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18 mars, 2023

CLIMAT : INCERTITUDES ET CERTITUDES

 

Les phénomènes climatiques sont en effet d’une grande complexité. Certains facteurs qui les déterminent sont mal connus. Voici quelques rappels utiles.

« La science du climat est encore pleine d’incertitude et il faudra poursuivre les observations sur plusieurs décennies pour comprendre l’origine des fluctuations de la température » affirmait l’Académie des sciences française en 2015. « Les tendances actuelles du climat continueront pendant les deux prochaines décennies mais leur grandeur exacte ne peut pas être prédite » signalait le rapport du groupe de travail scientifique du GIEC en 2021. « Plus nous en apprenons sur le système climatique, plus nous réalisons à quel point il est complexe » écrivait Steven Koonin, le conseiller climat d’Obama, dans son livre « Climat, la part d’incertitude ».

La prudence est donc de mise quand on essaie de prévoir le climat.

Les phénomènes climatiques sont en effet d’une grande complexité. Certains facteurs qui les déterminent sont mal connus : les courants marins à grande profondeur, l’influence des rayons cosmiques sur la formation des nuages, les aérosols (particules fines dans l’atmosphère), etc. Pour le GIEC, on ne peut avoir qu’« une faible confiance » dans les prévisions concernant les pluies, les ouragans, les cyclones, etc.

De nombreux phénomènes restent inexpliqués : el Nino et la Nina (réchauffement et refroidissement de la partie équatoriale et orientale de l’océan Pacifique), le réchauffement de l’atmosphère aux périodes minoenne (aux environs de 1500 avant Jésus-Christ), romaine, et médiévale, les refroidissements de la « petite période glaciaire » (1600 à 1850), de 1880 à 1910, de 1945 à 1975, la variation du niveau des mers, de 12mm par an il y a 7000 ans et de 3 mm par an en moyenne depuis un siècle.

Il y a cependant des certitudes qui méritent d’être mieux connues. Galilée inventa le thermomètre en 1592, Torricelli le baromètre en 1644, Keeling a commencé en 1956 à mesurer le contenu de CO2 de l’atmosphère sur le volcan Mauna Loa à Hawaï, Jean Jouzel publiait en 1987 les premières analyses des carottes glaciaires forées dans l’Antarctique, les logiciels d’analyse des observations des différentes longueurs d’onde de la lumière par les spectromètres ont été améliorés à partir de 1989 (Uniquant).  Les mesures des phénomènes climatiques sont ainsi de plus en plus précises. Par exemple on connait mieux maintenant la proportion du COde l’atmosphère dont le carbone est l’isotope C13.

Sur le plan théorique, en 1941 Milancovic expliquait les périodes glaciaires par des variations de l’insolation aux environs du 60ème parallèle Nord, variations dues à des changements de l’orbite de la Terre et de son axe de rotation. Les changements de température de l’atmosphère précédaient les changements de la teneur en CO2 de l’atmosphère et en étaient la cause. Jean Jouzel confirmait cette théorie dans ses articles sur les mesures du CO2 faites dans les carottes glaciaires.

Les certitudes qu’ont permis ces progrès scientifiques sont les suivantes :

  • Depuis le développement accéléré de l’industrie (vers 1850), du fait de la combustion du charbon dans les machines à vapeur, puis du pétrole dans les moteurs thermiques, de la consommation d’électricité pour l’éclairage, le chauffage et les moteurs électriques, les émissions humaines de CO2 dues à la combustion des combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) sont une cause d’accroissement du contenu de CO2 de l’atmosphère (CO2 anthropique).
  • Le réchauffement des couches superficielles des océans chauds dégaze davantage de CO2. C’est une autre cause de l’accroissement du CO2 de l’atmosphère (CO2 naturel). Le COcontient une part dont l’atome carbone est l’isotope C13. Cette part n’est pas la même pour le CO2 anthropique (coefficient de 3% en moyenne) que pour le CO2 naturel (0,73 %). Ce coefficient était de 0,73% avant l’ère industrielle, puisqu’il n’y avait que du CO2 Il est actuellement de 0,85 %. On peut donc en déduire avec précision la part du CO2 de l’atmosphère actuelle qui provient des émissions humaines : 5% ( car 5% X 3 + 95% X 0,73=0,844). Comme le COde l’atmosphère est passé depuis 1850 de 280 ppm à 420 ppm, augmentant donc d’1/3 du CO2 actuel, les 5% provenant du CO2 anthropique représentent 5%/1/3 = 15 % de l’augmentation du CO2 de l’atmosphère. Les 85 % restant sont dus au dégazage supplémentaire causé par le réchauffement des océans chauds.
  • Le total des émissions humaines de COdepuis les débuts de l’ère industrielle peut être déduit des quantités de charbon, pétrole et gaz consommés. L’augmentation du CO2 de l’atmosphère représente environ la moitié de ces émissions (44% d’après les rapports du GIEC). Cela ne signifie pas que la totalité de l’augmentation du COatmosphérique est due aux émissions humaines, puisque seulement 15 % de l’augmentation leur sont dus. Car une grande partie des émissions humaines ont été absorbées par les océans et la végétation, qui en contiennent respectivement 92% et 6% (les 2% restant étant dans l’atmosphère terrestre). D’après les rapports du GIEC, environ 20 % du CO2 de l’atmosphère sont chaque année absorbés par les océans froids – et 20% dégazés par les océans chauds. En 3 ans, près de 50% des émissions humaines d’une année sont absorbés (il en reste 80%X80%X80% = 51%). Les émissions humaines sont ainsi progressivement absorbées.
  • En 1850, la plus grande partie de la capacité d’absorption du rayonnement infrarouge de la Terre par le CO2, autour de la longueur d’onde de 15 micromètres, était utilisée. Les émissions supplémentaires n’ont donc pu augmenter que faiblement l’opacité infrarouge de l’atmosphère. Steven Koonin en donne une image simple : une deuxième couche de peinture ne change guère l’opacité d’une vitre qui a déjà reçu une première couche. L’augmentation du CO2 ne modifie que faiblement la température de l’atmosphère.
  • Les rapports du GIEC confirment de façon précise cette faible influence de l’augmentation du CO2 sur la température de l’atmosphère. A la page 94 du rapport du groupe scientifique du GIEC, on lit qu’un supplément de 1000 Gt de CO2 donne une augmentation de 0,45 °C de la température de l’atmosphère. Si le rythme actuel d’augmentation du COse maintient (16 Gt de CO2 par an), l’augmentation de température de 2021 à 2050 sera de 29 ans X 16/1000 X 0,45 = 0,2 °C, très inférieure aux augmentations annoncées. La neutralité carbone de l’Union Européenne en 2050 n’apporterait qu’une réduction de 0,02°C de la température de l’atmosphère terrestre. « Les influences humaines sont réduites » écrit Steven Koonin.

En résumé les émissions humaines ne sont responsables que d’une faible partie de l’augmentation du CO2 de l’atmosphère ; l’augmentation de la température de l’atmosphère est due principalement à des causes naturelles, l’augmentation du COn’y jouant qu’un rôle marginal.

Ces certitudes ne figurent pas dans les rapports du GIEC car celui-ci reste fidèle à la mission qui lui a été donnée par ses fondateurs membres du Club de Rome et à sa lettre de mission figurant dans la convention internationale qui l’a créé : l’étude du « réchauffement climatique d’origine humaine ». Il fait donc l’hypothèse que le réchauffement est au moins partiellement dû à l’homme et à ses émissions de CO2.

D’autres certitudes, politiques et économiques, sont apparues :

  • L’objectif de « neutralité carbone » en 2050 est inatteignable, car les énergies renouvelables (éolien et solaire), qui représentent actuellement 2% de l’énergie consommée, ne pourront pas remplacer les combustibles fossiles, qui en représentent 80 %.
  • Les pays en voie de développement, notamment l’Inde et la Chine, n’ont pas l’intention de renoncer à exploiter leurs ressources d’énergie, en particulier le charbon.
  • Le coût de la « neutralité carbone » est estimé par la Banque Mondiale à 89.000 milliards de dollars (200 ans du budget de l’État français). Il ruinerait les pays qui viseraient cette neutralité.

Steven Koonin a donc raison de déconseiller la décarbonation de l’économie. Les Espagnols ont raison de réduire leurs subventions à l’éolien et au solaire. Les Britanniques ont eu raison de réduire leurs subventions à l’éolien offshore et de s’orienter vers leur suppression. Les Américains ont eu raison de ne pas subventionner jusqu’à présent leurs voitures électriques. Les Suisses ont eu raison de voter par référendum, le 12 juin 2021, contre une loi réduisant leurs émissions de CO2.

Dans son livre « Impasses climatiques », le professeur François Gervais cite l’ancien chancelier de l’Echiquier Nigel Lawson : la décarbonation est « une solution désastreuse à un problème inexistant ». Pour le moins toute politique climatique mérite d’être guidée par la vertu de prudence, ce qui ne caractérise pas les politiques actuelles.

17 novembre, 2022

STEVEN KOONIN ET SON LIVRE INDISPENSABLE POUR COMPRENDRE LE CLIMAT

 P

 Le livre de Steven Koonin, ancien conseiller spécial pour le climat d’Obama, vient d’être traduit en français. C’est une excellente nouvelle pour ceux qui veulent être objectivement informés sur le climat. L’IREF est fier d’avoir été parmi les premiers, sinon le premier, à mentionner ses travaux en France.

A partir de 2013 Steven Koonin constata qu’il était impossible d’organiser un débat scientifique rigoureux sur le climat

Il est difficile de trouver un expert du climat plus qualifié que Steven Koonin. Professeur de physique à la célèbre université Caltech, il y créa la chaire de modélisation informatique et rédigea un manuel universitaire sur les modèles. Il devint ensuite le doyen de cette université.

Ses compétences étaient telles que Barack Obama le choisit en mai 2009 comme son conseiller spécial pour le climat puis le nomma sous-secrétaire d’Etat pour la science au ministère de l’Energie, en charge de définir la politique énergétique et climatique des Etats-Unis, sous le ministre Steven Chu, son ancien professeur à Caltech et prix Nobel de physique en 1997 (et actuel président du Conseil scientifique de l’Ecole de Physique et Chimie de Paris).

La politique climatique d’Obama fut moins radicale que celle de l’Europe et de la France : pas de subventions aux énergies renouvelables, à la rénovation des bâtiments et à la voiture électrique ni d’interdiction en 2035 des voitures à moteur thermique, pas de neutralité carbone en 2050, mais un simple engagement de baisser les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis de 26 % de 2014 à 2025 (dont une baisse de 32 % des centrales électriques au charbon, remplacées par des centrales au gaz de schiste). Aucun engagement financier ne fut pris, car il aurait fallu l’accord du Congrès. A la demande de 27 états républicains, le plan climatique d’Obama fut d’ailleurs gelé en février 2016 par la Cour suprême.

A partir de 2013 Steven Koonin constata qu’il était impossible d’organiser un débat scientifique rigoureux sur le climat, ce qui suscita chez lui des doutes sur la fiabilité des thèses du GIEC. Il exprima ces doutes en septembre 2014 dans un article du Wall Street Journal titré « la science du climat n’est pas établie » et à nouveau dans un article du New York Times de novembre 2015. Les réactions à ces articles furent si violentes qu’il entreprit la rédaction d’un livre, publié en avril 2021.  L’IREF a probablement été le premier à en parler en France. Ce livre a connu un très grand succès aux Etats-Unis. Il a contribué à convaincre plus de la moitié des Américains qu’il n’y a pas d’urgence climatique.

Ce livre vient d’être traduit et publié en français sous le titre « Climat, la part d’incertitude » ( l’Artilleur). 

Extraits :

« Les résultats des modèles climatiques doivent être présentés avec au moins une bonne pincée de sel, si ce n’est un paquet entier… Les auteurs des modèles utilisent des techniques visant à produire le résultat désiré… Leur « réglage » est du bricolage… De petits changements dans la manière de lancer le modèle peuvent conduire à des prévisions très différentes…  La plus grande incertitude pesant sur la modélisation climatique découle de la façon dont les divers modèles traitent les nuages… Nous ne comprenons pas les interactions entre les nuages et les aérosols… La génération la plus récente de modèles est plus imprécise que la précédente… Les modèles donnent en moyenne un réchauffement entre 1910 et 1940 qui est la moitié environ de ce qui a été observé… Ils décrivent très mal le réchauffement observé depuis 1950… Prédire avec précision le climat des futures décennies est une chimère ».

« Plus nous en apprenons sur le système climatique, plus nous réalisons à quel point il est complexe ».

« La marge totale d’incertitude concernant l’influence des activités humaines sur le réchauffement est de 50 % ».

« En soulignant les incertitudes, j’avais brisé un code du silence semblable à l’omerta de la mafia ».

« L’information offerte par les media cherche à persuader, pas à informer ».

« Les canicules ne sont pas plus fréquentes aux Etats-Unis qu’elles ne l’étaient en 1900 ».

« Les influences humaines n’ont pas provoqué de changements observables dans les ouragans ».

« Le nombre des victimes des tornades aux Etats-Unis a été divisé par dix depuis 1875 ».

« La surface totale sur la planète des zones dévastées par des incendies a diminué de 25 % depuis 1998 ».

« Les décès dus à des évènements météorologiques sont environ 80 fois moins fréquents qu’il y a un siècle ».

« La hausse du niveau des mers, de 3,2 mm par an entre 1993 et 2010, a été similaire entre 1920 et 1950 ».

« Il est très difficile de croire que les mers inonderont nos littoraux dans un avenir proche ».

« Les évènements météorologiques les plus extrêmes ne s’inscrivent dans aucune tendance à long terme pouvant être attribuée à des influences humaines ».

« De 1961 à 2011, les rendements mondiaux de blé, de riz et de maïs ont plus que doublé ».

« Le réchauffement de la planète n’aura qu’un faible impact sur l’économie ». « Doubler la concentration de CO2, cela revient à « peindre en noir un carreau de fenêtre déjà noir » ».

« Il est absurde que des scientifiques aient peur de se faire étiqueter anti-science s’ils participent à un débat contradictoire ».

« Stabiliser les influences humaines sur le climat est une impossibilité pratique ».

Steven Koonin conclut qu’il n’y a pas d’urgence climatique.

Il dénonce « la chimère du zéro carbone » et la « décarbonation forcée et urgente ». Il montre aussi « l’impact économique positif » d’un réchauffement inférieur à 2 °C. Il prévoit que, comme dans le passé, l’humanité saura s’adapter aux changements climatiques.

Mais sa prudence scientifique extrême et son désir de ne pas nuire à son ancien employeur ont freiné sa critique des principaux mensonges sur le climat. En juin 2013 Barack Obama twittait que 97 % des scientifiques considèrent que l’homme est le principal responsable du réchauffement climatique. Certes Steven Koonin écrit que ce chiffre a été « discrédité de façon convaincante », mais il ne dénonce pas la diffusion mondiale de cette fake news. Il ne critique pas directement les deux hypothèses invraisemblables sur lesquelles reposent les thèses du GIEC : 1) que l’augmentation de la température des océans ne cause pas d’augmentation du taux de CO2 de l’atmosphère, alors qu’elle en est la cause principale (comme si l’on déniait que de la mousse apparaît quand on verse un verre de bière) ; 2) que l’augmentation du taux de CO2 est la cause unique du réchauffement (même s’il explique l’importance des variations de l’orbite de la Terre, de l’inclinaison de son axe, des émissions solaires, de la couverture nuageuse, de l’humidité de l’air, du rôle mal connu des aérosols, etc).

Malgré ces insuffisances, ce livre n’en est pas moins une mine de renseignements indispensables pour ceux qui veulent être objectivement informés sur le climat et refusent d’être les victimes d’un bombardement incessant de fake news médiatiques. C’est le meilleur livre qu’on puisse lire sur le climat. Quand la vérité sur le climat éclatera, et que l’urgence climatique disparaîtra, les lecteurs de Steven Koonin ne pourront pas dire : je ne savais pas.

04 octobre, 2022

LES MARCHANDS DE PEUR DU GIEC, CÉSAR ET LES « OUÏ-DIRE » DES GAULOIS

 

« César, redoutant la pusillanimité des Gaulois, qui sont prêts à changer d’avis et d’ordinaire avides de nouveautés, ne crut pas devoir s’en remettre à eux… Le peuple entoure les marchands, les oblige à dire de quel pays ils viennent et ce qu’ils y ont appris. C’est sous le coup de ces ouï-dire qu’ils décident souvent des affaires les plus importantes, pour se repentir bientôt forcément d’avoir cédé à des bruits incertains » (César- La guerre des Gaules-Livre Quatrième – chapitre V).

« L’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère entraîne le réchauffement de cette atmosphère ». Ce « ouï-dire » des marchands de peur du GIEC a été démenti par Jean Jouzel, un Français ex-vice-président de cet organisme et qui, ayant étudié les carottes glaciaires forées dans l’Antarctique, avait constaté l’inverse : c’est la hausse des températures à la fin des périodes glaciaires qui avait entraîné celle du taux de CO2, car elle l’avait précédée. Ce qui ne surprendra pas les buveurs de bière, ils voient bien que le réchauffement de leur verre provoque un dégagement de mousse, c’est-à-dire de CO2. A quoi est due la cause première, la hausse des températures ? Jean Jouzel confirmait les découvertes de l’astrophysicien Milankovic, selon lequel l’augmentation de la température des océans tient à des variations de l’ensoleillement, venant elles-mêmes des variations de l’orbite elliptique de la Terre autour du soleil et de l’inclinaison de son axe.

Certes depuis 1850 l’humanité a brulé des combustibles fossiles et donc émis du CO2. Mais cette partie anthropique ne représente que 15 % de l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère ; on peut attribuer le reste, soit 85 %,  à l’augmentation naturelle des températures. Au terme de la lente répartition du CO2 d’origine humaine entre ses trois réservoirs terrestres (atmosphère, végétation, océans), chaque réservoir en contiendra une part proportionnelle à sa capacité : atmosphère, 2% ; végétation,  6% ; océans,  92%. L’influence de l’homme sur le climat ne peut qu’être minime.

Les « ouï-dire » diffusés par le GIEC, attribuant aux émissions humaines la totalité de l’augmentation du taux de CO2 qui expliquerait celle des températures, sont plus que des « bruits incertains », ce sont des mensonges. Ils ont pourtant déterminé la politique française depuis qu’un président désireux de s’assurer l’appui des Verts pour sa prochaine réélection a convaincu les dirigeants du monde entier de les entériner par un traité.

César, tu ne voulais pas t’en remettre aux Gaulois, trop sensibles aux ouï-dire. Reviens !

25 janvier, 2022

STEVEN KOONIN PRÉDIT LA FIN DE L’URGENCE CLIMATIQUE

 par Alain Mathieu 

Steven Koonin est un professeur de physique à l’université de New York. Il fut le conseiller climat de Barack Obama et sous-secrétaire d’Etat à l’énergie. Il a publié en mai 2021 un livre sur la science du climat intitulé « Unsettled ? » (Non établie ?). Il y met en doute la fiabilité des modèles utilisés pour prévoir les effets en 2100 du réchauffement climatique, qu’il estime « minimes ».

Depuis la parution de ce livre, le GIEC (organisme de l’ONU chargé d’étudier le réchauffement climatique dû aux humains) a publié en août un important rapport de près de 4.000 pages ; une conférence internationale sur le climat s’est tenue à Glasgow ; et de nouvelles publications scientifiques ont vu le jour. Dans une interview, Steven Koonin analyse ces développements.

Il constate que le rapport du GIEC n’emploie jamais le terme de « catastrophe climatique » et n’utilise qu’une fois celui de  « crise du climat », dont les media ont usé et abusé. Il constate aussi que, d’après ce rapport, si une hausse très élevée (6°C) des températures en 2100 se produisait, elle entraînerait une décroissance de 4% du PIB mondial, ce qui justifie l’appréciation de « minime ». Il rappelle que le GIEC a éliminé pour qualité insuffisante 40 % des modèles qui lui étaient présentés.

Le battage des media et des responsables politiques est donc assez éloigné de la prudence dont fait preuve le GIEC. « Quand les scientifiques parlent au public, les exagérations commencent » et à ces déclarations publiques, Steven Koonin préfère les propos qu’ils tiennent en privé ou les travaux dont ils rendent compte, précisément, dans le rapport du GIEC. Il y déplore toutefois certaines insuffisances, concernant notamment l’influence des océans sur le climat et la variabilité naturelle de celui-ci. Il regrette que ce travail n’ait fait l’objet d’aucun compte rendu scientifique critique.

Pour Koonin, les politiques qui ont été mises en œuvre à la suite des rapports du GIEC ne sont pas fondées.

« Les objectifs de zéro émission en 2050 et de suppression rapide des véhicules thermiques sont trop proches. Ils ne seront pas atteints ». L’humanité ne doit pas essayer de modifier le climat pour des résultats trop incertains.

La conférence de Glasgow a souligné la nécessité, pour les pays en voie de développement, en particulier la Chine et l’Inde, d’accroître leur production d’électricité. « Il est immoral de forcer 6,5 milliards d’êtres humains à utiliser des formes d’énergie moins pratiques, plus chères et moins fiables ».

Les publications scientifiques les plus récentes dénoncent l’imprécision actuelle des modèles climatiques. Et les modèles épidémiologiques ne sont pas plus fiables, preuve par le covid 19.

Steven Koonin reste optimiste pour l’avenir : la prudence des scientifiques sera de plus en plus de mise et comprise ; les conséquences néfastes des politiques actuelles – coût accru de l’électricité, pannes de plus en plus fréquentes à cause de l’intermittence de l’éolien et du solaire – deviendront insupportables ; les feux de forêt et la montée des eaux seront mieux contrôlés ; des espèces végétales résistant à la chaleur seront développées, etc. L’humanité s’adaptera. Avec le temps l’urgence climatique s’évanouira.

31 août, 2021

Le rapport incohérent du GIEC

 

par Alain Mathieu

Une lecture attentive du rapport lui-même, qui est moins politique et plus scientifique que le « résumé pour les décideurs », donne des arguments à la thèse inverse, selon laquelle l’influence humaine sur le climat est faible.

Sous le titre « Changement climatique 2021 - la base de science physique », le GIEC (groupement intergouvernemental sur le changement climatique) a publié le 9 août un rapport de 3.949 pages consacré aux connaissances disponibles sur la science du climat.

La conclusion de son « résumé pour les décideurs » est évidemment conforme à la doctrine constante du GIEC depuis sa création par les Nations Unies en 1988 : l’humanité doit réduire ses émissions de CO2 pour éviter un réchauffement catastrophique du climat. « Le réchauffement global de 1,5°C à 2°C sera dépassé au cours du 21 me siècle sauf si de profondes réductions des émissions de CO2 ont lieu dans les décennies à venir ».

Mais une lecture attentive du rapport lui-même, qui est moins politique et plus scientifique que le « résumé pour les décideurs », donne des arguments à la thèse inverse, selon laquelle l’influence humaine est faible.

Les aérosols d’origine humaine font baisser la température de l’atmosphère

Le rapport indique que la température de l’atmosphère est accrue par l’accumulation de « gaz à effet de serre » émis par les océans et la végétation et par la combustion faite par l’humanité de combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz) mais en même temps est diminuée par les aérosols, particules en suspension dans l’air, dues notamment à la pollution humaine et à la combustion de certains combustibles fossiles. La balance entre les deux effets, actuellement favorable au réchauffement, pourrait s’inverser.

La science du climat est incertaine

Le rapport reconnaît des incertitudes dans la science du climat. Par exemple : « Les nuages restent les plus importants contributeurs à l’incertitude générale sur les rétroactions climatiques » ; « détecter les changements d’humidité de l’atmosphère suivant la latitude est compliqué par des erreurs des modèles dans la localisation des principaux traits des modèles de précipitations ».

Il est impossible de prévoir la température des deux prochaines décennies

« Les tendances actuelles du climat continueront pendant les deux prochaines décennies mais leur grandeur exacte ne peut pas être prédite, à cause de la variabilité naturelle ».

La variabilité naturelle du climat est essentielle

En contradiction avec l’accord intergouvernemental qui a créé le GIEC et qui limite ses compétences au seul réchauffement climatique « dû à l’homme », le rapport s’intéresse donc à la variabilité naturelle du climat. Ce qui est d’ailleurs raisonnable, puisque le climat de la terre a constamment varié, notamment lors des glaciations qui ont recouvert de glace le Nord de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique, ou lors de « l’optimum climatique médiéval », qui a réchauffé l’atmosphère de 1000 à 1300, ou du « petit âge glaciaire » qui l’a refroidie de 1600 à 1850. Le rapport précise : « C’est seulement après quelques décennies de réduction des émissions de CO2 que nous verrons clairement que les températures commencent à se stabiliser ».

Les températures pourraient baisser

Si l’humanité atteignait la « neutralité carbone », c’est-à-dire l’absence d’émissions de CO2 dues aux combustibles fossiles, une partie du CO2 atmosphérique serait alors absorbée par les océans et la végétation, à raison de 20 % par an, et le taux de CO2 de l’atmosphère baisserait. Mais si l’on croit à la corrélation « presque proportionnelle » entre le taux de CO2 de l’atmosphère et sa température, corrélation qu’affirme le rapport, la baisse du taux de CO2 entrainerait la baisse des températures, et non leur stabilisation.

Les modèles de calcul numérique du climat ne sont pas fiables

« Les incertitudes sur les taux de CO2 en 2100 sont dominées par les différences entre les scénarios d’émissions ». Autrement dit : les hypothèses faites pour le calcul des modèles numériques de prévision du climat déterminent les résultats de ces calculs.

Steven Koonin, éminent scientifique américain, conseiller de Barack Obama pour le climat, nommé par ce dernier sous-secrétaire pour la science du ministère de l’énergie, aboutit à la même conclusion dans le livre sur la science du climat, intitulé « non confirmée » (« unsettled »), qu’il a publié en mai 2021. Ce spécialiste des modèles numériques explique qu’il y a trop d’hypothèses à formuler pour les calculs de ces modèles, si bien que leurs résultats ne sont pas fiables. En constatant que « les différences entre les scénarios d’émissions » déterminent les résultats des modèles, le rapport du GIEC confirme cette affirmation de Steven Koonin.

Et donc la preuve de l’influence humaine sur le climat n’est pas fondée

« Le fait que les simulations (des modèles) incluant seulement les processus naturels montrent des hausses de température beaucoup plus petites indique que les processus naturels ne peuvent pas seuls expliquer le fort réchauffement observé ». Ce qui signifie : pour que les calculs des modèles donnent le réchauffement observé, l’influence humaine doit être prise en compte. Le GIEC fait ainsi des résultats des modèles la preuve principale de l’influence humaine sur le climat.

Mais puisque les résultats des modèles ne sont pas fiables, la preuve de l’influence humaine sur le climat ne l’est pas non plus.

L’influence minime du CO2 est ignorée

Pour Steven Koonin ajouter du CO2 à l’atmosphère n’a qu’un effet « minime » sur la température de l’atmosphère.

Le rapport du GIEC dit le contraire puisqu’il assure de la corrélation « presque proportionnelle » entre le taux de CO2 de l’atmosphère et sa température.

Qui détient la vérité ?

Aucun scientifique ne conteste que le CO2 et la vapeur d’eau (H2O) absorbent presque tout le rayonnement infrarouge de la surface de la terre, par excitation des molécules de CO2 et H2O, ni que quelques dizaines de mètres de l’atmosphère proches de la surface contiennent assez de CO2 et de H2O pour absorber (et réémettre) ce rayonnement et l’énergie qu’il transporte.

Pourquoi le rapport du GIEC l’ignore-t-il ?

Parce qu’il ne veut pas entrer dans une description précise de « l’effet de serre ».
Il faut attendre la page 3911 pour qu’il donne une description de « l’effet de serre » : « l’émission nette dans l’espace du rayonnement infrarouge de la terre est inférieure à ce qu’elle aurait été en l’absence des gaz à effet de serre qui l’absorbent » et : « une augmentation de la concentration de gaz à effet de serre accroît l’importance de cet effet ». On ne peut pas faire plus incomplet.

Pour être complet, le rapport devrait notamment reconnaître le rôle négligeable des émissions humaines de CO2. Mais ce serait contraire à sa mission.

3.949 pages pour une « base scientifique » aussi incomplète, et fournissant de sérieux arguments à ceux qui, comme Steven Koonin, considèrent que l’influence humaine sur le climat est « minime » !

La religion écologiste aura du souci à se faire le jour où ses adeptes commenceront à se rendre compte que leur Evangile est aussi gros qu’incohérent.

05 juin, 2021

L’ancien conseiller climat d’Obama conteste les méthodes et les conclusions du GIEC

 par AlainMathieu

Par son livre paru le 4 mai 2021, Steven Koonin est le nouveau Saint-Eloi. C’est un professeur de Physique américain, spécialiste des modèles informatiques du climat. Il fut nommé par Barack Obama sous-secrétaire à la science au Département de l’énergie des Etats-Unis et à ce titre fut l’auteur principal du plan stratégique de ce ministère en 2011. Son livre est intitulé : « Non établie ? », avec le sous-titre « Ce que la science du climat nous dit, ce qu’elle ne dit pas, et pourquoi c’est important ».

« Le bon roi Dagobert a mis sa culotte à l’envers. Le grand Saint-Eloi lui dit : « Oh mon roi ! Votre Majesté est mal culottée » ». « C’est vrai » lui dit le roi « je vais la remettre à l’endroit ».

Le roi de notre époque est le GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts du climat), qui dirige nos existences : notre façon de nous loger, nous chauffer, nous déplacer, nous nourrir. Suivant les recommandations du GIEC, nous devrons transformer nos logements pour les isoler du froid, supprimer dans les constructions nouvelles tous les chauffages autres que les pompes à chaleur, remplacer nos voitures à essence par des voitures électriques, supprimer des lignes d’aviation, remplacer les centrales nucléaires par des éoliennes et des panneaux solaires, abandonner la viande et les produits non-bio, et surtout arrêter la croissance de notre économie.

« Je sentis que la communauté scientifique désinformait le public en ne disant pas toute la vérité »

Dans ce livre Steven Koonin explique qu’il a commencé à avoir des doutes sur la solidité des conclusions du GIEC en lisant le dernier rapport du GIEC, en 2014 : « La science du climat était beaucoup moins mûre que je ne l’avais supposé… La science ne peut pas faire des prévisions utiles sur le changement climatique des décennies à venir et encore moins sur les effets de nos actions… Je sentis que la communauté scientifique désinformait le public en ne disant pas toute la vérité ». Il fit paraître dans le Wall Street Journal du 19 septembre 2014 un article intitulé « La science du climat n’est pas établie ». Il y écrivait : « L’impact de l’activité humaine sur le climat semble comparable à la variation naturelle du climat ».

Cet article fut mal accueilli par ses collègues. Certains scientifiques pensaient « qu’il n’y a pas de mal à un peu de désinformation si cela aide à « sauver la planète » » et qu’il ne fallait pas « mentionner les doutes qu’ils pouvaient avoir ». Paul Watson, cofondateur de Greenpeace, disait : « Ce qui compte n’est pas ce qui est vrai, mais ce que les gens croient vrai ». Ils préféraient la persuasion à l’information, l’efficacité à l’honnêteté. L’un d’eux demandait que Steven Koonin soit privé de sa chaire à la New York University. Des sénateurs se sont opposés au débat contradictoire qu’il proposait, car il risquait de « remettre en cause le consensus scientifique ». L’alarmisme climatique dominait les media, les ONG, la politique et donc les autorités et responsables scientifiques. Steven Koonin en fut choqué. Car pour lui, « l’impact économique du réchauffement dû à l’homme sera minime (environ deux ans de croissance économique) jusqu’à la fin du siècle » (même avec un réchauffement de 6°C, quatre fois celui visé par les Accords de Paris).

Les modèles ont prévu un climat sibérien pour le Royaume-Uni en 2020

La culotte à l’envers, ce sont les modèles informatiques du climat, la spécialité scientifique de Steven Koonin (il fut l’auteur d’un des premiers manuels sur les modèles). Ils sont l’outil du GIEC pour réaliser ses prévisions.

Les modèles divisent l’atmosphère en boites (en général 100kmX100km, sur 10 à 20 niveaux) supposées homogènes, qui influencent entre boites voisines, selon les lois de la physique, toutes les 10 minutes, leurs caractéristiques (température, taux d’humidité, vents, etc). Les nuages posent un problème car ils sont généralement plus petits que les dimensions d’une boite. Ils doivent être remplacés par des hypothèses de caractéristiques homogènes dans la boite. Leur influence sur le climat est en fait très mal connue. Les aérosols posent aussi un problème car ils refroidissent l’atmosphère dans des conditions mal connues. D’autres hypothèses doivent être faites sur les vents, les orages, l’influence des montagnes, l’évaporation provenant des sols et des océans. Certains autres phénomènes sont mal connus : la diminution de la neige et de la glace rend la terre moins réfléchissante aux rayons du soleil, mais dans quelle proportion ? L’évaporation rend l’atmosphère plus humide, ce qui absorbe de la chaleur et crée des nuages qui réfléchissent les rayons du soleil, mais ces phénomènes sont négligés. Bref la nature est plus compliquée que les modèles. Certaines des hypothèses des modèles ont été faites pour que les résultats des modèles correspondent à l’historique des températures passées, d’autres pour obtenir les hausses de température futures souhaitées par leurs auteurs. Des modèles semblables à ceux de l’atmosphère existent pour les océans. « Les prévisions sur le climat dépendent de modèles que l’on peut prouver inadaptés à leur objet » affirme Steven Koonin.

Ce qui explique que « les résultats des modèles sont en contradiction les uns avec les autres et avec beaucoup d’observations et sont devenus de plus en plus divergents avec chaque génération de modèles », preuve que « la science n’est pas établie ». Les modèles ont prévu un climat sibérien pour le Royaume-Uni en 2020. Contrairement à leurs calculs, les vagues de chaleur aux Etats-Unis ne sont pas plus fréquentes qu’en 1900, il n’y a pas d’influence humaine sur les cyclones tropicaux depuis un siècle ; les feux de forêts ont diminué de 25 % depuis 2003, etc. A l’inverse l’augmentation entre 1910 et 1940 de la température moyenne calculée par les modèles n’est que la moitié de celle mesurée. Les modèles ne prévoient pas les phénomènes El Nino, la Nina et l’Oscillation Atlantique Décennale. Ils n’expliquent pas les périodes de refroidissement de la température moyenne de l’atmosphère. Ils ne sont pas fiables.

Le CO2 émis par l’homme a peu d’influence sur la température de l’atmosphère

Steven Koonin donne une raison scientifique essentielle pour laquelle le CO2 émis par l’homme a peu d’influence sur la température de l’atmosphère : la saturation de l’effet de serre du CO2 par le CO2 naturel. Il compare ce phénomène à celui d’une « vitre noire » : une première couche de peinture noire sur une vitre transparente la rend en partie opaque ; une deuxième couche ne change pratiquement rien à son opacité. De même le CO2 anthropique ne change presque rien au réchauffement dû au CO2 naturel : la chaleur absorbée par tout le CO2 émis par l’homme depuis 1750 ne représente que 0,7% de la chaleur absorbée par le CO2 naturel.

En conséquence « il est probable, et même vraisemblable, que la variabilité interne du climat a contribué significativement au réchauffement des dernières décennies ».
Il conclut qu’il n’est pas favorable à une décarbonisation « forcée et urgente » : « L’impact des influences humaines sur le climat est trop incertain (et très vraisemblablement trop petit), comparé à l’énorme changement nécessaire pour atteindre réellement le but d’éliminer les émissions humaines en, disons, 2075 (une chimère, pratiquement impossible à réaliser). Les inconvénients certains de cette politique dépassent ses avantages incertains ». Il est en revanche favorable à des mesures, qu’il décrit, qui permettraient de réduire la consommation d’énergie.
En utilisant des modèles inadaptés à leur objectif qui ont conduit à des conclusions fausses et à des politiques ineptes, le GIEC a mis sa culotte à l’envers. Dans son prochain rapport attendu cette année, la remettra-t-il à l’endroit ?

 

23 février, 2021

Les écolos nous mentent ! de Jean de Kervasdoué


Comme le suggère le titre de son livre, Jean de Kervasdoué ne craint pas d’écrire ce qu’il pense. De formation agronomique, l’ancien Directeur des hôpitaux au ministère de la Santé aborde avec verve de nombreux sujets.

Les milliers d’espèces végétales et animales menacées ? Sur les 5 600 espèces existant en France, seules sont menacées une plante (l’orchis couleur de lait) et trois espèces animales : la grenouille des champs, la tortue d’Hermann et l’anguille, dont le braconnage est maintenant combattu. A l’inverse, le loup, le bouquetin et le phoque sont revenus. Les espèces marines sont cinq fois plus nombreuses qu’au début du jurassique.

Les algues vertes sur les côtes bretonnes ? L’azote qui les nourrit ne provient pas des élevages de cochons ou de volailles, mais de l’air !

Les risques que présentent les OGM ? Inexistants. Au contraire, les OGM améliorent les rendements et diminuent l’usage des engrais et pesticides. Ils enrichissent la biodiversité. Un milliard d’êtres humains, et la majorité des animaux d’élevage, s’en nourrissent. Les OGM devraient être encouragés et non interdits comme le fait la France par la loi de 2015 sur le maïs transgénique.

L’interdiction du glyphosate, demandée par les Verts ? Parce qu’on en a trouvé des traces infimes dans les urines de certains de leurs adhérents. Les plantes fabriquent des pesticides, notamment des tannins, pour se protéger. C’est ainsi que le tabac fabrique un insecticide puissant, la nicotine. De nombreux aliments fabriquent à de très faibles doses des substances cancérigènes. L’agriculture dite biologique accepte ces substances. D’après Jean de Kervasdoué, l’agriculture biologique ne présente pas d’avantages par rapport à l’agriculture traditionnelle et fait baisser les rendements de 30 à 40 %.

L’effet d’un poison dépend toujours de la dose. Or les doses bureaucratiques sont de 100 à 1 000 fois plus draconiennes que nécessaire. On a interdit les néonicotinoïdes sans résultat pour les abeilles, mais avec des conséquences dramatiques pour les betteraves.

Les énormes quantités d’eau « virtuelle » nécessaires à la production des végétaux et surtout de la viande (13 500 litres pour un kg de bœuf) ? De la foutaise : 1 kg de bœuf contient 0,7 l d’eau, le reste est retourné à la nature.

L’épuisement des nappes phréatiques ? C’est un mensonge : on prélève en France chaque année 0,25 % du stock ; les nappes phréatiques représentent toujours plus de quatre ans de pluies.

La diminution de la superficie des forêts dans le monde ? Les forêts représentent 28 % des terres émergées (trois fois plus que les sols agricoles en cultures annuelles) et ne diminuent que de 0,08 % par an. La mauvaise exploitation des forêts ? C’est seulement parce qu’on ne coupe pas les arbres à l’âge optimum, variable, de 20 à 180 ans, suivant les espèces.

Les risques causés par la production d’électricité nucléaire ? En France, 4 m3 de déchets radioactifs par an. En Iran et en Inde, dans certaines régions la dose de rayonnement naturel reçue par des habitants dépasse de 240 fois la dose maximale demandée par les normes, sans inconvénient pour la population et même au contraire avec une amélioration de la réparation cellulaire. Dans le monde, 59 morts à Tchernobyl, alors que 1,8 millions de morts prématurées ont été évitées de 1970 à 2010 grâce au remplacement des centrales à charbon par des centrales nucléaires. La fermeture de Fessenheim est injustifiée. En fermant ses centrales nucléaires, la France doit augmenter de 20 % ses tarifs d’électricité pour lui permettre de produire 1,5 % de son électricité par des éoliennes et des panneaux solaires.

Jean de Kervasdoué s’attaque au principe de précaution. Il ne comprend pas comment on peut trouver des mesures « proportionnées » contre des dommages « incertains ».

Dommage qu’il n’ait pas osé s’insurger contre le plus gros et de loin le plus nocif des mensonges des écolos : que seules les émissions humaines de CO2 dues à la combustion des hydrocarbures sont responsables de l’augmentation du taux de CO2 dans l’atmosphère, et que les variations du CO2 naturel n’y jouent aucun rôle. Ce mensonge, qui justifie leur croyance que l’homme est responsable du réchauffement climatique, est lui-même fondé sur deux invraisemblables fables : 1) qu’à la différence de la bière versée dans un verre, qui dégage une mousse de CO2 en se réchauffant, les océans intertropicaux, au contact de l’air qui s’est réchauffé d’environ 1°C depuis 150 ans, ne dégagent pas plus de CO2 ; 2) que les molécules de CO2 provenant de la combustion des hydrocarbures ne sont pas absorbées par les océans froids comme les molécules du CO2 naturel.

Sans doute pour son prochain livre ?

19 décembre, 2020

La croissance du CO2 est peut-être une conséquence, plutôt qu’une cause, du réchauffement

 Alain Mathieu

L’IREF milite en permanence contre les gaspillages d’argent public. Or les plus gros gaspillages sont actuellement, et seront encore plus, les gaspillages faits au nom de l’écologie. Le plan de relance français prévoit de consacrer aux dépenses écologiques 30% de ses 100 milliards.
Les éoliennes subventionnées ne font pas baisser les émissions de CO2, puisque leur construction consomme de grandes quantités de ciment et d’acier et qu’elles ne tournent que 23 % du temps, relayées pour plus des trois quarts du temps par des centrales thermiques (les seules capables de remplacer les centrales nucléaires que l’on va fermer) dont le coût de revient et les émissions de CO2 sont très supérieurs à ceux des centrales nucléaires.

L’exemple de l’Allemagne, dont les émissions de CO2 augmentent, est là pour le prouver : elles sont un gigantesque gaspillage. Un remarquable rapport d’une commission d’enquête de l’Assemblée nationale l’a clairement démontré l’an dernier. Le porte-monnaie des Français le constate : les tarifs de l’électricité augmentent régulièrement. Les projets verts du gouvernement les feront augmenter encore beaucoup plus. Ils se rapprocheront des tarifs allemands, le double des français pour les particuliers.

Les dépenses pour l’hydrogène dit » vert » n’ont aucune justification

Le remplacement subventionné des voitures à moteur thermique par des voitures électriques est aussi un gaspillage d’argent public. Il n’est pas sûr que durant leur vie entière elles émettent moins de CO2 que les voitures thermiques, car l’électricité qu’elles utilisent en émet. Elles sont plus coûteuses à fabriquer. Et leurs batteries incorporent des métaux comme le nickel, le lithium et le cobalt, dont certaines mines sont des catastrophes écologiques.
Les dépenses pour l’hydrogène dit « vert » sont tout aussi absurdes : son coût est beaucoup plus élevé que celui de l’hydrogène actuellement fabriqué par l’Air liquide et ses concurrents, ce qui nuira au développement de cette source d’énergie pour les transports.
A la base, quelle est la justification de la lutte contre les émissions de CO2 ? Il y a un consensus médiatique et politique sur ce sujet. A longueur de pages ou d’émissions, on nous répète qu’il faut « sauver la planète » et pour cela émettre moins de CO2, ce qui réduira le réchauffement climatique et toutes ses conséquences supposées néfastes. Comme le reste des Français, les responsables politiques ont fini par le croire et en font leur priorité absolue.

Le CO2 ? C’est de la nourriture

Or ce n’est pas vrai : le CO2 est la nourriture des plantes et par là de tout ce qui vit sur Terre ; son accroissement augmente les productions agricoles. S’il augmente dans l’atmosphère, c’est principalement à cause du dégazage des océans chauds, qui sont seize fois supérieurs aux émissions humaines ; la croissance du CO2 est une conséquence, et non une cause, du réchauffement.
Ces vérités simples sont garanties par des études scientifiques récentes, faites par des physiciens et des chimistes, dont les résultats ont été rassemblés dans un rapport de Camille Veyres, ingénieur au Corps des Mines. Un résumé en a été soumis à François Gervais, professeur émérite de physique de l’université de Tours, médaillé par le CNRS, « expert relecteur » des rapports du GIEC, qui en a confirmé la pertinence.
Voici ce résumé :

L’urgence climatique en plusieurs questions

Le GIEC
Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) est un organisme créé en 1988 par l’ONU et l’Organisation météorologique mondiale pour « mieux comprendre les fondements scientifiques des risques liés au changement climatique d’origine humaine ». La direction et le personnel du GIEC sont choisis par les dirigeants politiques de 195 pays. Ils sont composés principalement de fonctionnaires de ces pays et de cadres d’organisations non gouvernementales. Le GIEC n’est pas un organisme de recherche scientifique. C’est un organisme politique. Il compte peu de scientifiques dans son personnel mais utilise les travaux de recherche publiés par de nombreux scientifiques.

Un prochain rapport
Le GIEC a publié cinq rapports : en 1990, 1995, 2001, 2007, 2014. Les premières conclusions du prochain seront publiées en 2021. Nous demandons au GIEC de répondre cette fois de façon précise à des questions éludées dans ses précédents rapports, que se posent de nombreux scientifiques.

Chaleur, soleil et eau
La Terre reçoit de la chaleur du rayonnement solaire. Un peu moins d’un tiers de ce rayonnement retourne vers l’espace, principalement renvoyé par les nuages. Environ les deux tiers sont absorbés par la surface terrestre et la vapeur d’eau de l’atmosphère. Cette chaleur retourne vers l’espace surtout par le rayonnement thermique de la vapeur d’eau située dans les couches de l’atmosphère comprises entre six et neuf kilomètres d’altitude.

CO2 et végétation
Une partie du CO2 contenu dans l’atmosphère est absorbée par la croissance des plantes (au printemps et en été dans l’hémisphère Nord). C’est la photosynthèse : sous l’influence du rayonnement solaire, CO2 + eau = composé organique carboné + oxygène. , En automne et en hiver (dans l’hémisphère Nord) la décomposition des plantes, comme par exemple celle des feuilles mortes, suit la réaction inverse. Elle dégage du CO2.
Le CO2 contenu dans l’atmosphère s’est accru d’environ 50 % depuis 1750 et croît actuellement de 0,5 % par an. Cette augmentation est responsable de l’essentiel de l’augmentation (presque 40 %) de la production végétale mondiale depuis 1900.

CO2 et océans
Une partie du CO2 de l’atmosphère est absorbée par les océans froids et, à l’inverse, les océans chauds (couches superficielles à plus de 24 °C, entre les tropiques) dégagent du CO2, à l’instar de la bière versée dans un verre, qui dégage une mousse de CO2 au-dessus du liquide en se réchauffant et absorbe cette mousse dans le liquide si on refroidit le verre. Les océans contiennent 45 fois plus de carbone que l’atmosphère terrestre. Une partie du carbone dissous des océans se transforme en ions-carbonates qui descendent vers les fonds. Dans les océans intertropicaux, des ions-carbonates remontent vers la surface et alimentent le dégazage de CO2 vers l’atmosphère.

Réchauffement climatique
Depuis 1850, l’atmosphère terrestre a connu des périodes de réchauffement (jusqu’en 1880 ; de 1910 à 1945 ; de 1975 à 1998) et des périodes de refroidissement (de 1880 à 1910 ; de 1945 à 1975), comme l’indique le graphique ci-dessous. Au total, la température moyenne de l’atmosphère terrestre au niveau de la mer a crû d’environ 1 °C depuis 1850.

Quand les océans intertropicaux se réchauffent, ils dégagent plus de CO2. En période de refroidissement la croissance du CO2 de l’atmosphère diminue. Par exemple en 1991 l’explosion volcanique du Pinatubo a projeté dans la stratosphère des poussières qui pendant deux ans ont réduit l’insolation en surface et donc la température et la croissance du CO2 dans l’atmosphère, qui n’était en 1992 que le quart de celle de 1994.
Une partie de la croissance du CO2 contenu dans l’atmosphère est due à l’accroissement de la température moyenne des couches supérieures des océans. De 1980 à 2010 celle-ci a été en moyenne de + 0,24 °C sur les 300 premiers mètres de profondeur.
Dans son rapport de 2014 le GIEC écrivait qu’« environ la moitié des émissions sont restées dans l’atmosphère depuis 1750 », ce qui expliquerait la totalité de l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère. L’augmentation de la température des océans ne jouerait ainsi d’après le GIEC aucun rôle dans cette augmentation du CO2.

Durée de vie du CO2 dans l’atmosphère
Le volume des échanges annuels de CO2 entre l’atmosphère, la végétation et les océans est de 20 % du CO2 contenu dans l’atmosphère. Ce qui lui donne une durée de vie moyenne de cinq ans. Les émissions humaines étant chaque année de 1,2 % du CO2 de l’atmosphère, le total du CO2 d’origine humaine contenu dans l’atmosphère est de 5 X 1,2% = 6 % du CO2 total de l’atmosphère. Dans son rapport de 2001, le GIEC donnait une fourchette très large pour cette durée de vie : « de 5 à 200 ans ». Dans son dernier rapport (P 1457 et 1461), le GIEC donne quatre appellations différentes pour la durée de vie : « lifetime, turn over time, adjustment time, response time ». Il explique : « Le CO2 est un exemple extrême. Son turn over time est seulement d’environ quatre ans du fait des échanges rapides entre l’atmosphère, l’océan et la végétation. Cependant une grande partie de ce CO2 retourne dans l’atmosphère en quelques années. Aussi l’adjustment time du CO2 dans l’atmosphère est déterminé par la vitesse de descente du carbone de la surface des océans aux couches profondes. Aussi une valeur approximative de 100 ans peut-elle être donnée pour l’adjustment time. L’ajustement réel est plus rapide initialement et plus lent ensuite ».

Pourquoi ce flou sur la durée de vie ?
Pour comprendre ce langage confus, il faut revenir à la mission du GIEC : l’étude des « risques liés au changement climatique d’origine humaine ». Cette mission ne lui permet pas de mettre en doute la part humaine du réchauffement climatique. Le GIEC s’efforce cependant de la préciser : « Il est extrêmement probable que plus de la moitié de l’augmentation observée de la température moyenne à la surface du globe entre 1951 et 2010 est due à l’augmentation anthropique des concentrations de gaz à effet de serre ». Le GIEC affirme en effet que la moitié du CO2 des combustibles fossiles s’accumule dans l’atmosphère et que les dégazages naturels ne s’accumulent pas. La fourchette large de 5 à 200 ans donnée en 2001 pour la durée de vie est restée large en 2014 (de 4 à 100 ans) et le flou sur la définition de la durée de vie s’y est ajouté, si bien que le GIEC peut continuer à diffuser la théorie implicitement imposée par sa mission : celle du rôle prépondérant des émissions humaines dans le réchauffement climatique.

Les questions
Il est donc nécessaire que le futur rapport du GIEC réponde à ces questions : quelle est, avec une fourchette raisonnable, la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère ? Pourquoi la durée de vie dans l’atmosphère du CO2 d’origine humaine est-elle différente de celle du CO2 naturel, alors que leurs propriétés physiques sont les mêmes ? Pourquoi environ la moitié des émissions humaines de CO2 sont-elles restées dans l’atmosphère ? Pourquoi les dégazages naturels, qui sont seize fois plus importants que les émissions humaines, disparaissent-ils immédiatement ? Pourquoi, à certaines périodes, la température a-t-elle baissé alors que le CO2 continuait à augmenter ? Pourquoi le rayonnement infrarouge thermique de la Terre a-t-il augmenté depuis qu’il est mesuré par des satellites, alors qu’il aurait dû être réduit par l’ « effet de serre » de plus de CO2 ? Pourquoi la température de l’atmosphère vers neuf kilomètres d’altitude est-elle depuis 42 ans stable alors que le GIEC y met la source du réchauffement ?
S’il ne peut répondre à ces questions, le GIEC devrait ramener à cinq ans la durée de vie du CO2 dans l’atmosphère, constater que le pourcentage du contenu de CO2 d’origine humaine dans l’atmosphère n’est que de 6%, et donc que les émissions humaines de CO2 ne peuvent pas être la cause principale du réchauffement climatique.

Causes possibles du réchauffement
Les causes principales du réchauffement observé à la surface de la Terre peuvent être les variations de l’insolation et de « l’ennuagement », de la trajectoire de la terre autour du soleil, de l’inclinaison de son axe de rotation, des rayons cosmiques et des aérosols (particules en suspension dans l’air) qui causent la formation des gouttes d’eau constituant les nuages, etc.

Le GIEC constate des incertitudes
Certes le GIEC reconnaît dans son dernier rapport que des incertitudes existent dans la science du climat : « les méthodes actuelles de projection du rayonnement solaire sont extrêmement limitées et les valeurs du forçage solaire à venir se caractérisent donc par un degré de confiance très faible » (P 56 du résumé technique) ; « les modèles climatiques incluent désormais davantage de processus décrivant les nuages et les aérosols, et leurs interactions, mais le degré de confiance dans la représentation et la quantification de ces processus dans les modèles reste faible » (P16) ; « on estime avec un degré de confiance moyen que le cycle de variabilité solaire de 11 ans influence les fluctuations décennales du climat dans certaines régions » ; la stagnation des températures depuis 1998 « peut être la manifestation de la variabilité décennale interne du climat » (P 61) ; « autre source possible d’erreur des modèles : la piètre représentation de la vapeur d’eau dans la haute atmosphère ».

Conclusion : plusieurs décennies d’incertitudes
Le GIEC ne peut se contenter de ce constat. Il doit dire la vérité, comme l’a fait l’Académie française des sciences en 2015 : la science du climat est encore pleine d’incertitudes et « Il faudra poursuivre les observations sur plusieurs décennies pour comprendre l’origine des fluctuations de la température ». S’il n’y a pas de certitudes et s’il est impossible de connaître avant longtemps la ou les causes du réchauffement climatique, il faut en tirer les conclusions : il n’est pas scientifiquement établi que les émissions humaines de CO2 sont la cause principale du réchauffement climatique ; l’urgence climatique est en question.