate que « Il n’y a aucun lien direct entre l’assurance obtenue et le prix payé. …les citoyens sont portés à demander une protection excessive ». On conclut de cette logique que le rationnement des services de santé et son corollaire, la file d’attente, sont l’aboutissement incontournable de la socialisation de la santé en régime démocratique.--- Jean-Luc Migué

20 juin, 2015

La réflexion du jour

Aujourd’hui, les problèmes du Québec ne lui viennent pas tant du «corset fédéral» qui l’empêcherait de se développer, que du fait que ses grandes bureaucraties – en éducation, santé, énergie, voirie, finances, etc. –, de juridiction provinciale, auraient toutes besoin d’un sérieux coup de balai.--- Benoît Aubin

19 juin, 2015

Les emplois verts tuent les emplois

Selon le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) la réduction de la consommation de pétrole aura un effet positif sur l’emploi. L’étude évalue que sur une période de six ans,  une réduction de 16% de la consommation de pétrole créerait plus de 130 000 emplois verts directs et indirects.

Les auteurs de l’étude argumentent que le déficit commercial dû aux importations de pétrole et de véhicules représente des milliards de dollars qui s’envolent et privent le Québec d’argent créateur d’emploi. C’est un sophisme dont seuls les écolos ont le secret.

Les arguments de la réduction des importations et de la création d’emplois verts,  invoqués pour illustrer les avantages de la réduction de la consommation de pétrole, ne tiennent pas la route.

Les subventions aux énergies vertes créent de l’emploi dans les industries ciblées. Toutefois, il faut tenir compte des coûts d’opportunité. Les subventions accordées aux énergies vertes sont financées par des revenus fiscaux qui réduisent d’autant les revenus disponibles des ménages et des entreprises. En conséquence, la production de certaines entreprises diminue, réduisant l’emploi ailleurs dans l’économie. Ce processus favorisera la création d’emplois verts, mais chaque emploi vert créé détruira plusieurs emplois dans d’autres industries.

Selon l’IÉDM, en Ontario, les subventions pour la production d’électricité à partir de sources renouvelables représentent un coût annuel de 179 760 $ par emploi. Étant donné qu’au moment où l’étude était complétée, la rémunération totale pour un travailleur ontarien était de 56 175 $ par année, chaque emploi vert a empêché la création de 3,2 emplois ailleurs dans l’économie.

L’étude espagnole,  Study of the effets on employment of public aid to renewable energy sources, a montré qu'un seul emploi vert créé avec des subventions publiques détruit 2,2 emplois.

En Allemagne, selon les estimations de l'institut d'études économiques RWI Essen, publié en novembre 2009, les emplois verts sont subventionnés à hauteur de 175.000 à 244.000 euros par emploi.

En Italie, l'institut Bruno Leoni, a fait en 2010 un calcul semblable qui montrait qu'un seul emploi vert coûterait au contribuable italien entre 566.000 et 1,26 million d'euros par an. Par contre, un emploi dans l'industrie italienne coûte en moyenne 112.000 euros par an.

Aux États-Unis, le gouvernement a investi 10 milliards de dollars pour encourager la création d'emplois verts. Une enquête du « Wall Street Journal » a déterminé que seulement 50.000 emplois ont été créés. Donc, chaque emploi vert a coûté 200 000$ aux contribuables américains. De plus, de nombreuses entreprises vertes qui dépendaient des subventions pour vivre ont depuis fait faillite.

En France, une étude de l’institut Iref, Les Mythes des emplois verts a calculé les coûts réels d'un emploi vert. Chaque emploi vert a coûté près de 400.000 euros par an contre 55.000 euros en moyenne pour les emplois marchands. Donc, un seul emploi vert représente le coût de 7,2 emplois ailleurs dans l’économie.

Les emplois verts créés grâce aux subventions sont une fiction inventée par les écolos. Les emplois verts ne subsistent que grâce à l'argent public. C’est un peu comme un lubrifiant pour nous faire avaler la taxe carbone, l'augmentation exponentielle des réglementations, les augmentations de tarif d’Hydro-Québec au rythme de trois fois le taux d’inflation, etc.

Je ne doute pas que l'économie verte créera un certain nombre d'emplois. Mais les bons emplois seront créés par les entreprises qui oeuvrent dans le domaine. Il convient donc d'arrêter les programmes en cours pour diminuer la dépense publique. Les économies obtenues permettront de réduire les impôts, les charges et les réglementations afin de stimuler l'économie.

Seules les entreprises oeuvrant dans un marché libre sont en mesure de créer les emplois de demain, de faire baisser le chômage et d’enrichir les Québécois.



La réflexion du jour

Malgré ses défauts, cela m’a fait comprendre que notre système (ndlr capitaliste) fonctionne et qu’à long terme, il réussit comme aucun autre à améliorer les conditions de vie des êtres humains.--- Bernard Mooney

18 juin, 2015

La réflexion du jour

Les données compilées pour la première fois dans l’histoire sur le nombre total de salariés du secteur public québécois disent quoi?

On a supprimé 486 emplois sur un total de plus de 591 000. Moins d’un sur mille, et ce dans une époque intensive de prises de retraites. L’austérité sauvage? Pas du tout.--- Mario Dumont

17 juin, 2015

Le test de la guimauve et le succès dans la vie

Revue de livre par Minarchiste


Walter Mischel est un chercheur en psychologie de la Columbia University qui a été, depuis les années 1960s, un pionnier dans la recherche sur l’habileté à retarder la satisfaction et la maîtrise de soi. Sa plus grande contribution scientifique fut sans aucun doute l’expérience de la guimauve qu’il débuta à Stanford entre 1968 et 1974 et qu’il décrit dans un livre récemment publié. L’idée principale du livre est que la maîtrise de soi est une habileté cognitive qui peut être acquise au cours de la vie, elle n’est pas entièrement innée.

L’expérience de la guimauve est simple. La première version concernait 550 enfants d’environ 5 ans. L’enfant est assis sur une chaise et devant lui se trouve une table sur laquelle on retrouve deux assiettes. Dans la première, se trouve une friandise/récompense que l’enfant aura choisie au préalable (souvent une guimauve). Dans la deuxième assiette, il y a deux friandises. On explique ensuite à l’enfant que si à tout moment il appuie sur le bouton d’une sonnette placée devant lui, il pourra obtenir l’assiette contenant une guimauve. Par contre, s’il patiente jusqu’au retour du moniteur 15 minutes plus tard, il pourra obtenir l’assiette contenant deux guimauves. Ensuite, le moniteur de l’expérience sort de la pièce et laisse l’enfant seul avec la tentation. On mesure ensuite le temps durant lequel l’enfant pourra tenir sans céder à l’envie de manger la friandise.

La maîtrise de soi et le succès dans la vie

Quelques années après avoir débuté ces expériences, Mischel remarqua un phénomène intéressant : les enfants qui ont patienté jusqu’au retour du moniteur et obtenu la récompense plus élevée réussissent mieux dans la vie. À l’enfance, leurs résultats scolaires sont supérieurs. À l’adolescence, ils obtiennent un meilleur pointage SAT à l’entrée au collège et atteignent un niveau de scolarité supérieur. Vers la trentaine, leur indice de masse corporelle est plus bas et leurs revenus plus élevés. Tous les indicateurs observés démontrent que le temps d’attente de l’enfant est corrélé à ses accomplissements dans sa vie future.

Mischel consacre une bonne partie du livre à décrire les deux systèmes qui régissent nos décisions. Le système limbique est plus primitif et plus influencé par les émotions. Il détermine nos réactions à très court terme. Le cortex préfrontal quant à lui met plus de temps à se développer (de la fin de l’enfance jusqu’au début de la vingtaine) et fonctionne de manière plus rationnelle. Ce système influence davantage les décisions à long terme. (voir ceci à ce sujet) Mischel nomme ces deux systèmes comme étant le « chaud » et le « froid ». Les jeunes enfants et, dans une moindre mesure, les adolescents, sont très vulnérables aux égarements du système limbique puisque leur cortex préfrontal est sous-développé. Plus l’enfant vieillit, plus longtemps il attendra lors de l’expérience de la guimauve. Les filles font aussi mieux que les garçons.

La maîtrise de soi : une habileté cognitive malléable?

Durant des millénaires, la maîtrise de soi a été considérée comme un trait immuable, faisant de ceux qui en ont peu des perdants à la loterie biologique. En fait, des expériences ont démontré que l’on peut apprendre à un enfant à modifier la manière dont il perçoit un stimuli de manière à ce que la tentation soit réduite. À cet égard, la créativité et l’imagination sont importantes. Les enfants qui ont attendus jusqu’au bout avaient tendance à s’auto-divertir de manière à faire passer le temps plus rapidement. Cela fait en sorte d’inhiber le système chaud et d’activer le système froid.

Selon Mischel, l’ensemble d’habilités cognitives qui permettent la maîtrise de soi constituent la fonction exécutive (EF). Cette fonction permet de contrôler ses pensées, ses impulsions, ses actions et ses émotions. Elle nous donne la liberté d’inhiber nos envies de manière à rediriger notre attention vers les manières d’atteindre nos objectifs à plus long terme, donc de planifier rationnellement plutôt que de réagir compulsivement. Elle permet aussi de maîtriser les émotions négatives comme la colère, l’agressivité et le pessimisme. L’EF nous rend plus apte à être persévérant, à être optimiste, à gérer nos frustrations et à tolérer les échecs. Pour Mischel, ces mécanismes neuronaux sont essentiels au succès dans la vie. Par ailleurs, l’attitude constructive induite par une EF efficace permet de se protéger des troubles mentaux tels que la dépression et l’anxiété.

Ainsi, la manière dont on visualise les stimuli influence notre capacité à résister à la compulsion. Par exemple, une personne voulant arrêter de fumer pourra focaliser son attention sur des photos de gens atteints du cancer du poumon. On peut s’imaginer que la cigarette est un bâton de dynamite qui va nous exploser en pleine figure si on l’allume. Lorsqu’il est question de choix à plus long terme, comme par exemple la décision d’épargner un montant pour sa retraite, on peut aider les gens à repousser l’envie de dépenser l’argent immédiatement en les amenant à visualiser leur avenir de la manière la plus concrète possible, de manière à rendre l’avenir plus « chaud » comparativement au présent.

Cependant, notre EF peut se fatiguer. Une fois que l’on a accompli un acte requérant une certaine maîtrise de soi, il se peut que l’on devienne plus enclin à céder à la tentation si un autre stimulus survient. Par exemple, vous êtes à un cocktail où l’on sert des boissons alcoolisées à volonté. Vous tenez le coup et éviter d’en prendre car vous souhaitez rester sobre et surveiller votre ligne. Vous planifiez aussi de ne pas prendre de dessert au souper suivant ce cocktail. Cependant, après le souper, si le serveur vous propose un dessert, il sera plus probable que vous le mangiez car votre EF aura été éprouvée par l’acte de vous priver de boissons alcoolisées. Ce phénomène a été démontré scientifiquement par l’expérience des radis (ici).

Conclusion

Ainsi, la leçon principale des recherches menées par Mischel et ses pairs est que l’architecture de notre cerveau n’est pas tant déterminée par notre ADN et notre développement intra-utérus. Elle est en fait, plus malléable que l’on ne l’avait imaginé et nous pouvons activement influencer la façon dont on se comporte de manière à améliorer notre sort dans la vie.

Par contre, Mischel déplore l’écart de succès dans la société, alors que plusieurs enfants naissent dans des familles où la lecture n’est pas une activité valorisée, où leur créativité n’est pas stimulée, où le niveau de langage à la maison est déficient, où ils ne sont pas suffisamment alimentés pour être performant à l’école, qui vivent dans des quartiers dangereux et fréquentent des écoles violentes tout en étant exposés à de la violence physique et/ou verbale à la maison, ce qui induit une anxiété quotidienne malsaine. Ces enfants n’évoluent pas dans un contexte favorisant le développement de leur fonction exécutive, ce qui fait en sorte qu’ils démarrent leur vie bien en arrière de la ligne de départ.

Pour ma part, je trouve que les implications du test de la guimauve sont très intéressantes. Tout d’abord, il démontre qu’il y a un avantage à réduire sa satisfaction à court terme pour obtenir une récompense plus élevée à plus long terme. C’est le principe de base de l’épargne et de l’investissement, et donc du capitalisme. Ce principe fondamental est à la fois valide pour l’individu et au niveau de la société.

Deuxièmement, les études citées par Mischel démontrent que cette habileté cognitive n’est pas immuable. Chacun est responsable de ses choix et a le pouvoir de dicter le cours de son avenir. Ceci dit, certains enfants évoluent dans un environnement où il est plus difficile de faire les bons choix et de développer une « fonction exécutive » performante. Par quels moyens pouvons-nous palier à cette injustice?

René Descartes disait « je pense, donc je suis ». Walter Mischel ajoute : « je pense, donc je peux changer ce que je suis ».


La réflexion du jour

L’incapacité de l’État d’offrir aux Québécois ce qui importe le plus pour eux, voilà pourquoi le projet souverainiste est dédaigné, et le décès de Jacques Parizeau n’y changera rien. Que la classe politique commence par prouver qu’elle est capable de gérer une province, et éventuellement les Québécois lui feront confiance pour gérer un pays!- Nathalie Elgrably-Lévy

16 juin, 2015

La réflexion du jour

Que le réchauffement climatique soit réel ou non, il est plus facile pour les non spécialistes d’opter pour une croyance que de se forger une opinion dans ce combat planétaire entre scientifiques. Mais si on se réfère à l’histoire du monde, et notamment au « lyssenkisme » en ex-URSS, ou à la science des nazis en Allemagne, la manière autoritaire et inquisitoriale d’imposer « l’évidence » du réchauffement climatique d’origine humaine ne présage rien de bon.--- Michel Gay

15 juin, 2015

Et si nous avions fait fausse route depuis 60 ans?

Trop de gouvernement c’est pire que pas assez.



Source: Antigone

La réflexion du jour

Douter publiquement du réchauffement climatique serait donc un comportement déviant immoral et, pire, ce serait un péché ! L’affaire est grave. Ceux qui osent s’opposer au dogme imposé par la nouvelle religion catastrophiste mériteraient-ils d’aller brûler en enfer ?--- Michel Gay