Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

28 février, 2014

Fiscalité, en rire pour ne pas déprimer

Les Québécois comme les Français sont surfiscalisés. Les impôts, les taxes et les tarifs représentent la plus grande partie du budget familial. En moyenne, les uns et les autres travaillent plus de six mois pour le gouvernement.

Mais malgré une fiscalité confiscatoire, les déficits budgétaires s’accumulent et les dettes publiques atteignent des niveaux astronomiques qui font trembler les banquiers.

Les humoristes français Les inconnus kara-rap-tout ont produit une vidéo très drôle sur le sujet. Faute de pouvoir faire entendre raison aux politiciens, autant en rire pour ne pas tomber dans la déprime.


La réflexion du jour

Le Québec va mal économiquement, le Québec est dernier ou avant-dernier presque partout quand on le compare aux autres provinces canadiennes, le Québec risque le même sort que la Grèce, le Québec vit au dessus de ses moyens, le Québec serait en faillite sans la péréquation canadienne et les Québécois devront faire des sacrifices dans les prochaines années. Ce n'est pas parce que je n'aime pas le Québec que je dis ça. Je le dis parce qu'il faut enfin se l'admettre.--- Jean-Nicolas Gagné

27 février, 2014

La réflexion du jour

Le maintien du prix à 7 dollars est devenu un symbole politique fort. Pour les uns, il sera un symbole de générosité sociale. En ce qui me concerne, il s’agit d’un symbole de mauvaise gestion institutionnalisée motivée par le gain électoral. Un vrai beau cas d’administration des affaires de l’État empoisonnée par les critères de politique partisane.--- Mario Dumont

26 février, 2014

Budget, une arnaque machiavélique

Raymond Bachand, ex-ministre des Finances, s’était engagé à atteindre le déficit zéro en 2013-2014. Pour y arriver, il proposait d’augmenter les tarifs et les taxes et de réduire le taux de croissance des dépenses par rapport au taux de croissance historique.

En utilisant cette logique tordue, diminution du taux de croissance des dépenses, il concluait que l’effort respectif des contribuables et de l’État pour assainir les finances publiques seraient de 38 % et 62 % respectivement. En clair, cela signifiait que tous les efforts pour atteindre le déficit zéro proviendraient des contribuables. Une telle logique ferait rougir Machiavel d’envie.

Comme nous pouvons le constater dans les chiffres du budget Marceau, non seulement il n’y a pas eu de réduction des dépenses du gouvernement, mais il n’y a pas eu de réduction du taux de croissance des dépenses. Par contre, l’augmentation des tarifs et des taxes a représenté 44 % au lieu de 38 % de l’effort de réduction du déficit anticipé.

Après ça, si vous croyez encore que le PQ ou le PLQ vont reprendre le contrôle des dépenses de l’État, c’est que vous êtes un incorrigible naïf. Cela se fera seulement lorsque les banquiers débarqueront à Québec.

Mario Dumont en discute avec Youri Chassin de l'IEDM.


La réflexion du jour

Avant, le Québec voyait grand. Aujourd’hui, il se berce en camisole sur son balcon en empochant son chèque de péréquation. Mais ça ne fait rien, on est pur. On ne plonge pas les mains dans le cambouis. On est pauvre, mais on a des principes. Sans parler des paysages.--- Richard Martineau

25 février, 2014

La réflexion du jour

En réalité, l’État n’est ni neutre ni indépendant face aux syndicats. Au contraire, ils fricotent ensemble. Ils complotent et manigancent, souvent au détriment de l’intérêt des Québécois. ---- Nathalie Elgrably-Lévy

24 février, 2014

Le budget Marceau, une farce grotesque

Christian Dubé, critique de la CAQ en matière de finance publique, explique aux parlementaires ce qui ne va pas dans le budget Marceau.

À écouter absolument. C’est un 10 minutes bien investi.


La réflexion du jour

À ce sujet, une étude de Schuknecht et Tanzi (2005), pour le compte de la Banque centrale européenne, montre que plusieurs pays ont réussi à réduire leurs dépenses publiques (parfois de plus de 10 %) sans contrecoup. Ces réductions à la taille de l’État n’ont pas affecté le bien-être des populations selon les grands indices macroéconomiques et de bien-être conventionnels. Au contraire, ces ambitieux programmes de réformes ont eu des effets positifs sur la croissance économique et l’innovation.--- Pierre Simard

22 février, 2014

La réflexion du jour

Le fiasco des expériences dirigistes où les politiciens ont gagé au casino avec nos impôts est révélateur. Soquip et la perte de 80% de la valeur de son investissement dans Scepter Ressources, le plan de Jacques Parizeau de transformer le Québec en OPEP de l'amiante qui a coûté 338 millions (en dollars de 1979), l'aventure du minerai de fer par Sidbec-Dosco (perte de 919 millions en dollars de 1990), Québecair, Steinberg, Provigo, Brascade, Domtar, Québecor Média et la SGF (perte d'opportunité de 7 milliards de dollars), pour ne nommer que ceux-là... Voilà quelques rappels de la déroute interventionniste à la soviétique que le PQ et le PLQ ont pratiquée depuis 40 ans.--- Adrien Pouliot

21 février, 2014

Le Plateau, l’exemple parfait du processus interventionniste

Le 27 janvier 2014, la Ville de Montréal annonçait un programme de subventions pouvant atteindre 749 120 $ aux Sociétés de développement commercial (SDC) et aux associations de commerçants pour stimuler le développement commercial du Plateau.

C’est le plus bel exemple du processus interventionniste dénoncé par Ronald Reagan : si ça bouge, taxez-le, si ça bouge encore, réglementez-le, si ça ne bouge plus, subventionnez-le.

Dans un passé pas si lointain, le Plateau était l’un des quartiers le plus dynamiques de Montréal. La valeur des propriétés augmentait rapidement, les boutiques et restaurants se multipliaient.

Profitant du dynamisme du quartier, les élus, avec à leur tête Luc Ferrandez, enclenchèrent la phase 1 de l’interventionnisme. L’augmentation de la valeur des propriétés fit exploser les revenus de taxes. Ils auraient dû réduire le taux de taxation afin de maintenir les revenus de l’arrondissement stables, mais ils choisirent plutôt d’augmenter les dépenses. Comme si cela n’était pas suffisant, ils doublèrent le nombre et les tarifs des parcomètres pour générer encore plus de revenus.

Malgré tout, le Plateau poursuivait sa croissance. Alors les élus initièrent la phase 2 de l’interventionnisme : la réglementation. Ils rivalisèrent d’imagination pour créer le plus d’embûches possibles au développement : application à la lettre de règlements anachroniques, élimination des places de stationnement à proximité des restaurants, création de sens unique ne menant nulle part, priorisation des pistes cyclables au détriment des véhicules, etc.

Ce qui devait arriver arriva. Les marchands fermèrent ou déménagèrent leurs boutiques et restaurants. Les propriétaires et locataires dénoncèrent les taux exorbitants d’impôts fonciers. Les habitants déplorèrent la perte des marchands de quartiers.

Mais, les élus connaissaient déjà la solution : la phase 3 de l’interventionnisme. Ils créèrent un programme de subventions pour ramener les boutiques et les restaurants dans le quartier.


Et voilà, la boucle est bouclée : si ça bouge, taxez-le, si ça bouge encore, réglementez-le, si ça ne bouge plus, subventionnez-le.

La réflexion du jour

En somme, il est présumé que le client est celui qui sait le mieux ce qui est bon pour lui. Cela lui donne la liberté de choix. Dans un système bureaucratique, cette liberté de choix n’existe pas ou, si elle existe, ce n’est qu’en théorie. Les bureaucrates ont la conviction qu’ils savent bien plus que nous-mêmes ce qui est bon pour nous et ils s’arrangent pour nous l’imposer.--- Mario Dumont

20 février, 2014

La réflexion du jour

La spirale de la taxation: un gouvernement cassé qui est forcé de toujours hausser ses revenus de toutes sortes de façons. Ce faisant, on maintient des taux de taxes et d’impôt élevés qui découragent l’effort de travail des contribuables et découragent l’investissement par les entreprises. Le modèle québécois arrive au point de rupture en matière de taxation. On s’en sort comment? Sabrer les dépenses radicalement? Couper les subventions? Réduire la taille de l’État qui continue de grossir même si les élus disent faire l’inverse? Pour changer la donne, il faudra un autre remède de cheval.--- Mario Dumont

19 février, 2014

Gaz de shale, victime des dogmes écologistes

L’énergie est une composante importante des coûts de production des biens et services. Des coûts d’énergie élevés nuisent au développement de l’économie : compétitivité moindre des entreprises, coût élevé des biens et services, pertes de revenus fiscaux, etc.

La France et le Québec sont aux prises avec des déficits structurels qui contribuent à la croissance hors contrôle de la dette. L’exploration et l’exploitation éventuelle des gaz de shale permettraient de stimuler l’économie et de réduire en partie le fossé qui sépare les revenus et les dépenses de l’État.

L’exploitation des gaz de shale dans les autres provinces canadiennes, aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe, crée des emplois bien rémunérés et contribue substantiellement aux recettes de l’État. Mais au Québec comme en France, les politiciens, cédant aux pressions des sectes écologiques, ont imposé des moratoires permanents sur l’exploration des gaz de shale. On ne veut même pas savoir s’il y en a. C’est incroyable, non!

À cause de cette politique mal avisée, l’écart entre les économies française et québécoise et leurs partenaires économiques respectifs s’accroîtra considérablement au cours de la prochaine décennie.

C’est la recette pour s’assurer que nous demeurerons les parents pauvres des pays de l’OCDE. En contrepartie, on nous promet un paradis vert. Ça ne vous rappelle pas « le paradis à la fin de vos jours » d’une autre époque?

La croissance américaine s'accélère grâce au gaz de schiste et l'écart avec l'Europe va devenir spectaculaire du fait du différentiel du coût de l'énergie. Le bonus du gaz de schiste est une tendance appelée à durer des décennies.
N'en déplaise à Philippe Martin et Cécile Duflot.
Marc Fiorentino.


La réflexion du jour

Il est temps que nos gouvernements prennent conscience des dommages qu’ont causés leurs expérimentations socialistes. Il est urgent d’alléger le fardeau fiscal et le poids de la réglementation, et d’injecter une dose d’humilité aux syndicats pour libérer le Québec des boulets qui la paralysent. Il suffirait d’à peine cinq ans pour que la province prenne un envol spectaculaire. La prospérité est à portée de main. Mais quel gouvernement aura le courage de faire passer l’intérêt économique de toute la nation avant ses petits intérêts politiques?--- Nathalie Elgrably-Lévy

18 février, 2014

La réflexion du jour

Le Québec s'est installé dans une culture de dépendance dans le cadre fédéral. Et cela crée un malaise chez les provinces riches qui ont l'impression que le Québec ne fait pas tout ce qui est en son pouvoir pour s'en sortir, notamment en ce qui a trait au développement de ses ressources. On dit non au gaz et au pétrole, on méprise les provinces qui en produisent, mais on accepte leur argent.--- Alain Dubuc

17 février, 2014

60 milliards d’économie!

Revue de livre par Serge Rouleau

Il est ahurissant de réaliser jusqu’à quel point les modèles sociaux économiques du Québec et de la France se ressemblent : les mêmes problèmes, les mêmes défis, les mêmes solutions. Ce qui différencie la France du Québec c’est la population, il y a huit fois plus d’habitants en France qu’au Québec, et le moment où nos modèles respectifs ont été créés. Le modèle français est né après la Deuxième Guerre mondiale, alors que le modèle québécois est né avec la Révolution tranquille.

60 milliards d’économie est un nouveau livre qui s’attaque à la façon dont est géré l’État en dévoilant la face cachée du secteur public.

Pour nous protéger, l’État, les collectivités locales et la Sécurité sociale sont prêts à tout, même à nous spolier. Grâce à la mise en commun de nos impôts et de nos cotisations, nous avons les services publics parmi les plus onéreux d’Europe. Mais sont-ils pour autant efficaces ?

Plus la France s’enfonce, plus nous renforçons le modèle de l’État-social qui nous ruine, et plus nous avons peur de le réformer. Un rapport secret de l’inspection des finances, commandé avant l’alternance, dressait pourtant la liste des économies possibles pour redresser le pays. Aujourd’hui, malheureusement, toute perspective de création de richesses est cassée, l’avenir est sombre : chômage de masse, travail au noir, dette publique, précarité croissante... En même temps, ceux qui veulent réformer sont broyés par la machine administrative qui protège ses intérêts. Alors que les indignés de tout poil nous disent que notre sécurité sociale et les acquis de 1945 auraient régressé, les chiffres disent exactement le contraire : notre système n’a jamais été aussi généreux malgré les modestes tentatives actuelles pour le réformer.

Ce n’est plus soixante milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques sur la durée du quinquennat, comme l’a annoncé François Hollande, qu’il faut réaliser, mais soixante milliards chaque année, si on ne veut pas voir notre système s’effondrer !

Ce livre ouvre les yeux sur un modèle qui doit changer s’il veut survivre.

Agnès Verdier-Molinié est directrice de l’iFRAP (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques). Elle est aussi l’auteur des Fonctionnaires contre l’État (Éditions Albin Michel, 2011).


La réflexion du jour

Nombreux sont les Québécois à réclamer un gouvernement qui se tient debout pour réduire les dépenses. Mais il faut que ça touche les autres. Si l’on est soi-même affecté, alors on s’en balance des finances publiques--- Mario Dumont

15 février, 2014

La réflexion du jour

La décision du gouvernement du Québec de financer massivement le projet de la cimenterie de Port-Daniel-Gascons est incompréhensible, autant d'un point de vue économique, politique, stratégique ou environnemental.
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Non seulement cette construction apparaît comme un très mauvais placement, mais l'utilisation de nos fonds publics semble relever d'un pur aveuglement politique à saveur électoraliste.--- Gaëtan Lafrance, professeur honoraire au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l'INRS