Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

21 janvier, 2015

La réflexion du jour

«Il faut que les gens soient responsables de leurs affaires en santé. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas. Ils demandent plutôt aux docteurs de s'occuper d'eux. Les gens doivent se responsabiliser davantage. Ce n'est pas parce que le système de santé est gratuit qu'il faut qu'on s'en remette aux pilules au lieu de prendre des marches et de mieux manger. C'est aberrant» --- Dr Paul Poirier, cardiologue responsable du Pavillon de prévention des maladies cardiaques à l'Hôpital Laval ou l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

À la découverte du fabuleux miracle français

Revue de livre par Sylvain Gay

Le roman libertarien d’Hector Allain, qui tient à la fois de la Fable et de l’Utopie, est une excellente introduction au libéralisme.

« L’État est devenu une religion d’État
C’est un culte sans Dieu, un obscur potentat
Les curés sont partis mais on crèvera du fisc
Les anges, comme des travelos, se sont mués en flics
L’État est devenu une religion d’État
C’est un culte muet, sans pardon, ni espoir
Ils ont fait de nos vies un putain de mouroir »
— « Mécréant » du groupe rap libertarien Love Hatred,
cité in À la découverte du fabuleux miracle français

Je déplore de façon récurrente la rareté des textes français de science-fiction ayant pour thème la liberté. Très majoritairement socialistes et/ou collectivistes, les écrivains français intègrent excessivement rarement la liberté et sa défense dans leur horizon intellectuel. Ils ne sont certes pas les seuls (euphémisme !) mais dans un domaine où tout le monde est d’accord pour dire que la science-fiction a à voir avec la liberté, cette absence est troublante. Je suis d’autant plus heureux aujourd’hui de présenter ici le roman À la découverte du fabuleux miracle français d’Hector Allain. Il s’agit d’un court roman d’environ quatre-vingt-dix pages édité sous forme électronique pour le Kindle d’Amazon. Ce texte veut être une présentation attrayante et romancée de quelques idées libertariennes.

Hector Allain est un pseudonyme. L’auteur est entrepreneur dans le domaine du web et préfère séparer ses activités professionnelles de ses idées politiques.
Le point de départ du roman est que trois Allemands sont chargés par leur gouvernement d’effectuer un voyage d’étude en France. Il y a Hans, un jeune docteur en sociologie berlinois, Sigismund, un politicien sexagénaire obèse et alcoolique qui sera un peu le « méchant » de l’histoire et Ernst, personnage le plus discret du récit. Depuis la Révolution de Tilleul – ainsi nommée car elle a éclaté en mai – notre pays s’est en effet redressé économiquement et socialement, ce qui intrigue fort les pays voisins. Les trois « explorateurs » devront rapporter à leur commanditaire les causes de ce miracle.

« À la France, le pays le plus étrange du monde. Un pays fait de rigueur et de chaos, de modestie et d’arrogance, d’effort et de jouissance, de rires et de colère, mais avant tout de beauté et de liberté. »
— Hans, in À la découverte…

Le voyage commence après Sarrebruck quand les trois héros de cette histoire traversent la frontière. Ils entrent en France au volant de leur véhicule de location. Dès le début du texte, l’étrange est présent puisque cette voiture est une « puissante Renault électrique ». Leur premier objectif sera donc une visite de l’usine Renault implantée au sud de Reims. Après la Révolution de Tilleul, l’entreprise a été privatisée et les salariés de l’usine font partie des principaux propriétaires. Technologiquement très avancés grâce à de nouvelles inventions, les modèles électriques désormais fabriqués par la firme ont rencontré un succès mondial. On apprend aussi que Renault favorise l’apprentissage et que le problème des retraites a été résolu notamment grâce au départ progressif des salariés âgés. Le second objectif des voyageurs est une visite du «  Bercy Fun Center » qui a pris la place du ministère de l’Economie et des Finances de sinistre mémoire. Il s’agit d’un gigantesque complexe dédié au divertissement avec hôtel, restaurant, piscine, thermes, etc.

Ce ne sont que les deux premières étapes d’un véritable « Tour de France » qui va les ramener à Paris après être passé notamment par Nantes, Saint-Jean-de-Monts, Tarbes, Carcassonne, Perpignan, Valence, Dijon et Chatillon-sur-Seine. Chaque halte est l’occasion pour l’auteur via les visites accomplies par les personnages de nous exposer ses idées sur des problèmes qui se posent à la France d’aujourd’hui comme l’éducation, la légalisation des drogues et de la prostitution, la création d’entreprises ou la conscription. Nous avons aussi droit au récit des événements de la « Révolution de Tilleul », cette révolution étant une réponse aux problèmes légués par les différents gouvernements de la cinquième république. Le grand inspirateur de cette révolution est Jean-Michel Thorun1, un philosophe français contemporain (dans le monde du livre) ayant passé sa vie à brocarder le pouvoir en place avant de devenir un martyr de la révolution.

« Liberté, Liberté, Liberté »
— Devise du drapeau inventé par Thorun quelques jours avant sa mort.

Mais ces idées ne sont jamais exposées de façon aride et l’auteur parvient toujours à les présenter de façon attrayante et même pédagogique pour le lecteur qui ne connaîtrait pas du tout les idées libertariennes. L’auteur mêle à tout cela le récit des péripéties vécues par les trois Allemands, péripéties surtout provoquées par les frasques de Sigismund.

Sur un plan plus proprement politique, l’auteur est un libéral convaincu minarchiste, c’est-à-dire tenant d’un État minimal. Cet « État minimal » est réalisé dans À la découverte… puisque subsiste une « Coordination nationale de l’Économie » installée sur une péniche dans le quinzième arrondissement à Paris. Le Coordinateur National explique que : « La plupart de nos tâches du passé ont été supprimées ou bien reprises par le secteur privé. Les contrôles se sont allégés. Avec un taux d’imposition plus faible, les gens ne songent plus à frauder. Et puis avec le Bitcoin, cette monnaie non étatique, nous avons beaucoup moins de problèmes à gérer. »

Le régime politique est donc un État de taille réduite allié à une démocratie participative ou des référendums ont lieu quotidiennement par Internet. Un certain consensus s’est ainsi mis en place pour financer collectivement l’éducation (même si les écoles appartiennent aux groupements de parents d’élèves) et pour rétablir la conscription. Tous les citoyens français sont ainsi astreint à un service militaire de six mois dont le but est de les intégrer plus fortement à la Nation. Le consensus a également voté le rétablissement de la peine de mort.

Hector Allain défend donc dans son texte des idées libérales voire libertariennes mais certaines d’entre elles naturellement font débat. Et d’abord sa fascination pour l’écologie et tout ce qui est « naturel ». Je ne suis pas sûr que les aliments dits « bio » par exemple soient vraiment meilleur pour la santé (en fait, je pense le contraire). Quant aux plantes vertes détoxifiantes présentes au début du livre, elles n’existent tout simplement pas. Un autre point qui gêne l’objecteur de conscience que je suis est bien sûr le rétablissement de la conscription. Même décidé par un vote électronique, le service national, civil ou militaire reste du travail forcé et est à ce titre indéfendable. Enfin, la peine de mort est une abomination qui n’a pas sa place dans une société libre. Ceci dit, je comprends les motivations d’Hector Allain. Nous vivons actuellement une période historique où notre pays donne l’impression de vouloir se suicider, ou en tout cas, c’est l’impression que donne le résultat de l’action des élites françaises. Comment répondre à cela ? Comment proposer une « sortie de crise » plausible et vraisemblable ? Ce sont des questions que l’auteur s’est certainement posées.

Hector Allain a bien voulu nous répondre concernant ces interrogations : « Je suis effectivement minarchiste. Concernant la peine de mort, je suis plutôt en faveur, sans être un extrémiste. La crainte de l’erreur judiciaire tout comme le respect de la vie me font évidemment réfléchir… Je souhaitais évoquer ce point précis également pour une autre raison : les tenants du système actuel récusent souvent la démocratie directe sous prétexte que la peine de mort n’aurait jamais été abolie si l’on avait eu recours à un referendum. Cet argument me gêne beaucoup. C’est pour moi une forme de despotisme éclairé qui s’appuie sur une supériorité morale totalement gratuite. À mon sens, si le peuple était consulté, on aboutirait à une situation proche de ce qui est décrit dans le livre : une peine de mort d’ordre symbolique car très peu appliquée dans les faits. » Effectivement, ce raisonnement se tient. Je préfère cependant que l’État n’ait jamais le droit de nous tuer – je crois que c’est une sage précaution – et, dans un autre ordre d’argument, je pense que le risque d’erreur judiciaire ne peut jamais être ramené à zéro.

Nous avons donc avec À la découverte du fabuleux miracle français un excellent texte introductif au libéralisme, texte d’où l’humour n’est pas absent et qui tient à la fois de la Fable et de l’Utopie. De surcroît, le fait que ce roman puisse donner lieu à débats et discussions est une grande qualité.

Hector Allain, À la découverte du fabuleux miracle français, format Kindle, Digitaline Éditions, 2014, 89 pages.


20 janvier, 2015

La réflexion du jour

Du million d'emplois créés au Canada depuis la fin de la crise, le Québec en compte seulement 17%. La part du secteur public dans les emplois occupés dans la province a augmenté; désormais, un emploi sur quatre se trouve dans le secteur gouvernemental.--- André Pratte

19 janvier, 2015

Le fiasco de l'énergie éolienne


La réflexion du jour

Pourtant, force est d’admettre qu’en ce qui concerne la prospérité et son corollaire, la pauvreté, ce modèle n’a pas fait ses preuves. On a parfois l’impression que la richesse se crée en dépit des interventions publiques, et parfois même, malgré elles.---Francis Gosselin

17 janvier, 2015

La réflexion du jour

Le réseau des CPE a démontré jusqu'à maintenant son incapacité à gérer de façon serrée les fonds publics malgré le fait que les installations étaient financées par le gouvernement. Comment se fait-il qu'un propriétaire de garderies subventionnées puisse tirer un profit appréciable de ses installations, alors qu'un CPE de grandeur équivalente déclare un déficit tout en évitant le coût d'investissement immobilier?---Pierre-Yves McSween

16 janvier, 2015

En matière de liberté, la peur est bien mauvaise conseillère

Depuis le 11 septembre 2011, les actes insensés des fondamentalistes islamiques se succèdent : Londres, Madrid, Paris, Moscou, etc. Bien sûr, nous ne devons pas laisser faire, mais nous devons aussi veiller à ne pas laisser la peur nous imposer des politiques liberticides. Le renforcement irréfléchi des pouvoirs de l’État est une solution facile, qui rassure, mais qui recèle des dangers autrement plus néfastes : la perte de notre liberté.

Il est plus que jamais important de se rappeler les paroles que Benjamin Franklin prononça en 1759: « Ceux qui troquent leur liberté en échange d’une sécurité temporaire ne méritent ni la liberté ni la sécurité. » (They that can give up essential liberty to obtain a little temporary safety deserve neither liberty nor safety.)

La peur, source de pouvoir

La peur est une émotion causée par un danger réel ou imaginaire. Elle est programmée dans notre code génétique parce qu’essentielle à la survie de l’espèce humaine. Elle nous permet de rapidement identifier les dangers qui menacent notre bien-être et parfois nos vies. Elle nous protège en nous obligeant à évaluer la situation à laquelle nous sommes confrontés et à choisir le meilleur moyen de se protéger. Si nous ignorons la peur, nous nous exposons à des dangers dont les conséquences peuvent être dramatiques.

Les politiciens, mieux que tout autre, comprennent cette caractéristique fondamentale de l’être humain. Ils la cultivent et l’exploitent à satiété. Que ce soit un État impérialiste, comme les États-Unis, ou un État-providence, comme la France ou le Québec, l’un et l’autre exploitent la peur pour dominer leur population. S’il est vrai que les démocraties modernes dépendent de l’opinion publique, il est aussi vrai que celle-ci est largement dictée par la peur.

Machiavel a très bien exprimé ce principe: « Puisque l’amour et la peur peuvent difficilement coexister, si nous devons choisir, il est préférable d’être craint que d’être aimé. » 

Un rappel historique

Les premiers gouvernements se sont imposés par la guerre et la conquête. Les vaincus qui n’avaient pas été exécutés ou vendus comme esclaves devaient payer un tribut aux vainqueurs. Au moindre signe de rébellion, les vainqueurs menaçaient de confisquer les biens des conquis et de les réduire à l’esclavage. Dans ce contexte, le paiement d’un tribut était un moindre mal. Ainsi apparurent les premiers régimes d’impôts.

Ces régimes s’apparentaient plus à l’esclavage qu’à un système de taxe équitable. Le moindre signe de faiblesse de la part des conquérants se soldait par la révolte des conquis. Faute de pouvoir reprendre leur liberté, ils redoublaient d’ingéniosité pour se soustraire aux exactions du gouvernement. Ainsi, le maintien du gouvernement par la force était une entreprise coûteuse qui donnait rarement les résultats escomptés.

Éventuellement, les gouvernements s’allièrent au pouvoir religieux. Les représentants religieux détenaient un pouvoir considérable. De connivence avec les pouvoirs politiques, ils dictaient les comportements acceptables – obéissance et soumission – pour s’assurer une place privilégiée dans l’au-delà. Ainsi, le pouvoir politique menaçait la sécurité et la vie des gens sur terre et le pouvoir religieux menaçait leur bien-être dans l’au-delà. Le cumul de ces pouvoirs constituait une force beaucoup plus considérable que ces mêmes pouvoirs opérant séparément. Ce stratagème est toujours utilisé dans les États islamiques.

Avec le temps et l’éducation des populations, l’utilisation de la peur à des fins politiques s’est raffinée. Les politiciens se sont arrogé le rôle de protecteur du citoyen. Le mandat du gouvernement devient celui de protéger la population contre les dangers réels et imaginaires. Celui-ci n’a plus le choix: il est protégé de gré ou de force et contre lui-même si nécessaire.

Gestion de la peur

L’utilisation de la peur comme moyen de contrôle des populations doit s’adapter aux réalités changeantes des époques et des sociétés.

L’effet de la peur s’amenuise avec le temps. À moins que les catastrophes annoncées se matérialisent, le doute s’installe rapidement. Le gouvernement doit posséder un inventaire toujours renouvelé de dangers pouvant raviver la peur dans la population. Le choix est illimité.

Les médias véhiculent avec enthousiasme la peur. Elle se prête bien aux grands titres spectaculaires qui moussent les ventes. Le leitmotiv des journaux et des bulletins de nouvelles semble être: à chaque jour sa peur. La population est maintenue dans un état constant d’appréhension. Cette stratégie détourne l'attention et camoufle les vrais problèmes. Ainsi, il est plus facile de faire accepter de nouvelles taxes, lois et réglementations et de faire oublier les bévues. 

L’environnement

La guerre froide (1945-1990) est un excellent exemple de l’utilisation de la peur pour obtenir le soutien populaire. Si la perception du danger représenté par le bloc communiste s’amenuisait dans l’opinion publique, les bénéficiaires du complexe politico-militaro-industriel américain identifiaient un nouveau danger. On nous informait que les Russes possédaient un nouvel avion de chasse, un nouveau sous-marin ou une nouvelle génération de satellites et le tour était joué. Comme par hasard, les budgets militaires augmentaient en conséquence.

 À la fin de l’ère communiste, il y eut une période de flottement. Les populations exigeaient que les gouvernements réduisent les dépenses et les budgets militaires. Le désarroi des politiciens était évident. Il devenait urgent de trouver une nouvelle source de danger pour éviter une perte graduelle du pouvoir politique.

C’est au cours de cette période que les gouvernements, avec l’aide de l’ONU, déclarent l’environnement la source de tous les dangers du 21e siècle. La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ratifiée par 189 pays, entre en vigueur le 21 mars 1994. Le protocole de Kyoto, sa suite logique, est signé par 156 pays et entre en vigueur en février 2005. Les écologistes, marchands de peur par excellence, militent ardemment en vue de la signature d’une nouvelle convention à Paris en décembre prochain.

L’environnement est un domaine idéal pour perpétuer la stratégie de gouvernance par la peur. Il y a toujours eu des catastrophes naturelles et il y en aura toujours.

Les dangers environnementaux sont réels, frappent sans avertir et sont présents partout sur la planète. Chaque ouragan, tsunami, inondation, sécheresse donne aux politiciens, secondés dans cette tâche par les écologistes, l’occasion de rappeler à la population que le gouvernement existe pour les protéger et les assister dans le besoin. Quoi de mieux pour maintenir la population dans un état constant d’appréhension du danger et de bienveillance envers le gouvernement.

Le terrorisme

De tout temps, la sécurité publique représente la forme la plus efficace d’utilisation de la peur pour gouverner. La guerre est la menace ultime en matière de sécurité publique.

En temps de guerre, le pouvoir de l’appareil gouvernemental est illimité. Les politiciens, bureaucrates et entrepreneurs militaro-industriels comprennent d’instinct qu’ils ont la chance de vivre une période exceptionnelle. Les opportunités d’enrichissement personnel ne sont limitées que par le manque d’imagination des individus qui exercent le pouvoir. Les politiciens obtiennent les augmentations de budget tant attendues. De nouveaux organismes nécessitant des milliers de fonctionnaires sont créés instantanément. Les demandes des militaires sont approuvées sans discussion. Les contrats sont accordés sans soumission.

Ceux qui oseront contester le bien-fondé de certaines décisions seront accusés d’antipatriotisme, ou pire, de traîtres. Ils seront harcelés par les services de sécurité et abandonnés par leurs amis, voisins et confrères. Les autres qui songeaient à dénoncer les abus et les fraudes y penseront à deux fois.
Les événements tragiques du 11 septembre 2001, et ceux qui ont suivi depuis, ont fourni aux politiciens du monde entier une occasion inespérée d’assurer la pérennité du mode de gouvernance par la peur.

Le terrorisme est une source inépuisable de dangers potentiels. Les actes terroristes sont spectaculaires et créent un fort sentiment d’insécurité dans les populations. La plupart des gens sont convaincus que les gouvernements sont les seuls organismes susceptibles de protéger les populations et de prévenir les actes terroristes. Depuis 2001, la guerre au terrorisme est devenue le véhicule privilégié pour limiter les libertés individuelles et maintenir les populations en état de soumission.

Conclusion

Les politiciens ont toujours su que la peur est le meilleur moyen de convaincre les populations réticentes à accorder leur soutien inconditionnel au gouvernement. Que ce soit pour détourner l’attention de la population, pour justifier plus de taxes ou pour faire accepter une législation impopulaire, les politiciens peuvent toujours compter sur un événement dramatique réel ou annoncé.

Graduellement, en maintenant les populations dans un état d’appréhension constant, l'État gruge les libertés individuelles au profit des politiciens et de la bureaucratie gouvernementale. 
Le processus s’est grandement accéléré depuis les attentats du 11 septembre 2001. Les gens acceptent à peu près tout ce qui leur est imposé, incluant la perte graduelle de leur liberté. La liberté que nous connaissons aujourd’hui a coûté la vie à des centaines  de milliers de nos ancêtres et concitoyens auxquels il faut maintenant ajouter les héros de Charlie Hebdo. Il ne faudrait surtout pas qu’ils aient sacrifié leur vie en vain.

La réflexion du jour

«Il n’y a aucun camion de l’Ontario, des Maritimes, des États-Unis, qui roule au Québec, qui prend son carburant au Québec. Ils ne paient jamais la taxe verte, il n’y en a pas un seul qui paie le 4,61 sous du litre de plus. Ça, c’est réservé aux citoyens du Québec qui mettent de l’essence dans leur voiture. C’est une aberration!»--- Claude Robert, président du Groupe Robert

15 janvier, 2015

La réflexion du jour

De plus en plus de gens se demandent si les éoliennes sont une solution aux problèmes de pollution par les énergies fossiles et ils ont raison d’être sceptiques : les éoliennes permettent aux gouvernements de garder les faveurs des « verts » et aux promoteurs de s’enrichir…--- Contrepoints

14 janvier, 2015

La gestion de l'économie par les experts


André Dorais

Chris Puplava est l'un des analystes ayant le mieux évalué la direction des bourses américaines depuis la crise économique de 2008, du moins parmi ceux qui rendent public leurs travaux.  Fera-t-il aussi bien dans les années à venir?  On verra.  Ses analyses sont intéressantes, mais ses critiques des banques centrales sont typiques des professionnels de la finance et de l'économie.  Par exemple, dans son article intitulé «ECB Policy Misstep Poses Biggest Risk to Markets», il écrit: 
«If the ECB fails to act aggressively the Eurozone is almost certain to fall into another recession and witness a large spike in sovereign bond yields that it will have to address more aggressively than if it was more proactive.»

Puplava se plaint que la BCE (banque centrale européenne) ne soit pas suffisamment proactive.  Il ne fait pas allusion au manque d'argent injecté dans l'économie européenne, ni au taux directeur utilisé par la BCE, mais à son manque de jugement.  Il en attribue la faute à la trop grande collégialité de l'institution.  La BCE subit les pressions des banquiers centraux nationaux, membres de l'UE, qui l'empêchent d'être aussi autocratique que la Fed ou la banque centrale du Japon par exemple.  Sa structure décisionnelle décentralisée fait en sorte que ses interventions ou bien arrivent trop tard, ou bien manquent la cible. 

«Concerns over a policy misstep by the ECB are nothing new. In fact, they have a recent track record of doing the exact opposite of what is needed. Back in the middle of 2008, when the world was in the midst of a global recession and financial institutions were collapsing, the ECB hiked interest rates in July 2008 rather than cutting them. Within months the ECB had to backpedal when it began to slash interest rates in October 2008 at a peak of 4.25% to 1% a year later and aggressively expanded its balance sheet. The second misstep came in 2011 when the ECB felt the Eurozone was on stronger footing and paid more attention to transient inflationary pressures than economic growth and hiked rates twice and brought on a 37% bear market only to erase those rate hikes by the end of the year and massively expand its balance sheet.»

Puplava défend l'idée que les autorités monétaires peuvent et doivent gérer correctement l'économie.  Il critique la gestion de la BCE, mais crédite la Fed de la bonne performance des marchés boursiers américains depuis 2009.  D'abord, les marchés boursiers ne représentent pas l'ensemble de l'économie.  Ensuite, dès lors qu'on utilise une perspective plus longue pour les analyser, les résultats sont moins probants.  Il suffit de rappeler quelques épisodes pour s'en convaincre.  Au début des années 2000, l'acharnement de la Fed à relancer l'économie a conduit à la crise de 2008; son agressivité, exercée au début des années 1990, a conduit à la bulle technologique; son insouciance mêlée d'arrogance, au milieu des années 1920, a conduit au crash de 1929, etc. 

Puplava a raison d'attribuer à la Fed la bonne performance récente des marchés boursiers américains, mais il a tort de penser que ces résultats soient durables.  D'abord, je rappelle que la Fed ne produit pas de richesse, elle contrôle uniquement le moyen de l'échanger.  Comme toute banque centrale, elle monopolise l'émission de monnaie et influence énormément les prix les plus importants d'une économie, soit les taux d'intérêt.  À l'instar de la plupart des experts, Puplava est d'accord pour dire que les banques centrales ne produisent pas de richesse, mais il pense qu'elles sont indispensables au bon fonctionnement de l'économie.  Je pense, au contraire, qu'elles nuisent à son bon fonctionnement, car plutôt que de répondre aux besoins des individus, elles cherchent à les faire consommer davantage.

Pour ma part, les banques centrales partagent la responsabilité des cycles économiques avec leur gouvernement respectif, mais ou bien ils et elles ne le réalisent pas, ou bien ils (et elles) ne l'admettent pas.  Ils se voient comme médecins de l'économie et ils considèrent celle-ci bipolaire.  Ils lui administrent des calmants ou des stimulants selon leurs diagnostiques.  Elle n'en a nul besoin, mais elle fait avec.  Elle n'a pas le choix, car elle n'est pas maître d'elle-même.  Elle doit digérer tout ce qu'on lui donne.  Elle compose avec les politiques monétaires des uns, les politiques fiscales des autres et une législation abondante et trop souvent tatillonne.   

Ce qui rend perplexe beaucoup de gens, y compris les autorités au pouvoir, économistes et professionnels de la finance, est de réaliser que ce n'est que lorsque les gouvernements et leur banque centrale relâchent l'accélérateur que la probabilité d'une récession augmente.  Malheureusement, plutôt que de tenir compte de ce doute, les autorités, pressées d'agir, continuent d'appuyer sur l'accélérateur, c'est-à-dire qu'elles poursuivent, voire augmentent leur plan de relance.  Ce faisant, elles aggravent la situation plutôt que de l'améliorer.  Elles repoussent le constat du mal, soit la récession, mais plus elles le repoussent, plus il sera grand lorsqu'il sera déclaré officiellement. 

On doit cesser de voir la récession comme étant un mal à éviter, car elle ne constitue pas la maladie.  La plupart des définitions de la récession sont erronées, car elles ne cherchent qu'à établir un constat, une ligne de démarcation où l'on se rend à l'évidence de la maladie.  On définit la récession par ses symptômes sans chercher à en trouver la source; on ne fait que la constater ou l'affirmer au moment où elle franchit des seuils prédéfinis.  Lorsque ces seuils sont atteints, ou sur la voie d'être atteint, les autorités administrent les mêmes remèdes qui ont rendu le patient malade en premier lieu.  Elles ne le réalisent pas, car après avoir reçu une nouvelle dose de médication, le patient, ici les marchés boursiers, est souvent euphorique.  Les autorités crient alors victoire, à tort. 

Il s'agit d'un cercle vicieux qui va en s'aggravant si on ne l'arrête pas.  La maladie dont on parle constitue en réalité une incompréhension économique qui se traduit à la fois par une injustice et un appauvrissement économique.  Introduire plus d'argent dans l'économie qu'elle est capable de produire de richesse ne permet pas d'en produire davantage.  Au contraire, cela appauvrit la majorité de la population à court terme et tout le monde à long terme. 

À court terme, ce nouvel argent se retrouve uniquement dans les mains de quelques individus qui en profitent pour consommer et investir.  Ces individus s'enrichissent sans qu'ils aient eu à produire quelque chose au préalable.  Il s'agit donc d'une redistribution de richesse qui, en sus d'être non voulue et non reconnue par la vaste majorité de la population, ne profite qu'à quelques individus au détriment de tous les autres. 

À moyen terme, ce nouvel argent se répand plus largement au sein de la population.  La redistribution des richesses se poursuit, mais à un moindre degré.  Ce n'est que lorsque l'inflation monétaire s'estompe qu'on réalise peu à peu que plusieurs investissements, effectués pendant son règne, se traduisent en pertes partielles ou totales.  Il en est ainsi, car la redistribution insidieuse des richesses, causée par l'inflation monétaire, crée des distorsions économiques qui, à leur tour, entraînent des pertes de capital.  Il est donc primordial de différencier la maladie de ses symptômes.

Identifier la maladie et ses conséquences

L'inflation monétaire affecte tout ce qui est comptabilisable: coûts, revenus, profits, marchés boursiers, obligataires, etc.  Malheureusement, une chose  comptabilisée dans les livres comptables ne l'est pas nécessairement dans les indices d'inflation, soit des indices d'inflation des prix.  En effet, la plupart des éléments affectés par l'inflation monétaire ne sont pas comptabilisés dans les différents indices d'inflation (des prix).  Par conséquent, analyser uniquement ces indices sous le prétexte qu'ils représentent l'ensemble des conséquences de l'inflation monétaire constitue une erreur monumentale.    
Pour la plupart des experts, y compris les dirigeants des banques centrales, une émission de monnaie plus grande que la production de richesse n'a pas d'autre effet que celui mesuré par l'indice des prix à la consommation ou d'autres indices similaires.  Ils prétendent qu'une émission de monnaie, qui ne se traduit pas en inflation des prix à la consommation, produit de la richesse au même titre qu'une bonne huile fait mieux rouler le moteur.  Pour preuve, ils montrent les indices boursiers à la hausse et un indice des prix à la consommation sous contrôle.  Autrement dit, ils ne voient pas les conséquences néfastes de leurs gestes et recommandations.  
  
Je ne nie pas qu'il soit difficile de mesurer les impacts de l'inflation monétaire, d'autant plus qu'elle est introduite continuellement dans l'économie en quantité irrégulière.  Néanmoins, établir le taux d'inflation à partir uniquement de la hausse des prix des biens et des services de consommation est absurde.  Quelques investissements populaires peuvent absorber une grande partie de l'inflation monétaire sans avoir d'impact sur les différents indices d'inflation.  Cela en fait-il un remède miracle sans effet secondaire?  De même, si l'on admet que plus l'inflation monétaire est élevée, plus grande sera la volatilité des marchés, on ne peut pas conclure qu'elle soit sans danger sous le prétexte qu'elle n'ait pas d'effet sur les divers indices d'inflation.  Enfin, si l'inflation monétaire perdure et s'accélère, alors tout le monde en paie le prix, car dans ces circonstances la monnaie perd toute valeur d'échange. 

En somme, on peut créditer la Fed d'avoir mieux soutenu ses principaux marchés boursiers que la BCE a soutenu les siens ces dernières années.  Toutefois, à partir de ce constat on ne peut pas conclure que les banques centrales soient indispensables au bon fonctionnement de l'économie, ni d'exclure l'idée qu'elles soient à l'origine des cycles économiques.  Pour ma part, quand bien même l'Europe serait en plus grande difficulté financière que les États-Unis, elle ne doit pas s'en remettre à la BCE pour retrouver la prospérité.  La BCE, pour sa part, ne doit pas imiter la Fed sous prétexte que celle-ci a évité le mal grâce à sa perspicacité, car il s'agit là d'une vision à courte vue.  Tout ce que la Fed a réussi, à ce jour, est de repousser le constat du mal, mais non le mal lui-même. 

Les banques centrales et leur gouvernement respectif sont à l'origine des cycles économiques et de la détresse qu'ils occasionnent, mais ce verdict bouscule tellement l'ordre établi qu'on n'ose pas le croire.  On y voit plutôt une provocation, de sorte qu'on y répond  souvent par le dénigrement ou une tentative d'en ridiculiser ses auteurs, mais ces façons d'agir ne démontrent pas qu'il soit erroné. 

En économie, pour voir clair il faut voir loin.  S'en remettre à une banque centrale, ou plus généralement à l'État, pour la sauver, c'est ne pas voir plus loin que le bout de son nez.  Étant donné que les professionnels de la finance et de l'économie se présentent comme les experts du marché, on serait porté à croire qu'ils soient plus aptes que les autres individus à le défendre.  Malheureusement, on constate qu'ils sont aussi étatistes que les autres individus.  En effet, ils s'en remettent constamment à l'État sous de faux prétextes: pour sauver le monde en général, pour les sauver eux en particulier, etc.   


Lorsqu'on comprend l'économie de marché, on ne demande pas à l'État ou à l'une de ses institutions, nationales ou internationales, de faire mieux ou davantage.  On lui demande plutôt d'en faire moins, car c'est la seule façon, efficace et légitime, pour une collectivité de s'enrichir de façon durable.  

La réflexion du jour

Mais personne n’est dupe. Alors que le gouvernement profite du prétexte du redressement budgétaire pour nous saigner davantage, il continue à essaimer les privilèges et à investir des milliards dans des projets douteux: des éoliennes, des cimenteries, des emplois chez CGI, etc.--- Pierre Simard

13 janvier, 2015

La réflexion du jour

En ces temps incertains où le futur, même s’il est plein d’avenir, est tout de même rudement plus complexe à prédire que le passé, il serait nécessaire que nos élites auto-proclamées admettent que les prévisions à plus d’un an, surtout en matière de climat, sont à prendre en toute humilité, celle livrée avec des grandes pincettes qui évitent de se tacher avec de la grosse incertitude crasse. Malheureusement, comme cette humilité et ces pincettes ont été soigneusement rangées au placard par nos politiciens à l’ego surdimensionné, et comme en plus de cela, ces prévisions ouvrent des perspectives intarissables de pouvoir et fournissent une excuse en acier recyclé à carbone compensé pour accroître ponctions et taxes, on aura droit pour encore un bon moment aux interminables gémissements des pleureuses professionnelles gaïa-compatibles.--- Contrepoints

12 janvier, 2015

L’État-providence a pour effet de pervertir les mentalités

La Sécurité sociale a perverti les mentalités, les Français n'ont plus aucune idée de la valeur des choses. Tout irait mieux si on rendait leur argent aux Français avec moins de charges sur leur salaire.

Les gens qui pensent que la santé est gratuite sont soit abrutis par l'État soit ils n'ont jamais lu leur feuille de paie sur laquelle figurent leurs cotisations.

Ce phénomène est aussi présent au Québec qu’en France.

Nicolas Doze en discute avec Henri Pigeat.


La réflexion du jour

L'histoire du mouvement syndical québécois, sa composition, sa culture, le très fort taux de syndicalisation, s'expliquent très largement par le développement de l'État québécois. L'imbrication est telle que, dans la vision syndicale, la préservation de l'État, la défense du modèle québécois ou celle des intérêts syndicaux deviennent une seule et même chose.--- Alain Dubuc

10 janvier, 2015

La réflexion du jour

Contrairement à ce que croit Noam Chomsky, le prophète de la gauche, il n’y a pas que les riches qui savent «fabriquer le consentement» des foules. Notre gauche médiatique excelle dans le tripotage de réalité pour vendre au peuple le bon vieil agenda socialiste qui, promet-on depuis Marx, va sauver l’être humain... de la nature humaine.--- Lise ravary

09 janvier, 2015

Il ne suffit pas de faire plus avec moins, il faut surtout faire autrement

Dans le vrai monde, le monde des individus et des entreprises qui crée de la richesse pour le plus grand bénéfice de l’ensemble de la population, il se dessine une tendance qui change les façons de faire : l’élimination des intermédiaires.

Les exemples les plus connus de ce phénomène sont des entreprises comme Uber, Airbnb et Grouplend. Grâce aux technologies de l’information, ces entreprises améliorent leur productivité en éliminant les intermédiaires. Ainsi, elles offrent de meilleurs services à meilleur prix à leur clientèle.
Ces entreprises créent énormément de richesse en lançant de nouveaux services ou en améliorant les services existants. Nous en bénéficions tous.

C’est tout le contraire de ce qui se passe lorsqu’un service est fourni par l’État.

Prenons par exemple le système de santé, l’éléphant qui bientôt engloutira 50 % du budget du gouvernement. Le système de santé est composé de trois paliers. Un palier central : le ministère et ces 14 organismes consultatifs, un palier régional : 18 agences et un palier local : 283 établissements correspondants à 1 721 installations physiques. C’est sans compter les cliniques médicales, les groupes de médecine familiale et tutti quanti.

Chaque palier complexifie le système de santé au point de le rendre inopérant. Le ministre Barrette propose de consolider le palier régional. Au mieux cela ne changera rien. Au pire cela compliquera davantage l’accès aux services de santé.

Comme si cela n’était pas suffisant, les syndicats et les ordres professionnels s’opposent à tout changement pour protéger les intérêts corporatifs de leurs membres. En fin de compte, le système est devenu ingérable et extrêmement coûteux.

Pour augmenter la productivité de la première ligne en santé et améliorer du même coup la qualité, il faudrait tout réorganiser le système et éliminer les intermédiaires entre le patient et le soignant.

Prenons par exemple les soins dentaires. En situation normale j’obtiens un rendez-vous à l’intérieur de quelques semaines. L’heure du rendez-vous est respectée à plus ou moins 15 minutes. En cas d’urgence je peux obtenir un rendez-vous le jour même. Une fois les traitements complétés je présente ma carte d’assurance au préposé. Mon assureur crédite sur le champ la somme due au dentiste et je paie la différence le cas échéant. Je suis donc bien informé des coûts de traitement. Le dentiste serait bien malvenu d’abuser.

Remarquez que je paie seulement après avoir reçu les services. Dans le cas du système de santé, je dois présenter ma carte soleil dès que je traverse le cadre de la porte. Si j’en ai assez d’attendre et que je quitte la clinique avant de voir le médecin, qu’est-ce qui se passe? Est-ce que la RAMQ paiera quand même pour une visite? Allez savoir!

S’il est possible de recevoir des traitements dentaires de qualité et sans attendre, pourquoi cela ne serait-il pas possible pour mes autres besoins en santé?

Qu’est-ce qui démarque les soins dentaires des autres soins en santé? Il n’existe pas de ministère. Il n’y a pas d’organismes consultatifs. Il n’y a pas de CSSS, de CLSC, de GMF, etc. Les bureaucraties gouvernementales et syndicales sont réduites au minimum. Les cliniques dentaires utilisent les dernières applications informatiques pour augmenter leur productivité et réduire leurs coûts. Elles n’ont pas le choix si elles veulent conserver leur clientèle, concurrence oblige.

En éliminant le plus possible les intermédiaires et en adoptant les technologies pertinentes, les cliniques dentaires peuvent offrir un service de qualité au meilleur prix à leur clientèle.
Si on veut un jour avoir un système de santé de qualité à un coût raisonnable, le gouvernement ne doit pas se limiter à « faire plus avec moins », mais il doit surtout «faire autrement ».

J’ai utilisé comme exemple le système de santé, mais le même argumentaire est valide pour tous les ministères. Par exemple, la bureaucratie du ministère du Tourisme est tellement inepte que les intervenants ont demandé au premier ministre de l’abolir.

La mission de Tourisme Québec se lit comme suit :

De par sa loi constitutive, Tourisme Québec a pour mission de soutenir le développement et la promotion du tourisme au Québec en favorisant la concertation et le partenariat des intervenants associés à ce développement et à cette promotion, dans une perspective de création d’emplois, de prospérité économique et de développement durable.


Mais loin de remplir sa mission, le ministère est devenu un boulet qui nuit à l’industrie. C’est quand même ahurissant, non!

La réflexion du jour

Notre endettement est le résultat de décennies à vivre au-dessus de nos moyens. L’économie va assez bien sur tout le continent nord-américain... sauf au Québec. Notre modèle économique basé sur les taxes et la réglementation nous maintient au ralenti.--- Mario Dumont

08 janvier, 2015

La réflexion du jour

Cessons de mépriser l’argent! Cessons d’étouffer nos entre­preneurs! Cessons d’avoir peur d’exploiter nos ressources naturelles! Comme disait Georges Danton: «De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace!»--- Richard Martineau

07 janvier, 2015

Austérité, quelle austérité?

En France et au Québec les dinosaures économistes pullulent. Ils gagnent toujours la guerre de l’opinion publique grâce à la collaboration crasse des médias et de leurs journalistes-écolos-syndicalistes.

Non, en France, comme au Québec, il n'y a jamais eu d'austérité ni de politique libérale, jamais. Les dépenses publiques n'ont jamais cessé d'augmenter, le nombre de fonctionnaires continue toujours d'augmenter, la dette publique que payeront nos enfants augmente encore et encore, le déficit structurel ne baisse toujours pas.


La réflexion du jour

La Belle province, qui se la joue scandinave depuis cinquante ans, croit pouvoir continuer sur la voie paisible du bonheur à crédit; le renoncement ne sera pas facile...---- Michel Hébert

06 janvier, 2015

La réflexion du jour

Il n’y a rien qui empêche les Québécois d’atteindre un niveau de prospérité équivalent à la moyenne nord-américaine. Nous avons tout ce qu’il faut pour rejoindre la moyenne nord-américaine et même nous hisser dans le peloton de tête. Ce qu’on doit réaliser, en premier lieu, c’est que la prospérité, c’est d’abord une affaire d’attitude.

La prospérité, c’est dans la tête bien avant d’être dans la poche. C’est la valeur que nous on se donne, comme citoyens, entrepreneurs, comme société. Et si on peut enfin réaliser que ce que nous avons en tête vaut de l’or, il n’y aura pas de limite à ce que nous allons accomplir.--- Conseil du patronat du Québec

05 janvier, 2015

Le “Civil Hacking” pour accélérer le développement de Montréal ville intelligente

Je ne connais pas de traduction pour l’expression “Civil hacking”. Cette expression est utilisée pour décrire la contribution de la société civile à la création et la croissance de la société intelligente.

L’organisation Code for America aide les bidouilleurs d’une région ou d’une ville à se regrouper en brigades de volontaires et à collaborer pour créer des applications utilisant les données mises à leur disposition par les autorités publiques.

À Montréal, il existe déjà des applications découlant d’initiatives individuelles, par exemple l’application identifiant les places de stationnement disponibles, ou découlant d’une initiative de la ville comme l’application permettant de connaître l’état des activités de déneigement. Mais l’adhésion de Montréal à l’organisation Code for America permettrait d’accélérer le processus de développement de Montréal ville intelligente. Il existe déjà des dizaines de villes qui participent à ce réseau. 

Souhaitons que Montréal y adhère bientôt.


La réflexion du jour

Croyez-vous qu’autant de gens se pointeraient à l’hôpital pour la moindre niaiserie si les soins n’étaient pas gratuits ? (Oui, je sais, les soins NE SONT PAS gratuits, les contribuables finissent toujours par payer la facture, mais les gens qui engorgent les urgences parce qu’ils se sont cogné le gros orteil contre la porte du garde-manger ne le savent pas...) Pourrait-on faire un petit effort, en 2015, et nous prendre tous un peu plus en main ?--- Richard Martineau

03 janvier, 2015

La réflexion du jour

«Au Québec, l’opposition vient d’une dizaine de personnes, qui sont liées à deux, trois groupes, environnementalistes, par exemple. Toujours les mêmes opposants. Pour la cimenterie, les pipelines, les projets miniers et industriels» --- M. Hébert via Pierre Duhamel

02 janvier, 2015

Lettre d’un entrepreneur français au père Noël

Laurent Vronski est chef d'entreprise, il réalise pratiquement 100% de son chiffre à l'export avec ses compresseurs Ervor. Il écrit au père Noël pour demander deux cadeaux.

Les entrepreneurs québécois et par extension l’ensemble des Québécois ont aussi bien besoin de ces deux cadeaux.


La réflexion du jour

M. Coiteux devrait par ailleurs s’attaquer de toute urgence à LA caractéristique du modèle québécois qui rend ses concitoyens littéralement malades: ces hauts fonctionnaires qui conservent pendant toute leur carrière des salaires faramineux, qui leur ont été parfois consentis pour une fonction exercée seulement quelques mois, alors qu’ils ne méritent plus ces privilèges scandaleux payés par tout un chacun.---Christian Dufour

30 décembre, 2014

La réflexion du jour

Les administrations publiques vivent dans un univers détaché de la réalité, loin du sol, dans une montgolfière insouciante où le fric est dépensé à gogo parce que c’est le fric de tout le monde... L’État, c’est une grosse commission scolaire qui change ses meubles pendant qu’on impose des compressions budgétaires, même aux enfants en difficulté.--- Michel Hébert

29 décembre, 2014

La réflexion du jour

«Est-ce que c'est normal de remplir un formulaire pour faire réparer un écran d'ordinateur et d'attendre deux semaines parce que le technicien de la commission scolaire est occupé ailleurs? Est-ce que c'est normal que dans une école secondaire de 2000 élèves, il y ait un psychologue pendant seulement trois jours? Est-ce que c'est normal que la direction d'école n'ait pas 200 $ à donner à une enseignante qui veut faire un projet spécial pour Noël?»---- Lorraine Normand-Charbonneau, Présidente de la FQDE

27 décembre, 2014

La réflexion du jour

Le coût des libérations syndicales dans l’ensemble de l’appareil de l’État est astronomique. Cette représentation est devenue une industrie dans le secteur public. La libération syndicale est un plan de carrière pour plusieurs.--- Jean-Jacques Samson

24 décembre, 2014

Joyeux Noël

Joyeux Noël à celles et ceux qui militent en faveur de moins d'État et plus de liberté.


La réflexion du jour

Triste pour les gens qui rendent des services directs à la population, c'est vrai. Mais cela dit, considérant le contexte économique difficile, il leur sera très difficile de ne pas au moins être heureux des conditions que leur offre l'ensemble des Québécois. Pour le reste, il faudra en parler avec leurs syndicats. Les mêmes qui prônent l'uniformité, l'égalité, le nivellement vers le bas, et tout le reste. Pour eux, sachez-le, c'est le nombre qui compte. Le nombre... et les cotisations syndicales qui en découlent. À ce compte-là, ils n'ont pas trop à se plaindre eux non plus.--- Joanne Marcotte

23 décembre, 2014

La réflexion du jour

Donc, pas de gaz de schiste, pas de port pétrolier, pas de nouveaux barrages, pas d’oléoduc.

Mais pas d’austérité, pas de compression dans les programmes sociaux, pas d’amincissement de la taille de l’État et pas de réduction des dépenses.

C’est ce qu’on appelle «la solution Québec».--- Richard Martineau

22 décembre, 2014

Les charges sociales asphyxient l’économie française

En France, la part qu'il reste dans la poche du salarié par rapport à ce qu'il coûte à son employeur est extrêmement faible à cause des charges étatiques qui sont la cause d'un écart très important entre le super-brut et le net.

Le taux de confiscation de l'État qui fait la redistribution à la place de l'économie de marché est l'un des maux endémiques de l'économie française. Les gens qui lisent leur fiche de paie savent ce que fausse gratuité veut dire.

Dans une moindre mesure, les charges sociales étouffent aussi l’économie québécoise. Heureusement, l’environnement économique canadien et nord-américain impose un minimum de retenue.

Bruno Vanryb.


La réflexion du jour

Le revenu réel a ainsi diminué au Québec par rapport à 2012. Cette perte de pouvoir d'achat s'explique notamment par les hausses plus rapides des impôts directs et des cotisations aux régimes d'assurance sociale que celle des revenus et des transferts sociaux.

Le Québec se classe au 12e rang - seule l'Île-du-Prince-Édouard arrive derrière (26 439 $) - parmi les provinces et les territoires canadiens en matière de revenu disponible par habitant. La moyenne des Québécois vit avec un revenu disponible 26 774 $ par année alors que la moyenne des Canadiens dispose de 30 746 $ annuellement.--- Radio-Canada

20 décembre, 2014

La réflexion du jour

Nous n’avons tout simplement plus les moyens de donner à tous les employés la continuité de tous les bénéfices passés plus deux ou trois pour cent d’augmentation. Et même si nous en avions les moyens, il s’agirait d’une lâcheté irrespectueuse de ceux qui paient les impôts.--- Mario Dumont

19 décembre, 2014

Le monopole du taxi ne résistera pas à l’assaut d’Uber

Le ministre Poëti et le maire Coderre s’entendent comme larron en foire pour tuer dans l’œuf le service de covoiturage UberX. Je crois qu’ils devraient y penser à deux fois. Les usagers pourraient bien leur en faire payer le prix aux urnes, car le service est très populaire.

Voici comment fonctionne le service de taxi à Montréal : je me pointe sur la rue et j’espère qu’un taxi arrivera rapidement. S’il pleut ou neige, mes chances sont nulles. J’espère que le chauffeur ne sera pas désagréable si la course est trop courte, trop longue ou dans la mauvaise direction. Je dois lui expliquer le chemin dans les moindres détails. Si je suis chanceux, l’auto sera en bonne condition et ne sentira pas la cigarette ou le vomit. Dans tous les cas, il s’attend à un généreux pourboire. Il compte là-dessus pour boucler ses fins de moi.

Maintenant, voici comment fonctionne le service de taxi Uber : j’ouvre mon téléphone, j’actionne un bouton et mon téléphone s’occupe du reste. J’obtiens l’emplacement de la voiture la plus près, le nom et la photo du chauffeur, le délai approximatif, les commentaires des clients et combien coûtera la course incluant le pourboire. Le conducteur est courtois et l’auto est impeccable. Les frais de la course sont automatiquement débités à ma carte de crédit.

Sans surprise, l’industrie du taxi crie au scandale, à l’injustice et demande aux politiciens d’intervenir pour protéger leur monopole. Depuis le 1er décembre, les propriétaires de taxis montréalais doivent payer 5$ par mois par voiture, afin d'alimenter un fonds géré par le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi. En février 2015, cette contribution sera réduite à 2$ par mois. Le Comité compte utiliser l'argent récolté auprès des propriétaires de taxi pour faire peur aux utilisateurs d’Uber. Un comité de bureaucrates aveugles qui n’ont rien vu venir.

Vraiment ces gens-là n’ont rien appris! Est-ce que les protestations et les demandes de protection de l’Union des artistes a permis de protéger l’industrie de la musique? Est-ce que les protestations des écrivains et des éditeurs a ralenti la popularité du livre électronique? Est-ce que les protestations et le lobby de l’industrie de l’hôtellerie nuisent à la croissance du très populaire service Airbnb?

De tout temps et dans tous les domaines, les meilleurs produits et services finissent toujours par triompher. La technologie qu’utilise Uber est bien supérieure à celle de l’industrie du taxi et le service est très populaire. Dans le mode de covoiturage (UberX) les frais sont de 20 % à 30 % moins chers que le taxi. Le modèle d’affaire du taxi montréalais qui dépend de la réglementation pour protéger son monopole est condamné à disparaître. Il a fait son temps.

La stratégie du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi qui consiste à taxer les chauffeurs pour financer une campagne de peur est vouée à l’échec. Les chauffeurs s’opposent à cette cotisation. Ils doivent déjà trimer 12 heures par jour pour un salaire minable. La dernière chose dont ils ont besoin est une ponction additionnelle, si minime soit-elle. Une campagne de peur sera peu crédible compte tenu de l’état plutôt délabré des chauffeurs et des voitures de taxi. Si je me fie à l’adage : parlez-en en bien, parlez-en en mal, mais parlez-en, cette campagne profitera surtout à Uber. Rappelez-vous la grève des taxis en Europe. Les inscriptions au service Uber ont explosé.

Le lobby de l’industrie n’aura pas plus de succès auprès des politiciens. La popularité du service les rend particulièrement frileux à l’idée de favoriser l’industrie du taxi. Les autorités de la ville d’Ottawa tentent d’enrayer l’application covoiturage en imposant des amendes salées aux participants (845 $). Ce stratège peut ralentir la croissance du service, mais c’est une bataille d’arrière-garde qui, compte tenu de sa popularité, risque de coûter cher aux élus municipaux. D’ailleurs, le maire de Toronto, John Tory, l’a bien compris. Il a invité ses confrères à éviter la judiciarisation du dossier.
Les autorités fédérales sont plus pragmatiques. L’Agence fédérale chargée de promouvoir la concurrence s’est prononcée en faveur du service Uber. Elle propose même aux élus de favoriser l’essor du covoiturage pour le plus grand bien des consommateurs.

Je conçois facilement la détresse des propriétaires de taxis qui ont payé 200 000 $ pour acquérir une licence qui demain ne vaudra rien. C’est à ce problème qu’il faut s’attaquer. D’ailleurs, la publication de l’IÉDM, Les applications de covoiturage commercial et l'avenir du transport urbain, offre des pistes de solutions intéressantes à ce problème. Le dragon, Alexandre Taillefer, propose une autre solution.


Je vous propose de visionner l’excellente entrevue avec Jasmin Guénette, vice-président de l'Institut économique de Montréal, à propos des applications de covoiturage et des solutions possibles pour compenser les chauffeurs de taxi propriétaires de leurs permis, diffusé le 21 novembre 2014 sur les ondes du canal Argent.

La réflexion du jour

Les mouvements migratoires sont principalement motivés par des considérations d’ordre économique et politique, tandis que les raisons familiales et personnelles sont marginales. L’exode des Québécois vers le reste du Canada trahit donc leur mécontentement face au contexte économique actuel et leur scepticisme quant aux perspectives d’avenir. C’est un symptôme irréfragable de l’échec relatif de notre social-démocratie.--- Nathalie Elgrably-Lévy

18 décembre, 2014

La réflexion du jour

On sait que, sur le plan législatif, les villes sont coincées. Le processus d’arbitrage est biaisé, favorable aux syndicats, et le pouvoir politique légitime est neutralisé par les similis juges de la Commission des relations de travail. Les élus municipaux ont longtemps abdiqué devant l’adversité syndicale et les fonctionnaires municipaux ont donc multiplié les victoires faciles.--- Michel Hébert

17 décembre, 2014

Pour une fois il serait utile d’imiter la France

Les patrons manifestent devant Bercy leur ras-le-bol fiscal et administratif. Ils sont écrasés par les taxes, charges et règlements, sans visibilité à terme pour leurs entreprises.
Nicolas Doze revient sur les phobies fiscales et administratives des chefs d'entreprise français.


La réflexion du jour

«L’homme de la rue, fort de son bon sens, et qui, dès à présent, peut sentir à des lieues à ronde l’odeur des exagérations d’une campagne environnementaliste, commence à entrevoir que c’est la politique, et non la science, qui pilote cette affaire.» --- Paltridge via Jacques Brassard

16 décembre, 2014

La réflexion du jour

Hélas! Au Québec, on imite les pires travers de la France: la centralisation toute jacobine, cette manie de régenter d'en haut, et dans les plus petits détails, les moindres activités citoyennes. --- Lysiane Gagnon

15 décembre, 2014

Allemagne 1, Québec 0, France -1

Pendant que les politiciens français se disputent pour savoir si il faut interdire ou non les feux de cheminée, Angela Merkel a un taux de popularité de 67% dans son pays. Elle est la preuve qu'on peut mener une politique courageuse tout en restant populaire. Les couards qui dirigent la France devraient s'en inspirer.

Lors de son discours, Angela Merkel a déclaré "Nous avons fini de vivre à crédit, car nous pensons à nos enfants et à nos grands enfants."

Marc Fiorentino.


La réflexion du jour

Les agences de crédit nous ont à l’œil et la dette publique est élevée. L’élastique fiscal est étiré au maximum. Il faudra bien qu’un jour la solution passe par une saine gestion des affaires de l’État.--- Jean-Denis Garon

13 décembre, 2014

La réflexion du jour

Alors qu’au gouvernement, le Conseil du Trésor faisait le tour pour chercher à couper, la Culture roulait à contresens sur l’autoroute et donnait une subvention supplémentaire de 215 000 $ non récurrente «pour soutenir le Grand Rire de Québec»! ........

Tenez-vous le pour dit: le gros de l’effort, c’est nous qui allons l’assumer.

La Culture est une impénétrable forteresse, avec ses grands prêtres prêts à surgir à la moindre secousse.--- Dominic Maurais

12 décembre, 2014

Les contribuables, un réservoir inépuisable

Depuis son élection, le gouvernement Couillard nous promet que nous devrons tous contribuer à l’effort pour atteindre le déficit zéro.

Jusqu’à présent, quel a été l’effort demandé aux contribuables?

Les frais de garderie augmenteront  graduellement de 7,30 $ à 20 $ par jour pour une famille gagnant 155 000 $ brut.

Le gouvernement pelte une partie du déficit dans la cour des commissions scolaires. Donc, comme ce fut le cas suite au budget Marceau, les taxes scolaires augmenteront pour compenser.

Le gouvernement pelte une autre partie de son déficit dans la cour des municipalités. Donc les taxes foncières vont immanquablement augmenter pour compenser le manque à gagner.

Comme si cela n’était pas suffisant, le gouvernement pelte une autre partie de son déficit dans la cour des banques et des compagnies d’assurance. Celles-ci s’empresseront de refiler ces nouvelles taxes aux clients, aux employés et aux actionnaires.

En avril dernier, les tarifs d’Hydro-Québec ont augmenté de 4,3 % et Hydro demande une autre augmentation de 3,9 % effective en avril 2015. C’est plus de deux fois le taux d’inflation. Ces augmentations sont nécessaires pour majorer les dividendes qu’Hydro verse au gouvernement. Les dividendes d’Hydro sont donc une taxe déguisée.

Les taxes sur l’essence augmenteront de 2¢ à 3¢ le litre en janvier 2015.

Les frais d’immatriculation et d’assurance augmenteront aussi en 2015.

Le crédit d’impôt pour cotisations syndicales et professionnelles passe de 20 % à 10 %. Donc les cotisations nettes de la plupart des travailleurs augmenteront proportionnellement.

Enfin, tous les tarifs des services gouvernementaux et paragouvernementaux augmenteront au rythme du taux d’inflation.

Et c’est sans compter que les prix de la SAQ seront aussi majorés pour satisfaire l’accroissement du dividende exigé par le gouvernement. Une autre taxe déguisée.

Par contre, quel est l’effort de réduction des dépenses du gouvernement?

Une réduction de 20 % des crédits d’impôt à certaines entreprises.

Le projet de loi 3 adopté le 4 décembre 2014 attribue une plus grande portion des déficits accumulés par les fonds de pension des fonctionnaires municipaux aux cotisants.

Pour le reste, on nous a fait des promesses, mais ce n’est que ça, des promesses.

Après le sapin qu’on s’est fait passer par le ministre du bonheur, Raymond Bachand, je vais retenir mes applaudissements. Il nous avait alors promis que le gouvernement ferait 62 % de l’effort pour atteindre le déficit zéro. Alors que les contribuables subissaient des augmentations d’impôts, de taxes et de tarifs, les dépenses de l’État ont continué de croître comme si de rien n’était. Le gouvernement Couillard semble plus ferme dans ses intentions de faire le ménage dans les finances publiques, mais j’attends de voir les résultats avant de me réjouir.

D’ailleurs, il n’a jamais été question de réduire les dépenses de l’État comme ce fut le cas en Espagne et en Grèce. Dans le meilleur des cas, ces promesses réduiront le rythme de croissance des dépenses publiques. Alors, les hystériques socialo-syndical devraient se garder une petite gêne.

Le gouvernement libéral soutient que les mesures d’austérité mises en place pour éliminer le déficit touchent davantage l’appareil de l’État que les contribuables. Selon le gouvernement les particuliers assumeront seulement 8% des compressions. Non seulement on fouille à deux mains dans nos poches, mais en plus on nous prend pour des idiots. Jusqu’à présent l’effort demandé aux contribuables oscille entre 1,5 et 2 milliards de dollars. Les réductions de dépenses, pas les promesses, représentent tout au plus quelques centaines de millions.

Les ministres Leitao et Coiteux sont les dignes disciples de Mazarin et Colbert, ministre et premier ministre au 17e siècle :

Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou.
Mazarin: Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'État, lui, c'est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables.
Mazarin : On en crée d'autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert: Alors, les riches ?
Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres.
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin: Colbert, tu raisonnes comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade ! Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! C'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux-là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser. C'est un réservoir inépuisable.


Ce discours aurait très bien pu être celui de Leitao et Coiteux.

La réflexion du jour

À l'instar de plusieurs de mes concitoyens qui en ont marre de financer contre leur gré cet État tentaculaire qu'est le nôtre, je reconnais d'emblée que le gouvernement du Québec doit faire le ménage, mais il doit aussi le faire dans ses propres rangs, dans ses propres structures, dans ses propres programmes.--- Sébastien St-François

11 décembre, 2014

La réflexion du jour

Si gaspiller de l’argent est une vertu, alors continuons à subventionner les voitures électriques. Autrement, revenons sur terre et faisons quelques chose d’utile avec les moyens à notre disposition au lieu de poursuivre ce mirage pour pouvoir se prétendre verts et vertueux.--- Michel Kelly-Gagnon

10 décembre, 2014

Mise à jour budgétaire : augmentations et promesses

Il existe deux aspects à la mise à jour budgétaire : les augmentations d’impôts, de taxes et de tarifs et les promesses de réductions des dépenses. Nous sommes assurés de subir les premières, mais les promesses ne sont que ça, des promesses. Si les lobbys sont trop menaçants, si l’économie s’améliore, si, si, si…., les promesses demeureront des promesses vite oubliées.

Commentaires de Mario Dumont et Jean Lapierre suivant la mise à jour économique du gouvernement Couillard. Émission du mercredi 3 décembre 2014.


La réflexion du jour

Dans quatre ans, lors de l’exercice 2018-19, c’est une somme supplémentaire de 14,2 milliards de dollars que nous verserons dans les goussets de l’État québécois. Vous avez bien lu: quatorze milliards de plus que lors du dernier exercice financier péquiste de 2013-14. Cela représente une hausse de 20,5 % en l’espace de cinq années.---Michel Girard

09 décembre, 2014

La réflexion du jour

L’absurdité est d’avoir créé dans une petite société comme la nôtre des structures technocratiques qui nous empêchent de contrôler la qualité de notre enseignement public. Ce qui expliquerait aussi la tendance à rabaisser les exigences requises de nos étudiants pour être diplômés.--- Denise Bombardier

08 décembre, 2014

France 1, Québec 0

Les Français ont compris ce que les Québécois semblent incapables de comprendre.

La plupart des Français commence à comprendre que c'est l'entreprise qui crée de l'activité, donc des emplois et ils soutiennent le mouvement de contestation des chefs d'entreprise contre le gouvernement. Les Français commencent à ne plus vouloir se faire pigeonner par les politiciens, ils veulent également une baisse de cette trop lourde dépense publique qui asphyxie l'économie française. 

Ces Français qui veulent réduire l'incroyable fossé entre leur salaire complet et  ce qu'il leur reste une fois celui-ci amputé des charges de l'État.

Une économie libérale n'a jamais été tentée en France, les Français commencent à se dire que c'est peut-être le moment.

Nicolas Doze.


La réflexion du jour

Le Québec, poussé par les lobbys de la pensée magique, luttera quand même de tout son petit cœur, et avec son petit portefeuille, contre le réchauffement climatique.

Ça coûtera deux sous de plus le litre, à partir du 1er janvier 2015. Bonne Année grand nez! Ces temps-ci, ça coûte moins cher que d’habitude et l’écotaxe passera inaperçue. Sauf à Montréal où l’essence coûte toujours presque aussi cher que le lait...--- Michel Hébert

06 décembre, 2014

La réflexion du jour

Il semble impossible de réduire les dépenses des gouvernements sans automatiquement sabrer dans les services à la population.

Pourquoi?

Parce que les conventions collectives en place ne laissent aucune place à la recherche d’efficacité, d’innovation, ou d’ajustements stratégiques lorsque les conditions économiques changeantes l’exigent.--- Benoît Aubin

05 décembre, 2014

Premier rapport de la Commission permanente de révision des programmes, la pointe de l’iceberg

Je savais que les finances publiques étaient mal gérées, mais j’étais loin de m’imaginer ce qui en est en réalité. En quelques semaines seulement la Commission permanente de révision des programmes a trouvé 2,3 milliards de dollars gaspillés annuellement. Si cinq commissaires, secondés par une douzaine de consultants et d’assistants peuvent trouver 2,3 milliards de gaspillages en quelques semaines de travail, sans même regarder les mastodontes de la santé et de l’éducation, imaginé l’ampleur réelle du problème.

Il y a tellement de programmes que personne ne sait exactement combien il y en a, à quoi ils servent et encore moins quels sont les chevauchements et les dédoublements entre les ministères et les organismes gouvernementaux. Des milliers de fonctionnaires travaillent sans relâche à gérer tous ces programmes sans se préoccuper de savoir s’ils servent à quelque chose, mais tout en s’assurant de protéger la chasse gardée de leur ministère ou organisme. C’est la tour de Babel à la sauce québécoise.

Dans ce premier rapport, la Commission a concentré ses efforts sur trois domaines en particulier : les transferts aux municipalités, les coûts du régime de garderies subventionnées et les subventions au régime de l’assurance stabilisation des agriculteurs.

Depuis dix ans le taux de croissance annuelle des dépenses municipales atteint près de 6 %. Plus du double de la somme de la croissance de la population et de l’inflation. Les fonctionnaires municipaux gagnent, incluant les avantages sociaux, 38 % de plus que les fonctionnaires provinciaux. Bien entendu, la comparaison aux employés des entreprises privées serait encore plus odieuse.

Mais pourquoi en serait-il autrement? Depuis 40 ans les élus municipaux achètent la paix syndicale en leur accordant le beurre et l’argent du beurre. Ensuite, ils vont pleurer à Québec pour renflouer les coffres de la ville en menaçant les élus d’augmenter les impôts fonciers et de les en blâmer s’ils refusent.  Il est vrai que la manie de Québec d’infantiliser les élus municipaux leur fournit une belle excuse. Mais, quelles que soient les raisons de ce fiasco, il est urgent de renverser la vapeur.

Les services de garde subventionnés sont devenus un puits sans fond.  Entre 2003-2004 et 2014-2015, la subvention gouvernementale aux services de garde  est passée de 1,3 milliard de dollars à 2,4 milliards de dollars, une augmentation de près de 80 %. Le coût moyen pondéré d’une place de garde subventionnée est passé de 36 $ par jour à près de 47 $ par jour, une hausse de près de 30 %, bien au-delà de l’inflation.

Mais le pire c’est qu’en maintenant les tarifs bas, le Québec se prive de 150 millions de transferts du gouvernement fédéral. C’est  irresponsable. Pour récupérer cet argent, il faudrait augmenter les tarifs à 35 $ par jour. À première vue cette augmentation peut paraître drastique, mais la plupart des familles y gagneraient. Les réductions et les crédits d’impôt leur permettraient de récupérer plus que la différence entre le tarif actuel et le tarif proposé.  Malheureusement, le gouvernement Couillard a manqué de courage et a préféré moduler les tarifs et les limiter à un maximum de 20 $ par jour. Résultat : le Québec perd 130 millions de transferts fédéraux. Il fallait seulement se pencher un peu pour les ramasser. Mais que voulez-vous la politique a ses raisons que la raison ne peut pas comprendre.

Les commissaires concluent que l’aide gouvernementale aux agriculteurs est trop généreuse. En pourcentage des recettes monétaires, elle est de 38 % supérieure à celle de l’Union européenne, de 36 % supérieure à celle des pays de l’OCDE, trois fois plus élevée qu’aux États-Unis et deux fois plus élevée que dans les autres provinces canadiennes. La Commission recommande donc de réduire de 300 millions de dollars les subventions à la Financière agricole.

De plus, ce programme a des effets pervers dommageables pour l’industrie agricole. Les entreprises rentables reçoivent une compensation supérieure à leur déficit réel, alors que la compensation est insuffisante pour les entreprises qui en ont vraiment besoin. Pire, plusieurs agriculteurs ne gèrent plus en fonction de l’amélioration de leur productivité, mais en fonction des critères du Programme d’assurance stabilisation.

Enfin, selon la Commission, il serait possible de réduire de dix milliards de dollars les dépenses de l’État simplement en ramenant les dépenses du Québec au même niveau que celui de l’Ontario. Pourquoi avons-nous plus de programmes, plus de fonctionnaires, plus de politiciens, plus de maires que les Ontariens? Sommes-nous mieux servis? Jouissons-nous d’une qualité de vie supérieure? À bien des égards, c’est plutôt le contraire.


Dix milliards,  c’est certainement un minimum, car l’État ontarien n’est pas particulièrement efficace dans sa gestion des fonds publics.

La réflexion du jour

Où se cache la fameuse austérité si le nombre de fonctionnaires augmente, si les dépenses de l’État continuent de croître et que la dette publique enfle continuellement ?--- Pierre Duhamel

04 décembre, 2014

La réflexion du jour

L'État québécois est trop gros, trop interventionniste et trop gourmand. De nouvelles solutions doivent être envisagées, car le Québécois moyen étouffe, l'économie québécoise souffre et le Québec sombre. L'État providence agonise et une nouvelle génération d'acteurs politiques prêts à mettre fin à ses souffrances se fait cruellement attendre.--- Sébastien St-François

03 décembre, 2014

Le premier rapport de la Commission Robillard

Mario Dumont et Jean Lapierre discutent du 1er rapport de la Commission Robillard, de la réaction gouvernementale et de celle des lobbies.


La réflexion du jour

Cachée derrière la néanmoins nécessaire séparation entre le politique et l’administration, mais surtout protégée par des conventions collectives aussi blindées qu’hallucinantes, la bureaucratie agit en toute opacité et en quasi impunité. La pire sanction en bureaucratie, c’est la tablette. À moins de tuer un ministre avec un pic à glace devant des caméras de télévision, les risques de congédiement sont quasi inexistants.--- Lise Ravary

02 décembre, 2014

La réflexion du jour

Passant d’une boîte vocale à une adjointe, on finit par aboutir au mauvais intervenant dans le mauvais département. Les parents finissent avec l’impression que la commission scolaire, comme bien d’autres bureaucraties, est bâtie de façon à ce que personne ne soit trop clairement responsable de quoi que ce soit.--- Mario Dumont

01 décembre, 2014

Le GIEC, un organisme politique

Si on compte le nombre de faussetés véhiculées par le GIEC, il devient évident que cet organisme n’a rien de scientifique.

Pour la première fois, des chercheurs ont mesuré l'épaisseur de la glace en Antarctique et contrairement à ce que dit le GIEC, la glace ne fond pas, au contraire, elle est plus épaisse que toutes les estimations.


La réflexion du jour

Quoi qu’il en soit, les pertes de Loto-Québec et de la SAQ nous enseignent que les monopoles d’État doivent ou s’abstenir ou être très parcimonieux dans leurs investissements à l’étranger. Certes, ils ont un savoir-faire, mais ils ne sont pas rompus aux pratiques de la concurrence.--- Francis Vailles

29 novembre, 2014

La réflexion du jour

On peut sourire et applaudir le maire Coderre pour avoir mis un terme à cette histoire ridicule. Le boulevard Saint-Laurent aura de belles couleurs à temps pour la période des fêtes et les citoyens en seront ravis. Mais il faudra bien qu’on se penche, à la ville, sur ces petites dérives de gestion au quotidien. Sinon, tôt ou tard, c’est le retour du cynisme et du désabusement qu’il faudra gérer. --- René Vézina