Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

Vaut mieux en rire!

Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry

31 mars, 2010

La réflexion du jour

Autrement dit, si la colonne des revenus se tient, la colonne des dépenses est beaucoup plus floue. Tous les Québécois ont intérêt à ce que le ministre réussisse, mais on y croira quand on le verra. --- Claude Picher

Le chiffre du jour : 34 %

Les travailleurs devront se méfier des cubes de glaces enveloppés de plastique et les fausses démissions en ce jour du poisson d'avril. Selon un nouveau sondage de CareerBuilder Canada, un tiers (34 pour cent) des travailleurs ont révélé avoir été victime d'un poisson d'avril au bureau. Plus d'un quart (29 pour cent) ont avoué être les instigateurs. Aussi, 42 pour cent des travailleurs ont affirmé qu'en dépit de leurs soucis d'ordre monétaire, ils joueront des tours au bureau cette année, car ils croient qu'en ces temps difficiles, les gens ont besoin de se détendre en riant. Le sondage a été mené chez plus de 700 travailleurs entre le 5 novembre et le 23 novembre 2009.

30 mars, 2010

Le chiffre du jour : 29 %

Selon un récent sondage auprès des chefs de la direction financière, la plus grande leçon à tirer de la récession par les entreprises pourrait être de procéder promptement aux changements nécessaires. Quand on demande aux cadres quelle est la plus grande leçon tirée de la récente crise économique, la réponse numéro un donnée par près de trois répondants sur 10 (29 %) est la prise de mesures promptes pour éviter de multiples rondes de réduction de coûts.

(NDLR : si seulement les ministres des finances en faisaient autant.)

La réflexion du jour

On trouve que l’État est trop gros? Nous n’avons que nous à blâmer!

Si on ne lui demandait pas d’être partout à la fois et de régler chacun de nos bobos, il ne pèserait pas 600 tonnes. --- Richard Martineau

29 mars, 2010

Budget : suivons le modèle suédois

« Aujourd’hui, le modèle suédois ne fait pas référence à la concrétisation d’un paradis socialiste. C’est plutôt le symbole d’une classe politique qui a eu l’humilité de reconnaître la banqueroute de l’État-providence, la sagesse de remettre en question les vaches sacrées qui handicapent l’économie, et le courage de sortir des sentiers battus et de procéder à des changements contraires aux dogmes. Nos élus invoquent souvent le modèle suédois… mais auront-ils l’audace de le mettre en pratique? » --- Nathalie Elgrably-Lévy

Caricatures : semaine du 22 mars au 29 mars 2010

28 mars, 2010

La réflexion du jour

Cette espèce de fatigue envers le CHUM est encore plus marquée au sein de la population. Et les politiciens en sont directement responsables. À force de retarder le chantier, d'en gonfler le budget et, surtout, de s'accrocher contre toute logique au mode de réalisation en PPP, Québec a réussi à transformer un projet qui aurait dû être mobilisateur en objet de cynisme et d'hostilité. Quel manque de leadership! --- Ariane Krol

La réflexion du jour

Aujourd’hui, le modèle suédois ne fait pas référence à la concrétisation d’un paradis socialiste. C’est plutôt le symbole d’une classe politique qui a eu l’humilité de reconnaître la banqueroute de l’État-providence, la sagesse de remettre en question les vaches sacrées qui handicapent l’économie, et le courage de sortir des sentiers battus et de procéder à des changements contraires aux dogmes. Nos élus invoquent souvent le modèle suédois… mais auront-ils l’audace de le mettre en pratique? --- Nathalie Elgrably-Lévy

27 mars, 2010

Les politiciens passent, mais les règlements restent

Le plus grand problème de la réglementation est le fait que les règlements s’accumulent sans jamais disparaître. Les règlements sont aux politiciens ce que la collection est aux collectionneurs compulsifs. L’un comme l’autre sait que ça n’a plus de bon sens, mais ils sont incapables de résister.

Les politiciens se bousculent au portillon pour parrainer un nouveau règlement. Cela leur permet de faire la première page des médias et de prétendre défendre les intérêts de la population. Par contre, militer en faveur de l’abrogation d’un règlement est rarement médiatisé avec pour conséquence que personne ne s’y intéresse.

À lui seul, le code de stationnement de Montréal est truffé d’un nombre effarant de normes abusives et anachroniques : la distance entre le véhicule et la bordure du trottoir, l’utilisation du frein manuel, le braquage des roues dans une pente, le verrouillage des portes, etc. De surcroît, la signalisation est toujours confuse, souvent contradictoire et parfois absente ou obstrué. Ainsi, un préposé zélé, frustré où à qui l'on a imposé des quotas, a tout le loisir de vous flanquer autant de contraventions qu’il le désire.

Les exemples d’abus découlant de l’application des milliers de règlements de tout genre ne manquent pas : les joueurs de hockey bottine, les usagers du métro qui ne tiennent pas la rampe ou qui portent leurs patins sur l'épaule, les piétons qui traversent entre deux intersections, les usagers du transport en commun qui n’ont pas conservé leur billet, les voitures déverrouillées, les poubelles placées au chemin une heure trop tôt, les papiers jetés par inadvertance dans la mauvaise poubelle, etc., etc.

La réglementation extrême, comme cela se pratique au Québec est un facteur important de déresponsabilisation des individus. Les citoyens en arrivent à croire que ce qui n’est pas défendu est permis. Alors, pourquoi se creuser les méninges pour déterminer quel comportement est approprié dans quelle circonstance et où. Il suffit de savoir si cela est permis ou pas.

Un cercle vicieux s’installe rapidement : un nouveau règlement favorise plus de déresponsabilisation, plus de déresponsabilisation appelle plus de règlements et ainsi de suite. Le cumul à l’infini des règlements amène les citoyens, même les plus consciencieux, à les ignorer ou à les contourner.

Encore pire, un règlement accorde un pouvoir absolu à celui qui a la responsabilité de le faire appliquer : le préposé au stationnement donne des billets pour rencontrer son quota, le policier donne des billets pour satisfaire son "petit côté sadique", l’inspecteur donne des billets pour satisfaire son "petit côté autoritaire", etc. Les politiciens s’empressent de dénoncer les cas de dérapages rapportés par les médias, mais ils se garderont bien de corriger la situation puisque les billets représentent une source de revenus non négligeable.

En réglementation, comme en toute chose, la modération a bien meilleur goût.

Le chiffre du jour : 26 861 $

L’État québécois mène un gros train de vie, mais nous ne sommes pas riches et notre capacité de payer a atteint ses limites. L’Institut de la statistique du Québec prévoit que le revenu personnel disponible moyen (tous nos revenus moins tous nos taxes et impôts) de chaque Québécois sera de 26 861 dollars cette année. Cela représente 4 000 dollars de moins que la moyenne des Canadiens des autres provinces (30 964 $). Cela va vous surprendre, mais les Québécois ont moins dans leurs poches que les citoyens des provinces de l’Atlantique (27 009 $). --- Pierre Duhamel

La réflexion du jour

Il faut «libérer» le travail dans les organisations publiques. Que les meilleurs puissent garder leur emploi, s’enrichir et grandir au sein de la fonction publique. À l’heure actuelle, les employés se retrouvent dans un véritable corset où tout est paramétré, conventionné et prévisible. Comment faire preuve d’audace et de créativité dans un tel monde ? --- Pierre Duhamel

26 mars, 2010

Le Québec est-il condamné?

L’économie, le monde du travail et la vie en général se transforment à la vitesse grand « V » (voir la vidéo ici-bas). Par contre, le Québec est enlisé dans ses dogmes et ses vaches sacrées depuis plus de vingt ans et est incapable de se remettre en marche. Les problèmes les plus anodins deviennent des défis insurmontables.

L’anecdote rapportée dans le texte d’Alain Dubuc est un exemple type de notre incapacité d’agir :

Tout le monde a applaudi à l'idée de créer des postes d'infirmières-praticiennes spécialisées, qui peuvent exercer des tâches réservées aux médecins, comme la prescription de médicaments, et ainsi désengorger le système. Mais le processus stagne, révélait ma collègue Ariane Lacoursière. Une des raisons, c'est que pour suivre les cours de maîtrise nécessaires, les infirmières ont besoin de bourses. Pour avoir une bourse, elles doivent avoir une promesse d'embauche. Et les hôpitaux ne veulent pas, parce qu'ils n'ont pas d'argent pour créer de nouveaux postes.

Il y a là-dedans un mélange indéfinissable d'impuissance, de fatalisme, de mauvaise volonté, de déresponsabilisation, et certainement d'incompétence bureaucratique. On retrouve quand même assez de fonctionnaires dans les hôpitaux, au ministère, à la RAMQ, dans les agences régionales, pour que quelqu'un, quelque part, ait pu régler ce problème assez simple.


L’ineptie du gouvernement est palpable dans tous les domaines d’activité : santé, éducation, grands projets, etc. Non seulement le gouvernement est incapable d’agir, mais à cause d’une réglementation extrême et d’une panoplie ahurissante de programmes électoralistes, il est d’une nuisance redoutable au libre marché.

Les politiciens de la génération des Marois et Charest ont peut-être les deux mains sur le volant, mais conduisent à deux pieds : l’un sur l’accélérateur et l’autre sur les freins. Le résultat est pathétique : on dépense beaucoup, mais on n’avance pas.

Dans ces conditions, peut-on vraiment espérer demeurer dans la parade?

Il est urgent qu’une nouvelle génération de politiciens prenne le pouvoir, sinon le train va passer et les Québécois vont demeurer sur le quai.

La pemsée du jour

Un tel tatillonnage (règlement sur l'équité salariale) n’aide en rien nos entreprises, au contraire! Au lieu de s’occuper de leur productivité, de développer de nouveaux marchés et d’inclure des éléments de développement durable, pour être plus performantes et plus compétitives, les entreprises remplissent des formulaires pour faire plaisir aux fonctionnaires.


Cher gouvernement, alors que notre société peine à créer de la richesse, les entreprises ont autre chose à faire que de payer du monde pour remplir de la paperasse afin de justifier des postes de fonctionnaires!

Le chiffre du jour : 1,9 %

Le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, joue au dur en voulant limiter à 3,2 % la croissance des dépenses du Québec au cours des prochaines années. Comparativement à son homologue ontarien, c’est une mauviette ! Les dépenses n’augmenteront que de 1,9 % en Ontario à compter de 2012-2013. Même le ministère de la Santé est au régime minceur. On diminuera de moitié la croissance de son budget en 2011-2012, ce qui est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. --- Pierre Duhamel

25 mars, 2010

La réflexion du jour

Depuis, à Ottawa comme à Québec, nous ne sommes pas gouvernés au sens noble du terme, mais simplement administrés par des intendants, en espérant en vain l’émergence de vrais leaders, visionnaires et fortement vertébrés. --- Jean-Jacques samson

24 mars, 2010

Le chiffre du jour : 64 %

Selon la 17e enquête annuelle sur les tendances du marché résidentiel de RBC, 64 % des Canadiens s'attendent à une hausse des taux hypothécaires au cours de l'année, et les détenteurs de prêt hypothécaire, dans une proportion à peu près égale (66 %), se disent préoccupés par la hausse possible des taux.

La réflexion du jour

Ce qui fait le génie de l'État québécois est qu'habituellement, les structures sont en forme de triangle.

La base en bas, le sommet en haut.

Or, au Québec, nos organigrammes sont construits à l'envers! Plus tu grimpes dans la structure, plus il y a d'employés, et plus ils ont des moyens! --- Richard Martineau

23 mars, 2010

La lutte au déficit passe par la réduction des dépenses

"Depuis une trentaine d’années, plusieurs pays ont réussi à diminuer substantiellement leur déficit. En moyenne ces 7 pays ont réduit leur déficit de 8% en pourcentage du PIB. Y a-t-il une recette à utiliser ? Il semble évident que c’est du côté des dépenses que les efforts des gouvernements ont été concentrés. En effet, au cours de ces périodes on observe en moyenne une baisse de 7.4% des dépenses en pourcentage du PIB. Quant aux recettes de l’État, il est surprenant de constater qu’elles ont augmenté de seulement 0.8%."

Source : Financière Banque Nationale

La pensée du jour

L’attitude de certains Albertains envers le Québec ressemble à celle de certains Allemands envers la Grèce.


Cette dernière a été indisciplinée sur le plan fiscal et des politiques sociales. Elle s’est donné des services qu’elle n’avait pas les moyens de se payer. De plus, elle a été d’une telle générosité envers ses fonctionnaires qu’elle a créé deux classes de citoyens : les gras durs de la fonction publique et les salariés du privé qui n’ont rien de comparable. La population allemande refuse de payer pour des avantages dont elle ne bénéficie pas elle-même. --- Jean-Paul Gagné

22 mars, 2010

Les Québécois, des illettrés économiques

Le plus grand malheur du Québec est le fait que la très grande majorité des Québécois ne connaissent pas l’état lamentable des finances publiques québécoises.

Le sondage Léger Marketing, indique que seulement 12 % des Québécois ont obtenu 6 bonnes réponses ou plus à une série de 10 questions couvrant les principaux éléments des finances publiques québécoises.

Dans un tel contexte, les politiciens et les groupes d’intérêt ont beau jeu. Il est d’autant plus facile de berner une population que celle-ci ignore les notions les plus élémentaires d’économie.

Lorsque plus du tiers de la population ignore le niveau de la dette, les politiciens préfèrent ignorer son existence et les syndicats peuvent prétendre qu’il n’y a pas de problèmes.

Malheureusement, ce comportement irresponsable des uns et des autres finira par rattraper tous les Québécois, comme cela s’est produit en Grèce.

Sondage fait par Internet du 2 au 5 janvier 2010, auprès de 1059 personnes représentatives, âgées de 18 ans et plus et habitant la province de Québec. Dans les mêmes conditions, un échantillon probabiliste de cette taille présenterait une marge d’erreur statistique de +/- 3,0%, 19 fois sur 20.