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01 septembre, 2022

L’essence du libéralisme est-elle l’économie ?

 Par Vladimir Rodarevski.

Le libéralisme est rejeté en tant que doctrine économique, au motif qu’il favoriserait les riches et l’oppression des faibles. Sauf que le libéralisme n’est pas une doctrine économique. Les sources de réflexions des libéraux ne portent pas forcément  sur l’économie, que ce soit, par exemple, Étienne de la BoétieAlexis de Tocqueville, ou Benjamin Constant. Et l’une des figures les plus célèbres du libéralisme, de par son prix Nobel, Friedrich August Hayek, est plus connue pour ses livres La route de la servitude et Droit, législation et liberté, dont le sujet principal n’est pas l’économie, que pour Prix et production, un de ses principaux ouvrages en économie.

 

L’objet du libéralisme, ce sont les principes d’une société libre. Comment organiser la société pour que chacun soit libre et autonome. L’économie, c’est de la technique. Les libéraux approuvent l’économie de marché, parce que cela fonctionne. Mais ils ne condamnent rien en la matière. Les gens peuvent très bien choisir le collectivisme. Cela ne pose aucun problème aux libéraux.

Par contre, n’importe qui est libre de critiquer et de sortir du collectivisme. Le collectivisme ne doit pas être imposé. Il doit être choisi par celui qui s’y implique. Chacun doit rester libre et bénéficier de son libre arbitre.

C’est le socialisme qui focalise le débat sur l’économie. Le socialisme repose sur trois piliers. C’est une promesse économique d’avoir plus. Cette promesse est totalement absente du libéralisme. Elle passe par une transformation sociale de la société. Que ce soit le fouriérisme ou le marxisme, le socialisme tend vers l’homme nouveau. Dans la société socialiste, tout le monde vivra en harmonie, car tout le monde pensera de la même manière. Pour le marxisme, c’est la société sans classe. C’est par le dirigisme que la société aboutit à ce monde idéal.

Notons que cette marche vers la société idéale peut se faire par la force. C’est le concept de révolution. Le socialisme justifie la force car il considère qu’il y a une vérité, un monde idéal.

 

La différence entre le socialisme et le libéralisme n’est donc pas économique, c’est le dirigisme. Le socialisme considère que l’être humain doit être dirigé. Le libéralisme considère qu’il faut développer le libre arbitre de chacun. Que chacun doit pouvoir vivre comme il l’entend, en respectant autrui, et que c’est ainsi que se construit la société.

Le libéralisme s’interroge donc sur les règles qui doivent conduire la société, sur leur source. Il considère par exemple qu’une minorité, même si elle est la plus importante, ne doit pas imposer sa volonté à quiconque. Que même une majorité doit respecter les autres. Le libéralisme est basé sur la protection de chacun. Tandis que le socialisme cherche à imposer un comportement, un mode de vie.

Ce sont deux conceptions de l’être humain. D’un côté, une sorte d’enfant, à qui on doit dire ce qu’il doit faire. De l’autre, l’idée que chacun a le droit de décider de sa vie. Et qu’il est responsable.

La conséquence première du libéralisme étant le principe de non agression : chacun doit respecter la liberté d’autrui. De cette règle découle les autres, et ainsi la société est régulée. Par exemple, le respect de la liberté d’autrui implique l’interdiction de chercher à obtenir quelque chose par la force. Cela implique la liberté d’expression.

On remarquera que le monde idéal du socialisme n’est pas précisé. Par conséquent, tout le monde peut chercher à imposer SA vérité, par l’intermédiaire de la puissance publique. Quelle que soit sa forme, État, collectivité locale, banque centrale, celle-ci agit en fonction des intérêts de la faction qui a réussi à s’imposer, et qui use de cette même puissance publique pour perdurer. Ces factions peuvent être des intérêts économiques, des associations, des ONG, etc.

C’est contre cela que se bat le libéralisme. Personne n’a le droit d’imposer sa volonté à autrui. Chacun doit poursuivre ses buts en respectant ceux d’autrui, et en respectant autrui.

Nous sommes bien loin d’un tel monde. Au nom de la démocratie, il est admis que la puissance publique contrôle tout, comme le montrent bien l’inflation législative et réglementaire. Il y a juste quelques interrogations parfois. Est-ce que les partis sont représentatifs, ne sont-ils pas trop éloignés des gens ? Ou bien quand certains se demandent si l’État ne veut pas imposer la doctrine sociale du genre.

Il est ainsi absurde d’accuser le libéralisme d’être une doctrine économique d’exploitation. Car le sujet n’est pas l’économie. Le sujet est l’idée que l’on se fait de l’être humain. Est-ce qu’il doit être dirigé, formaté, pour son propre bien, par une élite supérieure, dictatoriale ou élue ? Ou est-il un être pensant, autonome, capable de faire des choix, de prendre des décisions, et dont la société doit respecter la nature et même favoriser le développement et l’épanouissement ? Le sujet, finalement, c’est la nature de l’être humain.

10 août, 2021

L’essence du libéralisme est-elle l’économie ?

 La différence entre le socialisme et le libéralisme n’est pas la dimension économique. C’est le dirigisme.

Le libéralisme est rejeté en tant que doctrine économique, au motif qu’il favoriserait les riches et l’oppression des faibles. Sauf que le libéralisme n’est pas une doctrine économique. Les sources de réflexions des libéraux ne portent pas forcément  sur l’économie, que ce soit, par exemple, Étienne de la BoétieAlexis de Tocqueville, ou Benjamin Constant. Et l’une des figures les plus célèbres du libéralisme, de par son prix Nobel, Friedrich August Hayek, est plus connue pour ses livres La route de la servitude et Droit, législation et liberté, dont le sujet principal n’est pas l’économie, que pour Prix et production, un de ses principaux ouvrages en économie.

L’objet du libéralisme, ce sont les principes d’une société libre. Comment organiser la société pour que chacun soit libre et autonome. L’économie, c’est de la technique. Les libéraux approuvent l’économie de marché, parce que cela fonctionne. Mais ils ne condamnent rien en la matière. Les gens peuvent très bien choisir le collectivisme. Cela ne pose aucun problème aux libéraux.

Par contre, n’importe qui est libre de critiquer et de sortir du collectivisme. Le collectivisme ne doit pas être imposé. Il doit être choisi par celui qui s’y implique. Chacun doit rester libre et bénéficier de son libre arbitre.

C’est le socialisme qui focalise le débat sur l’économie. Le socialisme repose sur trois piliers. C’est une promesse économique d’avoir plus. Cette promesse est totalement absente du libéralisme. Elle passe par une transformation sociale de la société. Que ce soit le fouriérisme ou le marxisme, le socialisme tend vers l’homme nouveau. Dans la société socialiste, tout le monde vivra en harmonie, car tout le monde pensera de la même manière. Pour le marxisme, c’est la société sans classe. C’est par le dirigisme que la société aboutit à ce monde idéal.

Notons que cette marche vers la société idéale peut se faire par la force. C’est le concept de révolution. Le socialisme justifie la force car il considère qu’il y a une vérité, un monde idéal.

La différence entre le socialisme et le libéralisme n’est donc pas économique, c’est le dirigisme. Le socialisme considère que l’être humain doit être dirigé. Le libéralisme considère qu’il faut développer le libre arbitre de chacun. Que chacun doit pouvoir vivre comme il l’entend, en respectant autrui, et que c’est ainsi que se construit la société.

Le libéralisme s’interroge donc sur les règles qui doivent conduire la société, sur leur source. Il considère par exemple qu’une minorité, même si elle est la plus importante, ne doit pas imposer sa volonté à quiconque. Que même une majorité doit respecter les autres. Le libéralisme est basé sur la protection de chacun. Tandis que le socialisme cherche à imposer un comportement, un mode de vie.

Ce sont deux conceptions de l’être humain. D’un côté, une sorte d’enfant, à qui on doit dire ce qu’il doit faire. De l’autre, l’idée que chacun est un être qui a le droit de décider de sa vie. Et qui est responsable.

La conséquence première du libéralisme étant le principe de non agression : chacun doit respecter la liberté d’autrui. De cette règle découle les autres, et ainsi la société est régulée. Par exemple, le respect de la liberté d’autrui implique l’interdiction de chercher à obtenir quelque chose par la force. Cela implique la liberté d’expression.

On remarquera que le monde idéal du socialisme n’est pas précisé. Par conséquent, tout le monde peut chercher à imposer SA vérité, par l’intermédiaire de la puissance publique. Quelle que soit sa forme, État, collectivité locale, banque centrale, celle-ci agit en fonction des intérêts de la faction qui a réussi à s’imposer, et qui use de cette même puissance publique pour perdurer. Ces factions peuvent être des intérêts économiques, des associations, des ONG, etc.

C’est contre cela que se bat le libéralisme. Personne n’a le droit d’imposer sa volonté à autrui. Chacun doit poursuivre ses buts en respectant ceux d’autrui, et en respectant autrui.

Nous sommes bien loin d’un tel monde. Au nom de la démocratie, il est admis que la puissance publique contrôle tout. Comme le montre bien l’inflation législative et réglementaire. Il y a juste quelques interrogations parfois. Est-ce que les partis sont représentatifs, ne sont-ils pas trop éloignés des gens ? Ou bien quand certains se demandent si l’État ne veut pas imposer la doctrine sociale du genre.

Il est ainsi absurde d’accuser le libéralisme d’être une doctrine économique d’exploitation. Car le sujet n’est pas l’économie. Le sujet est l’idée que l’on se fait de l’être humain. Est-ce qu’il doit être dirigé, formaté, pour son propre bien, par une élite supérieure, dictatoriale ou élue ? Ou est-il un être pensant, autonome, capable de faire des choix, de prendre des décisions, et dont la société doit respecter la nature et même favoriser le développement et l’épanouissement ? Le sujet, finalement, c’est la nature de l’être humain.

06 juillet, 2021

Économie : connaissez-vous l’École autrichienne ?

 Hayek, Menger, Mises : qu’est-ce que l’école autrichienne en économie ?

Par Vladimir Vodarevski.

hayeksplosives credits KAZ Vorpal (CC BY-SA 2.0)
hayeksplosives credits KAZ Vorpal (CC BY-SA 2.0)

Aujourd’hui, la science économique est dominée par la macro-économie et ce depuis les années 1930. Elle est mathématisée depuis encore plus longtemps, depuis la fin du XIXe siècle. Les économistes utilisent les mêmes techniques mathématiques. On distingue la macro-économie keynésienne, et la non keynésienne, ou nouvelle macro-économie classique.

Il existe cependant un courant minoritaire qui défend l’économie de marché et qui refuse la mathématisation de l’économie. C’est l’École autrichienne. Il faut le reconnaître, elle est très minoritaire. Cependant, paradoxalement, un des économistes les plus connus du XXe siècle appartient à ce courant. Il s’agit de Friedrich August Hayek.

L’École autrichienne présente une vision de l’économie possédant une dynamique interne. Elle a développé une théorie des cycles économiques particulièrement d’actualité avec la crise actuelle.

LE MARGINALISME

L’École autrichienne prend naissance avec le marginalisme.

Trois auteurs développent séparément le concept d’utilité marginale pour expliquer la valeur d’un produit : William Stanley Jevons et Carl Menger en 1871, et Léon Walras en 1874.

Jevons et Walras vont utiliser ce concept pour mathématiser l’économie, ce qui donnera le courant néoclassique et le raisonnement en termes d’équilibre général ou partiel.

Carl Menger refusera la mathématisation, et le courant qui se développera à sa suite sera nommé le courant autrichien. Selon Ludwig von Mises, cette appellation a permis de distinguer Menger des économistes allemands auxquels il s’est opposé sur la question de la méthode à appliquer pour l’étude de l’économie.

Le marginalisme explique la valeur par l’utilité marginale.

Cette théorie explique pourquoi l’eau, indispensable à la vie, coûte moins cher que le diamant. Elle peut satisfaire plusieurs besoins classés chacun par ordre d’importance. Par exemple : boire, se laver, entretenir la maison, remplir le pistolet à eau du petit dernier. Si la quantité disponible d’eau est à peine suffisante pour satisfaire le premier besoin, sa valeur sera très élevée. S’il y en a suffisamment pour même remplir le pistolet à eau, sa valeur sera faible, car elle correspondra à l’importance du dernier besoin satisfait.

Dès le départ, Carl Menger se distingue de ses collègues Jevons et Walras. Ces derniers utilisent le concept d’utilité marginale pour établir un prix de marché, qui sera considéré comme la valeur du bien ou du service dans leurs théories. Pour Carl Menger, il n’y a pas de prix de marché, dans le sens où la valeur est subjective. Chaque individu a ses préférences, son classement dans l’utilité d’un produit. Par conséquent, la valeur qui lui sera donnée diffère selon chacun. Le subjectivisme est ainsi une caractéristique de l’École autrichienne.

Une autre caractéristique apparaît également avec Carl Menger. C’est l’insistance sur le fait que la monnaie ne repose pas sur des lois imposées par un gouvernement, mais qu’elle s’est développée à travers le comportement des individus. Ceux-ci ont d’abord choisi un bien intermédiaire avant de développer des outils monétaires.

L’explication de Carl Menger sera développée ensuite par Ludwig von Mises. C’est une caractéristique du courant autrichien, qui s’oppose à la monnaie fiat, la monnaie décrétée par l’État.

LA PRAXÉOLOGIE

ecole autrichienne rené le honzecAprès Menger, l’une des figures les plus importantes du courant autrichien est Ludwig von Mises. Il y aurait beaucoup à dire sur Mises, mais ce n’est pas l’objet de ce texte. Je le cite ici pour son concept de praxéologie.

Mises inclut l’économie dans une notion qu’il nomme praxéologie, c’est-à-dire l’action humaine. Tout individu agit, met en œuvre des moyens pour atteindre des fins, déterminées par lui. La praxéologie étudie l’action, pas les fins. L’économie, c’est aussi l’individu agissant. Elle fait donc partie de la praxéologie. Et l’économie de marché est la science des échanges ou catallaxie.

Le concept de praxéologie souligne l’approche autrichienne de l’économie en tant que science humaine. L’économie n’est pas l’égalisation de quantités, d’une offre et d’une demande, mais la coordination des actions d’individus agissant chacun séparément, incluant les actions collectives comme par exemple dans une société commerciale, car celle-ci fonctionne à partir des actions des individus qui la composent.

UNE DYNAMIQUE INTERNE

Dans le livre L’école autrichienne, marché et créativité entrepreneuriale, Jesus Huerta de Soto souligne l’approche dynamique de l’économie de l’École autrichienne.

Les théories courantes ont une approche statique, déterminent un équilibre qui n’existe pas dans la théorie autrichienne. L’économie est toujours en mouvement. Et le moteur de ce mouvement, c’est l’entrepreneur.

Huerta de Soto écrit :

Pour les autrichiens, la fonction d’entrepreneur, au sens large, coïncide avec l’action humaine elle-même. En ce sens, on pourrait affirmer qu’exerce la fonction d’entrepreneur toute personne agissant en vue de modifier le présent et d’atteindre ses objectifs dans le futur.

Selon Carl Menger, l’activité de l’entrepreneur comprend :

  • la collecte d’informations sur la situation économique,
  • le calcul économique,
  • l’acte de volonté par lequel les biens sont affectés à un processus particulier de production,
  • la supervision de l’exécution du plan de production.

Dès Carl Menger, l’entrepreneur est donc l’élément moteur de l’économie. Selon lui, dans les grandes firmes, la fonction d’entrepreneur peut être décomposée, il s’agit d’une fonction, d’un concept, pas forcément rattaché à un seul individu.

Il ne faut pas confondre entrepreneur autrichien et schumpetérien. L’entrepreneur schumpetérien s’inscrit dans la théorie de l’équilibre général. Joseph Alois Schumpeter effectue une fusion, une synthèse de la théorie autrichienne et de la théorie de l’équilibre. Cette dernière est statique. Schumpeter part donc d’une situation où l’économie se reproduit à l’identique à chaque cycle. Il introduit l’entrepreneur, financé par le crédit, pour modifier le cycle.

Tandis que dans la théorie autrichienne, l’entrepreneur est toujours présent. Comme l’écrit Huerta de Soto, cette notion se rapporte au fait que l’individu agit et qu’en agissant il peut changer le cours des choses.

LA THÉORIE AUTRICHIENNE DES CYCLES ÉCONOMIQUES

L’un des apports à la fois principaux et exclusifs de l’École autrichienne à l’économie est la théorie autrichienne des cycles, connue sous l’acronyme TAC en français, et ABCT en anglais, pour austrian business cycles theory.

Selon l’école autrichienne, les cycles économiques, succession de prospérité et de crise, s’expliquent par la création monétaire. Murray Rothbard, auteur d’une histoire de la pensée économique sous l’angle autrichien, souligne que ce n’est pas le courant autrichien qui a déterminé que la création monétaire pouvait causer des crises. Il fait remonter l’idée à David Hume et à David Ricardo. L’École autrichienne a ensuite pleinement développé cette théorie, avec notamment Ludwig von Mises.

La création monétaire excessive perturbe la structure de production. La production d’un bien ou d’un service se fait en plusieurs étapes au cours du temps. Ce que l’école autrichienne appelle le détour de production pouvant comporter plus ou moins d’étapes. Une épargne élevée va favoriser un détour plus long. Il y a davantage d’argent disponible pour l’investissement. La création monétaire va allonger artificiellement le détour de production. Elle crée d’abord une croissance, mais ensuite une dépression. Car les entrepreneurs, trompés par la création monétaire, ont fait des malinvestissements. Pour que la crise s’estompe, il n’y a pas d’autres solutions que de laisser l’économie résorber les malinvestissements.

Dans une version modernisée, François Facchini parle d’une théorie de la récurrence des erreurs collectives d’anticipation. Il reprend sous une forme plus élaborée les problématiques monétaires et d’anticipation. Ce qu’il faut retenir, c’est que la création monétaire excessive, dans le but de stimuler la croissance, perturbe les anticipations des entrepreneurs. Il en résulte une structure de production qui ne correspond pas à l’économie réelle. La création monétaire excessive entraîne d’abord la croissance, mais finit par une dépression.

Cette théorie des cycles a permis à Friedrich August Hayek de prédire la crise de 1929. Mais il ne pouvait pas donner une date. On parle de pattern prediction en anglais, la prédiction de tendances de l’économie. Cette théorie des cycles est également particulièrement d’actualité avec la crise de 2007-2008. En effet, celle-ci a été précédée d’une relance par la création de monnaie, dans le but de créer une bulle immobilière, pour relancer la croissance après le dégonflement de la bulle internet en 2001 (cf Paul Krugman ici).

L’École autrichienne présente des variantes et des débats entre ses membres. Il y a par exemple une différence méthodologique entre Ludwig von Mises et son élève Friedrich August Hayek. Ce qui est décrit ici est le corpus de base qui fait à peu près l’unanimité. C’est une école centrée sur la coordination des actions des individus, avec une vision dynamique et une importance donnée aux effets néfastes des manipulations monétaires.