Bonjour Jason,
Je t’écris cette lettre dans l’espoir de te faire réfléchir et de t’ouvrir les yeux et le cœur sur le monde capitaliste qui t’entoure.
Je t’ai maintes fois répété que tu es un socialiste fini, car tes émotions dominent ta raison. Comme de nombreux Québécois, tu crois que la recherche de la satisfaction individuelle, une valeur inhérente au capitalisme, est antisociale et doit être dénoncée et condamnée. Pourtant, tu profites quotidiennement des bienfaits de ce même système capitaliste.
Tu as passé une très bonne nuit sachant que ton réveille-matin sonnerait à six heures pile. Il ne t’a coûté que quelques dollars, le fruit du travail de milliers d’individus, qui à travers les siècles ont voulu améliorer leur sort en cherchant à satisfaire les besoins de leurs concitoyens. Réalises-tu que dans une économie socialiste, comme tu le souhaites si souvent, ton réveille-matin n’aurait probablement pas vu le jour, car un petit fonctionnaire aurait jugé que ce n’était pas un produit essentiel au bonheur du bon peuple?
Après t’être extirpé des bras de Morphée, tu t’es laissé dorloter quelques minutes sous une bonne douche. N’as-tu jamais réfléchi au fait que c’est le capitalisme qui est à l’origine de ton confort? Les matériaux utilisés, le chauffe-eau, la tuyauterie, les robinets, etc. ont tous été inventés, fabriqués et installés par des scientifiques, ingénieurs et entrepreneurs à la recherche d’un défi. Ils ont persisté malgré les nombreuses embûches et difficultés que les interventionnistes se plaisent à inventer, car ils savaient que le succès leur apporterait de quoi vivre confortablement et peut-être la richesse.
Réalises-tu que les appareils et les ustensiles que tu as utilisés et les aliments que tu as mangés au petit déjeuner sont le fruit du travail de dizaines de milliers d’individus à la recherche de leur bonheur individuel? C’est merveilleux, non, en cherchant à satisfaire leurs besoins, ces inconnus t’apportent confort et plaisir. Dans l’histoire, aucun autre système n’a mieux réalisé ce défi que le capitalisme.
Je pourrais continuer ainsi à t’expliquer comment le capitalisme facilite tes moindres activités journalières, mais je crois que tu as bien compris ce que j’essaie de t’expliquer.
N’oublie surtout pas qu’en cherchant à satisfaire tes besoins, ce qui n’a rien d’égoïste, tu contribues au bonheur de tes concitoyens et surtout tu collabores à perpétuer le seul système économique qui améliore constamment le sort des humains.
Au plaisir de te lire à nouveau,
Serge
Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
30 septembre, 2011
La réflexion du jour
S'il est vrai que l'exploitation et les désastres naturels font reculer le couvert forestier, il est aussi vrai que les forêts ont la capacité de se régénérer. De plus, presque tous les pays du monde ont mis sur pied des programmes de reboisement. Les écolos «oublient» parfois de le dire.--- Claude Piché
Le chiffre du jour : 99,7 %
Le chiffre de 13,5 millions d'hectares peut sembler monstrueux; en réalité, il ne représente que 0,3% du couvert forestier de la planète. Autrement dit, depuis 20 ans, malgré tout ce que vous avez pu entendre dire sur l'erreur boréale, la destruction de la forêt amazonienne et l'anéantissement de la vie sauvage à Bornéo, la planète a pu conserver intact 99,7% de son couvert forestier. Vous avez bien lu: quatre-vingt-dix neuf virgule sept pour cent!!!
29 septembre, 2011
La réflexion du jour
Dans le débat actuel sur la corruption et la collusion dans l'industrie de la construction au Québec, on oublie souvent de mentionner le manque de prévoyance du gouvernement comme l'un des facteurs ayant pu mener à la multiplication des abus.
Lorsque je parle du manque de prévoyance du gouvernement, je ne parle pas que du gouvernement actuel mais du gouvernement en général, peu importe sa couleur politique. Qu'arrive-t-il lorsque préférant créer des programmes populaires mais dispendieux, le gouvernement aux prises avec une contrainte budgétaire implacable, néglige des années durant les investissements de base dans les infrastructures de transport et dans l'entretien des écoles et des hôpitaux? --- Martin Coiteux
Lorsque je parle du manque de prévoyance du gouvernement, je ne parle pas que du gouvernement actuel mais du gouvernement en général, peu importe sa couleur politique. Qu'arrive-t-il lorsque préférant créer des programmes populaires mais dispendieux, le gouvernement aux prises avec une contrainte budgétaire implacable, néglige des années durant les investissements de base dans les infrastructures de transport et dans l'entretien des écoles et des hôpitaux? --- Martin Coiteux
Le chiffre du jour : 8 G$
Eh bien, il arrive ce qui finit par arriver au propriétaire de la maison dont la toiture ancienne ne coule pas encore et qui préfère partir en vacances, année après année. Un jour, la toiture coule au beau milieu de l'hiver et il doit de toute urgence trouver le réparateur qui aura beau jeu de lui facturer ce qu'il veut. C'est un peu ce qui arrive au gouvernement du Québec qui a dû de toute urgence hausser ses dépenses en infrastructures de près de 8 milliards de dollars par année dont plus de la moitié ne vise qu'à les maintenir sécuritaires et fonctionnelles.
28 septembre, 2011
Santé, abattre le monopole
Au monopole de la santé, les choses bougent à la vitesse d’un glacier et encore….Si je devais faire un pari, j’opterais pour le glacier. Au moins, je serais certain qu’il ne changera pas d’idée en cours de route.
Dès son arrivée à la tête du ministère de la Santé, le ministre Yves Bolduc faisait la promotion de la méthode Toyota pour régler l’inefficacité proverbiale du ministère.
Trois ans plus tard, il annonce l’implantation de la méthode Lean Healthcare Six Sigma, basée sur la méthode Toyota, dans trois centres hospitaliers pour une période d’essais de trois ans. En 2010, il y avait 117 centres hospitaliers au Québec. Au rythme de trois centres au trois ans, le projet sera complété en 2 128! Gageons que la méthode Toyota ne sera plus à la mode à cette date.
Mais pourquoi est-ce si difficile de faire bouger les choses? Est-ce parce que le chiffre trois est le nombre fétiche du ministre : après trois ans à la barre, trois centres hospitaliers, un essai de trois ans? Est-ce parce que le ministère est devenu une tour de Babel? Est-ce parce qu’il est humainement impossible de gérer une organisation aussi complexe qui répond avant tout aux intérêts des groupes qui la composent?
J’opte pour la complexité artificiellement imposée par le corporatisme des ordres professionnels et des syndicats et au manque de volonté politique du gouvernement Charest.
Regardons de plus près au processus qu’a dû suivre le ministère pour choisir les trois centres hospitaliers qui feront partie de l’expérience.
Dans un premier temps, par voie d’appels d’offres, le ministère a embauché DMR pour accompagner les établissements tout au cours de l’expérience.
Ensuite, les centres hospitaliers ont été invités à soumettre leur candidature. Mais attention, tous ne sont pas éligibles. Les bureaucrates du ministère ont dressé une liste des critères requis.
Enfin, les agences de santé, ces monstres bureaucratiques qui servent de traducteurs entre le ministère et les centres hospitaliers, ont la lourde tâche de recommander un seul hôpital par agence.
Pouvez-vous imaginer ce que ce processus exige en ressources humaines et en temps? Des heures, pardon des semaines, de rencontres, consultations, lobbying, protestations, etc.
Dans un tel environnement, aucun être humain ne pourrait faire mieux que le ministre Bolduc.
La solution : abattre le monopole.
Dès son arrivée à la tête du ministère de la Santé, le ministre Yves Bolduc faisait la promotion de la méthode Toyota pour régler l’inefficacité proverbiale du ministère.
Trois ans plus tard, il annonce l’implantation de la méthode Lean Healthcare Six Sigma, basée sur la méthode Toyota, dans trois centres hospitaliers pour une période d’essais de trois ans. En 2010, il y avait 117 centres hospitaliers au Québec. Au rythme de trois centres au trois ans, le projet sera complété en 2 128! Gageons que la méthode Toyota ne sera plus à la mode à cette date.
Mais pourquoi est-ce si difficile de faire bouger les choses? Est-ce parce que le chiffre trois est le nombre fétiche du ministre : après trois ans à la barre, trois centres hospitaliers, un essai de trois ans? Est-ce parce que le ministère est devenu une tour de Babel? Est-ce parce qu’il est humainement impossible de gérer une organisation aussi complexe qui répond avant tout aux intérêts des groupes qui la composent?
J’opte pour la complexité artificiellement imposée par le corporatisme des ordres professionnels et des syndicats et au manque de volonté politique du gouvernement Charest.
Regardons de plus près au processus qu’a dû suivre le ministère pour choisir les trois centres hospitaliers qui feront partie de l’expérience.
Dans un premier temps, par voie d’appels d’offres, le ministère a embauché DMR pour accompagner les établissements tout au cours de l’expérience.
Ensuite, les centres hospitaliers ont été invités à soumettre leur candidature. Mais attention, tous ne sont pas éligibles. Les bureaucrates du ministère ont dressé une liste des critères requis.
Enfin, les agences de santé, ces monstres bureaucratiques qui servent de traducteurs entre le ministère et les centres hospitaliers, ont la lourde tâche de recommander un seul hôpital par agence.
Pouvez-vous imaginer ce que ce processus exige en ressources humaines et en temps? Des heures, pardon des semaines, de rencontres, consultations, lobbying, protestations, etc.
Dans un tel environnement, aucun être humain ne pourrait faire mieux que le ministre Bolduc.
La solution : abattre le monopole.
La réflexion du jour
Nous avons développé ici (ndlr : au Québec) un mépris de la loi, et une complaisance face aux responsabilités individuelles qui n'ont d'égal que notre tolérance de la médiocrité et de «l'à-peu-près». --- Benoît Aubin
Le chiffre du jour : 5 600
Les ouvriers savent tous qu'il se «passe des affaires» sur les chantiers et dans les syndicats. Pas un mot. Aux transports, 5 600 fonctionnaires n'ont rien vu, ou rien dit. Les politiciens ne veulent pas savoir si leur financement est moral, pourvu qu'il soit légal. Nous vivons dans une société surtaxée qui n'en donne à personne pour son argent, une société plus intéressée à protéger ses acquis qu'à bâtir l'avenir : un milieu propice à ce type de cancer.
27 septembre, 2011
Subventions : les perles du 17 au 23 septembre 2011
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Cette semaine, les retours d’ascenseur sont légion : la Brasserie Licorne (1,8 M$), Usinage numérique H.B. (54 800 $), Télescope Normand Fullum (64 984 $), Pierre et Monuments St-Marc (100 000 $)….Et un beigne avec ça!
_______________________
1 784 475 $
À la Brasserie Licorne Québec
Depuis 2003, Brasserie Licorne Québec, une division de la multinationale Karlsberg, importait de France et commercialisait les produits de la gamme de bières et de boissons alcooliques Boris. L’entreprise les fabrique dorénavant à Saint-Hyacinthe, dans une nouvelle usine, opérationnelle depuis le mois d’août. Québec a contribué pour près de la moitié du coût total du projet évalué à 4,2 M$.
4,44 M$
Au Consortium de recherche en plasturgie et composites du Québec
Fondé en 2008, le CRPCQ est un regroupement sectoriel de recherche industrielle couvrant les secteurs des plastiques, des composites et des élastomères. Le consortium a pour mission d’augmenter la compétitivité de cette industrie grâce à l’innovation et à l’amélioration des connaissances collectives de ses membres.
3,7 M$
Au Petit Séminaire de Québec
Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine donne son accord de principe, pour une somme de 3,7 M$, pour la réalisation de travaux majeurs de restauration au Petit Séminaire de Québec.
1,366 M$
Pour la recherche et l’innovation en production et en transformation laitières
Le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et Novalait annoncent la signature d’une nouvelle entente de partenariat pour l’innovation en production et en transformation laitières. Cette entente vise à financer des projets de recherche qui contribueront à améliorer la compétitivité des entreprises de production et de transformation laitières du Québec.
54 800 $
À Usinage numérique H.B.
Un prêt est accordé à l’entreprise de Dolbeau-Mistassini pour lui permettre d’acquérir de nouveaux équipements d’usinage et de coupe numérique. L’entreprise souhaite augmenter sa capacité de production pour répondre à la demande croissante de ses clients.
177 000 $
Au Marathon Oasis de Montréal
L’édition 2011 du Marathon, qui attire des milliers de coureurs d’élite, se tenait ce dimanche dans les rues de Montréal.
64 984 $
À Télescopes Normand Fullum
Subvention accordée à cette entreprise de Hudson spécialisée dans la conception et la fabrication de télescopes artisanaux. Grâce à cette contribution financière, TNF réalisera un prototype de télescope de grande dimension qui servira à l’observation astronomique en mode réel.
100 000 $
À Pierre et Monuments St-Marc
Un prêt est accordé pour le démarrage de cette entreprise de Saint-Marc-des-Carrières. Cet appui a permis aux promoteurs d’acheter un bâtiment, en plus d’acquérir des équipements et des outillages.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Cette semaine, les retours d’ascenseur sont légion : la Brasserie Licorne (1,8 M$), Usinage numérique H.B. (54 800 $), Télescope Normand Fullum (64 984 $), Pierre et Monuments St-Marc (100 000 $)….Et un beigne avec ça!
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1 784 475 $
À la Brasserie Licorne Québec
Depuis 2003, Brasserie Licorne Québec, une division de la multinationale Karlsberg, importait de France et commercialisait les produits de la gamme de bières et de boissons alcooliques Boris. L’entreprise les fabrique dorénavant à Saint-Hyacinthe, dans une nouvelle usine, opérationnelle depuis le mois d’août. Québec a contribué pour près de la moitié du coût total du projet évalué à 4,2 M$.
4,44 M$
Au Consortium de recherche en plasturgie et composites du Québec
Fondé en 2008, le CRPCQ est un regroupement sectoriel de recherche industrielle couvrant les secteurs des plastiques, des composites et des élastomères. Le consortium a pour mission d’augmenter la compétitivité de cette industrie grâce à l’innovation et à l’amélioration des connaissances collectives de ses membres.
3,7 M$
Au Petit Séminaire de Québec
Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine donne son accord de principe, pour une somme de 3,7 M$, pour la réalisation de travaux majeurs de restauration au Petit Séminaire de Québec.
1,366 M$
Pour la recherche et l’innovation en production et en transformation laitières
Le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et Novalait annoncent la signature d’une nouvelle entente de partenariat pour l’innovation en production et en transformation laitières. Cette entente vise à financer des projets de recherche qui contribueront à améliorer la compétitivité des entreprises de production et de transformation laitières du Québec.
54 800 $
À Usinage numérique H.B.
Un prêt est accordé à l’entreprise de Dolbeau-Mistassini pour lui permettre d’acquérir de nouveaux équipements d’usinage et de coupe numérique. L’entreprise souhaite augmenter sa capacité de production pour répondre à la demande croissante de ses clients.
177 000 $
Au Marathon Oasis de Montréal
L’édition 2011 du Marathon, qui attire des milliers de coureurs d’élite, se tenait ce dimanche dans les rues de Montréal.
64 984 $
À Télescopes Normand Fullum
Subvention accordée à cette entreprise de Hudson spécialisée dans la conception et la fabrication de télescopes artisanaux. Grâce à cette contribution financière, TNF réalisera un prototype de télescope de grande dimension qui servira à l’observation astronomique en mode réel.
100 000 $
À Pierre et Monuments St-Marc
Un prêt est accordé pour le démarrage de cette entreprise de Saint-Marc-des-Carrières. Cet appui a permis aux promoteurs d’acheter un bâtiment, en plus d’acquérir des équipements et des outillages.
La réflexion du jour
«Le syndicalisme se porte bien», admettait le président de la FTQ, Michel Arsenault, dans un cahier spécial consacré au 1er mai. L’immuable patron de la CSQ, Réjean Parent, avouait dans les mêmes pages que, malgré la crise financière, les enseignants avaient obtenu aux dernières négociations un «règlement qui se compare aux meilleurs règlements du passé». Qui peut en dire autant par les temps qui courent? --- Michel Hébert
Le chiffre du jour : 800 M$
Quand la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, annonce des «compressions de 800 millions», les protestations fusent de toutes parts, surtout du côté syndical. Le pire nous est annoncé. Les «coupures» font la manchette, on demande quasiment l’intervention de la Croix Rouge.
Pourtant, les budgets consentis à l’onusienne administration québécoise ne sont pas réduits de 800 millions. On empêche plutôt qu’ils gonflent de 800 millions au-delà de la limite autorisée.
Pourtant, les budgets consentis à l’onusienne administration québécoise ne sont pas réduits de 800 millions. On empêche plutôt qu’ils gonflent de 800 millions au-delà de la limite autorisée.
26 septembre, 2011
La réflexion du jour
De manière générale, les cinq pays les plus généreux en matière de financement public de la R-D (Corée du Sud, Canada, États-Unis, Belgique, France) affichent une efficacité inférieure à la moyenne des pays membres étudiés. À l'inverse, les champions en matière de dépôts de demandes de brevets - la Suède, la Suisse et la Finlande - consacrent une plus faible proportion de leur PIB au financement public de la R-D. C'est le secteur privé qui prend alors le relais. --- Robert Gagné, directeur du Centre sur la productivité et la prospérité de HEC Montréal
(NDLR : Un autre exemple qui démontre que l'interventionisme étatique nuit à l'économie. Si seulement les politiciens pouvaient comprendre cela.)
(NDLR : Un autre exemple qui démontre que l'interventionisme étatique nuit à l'économie. Si seulement les politiciens pouvaient comprendre cela.)
Le chiffre du jour : 18e rang
Plus spécifiquement, cette recherche nous apprend que le gouvernement canadien consacre l'équivalent de 0,24 % de son PIB à la R-D, ce qui le place au deuxième rang des pays de l'OCDE les plus généreux, après la Corée du Sud. En dépit de cette aide considérable, le pays se classe parmi les derniers quand vient le moment d'enregistrer des brevets. Ainsi, en vertu du Traité de coopération en matière de brevets, le Canada n'a effectué que 75 demandes de brevets par million d'habitants en 2008. Cette piètre performance le relègue au 18e rang parmi les 22 pays étudiés.
De son côté, le Québec affiche des résultats très similaires. En 2007, le gouvernement provincial a consacré à la R-D l'équivalent de 0,26 % de son PIB et n'a enregistré que 83 demandes de brevets par million d'habitants, obtenant ainsi un score légèrement supérieur à la moyenne canadienne.
25 septembre, 2011
La réflexion du jour
Des chroniques sur la théorie des groupes d’intérêt? C’est ennuyeux. Mais constater de visu, à la télé ou dans les journaux, à quel point on détourne votre argent durement gagné, tout en vous riant en plein visage, ça secoue. Comme voir des gens bien connectés à l’appareil politique s’enrichir pendant qu’on vous bombarde de nouvelles taxes. --- David Descôteaux
Le chiffre du jour : 8 G $
Soyons réalistes : le cancer est loin de se limiter à l’industrie de la construction, ou à la mafia. Comment peut-on s’endetter de 8 milliards par année, tout en ayant des services médiocres, qui dépérissent — routes, hôpitaux, écoles? Ça prend un sacré gaspillage. Un sacré détournement des fonds publics, à plusieurs endroits.
24 septembre, 2011
La réflexion du jour
Reste un joueur dans cette partie (ndlr : corruption dans l'industrie de la construction) qui semble au-dessus de la mêlée et à l'abri de la colère du peuple : la fonction publique.
Les fonctionnaires sont là pour faire fonctionner le gouvernement, justement. Ils sont protégés par une sécurité d'emploi en béton et des syndicats militants.
Ils n'ont rien vu ?
Et ils n'ont rien vu ? Rien remarqué d'anormal dans les opérations, les factures ? Rien trouvé d'inquiétant ou de suspect dans l'état des infrastructures ?
Ou alors, ils ont vu, mais se sont tus ? Ont pris leur trou ? N'ont pas fait de vagues ? --- Benoît Aubin
Les fonctionnaires sont là pour faire fonctionner le gouvernement, justement. Ils sont protégés par une sécurité d'emploi en béton et des syndicats militants.
Ils n'ont rien vu ?
Et ils n'ont rien vu ? Rien remarqué d'anormal dans les opérations, les factures ? Rien trouvé d'inquiétant ou de suspect dans l'état des infrastructures ?
Ou alors, ils ont vu, mais se sont tus ? Ont pris leur trou ? N'ont pas fait de vagues ? --- Benoît Aubin
Le chiffre du jour : 5688
Les 5688 fonctionnaires des Transports nous laissent avec une question sans réponse : les choses seraient-elles vraiment pires aujourd'hui s'ils étaient beaucoup moins nombreux-mais faisaient leur travail?
23 septembre, 2011
La grève
Revue de livre par Emmanuel Martin
La Grève : Atlas Shrugged [Broché], Ayn Rand (Auteur), Sophie Bastide-Foltz (Traduction)
Le 19 septembre 2011 - Une société qui s’écroule, une économie qui régresse, des appels à toujours plus de contrôles politiques pour juguler ce déclin, la situation actuelle a un goût de déjà-vu. Bien sûr on pense à la crise 1929. Mais c’est en fait à un livre qu’il est fait référence ici. Il s’agit d’Atlas Shrugged de la philosophe russo-américaine Ayn Rand. Ce livre est devenu un classique pour des millions de lecteurs anglophones. L’ouvrage sortira dans la langue de Molière en France cette semaine, le 22 septembre, sous le titre « La grève » .
Atlas shrugged est une fiction politico-philosophique. Il décrit l’écroulement d’une société par la corruption du politique mais surtout de la philosophie. On y voit des philosophes verbeux bavasser et distiller des théories incohérentes où les notions de vérité et de réalité n’ont plus leur place. A bien des égards, l’influence philosophique de Rand, qui se fait la critique de ces mouvements philosophiques que l’on nommerait aujourd’hui « post-modernes », vient d’Aristote et du réalisme : l’idée que, dans les sciences humaines et la politique, l’on ne peut pas ignorer certaines lois de réalité, que l’on ne peut pas ignorer qu’une cause produira un effet, que détruire certaines institutions permettant de donner les incitations aux hommes de se conduire en êtres responsables empêchera la société de fonctionner.
Dans Atlas shrugged, le collectivisme qui entend régenter la société et imposer un ordre moral « altruiste » supérieur a pour effet de miner le principe de responsabilité individuelle qui est en réalité le plus sûr guide pour orienter l’activité économique et sociale. La triste ironie est que le collectivisme et ses partisans mettent leurs échecs patents sur le dos du système même qu’ils empêchent de faire fonctionner, et le régentent d’autant pour en corriger les soi-disants « défauts ». Au prétexte de l’égalitarisme les prix sont contrôlés, et ne véhiculent plus les signaux sur la réalité des raretés, entraînant ici des surproductions, là des pénuries. Les décisions d’investissements sont orientées par la « sagesse » politique et débouchent en fait sur le copinage, la mauvaise gestion et les gaspillages. Peu à peu les entrepreneurs, boucs émissaires par excellence, fuient le pays. Ce sont eux les « Atlas » qui font bouger le monde, qui créent la valeur en innovant dans des techniques et services. Lorsqu’ils fuient, le monde s’écroule.
Rand trouve sans nul doute son inspiration dans son expérience personnelle puisqu’elle avait fui l’URSS dans les années 20. Le côté quelque peu caricatural de ses personnages au début du récit s’efface peu à peu au fil de l’histoire pour laisser apparaître des âmes complexes. Tel Balzac elle capture l’essence d’une comédie humaine moderne, ou « post-moderne » : on y voit des pseudo-intellectuels à la recherche de statut, des politiciens en quête de pouvoir usant d'arguments soi-disant altruistes, des entrepreneurs véreux qui cherchent à se protéger de leurs concurrents grâce à leurs amis politiciens, et au milieu des entrepreneurs intègres qui ont parfois du mal à comprendre ce qui se passe. C'est finalement l'histoire de ces derniers que l'on suit, tels des héros se battant contre un ennemi qu'ils mettent du temps à définir. Les peintures psychologiques dans le récit rendent explicites des intuitions que nous éprouvons tous un jour ou l’autre.
Chez Rand, la défense de l’égoïsme contre l’altruisme imposé ne doit pas choquer : elle est en réalité fondamentalement morale. Cette conception de l’égoïsme, bien plus riche qu’il n’y paraît au premier abord, est étonnamment moderne puisqu’on la retrouve chez certains psychologues actuels qui voient les causes de nombreuses pathologies dans la négation de l'individualité autonome. Cette conception se recoupe largement avec la responsabilité personnelle et l’esprit de service. Il y a donc aussi une dimension qui rapproche ici Rand d’Adam Smith : c’est en se concentrant sur soi-même, non par nombrilisme mais par construction de son individualité, qu’on rend bien souvent le mieux service aux autres.
Le parallèle entre la société collectivisée en déclin dépeinte par Rand et la situation actuelle n’est pas si osé qu’on peut le croire.
A bien des égards en effet la crise depuis 2008 trouve ses sources dans la politisation de relations économiques, dans le détournement de la responsabilité individuelle, aux Etats-Unis comme en Europe. On pense ici bien sûr, lors de la bulle qui a mené à la crise de 2008, à Fannie Mae et Freddie Mac, ces institutions de refinancement hypothécaire qui avaient des objectifs politisés, au delà de toute rationalité économique. On pense aussi au Community Reinvestment Act qui pouvait forcer des institutions de crédit à prêter aux moins favorisés, sous peine d’être poursuivis pour discrimination. Au nom de l’altruisme forcé on a faussé les règles du jeu économique et créé le chaos. De même en corrompant le concept même de monnaie, on a manipulé les taux d’intérêt pour doper l’économie, faisant fi des lois de la réalité qui veut que cela soit l’épargne qui finance la croissance et pas le crédit ex nihilo. Avec des messages répétés de dirigeants de la politique monétaire expliquant que si les gains sont privatisés lorsque tout va bien, les pertes seront mutualisées en cas d’éclatement de bulle (ce qui s’est par la suite effectivement passé), on a gommé la responsabilité professionnelle, essentielle à la finance, et facilité la prise de risque déraisonnable et irresponsable.
Et c'est avec une dose supplémentaire de collectivisme que l'on a répondu à ces erreurs collectivistes. D’où la crise des dettes souveraines, à laquelle on veut répondre à nouveau par des solutions collectivistes. Les eurobonds sont par exemple une institutionnalisation de l’irresponsabilité qui a mené le système au bord du précipice. Qu’est-ce que la crise grecque ? Des politiciens corrompus et bureaucratie inefficace de privilégiés, baignant dans leur irresponsabilité dans la gestion des deniers publics et cherchant à faire payer les autres pour les conséquences financières de leurs erreurs et leurs privilèges – au nom de la « solidarité » !
Ainsi, alors que dans de nombreux pays dans le monde on s’enfonce dans le refus des lois de la réalité et dans la promotion accrue de l’irresponsabilité, relire Atlas shrugged de Rand est sans doute salutaire. Cet ouvrage majeur avait été traduit en français il y a fort longtemps en Suisse et n’a malheureusement plus été édité dans cette langue pendant une cinquantaine d’années. Le revoilà donc disponible, ce qui est une grande nouvelle.
La Grève : Atlas Shrugged [Broché], Ayn Rand (Auteur), Sophie Bastide-Foltz (Traduction)
Le 19 septembre 2011 - Une société qui s’écroule, une économie qui régresse, des appels à toujours plus de contrôles politiques pour juguler ce déclin, la situation actuelle a un goût de déjà-vu. Bien sûr on pense à la crise 1929. Mais c’est en fait à un livre qu’il est fait référence ici. Il s’agit d’Atlas Shrugged de la philosophe russo-américaine Ayn Rand. Ce livre est devenu un classique pour des millions de lecteurs anglophones. L’ouvrage sortira dans la langue de Molière en France cette semaine, le 22 septembre, sous le titre « La grève » .
Atlas shrugged est une fiction politico-philosophique. Il décrit l’écroulement d’une société par la corruption du politique mais surtout de la philosophie. On y voit des philosophes verbeux bavasser et distiller des théories incohérentes où les notions de vérité et de réalité n’ont plus leur place. A bien des égards, l’influence philosophique de Rand, qui se fait la critique de ces mouvements philosophiques que l’on nommerait aujourd’hui « post-modernes », vient d’Aristote et du réalisme : l’idée que, dans les sciences humaines et la politique, l’on ne peut pas ignorer certaines lois de réalité, que l’on ne peut pas ignorer qu’une cause produira un effet, que détruire certaines institutions permettant de donner les incitations aux hommes de se conduire en êtres responsables empêchera la société de fonctionner.
Dans Atlas shrugged, le collectivisme qui entend régenter la société et imposer un ordre moral « altruiste » supérieur a pour effet de miner le principe de responsabilité individuelle qui est en réalité le plus sûr guide pour orienter l’activité économique et sociale. La triste ironie est que le collectivisme et ses partisans mettent leurs échecs patents sur le dos du système même qu’ils empêchent de faire fonctionner, et le régentent d’autant pour en corriger les soi-disants « défauts ». Au prétexte de l’égalitarisme les prix sont contrôlés, et ne véhiculent plus les signaux sur la réalité des raretés, entraînant ici des surproductions, là des pénuries. Les décisions d’investissements sont orientées par la « sagesse » politique et débouchent en fait sur le copinage, la mauvaise gestion et les gaspillages. Peu à peu les entrepreneurs, boucs émissaires par excellence, fuient le pays. Ce sont eux les « Atlas » qui font bouger le monde, qui créent la valeur en innovant dans des techniques et services. Lorsqu’ils fuient, le monde s’écroule.
Rand trouve sans nul doute son inspiration dans son expérience personnelle puisqu’elle avait fui l’URSS dans les années 20. Le côté quelque peu caricatural de ses personnages au début du récit s’efface peu à peu au fil de l’histoire pour laisser apparaître des âmes complexes. Tel Balzac elle capture l’essence d’une comédie humaine moderne, ou « post-moderne » : on y voit des pseudo-intellectuels à la recherche de statut, des politiciens en quête de pouvoir usant d'arguments soi-disant altruistes, des entrepreneurs véreux qui cherchent à se protéger de leurs concurrents grâce à leurs amis politiciens, et au milieu des entrepreneurs intègres qui ont parfois du mal à comprendre ce qui se passe. C'est finalement l'histoire de ces derniers que l'on suit, tels des héros se battant contre un ennemi qu'ils mettent du temps à définir. Les peintures psychologiques dans le récit rendent explicites des intuitions que nous éprouvons tous un jour ou l’autre.
Chez Rand, la défense de l’égoïsme contre l’altruisme imposé ne doit pas choquer : elle est en réalité fondamentalement morale. Cette conception de l’égoïsme, bien plus riche qu’il n’y paraît au premier abord, est étonnamment moderne puisqu’on la retrouve chez certains psychologues actuels qui voient les causes de nombreuses pathologies dans la négation de l'individualité autonome. Cette conception se recoupe largement avec la responsabilité personnelle et l’esprit de service. Il y a donc aussi une dimension qui rapproche ici Rand d’Adam Smith : c’est en se concentrant sur soi-même, non par nombrilisme mais par construction de son individualité, qu’on rend bien souvent le mieux service aux autres.
Le parallèle entre la société collectivisée en déclin dépeinte par Rand et la situation actuelle n’est pas si osé qu’on peut le croire.
A bien des égards en effet la crise depuis 2008 trouve ses sources dans la politisation de relations économiques, dans le détournement de la responsabilité individuelle, aux Etats-Unis comme en Europe. On pense ici bien sûr, lors de la bulle qui a mené à la crise de 2008, à Fannie Mae et Freddie Mac, ces institutions de refinancement hypothécaire qui avaient des objectifs politisés, au delà de toute rationalité économique. On pense aussi au Community Reinvestment Act qui pouvait forcer des institutions de crédit à prêter aux moins favorisés, sous peine d’être poursuivis pour discrimination. Au nom de l’altruisme forcé on a faussé les règles du jeu économique et créé le chaos. De même en corrompant le concept même de monnaie, on a manipulé les taux d’intérêt pour doper l’économie, faisant fi des lois de la réalité qui veut que cela soit l’épargne qui finance la croissance et pas le crédit ex nihilo. Avec des messages répétés de dirigeants de la politique monétaire expliquant que si les gains sont privatisés lorsque tout va bien, les pertes seront mutualisées en cas d’éclatement de bulle (ce qui s’est par la suite effectivement passé), on a gommé la responsabilité professionnelle, essentielle à la finance, et facilité la prise de risque déraisonnable et irresponsable.
Et c'est avec une dose supplémentaire de collectivisme que l'on a répondu à ces erreurs collectivistes. D’où la crise des dettes souveraines, à laquelle on veut répondre à nouveau par des solutions collectivistes. Les eurobonds sont par exemple une institutionnalisation de l’irresponsabilité qui a mené le système au bord du précipice. Qu’est-ce que la crise grecque ? Des politiciens corrompus et bureaucratie inefficace de privilégiés, baignant dans leur irresponsabilité dans la gestion des deniers publics et cherchant à faire payer les autres pour les conséquences financières de leurs erreurs et leurs privilèges – au nom de la « solidarité » !
Ainsi, alors que dans de nombreux pays dans le monde on s’enfonce dans le refus des lois de la réalité et dans la promotion accrue de l’irresponsabilité, relire Atlas shrugged de Rand est sans doute salutaire. Cet ouvrage majeur avait été traduit en français il y a fort longtemps en Suisse et n’a malheureusement plus été édité dans cette langue pendant une cinquantaine d’années. Le revoilà donc disponible, ce qui est une grande nouvelle.
La réflexion du jour
Le gouvernement aura beau mettre en place une armée à la CCQ pour s'occuper du placement, ajouter des membres externes au conseil d'administration de l'organisation, modifier le régime de négociation et de votation, ces problèmes majeurs ne se résoudront pas. Seule une commission d'enquête aurait permis d'avoir un portrait global de l'industrie et des ratés étalés sur la place publique depuis deux ans, notamment l'octroi des contrats publics et le financement des partis politiques.--- Brigitte Breton
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