Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

10 octobre, 2010

La réflexion du jour

Le jugement populaire est très sévère à l'égard des politiciens. Les politiciens sont perçus comme menteurs, qui ne réalisent pas leurs promesses électorales et à qui on ne peut faire confiance. C'est du jamais vu. --- Jean-Marc Léger

Le chiffre du jour : 4 %

À peine 4% de la population fait encore confiance aux politiciens, le plus faible taux de l'histoire. C'est pratiquement la marge d'erreur du sondage. On fait plus confiance aujourd'hui aux vendeurs d'autos usagées qu'aux politiciens.

09 octobre, 2010

La réflexion du jour

Comme les dossiers ne sont pas informatisés, des patients se font prescrire toutes sortes de médicaments, d'analyses de laboratoire et d'examens radiologiques par des médecins différents. Les patients qui ont en main la liste des médicaments qu'ils prennent quand ils voient le médecin sont une minorité. --- Conseil canadien de la santé

Le chiffre du jour : 52 M $

Ça fait des millions que l'on dépense en études de toutes sortes sur l'informatisation (dossier santé). Pour la seule carte à puce, on a dépensé 52 millions avant de repartir à zéro dans une tout autre direction.

08 octobre, 2010

La réflexion du jour

Le ministère de la Santé confirme l'augmentation du nombre de cadres et reconnaît que la création des CSSS, qui devait alléger la structure administrative, n'a pas donné de résultats substantiels
(NDLR : La structurite aiguë : effet pervers des monopoles d'État.)

Le chiffre du jour : 100 000

actuellement, environ 108 000 employés du réseau de la santé se consacrent aux soins alors que 100 000 occupent des fonctions de gestion ou d'administration. «C'est quasiment un ratio de un pour un! On est actuellement surencadré, dans le réseau, affirme le président de la FMSQ, le Dr Gaétan Barrette. On sabre toujours du côté des soins aux patients. Il y a beaucoup de confort administratif.»

07 octobre, 2010

Métro: qu’est-ce qui motive un tel cadeau?

Il fallait s’y attendre. Le gouvernement a tranché, le contrat de remplacement des voitures de métro a été donné au consortium Bombardier-Alstom.

Quoiqu’en disent les bureaucrates et les politiciens, une négociation de gré à gré ne peut pas nous assurer que la STM a obtenu le meilleur produit au meilleur prix. Au mieux, le prix négocié est près d’une moyenne historique.

La seule menace d’un appel d’offre internationale a permis de réduire de 3,4 M $ à 2,6 M $ la facture de chacune des 500 nouvelles voitures. Toutefois, CAF prétends qu’elle pouvait faire le travail pour 1,4 M $ l’unité. Malheureusement, on ne connaîtra jamais le vrai prix des nouvelles voitures tel que l’aurait déterminé le libre marché.

L’entêtement du gouvernement Charest à sacrifier l’intérêt des usagers du métro et des contribuables au profit d’un groupe d’intérêt était prévisible. Ce comportement est devenu la norme du gouvernement Charest.

Est-ce que le fait d’accorder un avantage indu au consortium Bombardier-Alstom est un geste qui s’apparente à de la corruption?

Wikipédia définit la corruption comme suit :

La corruption est la perversion ou le détournement d'un processus ou d'une interaction entre une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d'obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d'obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Elle conduit en général à l'enrichissement personnel du corrompu ou à l'enrichissement de l'organisation corruptrice (groupe mafieux, entreprise, club, etc.1). C'est une pratique qui peut-être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique...).
Évidemment, dans ce dossier on ne peut pas conclure à l’enrichissement personnel de quiconque. Toutefois, on ne peut pas nier que la décision d’accorder le lucratif contrat du remplacement des voitures du Métro à Bombardier Alstom assure la victoire du PLQ lors du prochain scrutin prévu dans le comté de Kamouraska-Témiscouata. C’est un avantage considérable pour le PLQ qui n’a que 3 députés de plus que les partis d’opposition.

Mais le pire est que cette décision confirme qu’au Québec la course aux faveurs politiques est rentable. Ainsi, les groupes d’intérêt redoubleront d’effort pour influencer les décisions et les politiques gouvernementales. En contrepartie, les retours d’ascenseurs seront d’autant plus importants et faciles à obtenir. Donc, ce phénomène ne peut que profiter aux groupes d’intérêt et aux politiciens au détriment des contribuables.

Ce n’est peut-être pas de la corruption au sens strict et légal du terme, mais la frontière est mince entre corruption et faveurs politiques.

La réflexion du jour

La taille de l’État au Québec est beaucoup plus importante qu’ailleurs en Amérique du Nord. Plus il y a de gouvernement et d’interventions publiques, plus il y a de corruption. C’est une règle mathématique! Plus un gouvernement est gros, plus il a de contrats à octroyer à ses chums, de subventions à distribuer à ses amis et de nominations à faire parmi ses militants. --- Éric Duhaime

Le chiffre du jour : moins 1,2 M $

Malheureusement, cette nouvelle tentative de clore le débat (remplacement des voitures du métro) n'efface pas la série des ratages précédents et ne fait pas disparaître toutes les inquiétudes.


La première est évidemment celle des coûts à soutenir par les contribuables québécois. La firme espagnole CAF, qui a bataillé devant les tribunaux pour tenter d'arracher ce contrat, soutient que la facture est beaucoup trop salée à 2,6 millions $ du wagon. Selon elle, ce travail est possible à 1,4 million $ l'unité.

06 octobre, 2010

La réflexion du jour

Dans une récente étude sur l'économie canadienne, l'Organisation de coopération et de développement économique s'étend longuement sur cette question. Elle observe, entre autres choses, qu'en matière de dépenses publiques de santé, le Canada n'en a pas pour son argent. Autrement dit, il y a assez d'argent dans le système, mais il est mal géré. --- Claude Picher

Le chiffre du jour : 80 %

05 octobre, 2010

Santé: Gestion 101

Henry Mintzberg, chercheur et professeur à McGill, dirige un programme international destiné aux gestionnaires en santé.

Rima Elkouri, chroniqueuse à la Presse, l’a rencontré et lui a demandé quel était le remède aux maux du système de santé québécois. Voici ce qu’il a répondu :

Si M. Mintzberg n'avait qu'une prescription à faire pour régler les problèmes du réseau de la santé, quelle serait-elle? Insuffler du respect, a-t-il répondu. «Il faut respecter les professionnels. Mais les professionnels doivent aussi respecter l'administration.»


Les principes que prône Mintzberg sont au fond assez simples. Plutôt que de miser sur des «leaders héros», les organisations ont besoin de créer un esprit de communauté, plaide-t-il. Le leadership doit émaner de la communauté. Sans cela, chacun agira selon ses propres intérêts sans se préoccuper de l'amélioration de l'ensemble de l'organisation.


C'est ce qu'on voit dans le réseau de la santé. Beaucoup de bureaucratisme. Beaucoup d'affrontements. Des enjeux complexes. Et des réorganisations au bout desquelles des patients en prennent pour leur rhume et des travailleurs de la santé se retrouvent démotivés.
Quiconque a géré avec succès des équipes de travail dans une entreprise privée sait qu’un bon esprit d’équipe est essentiel à l’efficacité du groupe. Mais pour créer un environnement propice à la solidarité des membres d’une équipe, il doit exister une bonne corrélation entre « autorités » d’une part et « responsabilité » d’autre part.

Or, dans un monopole public comme celui du système de santé, l’autorité est centralisée dans la bureaucratie alors que les responsabilités sont dévolues aux gestionnaires locaux. Ces derniers sont ensevelis de directives bureaucratiques qui ne tiennent aucunement compte des réalités du terrain. De plus, les conventions collectives et les ordres professionnels imposent toutes sortes de contraintes aussi inutiles que nuisibles.

Dans un tel contexte, même les gestionnaires les plus habiles, coincés entre les bureaucrates, les syndicats, les ordres professionnels et les patients, sont incapables de créer un environnement propice à la coopération entre les groupes et entre les individus.

La décentralisation et la concurrence sont les remèdes à prescrire pour guérir le système de santé. Malheureusement, le ministre, occupé à gérer personnellement les urgences, n’a ni le temps ni le talent pour sortir le système de santé des ornières dans lesquelles il s’est enlisé.

La réflexion du jour

Ceux qui ont dénoncé ce projet (NDLR : ticket modérateur) avec le plus de vigueur ne sont pas les citoyens, mais les organismes et associations du monde de la santé qui se sont opposés en bloc à un ticket modérateur, qui aurait bousculé leur statu quo. Et du côté politique, affirmer que les Québécois ne sont pas prêts, c'est une façon polie de dire que les politiciens ne sont pas prêts à affronter l'opinion publique avec un projet difficile. --- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 800

 Un gouvernement procède à quelque 800 nominations au cours d’une année régulière, mais le nombre a grimpé à 1 300 après cette élection (élection de 2003), entre autres en raison de la formation des cabinets ministériels.

04 octobre, 2010

La réflexion du jour

Pour que cela soit toutefois possible (réduire les coûts du système de santé), l'organisme (l'OCDE) propose des mesures visant à contrôler les coûts. Plusieurs peuvent se mettre en oeuvre sans remettre en cause les fondements du système: repenser le financement des hôpitaux sur la base de leurs activités, introduire un élément de capitation dans la rémunération à l'acte des médecins, contrôler le prix des médicaments génériques, utiliser les technologies de l'information et des communications. --- Alain Dubuc

Le chiffre du jour : 38 % contre 26 %

Autre motif d’inquiétude pour les Québécois de langue française: la proportion de jeunes adultes anglophones détenant un diplôme universitaire reste plus élevée que celle des jeunes francophones (38% contre 26%).

03 octobre, 2010

Caricatures : semaine 26 septembre 2010








La réflexion du jour

Nos réseaux de santé et d'éducation craquent de partout. Nous sommes plus pauvres, plus endettés, plus dépendants des transferts fédéraux que ce que notre potentiel et nos atouts devraient autoriser. C'est sur ces fronts que notre peuple attend une action politique vigoureuse et immédiate. --- Joseph Facal

Le chiffre du jour : 36 %

69,8% des anglo-Québécois estiment être en mesure de tenir une conversation en français, tandis que seulement 36% des francophones disent pouvoir faire la même chose en anglais. Ce faible taux de bilinguisme des Québécois francophones vient appuyer l’avertissement lancé par l’ancien président de la Société des alcools et de Loto-Québec, Gaétan Frigon

02 octobre, 2010

Subventions : est-ce que « plus » est nécessairement « mieux »?

Le dernier s@voir.stat http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/savoir/savoir-bull.htm nous informe qu'entre 1999 et 2007 la valeur totale de l’aide fiscale à la R-D a augmenté de 426 M$ à 726 M$ ou de 70 %.

Dans le monde enchanté des bureaucrates, le succès est directement proportionnel aux sommes d’argent dépensées et à leur rythme effréné de croissance. Plus les sommes sont élevées et plus la croissance est rapide, plus ils se félicitent et s’encensent.

Rendement, efficacité, productivité sont des mots inconnus qui, lorsque prononcés en leur présence, soulèvent l’ire et les sarcasmes.

À leur décharge, il faut admettre que leurs patrons politiques auraient vite fait de les tabletter s’ils osaient remettre en question la pertinence des programmes de subvention, outil par excellence de la promotion du parti.