Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
31 octobre, 2006
Les subventions.
26 octobre, 2006
L'Illusion Tranquille
Le lancement du film est prévu pour le 8 novembre 2006 à Québec à la salle Dina-Bélanger, 2047, chemin Saint-Louis, Sillery. Pour plus d’information veuillez visiter le site internet http://www.lillusiontranquille.com/ . Vous pouvez y inscrire votre adresse courriel pour obtenir les dates et salle de diffusion du film au fur et à mesure qu’elles seront disponibles.
23 octobre, 2006
Les entrepreneurs québécois sont des héros.
Qui sont les héros ?
Pour certains, un héros est une personne qui possède des valeurs classiques : honnêteté, courage, bravoure. Pour d’autres, c’est quelqu’un d’exemplaire dans tout ce qu’il fait. Pour plusieurs, un héros est quelqu’un qui accepte de se sacrifier pour les autres. Beaucoup de Québécois classifient les artistes et les athlètes qui ont réussi dans la catégorie de héros. Dans tous les cas ce sont des individus pour qui la liberté est l’élément essentiel de la réussite.
Selon Joseph Campbell, expert en mythologie, le héros doit obligatoirement traverser trois étapes : La première étape est le passage du familier et confortable vers l’inconnu. Le héros risque l’échec pour atteindre un objectif perçu comme illusoire, irréalisable. La deuxième étape consiste à vaincre les nombreux obstacles qui s’opposent à la réalisation du rêve du héros. Finalement, à la troisième étape le succès du héros rayonne sur l’ensemble de sa communauté.
L’entrepreneur, un héros moderne.
Dans le monde moderne, les entrepreneurs traversent les trois étapes du voyage classique des héros pour réaliser leurs rêves. Ils sont tout aussi courageux et intrépides que les héros mythiques qui doivent affronter les dragons et vaincre les forces du mal. Tout comme ceux-ci, ils devraient être reconnus comme des modèles à suivre.
À la première étape de son voyage héroïque, l’entrepreneur remet en question le statu quo. Il ne se laisse pas intimider par les obstacles et les défis. Il est naturellement optimiste. Il visualise une meilleure façon d’accomplir une tâche, de satisfaire une demande ou de rencontrer un besoin. Il refuse les idées préconçues traçant les limites entre le possible et l’impossible. Bref, il jouit d’une grande liberté et il en assume les conséquences.Au cours de cette première étape, plusieurs facteurs motivent l’entrepreneur. Certains désirent devenir riche et être reconnu socialement. D’autres cherchent simplement à s’investir pour améliorer le sort de leur famille ou de leur communauté. Plusieurs recherchent l’aventure et les défis. Ils ont tous en commun un surplus d’énergie, une vision et une détermination à toute épreuve.À la deuxième étape, l’entrepreneur se retrouve en territoire inconnu. Il est prêt à tout sacrifier pour réaliser son rêve qu’il perçoit plus important que lui-même. Tout le reste devient secondaire.
L’entrepreneuriat est souvent controversé car tous envient la grande liberté dont jouissent les entrepreneurs. L’entrepreneur est sans cesse confronté à l’inconnu et aux embûches. Au cours de cette deuxième étape il est continuellement mis en échec par les tenants du statu quo. Ses anciens collègues qui comptaient sur lui pour sauver le système, au mieux le jalouseront, au pire le considéreront comme un traître qui abandonne le navire. Ses parents et amis lui reprocheront de tout sacrifier à la poursuite de son rêve. Il doit persister malgré les désaveux, les erreurs et les échecs.
À la troisième étape l’entrepreneur offre finalement son produit ou service à la communauté. En achetant ses produits ou services les clients consacrent sa réussite. La profitabilité de l’entreprise mesure le degré de création de richesse de son projet. Les profits sont sa récompense pour avoir amélioré le sort de ses concitoyens. Ainsi, en créant de la richesse l’entrepreneur devient bienfaiteur. Il offre à ses concitoyens des produits et services qui ne seraient pas disponibles autrement, du moins pas aux mêmes conditions.Le vrai entrepreneur est différent de l’homme d’affaire qui cherche seulement à maintenir une longueur d’avance sur ses compétiteurs. Surtout, il ne compte pas sur les subventions du gouvernement ou sur une règlementation favorable pour assurer son succès. Ce qui le motive vraiment c’est le sentiment de liberté et d’accomplissement que procure la réalisation d’un rêve.
Le succès est souvent fugitif et jamais assuré. Quatre-vingt pour cent des nouvelles entreprises ne termineront pas leur quatrième année d’existence. La plupart des produits révolutionnaires voient le jour dans le garage d’un entrepreneur dans des conditions que peu de gens seraient prêts à accepter.
Même dans ces conditions extrêmes, les entrepreneurs créent 80 pourcent des nouveaux emplois. Ils sont toujours les premiers à offrir les services d’avant-garde tant attendus par une société en constante évolution.
Une société qui compte peu d’entrepreneurs est une société vouée à stagner ou pire encore, à régresser. L’entrepreneur est garant de la liberté, créativité et dynamisme d’une communauté. La région de Chaudière-Appalaches compte plus d’entrepreneurs par 1000 de population que les autres régions du Québec et le taux d’assistance-emploi y est systématiquement le plus bas. À la fin du premier trimestre 2006 il était de 5,2% alors qu’il dépassait 11% à Montréal.
Pourtant, le rôle de l’entrepreneur est peu valorisé particulièrement dans les sociétés socialisantes. La liberté dont jouit l’entrepreneur est perçue comme un danger. Il est étouffé par une règlementation sclérosante et coûteuse conçue pour satisfaire les éléments les plus frileux et les plus dépendants de la société.
Pourquoi les entrepreneurs sont-ils perçus comme des exploiteurs et non comme les héros qu’ils sont ? Le poids politique des entrepreneurs est faible par rapport à celui des grandes corporations et des groupes de pression. Aussi, dans un système politique socialisant comme celui que nous connaissons au Québec, l’entrepreneur est systématiquement désavantagé.
Il est rarement valorisé par les politiciens qu’il perçoit comme autant d’obstacles à la liberté qu’il chérit plus que tout. Les qualités véhiculées par l’entrepreneur font ressortir les faiblesses de ceux qui dépendent de l’état. Ils le perçoivent comme le dénonciateur de leurs faiblesses et ils se méfient de ses intentions.
Sa nature résolument individualiste et une confiance inébranlable en ses capacités, le motive à affronter et surmonter les nombreux obstacles placés sur son chemin par les gouvernements. Ce faisant, il froisse nécessairement les susceptibilités des bureaucrates.
Les tenants du modèle québécois, qu’il serait plus juste de qualifier de modèle de société socialisante, dénigrent systématiquement l’entreprise privée. Pour eux, les entrepreneurs sont que des empêcheurs de tourner en rond qu’il faut contrôler de près faute de pouvoir les éliminer. Leur tâche est grandement simplifiée par le fait que le lien entre les réalisations d’un entrepreneur et le bien-être des Québécois est souvent loin d’être évident.
De plus, trop peu de Québécois connaissent les règles de fonctionnement d’une économie de marché. Les médias dénoncent, avec raison, les abus inévitables. Par contre, ils parlent peu ou pas des bénéfices qui en découlent. Ainsi, les Québécois ont développé une vision biaisée et négative de l’économie de marché et par association, des entrepreneurs.
Les artistes, les athlètes et les entrepreneurs.
Tous s’accordent à dire qu’il faut investir dans la culture et le sport. Des centaines de millions sont accordés en subventions, commandites et bourses pour permettre aux meilleurs de percer. Les médias réservent les plages horaires de grande écoute aux artistes à succès. Les athlètes côtoient les artistes et les politiciens dans les talk show. Ceux qui se hissent au-dessus de la mêlée sont respectés et adulés par la population. On leur pardonne facilement une erreur, un échec. Ce sont des héros, nos héros. On semble savoir intuitivement que c’est en les valorisant que nous permettrons aux meilleurs et au plus grand nombre de réussir.
Peu s’offusque du fait qu’un artiste ou un athlète gagne des revenus annuels dans les 7 ou 8 chiffres. On admet facilement que c’est normal puisqu’ils ont tout sacrifié à leur passion et réussi là où tant d’autres ont échoué.
Pourquoi alors ne traite-t-on pas les entrepreneurs sur le même pied ? Malheureusement, au Québec c’est trop souvent le contraire qui se produit. On se méfie de l’entreprise privée et souvent on la dénigre bien injustement. Une réglementation coûteuse et souvent inutile réduit les chances de succès des entrepreneurs (Exemple : les garderies privées). On privilégie le monopole d’état inefficace au détriment de l’entreprise privée qui pourrait offrir des services de meilleure qualité à moindre coût (Exemple : la SAQ). On enseigne que la solidarité passe obligatoirement par l’état (Exemple : école publique vs école privée). Les médias et les journalistes penchent trop souvent en faveur des options socialisantes (Exemple : Bias de Bernard Golberg).
Dans un tel contexte il est plutôt surprenant qu’il y ait encore des Québécois qui osent s’aventurer comme entrepreneurs. Comme pour les artistes et les athlètes, c’est seulement en valorisant l’entrepreneuriat que nous permettrons aux meilleurs et au plus grand nombre de percer et de réussir.
Conclusion.
Une société est façonnée par les valeurs qu’elle véhicule. Les Québécois sont fiers de leurs artistes et de leurs athlètes. Ils voient en eux un échantillon représentatif de l’ensemble de la société. Aussi, le Québec produit plus d’artistes et d’athlètes de calibre international que ne le justifie sa population.
Le même succès est à notre portée dans le domaine économique. Toutefois, cela requiert un changement important dans le système de valeurs des Québécois : le profit est la mesure du succès, non du vol ; l’entreprise privée est plus efficace que la bureaucratie d’état ; enfin, l’entrepreneur est un héros qui fait rayonner les valeurs Québécoises au-delà de nos frontières tout comme l’artiste ou l’athlète.
Verrons-nous un jour la Soirée des Entrepreneurs où les artistes québécois rendront hommage aux entrepreneurs ?
19 octobre, 2006
Tyranny of control (Milton Friedman)
13 octobre, 2006
La vie facile.
La vie facile.
Si les millions de travailleurs québécois qui paient des impôts et des taxes pouvaient imaginer l’absolutisme bureaucratique que cela engendre pour eux et leurs enfants ils seraient moins prompt à exiger toujours plus du gouvernement. Lorsqu’un gouvernement contrôle la vie économique des gens il devient totalitaire et le totalitarisme détruit les arts, l’esprit, les libertés et l’essence même des gens qu’il gouverne. Ce n’est pas par accident que l’Allemagne, le premier état paternaliste de l’Europe moderne, a été prise en otage par un dictateur incontrôlable responsable de la première guerre mondiale ; ce n’est pas un accident non plus si la Russie, en adoptant un système économique socialiste pour des raisons humanitaires, a institué un système tyrannique plus sanguinaire et absolu que le tsarisme. Les Québécois doivent se responsabiliser et reprendre le contrôle de leur vie pour dynamiser l’économie et éviter un dérapage incontrôlable. Les personnes nourries et chouchoutées par les gouvernements deviennent rapidement des esclaves.
The Guaranteed Life
IF the millions of workingmen in this country who are patiently paying their social security dues could glimpse the bureaucratic absolutism which that act presages for themselves and their children they would repudiate the whole monstrous and dishonest business overnight. When a government takes over a people's economic life it becomes absolute, and when it has become absolute it destroys the arts, the minds, the liberties and the meaning of the people it governs. It is not an accident that Germany, the first paternalistic state of modern Europe, was seized by an uncontrollable dictator who brought on the second world war; not an accident that Russia, adopting a centrally administered economy for humanitarian reasons, has arrived at a tyranny bloodier and more absolute than that of the Czars. And if England does not turn back soon she will go the same way. Men who are fed by their government will soon be driven down to the status of slaves or cattle.
--MAXWELL ANDERSON, Written in a preface to Knickerbocker Holiday
10 octobre, 2006
Les leçons de l'histoire.
Failure of socialism par Milton Friedman (1 min.)
06 octobre, 2006
Citoyens ou sujets ?
Nos ancêtres étaient des entrepreneurs pour qui la liberté comptait plus que le confort et la sécurité. Au début de la colonie, dans le but d’assurer le développement de l’agriculture, un édit défendait aux habitants de s’absenter en forêt plus de 24 heures. S’ils étaient pris en flagrant délit ils risquaient la peine de mort. Malgré cet édit, les autorités estimaient que plus de 800 colons, une majorité des hommes en âges de travailler, pratiquaient le métier de coureur de bois. Si les autorités empiétaient sur leurs droits fondamentaux nos ancêtres n’hésitaient pas à les défier au péril de leur vie.
Historiquement les gouvernements n’avaient pas pour fonction de régir les activités de la société dans ses moindres détails. Les premiers gouvernements fournissaient aux citoyens certains services difficiles à obtenir autrement. Les gouvernements d’antan n’étaient pas différents des autres organisations et professionnels qui composaient la société. Les citoyens consultaient le médecin pour leurs problèmes de santé et faisaient appel au gouvernement pour assurer leur sécurité et pour gérer la justice. Personne n’était autorisé à régir la vie des autres. La relation entre le citoyen et le gouvernement était celle d’un client (citoyen) envers un fournisseur (gouvernement). Les échanges étaient volontaires et les partis bénéficiaient d’un statut légal équivalent.
Au fil des siècles, le rôle des gouvernements a été perverti dans le but de donner de plus en plus de pouvoir au gouvernement au détriment des libertés individuelles. Cette situation est particulièrement évidente dans la vie de tous les jours des Québécois. Quoique vous fassiez il existe une loi, un règlement qui limite votre liberté ou qui exige une permission. Il est raisonnable d’exiger une permission pour utiliser une propriété ou un bien appartenant à quelqu’un d’autre. Le gouvernement n’est pas propriétaire des biens qu’il gère. Il est seulement le fiduciaire des propriétés et biens requis pour remplir les rôles que nous lui avons délégués. De quel droit est-ce que le gouvernement brime la liberté des Québécois en les obligeant : à devenir membre d’un syndicat contre leur gré, à financer un parti qui préconise des politiques qui vont à l’encontre de leurs croyances les plus profondes, à se faire soigner dans les établissements désignés par l’état, etc.
En grugeant graduellement les libertés individuelles les gouvernements successifs ont conditionnés les Québécois à se comporter comme des sujets. Les rois français multipliaient le prix du sel en imposant la gabelle. Le gouvernement multiplie le prix de l’essence en imposant des taxes. Les rois confisquaient le vingtième des récoltes des habitants. Le gouvernement exproprie près de 50% des revenues des Québécois. Les rois achetaient la loyauté de leurs sujets en distribuant des titres de noblesse. Le gouvernement distribue des subventions et des nominations. Les rois contrôlaient le monopole des moulins à farine. Le gouvernement contrôle les monopoles de l’électricité et de la distribution des boissons alcoolisées.
Cette situation, surtout depuis les derniers quarante ans, a conditionné les Québécois à se comporter comme des sujets. Ils trouvent normal les contraintes imposées à leur liberté. Ils acceptent volontiers d’échanger leur liberté contre de vagues promesses de veiller au mieux être de l’ensemble de la population. Ils ont perdu leurs réflexes de citoyens libres légués par leurs ancêtres.
C’est confortable et rassurant, mais dangereux. Sera-t-il possible de renverser la tendance actuelle avant qu’il ne soit trop tard ?
02 octobre, 2006
Steve Job (Apple)
Steve Job, comme la plupart des entrepreneurs, n’a pas craint de prendre des risques et d’en assumer les conséquences. Son discours aux finissants de Stanford est particulièrement révélateur (15 min.)
29 septembre, 2006
Le gouvernement et les libertés individuelles.
Voici un court vidéo assez explicite sur le sujet.
27 septembre, 2006
La réalité dépasse la fiction !
En 2004, les Espagnols ont élu le gouvernement socialiste de Jose Luiz Rodriguez Zapatero. Il doit son élection en grande partie à la tentative malhonnête de Jose Maria Aznar de récupérer à des fins politiques les actes terroristes contre les trains de banlieue de Madrid. Il tenta d’attribuer la responsabilité de cet acte insensé aux militants Basques. Depuis, en accord avec la philosophie socialiste du « Nous savons ce qui est bon pour vous », le gouvernement espagnol dicte des lois et des règlements pour tout et rien.
La dernière trouvaille du gouvernement espagnol : règlementer l’indice de masse corporelle des mannequins. Les politiciens et fonctionnaires espagnoles ont déterminé qu’un indice de masse corporelle de moins de 18 (exemple : 55 kilos divisé par 1m75 au carré) représentait un danger imminent pour la société. La pesée à laquelle durent se soumettre les 68 mannequins, devant participer au programme de la 44e édition de la Pasarela Cibeles (le grand rendez-vous de la haute-couture cofinancé par le gouvernement régional de Madrid), révéla cinq coupables. Coupable de quoi au juste ?
Selon les politiciens socialistes espagnols ces mannequins sont responsables de l’anorexie des jeunes femmes obsédées par leur poids. Les experts se sont mis de la partie. Ils ont déclarée que cette mesure était très timide, mais allait dans la bonne direction. Selon eux, plus d’un million de femmes espagnoles sont des malades mentales comportant un haut risque d’anorexie ou de boulimie.
D’autres politiciens, qui n’ont probablement rien de plus important à faire, ont souligné l’évènement et souhaité que l’exemple des Espagnols soit suivi chez eux. La ministre de la culture britannique, Tessa Jowell, a encouragé les organisateurs de la London Fashion Week à suivre l’exemple de Madrid. Le maire de Milan, Letizia Moratti, a qualifié de sick looking les mannequins qui défilent dans sa ville. Devant autant d’encouragement un représentant de Madrid, Concha Guerra, n’a pas hésité à ajouter : Thinness is not beauty, but shows some kind of deficiency.
Les gouvernements interventionnistes et socialisants ne cesseront de me surprendre….
23 septembre, 2006
Noël en septembre !!
Un cirque politique qui risque de coûter cher au Québec
22 septembre, 2006
La comptabilité politique.
Pour comprendre les agissements des politiciens et des fonctionnaires on ne peut pas utiliser le schème de référence du monde des affaires. Depuis toujours, les politiciens utilisent les ressources des gouvernements, c’est-à-dire l’argent des contribuables, pour mousser leurs causes et leur pouvoir personnel. Un sujet qui les intéresse autrement plus que les rapports des vérificateurs.
La comptabilité politique diffère de la comptabilité d’entreprise.
L’interventionnisme de l’état se justifie à l’aide des principes de la comptabilité politique. Ceux-ci sont généralement à l’inverse des principes de la comptabilité d’entreprise. La prospérité d’une entreprise dépend, entre autre, de la capacité des gestionnaires à contenir les coûts par rapport aux bénéfices. Pour les politiciens les coûts d’un projet ou d’un programme sont infiniment moins importants que leurs popularités. Ils n’hésiteront donc pas à sciemment sous-évaluer leurs coûts dans le seul but de les rendre acceptables aux yeux de la population.
En économie, une activité qui produit des biens et services que les consommateurs désirent se procurer aux conditions prescrites, est considérée un succès. Les produits et services qui ne se vendent pas sont rapidement abandonnés. En politique, une activité qui attire des votes ou des contributions au parti au pouvoir, est considérée un succès. Les projets et programmes gouvernementaux sont conçus dans le but exprès de maximiser les retombées politiques plutôt que les retombées économiques. Lorsqu’un politicien fait campagne il insiste, plusieurs fois plutôt qu’une, sur les retombées des projets et programmes gouvernementaux dans son district électoral ; il ne parle jamais d’abolir les programmes inutiles pour mettre fin au gaspillage.
La comptabilité politique et le gaspillage.
Les critères utilisés pour mesurer la performance des ministères et agences gouvernementales sont incompatibles avec les pratiques comptables d’entreprise. Les fonctionnaires mesurent combien ils ont dépensé ; l’entreprise mesure combien elle a produit. Le gouvernement mesure le nombre d’emplois ajoutés dans la fonction publique ; l’entreprise mesure l’amélioration de la productivité. Le gouvernement mesure le nombre de pages de nouvelles réglementations publiées ; l’entreprise mesure le degré de simplification des procédures.
Les contribuables présument qu’avant d’imposer une nouvelle réglementation les fonctionnaires en ont judicieusement évalué les bénéfices et les coûts. En réalité, les coûts découlant d’une nouvelle réglementation et qui doivent être supportés par les contribuables sont rarement, pour ne pas dire jamais, évalués. Ne connaissant pas les coûts d’une réglementation, les politiciens et fonctionnaires ne sont pas en mesure d’en juger la pertinence. Ce qui compte c’est que la mesure préconisée soit populaire. La décision imposant l’addition de cinq pourcent d’éthanol dans l’essence en 2010 est un bon exemple de la comptabilité politique. Le fait qu’il faille 1,3 unités d’énergie pour produire une unité d’énergie-éthanol à partir du maïs, une culture extrêmement polluante, n’a que peu d’importance. L’important c’est qu’il est à la mode de promouvoir les énergies dites vertes. De plus, le lobby des producteurs de maïs est puissant, ce qui n’est pas négligeable. Dans la logique de la comptabilité politique la décision d’imposer l’ajout d’éthanol à l’essence fait d’une pierre deux coups : il favorise le vote populaire et il attire les contributions du lobby des producteurs de maïs.
Les bénéfices anticipés de la participation de l’état dans l’économie reposent sur l’hypothèse erronée que l’état peut fournir plus de services à la population que ne le ferait l’entreprise privée avec les mêmes ressources puisque l’état ne fait pas de profit. Pourtant, dans la plupart des cas les gouvernements gaspillent un pourcentage plus grand des ressources à leur disposition que le pourcentage de profit des entreprises privées. L’impact négatif de la participation de l’état dans l’économie sera d’autant plus important que le pourcentage de l’économie contrôlé par l’état est grand. La participation du gouvernement dans l’économie du Québec est la plus élevée en Amérique du Nord. C’est ce qui explique, au moins en partie, la pauvreté relative des Québécois.
Les coûts humains de la comptabilité politique.
Malheureusement, le gaspillage découlant des projets, programmes et règlementations des gouvernements a des coûts humains et sociaux énormes. Un gaspillage de 300 millions (le projet Papiers Gaspésia) équivaut aux salaires de 600 professeurs ou infirmières pendant dix ans ou à 8 000 places en garderie pendant cinq ans.
Les coûts découlant de la déresponsabilisation et de la perte de liberté des individus, conséquence directe de l’interventionnisme à outrance, sont énormes. Malheureusement ces coûts n’apparaissent pas dans les budgets officiels. Alors, ils sont présumés inexistants. C’est simpliste, mais commode.
Conclusion.
Les principes de la comptabilité politique permettent aux politiciens de rationaliser l’intervention des gouvernements dans tous les domaines de la vie sociale et économique. Ce faisant, les politiciens accroissent leur pouvoir au détriment des libertés individuelles. Les individus devenus dépendants se tournent instinctivement vers le gouvernement pour les protéger et subvenir à leurs moindres besoins. Ce cycle sans fin conduit inévitablement à la faillite de l’état comme on a pu le constater lors de la désintégration de l’ex URSS.
(1)Au Québec, un propriétaire de chalet ne peut le louer, même aux membres de sa propre famille, sans l’avoir auparavant fait « certifier » par un inspecteur. L’inspecteur attribue au chalet un certain nombre d’« étoiles » selon l’état des lieux, puis on appose une plaque indiquant le nombre d’étoiles accordées. Vous trouvez ce processus insensé ? Attendez la meilleure : il n’y a que trois inspecteurs dans toute la province pour faire observer le règlement. (Source FCEI)
19 septembre, 2006
Le pouvoir des fonctionnaires : La règlementation.
15 septembre, 2006
Les droits de scolarité, une injustice sociale (suite)
Les conséquences de cette situation sont dramatiques pour l'avenir de l'éducation post-secondaire au Québec. La qualité des universités et collèges québécois continuera de se dégrader.
Dans un contexte de mondialisation ou la croissance des économies modernes favorisera de plus en plus les sociétés du savoir le Québec de demain sera grandement désavantagé. À moins bien sur que les Québécois laissent savoir aux politiciens qu'ils ont plus à perdre qu'à gagner en perpétuant cette politique irresponsable.
Pour faire suite au texte que j'ai publié le 18 janvier dernier, je vous propose de lire le texte de Jean-Paul Gagné du Journal les Affaires.
12 septembre, 2006
Pour en finir avec la dénatalité !
Cette courte présentation utilise l'humour pour provoquer une réflexion sur le thème de l'interventionisme des gouvernements.
06 septembre, 2006
Qui s’occupe des vrais pauvres ?
Le gouvernement et la pauvreté.
1. Le modèle qui prévaut dans l’opinion publique Québécoise.
En écoutant les lignes ouvertes et en lisant les pages d’opinion des journaux j’ai souvent l’impression que les Québécois présument que les individus œuvrant dans le milieu des affaires se comportent systématiquement de façon égoïste. Qu’ils cherchent à maximiser leur utilité individuelle, souvent au détriment de leurs concitoyens plus naïfs, pour mieux satisfaire leurs besoins personnels. De plus, ils présument que les politiciens et les fonctionnaires sont des gens généralement altruistes qui ne cherchent pas à maximiser leur utilité personnelle mais cherchent plutôt à promouvoir l’intérêt public. Ils considèrent donc que la tâche première du gouvernement est de protéger les faibles contre les forts. Ainsi, selon la croyance populaire, les individus sont divisés en deux groupes : les égoïstes qui œuvrent dans le domaine de l’économie de marché et les altruistes qui se dédient à la vie politique.
Les implications qui découlent de ces croyances politico-économiques sont importantes. Dans un marché libre de toutes entraves les individus égoïstes, économiquement forts, bien éduqués, peu scrupuleux dominent nécessairement les faibles : les handicapés physiques et mentaux, les sous-scolarisés, les minorités et les pauvres en général. Mais, puisque les individus œuvrant au sein du gouvernement sont supposés être altruistes, il leur incombe d’imposer des politiques de redistribution de la richesse entre les dominants et les laissés-pour-compte. Ainsi, selon la croyance populaire, l’économie de marché cause la pauvreté des faibles alors que le comportement altruiste des politiciens et des fonctionnaires vise à rétablir un minimum d’équilibre.
2. La réalité.
L’hypothèse selon laquelle les individus œuvrant dans la sphère de l’économie de marché sont égoïstes alors que ceux œuvrant dans la sphère gouvernementale sont altruistes est fausse. Il n’y a pas de raison de croire que la nature départage systématiquement les individus en deux groupes : les égoïstes et les altruistes. Chaque individu est un mélange d’altruisme et d’égoïsme dont les proportions diffèrent d’un individu à l’autre.
Il est évident qu’un grand nombre d’individus du milieu des affaires ont des comportements altruistes. Pour s’en convaincre il suffit de faire l’inventaire de leurs contributions, en temps et en argent, aux nombreux organismes voués au mieux-être de la société. Il est tout aussi évident qu’un grand nombre d’individus œuvrant dans le domaine public ont des comportements égoïstes. Il suffit de s’arrêter aux grands titres des médias pour s’en convaincre. De plus, il est raisonnable de croire que les proportions d’individus altruistes et égoïstes dans les deux groupes, en supposant que chacun des groupes est représentatif de l’ensemble de la société, sont à peu près les mêmes.
Le fait qu’il y ait des individus ayant des comportements altruistes et égoïstes dans chacun des groupes formant une société implique que le modèle de société décrit ci-haut, ne peut exister. Le milieu des affaires et le gouvernement n’ont pas d’objectifs indépendants de ceux des individus qui les composent. Seuls les individus ont des objectifs et ceux-ci peuvent se situer n’importe où entre purement altruistes et purement égoïstes. L’économie de marché est l’outil utilisé par ceux qui y œuvre pour atteindre leurs objectifs. De même le gouvernement est l’instrument permettant à ceux qui y participent d’atteindre leurs buts.
Donc, la question fondamentale n’est pas de savoir si la société doit adopter le modèle dit « égoïste » (économie de marché) ou le modèle dit « altruiste » (gouvernement). Il faut plutôt s’attarder à choisir les instruments qui peuvent le mieux contribuer à satisfaire les besoins de chacun des membres de la société. En d’autres mots, est-ce que l’économie de marché est un instrument plus efficace que le gouvernement pour permettre aux Québécois d’atteindre les objectifs sociaux qu’ils voudront bien se donner ?
3. Comment le gouvernement fonctionne-t-il ?
Avant de répondre à cette question il est utile d’identifier les différences fondamentales entre le milieu des affaires et le gouvernement. Le milieu des affaires représente le domaine où les individus peuvent librement échanger des biens et services. Dans cet environnement les échanges se font sur une base strictement volontaire. La force ne peut être utilisée pour obliger qui que ce soit à faire un échange qui ne lui convient pas. Ainsi, un échange sera effectué seulement si les partis impliqués perçoivent qu’ils reçoivent plus qu’ils ne donnent.
Au contraire, le gouvernement est le seul organisme dans une société qui peut faire appel à la force. Le gouvernement utilise son monopole sur l’utilisation de la force pour imposer le transfert des biens d’un groupe d’individus à un autre groupe d’individus. C’est cette caractéristique du gouvernement qui en fait un instrument si utile aux groupes qui en prennent le contrôle.
Puisque la démocratie implique que le gouvernement est contrôlé par la majorité, il est logique de croire que les pauvres, dans la mesure où ils sont en nombre suffisant, contrôleront le gouvernement. Ainsi, le gouvernement pourra adopter des politiques permettant de transférer une partie de la richesse des mieux nantis aux plus pauvres. Toutefois, la réalité est beaucoup plus complexe.
En fait, le concept de « majorité démocratique » est une vision de l’esprit plutôt qu’une réalité. Chaque individu a des intérêts personnels qu’il désire conserver ou améliorer. De plus, les individus ayant des intérêts en commun s’unissent pour former des groupes de pression (syndicats, associations, groupes sociaux) augmentant d’autant leur pouvoir politique.
Le but des groupes de pression est évidemment de promouvoir les intérêts de ses membres en influençant en leur faveur les politiques gouvernementales. Les syndicats demandent des lois du travail favorables à la syndicalisation. Le conseil du patronat demande la libéralisation des mêmes lois. Les agriculteurs exigent la gestion de l’offre et des prix planchers élevés. Les groupes sociaux demandent plus de subvention pour assurer leur pérennité. Etc.
Si le but premier d’un groupe de pression est d’influencer les politiques gouvernementales ces groupes vont naturellement encourager leurs membres à voter pour les politiciens qui promettent de supporter les politiques qui leurs sont favorables. Ainsi, le but du politicien est de s’engager à supporter les demandes des groupes de pression représentant suffisamment de vote pour être élu. On est loin d’une démocratie où chacun vote librement dans le but d’élire un gouvernement représentant les intérêts de la majorité de la population.
Dans ce système, malgré leur nombre, les pauvres sont les grands perdants. Ils leur manquent les trois éléments essentiels pour influencer l’appareil politique : le temps, l’argent et les compétences. Malgré le fait qu’il y ait de plus en plus de programmes et d’argent dédiés à enrayer la pauvreté les pauvres sont toujours là. Il faut se rendre à l’évidence. La machine gouvernementale et les groupes de pression qui se sont donnés pour mission d’aider les pauvres engloutissent la majorité des budgets et bien peu de cette argent se rend aux destinataires. En 2005, 6,8% de la population québécoise bénéficiait de l’aide sociale, le plus haut niveau de toutes les provinces canadiennes à l’exception de Terre-Neuve. Pourtant au cours de la période budgétaire 1994-1995 à 2004-2005 les subventions aux organismes communautaires ont plus que triplé passant de 99 millions $ à 327 millions $.
L’économie de marché et la pauvreté.
1. Les statistiques sont trompeuses.
Selon l’Institut de la Statistique du Québec près de 17% de la population québécoise vit sous le seuil de faible revenue (SFR), soit plus d’un million de personnes. Ces statistiques trompeuses servent bien les nombreux groupes de pression dont l’existence même dépend du plus grand nombre possible de pauvres. Elles servent bien aussi les politiciens qui s’en servent pour justifier la croissance du gouvernement sous le prétexte vertueux de redistribuer la richesse.
Ces statistiques alarmantes soulèvent plus de questions qu’elles en répondent :
- Une donnée statistique représente une photo de la situation à un moment précis dans le temps. Il est certain qu’un grand nombre des individus gagnant un revenu moindre que le SFR à un moment donné ne feront plus partie de ces mêmes statistiques dans un mois, un an ou deux ans. Ces personnes, en voie d’escalader l’échelle socio-économique, sont-elles vraiment des personnes pauvres ?
- Les taux de taxation marginaux quasi usuraires pratiqués au Québec équivalent à une invitation à développer l’économie au noir. Différentes études concluent que l’économie au noir représente entre 3% et 16% du PIB canadien. Selon le ministère des finances l’économie au noir au Québec représente des pertes fiscales de plus de 3 milliards $. Combien de personnes gagnant moins que le SFR ont des revenus non déclarés ?
- Un certain nombre de personnes choisissent un mode de vie qui les maintient en bas du SFR. Certains par choix personnel, d’autres beaucoup plus nombreux et moins scrupuleux, dans le but exprès de profiter au maximum des largesses du système. Elles ne se considèrent pas pauvre pour autant.
Il n’y a pas de doute qu’il existe des gens pauvres au Québec. Toutefois, la réalité est beaucoup moins dramatique que ne le laisse entendre les statistiques officielles.
2. Les limites de l’aide gouvernementale.
En supposant que la perception qui prévaut dans l’opinion publique soit réelle et que le gouvernement pratique des politiques altruistes favorables aux plus pauvres, la réalité impose des limites importantes à la capacité du gouvernement à enrayer la pauvreté.
Prenons le cas du système d’éducation. Un des objectifs visés par une politique d’éducation primaire et secondaire gratuite et obligatoire et par une politique de frais de scolarité ridiculement bas pour les études postsecondaires, est de favoriser l’accès aux études aux enfants des familles pauvres. Ceci croyait-on allait briser le cycle de la pauvreté. Toutefois, en réalité, cette politique a favorisé l’accès aux études aux enfants des familles de classe moyenne et élevées. Les enfants des familles pauvres continuent trop souvent d’alimenter le marché du travail dès qu’ils atteignent l’âge légal. Le monopole d’état centralise les décisions entre les mains de quelques fonctionnaires. Le directeur d’école et les professeurs, coincés entre les fonctionnaires et la convention collective, ne peuvent que constater les dégâts. En particulier dans les milieux défavorisés, ils sont continuellement soumis aux abus des enfants, des parents, des fonctionnaires et des représentants syndicaux. Faut-il se surprendre si parfois ils remettent en question leur choix de carrière. Le système est congestionné, sclérosé avec pour conséquence l’augmentation sans fin des coûts et la diminution constante de la qualité. Les parents qui sont prêt à tout sacrifier pour assurer l’avenir de leur progéniture envoient leurs enfants à l’école privée. Les enfants des parents pauvres n’ont d’autres choix que de fréquenter leur école de quartier. Les plus débrouillards s’en tireront envers et contre tous mais malheureusement certains tomberont dans la criminalité. La plupart reçoivent une éducation médiocre qui leur garanti une place permanente chez les pauvres.
Cette constatation prévaut à des degrés divers dans tous les domaines monopolisés par l’état. Les pauvres sont bien utiles pour justifier l’interventionnisme de l’état mais ils sont toujours les derniers à recevoir l’aide promise. Malheureusement, trop souvent ils ne reçoivent que des miettes.
Les statistiques économiques de l’OCDE démontrent que dans les économies modernes la pauvreté diminue lorsque la croissance économique excède la croissance démographique. Les programmes gouvernementaux mis sur pieds pour enrayer la pauvreté ont au mieux des effets positifs à court terme et au pire détournent des fonds qu’il aurait mieux valu utiliser pour créer de la richesse.
3. Les avantages de l’économie de marché.
Devant l’incapacité des gouvernements à enrayer la pauvreté il faut se demander si l’économie de marché peut faire mieux.
L’économie de marché tend naturellement à utiliser tous les facteurs de production disponibles, incluant la main-d’œuvre, de manière à améliorer son efficacité. En recherchant le profit, l’entrepreneur favorise l’utilisation de main-d’œuvre ou de machinerie selon qu’il juge que l’un ou l’autre lui procurera un avantage compétitif. Ainsi, les ressources nécessairement limitées d’une économie sont allouées de façon à optimiser la croissance économique ce qui en retour favorise la création d’emploi et la diminution de la pauvreté.
Certains des emplois créés seront peu rémunérés. Toutefois, ces emplois existeront seulement dans la mesure où des travailleurs seront disponibles pour les occuper. La plupart des gens préfèrent occuper un emploi, même peu rémunéré, plutôt que d’être exclus de la société par la rampe de l’aide sociale, comme cela se produit trop souvent aujourd’hui. Pour beaucoup de gens le sentiment d’être utile, d’appartenir à une équipe, de contribuer à la société sont des valeurs plus importantes que le seul salaire. Comment pourrions-nous expliquer autrement les milliers de Québécois (es) qui œuvrent comme bénévoles ? Ils transmettront ces valeurs à leurs enfants et ainsi briseront peut-être le cycle infernal de la pauvretéL’économie de marché aide aussi les pauvres en tant que consommateurs. Les entrepreneurs libres d’optimiser les divers facteurs de production disponibles peuvent offrir des biens et services à moindre coût, les rendant ainsi plus accessibles.
4. Les vrais pauvres.
Dans un modèle de société où c’est l’économie de marché qui prédomine, qu’arriverait-il au plus démunis, à ceux qui n’ont même pas les moyens de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires ? Quelque soit le modèle socio-économique que nous préconisons un certain nombre de personnes doivent être pris en charge par l’ensemble de la société. L’élimination de tous les programmes interventionnistes de l’état aurait deux conséquences : (1) la pauvreté découlant des politiques interventionnistes et mal avisés du gouvernement serait automatiquement éliminée ; et (2) la croissance économique accrue permettrait de dégager les surplus requis pour procurer à tous les groupes de la société des conditions de vie raisonnables.
Les Québécois sont de nature généreuse. Ils acceptent un taux de fiscalisation usuraire de près de 50% dans l’espoir que l’argent qu’ils ont durement gagné sera utilisé parcimonieusement pour procurer à tous une qualité de vie raisonnable. De plus, ils contribuent des centaines de millions annuellement aux nombreuses campagnes de levée de fond pour financer des groupes communautaires, des activités de recherche et développement, des investissements en santé, en éducation, en infrastructures communautaires.
Devant l’incurie du gouvernement à fournir les services prépayés par les contribuables, près de 20% de la population de 15 ans et plus, plus d’un million de Québécois, consacrent 200 millions d’heures, l’équivalent de 100 000 emplois à plein temps, au bénévolat. De surcroit, le Secrétariat à l’action communautaire autonome, évalue à 3,9 millions le nombre de personnes aidantes qui soutiennent des proches sans passer par un organisme communautaire. Sans l’apport des bénévoles des centaines de milliers de Québécois vivrait dans l’indigence totale. Ce n’est pas le gouvernement qui amenuise la misère des pauvres mais les Québécois eux-mêmes. Toutefois, les politiciens, les groupes de pression et les fonctionnaires prennent tout le crédit sans même rougir.
Il n’y a aucun doute, si on leur en donne la chance, les Québécois sauront se responsabiliser face à leurs concitoyens moins chanceux. Le cas de la clinique du Dr. Julien est un exemple probant. Devant l’incapacité des nombreux organismes gouvernementaux à subvenir aux besoins des enfants en difficulté du quartier Hochelaga Maisonneuve, le Dr. Julien a mis sur pieds une clinique dont la réputation fait maintenant l’envie de tous. Pour éviter d’être assujetti aux politiques sclérosantes du gouvernement, le Dr. Julien fait appel à la générosité des Québécois pour financer sa clinique. Il a recruté des bénévoles compétents et engagés pour remplacer le personnel syndiqué. Ainsi, il élimine le risque que l’application de la convention collective ait préséance sur les besoins des enfants. Si on pouvait mesurer le ratio de la valeur des services rendus par rapport aux ressources investies de la clinique du Dr. Julien, je ne doute pas qu’il serait dix, cinquante, cent fois plus élevé que celui d’une clinique gouvernementale.
Si par miracle le gouvernement abandonnait tous les programmes d’aide aux pauvres et remettait aux Québécois, sous forme de réduction d’impôts, les économies ainsi réalisées, des milliers de Québécois de la trempe du Dr. Julien auraient vite fait de mettre sur pied des organismes de remplacement qui eux sauraient apporter des solutions originales aux vrais problèmes.
Conclusion
L’opinion populaire québécoise, croyant à l’altruisme des politiciens et fonctionnaires œuvrant dans le gouvernement, demande toujours plus de politiques visant à enrayer la pauvreté. Dans les faits, les pauvres sont plus souvent les victimes plutôt que les bénéficiaires des programmes gouvernementaux. De plus, ce qui compte ce sont les résultats, pas les intentions. Même en supposant que le modèle socio-économique favorisé par les Québécois soit intrinsèquement altruiste la réalité impose d’importantes limites à la capacité du gouvernement à enrayer la pauvreté. L’économie de marché, au contraire, peut réduire la pauvreté en créant des emplois et en dégageant suffisamment de richesse excédentaire pour subvenir adéquatement au besoin des vrais pauvres.
Finalement, j’ai toutes les raisons de croire que les pauvres seraient beaucoup mieux servis par l’économie de marché que par le gouvernement.
31 août, 2006
Enfin, un règlement pour gérer l’éternuement !
Le PQ avait subi la pire défaite de son histoire. Au lendemain des élections André Boisclair avait démissionné comme chef du parti. Plusieurs prédisaient la disparition du PQ. Toutefois, lors de la course au leadership de l’automne 2008 Gilles Duceppe avait milité en faveur de l’abandon de l’option souverainiste et il avait été élu chef du parti. L’évacuation de l’option souverainiste en faveur de l’interventionnisme de l’état avait permis de faire renaître le PQ. Tout le programme du parti tournait autour du rôle prépondérant de l’état pour garantir une société juste et égalitaire. On promettait de bâtir une société exemplaire ou les inégalités et les injustices ne seraient plus tolérées. Le parti Québec Solidaire, au bord de la faillite, se sabordait au profit du PQ. Les syndicats, les groupes sociaux et les intellos de gauche voyaient dans ce changement de programme une manne qui tomberait bientôt du ciel et l’appuyait sans réserve.
À l’élection de 2010 le PQ remportait l’élection avec plus de 50% du vote populaire. Cette majorité absolue n’était pas aussi surprenante qu’on aurait pu le croire à première vue. En fait, la moitié des Québécois profitaient déjà de la redistribution forcée de la richesse créée par l’autre moitié. La promesse d’un interventionnisme encore plus créatif ne pouvait qu’améliorer le sort de la moitié profiteuse.
En 2020, le PQ était à mi-chemin dans son troisième mandat. Tout ce qui pouvait être étatisé, légiféré et règlementé l’était déjà. Les stratèges du parti étaient à court d’idée et pourtant ils étaient connus pour avoir beaucoup d’imagination. Un jour le ministre de la santé leur annonça qu’il avait trouvé la solution. Pour remporter un quatrième mandat il fallait règlementer l’éternuement : « L’éternuement est la principale cause de la transmission du virus de la grippe. Cela doit être règlementé tout comme nous règlementons les aliments, les médicaments, l’environnement, etc. Lorsque quelqu’un éternue il éjecte des millions de microbes à plus de 130 Km à l’heure pouvant contaminer ses camarades dans un rayon de 3 à 4 mètres. » Le premier ministre ajoutait : « Il est urgent d’agir et d’enrayer ce comportement asocial qui nuit à l’économie. Le gouvernement n’a plus de marge de manœuvre et si rien n’est fait il devra emprunter pour financer les coûts du système de santé. En 2019, 69% des revenus du gouvernement ont été alloué au financement de la santé. Je ne remets pas en doute la générosité légendaire des Québécois, mais ils paient déjà 75% de leurs revenus en impôts et en taxes. Pouvons-nous leur en demander davantage ? »
Le communiqué de presse de la CSN déclarait : « Enfin, un gouvernement qui a le courage de mettre fin aux abus des employeurs peu scrupuleux. Ils ne pourront plus exploiter les travailleurs en exigeant leur présence au travail s’il y a un risque, même minime, d’éternuement. Selon nos calculs le nombre de jours de travail des Québécois diminuera d’au moins 15 jours par année. Enfin, nous serons les leaders mondiaux avec moins de 200 jours ouvrables par année. »
Le Parti Vert s’était immédiatement rangé derrière ce projet innovateur. Il déclarait dans son communiqué de presse : « L’éternuement est non seulement une menace à la santé publique, c’est une menace à la démocratie. Plusieurs Québécois ne participent plus à nos marches de protestation par crainte d’être contaminés par les éternuements de nos opposants qui s’immiscent clandestinement parmi nos sympathisants. »
Le représentant du Conseil du patronat s’était timidement objecté : « L’éternuement est un réflexe naturel toléré et accepté dans tous les pays du monde. » La réponse du ministère de la santé ne se fit pas attendre : « Manger aussi est un acte naturel. Mais depuis que nous règlementons ce que les Québécois mangent les études démontrent que leur niveau de stress a considérablement diminué. Ils ne sont plus exposés à devoir choisir entre malbouffe et bouffe-santé. »
Lors de la période de question un journaliste avait demandé au Premier Ministre ce qu’il entendait faire pour améliorer le niveau de vie des Québécois. Selon la dernière étude de l’OCDE le PIB par habitant dépassait à peine 50% de la moyenne des pays de l’OCDE. Le premier ministre avait répondu : « Le PIB n’est pas un indicateur significatif pour le Québec. J’ai demandé à l’Institut de la Statistique du Québec de mesurer le BDQ, le bonheur des Québécois. On verra bien qui a raison. »
27 août, 2006
Liberté 101.
Dans les sociétés occidentales, le gouvernement comme institution origine du besoin de protéger les libertés individuelles contre les abus des monarques. Dans ce contexte, les rôles des gouvernements se limitent à assurer la sécurité des citoyens et à administrer la justice. Malheureusement, sous prétexte de remplir l’un et l’autre de ces rôles les gouvernements grugent continuellement les libertés individuelles au profit des politiciens.
Les pères de la constitution américaine avait bien compris ce phénomène. Ils avaient inscrit dans la constitution les limites, croyaient-ils, qui devaient prévenir l’érosion constante des droits individuels au profit des gouvernements et des politiciens. S’ils revenaient à Washington aujourd’hui ils seraient certainement déçus de constater jusqu’à quel point le gouvernement américain contrôle la vie de tous les jours de leurs concitoyens.
S’ils profitaient de leur passage à Washington pour visiter le Québec, ils découvriraient une société dont la dépendance au bon vouloir de l’état a atteint un degré qu’ils ne pouvaient pas imaginer, même dans les scénarios les plus dramatiques. L’eau des piscines est contaminée, vite un nouveau règlement pour rappeler les responsables à l’ordre. Les garderies offrent des services non prévus aux règlements, on réclame un nouveau règlement pour éviter les abus. Les citoyens font de l’embonpoint, il faut un règlement pour enlever la malbouffe des comptoirs. Etc.
Les politiciens se feront toujours un plaisir de promulguer de nouveaux règlements pour répondre à la demande populaire. Toutefois, chaque nouveau règlement, sous le prétexte vertueux de répondre aux désirs de l’ensemble de la société, gruge une partie de notre liberté jusqu’au jour où l’individu est sacrifié au profit de l’élite politique. L’histoire nous enseigne quels sont les conséquences d’un tel dérapage.
24 août, 2006
Les parents québécois sont-ils irresponsables ?
Le gouvernement, dans sa grande sagesse habituelle, s’apprête à interdire aux parents qui envoient leurs enfants dans une garderie subventionnée, d’acheter les services supplémentaires qu’ils désirent pour leurs enfants. Encore une fois, un monopole gouvernemental prétendant agir en bon père de famille décide ce qui est le mieux pour nos enfants. Selon le gouvernement, les parents québécois sont des irresponsables incapables de décider eux-mêmes ce qu’ils veulent. Des fonctionnaires, que nous payons grâce à un régime fiscal usuraire, planifient et décident pour nous. Tous nos enfants recevront les mêmes services médiocres sous prétexte que le Québec est une société égalitaire et solidaire.
En 1997, lors de la création du régime des CPE, nous sommes passés d’un régime d’aide aux parents à un régime de subvention aux garderies. Le gouvernement s’est ainsi substitué aux parents et maintenant se croit justifier de décider pour eux quels services les garderies peuvent offrir. Ce modèle d’étatisme, que certains qualifient d’exemplaire, ignore totalement les réalités du monde moderne. Les parents ont besoin de solutions flexibles pour accommoder des horaires et des conditions de travail de plus en plus diversifiés. Mais dans un régime de garderie étatique ce n’est pas le régime qui s’adapte aux besoins des parents et des enfants, ce sont les parents et les enfants qui doivent s’ajuster à la rigidité du régime. Vous voulez des heures flexibles, vous désirez initier vos enfants aux arts, etc. oubliez çà. Tout ce qui ne peut être accommodé à l’intérieur des paramètres rigides concoctés par des fonctionnaires, eux-mêmes guidés dans leurs tâches par les syndicats, vous devrez vous en passer ou chercher ailleurs.
L’étatisation du régime des garderies est la source même de la plupart des problèmes vécus par les enfants, les parents et les garderies. Pour paraphraser un dicton bien connu sur l’institution du mariage : l’étatisation du régime des garderies est une institution créée pour résoudre des problèmes qui n’existeraient pas si l’institution elle-même n’existait pas.
Comment faire pour respecter les préférences des parents et réduire au minimum les possibilités de conflit ? Il suffit simplement de respecter le droit inaliénable des parents à choisir ce qu’ils désirent pour leurs enfants. À priori, le bon de garde ou l’équivalent, est l’instrument tout désigné pour redonner aux parents l’autonomie qu’ils ont perdue lors de la création du régime des CPE. Lorsque le pouvoir d’achat réside chez les bénéficiaires d’un service, les fournisseurs s’adaptent rapidement aux priorités de leurs clients. Au contraire, lorsque le financement provient du gouvernement les fournisseurs n’ont d’autres choix que de s’adapter aux exigences des fonctionnaires au détriment des clients.
Il est impératif que le régime de garderie du Québec soit soumis aux règles les plus élémentaires d’une économie de marché pour le plus grand bien des enfants, des parents et des fournisseurs de service. Les parents retrouveront ainsi le pouvoir de décider ce qu’ils désirent offrir à leurs enfants. Les CPE publics et privés retrouveront le droit de fixer les tarifs demandés afin qu’ils correspondent aux services dispensés. Les forces du marché trouveront rapidement le point d’équilibre entre les besoins financiers des garderies et la capacité de payer des parents.
17 août, 2006
Le ridicule ne tue pas !!
Une chance pour les ministres Bachand et Courchesne que le ridicule ne tue pas.
IBM, une entreprise dont les finances sont en bien meilleur état que celles du Québec, ses revenus sont près du double et sa dette est moindre, a-t-elle vraiment besoin de l’aide du gouvernement ?
Les contribuables québécois vont débourser 9 millions pour permettre à deux ministres de participer à l’annonce d’IBM. Peut-il y avoir une autre raison pouvant justifier cette subvention ? Aidez-moi à comprendre quelqu’un.
Le jeudi 17 août 2006
IBM investit 85 millions $ à son usine de Bromont avec l'aide de Québec
Presse Canadienne
QUEBEC
Le géant de l'informatique IBM investit 85 millions $ dans son usine de Bromont, en Montérégie.