Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
30 juin, 2015
La réflexion du jour
Dans une encyclique (ce n’est pas rien), il (ndlr le Pape François) a appelé à une radicale que le réchauffement rend nécessaire, avec comme but pratique de forcer la décroissance des pays du Nord (ie: nous). Sinon, dit le pape, ce sera la catastrophe. Remarques. Un, pour la catastrophe, ça va aller, on a déjà entendu ça un million de fois. Deux, si je veux un avis scientifique, le dernier endroit où je vais consulter, c’est au Vatican: les papes ont nié jusqu’en 1992 que la Terre tournait autour du Soleil! Alors, pour la climatologie papale, il faudra revenir en l’an 3000! Je crois à la réalité des changements climatiques, mais si Chose continue à dire n’importe quoi comme ça, il va réussir à me faire changer d’idée.--- Mario Roy
29 juin, 2015
La réflexion du jour
On connaît bien l'un des grands échecs de notre système scolaire, soit le taux élevé de décrochage des jeunes du secondaire, surtout chez les garçons.
Mais notre incapacité collective à prendre correctement en charge les populations scolaires plus vulnérables a une autre conséquence, beaucoup plus grave et beaucoup plus insidieuse : le niveau de littératie des jeunes Québécois est l'un des plus bas du monde industrialisé.--- Alain Dubuc
Mais notre incapacité collective à prendre correctement en charge les populations scolaires plus vulnérables a une autre conséquence, beaucoup plus grave et beaucoup plus insidieuse : le niveau de littératie des jeunes Québécois est l'un des plus bas du monde industrialisé.--- Alain Dubuc
28 juin, 2015
27 juin, 2015
La réflexion du jour
Le consensus est la panne de freins de la science. Quand il se produit, tout ce qu’on peut espérer est qu’il ne nous entraîne pas jusqu’au bord de la falaise. C’est précisément là ce qui est en train se produire avec la science du climat.--- Pierre Gosselin
26 juin, 2015
Self-sécurité : le retour de l’individu dans la sécurité
Entrevue avec l’auteur Pierre-Olivier
Drai
L’ouvrage de Pierre-Olivier Drai met en évidence le rôle
fondamental que chacun joue dans la sécurité commune.
Self-sécurité de Pierre-Olivier Drai, publié récemment
aux Belles Lettres dans la collection « Les Insoumis », explore la
reprise en main des questions de sécurité par les citoyens, en collaboration ou
indépendamment des services publics. Il y montre que l’individu n’est pas sans
moyen ni défense face à la violence ordinaire. Le retour de l’ordre public,
aujourd’hui si mal assumé par les États, passe par une réappropriation de leurs
responsabilités par les citoyens.
Pierre-Olivier Drai est un politologue français, spécialiste
des questions de sécurité personnelle. Il travaille dans la veille
informationnelle, la protection contre l’espionnage industriel et la
sécurisation des expatriés. Ses travaux couvrent principalement la sécurité
privée, les architectures de défense, la criminalité et la cartographie
criminelle. Interview.
Votre livre promeut
la responsabilisation de l’individu en matière de sécurité. Ne craignez-vous
pas que cela conduise à des lynchages ?
Pierre-Olivier Drai : justement, non. La sécurité
individuelle n’est pas l’auto-justice. Ce sont des processus différents qu’il
convient de réellement garder séparés. Intervenir ne veut pas dire se faire
justice. L’aboutissement de l’action est de prévenir le danger et, le cas
échéant, faire appel à la puissance publique en dernier ressort, c’est-à-dire,
à sa juste place, celle de la justice. L’autre jour, je surprenais un voleur de
voiture en pleine action ; j’ai donc avisé les agents de police dans la
rue à côté qui y sont allés. Mon rôle a été celui du donneur d’alerte et du
témoin. Ce sera à la justice de décider si le voleur de voiture était mal
intentionné ou bien s’il ne s’agissait que d’une personne qui avait oublié ses
clefs. On l’oublie trop souvent, mais la « confrontation » avec la
délinquance ne se résume pas au moment de l’échange de coups de poings. La
« confrontation » commence en réalité bien en amont, par l’alerte, la
prestance, la démarche, le comportement, l’utilisation de l’espace,
l’observation ; or on ne retient que la phase terminale, celle du choc.
En agissant durant ce temps, il est possible de prévenir plus d’actes de
délinquance qu’en agissant au dernier moment.
De façon assez éclairante, le terme de
« lynchage » démontre bien la confusion qui existe entre auto-défense
et auto-justice. Lyncher est, qu’on l’apprécie ou non, une action de
justice ; le terme tire son origine d’un juge Lynch dans l’Ouest américain
qui était prompt à la pendaison. Il s’agit donc réellement, d’une décision de
juge et non d’une action d’autodéfense.
Vous évoquez le monopole
par l’État de la violence légitime, cela n’est-il pas en contradiction avec un
rôle accru de l’individu ?
C’est un commentaire que j’entends souvent et la réponse est
non. Le propre du monopole est justement de pouvoir déléguer son pouvoir. Dans
le cas d’espèce, c’est exactement ce dont je parle. La sécurité privée ou bien
la sécurité de l’individu sont, dans nos sociétés, l’expression du monopole de
la violence légitime par l’État. En fait, l’individu « confie » à
l’État son droit inhérent à la violence légitime ; son droit naturel à se
défendre. L’État, en retour, détermine les modalités de ce droit. L’État n’a de
monopole de violence légitime, non parce qu’il est État, mais parce que les
citoyens lui prêtent, littéralement, ce pouvoir.
D’un point de vue social, cette question me fascine toujours
tant elle revient et tant elle montre combien les citoyens ont intégré une
forme de devoir de soumission à l’autorité de l’État et à sa violence
inhérente. Dans mon livre, je ne parle d’intervenir que dans le cadre des
modalités fixées par la loi. En aval donc du droit naturel et dans un cadre
déjà déterminé par le législateur. Je ne parle que de ce que les gens ont le
droit de faire. Or, pour beaucoup, agir selon leurs droits est déjà remettre en
cause le monopole de l’État. Je trouve ce positionnement intellectuel assez
dangereux et pour tout dire, un peu servile.
À vous lire, on a le
sentiment qu’un crime peut se dérouler à chaque coin de rue. Pensez-vous que
nous vivons dans une époque plus violente ?
On pourrait aussi avoir le sentiment qu’un héros est aussi
présent à chaque coin de rue ! Plus sérieusement, la violence n’est pas un
fait nouveau dans la société. En France, les Blousons Noirs ont succédé aux
Apaches et cela fait bien longtemps qu’on met en garde contre le fait de sortir
la nuit. Il n’y a qu’à écouter les chansons de Renaud ou l’opéra-rock Starmania
pour avoir conscience de la délinquance des décennies précédentes. En revanche,
on rapporte mieux les faits de violence et ceux-ci disposent d’une grande
couverture médiatique. Voila pour l’impression.
En ce qui concerne les faits, les sociétés européennes
connaissent une criminalité plus élevée qu’aux États-Unis. Nous vivons
indubitablement une période très difficile, la crise économique a ravivé les
querelles sociales et généralement on observe un déplacement de la violence de
la rue à la sphère intime. Je pense en particulier aux cours d’école avec des
jeux mortifères (jeu du foulard) ou bien au sein des couples (jeux érotiques).
Ce glissement me semble aller de pair avec une dé-légitimation croissante de
l’idée même de violence au sein de la société. Toute violence est dangereuse,
il faut donc la bannir. Nous vivons dans une société libérale jonchée
d’interdictions. Et tant pis pour les conséquences psychologiques de cette
contradiction apparente ! Sauf que la violence est inhérente à la
condition humaine, nous sommes, après tout, des prédateurs sociaux et
omnivores, autrement dit des animaux particulièrement dangereux. À chasser le
naturel, il revient par la fenêtre, dirait Freud. Il est donc impératif d’être
attentif aux nouveaux tabous.
Pierre-Olivier Drai, Self-sécurité,
collection « Les Insoumis », Les Belles Lettres, mai 2015, 110 pages.
25 juin, 2015
La réflexion du jour
À présent, plutôt que d’œuvrer pour assainir le processus d’attribution des contrats municipaux, le rendre plus efficace, et surtout rassurer les contribuables qu’ils en ont pour leurs taxes, le maire de Montréal annonce au contraire qu’il compte officiellement et légalement privilégier des entreprises bien ciblées.
......
Ainsi, Denis Coderre propose de créer une classe d’entreprises qui n’aura besoin ni d’affronter la concurrence, ni d’optimiser son modèle d’affaires, ni d’être efficace et compétitive. Il envisage un système dans lequel le succès d’une entreprise est fonction de ses relations privilégiées avec l’État.--- Nathalie Elgrably-Lévy
Ainsi, Denis Coderre propose de créer une classe d’entreprises qui n’aura besoin ni d’affronter la concurrence, ni d’optimiser son modèle d’affaires, ni d’être efficace et compétitive. Il envisage un système dans lequel le succès d’une entreprise est fonction de ses relations privilégiées avec l’État.--- Nathalie Elgrably-Lévy
24 juin, 2015
La réflexion du 24 juin 2015
Ce que je nous souhaite pour la prochaine année ?
Que nous cessions d’envisager l’argent, la réussite et la richesse comme des péchés mortels.--- Richard Martineau
Que nous cessions d’envisager l’argent, la réussite et la richesse comme des péchés mortels.--- Richard Martineau
23 juin, 2015
La réflexion du jour
Que l’on me comprenne bien : je suis contre une exploitation sauvage de nos territoires sans égard pour l’environnement. Mais toute démarche légitime qui vise à protéger une flore et/ou une faune, doit être mise en équilibre avec le non moins légitime développement socio-économique d’une population d’êtres humains. Il semble que plusieurs biologistes que l’on voit, lit ou entend dans les médias, ou dans nos écoles, ne le voient pas ainsi. La cause écologiste l’emporte trop souvent sur les considérations économiques. Leur voix tonitruante et alarmante domine la plupart du temps le choeur des ingénieurs et des promoteurs de projets. Il existe un organisme (BAPE) qui étudie les conséquences possibles d’un projet sur l’environnement, mais aucun qui examine les conséquences néfastes pour la population, de l’abandon d’un projet.--- Reynald Du Berger
22 juin, 2015
Les prix, source d’informations essentielles pour les consommateurs
This is part of a Fraser Institute project to present the
key ideas of F.A. Hayek. In this video, we explore one of Hayek's best known
ideas and perhaps his most profound insight - the role of prices in conveying
information.
La réflexion du jour
Et le paradoxe du régime de santé est que ce contexte mène à la surconsommation. L’État est un mauvais assureur. Dans les termes de Boucher-Palda (2000, p. 57), on constate que « Il n’y a aucun lien direct entre l’assurance obtenue et le prix payé. …les citoyens sont portés à demander une protection excessive ». On conclut de cette logique que le rationnement des services de santé et son corollaire, la file d’attente, sont l’aboutissement incontournable de la socialisation de la santé en régime démocratique.--- Jean-Luc Migué
21 juin, 2015
20 juin, 2015
La réflexion du jour
Aujourd’hui, les problèmes du Québec ne lui viennent pas tant du «corset fédéral» qui l’empêcherait de se développer, que du fait que ses grandes bureaucraties – en éducation, santé, énergie, voirie, finances, etc. –, de juridiction provinciale, auraient toutes besoin d’un sérieux coup de balai.--- Benoît Aubin
19 juin, 2015
Les emplois verts tuent les emplois
Selon le Regroupement
national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) la réduction de
la consommation de pétrole aura un effet positif sur l’emploi. L’étude évalue
que sur une période de six ans, une
réduction de 16% de la consommation de pétrole créerait plus de 130 000 emplois
verts directs et indirects.
Les auteurs de l’étude argumentent que le déficit commercial
dû aux importations de pétrole et de véhicules représente des milliards de
dollars qui s’envolent et privent le Québec d’argent créateur d’emploi. C’est un
sophisme dont seuls les écolos ont le secret.
Les arguments de la réduction des importations et de la création
d’emplois verts, invoqués pour illustrer
les avantages de la réduction de la consommation de pétrole, ne tiennent pas la
route.
Les subventions aux énergies vertes créent de l’emploi dans
les industries ciblées. Toutefois, il faut tenir compte des coûts d’opportunité.
Les subventions accordées aux énergies vertes sont financées par des revenus
fiscaux qui réduisent d’autant les revenus disponibles des ménages et des
entreprises. En conséquence, la production de certaines entreprises diminue,
réduisant l’emploi ailleurs dans l’économie. Ce processus favorisera la
création d’emplois verts, mais chaque emploi vert créé détruira plusieurs
emplois dans d’autres industries.
Selon
l’IÉDM, en Ontario, les subventions pour la production d’électricité à
partir de sources renouvelables représentent un coût annuel de 179 760 $ par
emploi. Étant donné qu’au moment où l’étude était complétée, la rémunération
totale pour un travailleur ontarien était de 56 175 $ par année, chaque emploi
vert a empêché la création de 3,2 emplois ailleurs dans l’économie.
L’étude espagnole, Study
of the effets on employment of public aid to renewable energy sources, a
montré qu'un seul emploi vert créé avec des subventions publiques détruit 2,2
emplois.
En Allemagne, selon les estimations de l'institut
d'études économiques RWI Essen, publié en novembre 2009, les emplois verts
sont subventionnés à hauteur de 175.000 à 244.000 euros par emploi.
En Italie, l'institut
Bruno Leoni, a fait en 2010 un calcul semblable qui montrait qu'un seul
emploi vert coûterait au contribuable italien entre 566.000 et 1,26 million
d'euros par an. Par contre, un emploi dans l'industrie italienne coûte en
moyenne 112.000 euros par an.
Aux États-Unis, le gouvernement a investi 10 milliards de
dollars pour encourager la création d'emplois verts. Une enquête du « Wall
Street Journal » a déterminé que seulement 50.000 emplois ont été créés. Donc,
chaque emploi vert a coûté 200 000$ aux contribuables américains. De plus,
de nombreuses entreprises vertes qui dépendaient des subventions pour vivre ont
depuis fait faillite.
En France, une étude de l’institut Iref, Les Mythes
des emplois verts a calculé les coûts réels d'un emploi vert. Chaque emploi
vert a coûté près de 400.000 euros par an contre 55.000 euros en moyenne pour
les emplois marchands. Donc, un seul emploi vert représente le coût de 7,2
emplois ailleurs dans l’économie.
Les emplois verts créés grâce aux subventions sont une
fiction inventée par les écolos. Les emplois verts ne subsistent que grâce à
l'argent public. C’est un peu comme un lubrifiant pour nous faire avaler la
taxe carbone, l'augmentation exponentielle des réglementations, les
augmentations de tarif d’Hydro-Québec au rythme de trois fois le taux d’inflation,
etc.
Je ne doute pas que l'économie verte créera un certain
nombre d'emplois. Mais les bons emplois seront créés par les entreprises qui
oeuvrent dans le domaine. Il convient donc d'arrêter les programmes en cours
pour diminuer la dépense publique. Les économies obtenues permettront de
réduire les impôts, les charges et les réglementations afin de stimuler
l'économie.
Seules les entreprises oeuvrant dans un marché libre sont en
mesure de créer les emplois de demain, de faire baisser le chômage et
d’enrichir les Québécois.
La réflexion du jour
Malgré ses défauts, cela m’a fait comprendre que notre système (ndlr capitaliste) fonctionne et qu’à long terme, il réussit comme aucun autre à améliorer les conditions de vie des êtres humains.--- Bernard Mooney
18 juin, 2015
La réflexion du jour
Les données compilées pour la première fois dans l’histoire sur le nombre total de salariés du secteur public québécois disent quoi?
On a supprimé 486 emplois sur un total de plus de 591 000. Moins d’un sur mille, et ce dans une époque intensive de prises de retraites. L’austérité sauvage? Pas du tout.--- Mario Dumont
On a supprimé 486 emplois sur un total de plus de 591 000. Moins d’un sur mille, et ce dans une époque intensive de prises de retraites. L’austérité sauvage? Pas du tout.--- Mario Dumont
17 juin, 2015
Le test de la guimauve et le succès dans la vie
Revue de livre par Minarchiste
The Marshmallow Test: Mastering
Self-Control, par
Walter Mischel.
Walter
Mischel est un chercheur en psychologie de la Columbia University qui
a été, depuis les années 1960s, un pionnier dans la recherche sur l’habileté à
retarder la satisfaction et la maîtrise de soi. Sa plus grande contribution
scientifique fut sans aucun doute l’expérience
de la guimauve qu’il débuta à Stanford entre 1968 et 1974 et qu’il
décrit dans un livre récemment publié. L’idée principale du livre est que la
maîtrise de soi est une habileté cognitive qui peut être acquise au cours de la
vie, elle n’est pas entièrement innée.
L’expérience de la guimauve est simple. La première version
concernait 550 enfants d’environ 5 ans. L’enfant est assis sur une chaise et
devant lui se trouve une table sur laquelle on retrouve deux assiettes. Dans la
première, se trouve une friandise/récompense que l’enfant aura choisie au
préalable (souvent une guimauve). Dans la deuxième assiette, il y a deux
friandises. On explique ensuite à l’enfant que si à tout moment il appuie sur
le bouton d’une sonnette placée devant lui, il pourra obtenir l’assiette
contenant une guimauve. Par contre, s’il patiente jusqu’au retour du moniteur
15 minutes plus tard, il pourra obtenir l’assiette contenant deux guimauves.
Ensuite, le moniteur de l’expérience sort de la pièce et laisse l’enfant seul
avec la tentation. On mesure ensuite le temps durant lequel l’enfant pourra
tenir sans céder à l’envie de manger la friandise.
La maîtrise de soi et le succès dans la vie
Quelques années après avoir débuté ces expériences, Mischel
remarqua un phénomène intéressant : les enfants qui ont patienté jusqu’au
retour du moniteur et obtenu la récompense plus élevée réussissent mieux dans
la vie. À l’enfance, leurs résultats scolaires sont supérieurs. À
l’adolescence, ils obtiennent un meilleur pointage SAT à l’entrée au collège et
atteignent un niveau de scolarité supérieur. Vers la trentaine, leur indice de
masse corporelle est plus bas et leurs revenus plus élevés. Tous les
indicateurs observés démontrent que le temps d’attente de l’enfant est corrélé
à ses accomplissements dans sa vie future.
Mischel consacre une bonne partie du livre à décrire les
deux systèmes qui régissent nos décisions. Le système limbique est plus
primitif et plus influencé par les émotions. Il détermine nos réactions à très
court terme. Le cortex préfrontal quant à lui met plus de temps à se développer
(de la fin de l’enfance jusqu’au début de la vingtaine) et fonctionne de
manière plus rationnelle. Ce système influence davantage les décisions à long
terme. (voir ceci à
ce sujet) Mischel nomme ces deux systèmes comme étant le « chaud » et
le « froid ». Les jeunes enfants et, dans une moindre mesure, les
adolescents, sont très vulnérables aux égarements du système limbique puisque
leur cortex préfrontal est sous-développé. Plus l’enfant vieillit, plus
longtemps il attendra lors de l’expérience de la guimauve. Les filles font
aussi mieux que les garçons.
La maîtrise de soi : une habileté cognitive malléable?
Durant des millénaires, la maîtrise de soi a été considérée
comme un trait immuable, faisant de ceux qui en ont peu des perdants à la
loterie biologique. En fait, des expériences ont démontré que l’on peut
apprendre à un enfant à modifier la manière dont il perçoit un stimuli de
manière à ce que la tentation soit réduite. À cet égard, la créativité et
l’imagination sont importantes. Les enfants qui ont attendus jusqu’au bout
avaient tendance à s’auto-divertir de manière à faire passer le temps plus rapidement.
Cela fait en sorte d’inhiber le système chaud et d’activer le système froid.
Selon Mischel, l’ensemble d’habilités cognitives qui
permettent la maîtrise de soi constituent la fonction exécutive (EF). Cette
fonction permet de contrôler ses pensées, ses impulsions, ses actions et ses
émotions. Elle nous donne la liberté d’inhiber nos envies de manière à
rediriger notre attention vers les manières d’atteindre nos objectifs à plus
long terme, donc de planifier rationnellement plutôt que de réagir compulsivement.
Elle permet aussi de maîtriser les émotions négatives comme la colère,
l’agressivité et le pessimisme. L’EF nous rend plus apte à être persévérant, à
être optimiste, à gérer nos frustrations et à tolérer les échecs. Pour Mischel,
ces mécanismes neuronaux sont essentiels au succès dans la vie. Par ailleurs,
l’attitude constructive induite par une EF efficace permet de se protéger des
troubles mentaux tels que la dépression et l’anxiété.
Ainsi, la manière dont on visualise les stimuli influence
notre capacité à résister à la compulsion. Par exemple, une personne voulant
arrêter de fumer pourra focaliser son attention sur des photos de gens atteints
du cancer du poumon. On peut s’imaginer que la cigarette est un bâton de
dynamite qui va nous exploser en pleine figure si on l’allume. Lorsqu’il est
question de choix à plus long terme, comme par exemple la décision d’épargner
un montant pour sa retraite, on peut aider les gens à repousser l’envie de
dépenser l’argent immédiatement en les amenant à visualiser leur avenir de la
manière la plus concrète possible, de manière à rendre l’avenir plus
« chaud » comparativement au présent.
Cependant, notre EF peut se fatiguer. Une fois que l’on a
accompli un acte requérant une certaine maîtrise de soi, il se peut que l’on
devienne plus enclin à céder à la tentation si un autre stimulus survient. Par
exemple, vous êtes à un cocktail où l’on sert des boissons alcoolisées à
volonté. Vous tenez le coup et éviter d’en prendre car vous souhaitez rester
sobre et surveiller votre ligne. Vous planifiez aussi de ne pas prendre de
dessert au souper suivant ce cocktail. Cependant, après le souper, si le
serveur vous propose un dessert, il sera plus probable que vous le mangiez car
votre EF aura été éprouvée par l’acte de vous priver de boissons alcoolisées.
Ce phénomène a été démontré scientifiquement par l’expérience des radis (ici).
Conclusion
Ainsi, la leçon principale des recherches menées par Mischel
et ses pairs est que l’architecture de notre cerveau n’est pas tant déterminée
par notre ADN et notre développement intra-utérus. Elle est en fait, plus
malléable que l’on ne l’avait imaginé et nous pouvons activement influencer la
façon dont on se comporte de manière à améliorer notre sort dans la vie.
Par contre, Mischel déplore l’écart de succès dans la
société, alors que plusieurs enfants naissent dans des familles où la lecture
n’est pas une activité valorisée, où leur créativité n’est pas stimulée, où le
niveau de langage à la maison est déficient, où ils ne sont pas suffisamment
alimentés pour être performant à l’école, qui vivent dans des quartiers
dangereux et fréquentent des écoles violentes tout en étant exposés à de la
violence physique et/ou verbale à la maison, ce qui induit une anxiété
quotidienne malsaine. Ces enfants n’évoluent pas dans un contexte favorisant le
développement de leur fonction exécutive, ce qui fait en sorte qu’ils démarrent
leur vie bien en arrière de la ligne de départ.
Pour ma part, je trouve que les implications du test de la
guimauve sont très intéressantes. Tout d’abord, il démontre qu’il y a un
avantage à réduire sa satisfaction à court terme pour obtenir une récompense
plus élevée à plus long terme. C’est le principe de base de l’épargne et de
l’investissement, et donc du capitalisme. Ce principe fondamental est à la fois
valide pour l’individu et au niveau de la société.
Deuxièmement, les études citées par Mischel démontrent que
cette habileté cognitive n’est pas immuable. Chacun est responsable de ses
choix et a le pouvoir de dicter le cours de son avenir. Ceci dit, certains
enfants évoluent dans un environnement où il est plus difficile de faire les
bons choix et de développer une « fonction exécutive » performante.
Par quels moyens pouvons-nous palier à cette injustice?
René Descartes disait « je pense, donc je suis ».
Walter Mischel ajoute : « je pense, donc je peux changer ce que je
suis ».
La réflexion du jour
L’incapacité de l’État d’offrir aux Québécois ce qui importe le plus pour eux, voilà pourquoi le projet souverainiste est dédaigné, et le décès de Jacques Parizeau n’y changera rien. Que la classe politique commence par prouver qu’elle est capable de gérer une province, et éventuellement les Québécois lui feront confiance pour gérer un pays!- Nathalie Elgrably-Lévy
16 juin, 2015
La réflexion du jour
Que le réchauffement climatique soit réel ou non, il est plus facile pour les non spécialistes d’opter pour une croyance que de se forger une opinion dans ce combat planétaire entre scientifiques. Mais si on se réfère à l’histoire du monde, et notamment au « lyssenkisme » en ex-URSS, ou à la science des nazis en Allemagne, la manière autoritaire et inquisitoriale d’imposer « l’évidence » du réchauffement climatique d’origine humaine ne présage rien de bon.--- Michel Gay
15 juin, 2015
Et si nous avions fait fausse route depuis 60 ans?
Trop de gouvernement c’est pire que pas assez.
Source:
Antigone
La réflexion du jour
Douter publiquement du réchauffement climatique serait donc un comportement déviant immoral et, pire, ce serait un péché ! L’affaire est grave. Ceux qui osent s’opposer au dogme imposé par la nouvelle religion catastrophiste mériteraient-ils d’aller brûler en enfer ?--- Michel Gay
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