Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
17 août, 2010
La pensée du jour
Les gouvernements sont de mauvais administrateurs d'argent. Les dirigeants de tous les pays du monde parlent «des deux côtés de la bouche». D'un côté, c'est pour expliquer que les gouvernements sont pauvres, qu'ils manquent d'argent pour les services essentiels comme la santé ou l'éducation et qu'il va falloir que le bon peuple se serre la ceinture parce que la crise économique est encore là et que les gouvernements se doivent de donner l'exemple. De l'autre côté de la bouche, ils balancent des millions pour des panneaux routiers pendant qu'ils laissent le Dr Julien se débattre avec un manque d'argent qui pénalise tous les enfants à qui il vient en aide. --- Lise Payette
Le chiffre du jour : 83 %
En 15 ans, Internet a changé positivement la vie des Québécois et des Canadiens, révèle un vaste sondage réalisé par Yahoo!, pour célébrer ses quinze années d'existence. Les résultats de ce sondage ne laissent aucun doute : Internet présente tellement d'avantages et a si bien influencé nos habitudes qu'on ne s'en passerait plus ! En effet, 83 % des répondants ont affirmé qu'Internet simplifie leur vie, tandis qu'une grande majorité d'entre eux estiment qu'Internet leur permet d'économiser de l'argent (72 %) ou du temps (67 %).
16 août, 2010
Réseau Liberté Québec (RLQ)
Il semble qu’un groupe, voué à la promotion de la LIBERTÉ, prépare le lancement d’un nouveau site internet le 1 septembre 2010. Sait-on jamais, il y aura peut-être une suite à la marche des payeurs-de-taxes-tannés-de-se-faire-dévaliser tenue à Québec pour dénoncer ce qu'il est convenu d'appeler le budget de la grande illusion.
C’est avec plaisir que je soutiens cette initiative le cas échéant.
C’est avec plaisir que je soutiens cette initiative le cas échéant.
La pensée du jour
L'abandon de l'allocation budgétaire historique au profit d'un budget par activités qui tient compte du niveau d'activité des établissements. Le patient serait alors perçu comme une source de revenus plutôt qu'une dépense et l'augmentation de la fréquentation serait enfin reconnue sur le plan budgétaire. --- Recommandation de l'AMQ
Le chiffre du jour : 900 millions
500 millions utilisent Facebook dans le monde, dont 50 % sont actifs quotidiennement. Ils ont, en moyenne, 130 amis, surfent 55 minutes et s'échangent 900 millions de documents par jour. Imaginez, si Facebook était un pays, il se situerait au troisième rang mondial en terme de population.
15 août, 2010
La pensée du jour
Plutôt que de demander comment on peut investir plus d'argent dans les systèmes de santé, on doit plutôt s'interroger sur les moyens à prendre pour augmenter l'efficience de ce système. Il faut faire la bonne chose au bon patient, au bon moment, une seule fois et au meilleur coût possible et à cet égard, l'AMQ (l'association médicale du Québec) propose quelques pistes de solution.
Le chiffre du jour : 20 %
Le déploiement de systèmes informatiques pour partager l'information clinique entre les professionnels, quel que soit leur lieu de pratique, une mesure qui se traduirait par un gain d'efficacité qui pourrait atteindre 20 % pour les médecins et leurs équipes.
14 août, 2010
Le chiffre du jour : 12 %
Des experts avancent que pour la première fois dans l'histoire, l'inactivité pourrait faire en sorte que les jeunes de la génération actuelle aient une espérance de vie inférieure à celle de leurs propres parents(1). Toutefois, selon un sondage Angus Reid, la majorité des jeunes Canadiens ne sont pas conscients de cette menace. Près de 70 % d'entre eux croient avoir une espérance de vie égale ou supérieure à celle de leurs parents. Et seulement 12 % répondent au 90 minutes d'activités minimales recommandées par jour.(2),(3)
La pensée du jour
L'AMQ (l'association médicale du Québec) a toutefois la conviction que le système de santé reçoit sa juste part de financement mais que celui-ci est mal utilisé. Si le Conseil de la fédération veut atteindre son objectif que chaque patient ait accès aux soins dont il a besoin quand il en a besoin, il doit abattre trois obstacles qui bloquent l'efficience du système de santé : une méthode d'allocation budgétaire archaïque, des mécanismes de reddition de comptes insuffisants et des outils d'évaluation de la performance quasi inexistants.
13 août, 2010
La pensée du jour
La pénurie médicale actuelle était prévisible il y a plus de 20 ans, les indices à cet effet abondaient à cette époque. Mon diagnostic est que la situation présente est attribuable à une mauvaise gestion et à un financement insuffisant.
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La croissance récente des effectifs bureaucratiques au sein du Ministère a été de trois à quatre fois plus rapide que celle des effectifs médicaux ou infirmiers. Un autre exemple de gestion au Ministère: alors que les ressources actuelles ne suffisent pas à assurer un accès universel à des services médicaux de diagnostic, traitement et suivi de base, le ministre décide de faire de la procréation un droit assuré par l'État. Soupir! ---Raynald Rioux pratique la médecine générale depuis plus de 30 ans.
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La croissance récente des effectifs bureaucratiques au sein du Ministère a été de trois à quatre fois plus rapide que celle des effectifs médicaux ou infirmiers. Un autre exemple de gestion au Ministère: alors que les ressources actuelles ne suffisent pas à assurer un accès universel à des services médicaux de diagnostic, traitement et suivi de base, le ministre décide de faire de la procréation un droit assuré par l'État. Soupir! ---Raynald Rioux pratique la médecine générale depuis plus de 30 ans.
Le chiffre du jour : 45 000
Selon des estimations basées sur les résultats d'un sondage(1) réalisé pour le compte de l'Association des médecins vétérinaires du Québec(2) en partenariat avec CDMV(3) et Hill' s Pet Nutrition(4), il appert que le nombre d'enfants de 12 ans et moins mordus par un chien au Québec au cours des 12 derniers mois se chiffrerait à environ 45 000. Seules les morsures ayant provoqué des marques dans la peau ou engendré des lacérations ont été comptabilisées.
12 août, 2010
Libéralisme et changement social
Serge Schweitzer nous rappelle qu’en France, comme au Québec d’ailleurs, ce sont les Libéraux capitalistes qui font avancer les causes sociales et les socialistes qui les font reculer.
Libéralisme et questions sociales
envoyé par Liberte_Cherie. - Regardez les dernières vidéos d'actu.
Libéralisme et questions sociales
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La pensée du jour
Le gouvernement du Québec donne dans «la manipulation» et le «mensonge scientifique» en soutenant que le programme gratuit de procréation assistée s'autofinancera. --- Dr Gaétan Barrette, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.
Le chiffre du jour : 1,1 G$
Le 22 août 2002, le Premier ministre du Canada, Jean Chrétien, et le Premier ministre du Québec, Bernard Landry, ont annoncé la transformation de la Route 175 en autoroute dans la réserve faunique des Laurentides au coût de 525 M$. Cette prévision est passée à 700 M$ en 2003 au moment de l’octroi des mandats de services professionnels et de l’installation du bureau de projet à Saguenay. Cette réévaluation tenait compte des études environnementales et de l’indexation des coûts de construction. Selon le Journal de Montréal du 6 août 2010, le coût final de ce grand projet routier va maintenant atteindre 1,1G$.
11 août, 2010
La pensée du jour
Ça fait déjà plusieurs décennies que nous subissons la politique de la voie médiane telle que von Mises l’a décrite ci-haut. Le résultat est peu édifiant: Crise après crise nous maintient dans un état de terreur constant et les banquiers et la classe dirigeante s’enrichissent aux frais des contribuables. Profits privés et pertes socialisées et un endettement à ce point astronomiques que nous ne pourrons jamais le rembourser. Tout ça grâce à l’interventionnisme de politiciens qui ne reconnaissent plus aucune limite à leur pouvoir. Ils profitent de la naïveté des gens pour exercer ce pouvoir impunément. Une seule chose peut les arrêter: Vous! --- Philippe
Le chiffre du jour : 20
Dès 2022, au Québec, le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans devrait surpasser celui des moins de 20 ans. En 2056, le quart de la population aura fêté son 65e anniversaire. Le nombre de centenaires aura alors été multiplié par 20.
10 août, 2010
La pensée du jour
Alors qui est le coupable ? Le gouvernement qui cherche par tous les moyens à nous faire payer toujours plus d'impôt ou le citoyen qui cherche par tous les moyens à en payer le moins possible ?
Si vous voulez tuer la productivité, tuer l'esprit entrepreneurial et tuer le capitalisme, alors poursuivez et continuez de hausser les impôts. --- Jean-Marc Léger
Si vous voulez tuer la productivité, tuer l'esprit entrepreneurial et tuer le capitalisme, alors poursuivez et continuez de hausser les impôts. --- Jean-Marc Léger
Le chiffre du jour : 63 %
Il est plus inquiétant de constater que c'est au Québec que le taux de délinquance est le plus élevé. En effet, 63 % des gens affirment avoir déjà payé «cash» pour éviter les taxes, 15 % ont aussi révélé avoir eux-mêmes travaillé au noir et 4 % affirment avoir fraudé l'impôt.
09 août, 2010
La pensée du jour
De nos jours, quand des gens trouvent une chose bonne, la tentation de l'imposer à tous, pour leur plus grand bien, devient souvent irrésistible. Inversement, quand des groupes jugeront une chose mauvaise, ils se mobiliseront pour l'interdire à tous.
Dans les deux cas, on piétine mon droit et ma capacité à décider seul, comme un grand garçon, de ce qui est bon ou mauvais pour moi. On me traite donc comme un enfant. Obliger et interdire sont désormais les deux réflexes dominants de notre époque. Il faut évidemment s'en inquiéter. --- Joseph Facal
Dans les deux cas, on piétine mon droit et ma capacité à décider seul, comme un grand garçon, de ce qui est bon ou mauvais pour moi. On me traite donc comme un enfant. Obliger et interdire sont désormais les deux réflexes dominants de notre époque. Il faut évidemment s'en inquiéter. --- Joseph Facal
08 août, 2010
Les inéquitables lois sur l’équité en emploi
André Dorais
Les entreprises établies au Québec sont sujettes à deux lois sur l’équité en emploi : l’une fédérale, l’autre provinciale. Bien que ces lois visent des objectifs différents, elles relèvent toutes deux de la même idéologie égalitariste. La première a pour objectif une plus grande égalité de représentation, la seconde, une plus grande égalité salariale. On doit les remettre en question et du point de vue économique et du point de vue éthique, car elles conduisent à la fois à une plus grande injustice et à une plus grande pauvreté.
La Loi sur l'équité en matière d'emploi prétend que les femmes, autochtones, handicapés et minorités visibles sont désavantagés par rapport aux autres canadiens. Elle sous-entend donc que plus de la moitié de la population apte au travail est désavantagée, discriminée et maltraitée. Pis encore, selon la Société Radio-Canada ces groupes d’individus sont non seulement victimes de discrimination, mais ils le sont de manière systématique.
En ce qui a trait à la loi fédérale ce sont plus précisément les hommes blancs qui sont accusés de discrimination. En effet, considérant que les femmes constituent environ 50% de la population et que la Loi les traite de victimes, il ne reste plus que les hommes à accuser. Parmi eux, cependant, on retrouve d’autres victimes de discrimination, soit les «minorités visibles». Celles-ci s’avèrent d’autant plus nombreuses que ce concept est défini de manière tellement large qu’il n’est pas exagéré de dire qu’elles constituent la majorité dans quelques grandes villes canadiennes.
En effet, ce concept n’a rien à voir avec le sens littéral du mot «visible» puisqu’il inclut, entre autres groupes d’individus, tous les Latino-américains, dont plusieurs sont caucasiens. Il s’ensuit que plusieurs de ces minorités soi-disant visibles se fondent dans la foule, c’est-à-dire qu’elles passent inaperçues aux yeux de la majorité. Enfin, considérant qu’on est peu porté à croire, dans l’environnement politiquement correct dans lequel on vit, que des victimes de discrimination puissent être elles-mêmes des agents discriminants, il ne reste plus que les hommes excluent de ce concept à conduire au banc des accusés, soit les Blancs.
Ces accusations sont non seulement exagérées, on doit sérieusement se questionner à savoir si elles ont un fondement quelconque. Qu’entend-t-on par discrimination? Le sens premier du mot signifie simplement l’action de distinguer l’un de l’autre : un stylo à encre noire d’un autre à encre bleue, un homme d’une femme, etc. Le sens qui nous intéresse a plutôt une connotation négative. Il signifie le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal (Petit Robert). Ainsi, selon la Loi, les femmes, autochtones, handicapés et minorités visibles seraient plus maltraités que les hommes blancs. Sur quoi se base-t-on pour porter ces accusations? Malheureusement, la Loi ne le dit pas, elle considère ces affirmations comme un fait. Or, il s’agit plutôt d’un fait idéologique qui n’a aucune base scientifique.
Si tous ces individus sont maltraités, alors qu’on en fasse la démonstration. Malgré que celle-ci n’ait pas encore été effectuée le verdict est tombé et la sanction émise : les employeurs doivent dorénavant «mesurer la sous représentation des groupes désignés dans chaque catégorie professionnelle». Voir les points 3 et 9 (1) a) de la Loi.
Autrement dit, la Loi laisse entendre que les employeurs doivent connaître le nombre d’individus aptes au travail qui s’identifient à ces catégories, combien parmi eux sont déjà employés ailleurs au pays et combien dans chaque catégorie professionnelle. En effet, c’est uniquement sur cette base comparative qu’un employeur peut conclure si oui ou non son effectif est sous représenté en groupes désignés. Dans ces circonstances on ne devrait pas abolir les longs questionnaires du recensement, mais les allonger!
Cette loi demande l’impossible, mais tant et aussi longtemps que les groupes désignés, c’est-à-dire discriminés, n’obtiendront pas une représentation proportionnelle à leur nombre, les hommes, surtout les blancs, seront présumés coupables de discrimination. Le résultat est connu d’avance. Les dés sont pipés! Cette loi ne propose pas de la justice, mais de l’ingénierie sociale.
La loi sur l’équité salariale
La loi québécoise sur l’équité n’est qu’une variante de la même idéologie. Plutôt que de promouvoir l’égalité de représentation elle promeut l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Pour atteindre cet objectif elle exige non seulement une même rémunération pour un même travail, mais une rémunération égale pour un travail jugé équivalent par les justiciers de la morale sociale-démocrate (égalitariste).
Selon eux, «dans une entreprise, tous les emplois visés par la Loi doivent être évalués, l’un par rapport à l’autre, en mesurant tous les aspects du travail selon les facteurs suivants : les qualifications requises, les responsabilités assumées, les efforts intellectuels et les efforts physiques fournis, les conditions dans lesquelles le travail est effectué.»
«C’est le nombre total de points accordés aux quatre facteurs qui permet de reconnaître l’équivalence entre les emplois dans une entreprise.» La Loi ne dit pas comment on peut mesurer ces facteurs afin de leur attribuer des points de manière objective, mais elle le suggère, de même que le tableau suivant, qui est tiré du texte de la Loi :
Si un employeur ne veut pas être reconnu coupable de discrimination il a tout intérêt à accorder, au total, le même nombre de points aux emplois associés aux femmes qu’à ceux associés aux hommes. Doit-il se considérer chanceux parce que le gouvernement lui laisse encore la liberté d’accorder un nombre de points différents selon les facteurs sélectionnés? Dans ces circonstances peut-on vraiment parler de justice?
Dire que les femmes gagnent 70% ou 80% des salaires des hommes ne prouve rien. Un salaire moyen plus bas chez les femmes que chez les hommes ne constitue pas une preuve de discrimination. Seule une étude où chaque cas est analysé séparément permettrait de conclure. Il ne semble pas venir à l’esprit des gens qui ont concocté cette loi que ce qui constitue un injuste salaire pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. Il revient à chaque individu de déterminer ce qu’est un juste salaire, non à quelques bureaucrates qui s’amusent à comparer des incomparables à l’aide d’une grille et de quelques chiffres pour se donner l’illusion d’objectivité.
Malheureusement, ces lois ne sont pas à prendre à la légère. Une première offense à la loi fédérale est passible d’une amende de 10 000$, alors qu’une infraction à la loi québécoise est passible d’une poursuite pénale, mais les amendes demeurent, pour le moment, indéterminées.
Encore une fois, ces lois ne s’expliquent que par l’idéologie égalitariste dominante. À ce jour elles ont été mises en application surtout par les gouvernements, mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'elles fassent sentir leur poids à l’ensemble des entreprises établies sur le territoire.
Puisque les différents paliers gouvernementaux n’ont pas à se soucier de profitabilité, ils ont tout le temps voulu pour effectuer ces calculs arbitraires et se conformer à la loi québécoise; obtenir des statistiques, les analyser et répondre à la loi fédérale. Ils font donc amende honorable en engageant plusieurs de ces soi-disant victimes. Ne reste plus à se repentir que les employeurs du secteur privé à but lucratif.
Au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale on engage les victimes, entre autres choses, pour qu’elles puissent distribuer des subventions salariales. Plusieurs de ces subventions font en sorte que les salaires payés par les employeurs se retrouvent en deçà du salaire minimum. Par exemple, un emploi payé 12$ l’heure et subventionné à hauteur de 40% constitue en réalité pour l’employeur un salaire de 7,20$ de l’heure, soit 2,30$ ou 24% de moins que le salaire minimum. L’esprit de la loi du salaire minimum s’avère donc violé par le gouvernement, mais le plus important n’est-t-il pas de donner de l’emploi aux victimes de discrimination?
En ne respectant pas lui-même la loi du salaire minimum le gouvernement démontre que celle-ci nuit davantage à l’emploi qu’elle ne l’aide. Il la maintient néanmoins pour bien paraître devant la population, ce qui augmente inutilement le taux de chômage. Le prix à payer est d’autant plus élevé que le gouvernement engage des fonctionnaires pour la contourner. Ceux-ci auraient été beaucoup plus utiles à produire de la richesse qu’à la redistribuer.
L’employeur du secteur privé engagerait probablement beaucoup plus de monde s’il n’avait pas à passer par l’entremise du gouvernement pour offrir, à certains chercheurs d’emploi, un salaire plus bas que le minimum établi par la loi. Il épargnerait ainsi sur la panoplie d’avocats et de fonctionnaires affectés soit à l’établissement des lois qu’eux-mêmes ne respectent pas, soit à la négociation des subventions salariales, soit encore à leur distribution. Pour lui, donc, le travail d’agent d’aide est inutile et conséquemment devrait disparaître.
Les coûts épargnés seraient refilés aux consommateurs qui s’en trouveraient plus riches. Autrement dit, l’employeur du secteur privé peut arriver au même résultat que le gouvernement, mais à moindre coût et sans hypocrisie. Certes, ce ne sont pas tous les emplois actuellement payés par l’État qui seraient appelés à disparaître dans une perspective libérale, mais tous, sans exception, pourraient et devraient se frotter à la concurrence pour le bénéfice de tous. En effet, non seulement la concurrence permet-elle de découvrir les moyens les plus efficaces de rendre service, mais elle oblige les gens à se trouver du travail utile plutôt que de se contenter d’emplois protégés par la loi.
Pour les apôtres de la loi québécoise sur l’équité, cependant, le poste d’agent d’aide à l’emploi, surtout associé aux femmes, non seulement ne devrait pas disparaître, mais puisqu’il est facilement comparable à l’emploi de policier, associé surtout aux hommes, il devrait recevoir la même rémunération que celui-ci. En effet, l’esprit de la Loi permet d’argumenter que ces emplois devraient recevoir le même nombre de points puisque les deux requièrent un diplôme équivalent, des responsabilités équivalentes et une maîtrise de soi devant des clients agressifs. Il s’ensuit qu’on devrait augmenter le salaire des agents d’aide à l’emploi d’environ 50%. À combien d’exemple du genre peut-on s’attendre suivant la mise en application de cette loi?
On doit se rendre à l’évidence, l’idéologie sociale-démocrate est rampante et elle est sur le point de mettre toutes les démocraties K.-O. Les tenants de cette idéologie inventent des crimes là où il n’y en a pas dans le but d’avancer leur idée de la justice. Les lois sur l’équité en emploi ne corrigent pas de crimes, elles promeuvent un agenda égalitariste. Elles augmentent le poids de l’État, réduisent la richesse économique et tendent à rendre coupable des innocents. Pour ces raisons elles doivent être abolies au plus vite.
Les entreprises établies au Québec sont sujettes à deux lois sur l’équité en emploi : l’une fédérale, l’autre provinciale. Bien que ces lois visent des objectifs différents, elles relèvent toutes deux de la même idéologie égalitariste. La première a pour objectif une plus grande égalité de représentation, la seconde, une plus grande égalité salariale. On doit les remettre en question et du point de vue économique et du point de vue éthique, car elles conduisent à la fois à une plus grande injustice et à une plus grande pauvreté.
La Loi sur l'équité en matière d'emploi prétend que les femmes, autochtones, handicapés et minorités visibles sont désavantagés par rapport aux autres canadiens. Elle sous-entend donc que plus de la moitié de la population apte au travail est désavantagée, discriminée et maltraitée. Pis encore, selon la Société Radio-Canada ces groupes d’individus sont non seulement victimes de discrimination, mais ils le sont de manière systématique.
«La Loi sur l’équité en matière d’emploi dans la fonction publique fédérale a été adoptée pour donner des chances égales aux personnes et aux groupes systématiquement victimes de discrimination.»Il s’agit d’une affirmation contestable, car nulle part dans la Loi évoque-t-on de discrimination systématique. Peut-être que la SRC confond la loi fédérale avec celle du Québec? Celle-ci parle de «discrimination systémique basée sur le sexe». Toujours est-il que les deux lois accusent les hommes de maltraiter les groupes d’individus susmentionnés.
En ce qui a trait à la loi fédérale ce sont plus précisément les hommes blancs qui sont accusés de discrimination. En effet, considérant que les femmes constituent environ 50% de la population et que la Loi les traite de victimes, il ne reste plus que les hommes à accuser. Parmi eux, cependant, on retrouve d’autres victimes de discrimination, soit les «minorités visibles». Celles-ci s’avèrent d’autant plus nombreuses que ce concept est défini de manière tellement large qu’il n’est pas exagéré de dire qu’elles constituent la majorité dans quelques grandes villes canadiennes.
En effet, ce concept n’a rien à voir avec le sens littéral du mot «visible» puisqu’il inclut, entre autres groupes d’individus, tous les Latino-américains, dont plusieurs sont caucasiens. Il s’ensuit que plusieurs de ces minorités soi-disant visibles se fondent dans la foule, c’est-à-dire qu’elles passent inaperçues aux yeux de la majorité. Enfin, considérant qu’on est peu porté à croire, dans l’environnement politiquement correct dans lequel on vit, que des victimes de discrimination puissent être elles-mêmes des agents discriminants, il ne reste plus que les hommes excluent de ce concept à conduire au banc des accusés, soit les Blancs.
Ces accusations sont non seulement exagérées, on doit sérieusement se questionner à savoir si elles ont un fondement quelconque. Qu’entend-t-on par discrimination? Le sens premier du mot signifie simplement l’action de distinguer l’un de l’autre : un stylo à encre noire d’un autre à encre bleue, un homme d’une femme, etc. Le sens qui nous intéresse a plutôt une connotation négative. Il signifie le fait de séparer un groupe social des autres en le traitant plus mal (Petit Robert). Ainsi, selon la Loi, les femmes, autochtones, handicapés et minorités visibles seraient plus maltraités que les hommes blancs. Sur quoi se base-t-on pour porter ces accusations? Malheureusement, la Loi ne le dit pas, elle considère ces affirmations comme un fait. Or, il s’agit plutôt d’un fait idéologique qui n’a aucune base scientifique.
Si tous ces individus sont maltraités, alors qu’on en fasse la démonstration. Malgré que celle-ci n’ait pas encore été effectuée le verdict est tombé et la sanction émise : les employeurs doivent dorénavant «mesurer la sous représentation des groupes désignés dans chaque catégorie professionnelle». Voir les points 3 et 9 (1) a) de la Loi.
Autrement dit, la Loi laisse entendre que les employeurs doivent connaître le nombre d’individus aptes au travail qui s’identifient à ces catégories, combien parmi eux sont déjà employés ailleurs au pays et combien dans chaque catégorie professionnelle. En effet, c’est uniquement sur cette base comparative qu’un employeur peut conclure si oui ou non son effectif est sous représenté en groupes désignés. Dans ces circonstances on ne devrait pas abolir les longs questionnaires du recensement, mais les allonger!
Cette loi demande l’impossible, mais tant et aussi longtemps que les groupes désignés, c’est-à-dire discriminés, n’obtiendront pas une représentation proportionnelle à leur nombre, les hommes, surtout les blancs, seront présumés coupables de discrimination. Le résultat est connu d’avance. Les dés sont pipés! Cette loi ne propose pas de la justice, mais de l’ingénierie sociale.
La loi sur l’équité salariale
La loi québécoise sur l’équité n’est qu’une variante de la même idéologie. Plutôt que de promouvoir l’égalité de représentation elle promeut l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Pour atteindre cet objectif elle exige non seulement une même rémunération pour un même travail, mais une rémunération égale pour un travail jugé équivalent par les justiciers de la morale sociale-démocrate (égalitariste).
Selon eux, «dans une entreprise, tous les emplois visés par la Loi doivent être évalués, l’un par rapport à l’autre, en mesurant tous les aspects du travail selon les facteurs suivants : les qualifications requises, les responsabilités assumées, les efforts intellectuels et les efforts physiques fournis, les conditions dans lesquelles le travail est effectué.»
«C’est le nombre total de points accordés aux quatre facteurs qui permet de reconnaître l’équivalence entre les emplois dans une entreprise.» La Loi ne dit pas comment on peut mesurer ces facteurs afin de leur attribuer des points de manière objective, mais elle le suggère, de même que le tableau suivant, qui est tiré du texte de la Loi :
Si un employeur ne veut pas être reconnu coupable de discrimination il a tout intérêt à accorder, au total, le même nombre de points aux emplois associés aux femmes qu’à ceux associés aux hommes. Doit-il se considérer chanceux parce que le gouvernement lui laisse encore la liberté d’accorder un nombre de points différents selon les facteurs sélectionnés? Dans ces circonstances peut-on vraiment parler de justice?
Dire que les femmes gagnent 70% ou 80% des salaires des hommes ne prouve rien. Un salaire moyen plus bas chez les femmes que chez les hommes ne constitue pas une preuve de discrimination. Seule une étude où chaque cas est analysé séparément permettrait de conclure. Il ne semble pas venir à l’esprit des gens qui ont concocté cette loi que ce qui constitue un injuste salaire pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. Il revient à chaque individu de déterminer ce qu’est un juste salaire, non à quelques bureaucrates qui s’amusent à comparer des incomparables à l’aide d’une grille et de quelques chiffres pour se donner l’illusion d’objectivité.
Malheureusement, ces lois ne sont pas à prendre à la légère. Une première offense à la loi fédérale est passible d’une amende de 10 000$, alors qu’une infraction à la loi québécoise est passible d’une poursuite pénale, mais les amendes demeurent, pour le moment, indéterminées.
Encore une fois, ces lois ne s’expliquent que par l’idéologie égalitariste dominante. À ce jour elles ont été mises en application surtout par les gouvernements, mais ce n'est qu'une question de temps avant qu'elles fassent sentir leur poids à l’ensemble des entreprises établies sur le territoire.
Puisque les différents paliers gouvernementaux n’ont pas à se soucier de profitabilité, ils ont tout le temps voulu pour effectuer ces calculs arbitraires et se conformer à la loi québécoise; obtenir des statistiques, les analyser et répondre à la loi fédérale. Ils font donc amende honorable en engageant plusieurs de ces soi-disant victimes. Ne reste plus à se repentir que les employeurs du secteur privé à but lucratif.
Au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale on engage les victimes, entre autres choses, pour qu’elles puissent distribuer des subventions salariales. Plusieurs de ces subventions font en sorte que les salaires payés par les employeurs se retrouvent en deçà du salaire minimum. Par exemple, un emploi payé 12$ l’heure et subventionné à hauteur de 40% constitue en réalité pour l’employeur un salaire de 7,20$ de l’heure, soit 2,30$ ou 24% de moins que le salaire minimum. L’esprit de la loi du salaire minimum s’avère donc violé par le gouvernement, mais le plus important n’est-t-il pas de donner de l’emploi aux victimes de discrimination?
En ne respectant pas lui-même la loi du salaire minimum le gouvernement démontre que celle-ci nuit davantage à l’emploi qu’elle ne l’aide. Il la maintient néanmoins pour bien paraître devant la population, ce qui augmente inutilement le taux de chômage. Le prix à payer est d’autant plus élevé que le gouvernement engage des fonctionnaires pour la contourner. Ceux-ci auraient été beaucoup plus utiles à produire de la richesse qu’à la redistribuer.
L’employeur du secteur privé engagerait probablement beaucoup plus de monde s’il n’avait pas à passer par l’entremise du gouvernement pour offrir, à certains chercheurs d’emploi, un salaire plus bas que le minimum établi par la loi. Il épargnerait ainsi sur la panoplie d’avocats et de fonctionnaires affectés soit à l’établissement des lois qu’eux-mêmes ne respectent pas, soit à la négociation des subventions salariales, soit encore à leur distribution. Pour lui, donc, le travail d’agent d’aide est inutile et conséquemment devrait disparaître.
Les coûts épargnés seraient refilés aux consommateurs qui s’en trouveraient plus riches. Autrement dit, l’employeur du secteur privé peut arriver au même résultat que le gouvernement, mais à moindre coût et sans hypocrisie. Certes, ce ne sont pas tous les emplois actuellement payés par l’État qui seraient appelés à disparaître dans une perspective libérale, mais tous, sans exception, pourraient et devraient se frotter à la concurrence pour le bénéfice de tous. En effet, non seulement la concurrence permet-elle de découvrir les moyens les plus efficaces de rendre service, mais elle oblige les gens à se trouver du travail utile plutôt que de se contenter d’emplois protégés par la loi.
Pour les apôtres de la loi québécoise sur l’équité, cependant, le poste d’agent d’aide à l’emploi, surtout associé aux femmes, non seulement ne devrait pas disparaître, mais puisqu’il est facilement comparable à l’emploi de policier, associé surtout aux hommes, il devrait recevoir la même rémunération que celui-ci. En effet, l’esprit de la Loi permet d’argumenter que ces emplois devraient recevoir le même nombre de points puisque les deux requièrent un diplôme équivalent, des responsabilités équivalentes et une maîtrise de soi devant des clients agressifs. Il s’ensuit qu’on devrait augmenter le salaire des agents d’aide à l’emploi d’environ 50%. À combien d’exemple du genre peut-on s’attendre suivant la mise en application de cette loi?
On doit se rendre à l’évidence, l’idéologie sociale-démocrate est rampante et elle est sur le point de mettre toutes les démocraties K.-O. Les tenants de cette idéologie inventent des crimes là où il n’y en a pas dans le but d’avancer leur idée de la justice. Les lois sur l’équité en emploi ne corrigent pas de crimes, elles promeuvent un agenda égalitariste. Elles augmentent le poids de l’État, réduisent la richesse économique et tendent à rendre coupable des innocents. Pour ces raisons elles doivent être abolies au plus vite.
Caricatures : semaine du 1 au 8 août 2010
La récolte de bonnes caricatures a été plutôt maigre cette semaine. C'est à croire que les caricaturistes qui suivent la politique provinciale étaient tous en vacance!
Le pensée du jour
Le rôle fondamental du recensement a été sacrifié pour en faire un instrument socialiste. Ainsi, le gouvernement a besoin de connaître votre religion pour mettre en place des politiques bigotes de discrimination positive ou encore de connaître le nombre de chambre à coucher dans votre logis pour mettre en place des politiques inutiles de logement social. Bref, le recensement est devenu un outil d’ingénierie sociale: le gouvernement veut savoir comment vous vivez pour mieux vous dire comment vous devriez vivre. N’oubliez pas que pour un fonctionnaire, un citoyen est une personne trop stupide pour faire ses propres choix, le recensement est donc leur arme de prédilection dans leur incessante croisade visant à uniformiser et planifier la vie des individus. --- Antagoniste.net
Le chiffre du jour : 127 $
Hier, on apprenait que pour 127$, le prix d'un abonnement à un gym, on pouvait passer devant des gens qui attendent de voir un médecin depuis un an et demi, et obtenir un rendezvous avec LE MÊME DOCTEUR en deux semaines!
Et après ça, nos élus nous disent qu'ils ne veulent pas ouvrir les portes au privé, car ça créerait une médecine à deux vitesses.
Voulez-vous rire de nous? --- Richard Martineau
Et après ça, nos élus nous disent qu'ils ne veulent pas ouvrir les portes au privé, car ça créerait une médecine à deux vitesses.
Voulez-vous rire de nous? --- Richard Martineau
07 août, 2010
La pensée du jour
Avancez en arrière. Montréal retourne dans le passé. On s'y promène en Bixi entre les poules. Je sais, dans la nouvelle réalité écolo, c'est ça, le progrès. On devrait labourer dans la rue Sainte-Catherine. On devrait transformer le Stade olympique en grand bac à fleurs. On devrait faire sauter les ponts et accéder à l'île en chaloupe. Montréal converti en lieu de tournage de l'émission Survivor. Vert et sauvage. --- Stéphane Laporte
Le chiffre du jour : 20 ans
Ça fait vingt ans qu'on parle du dossier santé informatisé et pourtant, malgré l'objectif de 2010 fixé par le gouvernement Charest et les quelque 320 millions investis, nous en sommes toujours à l'étape des projets pilotes qui ne mènent nulle part.
06 août, 2010
La pensée du jour
Ces interventions pour enterrer les pétrolières et sauver le monde se sont révélées des échecs: on n'a qu'à se rappeler du fiasco de l'éthanol pour s'en convaincre. La Volt est le produit d'un rêve de politiciens et de bureaucrates et de leurs obsessions environnementales justifiant un sauvetage ayant coûté des milliards aux contribuables américains. --- Adrien Pouliot
Le chiffre du jour : 2 pour 1
En 1941, le Québec comptait 10 travailleurs pour 1 retraité.
Le ratio est aujourd’hui de 5 pour 1;
En 2031, il tombera à 2 pour 1.
Le ratio est aujourd’hui de 5 pour 1;
En 2031, il tombera à 2 pour 1.
05 août, 2010
La pensée du jour
À force d'être le dindon de la farce, le citoyen finit par développer du cynisme ou, si vous préférez, il apprend à se méfier. Ça en fera un citoyen moins manipulable, car il aura développé des défenses qui lui permettront de cesser de croire tout ce qu'on lui dit et il apprendra à se faire sa propre opinion. Quand il aura compris que «réfléchir par soi-même» est un bien beau passe-temps, les politiciens vont devoir cesser de lui raconter des histoires qui ne tiennent pas debout. --- Lise Payette
Le chiffre du jour : 25 %
Selon les projections de Statistique Canada, le pourcentage des personnes âgées dans la population (65 ans et plus) qui est de 13 %actuellement pourrait atteindre 25 % d'ici à 2031. Le nombre d'établissements de soins de longue durée sera nettement insuffisant pour répondre à la demande selon l'AMC, qui estime que pas moins de 2500 centres d'hébergement devraient être construits à la grandeur du pays
04 août, 2010
Les Québécois ont-ils enfin compris?
Question du 2010-08-04
Québec doit-il intervenir pour empêcher la fermeture ou la reconversion de la raffinerie Shell de Montréal-Est?
Est-il possible que 50 % des Québécois aient finalement compris que l’interventionnisme sert à vider nos poches sans pour autant aider les personnes dans le besoin?
Québec doit-il intervenir pour empêcher la fermeture ou la reconversion de la raffinerie Shell de Montréal-Est?
Source : Cyberpresse à 16h30 le 4 août 2010
La pensée du jour
Le Québec s’alignera sûrement au cours des prochains mois sur les législations plus sévères qui ont adopté le .05 et la tolérance 0 pour les moins de 21 ans. Les groupes de pression nés à la suite d’accidents qui ont coûté la vie à des proches ou les ont laissé handicapés pour le reste de leurs jours seront rassasiés. Les politiciens leur auront donné l’illusion d’agir dans le sens qu’ils souhaitaient mais pour des résultats concrets très minces, après avoir pénalisé une immense majorité de citoyens pourtant responsables, peut-on déjà être assurés. --- Jean-Jacques Samson
Le chiffre du jour : 68,7 M$
Ce sont précisément 18 500 personnes qui ont produit des fausses déclarations au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale entre 2009 et 2010. La valeur des fraudes s’élève à 68,7 millions $, soit 700 000 $ de plus que l’année précédente. «On parle de fraude quand, après enquête, on se rend compte qu’il y a eu de fausses déclarations de revenus ou de situations maritales», explique Rychard Gagnon, responsable des relations avec les médias au ministère.
03 août, 2010
La pensée du jour
Si Raymond Bachand a accompli des miracles pour sauver triomphalement le Grand Prix de Montréal, émissaires à Londres en appui, au prix d’efforts qui ont duré des mois, sauver la Fondation Gilles Julien devrait prendre au gros, gros max un après-midi. Et y a même pas Bernie Ecclestone dans le dossier. ---Patrick Lagacé
Le chiffre du jour : 18 G$ et plus
En 28 ans, les entreprises canadiennes ont remboursé seulement 1,9 G$ des 18 G$ prêtés (par nos généreux politiciens) – à peine 10% du total. Gardons en tête que ces prêts sont souvent accordés sans intérêt. Nous sacrifions donc collectivement des millions de dollars que nous aurions pu gagner en investissant cet argent ailleurs.
Pire: comme notre gouvernement est endetté, il doit emprunter sur les marchés – à environ 4% – pour trouver cet argent. La facture totale pour les contribuables dépasse donc largement les 18 G$ «prêtés».
(NDLR :
Pire: comme notre gouvernement est endetté, il doit emprunter sur les marchés – à environ 4% – pour trouver cet argent. La facture totale pour les contribuables dépasse donc largement les 18 G$ «prêtés».
(NDLR :
02 août, 2010
Le New Deal (3/3)
Le succès du New Deal est un mythe entretenu par les interventionnistes pour justifier l’expansion continue de l’État providence
Le New Deal (3/3)
envoyé par Liberte_Cherie. - L'info internationale vidéo.
Le New Deal (3/3)
envoyé par Liberte_Cherie. - L'info internationale vidéo.
La pensée du jour
Surtout: rien n’est gratuit en ce bas monde. Chaque dollar que le gouvernement dépense, il doit le piger dans vos poches un jour ou l’autre. Si le pont coûte un million, vous et moi aurons un million de moins à dépenser (pour acheter un vélo, une auto, manger au restaurant, etc.) Chaque emploi créé par la construction d’un pont détruit un emploi ailleurs dans l’économie. --- David Descôteaux
01 août, 2010
La pensée du jour
L’histoire fiscale du Québec et du Canada est bourrée de taxes temporaires,devenues permanentes, ou plafonnées qui sont déplafonnées. Une fois la pompe à fric installée, il est difficile de la désactiver. --- Donald Charrette
Le chiffre du jour : 4,2 milliards $
Il y a plus de cônes oranges sur nos routes que d’automobiles dans la province. Aucune région et aucune ville n’y échappe. C’est que nous sommes aux derniers mois de la plus formidable ruée vers l’asphalte des dernières décennies. Les gouvernements investissent cette année 4,2 milliards de dollars au Québec pour retaper nos routes et nos ouvrages. On parle de 1700 chantiers (!!!) qui devraient permettre, dit-on, de sauvegarder ou de créer 56 300 emplois.
31 juillet, 2010
La pensée du jour
«Si l'on regarde l'histoire, la façon des gouvernements de se sortir de ces situations (endettement à outrance) est d'imprimer de l'argent. C'est ce que l'on a fait lors de la république de Weimar en Allemagne dans les années 1920. Ça a donné de l'hyperinflation.» --- Marie-Josée Loiselle
Le chiffre du jour : 451 G$
Selon la firme Mercer, les entreprises cotées au S&P1500 avaient un déficit de 451 G$ US au sein de leurs régimes (de retraite) en juin.
30 juillet, 2010
La pensée du jour
On a l'impression que les groupes d'intérêts ont kidnappé le gouvernement/chacun cherchant à extraire le maximum d'avantages de l'État en faisant payer le reste de la collectivité. L'État est devenu la nourrice des entreprises, le père Noël des régions. Nos grands secteurs réglementés par l'État, comme l'électricité, l'agriculture, la santé et la construction, présentent des coûts inquiétants. --- Pierre Fortin
Le chiffre du jour : 320 %
Le gouvernement du Québec n'est pas la seule administration publique de la province à avoir augmenté considérablement son nombre de salariés gagnant plus de 100 000$ par année. La Ville de Montréal est passée de 149 à 626 fonctionnaires gagnant un salaire dans les six chiffres de 2004 à 2009, une hausse de 320% en six ans.
29 juillet, 2010
La pensée du jour
L'école québécoise est sans cesse dénigrée et pourtant, elle ne cesse d'être appelée à la rescousse pour pallier les lacunes dans la formation et l'éducation des jeunes. La dernière mission que l'on veut lui confier? Offrir obligatoirement un programme d'initiation à la natation aux élèves du primaire pour réduire les risques de noyade. Voilà une autre belle façon de déresponsabiliser les parents. --- Brigitte Breton
Le chiffre du jour : 2 435
En 2010, 2435 fonctionnaires ont gagné plus de 100 000$ par année. Il s'agit d'une hausse de 117% comparativement aux 1123 fonctionnaires ayant gagné le même salaire il y a quatre ans, en 2006.
28 juillet, 2010
La pensée du jour
Le milieu de la santé est l’un des plus ankylosés. Toute l’implantation des superinfirmières s’est heurtée au corporatisme des médecins et à une résistance généralisée. Le cas de Sandra Charland est patent. Cette mère de famille a suivi son cours de « nurse practionner » en Ontario, en 2000, sans pouvoir exercer sa profession au Québec, le Collège des médecins et le ministère lui refusant tout droit de pratique. --- Donald Charrette
Le chiffre du jour : 40 000
....les chiffres sont éloquents: environ 40 000 Québécois recevront un diagnostic d'ITSS (infections transmises sexuellement et par le sang) cette année. De ce nombre, 15 000 auront la chlamydia, elle a plus que doublé depuis 10 ans, les deux tiers sont des jeunes âgés entre 15 et 24 ans. Ce serait la première cause évitable d'infertilité. Ajoutons la gonorrhée: 132 % d'augmentation; la syphilis: un cas par jour diagnostiqué, etc. Et chaque fois, on sort la carte d'assurance-maladie.
(NDLR : Aurait-il été préférable d'investir 65 M$ dans l'éducation plutôt que dans la fertilisation in vitro?)
(NDLR : Aurait-il été préférable d'investir 65 M$ dans l'éducation plutôt que dans la fertilisation in vitro?)
27 juillet, 2010
La pensée du jour
Étais-je la seule à penser le 13 janvier que ça ne marcherait pas? Deux ex-présidents des États-Unis, c'est trop. Y avait-il, en partant, trop de monde, trop d'intermédiaires, trop d'organismes, trop de dirigeants, trop d'argent en jeu pour que le sort des Haïtiens soit le véritable enjeu? --- Lise Payette
Le chiffre du jour : 1 M$
Il n'y a vraiment pas de farce à faire avec la nidification d'un oiseau migrateur. Un bûcheron qui abat un arbre abritant un seul nid peut se voir imposer une amende de 300 000 $, et même jusqu'à un million de dollars et une peine de prison s'il s'agit d'une récidive.
26 juillet, 2010
La pensée du jour
Vous savez, les épargnants qui mettent leur confiance dans les organismes de réglementation ne devraient pas oublier que ce sont des organismes politiques, avec tous les vices que cela implique. --- Bernard Mooney
Le chiffre du jour : 41 740 $
En décembre dernier, la dette des ménages canadiens a atteint un sommet estimé à 1,41 billion de dollars, ce qui représente une somme de 41 740$ par habitant, un montant supérieur de 2,5 fois à celui de 1989.
25 juillet, 2010
La pensée du jour
On assiste présentement à un véritable désaveu de la classe politique. Au fils des ans, de nombreux sondages nous ont révélé qu’une importante majorité de citoyen ne faisait plus confiance aux politiciens.
......
Jusqu’à tout récemment, le politicien prospère maîtrisait l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes. Il lui suffisait d’appliquer la recette édictée au XVIIIe siècle par Jonathan Swift : faire croire aux citoyens des faussetés politiquement correctes, ne pas leur en faire avaler trop à la fois, soustraire ces mensonges à toute vérification possible et éviter d’outrepasser les bornes du vraisemblable. --- Pierre Simard
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Jusqu’à tout récemment, le politicien prospère maîtrisait l’art de faire prendre des vessies pour des lanternes. Il lui suffisait d’appliquer la recette édictée au XVIIIe siècle par Jonathan Swift : faire croire aux citoyens des faussetés politiquement correctes, ne pas leur en faire avaler trop à la fois, soustraire ces mensonges à toute vérification possible et éviter d’outrepasser les bornes du vraisemblable. --- Pierre Simard
Le chiffre du jour : 48 M$
L'an dernier seulement, la STM aurait versé près de 48 millions de dollars en heures supplémentaires à ses employés sur une masse salariale d'environ 662 millions de dollars. Et ce ne sont pas de petits salaires! En moyenne, 60 000 $ pour un employé d'entretien. Idem pour chauffeur d’autobus. 71 000 $ pour un commis divisionnaire (whatever that is!). --- Gilles Guénette
24 juillet, 2010
La pensée du jour
Un citoyen de Ripon, dans l'Est de l'Ontario (dans l'Outaouais??), a démontré sa frustration face à l'augmentation de son compte de taxe de façon originale.
Normand Czepial s'est présenté à l'hôtel de ville mercredi avec une piscine pour enfant remplie de 213 625 sous noirs, soit un peu plus de 2000$.
........
Malgré ce coup d'éclat, M. Czepila devra tout de même trouver une autre façon pour acquitter son compte de taxe puisqu'en vertu de la loi sur la monnaie, une municipalité ne peut accepter plus de 25 pièces d'un sous.
(NDLR : Je gage que vous ne saviez pas qu'il existe un tel règlement? Pourtant, vous devriez savoir qu'il existe suffisamment de règlements au Québec pour faire condamner les citoyens les plus honnêtes et on continue d'en demander toujours plus.)
Normand Czepial s'est présenté à l'hôtel de ville mercredi avec une piscine pour enfant remplie de 213 625 sous noirs, soit un peu plus de 2000$.
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Malgré ce coup d'éclat, M. Czepila devra tout de même trouver une autre façon pour acquitter son compte de taxe puisqu'en vertu de la loi sur la monnaie, une municipalité ne peut accepter plus de 25 pièces d'un sous.
(NDLR : Je gage que vous ne saviez pas qu'il existe un tel règlement? Pourtant, vous devriez savoir qu'il existe suffisamment de règlements au Québec pour faire condamner les citoyens les plus honnêtes et on continue d'en demander toujours plus.)
Le chiffre du jour : 62 G$
Le plan de relance de 62 G$ du gouvernement fédéral a été presque inutile et seules les réductions d’impôt sur le revenu ont contribué à améliorer le bilan économique du pays.
C’est ce qu’allègue l’Institut Fraser, un organisme de recherche, dans ses perspectives économiques pour l’été 2010.
C’est ce qu’allègue l’Institut Fraser, un organisme de recherche, dans ses perspectives économiques pour l’été 2010.
23 juillet, 2010
Le New Deal (2/3)
Le succès du New Deal est un mythe entretenu par les interventionnistes pour justifier l’expansion continue de l’État providence.
Le New Deal (2/3)
envoyé par Liberte_Cherie. - L'info internationale vidéo.
Le New Deal (2/3)
envoyé par Liberte_Cherie. - L'info internationale vidéo.
La pensée du jour
Dans un vrai libre marché – le vrai capitalisme –, on récompense le succès ET on punit les échecs. Pas de sauvetages aux frais des contribuables. Vous avez échoué? Le bureau de chômage vous attend. Les pauvres ne paient pas pour les erreurs des riches. --- David Descôteaux
Le chiffre du jour : 400 M$
Si n'est rien fait, Montréal se dirige, pour 2011, vers un trou de 400 millions. C'est énorme: rien de moins que 10% du budget de la Ville.
22 juillet, 2010
Le FMI, ce fin renard
André Dorais
Il est erroné d’associer le Fond monétaire international au capitalisme, car il s’agit d’une institution gouvernementale. Le FMI n’obtient pas son financement de sources privées, mais des contribuables. On l’associe néanmoins au capitalisme, car on le croit à son service. Or, comment peut-on servir le capitalisme en exigeant des États d’imposer et de taxer davantage les individus et les entreprises? Il s’agit en effet d’une exigence usuelle du FMI pour aider les États en difficulté. On doit se rendre à l’évidence, le FMI ne cherche pas à aider le capitalisme, mais à renflouer les coffres de l’État. Il s’ensuit que critiquer le FMI parce qu’on se dit anticapitaliste est contradictoire. Si l’on veut critiquer cette institution sur la seule base idéologique, on devrait plutôt se qualifier d’anti-socialiste.
Puisque personne n’aime être bousculé dans ses croyances, les forces anticapitalistes rétorquent que ce sont les institutions capitalistes qui appauvrissent et pervertissent les institutions gouvernementales. Par conséquent, elles disent avoir raison de se qualifier de la sorte. C’est la théorie du complot. Les pauvres fonctionnaires et les pauvres politiciens sont achetés par les riches et méchants capitalistes. Cette façon de voir laisse entendre que les premiers n’ont pas assez de caractère pour dire non aux seconds. Curieusement, ils en ont suffisamment pour taxer les contribuables.
Les anticapitalistes critiquent toujours le FMI, non pas pour l’argent qu’il prête, mais pour les conditions qui s’y rattachent. Ils veulent l’argent, mais sans condition. Leur naïveté ouvre la voie à une autre expansion du FMI, alors qu’ils en sont les critiques les plus vocaux.
Plusieurs individus croient qu’une monnaie mondiale contrôlée par le FMI, la Banque mondiale ou tout autre institution relevant des Nations unies constituerait une amélioration par rapport au système actuel. Ils croient, avec raison, que cela donnerait à l’institution sélectionnée une plus grande indépendance face aux États. Là où ils ont tort est d’associer cette indépendance à une gestion plus neutre, par conséquent plus avantageuse pour les individus.
L’idée d’une monnaie mondiale n’est pas mauvaise en soi, c’est plutôt la façon de s’y prendre qui cause problème. Étant donné que les solutions à la crise économique mises de l’avant par le FMI ne diffèrent guère de celles avancées par les banques centrales, on peut penser qu’il ne lésinera pas à créer de la monnaie à la tonne si les États lui en donnent l’occasion. Sachant que les conséquences de l’inflation monétaire diffèrent d’un endroit à l’autre, ce n’est certainement pas la centralisation de ce pouvoir qui réduira ce phénomène. Qu’on se le dise, l’inflation monétaire ne saura agir comme panacée aux problèmes financiers que vivent présentement la plupart des États.
Une monnaie mondiale peut effectivement réduire les difficultés financières des États, mais à une condition : elle doit être adoptée par la base plutôt qu’imposée d’en haut par l’autorité politique. Ce fut le cas de l’or et de l’argent métallique autrefois. Puisque les hauts gradés du FMI et des banques centrales méprisent la base tout en la courtisant, ils rejettent du revers de la main ce qu’ils qualifient de «retour en arrière». Or, ce sont plutôt leur plan de relance et leur arrogance qui risquent de nous faire reculer, car tout ce qu’ils savent faire est de s’accrocher au pouvoir au détriment de tous.
Le Fond monétaire international est une banque contrôlée par les gouvernements, dont les ressources proviennent des contribuables. Son but initial, en 1944, était de stabiliser les taux de change fixes, car, justement, ils n’étaient pas aussi fixes qu’on le disait. Plutôt que de disparaître au début des années 1970, alors qu’on remplaçait les taux de change fixes par des taux variables, le FMI a, au contraire, accrû ses pouvoirs. Depuis ce temps il prête de l’argent aux divers gouvernements du monde peu importe la raison de leurs difficultés financières.
La crise économique, qui n’en finit plus malgré la prétention contraire des autorités, lui donne l’occasion de promouvoir ses idées de grandeur. Il prétend, encore une fois, avoir trouvé le savon qui lave plus blanc. Il suffit de lui confier le contrôle de la monnaie et il pourra aider tout le monde sans condition. Devant cette «générosité» les anticapitalistes finiront-ils par céder? Les anti-socialistes, pour leur part, seront-ils amadoués par les économistes de renom qui appuient le projet ou l’appuieront le temps venu? Il n’y a pas à dire, le FMI sait exploiter les faiblesses des uns et des autres.
Il est erroné d’associer le Fond monétaire international au capitalisme, car il s’agit d’une institution gouvernementale. Le FMI n’obtient pas son financement de sources privées, mais des contribuables. On l’associe néanmoins au capitalisme, car on le croit à son service. Or, comment peut-on servir le capitalisme en exigeant des États d’imposer et de taxer davantage les individus et les entreprises? Il s’agit en effet d’une exigence usuelle du FMI pour aider les États en difficulté. On doit se rendre à l’évidence, le FMI ne cherche pas à aider le capitalisme, mais à renflouer les coffres de l’État. Il s’ensuit que critiquer le FMI parce qu’on se dit anticapitaliste est contradictoire. Si l’on veut critiquer cette institution sur la seule base idéologique, on devrait plutôt se qualifier d’anti-socialiste.
Puisque personne n’aime être bousculé dans ses croyances, les forces anticapitalistes rétorquent que ce sont les institutions capitalistes qui appauvrissent et pervertissent les institutions gouvernementales. Par conséquent, elles disent avoir raison de se qualifier de la sorte. C’est la théorie du complot. Les pauvres fonctionnaires et les pauvres politiciens sont achetés par les riches et méchants capitalistes. Cette façon de voir laisse entendre que les premiers n’ont pas assez de caractère pour dire non aux seconds. Curieusement, ils en ont suffisamment pour taxer les contribuables.
Les anticapitalistes critiquent toujours le FMI, non pas pour l’argent qu’il prête, mais pour les conditions qui s’y rattachent. Ils veulent l’argent, mais sans condition. Leur naïveté ouvre la voie à une autre expansion du FMI, alors qu’ils en sont les critiques les plus vocaux.
« La crise est une opportunité pour pousser la création d’une monnaie mondiale et d’une banque centrale mondiale ». Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMIEn effet, quoi de mieux pour aider les gens que de leur offrir de l’argent sans condition? Si le rêve de John Maynard Keynes devait voir le jour il y a fort à parier que ce serait le FMI qui en aurait le contrôle. Celui-ci, et plus généralement les Nations unies, ne manquent jamais une occasion d'avancer l'idée. Il va sans dire que les avantages d’une monnaie mondiale sous le contrôle du FMI seraient substantiels pour les gens qui y travaillent, mais moins évident pour la population mondiale.
Plusieurs individus croient qu’une monnaie mondiale contrôlée par le FMI, la Banque mondiale ou tout autre institution relevant des Nations unies constituerait une amélioration par rapport au système actuel. Ils croient, avec raison, que cela donnerait à l’institution sélectionnée une plus grande indépendance face aux États. Là où ils ont tort est d’associer cette indépendance à une gestion plus neutre, par conséquent plus avantageuse pour les individus.
L’idée d’une monnaie mondiale n’est pas mauvaise en soi, c’est plutôt la façon de s’y prendre qui cause problème. Étant donné que les solutions à la crise économique mises de l’avant par le FMI ne diffèrent guère de celles avancées par les banques centrales, on peut penser qu’il ne lésinera pas à créer de la monnaie à la tonne si les États lui en donnent l’occasion. Sachant que les conséquences de l’inflation monétaire diffèrent d’un endroit à l’autre, ce n’est certainement pas la centralisation de ce pouvoir qui réduira ce phénomène. Qu’on se le dise, l’inflation monétaire ne saura agir comme panacée aux problèmes financiers que vivent présentement la plupart des États.
Une monnaie mondiale peut effectivement réduire les difficultés financières des États, mais à une condition : elle doit être adoptée par la base plutôt qu’imposée d’en haut par l’autorité politique. Ce fut le cas de l’or et de l’argent métallique autrefois. Puisque les hauts gradés du FMI et des banques centrales méprisent la base tout en la courtisant, ils rejettent du revers de la main ce qu’ils qualifient de «retour en arrière». Or, ce sont plutôt leur plan de relance et leur arrogance qui risquent de nous faire reculer, car tout ce qu’ils savent faire est de s’accrocher au pouvoir au détriment de tous.
Le Fond monétaire international est une banque contrôlée par les gouvernements, dont les ressources proviennent des contribuables. Son but initial, en 1944, était de stabiliser les taux de change fixes, car, justement, ils n’étaient pas aussi fixes qu’on le disait. Plutôt que de disparaître au début des années 1970, alors qu’on remplaçait les taux de change fixes par des taux variables, le FMI a, au contraire, accrû ses pouvoirs. Depuis ce temps il prête de l’argent aux divers gouvernements du monde peu importe la raison de leurs difficultés financières.
La crise économique, qui n’en finit plus malgré la prétention contraire des autorités, lui donne l’occasion de promouvoir ses idées de grandeur. Il prétend, encore une fois, avoir trouvé le savon qui lave plus blanc. Il suffit de lui confier le contrôle de la monnaie et il pourra aider tout le monde sans condition. Devant cette «générosité» les anticapitalistes finiront-ils par céder? Les anti-socialistes, pour leur part, seront-ils amadoués par les économistes de renom qui appuient le projet ou l’appuieront le temps venu? Il n’y a pas à dire, le FMI sait exploiter les faiblesses des uns et des autres.
La pensée du jour
Ceux qui pestent contre les grandes banques, Wall Street ou les écarts de richesse ont de bonnes raisons de le faire. Mais ne blâmez pas le «libre marché». Blâmez le curieux système dans lequel nous vivons. Où l’État se mêle de tout, et prend aux pauvres pour donner aux riches. --- David Descôteaux
Le chiffre du jour : 4 à 5 G$
Lorsque l’on tient compte tous les coûts associés à la préparation des déclarations de revenus, les Canadiens dépensent entre 4 et 5 milliards de dollars par année pour se conformer aux réglementations fiscales.
21 juillet, 2010
La pensée du jour
Au cours de la plus récente période de dix ans couverte par notre étude (1999-2000 à 2008- 2009), les dépenses publiques en santé au Québec ont crû à un taux annuel moyen de 6,9 %, comparativement à 5,1 % pour les recettes totales disponibles et 4,4 % pour le produit intérieur brut. --- Institut Fraser
Le chiffre du jour : 41 000
En 2009, un peu plus de 41 000 Canadiens ont reçu des traitements médicaux non-urgents à l’extérieur du Canada, une augmentation notable par rapport à 2008.
20 juillet, 2010
Défaillances du marché ou effets pervers de l’interventionnisme?
Les « faiseurs d’opinions » québécois sont particulièrement acharnés dans leur quête "anti libre marché". Tous les évènements, incluant dans bien des cas des catastrophes naturelles, servent de prétextes pour le dénoncer.
Pourtant, le libre marché, de par sa nature même, protège mieux les consommateurs que tous les organismes créés à cette fin. Les pires abus sont toujours la conséquence d’un interventionnisme à courte vue des gouvernements.
Dans le texte qui suit, Emmanuel Martin nous rappelle que le libre marché est imparfait, mais c’est l’intervention de l’État qui l’empêche de corriger le tir lors des inévitables dérapages.
__________
Défaillances de marché ?
Emmanuel Martin – Le 3 avril 2010. Hommes politiques, activistes, et même certains économistes à la mode, nous alertent régulièrement contre les « défaillances de marché ». Ces dernières, qui constituent une incapacité du secteur privé à répondre à la demande, doivent donc être, nous dit-on, corrigées par une intervention de la puissance publique. Avec la crise actuelle et les possibilités que cet argument soit « surexploité » pour légitimer une expansion du pouvoir de la part de la puissance publique, une analyse s’impose.
Bien sûr les marchés ne sont pas parfaits. Ils représentent un processus continu d’ajustement, une procédure de « test » de ce que les consommateurs désirent : les entrepreneurs lancent des projets, en situation d’incertitude, en tentant de répondre à une demande existante ou latente. Le juge sera donc le consommateur - ses besoins et son budget. En cela, les entrepreneurs entrent dans un processus d’essai/erreur/correction. Par définition donc, les marchés sont toujours « imparfaits », mais des forces imposent en permanence aux entrepreneurs de corriger leurs projets s’ils ne répondent pas à la demande.
Parce qu’un entrepreneur ne fait un profit que s’il a correctement servi ses clients, la première force qui guide son action est la discipline des pertes et profits. La perte est un signal qu’il faut changer, qu’il y a eu une erreur d’appréciation etc. Cette discipline des pertes et profits est en réalité le fondement de la responsabilité entrepreneuriale et capitaliste. Il est évident que si les pertes sont systématiquement essuyées par une tierce partie externe, la discipline ne fonctionnera pas, et on ne pourra pas parler de responsabilité mais de son contraire.
Dans la crise américaine par exemple, la garantie par l’État (c’est à dire le contribuable, à qui on ne demande pas son avis) et par la banque centrale (c’est à dire une institution qui peut « créer » de la monnaie), d’une part des dépôts bancaires et, d’autre part, des comptes des institutions financières, selon la doctrine du « too big too fail » (trop gros pour faire faillite) dans une tradition de renflouements (bail-outs) systématiques en cas de difficultés, fait que la discipline de responsabilité est d’emblée évincée du système : les gains sont effectivement privatisés, mais les pertes sont poliment envoyées au contribuable.
Parallèlement, la passation d’un contrat implique une responsabilité des parties, à respecter les termes du contrat. S’il est possible pour une partie de ne plus respecter les termes du contrat, l’incitation sera que, ce type de contrat n’offrant plus une sécurité juridique, des parties refuseront désormais de contracter. On entendra alors parler ici et là de « défaillances du marché », alors que la défaillance vient en réalité du législateur qui a ôté au contrat son caractère coordonateur et responsabilisant.
En France, le législateur a permis aux locataires de ne pas se faire expulser entre les mois de novembre et mars. Ce faisant, il a en même temps permis aux propriétaires ... de ne pas être payés sur la même période : l’incitation est en effet très forte pour certains locataires de mauvaise foi de se servir de cette protection du législateur pour ne pas payer leur loyer. La responsabilité qu’impliquait le contrat de location a été détruite par cette disposition dite « sociale » mais dont l’effet pervers est bien « anti-social » : des propriétaires, n’étant plus protégés par le contrat, refusent de louer, laissant des logements vacants, ou exigeant des garanties que la plupart des ménages défavorisés ne peuvent fournir. Il faut alors à l’État garantir les propriétaires contre les « risques locatifs » !
Par ailleurs, les marchés ne peuvent fonctionner que si les prix relatifs reflètent la réalité des raretés. Ils le font de manière imparfaite, mais les processus d’ajustement permettent tant bien que mal que les prix traduisent à peu près correctement les besoins d’un côté et les capacités de l’autre. Ces prix relatifs sont essentiels pour guider l’action des entrepreneurs et pour faire que la demande se cantonne à ce qui est possible. Parce que les prix émergent de relations sociales, beaucoup d’observateurs s’imaginent que la sphère sociale, incarnée par le politique, peut donc décréter les prix. Mais il n’en est rien. Même si les prix sont un phénomène d’origine humaine, on ne peut pas les décider de manière politique sans conséquences. Ils sont un peu comme la loi de la gravité : une espèce de donné de la nature.
Il y a plusieurs moyens de distordre les prix et leur fonction fondamentale de coordination: par un contrôle direct du prix, par la subvention, par la limitation de l’offre…
Le contrôle des prix, soit parce qu’ils sont trop bas pour le vendeur (le salaire par exemple), soit trop hauts pour l’acheteur (l’eau, le lait, les loyers…), a un effet pervers immédiat puisqu’il déconnecte offre et demande. Le salaire minimum peut être salué comme pratique permettant d’éviter des abus de la part d’employeurs. Mais lorsqu’il est national, il s’applique à des régions avec des niveaux de développement totalement différents. Or, dans les zones pauvres les entrepreneurs ne peuvent pas rentabiliser un tel coût et limitent donc leurs embauches, ce qui génère du chômage. Lorsque les prix de certaines denrées sont forcés à la baisse par les autorités, les gens ont tendance à les surconsommer et l’offre ne pouvant suivre, surtout à un prix moins élevé, on assiste à des phénomènes de pénurie et files d'attente. Encore une « défaillance de marché » ?
Les subventions à la production de vin en Europe font que les producteurs ont pendant très longtemps basé leur action et leur calcul de profit non pas seulement sur les prix du marché reflétant la demande des consommateurs, mais aussi très largement sur la subvention qu’il reçoivent de Bruxelles. Le résultat logique a été une surproduction… que Bruxelles « gère » en subventionnant l’élimination des surplus et l’arrachage. Le contribuable européen a donc payé pour la subvention à la production générant une surproduction, puis pour une subvention à la destruction de la surproduction ! On aimerait entendre parler de « défaillance de la bureaucratie »…
Enfin, le contrôle de l’offre par les autorités a aussi un impact. Pourquoi un telle flambée de l’immobilier en France par exemple ? Parce que l’offre de terrain n’est pas libre. La rareté est en fait organisée par les autorités à travers les PLUs et les SCOTs (pourtant libérer l’offre ne signifierait pas construire n’importe quoi n’importe où). Mais les autorités parlent en même temps de crise du « marché » de l’immobilier.
Les supposées défaillances de marché sont donc souvent un effet pervers de l’intervention des autorités sur les marchés. Mais plutôt que le reconnaître, de nouvelles interventions sont créées pour « corriger » ces effets pervers – comme on l’a vu avec le contrat de location ou la subvention à la production de vin, distordant encore plus le fonctionnement des marchés. C’est l’effet « boule de neige » de la dynamique interventionniste.
Les marchés sont par nature imparfaits, mais si on retire les instruments qui leur permettent de se corriger, il n’est pas étonnant qu’ils ne fonctionnent pas correctement du tout. Les réflexions quant à des interventions sur des défaillances réelles des marchés doivent donc prendre cela en compte.
Emmanuel Martin est analyste sur www.UnMondeLibre.org
Pourtant, le libre marché, de par sa nature même, protège mieux les consommateurs que tous les organismes créés à cette fin. Les pires abus sont toujours la conséquence d’un interventionnisme à courte vue des gouvernements.
Dans le texte qui suit, Emmanuel Martin nous rappelle que le libre marché est imparfait, mais c’est l’intervention de l’État qui l’empêche de corriger le tir lors des inévitables dérapages.
__________
Défaillances de marché ?
Emmanuel Martin – Le 3 avril 2010. Hommes politiques, activistes, et même certains économistes à la mode, nous alertent régulièrement contre les « défaillances de marché ». Ces dernières, qui constituent une incapacité du secteur privé à répondre à la demande, doivent donc être, nous dit-on, corrigées par une intervention de la puissance publique. Avec la crise actuelle et les possibilités que cet argument soit « surexploité » pour légitimer une expansion du pouvoir de la part de la puissance publique, une analyse s’impose.
Bien sûr les marchés ne sont pas parfaits. Ils représentent un processus continu d’ajustement, une procédure de « test » de ce que les consommateurs désirent : les entrepreneurs lancent des projets, en situation d’incertitude, en tentant de répondre à une demande existante ou latente. Le juge sera donc le consommateur - ses besoins et son budget. En cela, les entrepreneurs entrent dans un processus d’essai/erreur/correction. Par définition donc, les marchés sont toujours « imparfaits », mais des forces imposent en permanence aux entrepreneurs de corriger leurs projets s’ils ne répondent pas à la demande.
Parce qu’un entrepreneur ne fait un profit que s’il a correctement servi ses clients, la première force qui guide son action est la discipline des pertes et profits. La perte est un signal qu’il faut changer, qu’il y a eu une erreur d’appréciation etc. Cette discipline des pertes et profits est en réalité le fondement de la responsabilité entrepreneuriale et capitaliste. Il est évident que si les pertes sont systématiquement essuyées par une tierce partie externe, la discipline ne fonctionnera pas, et on ne pourra pas parler de responsabilité mais de son contraire.
Dans la crise américaine par exemple, la garantie par l’État (c’est à dire le contribuable, à qui on ne demande pas son avis) et par la banque centrale (c’est à dire une institution qui peut « créer » de la monnaie), d’une part des dépôts bancaires et, d’autre part, des comptes des institutions financières, selon la doctrine du « too big too fail » (trop gros pour faire faillite) dans une tradition de renflouements (bail-outs) systématiques en cas de difficultés, fait que la discipline de responsabilité est d’emblée évincée du système : les gains sont effectivement privatisés, mais les pertes sont poliment envoyées au contribuable.
Parallèlement, la passation d’un contrat implique une responsabilité des parties, à respecter les termes du contrat. S’il est possible pour une partie de ne plus respecter les termes du contrat, l’incitation sera que, ce type de contrat n’offrant plus une sécurité juridique, des parties refuseront désormais de contracter. On entendra alors parler ici et là de « défaillances du marché », alors que la défaillance vient en réalité du législateur qui a ôté au contrat son caractère coordonateur et responsabilisant.
En France, le législateur a permis aux locataires de ne pas se faire expulser entre les mois de novembre et mars. Ce faisant, il a en même temps permis aux propriétaires ... de ne pas être payés sur la même période : l’incitation est en effet très forte pour certains locataires de mauvaise foi de se servir de cette protection du législateur pour ne pas payer leur loyer. La responsabilité qu’impliquait le contrat de location a été détruite par cette disposition dite « sociale » mais dont l’effet pervers est bien « anti-social » : des propriétaires, n’étant plus protégés par le contrat, refusent de louer, laissant des logements vacants, ou exigeant des garanties que la plupart des ménages défavorisés ne peuvent fournir. Il faut alors à l’État garantir les propriétaires contre les « risques locatifs » !
Par ailleurs, les marchés ne peuvent fonctionner que si les prix relatifs reflètent la réalité des raretés. Ils le font de manière imparfaite, mais les processus d’ajustement permettent tant bien que mal que les prix traduisent à peu près correctement les besoins d’un côté et les capacités de l’autre. Ces prix relatifs sont essentiels pour guider l’action des entrepreneurs et pour faire que la demande se cantonne à ce qui est possible. Parce que les prix émergent de relations sociales, beaucoup d’observateurs s’imaginent que la sphère sociale, incarnée par le politique, peut donc décréter les prix. Mais il n’en est rien. Même si les prix sont un phénomène d’origine humaine, on ne peut pas les décider de manière politique sans conséquences. Ils sont un peu comme la loi de la gravité : une espèce de donné de la nature.
Il y a plusieurs moyens de distordre les prix et leur fonction fondamentale de coordination: par un contrôle direct du prix, par la subvention, par la limitation de l’offre…
Le contrôle des prix, soit parce qu’ils sont trop bas pour le vendeur (le salaire par exemple), soit trop hauts pour l’acheteur (l’eau, le lait, les loyers…), a un effet pervers immédiat puisqu’il déconnecte offre et demande. Le salaire minimum peut être salué comme pratique permettant d’éviter des abus de la part d’employeurs. Mais lorsqu’il est national, il s’applique à des régions avec des niveaux de développement totalement différents. Or, dans les zones pauvres les entrepreneurs ne peuvent pas rentabiliser un tel coût et limitent donc leurs embauches, ce qui génère du chômage. Lorsque les prix de certaines denrées sont forcés à la baisse par les autorités, les gens ont tendance à les surconsommer et l’offre ne pouvant suivre, surtout à un prix moins élevé, on assiste à des phénomènes de pénurie et files d'attente. Encore une « défaillance de marché » ?
Les subventions à la production de vin en Europe font que les producteurs ont pendant très longtemps basé leur action et leur calcul de profit non pas seulement sur les prix du marché reflétant la demande des consommateurs, mais aussi très largement sur la subvention qu’il reçoivent de Bruxelles. Le résultat logique a été une surproduction… que Bruxelles « gère » en subventionnant l’élimination des surplus et l’arrachage. Le contribuable européen a donc payé pour la subvention à la production générant une surproduction, puis pour une subvention à la destruction de la surproduction ! On aimerait entendre parler de « défaillance de la bureaucratie »…
Enfin, le contrôle de l’offre par les autorités a aussi un impact. Pourquoi un telle flambée de l’immobilier en France par exemple ? Parce que l’offre de terrain n’est pas libre. La rareté est en fait organisée par les autorités à travers les PLUs et les SCOTs (pourtant libérer l’offre ne signifierait pas construire n’importe quoi n’importe où). Mais les autorités parlent en même temps de crise du « marché » de l’immobilier.
Les supposées défaillances de marché sont donc souvent un effet pervers de l’intervention des autorités sur les marchés. Mais plutôt que le reconnaître, de nouvelles interventions sont créées pour « corriger » ces effets pervers – comme on l’a vu avec le contrat de location ou la subvention à la production de vin, distordant encore plus le fonctionnement des marchés. C’est l’effet « boule de neige » de la dynamique interventionniste.
Les marchés sont par nature imparfaits, mais si on retire les instruments qui leur permettent de se corriger, il n’est pas étonnant qu’ils ne fonctionnent pas correctement du tout. Les réflexions quant à des interventions sur des défaillances réelles des marchés doivent donc prendre cela en compte.
Emmanuel Martin est analyste sur www.UnMondeLibre.org
La pensée du jour
On parle pourtant souvent de l’importance de la gratuité des soins de santé. Cette expression a été martelée au point où elle est devenue un dogme qui ne fait aucun sens. Qu’on se le dise, tout payeur de taxes et d’impôts paye pour la santé, les services ne sont jamais gratuits; nous n’avons tout simplement aucune idée des coûts parce que nous n’avons pas à payer pour les soins médicaux lorsque nous les recevons. Ce dogme de gratuité nous aveugle au point où il nous empêche de repenser l’universalité des soins, que nous ne remettons d’ailleurs pas en cause. Il en résulte que nous sommes incapables d’apporter des réformes importantes à notre système de santé. --- Institut Fraser
Le chiffre du jour : 9 100 $
En 2009, la famille canadienne moyenne composée de deux adultes et de deux enfants payait environ 9 100 $ pour l’assurance santé publique. --- Institut Fraser
19 juillet, 2010
La pensée du jour
Un élève inscrit à l’école privée n’engendre pas une dépense pour le gouvernement du Québec, mais une économie. C’est pourtant facile à comprendre!
Ses parents paient pour le réseau scolaire public, à travers leurs impôts et taxes. En plus, ils paient à l’école privée 40 % du coût/élève et le gouvernement 60 %. Les adversaires de l’école privée ressortent la même revendication, année après année : couper les subventions à l’école privée pour diriger la totalité du budget prévu pour l’éducation vers le réseau public. Ils ne se rendent pas compte qu’ils se tirent dans le pied avec une telle exigence. --- Jean-Jacques Samson
Ses parents paient pour le réseau scolaire public, à travers leurs impôts et taxes. En plus, ils paient à l’école privée 40 % du coût/élève et le gouvernement 60 %. Les adversaires de l’école privée ressortent la même revendication, année après année : couper les subventions à l’école privée pour diriger la totalité du budget prévu pour l’éducation vers le réseau public. Ils ne se rendent pas compte qu’ils se tirent dans le pied avec une telle exigence. --- Jean-Jacques Samson
Le chiffre du jour : 60 000 $
La gauche sociale, au Québec, entretient aussi le mythe que l’école privée est l’école des riches. Or, seulement le tiers des parents d’élèves inscrits au privé ont un revenu familial supérieur à 80 000 $. Par contre, le revenu familial de 40 % des parents est inférieur à 60 000 $. Pourtant, le privé connaît une hausse de popularité constante, comme l’ont démontré les statistiques publiées dimanche, par Le Journal.
18 juillet, 2010
La pensée du jour
Lorsqu’un politicien vous promet la lune, il a toujours quelqu’un, quelque part, qui s’appauvrit. Et ce quelqu’un quelque part, ce n’est pas lui, c’est vous. --- Pierre Simard
Le chiffre du jour : 44 %
Quarante-quatre pour cent (44 %) des cadres de la fonction publique disent que les politiques organisationnelles constituent un obstacle à une meilleure utilisation de l'information en vue d'obtenir un avantage concurrentiel. La moyenne nationale est de 29 %. En outre, plus du tiers (39 %) des cadres de la fonction publique évoquent le manque de leadership des décideurs comme la principale raison pour laquelle ils n'utilisent pas la technologie pour mieux gérer l'information. En comparaison, la moyenne nationale est de 27 %.
17 juillet, 2010
Le New Deal (1/3)
Le succès du New Deal est un mythe entretenu par les interventionnistes pour justifier l’expansion continue de l’État providence.
La pensée du jour
En conclusion, si l’on croit qu’il est nécessaire d’aider les gens à faible revenu, les logements sociaux ne sont pas la bonne façon. Ils représentent en fait le meilleur moyen de détruire le marché privé du logement abordable, d’encourager un cycle de dépendance chez les locataires et de s'assurer que les contribuables qui paient le plein prix pour leur loyer ou leur maison vont payer plus de taxes pour aider moins de démunis. Le meilleur choix demeure la redynamisation du secteur locatif privé: il faut rendre la location privée plus intéressante, en réduisant les coûts de construction et en modifiant les règles de fonctionnement actuelles de la Régie du logement. --- Germain Belzile, Pierre Desrochers
Le chiffre du jour : 516 $
De plus, il coûte beaucoup plus cher de loger des personnes à faible revenu dans des logements sociaux que dans des logements privés. Par exemple, la subvention moyenne par logement social dans le sud du Québec était de 516 $ par mois en 2008. Si l’on ajoute la contribution des locataires, on dépasse de plusieurs centaines de dollars le loyer mensuel moyen au Québec d’un logement privé de deux chambres (650 $ en avril 2010). Du point de vue du contribuable, il vaudrait mieux que le gouvernement aide directement les locataires plus démunis à payer une partie de leur loyer privé, plutôt que d’investir dans la pierre. On pourrait aider près de trois fois plus de locataires ainsi, avec la même somme dépensée par le gouvernement.
16 juillet, 2010
Avenir des retraites et retraites de l'avenir (2/2)
Serge Schweitzer s'attaque au défi du financement des régimes de retraite français. Toute proportion gardée, les défis sont les mêmes, voire plus grands, au Québec.
La pensée du jour
Les États-Unis ont défié le gros bon sens en voulant résoudre un problème d’endettement en s’endettant davantage. Ils ont refusé de considérer qu’il faut d’abord épargner et s’enrichir pour pouvoir ensuite dépenser. Ils ont adopté des plans de relance pour maîtriser la récession. Il semble plutôt qu’elle soit repartie de plus belle! --- Nathalie Elgrably-Lévy
Le chiffre du jour : 450 à 600 M$
La bonne gestion des finances publiques commence par l’adjudication des contrats au plus bas soumissionnaire (remplacement des voitures de métro), à conditions et à qualité égale. CAF devra produire 60 % du matériel au pays pour se qualifier. Elle devra donc ouvrir une usine et embaucher des travailleurs. Elle a par ailleurs indiqué qu’elle pourrait livrer les voitures de 15 % à 20 % moins cher que les partenaires originaux. Sur 3 milliards de dollars, cela pourrait représenter une économie allant de 450 millions de dollars à 600 millions de dollars.
15 juillet, 2010
Avenir des retraites et retraites de l'avenir (1/2)
Serge Schweitzer s'attaque au défi du financement des régimes de retraite français. Toute proportion gardée, les défis sont les mêmes, voire plus grands, au Québec.
La pensée du jour
En effet, il existe une constante dans le secteur public et cela pourrait s'avérer encore le cas dans le contrat des compteurs d'eau : personne n'est jamais tenu responsable de ses erreurs (à moins de fautes criminelles, auxquelles cas la police intervient parfois et la Couronne porte des accusations). --- Jean-Paul Gagné
Le chiffre du jour : 3 G$
Les experts sont catégoriques : le réseau routier de la région de Montréal est saturé, et les problèmes de congestion routière iront en s’aggravant. Le coût total des ralentissements dans la métropole atteint même trois milliards $ par année.
(NDLR : Les automobilistes devraient pouvoir initier un recour collectif contre les gouvernements (municipal, provincial et fédéral) qui n'ont pas su prendre leur responsabilité depuis plus de vingt ans.)
(NDLR : Les automobilistes devraient pouvoir initier un recour collectif contre les gouvernements (municipal, provincial et fédéral) qui n'ont pas su prendre leur responsabilité depuis plus de vingt ans.)
14 juillet, 2010
La pensée du jour
Certains États se sont attaqués à leur problème budgétaire avec autrement plus de conviction. Le nouveau gouvernement britannique coupe les budgets de tous les ministères de 25 %, sauf ceux de la santé et de la défense. Environ 80 % de l’effort budgétaire proviendra de véritables coupures de dépenses.
L’Espagne diminuera ses dépenses de 65 milliards de dollars et baissera de 5 % le salaire des fonctionnaires. L’Irlande a réduit de 5 % à 15 % le salaire des fonctionnaires. L’Allemagne – qui n’est pas au bord de la faillite – sabrera 80 milliards d’euros dans ses dépenses d’ici 2014 et abolira 15 000 postes de fonctionnaires.
Le Québec ? On se contente de limiter la croissance des dépenses. On ne dépensera pas moins qu’avant, mais on se félicite de s’endetter un peu moins vite !
Le budget Bachand et les négociations dans le secteur public ont sans doute révélé le manque de courage politique d’un gouvernement assiégé. Il a aussi confirmé les contradictions fondamentales des Québécois qui veulent la protection sociale des Européens et le niveau de taxation des Américains. --- Pierre Duhamel
L’Espagne diminuera ses dépenses de 65 milliards de dollars et baissera de 5 % le salaire des fonctionnaires. L’Irlande a réduit de 5 % à 15 % le salaire des fonctionnaires. L’Allemagne – qui n’est pas au bord de la faillite – sabrera 80 milliards d’euros dans ses dépenses d’ici 2014 et abolira 15 000 postes de fonctionnaires.
Le Québec ? On se contente de limiter la croissance des dépenses. On ne dépensera pas moins qu’avant, mais on se félicite de s’endetter un peu moins vite !
Le budget Bachand et les négociations dans le secteur public ont sans doute révélé le manque de courage politique d’un gouvernement assiégé. Il a aussi confirmé les contradictions fondamentales des Québécois qui veulent la protection sociale des Européens et le niveau de taxation des Américains. --- Pierre Duhamel
Le chiffre du jour : 1,3 G$
La stabilisation des revenus des agriculteurs est un des problèmes vécus par la Financière agricole, déficitaire depuis des années. Le programme s’accaparait 69% des ressources financières de la société d’État l’an dernier.
Le gouvernement du Québec a dû éponger un déficit accumulé de 1,3 G$ en 2009. Le 31 mars, on annonçait des mesures de resserrement, en excluant des calculs 25% des fermes, soit les moins rentables.
(NDLR : Ce n'est pas le gouvernement du Québec qui a épongé le déficit accumulé. Ce sont les contribuables.)
Le gouvernement du Québec a dû éponger un déficit accumulé de 1,3 G$ en 2009. Le 31 mars, on annonçait des mesures de resserrement, en excluant des calculs 25% des fermes, soit les moins rentables.
(NDLR : Ce n'est pas le gouvernement du Québec qui a épongé le déficit accumulé. Ce sont les contribuables.)
13 juillet, 2010
Ma vie à contre-Coran
Louise Labrecque
Djemila Benhabib, Ma vie à contre-Coran, Montréal, VLB Éditeur, 2009, 268 p.
Comme on l’a vu durant les audiences de la commission Bouchard-Taylor, plusieurs bien-pensants considèrent que notre société démocratique devrait se plier à toutes les revendications faites au nom de l’Islam. C’en était trop pour Djemila Benhabib qui, dans l’éclairant ouvrage qu’elle vient de lancer, critique notamment le fait que, dans leur rapport, les commissaires Gérard Bouchard et Charles Taylor ont complètement négligé de faire la distinction entre « musulmans » et « islamistes », ces derniers étant de la graine de fanatiques et ne constituant, de ce fait, qu’une infime minorité parmi les immigrants de religion musulmane.
Djemila Benhabib connait très bien les islamistes. En Algérie où elle a grandi, elle les a vus envahir l’espace public et semer la terreur et la barbarie. Comme l’indique son récit souvent bouleversant, elle a toutes les raisons du monde d’appeler à se méfier d’eux, elle qui fut la cible de menaces posées non seulement contre son intégrité et sa liberté d’expression, mais aussi contre sa vie. Par exemple, durant son enfance algérienne, elle n’a pas eu la chance de fréquenter une école ouverte sur le monde. Elle a fréquenté ce qu’elle appelle une « usine à fabriquer des mutants » : beaucoup de ses camarades de classe sont devenus aujourd’hui des assassins capables du pire. Sous la houlette des islamistes, nous rappelle l’auteure, les « écoles de la honte et de la haine » pullulent, et cela non seulement en Algérie, mais à travers tout le monde musulman.
Avec raison, Djemila Benhabib considère que, dans notre société libre et démocratique, il ne saurait y avoir d’accommodements que si ceux-ci se révèlent compatibles avec l’esprit de la laïcité : « La puissance publique ne doit imposer aucune croyance », comme le disait Condorcet. Et surtout pas dans le domaine de l’éducation. C’est la raison pour laquelle l’auteure nous sensibilise sur la nécessité de protéger les enfants de l’influence des dogmes, qu’ils soient idéologiques, religieux ou politiques, afin qu’ils puissent devenir des citoyens autonomes, libres et capables de penser par eux-mêmes.
En d’autres termes, le « vivre ensemble » oblige à ne pas fermer les yeux sur les tentatives d’intrusion du religieux dans l’espace public, car les conséquences n’en sont jamais banales ou anodines. Djemila Benhabib déplore aussi que certains leaders politiques et sociaux de chez nous, comme entre autres Françoise David, font preuve d’une troublante naïveté et d’une incroyable irresponsabilité face aux revendications de l’islamisme radical, dont le programme idéologique se situe pourtant à l’exact opposé du progrès social, des droits des femmes et des libertés.
On comprend aussi à la lecture de ce livre que les intégristes islamistes sont devenus dans l’espace public ni plus ni moins que des imposteurs communautaires, qui usurpent la cause des immigrants de religion musulmane, dont en réalité ils ne sont aucunement représentatifs. Ce sont ces ennemis de la démocratie qui, afin de mieux étendre leur influence sur notre société, revendiquent bruyamment des accommodements que Djemila Benhabib qualifie à juste titre de « déraisonnables ».
Bref, ce livre nous rappelle que la lutte pour les libertés, que ce soit chez nous ou ailleurs dans le monde, est loin d’être achevée. Comme le signale Djemila Benhabib, « les double discours, les forces brutales, ne doivent plus nous impressionner, ni nous faire peur ». En effet, les islamistes fanatisés terrorisent leurs femmes et leurs filles, et du même souffle ils crient au racisme et à l’islamophobie contre quiconque dénonce leurs crimes et se dresse contre leur idéologie totalitaire !
En somme, Djemila Benhabib, malgré les dangers bien réels qu’elle peut encourir, se dresse, et elle se dressera toujours de toutes ses forces, contre ces brutes islamo-fascistes qui cherchent à miner nos libertés fondamentales. Nous pouvons souhaiter qu’elle ne soit pas seule dans son courageux combat, et que nous serons nombreux à lutter à ses côtés pour nos droits démocratiques et humains qui, aujourd’hui plus que jamais, ont besoin d’être défendus contre les adeptes de l’obscurantisme et de la barbarie.
La pensée du jour
Le président du Vénézuela, Hugo Chavez, est en train de nationaliser tout ce qui bouge, en allant des petits commerces d'appareils électroniques jusqu'au grandes pétrolières. Le principe est simple : Chavez ordonne aux dirigeants de lui laisser le contrôle de l'entreprise, sans négocier. Il le fait au nom du socialisme, qui dicte que tout devrait appartenir au gouvernement (donc, indirectement, à lui). Et pour justifier son régime politique, il soutient que le capitalisme, tel que pratiqué par les pays développés, est responsable de la corruption, de la spéculation et de la pauvreté.
(NDLR : Cela devrait faire réfléchir ceux qui préconisent que l'État doit tout faire.)
(NDLR : Cela devrait faire réfléchir ceux qui préconisent que l'État doit tout faire.)
Le chiffre du jour : 6 G$
Le gouvernement n’a aucunement stoppé la machine étatique, tout au plus a-t-il trouvé où se trouve la pédale de frein. Ce que le gouvernement considère comme étant «l’effort budgétaire» de l’État n’est que le ralentissement de la croissance des dépenses. Au lieu de dépenser 4,9 % de plus comme en 2009, il se limitera à une augmentation de 2,2 %. Le gouvernement se vante de faire sa part dans le ménage des finances publiques, mais il dépensera 6 milliards de plus en 2013-2014 qu’en 2009-2010. L’austérité n’est plus ce qu’elle était.
12 juillet, 2010
La propriété privée, meilleure alliée de la nature
Les éco catastrophistes devraient se donner la peine d’étudier le livre « La propriété privée » d’Henri Lepage.
Il explique mieux que quiconque pourquoi la propriété privée est le meilleur allié de la nature :
Il explique mieux que quiconque pourquoi la propriété privée est le meilleur allié de la nature :
La propriété privée, meilleure alliée de la nature
Est-il vrai que la dégradation de l'environnement soit le produit inévitable d'une économie capitaliste fondée sur le profit et le principe de la propriété ? Le capitalisme conduit-il nécessairement au gaspillage des ressources naturelles parce que, comme l'affirmait feu le Projet socialiste, « il ne s'intéresse qu'aux biens marchands » ?
La vérité est tout le contraire : il n'y a de problèmes d'environnement que là où il n'y a pas de propriété ; là où les structures de propriété sont insuffisamment définies, ou encore là où les droits de propriété existants sont insuffisamment respectés ou protégés.
Prenons la surexploitation des ressources maritimes. Les mers s'épuisent ; il y a de moins en moins de poissons à pêcher ; les flottilles sont contraintes d'aller pêcher toujours plus loin. D'où une multitude de conflits auxquels la politique ne manque pas de se mêler. À qui la faute ? Au développement des flottilles industrielles, nous répond-on ; à la « concurrence sauvage » qui impose une course sans limites à la rentabilité, avec des bateaux toujours plus gros et des techniques de pêche toujours plus sophistiquées.
C'est vrai. Mais il faut aller plus loin. La véritable raison de l'épuisement des mers tient seulement au fait que la mer est un « bienlibre », une propriété typiquement collective. Dans un tel système, si je suis prudent, si je limite volontairement mes prises pour ne pas aggraver la surexploitation du milieu marin, je n'ai aucune garantie que les autres feront de même. J'ai donc intérêt à tout faire pour pêcher le plus possible, afin d'éviter que ce que je ne prendrai pas, les autres le prennent à ma place. La « main invisible » du marché fonctionne en sens inverse du mécanisme décrit par Adam Smith : chacun en poursuivant son propre
intérêt personnel concourt, au détriment de tous, à l'épuisement de la ressource même que chacun convoite. Mais il n'en va ainsi que parce que ce secteur se caractérise par l'absence de tout droit d'appropriation exclusive ; y joue à plein le mécanisme de ce que l'écologiste américain Garrett Hardin a appelé « The Tragedy of the Commons » :
« Une ressource à laquelle tout le monde a librement accès est une ressource dont personne n'a intérêt à assurer l'entretien ni le renouvellement, puisqu'il s'agit d'actions qui, du fait du principe de libre accès, ne peuvent pas y avoir de valeur marchande ; donc une ressource condamnée à être surexploitée et rapidement épuisée. » (P. 329-330)
La pensée du jour
Par ailleurs, M. Ebrahimi, spécialiste des transports et de l’aéronautique à l’UQAM, croit que la responsabilité de ce fiasco est imputable «aux décideurs publics». Le gouvernement du Québec est particulièrement pointé du doigt dans ce dossier lui qui a voulu accorder au départ le contrat (remplacement des voitures de métro) sans appel d’offres.
11 juillet, 2010
La pensée du jour
À titre de représentants du secteur aérospatial du Québec, nous tenons à féliciter le gouvernement du Québec et à l'appuyer en tant que partenaires pour l'engagement visionnaire qu'il a démontré par le biais de l'actualisation de sa Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation (SQRI 2010-2013) dévoilée le 28 juin dernier. Celle-ci vient réaffirmer l'importance de la recherche et de l'innovation en tant que fondement de la compétitivité du Québec à l'échelle internationale, de son développement économique et de la création d'emplois à long terme.
(NDLR : Lorsqe les représentants d'une industrie se donnent la peine de remercier publiquement le gouvernement c'est qu'on leur a donné un gros cadeau, payé par les contribuables.)
(NDLR : Lorsqe les représentants d'une industrie se donnent la peine de remercier publiquement le gouvernement c'est qu'on leur a donné un gros cadeau, payé par les contribuables.)
Le chiffre du jour : 10 600
Le gouvernement socialiste espagnol a annoncé vendredi la suppression de 10 600 postes de vacataires publics, une mesure permettant une économie de 250 millions d'euros, dans le cadre de ses efforts pour réduire les importants déficits publics du pays.
......
Ces nouvelles mesures incluent une baisse moyenne de 5% des salaires des fonctionnaires à partir de juin et leur gel en 2011.
(NDLR : On est bien loin des augmentations de 10,5 % accordées aux fonctionnaires québécois.)
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Ces nouvelles mesures incluent une baisse moyenne de 5% des salaires des fonctionnaires à partir de juin et leur gel en 2011.
(NDLR : On est bien loin des augmentations de 10,5 % accordées aux fonctionnaires québécois.)
10 juillet, 2010
La pensée du jour
Avec cette entente, le premier ministre crée une classe de privilégiés qui a préséance sur le reste des travailleurs. En achetant la paix syndicale, il crée une nomenklatura québécoise. En visant la stabilité, il incite à la révolte. Ce n’est pas de cette façon que se construit une société forte!--- Nathalie Elgrably-Lévy
Le chiffre du jour : 482,5 M$
Le ministre Gignac accompagne sa stratégie (développement économique) de 482,5 millions $ d'argent frais, pour ajouter notamment des mesures d'aide à la commercialisation. Pour que les bonnes idées et les découvertes ne restent pas dans les laboratoires mais se retrouvent sur les marchés, le ministre promet aussi pour l'automne une stratégie de l'entrepreneuriat.
09 juillet, 2010
PPP : pire que le public et le privé
En principe, les projets réalisés en mode PPP permettent au gouvernement de bénéficier des compétences du privé sans sacrifier les avantages (!!) du public. Toutefois, en pratique, les PPP sont le résultat d’une série de compromis qui contraignent, voire éliminent, les avantages du privé tout en conservant les désavantages du public.
Un projet réalisé en mode « privé » est toujours plus efficace, car les gestionnaires sont guidés par des critères de rentabilité libres de toutes ingérences électoralistes. Or, le mode PPP impose au « privé » les mêmes considérations électoralistes que ceux qui prévalent dans les projets réalisés en mode « public ». Pour s’en convaincre, il suffit de se remémorer les sagas qui n’en finissent plus des hôpitaux universitaires et de l’échangeur Turcot.
Donc, au mieux, les gains sont nuls. Plus probablement, toutefois, les frais de fonctionnement d’un projet réalisé en mode PPP seront considérablement plus élevés que si le projet avait été réalisé en mode « privé » ou même en mode « public ».
En effet, il est impossible de prévoir sur plus de quelques années les défis auxquels seront confrontés les gestionnaires d’un projet PPP. En conséquence, les investisseurs privés prendront soin d’incorporer à l’entente des clauses contractuelles leur permettant d’assurer la rentabilité du projet pour leur entreprise.
Les inévitables conflits auxquels seront confrontés les représentants du « privé » et du « public », mandatés pour veiller conjointement à la bonne marche des projets, seront constants et souvent insolubles. Les politiques auront le beau rôle d’arbitre entre l’interprétation des fonctionnaires et celles des entrepreneurs. À ce petit jeu, c’est généralement le « privé » qui tient le gros bout du bâton. À la limite, les investisseurs privés n’hésiteront pas à pousser à la faillite l’entité responsable du projet en laissant les pots cassés au gouvernement, donc aux contribuables.
C’est un cas type de « l’occasion fait le larron », une invitation à la corruption des fonctionnaires et des politiques.
Si un projet peut être réalisé en mode PPP, il peut l’être encore plus efficacement en mode « privé ». Alors, pourquoi accepter un compromis coûteux si le « privé » peut offrir des services de meilleure qualité à moindre coût?
Un projet réalisé en mode « privé » est toujours plus efficace, car les gestionnaires sont guidés par des critères de rentabilité libres de toutes ingérences électoralistes. Or, le mode PPP impose au « privé » les mêmes considérations électoralistes que ceux qui prévalent dans les projets réalisés en mode « public ». Pour s’en convaincre, il suffit de se remémorer les sagas qui n’en finissent plus des hôpitaux universitaires et de l’échangeur Turcot.
Donc, au mieux, les gains sont nuls. Plus probablement, toutefois, les frais de fonctionnement d’un projet réalisé en mode PPP seront considérablement plus élevés que si le projet avait été réalisé en mode « privé » ou même en mode « public ».
En effet, il est impossible de prévoir sur plus de quelques années les défis auxquels seront confrontés les gestionnaires d’un projet PPP. En conséquence, les investisseurs privés prendront soin d’incorporer à l’entente des clauses contractuelles leur permettant d’assurer la rentabilité du projet pour leur entreprise.
Les inévitables conflits auxquels seront confrontés les représentants du « privé » et du « public », mandatés pour veiller conjointement à la bonne marche des projets, seront constants et souvent insolubles. Les politiques auront le beau rôle d’arbitre entre l’interprétation des fonctionnaires et celles des entrepreneurs. À ce petit jeu, c’est généralement le « privé » qui tient le gros bout du bâton. À la limite, les investisseurs privés n’hésiteront pas à pousser à la faillite l’entité responsable du projet en laissant les pots cassés au gouvernement, donc aux contribuables.
C’est un cas type de « l’occasion fait le larron », une invitation à la corruption des fonctionnaires et des politiques.
Si un projet peut être réalisé en mode PPP, il peut l’être encore plus efficacement en mode « privé ». Alors, pourquoi accepter un compromis coûteux si le « privé » peut offrir des services de meilleure qualité à moindre coût?
La pensée du jour
Un fardeau de dette trop lourd fragilise l'économie et se transforme rapidement en spirale infernale. Après avoir étudié les crises financières survenues dans le monde au cours des huit derniers siècles, les économistes Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff concluent qu'elles ont toutes une source commune: l'endettement excessif, soit du secteur privé, soit du secteur public.--- André Pratte
Le chiffre du jour : 600 G$
Vous connaissez Fannie Mae et Freddy Mac? Ces sociétés de prêts ont coûté jusqu’ici 250 milliards aux contribuables américains. Nous avons leur pendant ici: la SCHL. Cette société de la couronne assure environ 60% des prêts hypothécaires des banques – généralement les plus risqués. L’an dernier, le gouvernement a permis à la SCHL de mettre sur ses livres jusqu’à 600 milliards $ d’hypothèques. 150 milliards de plus que l’année précédente. Les contribuables se portent garants de la SCHL en cas de pépin. Les banques courent donc peu de risque à prêter à des gens qui n’en possèdent aucunement les moyens. Croyez-vous qu’elles se gênent pour le faire?
08 juillet, 2010
La pensée du jour
Le gouvernement Charest n’a pas osé affronter le puissant groupe d’intérêt des organisations syndicales du secteur public. Ce pouvoir d’achat qu’il lui garantit proviendra pour l’essentiel de l’impôt de contribuables de la classe moyenne, des orphelins politiques dont aucun parti ne protège les intérêts, et qui ne jouiront pas du même privilège. Pour le reste, leurs augmentations salariales seront assumées par une croissance encore plus accélérée de la dette. --- Jean-Jacques Samson
Le chiffre du jour : 64 %
Les Québécois envisagent de façon plus positive la situation de l'économie canadienne depuis le dernier trimestre. En effet, la majorité d'entre eux (64 %) la décrivent comme bonne (en hausse de 17 points depuis mars, mais légèrement en deçà de la marque nationale de 67 %), selon l'indice mensuel RBC des perspectives de consommation au Canada de juin. Moins de foyers québécois manifestent des craintes à l'égard de l'emploi (16 %). Cette marque, qui représente une baisse de sept points depuis mars, se situe en deçà de la moyenne nationale de 20 %.
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