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Vaut mieux en rire!

La station-service est le seul endroit où tu tiens le pistolet et c’est toi qui te fais voler.--- Michel Beaudry

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13 juillet, 2006

La pauvreté, conséquence de l’étatisme.

Tous les politiciens de tous les partis prétendent vouloir éliminer/réduire la pauvreté. En réalité, on peut avec certitude compter sur eux pour exprimer de bons sentiments au moment opportun. Malheureusement, il y a peu de risques que les discours deviennent réalité.

En politique, ce qui compte avant tout c’est le spectacle. Les politiciens doivent avant tout attirer le vote des électeurs et le financement des bailleurs de fond. Que les promesses électorales se réalisent ou pas, c’est secondaire. Les politiciens savent d’expérience qu’il leur sera facile de faire oublier leurs promesses en offrant de nouveaux spectacles tous plus distrayants les uns que les autres.

Si les politiciens voulaient réellement aider les plus démunis, ils l’auraient fait depuis longtemps. En fait, trop souvent, ce sont les gouvernements et leurs bureaucraties qui empêchent les pauvres de se sortir de l’état de dépendance dans lequel ils se trouvent.

Comment les gouvernements maintiennent-ils les gens dans la pauvreté ?

D’abord, les gouvernements font augmenter artificiellement le coût de la vie. Les tarifs et quotas à l’importation, le contrôle des prix (lait, prix minimum de l’essence, etc.) ou toute autre forme de protectionnisme (renouvellement des voitures de métro sans appel d’offre) augmentent invariablement le prix des biens et services essentiels. Les groupes de pression, de connivence avec les politiciens, dénoncent le libre-échange en brandissant le spectre d’une catastrophe imminente si telle ou telle entreprise ou industrie n’est pas protégée. Dans les faits leur seul but est de favoriser des groupes déjà privilégiés, d’influencer le vote des électeurs et d’encourager les entreprises favorisées à contribuer à la caisse du parti.

Ensuite, les politiciens promulguent des lois et règlements souvent dans le but inavoué d’accroître leur pouvoir sur les citoyens. A priori, la réglementation a pour but de protéger les consommateurs. Toutefois, l’inefficacité des fonctionnaires, l’interférence des politiciens et l’influence des lobbies font que la réglementation augmente les coûts des produits et services sans pour autant protéger adéquatement le consommateur. La Fédération de l’Entreprise Indépendante du Canada estime les coûts de la réglementation au Québec à plus de 8 milliards annuellement ce qui représente une partie importante du coût des biens et services consommés par les Québécois. Pourtant, tous les règlements de ce monde n’ont jamais empêchés les truands de flouer les consommateurs : Norbourg, les commandites, etc.

Finalement, les gouvernements, encouragés par les syndicats et les groupes de pression intéressés à profiter de ses largesses, se substituent à l’économie de marché et offre directement des biens et services à la population. Ces produits et services sont offerts par des sociétés d’états (SAQ, Hydro-Québec, Loto-Québec, etc.) ou par le gouvernement (Santé et service sociaux, Éducation, etc.) et sont immanquablement plus chers et de moins bonnes qualités qu’ils sont fournis par des monopoles d’état. Ces monopoles sont gérés par des fonctionnaires ou des nominations politiques qui ont vite fait de comprendre à qui ils doivent rendre des comptes. Comme si cela n’était pas suffisant, les gouvernements ont accordé des monopoles syndicaux aux grandes centrales syndicales qui n’hésitent pas à utiliser ce pouvoir pour faire valoir leur propre agenda politique. Dans ce système, les citoyens et en particulier les pauvres, sont un mal nécessaire.

La prochaine fois que le gouvernement vous proposera d’en faire plus pour vous n’hésitez pas à répondre : non merci, je m’en occupe. Ainsi, vous serez bien mieux servis et à moindre coût.

1 commentaire:

Stéphane Dumas a dit...

Intéressant texte Serge, le site Libres.org http://www.libres.org a un article avec la même conclusion sur ce qui arrive en France, voici le lien direct http://www.libres.org/francais/conjoncture/pauvrete_c2806.htm