Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
06 avril, 2018
La réflexion du jour
Enfin, si vous êtes inquiet pour les générations à venir, sachez que vous pouvez envoyer un message au ministre des Finances en signant une lettre déjà rédigée, sur la page de notre site web.
Et si vous n’êtes pas encore convaincu de l’urgence de ralentir notre endettement collectif, j’ai un dernier chiffre pour vous : le temps de lire cette chronique, notre dette publique a déjà augmenté de 20 000 $.--- Jasmin Guénette
05 avril, 2018
La réflexion du jour
Tout en tenant compte des récentes mesures de réduction du fardeau fiscal, c’est finalement une somme supplémentaire nette de 12,3 milliards de dollars d’impôts, de taxes, de tarifs, de droits et permis que nous allons verser (en incluant cette année) dans les coffres du gouvernement Couillard durant son mandat.--- Michel Girard
04 avril, 2018
Non, les femmes ne gagnent pas moins que les hommes !
Non les femmes ne gagnent pas moins que les hommes à travail égal. Cette affirmation est biaisée.
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Par la rédaction de Contrepoints.
Les femmes reçoivent-elles un salaire inférieur en raison de leur sexe ? La réponse donnée à cette question est presque toujours positive et ils sont nombreux les médias et les politiciens pour dénoncer régulièrement cette « intolérable » discrimination – les femmes gagneraient jusqu’à un quart moins qu’un homme pour le même travail ! Mais cette dénonciation se fonde-t-elle une base réellement solide ?
Ces dernières années, de nombreuses études démontent justement cette idée généralement admise et montrent que les entreprises ne discriminent nullement les femmes et que les différences de salaires observées s’expliquent parfaitement par les différentes évolutions des carrières professionnelles selon le sexe.
ÉGALITÉ SALARIALE : DES CHIFFRES BIAISÉS ?
Ou pour le dire d’une autre manière : il n’existe pas de différence de salaire entre un homme et une femme à égalités de conditions (même niveau d’études, âge, expérience professionnelle, charges familiales, parcours professionnel, etc.)
Or, ce qui se passe de manière générale (rappelons qu’il s’agit seulement d’une question statistique, avec toutes les exceptions que l’on peut désirer), c’est que les hommes et les femmes ne participent pas de la même manière au marché du travail.
C’est pourquoi mesurer en bloc ce que gagnent les hommes et les femmes n’a aucun sens économique (même si l’on se focalise sur un secteur précis d’activité ou sur un certain niveau d’études). Si l’on n’introduit pas d’autres variables (fondamentalement la situation familiale et le parcours professionnel), les chiffres ne pourront qu’être biaisés.
DEUX ÉTUDES QUI TIENNENT COMPTE DES VARIABLES
Tenir compte donc de ces multiples variables qui modèlent le marché du travail, voilà ce qui a été fait dans deux des études les plus citées ces dernières années sur ce sujet.
Dans la première, « Why Laura isn’t CEO », Marianne Bertrand, a analysé, pour le compte de l’University of Chicago Booth School of Busines, l’évolution des salaires des diplômés MBA (destinés à devenir des cadres).
Dans la seconde, « What Do Wage Differentials Tell Us about Labor Market Discrimination ? », June O’Neill a étudié pour le National Bureau of Economic Research les raisons qui expliquent les différences de salaires entre hommes et femmes. Dans les deux cas, les conclusions furent identiques : il n’y a pas de différence quand les conditions sont identiques.
C’est ainsi que, par exemple, O’Neill a observé qu’aux États-Unis, en comparant les salaires des hommes et des femmes âgés de 35 à 45 ans, célibataires et sans enfant, celles-ci gagnaient légèrement plus. Alors que de son côté Bertrand explique que les différences de salaire s’expliquent principalement en tenant compte de l’expérience professionnelle et du nombre d’heures travaillées, sans que le sexe de l’employé représente une quelconque signification.
ET SI C’ÉTAIT UN CHOIX DES FEMMES ?
Comment comprendre alors les chiffres régulièrement avancés qui assurent que les femmes gagneraient de 20 à 25% moins que les hommes ? Parce que les hommes et les femmes n’ont pas la même expérience professionnelle ni ne travaillent le même nombre d’heures. Et cela essentiellement parce que tel était le choix de ces femmes.
Par ailleurs, l’étude réalisée pour la Chicago Booth University, qui se concentre uniquement sur les diplômés MBA (en théorie les plus susceptibles de connaître hauts salaires et brillantes carrières) montre que 10 ans après avoir reçu leur diplôme, 16% des femmes ne travaillent pas ou plus (parce qu’elles préféraient se consacrer à leur famille), contre 1% des hommes. Mais en plus 92% des hommes travaillaient à temps plein contre 62% des femmes. Et si l’on s’attache au temps de travail presté, on observe qu’après avoir été égal un an après la remise des diplômes celui-ci est, 10 ans plus tard, devenu de sept heures hebdomadaires supérieur en ce qui concerne les hommes (56,7 heures contre 49,3 pour les femmes).
Voilà le genre de différences de comportement sur le marché du travail qui expliquent le salaire moyen supérieur des hommes par rapport à celui des femmes, et non le sexe. Et voilà pourquoi les femmes quadragénaires célibataires américaines gagnent un peu plus que leurs homologues masculins.
ÂGE, MARIAGE, ENFANTS : VOILÀ L’EXPLICATION
En effet, s’agissant de deux échantillons homogènes, on peut supposer que ses membres ont eu un comportement similaire d’un point de vue professionnel et que, par conséquent, les salaires sont équivalents. Comme le montre le professeur Mark Jerry, de l’Université du Michigan, l’âge, le mariage et les enfants expliquent pratiquement toute la différence de salaire entre hommes et femmes. Et intuitivement, on discerne bien la logique que l’expérience corrobore. Plusieurs exemples de facteurs expliquant la différence salariale :
- la dangerosité de la tâche qui fait que ce sont plutôt les hommes qui sont le plus enclins à se porter volontaires pour le service de nuit dans certains secteurs ;
- le travail à temps partiel est très majoritairement le fait de femmes ;
- les femmes, comme le démontre l’étude de Bertrand, font beaucoup plus souvent usage que les hommes de l’interruption de carrière (essentiellement pour élever des enfants en bas âge) ;
- toujours selon l’étude de Bertrand, les hommes tendent à choisir des carrières qui exigent plus de temps de travail, mais qui sont également plus rémunératrices (comme le secteur financier), alors que les femmes choisissent souvent d’autres secteurs moins rémunérateurs (comme le marketing).
La conclusion que l’on peut tirer de ces études est que titrer un article de journal « Les femmes gagnent 20% de moins que les hommes pour effectuer le même travail » est parfaitement et abusivement biaisé. Certes, c’est une phrase choc qui permet d’attirer facilement l’attention, mais la logique et les statistiques rappellent qu’il y a beaucoup d’éléments à prendre en compte avant de lancer l’anathème sur les entrepreneurs supposément machistes ou sur une société entière prétendument discriminante.
Article déjà publié en octobre 2010.
La réflexion du jour
Le ministère de l’Environnement du Québec crée un problème au nom de la vertu et laisse les autres se débrouiller avec les conséquences. Il ne fait pas partie de la solution. Les agriculteurs avec les pesticides : nouvelle façon de faire, sortez votre chéquier et arrangez-vous. Milieux humides sur les terrains de Molson à Longueuil. Payez deux millions et tant pis !--- Mario Dumont
03 avril, 2018
La réflexion du jour
Le Québec est la province canadienne la moins libre sur le plan économique.
Notre fiscalité est plus élevée, la réglementation et la bureaucratie sont plus lourdes et le marché du travail est moins flexible.
01 avril, 2018
31 mars, 2018
La réflexion du jour
Suite à cet article, Hydro Québec a voulu rectifier le tir en affirmant ne pas fermer la porte aux entreprises de minage de cryptomonnaies, mais vouloir en fait chercher les « meilleurs joueurs ». On revient donc à la bonne vieille méthode gouvernementale de choisir les gagnants et les perdants, plutôt que de laisser les consommateurs, les entrepreneurs et les investisseurs s’exprimer.--- Jasmin Guénette
30 mars, 2018
La réflexion du jour
L’argent entre massivement parce que nous sommes massivement taxés. C’est le triste rappel du dernier budget : les Québécois paient des niveaux d’impôts et de taxes effarants. L’idée n’est pas d’accuser les libéraux d’avoir alourdi le fardeau fiscal : ils ont fait le contraire. C’est plutôt un rappel à tous les partis que la pompe qui siphonne dans nos poches est redoutable.--- Mario Dumont
29 mars, 2018
La réflexion du jour
Au lieu d’augmenter les dépenses, le gouvernement devrait baisser les impôts, qui sont très élevés au Québec.
28 mars, 2018
Réchauffement climatique : effondrement d'un mythe
LES SCIENTIFIQUES ABANDONNENT LA THÉORIE DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE POUR CELLE DU REFROIDISSEMENT GLOBAL
Par Lerebelle
Il y a peu de temps lors d’une discussion sur Facebook ayant pour sujet le réchauffement climatique, j’affichais clairement mes positions dans ce domaine, à savoir que tout ceci n’est que pure arnaque visant à creer un marché très juteux se reposant sur l’ignorance générale du peuple dans ce domaine, ce dernier faisant aveuglément confiance aux scientifiques (ce que ne sont pas les membres du GIEC).
J’ai dans cet échange d’opinions, eu droit aux foudres d’une illuminée dont la taille du rachis cervical devait être proche d’une cacahuète, m’affirmant en ces termes – sans pour autant citer la moindre source – que « 99% des scientifiques soutenaient la thèse du réchauffement… », me demandant également a demi mot et de manière hautaine qui étais-je pour aller à l’encontre de leurs avis ?
Ne lui en déplaise, plus le temps passe, et plus les preuves que cette théorie est fausse s’accumulent, et comme le dit très bien le titre qu’a adopté Résistance 71 pour cet article : « Encore un clou dans le cercueil du Réchauffement Climatique Anthropique… ». Le veilleur
« L’attention du débat public semble s’écarter de l’idée de la « pause » de 15-17 ans du réchauffement et se rapproche de l’idée d’un refroidissement depuis 2002… Les principaux acteurs du climat commencent à parler de la réalité du climat (à savoir le refroidissement), alors que la preuve empirique croissante continue à invalider la théorie du réchauffement sous les effets du CO2, le résultat de cela est un assouplissement du « consensus » » (Dr. Judith Curry)
Comme nous l’avons documenté dans des articles récents (ici, ici, ici, ici et ici), les sets de données de la température globale révèlent que depuis plus de la dernière décennie, les températures de la surface du globe ont stagné et qu’elles sont même plutôt en train d’entrer en phase de refroidissement à l’heure actuelle. Ceci s’est produit malgré une énorme addition de CO2 dans l’atmosphère durant cette même période.
Comme nous l’avons documenté dans des articles récents (ici, ici, ici, ici et ici), les sets de données de la température globale révèlent que depuis plus de la dernière décennie, les températures de la surface du globe ont stagné et qu’elles sont même plutôt en train d’entrer en phase de refroidissement à l’heure actuelle. Ceci s’est produit malgré une énorme addition de CO2 dans l’atmosphère durant cette même période.
Faisant face aux réalités empiriques, beaucoup de scientifiques du climat et d’autres chercheurs, questionnent maintenant le « consensus » de la théorie du rapport entre le CO2 et le réchauffement climatique anthropique (RCA), disant que les émissions de CO2 humaines produiront un réchauffement climatique global immédiat et dangereux et qu’au lieu de pousser le « réchauffement » politiquement correct, de plus en plus de recherches sont maintenant effectuées sur un refroidissement global.
Mais pourquoi de respectés chercheurs sur le climat chercheraient ils maintenant à agiter le spectre d’un refroidissement global et de ses méfaits potentiels ? Hum.. Peut-être cela a t’il quelque chose à voir avec le soleil non ?
Comme le montre le graphique de gauche, le cycle solaire actuel (#24) est un cycle très faible qui montre un déclin significatif de l’activité solaire. Comme tous les scientifiques le savent et l’admettent, une faible activité solaire a une forte association avec un refroidissement, pensez au type de refroidissement du type de celui du « petit âge glaciaire » passé.
La vaste majorité des scientifiques reconnaît maintenant que la Terre vient juste de faire l’expérience d’une période connus sous le nom de « Maximum Moderne » de l’activité solaire (regardez les deux graphiques solaires sur cette page). Le fait que les températures globales ont augmenté durant cette période mène beaucoup à conclure que peut-être les émissions humaines de CO2 ne sont pas une « influence majeure » sur le climat comme l’a affirmé le GIEC de l’ONU.
En fait, lorsque les scientifiques commencent à déconstruire les températures récentes, il devient rapidement évident que les niveaux de CO2 atmosphériques n’ont probablement rien à voir avec une « accélération » et un « dangereux » réchauffement climatique.
Ceci nous amène au second graphique en haut. Celui-ci peut aider à expliquer pourquoi de plus en plus de scientifiques du climat sont en tran de changer leurs croyances dans le « consensus » sur le RCA.
Ce graphique regroupe les niveaux mensuels de CO2 (points noirs) et le décompte des tâches solaires (courbe rouge/jaune) depuis 1979 et 10 ans de données (mois par mois) pour le RSS des températures de la basse atmosphère (colonnes bleues). L’ère des satellites nous a amené la première année de mesures mensuelles atmosphériques en 1979, ainsi les premières 10 premières années finiraient donc en Décembre 1989, là où les colonnes bleues commencent.
Qu’est-ce que ce graphique d’évidences empiriques indéniables et irréfutables nous suggère ?
1) « L’accélération » du réchauffement global a en fait décéléré en comparaison des pointes notées en 1998 et 2002, notez la décroissance de la solide ligne bleue.
2) Les tendances des plus récentes 10 années (colonnes bleues à l’extrême droite) sont devenues négatives, un refroidissement global de l’atmosphère s’est produit ces 10 dernières années +
3) Comme le graphique l’indique clairement, les tendances de température globale se sont effondrées depuis 2002 et pourtant les niveaux de CO2 atmosphériques continuent de grimper robustement (même atteignent des records)
4) La ligne de tendance marron nous montre le décompte des tâches solaires (un proxy pour l’activité solaire) et celle-ci a aussi décliné.
5) Les cycles solaires sont notés en bas du graphique et le cycle solaire actuel #24 est très faible en comparaison de ses prédécesseurs (cela confirme les données sur le graphique de gauche) « L’accélération » du réchauffement global a en fait décéléré en comparaison des pointes notées en 1998 et 2002, notez la décroissance de la solide ligne bleue.
Quand des scientifiques objectifs prennent connaissance de cette preuve empirique, ils concluent le plus probablement que les émissions humaines de CO2 n’ont rien à voir avec l’accélération des températures lorsqu’elles se produisent et que l’activité solaire est un facteur bien plus puissant des températures globales et qu’un refroidissement global est bien plus probale dans un futur proche, à moins que le soleil ne retourne à une activité près de la normale que notre civilisation expérimente depuis environ le début des années 1950 (voir le graphe de l’historique de l’activité solaire).
Donc… Nous sommes maintenant les témoins d’une métamorphose du « consensus » qui intègre bien plus de réalités climatiques, ce qui veut dire qu’encore plus de scientifiques vont abandonner la théorie CO2-RCA parce qu’elle n’est plus scientifiquement défendable. Ceci dit, oui, les émissions de CO2 ont quelques effets sur les températures de par leurs propriétés physiques, mais ceci n’est pas un impact important et il fait pâle figure comparé avec l’impact qu’a l’activité solaire.
Traduction par Résistance 71
27 mars, 2018
La réflexion du jour
Réglementation : le coût par employé est cinq fois plus élevé pour les petites entreprises que pour les grandes.
Il est temps d’alléger le fardeau réglementaire qui pèse sur les entreprises canadiennes.--- IÉDM
26 mars, 2018
La réflexion du jour
Ce qui nous amène à la question que je ne cesse de poser dans cette chronique : voulez-vous me dire pourquoi nos gouvernements et nos administrations municipales ne surveillent pas plus attentivement la façon dont on dépense notre argent ?
On a l’impression qu’on se dit : « Bof, de toute façon, l’argent public c’est comme le dentifrice : tu penses qu’il n’en reste plus, mais il y en a encore. T’as juste à presser un peu plus le contribuable... »--- Richard Martineau
25 mars, 2018
24 mars, 2018
La réflexion du jour
somme, les subventions aux voitures électriques partent sans doute de bonnes intentions, mais n’aident que très peu à atteindre les objectifs officiels de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), en plus d’être coûteuses et régressives, et finalement inutiles. C’est un mauvais programme qui devrait être abandonné avant qu’il n’entraîne plus de gaspillage. En bon québécois, c’est le temps de « tirer la plogue ».--- Germain Belzile
23 mars, 2018
La réflexion du jour
Or, dans le domaine de la planification à long terme, les gouvernements sont spécialement ineptes (on n’a qu’à penser à l’aéroport de Mirabel). Montréal a donc besoin d’un organisme responsable de la planification des transports pour toute la région. Celui-ci devrait relever directement du gouvernement du Québec et être suffisamment efficace pour avoir accès aux milliards que le gouvernement fédéral va investir dans les infrastructures québécoises au cours des prochaines années. --- Jean-Luc Landry, PDG de Gestion de portefeuille Landry
22 mars, 2018
La réflexion du jour
Ce risque financier demeure bien présent, donc, mais il est moins probable, par son ampleur, que le risque de voir les politiciens utiliser le Fonds à d’autres fins qu’au remboursement de la dette, en tout ou en partie. Et plus le magot grossit, grâce aux versements et aux rendements annuels, plus son détournement est tentant. --- Francis Vailles
21 mars, 2018
Les complices du communisme
Pourquoi le communisme est-il encore bien vu aujourd’hui, avec de valeureux complices de ses crimes dont les noms ornent les écoles, les bibliothèques et les plaques des rues ?
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- Par Jean-Baptiste Noé.
Un système totalitaire ne peut pas exister sans des associés. Il y a certes les bourreaux, et donc les victimes, mais surtout des complices. Ce sont eux qu’étudie Thierry Wolton dans son troisième et dernier tome de sa monumentale étude sur le communisme. Si les complices arrivent à la fin, ils sont en réalité les plus importants. Ils ont soutenu Lénine puis Staline et Brejnev.
Ils ont vanté les mérites de Mao et d’Ho Chi Minh, ils ont défendu le communisme dans des poèmes, des articles de journaux, sur les planches et dans les salles obscures.
Partout, ils ont établi une terreur intellectuelle, et notamment dans la presse, les écoles, les universités, pour faire croire que le communisme était l’avenir des hommes et pour cacher les massacres et les tueries. C’est là un des grands mystères du XXe siècle.
ANATOMIE DE LA COMPLICITÉ
Comment des hommes censés être intelligents ont-ils pu soutenir une telle idée et de tels crimes ? Pourquoi le communisme est-il encore bien vu aujourd’hui, avec de valeureux complices de ses crimes dont les noms ornent les écoles, les bibliothèques et les plaques des rues ?
En 1 200 pages d’un livre grand format, Thierry Wolton ausculte ces complices. Ils ont soutenu le tropisme maoïste, ils ont fait preuve de cécité volontaire, ils ont camouflé et défendu les crimes de masse. Louis Aragon, Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, pour ne citer que les principaux Français.
Ils ont eu des ministères, des chaires universitaires, des chaires médiatiques. On se souvient de Jean Daniel pourfendant Alexandre Soljenitsyne sur le plateau de Bernard Pivot. Ou encore Jean Ferrat, dans une chanson, reprochant à Jean d’Ormesson d’avoir évoqué les crimes du Viet Minh lors de la prise de Saïgon. Ils étaient aux ordres de Moscou et de leur idéologie. Ils ont fait croire au stalinisme pour excuser le communisme.
LE MENSONGE CONTINUE
Le mensonge continue, la négation des crimes aussi. L’Obs trouve cette trilogie un peu trop anti-communiste et reproche à l’auteur de ne pas traiter du dévoiement du communisme ni de l’universalité de la censure et de la répression.
C’est le refrain bien connu : le communisme est bon mais il a été dévoyé, et les crimes sont à minimiser car cela s’inscrit dans le même registre que les autres répressions.
Que près de trente ans après la chute de l’URSS un journaliste de L’Obs se croit encore obligé de défendre le communisme et de minimiser ses crimes de masse en dit long sur l’état de complicité qui s’est emparé des esprits.
Ce monumental livre, fruit de dizaines d’années de recherche, est donc passé presque inaperçu. Le silence et l’oubli sont les meilleurs alliés de la réécriture mémorielle, exactement comme pour les massacres de Katyn.
L’HORREUR DU SOCIALISME RÉEL
L’auteur cite de nombreux textes et documents pour justifier ses analyses. Relire les poèmes d’Aragon à la gloire du Goulag et du Guépéou fait froid dans le dos.
Occultation, négation, minimisation, exonération, tels sont les quatre ressorts utilisés par les socialistes pour passer outre les crimes contre l’humanité du communisme. Le travail de l’historien est aujourd’hui un travail de la mémoire.
Il devient urgent et essentiel d’exhumer ces textes et ces documents pour rappeler l’horreur vécu par le socialisme réel, au-delà de la propagande et des belles images.
****
Prélude au temps des cerises, Louis Aragon
Il s’agit de préparer le procès monstre
d’un monde monstrueux
Aiguisez demain sur la pierre
Préparez les conseils d’ouvriers et soldats
Constituez le tribunal révolutionnaire
J’appelle la Terreur du fond de mes poumons
Je chante le Guépéou qui se forme
en France à l’heure qu’il est
Je chante le Guépéou nécessaire de France
d’un monde monstrueux
Aiguisez demain sur la pierre
Préparez les conseils d’ouvriers et soldats
Constituez le tribunal révolutionnaire
J’appelle la Terreur du fond de mes poumons
Je chante le Guépéou qui se forme
en France à l’heure qu’il est
Je chante le Guépéou nécessaire de France
Je chante les Guépéous de nulle part et de partout
Je demande un Guépéou pour préparer la fin d’un monde
Demandez un Guépéou pour préparer la fin d’un monde
pour défendre ceux qui sont trahis
pour défendre ceux qui sont toujours trahis
Demandez un Guépéou vous qu’on plie et vous qu’on tue
Demandez un Guépéou
Il vous faut un Guépéou
Je demande un Guépéou pour préparer la fin d’un monde
Demandez un Guépéou pour préparer la fin d’un monde
pour défendre ceux qui sont trahis
pour défendre ceux qui sont toujours trahis
Demandez un Guépéou vous qu’on plie et vous qu’on tue
Demandez un Guépéou
Il vous faut un Guépéou
Vive le Guépéou véritable image de la grandeur matérialiste
Vive le Guépéou contre Dieu Chiappe et la Marseillaise
Vive le Guépéou contre le pape et les poux
Vive le Guépéou contre la résignation des banques
Vive le Guépéou contre les manoeuvres de l’Est
Vive le Guépéou contre la famille
Vive le Guépéou contre les lois scélérates
Vive le Guépéou contre le socialisme des assassins du type
Caballero Boncour Mac Donald Zoergibe
Vive le Guépéou contre tous les ennemis du prolétariat. »
Vive le Guépéou contre Dieu Chiappe et la Marseillaise
Vive le Guépéou contre le pape et les poux
Vive le Guépéou contre la résignation des banques
Vive le Guépéou contre les manoeuvres de l’Est
Vive le Guépéou contre la famille
Vive le Guépéou contre les lois scélérates
Vive le Guépéou contre le socialisme des assassins du type
Caballero Boncour Mac Donald Zoergibe
Vive le Guépéou contre tous les ennemis du prolétariat. »
Editions Denoël
1931
1931
Thierry Wolton, Une histoire mondiale du communisme, tome 3, Les complices, Grasset, 2017, 1453 pages.
La réflexion du jour
Concrètement, année après année, le gouvernement ne réussit
qu’à manquer de médecins et à faire attendre les patients.
Laisser tomber le contingentement artificiel et arbitraire du
nombre d’admissions et permettre à tous ceux qui en ont les
capacités d’étudier en médecine insufflerait une bonne dose
d’oxygène au système de santé québécois. Celui-ci pourrait
alors se développer au gré des besoins des patients, et non
selon les diktats des bureaucrates et des politiciens.--- Patrick Déry
20 mars, 2018
La réflexion du jour
Pendant qu’il venait chercher 2 milliards $ de plus en tarification des services publics, le gouvernement Couillard réduisait, lors de ses deux premières années, de 123 millions $ l’aide financière qu’il a accordée aux gens à faible revenu.--- Michel Girard
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