Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Cette semaine, la perle de la perle est une subvention de 55 000 $ pour aménager des jeux d’eau sur un site stratégique qui se trouve au cœur d’une municipalité du Saguenay, à proximité d’un terrain de camping et d’un golf. Est-ce vraiment le projet le plus urgent de la région ou serait-ce un retour d’ascenseur aux propriétaires du terrain de camping ?
_____________
4 582 000 $
Pour l’industrie forestière
De cette somme, un montant de 2,4 M$ permettra la formation des travailleurs sylvicoles, et 2 182 000 seront dédiés au développement économique et social du secteur forestier de la Mauricie.
3 293 600 $
À FPInnovations
Pour appuyer la mise sur pied d’une usine pilote et de nouveaux laboratoires de recherche sur la nanocellulose cristalline.
1,88 million $
Pour la recherche sur la santé et la valeur nutritive des aliments
Le nouveau Programme de recherche en partenariat sur la préservation et l’amélioration de la valeur nutritive des aliments en lien avec la santé, doté d’une enveloppe budgétaire totale de 1,88 million de dollars répartis sur trois ans, vise à financer des projets de recherche qui apporteront des pistes de solution à cette préoccupation de santé publique.
28,5 millions $
Pour la mise en valeur des forêts privées
C’est l’enveloppe qui permettra cette année d’offrir un soutien financier et technique aux producteurs forestiers et de mieux planifier les activités forestières dans les régions. Parmi celles-ci, l’exécution de travaux sylvicoles et la fourniture de plants pour le reboisement.
35 millions $
À l’Industrie forestière
Québec ajoute 35 millions de dollars aux 23 millions de l’enveloppe globale destinée à ce programme pour l’exercice financier 2011-2012. Ce programme consiste notamment à appliquer une sylviculture intensive sur les sites à fort potentiel ligneux, à contribuer au plein boisement des sites récoltés, à remettre en production des superficies mal régénérées, à réhabiliter des peuplements de pins rouges et blancs ou de peuplements feuillus et mixtes dégradés.
150 000 $
À Force Avenir
L’appui financier du gouvernement permettra à l’organisme de financer ses diverses activités et, plus particulièrement, de renforcer et de soutenir l’engagement des étudiants en matière d’entrepreneuriat.
55 000 $
À la municipalité de Bégin
Le projet consiste à aménager des jeux d’eau sur un site stratégique qui se trouve au cœur de cette municipalité du Saguenay, à proximité d’un terrain de camping et d’un golf.
2 millions $
À Métaux Lorbec
Québec accorde un prêt de 2 M$ pour un important projet d’agrandissement de l’entreprise de Saint-Hubert, spécialisée dans le recyclage, le traitement et la commercialisation de différents types de déchets métalliques ferreux et non ferreux.
450 529 $
Au Centre d’innovation sur la nutrition et les aliments du Québec
La subvention permettra au CINAQ de faire l’acquisition d’équipements pour le laboratoire d’analyse pour des projets dans le domaine de la nutrition, de transformer les locaux afin d’optimiser les espaces de travail, d’acheter des équipements pour les laboratoires de microbiologie et d’expérimentation ainsi que de couvrir les coûts additionnels d’exploitation et d’entretien.
6 978 000 $
Pour 40 projets internationaux de recherche
La somme, répartie sur une période de trois ans, viendra appuyer la réalisation de quarante nouveaux projets internationaux de recherche. Les projets retenus touchent les domaines de la santé et des biotechnologies, de la nanotechnologie, des matériaux de pointe, de l’aéronautique et des technologies aérospatiales, des changements climatiques, de l’optique-photonique, des technologies de l’information, de la sécurité alimentaire et des énergies renouvelables.
1,3 million $
À AWI Inc.
Le prêt permettra à l’entreprise de Stukely-Sud de doubler sa production. Les engrais granulaires d’AWI inc. sont des amendements de sol fabriqués à base de minéraux naturels moins dommageables pour l’environnement que les engrais chimiques, qui dominent le marché. AWI est le plus important producteur québécois de granules d’engrais naturel.
Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
Avant de couper des centaines de millions dans les services, est-ce qu’on peut avoir les services ? - Michel Beaudry
07 juin, 2011
La réflexion du jour
Le ministre des Finances, Jim Flaherty, a finalement reconnu hier, alors qu’il était de passage à une usine de Chrysler située à Etobicoke, en Ontario, que les gouvernements du Canada et de l’Ontario ne récupéreraient pas leur mise dans ce constructeur américain en voie d’être repris le groupe italien Fiat. --- Sophie Cousineau
(NDLR : seuls les hypernaïfs croyaient que les entreprises rembourseraient leurs subventions!)
(NDLR : seuls les hypernaïfs croyaient que les entreprises rembourseraient leurs subventions!)
Le chiffre du jour : 5 G$
Bref, si Chrysler ne rembourse pas un cent de plus, les gouvernements se retrouveront devant un perte d’environ 1 milliard de dollars. C’est sans parler de General Motors, sauvegardée au prix d’une aide d’urgence de 10,8 milliards de dollars. Les gouvernements s’exposent actuellement à perdre autour de 4 milliards de dollars sur leur contribution initiale, déduction faite des prêts remboursés et des actions vendues jusqu’ici, et compte tenu de la valeur actuelle du titre de GM.
06 juin, 2011
La réflexion du jour
Les nombreux avantages économiques et humains découlant de l'arrivée de milliers de familles immigrantes financièrement indépendantes, au Québec comme dans le reste du Canada, justifient pleinement une augmentation marquée du nombre d'immigrants investisseurs.
(NDLR : Pourquoi viendrait-il s'installer au Québec plutôt qu'ailleur au Canada ou aux États-Unis où l'environnement économique est beaucoup plus attrayant?)
(NDLR : Pourquoi viendrait-il s'installer au Québec plutôt qu'ailleur au Canada ou aux États-Unis où l'environnement économique est beaucoup plus attrayant?)
Le chiffre du jour : 3 126
Utilisant les données d'Investissement Québec, ils ont ainsi rappelé la « contribution substantielle à l'économie » des immigrants investisseurs. De 2001 à 2011, la valeur totale des contributions financières versées a atteint 500 M$, ce qui a profité à 3 126 entreprises québécoises réparties dans toutes les régions du territoire. Pour la seule année 2009-2010, les projets réalisés ont permis de créer quelque 2 600 emplois, en plus d'en maintenir 1 355 autres.
05 juin, 2011
La réflexion du jour
On étouffe nos travailleurs et nos employeurs avec des lois toutes plus restrictives et syndicalistes les unes des autres, ce qui diminuent notre compétitivité. Ensuite, on se demande comment il se fait que notre économie suffoque, qu’on attire moins d’investissement privé et que Montréal décline. --- Éric Duhaime
Le chiffre du jour : 20 %
De moins en moins de Québécois sont indemnisés à la suite d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle. Les patrons et les employés réussissent à assurer un espace de travail beaucoup plus sécuritaire. Pourtant, le régime de santé et sécurité au travail coûte plus cher aux employeurs.
Au cours de la dernière décennie, de 1999 à 2008, le nombre de cas indemnisés a diminué de 41% alors que leurs coûts augmentaient de 20%.
Au cours de la dernière décennie, de 1999 à 2008, le nombre de cas indemnisés a diminué de 41% alors que leurs coûts augmentaient de 20%.
04 juin, 2011
La réflexion du jour
Les élus au Conseil municipal de Montréal, dont la plupart gagnent plus de 90 000 $ par année, présentent un taux d'absentéisme si élevé qu'il serait considéré inacceptable par bien des employeurs, révèle une enquête menée par le Journal de Montréal.
(NDLR : Avec de tels exemples comment pourrait-on blâmer les employés municipaux, les fonctionnaires les mieux payés au Québec, d'être un peu relaxe au travail?)
(NDLR : Avec de tels exemples comment pourrait-on blâmer les employés municipaux, les fonctionnaires les mieux payés au Québec, d'être un peu relaxe au travail?)
Le chiffre du jour : 45 sur 72
C'est Luc Ferrandez, le controversé maire du Plateau-Mont-Royal, qui est le moins assidu par mi les 65 élus, ayant manqué 45 des 72 séances du Conseil municipal entre les élections de novembre 2009 et avril 2011.
03 juin, 2011
Le plan économique de la CAQ obtient la note F
Dans son texte de présentation du plan économique de la Coalition pour l’avenir du Québec, François Legault écrit : Un coup de barre s’impose donc au Québec. Il y a urgence à faire un virage majeur en économie.
Jusque-là, ça va! C’est après que ça se gâte et pas à peu près!
La plupart des mesures proposées par le CAQ préconisent plus d’interventionnisme étatique, ce qui va plomber davantage l’économie québécoise, alors que le CAQ prétend vouloir la dynamiser.
Le CAQ propose d’accroître les investissements de la Caisse de dépôt au Québec et de créer un fonds de 5 G$ financé par la Caisse de dépôt et par un appel à l'épargne, pour prendre des participations minoritaires dans les projets d'exploitation de nos ressources naturelles. Même si en théorie cela peut sembler attrayant, il sera impossible d’empêcher les politiciens d’imposer, à des fins politiques, leur volonté à la CDP. M. Legault a-t-il oublié les fiascos passés de la SGF et de la CDP? Les contribuables québécois ont perdu des milliards dans des investissements mal avisés, parce que dictés par des considérations électoralistes.
Non merci, on a assez donné.
Le CAQ suggère de favoriser les regroupements des terres agricoles afin de conserver leur propriété au Québec. Cette mesure favorisera l’augmentation du prix des terres agricoles et les rendra encore plus inaccessibles aux agriculteurs québécois. À terme, les agriculteurs-entrepreneurs deviendront des salariés-fonctionnaires. De quoi faire rêver les syndicats. Les terres agricoles sont maintenant inaccessibles aux agriculteurs parce que leur prix a été multiplié par deux suite à l’imposition du système des quotas. Il suffirait d’éliminer ce système pour régler le problème.
Le CAQ propose de soutenir les transferts d'entreprise aux générations suivantes ou aux employés et d’encourager les Québécois à investir dans les entreprises québécoises. Le succès de telles interventions suppose qu’une économie planifiée donne de meilleurs résultats qu’une économie de libre marché. Pourtant, l’histoire récente de l’économie québécoise démontre tout le contraire. Ce genre d’intervention conduit inévitablement à encourager les Québécois à faire de mauvais investissements et à les appauvrir davantage.
Le CAQ recommande d'ajouter une nouvelle mission aux fonds fiscalisés (FTQ, CSN et Desjardins) concernant la commercialisation de produits québécois à l'étranger. Ces fonds sont devenus des monstres intouchables qui gèrent une partie de plus en plus importante de l’argent public. Il faudra bien un jour mettre fin à ce régime de redistribution au profit des syndicats et de Desjardins. Ce n’est certainement pas en leur confiant une nouvelle mission qu’on y arrivera.
Toutefois, le plan économique propose d’utiliser 100% des nouvelles redevances sur les ressources naturelles non renouvelables pour rembourser la dette. Enfin, voilà une excellente suggestion.
Finalement, à l’exception de cette dernière proposition, le plan économique du CAQ, nous recule au début des années 60, l’âge d’or des économies planifiées.
Depuis, nous savons que le libre marché, malgré ses défauts, demeure le meilleur moyen de dynamiser une économie. Il suffit d’opposer l’indice de liberté économique au PIB des divers pays développés pour s’en convaincre.
En conclusion, le plan économique du CAQ ne récolte pas la note de passage.
Jusque-là, ça va! C’est après que ça se gâte et pas à peu près!
La plupart des mesures proposées par le CAQ préconisent plus d’interventionnisme étatique, ce qui va plomber davantage l’économie québécoise, alors que le CAQ prétend vouloir la dynamiser.
Le CAQ propose d’accroître les investissements de la Caisse de dépôt au Québec et de créer un fonds de 5 G$ financé par la Caisse de dépôt et par un appel à l'épargne, pour prendre des participations minoritaires dans les projets d'exploitation de nos ressources naturelles. Même si en théorie cela peut sembler attrayant, il sera impossible d’empêcher les politiciens d’imposer, à des fins politiques, leur volonté à la CDP. M. Legault a-t-il oublié les fiascos passés de la SGF et de la CDP? Les contribuables québécois ont perdu des milliards dans des investissements mal avisés, parce que dictés par des considérations électoralistes.
Non merci, on a assez donné.
Le CAQ suggère de favoriser les regroupements des terres agricoles afin de conserver leur propriété au Québec. Cette mesure favorisera l’augmentation du prix des terres agricoles et les rendra encore plus inaccessibles aux agriculteurs québécois. À terme, les agriculteurs-entrepreneurs deviendront des salariés-fonctionnaires. De quoi faire rêver les syndicats. Les terres agricoles sont maintenant inaccessibles aux agriculteurs parce que leur prix a été multiplié par deux suite à l’imposition du système des quotas. Il suffirait d’éliminer ce système pour régler le problème.
Le CAQ propose de soutenir les transferts d'entreprise aux générations suivantes ou aux employés et d’encourager les Québécois à investir dans les entreprises québécoises. Le succès de telles interventions suppose qu’une économie planifiée donne de meilleurs résultats qu’une économie de libre marché. Pourtant, l’histoire récente de l’économie québécoise démontre tout le contraire. Ce genre d’intervention conduit inévitablement à encourager les Québécois à faire de mauvais investissements et à les appauvrir davantage.
Le CAQ recommande d'ajouter une nouvelle mission aux fonds fiscalisés (FTQ, CSN et Desjardins) concernant la commercialisation de produits québécois à l'étranger. Ces fonds sont devenus des monstres intouchables qui gèrent une partie de plus en plus importante de l’argent public. Il faudra bien un jour mettre fin à ce régime de redistribution au profit des syndicats et de Desjardins. Ce n’est certainement pas en leur confiant une nouvelle mission qu’on y arrivera.
Toutefois, le plan économique propose d’utiliser 100% des nouvelles redevances sur les ressources naturelles non renouvelables pour rembourser la dette. Enfin, voilà une excellente suggestion.
Finalement, à l’exception de cette dernière proposition, le plan économique du CAQ, nous recule au début des années 60, l’âge d’or des économies planifiées.
Depuis, nous savons que le libre marché, malgré ses défauts, demeure le meilleur moyen de dynamiser une économie. Il suffit d’opposer l’indice de liberté économique au PIB des divers pays développés pour s’en convaincre.
En conclusion, le plan économique du CAQ ne récolte pas la note de passage.
La réflexion du jour
La gauche a toujours été une fraude intellectuelle qui consiste à faire croire aux masses qu’on peut avoir quelque chose sans jamais avoir à travailler pour le produire. Elle propage l’idée qu’on peut avoir un niveau de vie élevé sans jamais fournir d’effort. Elle se nourrit de l’ignorance des gens ce qui explique pourquoi notre système d’éducation est si exécrable. --- Philippe
02 juin, 2011
Langue de bois 101
Il semble que tous les politiciens de tous les niveaux de gouvernement, le personnel politique et les hauts fonctionnaires ont suivi le cours « Langue de bois 101 ». À moins que la langue de bois soit une caractéristique inhérente à celles et ceux qui s’intéressent à la politique!
Si un jour je libère un Géni qui m’accorde trois vœux, je lui demanderai de remplacer chez tous les politiciens, leur personnel et les fonctionnaires, leurs connaissances en matière de « langue de bois » par une dose équivalente de compétence en économie et finance. Je crains qu’il demande de retourner dans son vase, car à l’impossible nul n’est tenu, même pas les Génis.
Si un jour je libère un Géni qui m’accorde trois vœux, je lui demanderai de remplacer chez tous les politiciens, leur personnel et les fonctionnaires, leurs connaissances en matière de « langue de bois » par une dose équivalente de compétence en économie et finance. Je crains qu’il demande de retourner dans son vase, car à l’impossible nul n’est tenu, même pas les Génis.
La réflexion du jour
17h36 d'attente aux urgences ! Les ressources sont mal distribuées et confisquées en bonne partie par une bureaucratie surtout occupée à gérer les conditions de sa propre croissance. Le ministre a beau promettre une réduction plus ou moins significative du nombre d'heures d'attente, qui le croît ? Peut-il sérieusement imposer des réformes majeures à un système qui incarne de manière caricaturale l'inertie bureaucratique du modèle social québécois.--- Mathieu Bock-Côté
01 juin, 2011
La réflexion du jour
Du côté du CHUM, la directrice adjointe aux affaires cliniques, Ester Leclerc, estime que les résultats aux urgences «ne sont pas à la hauteur des énergies déployées».
(NDLR : Cela ne devrait pas être une surprise. L'inefficacité est une caractériste inhérente des monopoles et en particulier des monopoles étatiques.)
(NDLR : Cela ne devrait pas être une surprise. L'inefficacité est une caractériste inhérente des monopoles et en particulier des monopoles étatiques.)
Le chiffre du jour : 20h13
L'attente dans les urgences devient un mal chronique. En moyenne, les patients attendent 17h36 dans les urgences de la province, soit le même temps d'attente que l'an dernier. À Montréal, le temps d'attente moyen est le même qu'en 2010, à 20h13.
31 mai, 2011
Subventions : les perles du 21 au 27 mai 2011
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Cette semaine, la perle de la perle est une subvention de 50 000 $ à l’Institut de l’Évènement (IDÉ). Vous saviez qu’il existe un Institut de l’Évènement? Qu’est-ce qu’on n’inventerait pas pour quêter une subvention?
__________________
125 000 $
34,7 millions $
L’industrie porcine
485 000 $
5 millions $
À Air Inuit
250 000 $
Au Groupe Yanco inc.
239 250 $
À Rotec International
319 032 $
À Avant-Garde Technologies CFMA
50 000 $
À l’Institut de l’évènement (IDÉ)
Du Programme de soutien au développement et à la promotion touristiques (30 000 $) et du Fonds de développement de la métropole (20 000 $)
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Cette semaine, la perle de la perle est une subvention de 50 000 $ à l’Institut de l’Évènement (IDÉ). Vous saviez qu’il existe un Institut de l’Évènement? Qu’est-ce qu’on n’inventerait pas pour quêter une subvention?
Au Festival International Nuits d’Afrique
Du Fonds d’initiative et de rayonnement de la métropole (75 000 $) et du Programme de soutien au développement et à la promotion touristiques – Volet aide financière aux festivals et aux évènements du ministère du Tourisme (50 000 $).
De la Financière agricole du Québec
La Financière agricole a pris la décision de devancer en mai le versement de la première avance de compensation en assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA), pour l’année d’assurance 2011, aux 1 250 producteurs de porcs et de porcelets. Cette première avance représente 42 % des compensations nettes prévisionnelles, soit 3,19 $ par porc et 40,82 $ par truie. De plus, La Financière agricole effectuera en juillet ou en août un complément d’avance selon l’évolution de la conjoncture des marchés.
À L’Internationale des montgolfières de Saint-Jean-sur-Richelieu
Du Programme de soutien au développement et à la promotion touristiques, volet aide financière aux festivals et aux évènements touristiques (410 000 $) et du Fonds de développement de la métropole (75 000 $).
Du Programme d’appui stratégique à l’investissement du MDEIE
La somme allouée contribuera à la construction d’un nouveau hangar à Dorval pour mieux desservir les communautés du Nunavik.
Du Fonds d’aide aux municipalités monoindustrielles
L’entreprise de Bécancour, se spécialise dans la distribution de produits sanitaires et d’entretien, principalement les produits de lave-vaisselle et de buanderie.
Du Programme de soutien aux projets économiques du MDEIE
Québec verse une contribution financière remboursable d’un maximum de 230 250 $ à Rotec International, une entreprise qui se spécialise dans la fabrication de lits électriques ajustables pour les secteurs résidentiel et médical.
Du Programme d’aide aux entreprises du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE)
L’entreprise de Trois-Rivières reçoit de l’aide pour la démonstration et la commercialisation d’un système de soudage automatisé, le BeamMaster, un système qui permet la production entièrement robotisée de charpentes métalliques.
À l’Institut de l’évènement (IDÉ)
Du Programme de soutien au développement et à la promotion touristiques (30 000 $) et du Fonds de développement de la métropole (20 000 $)
La réflexion du jour
Il souligne que la crise européenne n'est pas causée par les spéculateurs et le système capitaliste. Il pointe plutôt du doigt les gouvernements et les instituts de réglementation. En effet, les gouvernements ont emprunté à outrance, et les autorités ont encouragé les banques à prêter à ces mêmes gouvernements! Les investigateurs financiers
Le chiffre du jour : 27 093 $
Bientôt, la province la plus pauvre du Canada?
Si ce n’était des insulaires de la petite province de l’Île-du-Prince-Édouard, les Québécois seraient les citoyens canadiens les plus pauvres du pays en 2011. En effet, le Québec se classe désormais au 9e rang pour le revenu personnel disponible par habitant après le paiement des impôts et des cotisations sociales, alors qu’il occupait le 6e rang il y a neuf ans. En 2002, avec un revenu disponible moyen de 20 410 $, les Québécois avaient 10 % moins d’argent dans leurs poches que les autres Canadiens – 13 % de moins que les Ontariens, 18 % de moins que les Albertains, mais 13 % de plus que les Terre-Neuviens. En 2011, avec un revenu disponible moyen de 27 093 $, les Québécois ont 12 % de moins que les autres Canadiens à dépenser – 10 % de moins que les Ontariens, 30 % de moins que les Albertains et, comble de la honte, 1 % de moins que les Terre-Neuviens. Eh oui! Les Newfies sont désormais plus riches que les Québécois!
1 > Alberta : 38 791 $
2 > Ontario : 30 130 $
3 > Saskatchewan : 30 118 $
4 > Colombie-Britannique : 28 965 $
5 > Nouveau-Brunswick : 27 620 $
6 > Manitoba : 27 503 $
7 > Nouvelle-Écosse : 27 469 $
8 > Terre-Neuve : 27 338 $
9 > Québec : 27 093 $
10 > Île-du-Prince-Édouard : 24 469 $
Si ce n’était des insulaires de la petite province de l’Île-du-Prince-Édouard, les Québécois seraient les citoyens canadiens les plus pauvres du pays en 2011. En effet, le Québec se classe désormais au 9e rang pour le revenu personnel disponible par habitant après le paiement des impôts et des cotisations sociales, alors qu’il occupait le 6e rang il y a neuf ans. En 2002, avec un revenu disponible moyen de 20 410 $, les Québécois avaient 10 % moins d’argent dans leurs poches que les autres Canadiens – 13 % de moins que les Ontariens, 18 % de moins que les Albertains, mais 13 % de plus que les Terre-Neuviens. En 2011, avec un revenu disponible moyen de 27 093 $, les Québécois ont 12 % de moins que les autres Canadiens à dépenser – 10 % de moins que les Ontariens, 30 % de moins que les Albertains et, comble de la honte, 1 % de moins que les Terre-Neuviens. Eh oui! Les Newfies sont désormais plus riches que les Québécois!
1 > Alberta : 38 791 $
2 > Ontario : 30 130 $
3 > Saskatchewan : 30 118 $
4 > Colombie-Britannique : 28 965 $
5 > Nouveau-Brunswick : 27 620 $
6 > Manitoba : 27 503 $
7 > Nouvelle-Écosse : 27 469 $
8 > Terre-Neuve : 27 338 $
9 > Québec : 27 093 $
10 > Île-du-Prince-Édouard : 24 469 $
30 mai, 2011
Le gouvernement se serre la ceinture. Vraiment?
Lors de l’annonce des budgets 2010-2011 et 2011-2012, le ministre Bachand s’est engagé à restreindre la croissance des dépenses de l’État. On était en droit de croire que l’âge d’or des subventions tirait à sa fin.
Pourtant, les annonces se succèdent à un rythme effarant. Entre le 21 mars et le 11 avril, le gouvernement a généreusement accordé 63,8 M$ de subventions à quatre entreprises qui engrangent un total de près de 2,2 G$ de profit.
Le gouvernement distribue des subventions à des entreprises rentables tout en accumulant les déficits et en laissant croître la dette au point de mettre en danger la cote de crédit de la province.
Au minimum, un organisme indépendant, le Vérificateur général par exemple, devrait avoir pour mandat de suivre systématiquement tous les programmes de subventions. Dans ce cas, on pourrait au moins se consoler en pensant que les programmes bidon seraient rapidement abandonnés.
Oui, je sais, ces subventions sont accordées en respectant religieusement les critères des programmes en cause. Justement, tout le problème est là : des programmes mur-à-mur sans égard aux besoins ni au moyen de payer des contribuables.
C’est franchement indécent.
Pourtant, les annonces se succèdent à un rythme effarant. Entre le 21 mars et le 11 avril, le gouvernement a généreusement accordé 63,8 M$ de subventions à quatre entreprises qui engrangent un total de près de 2,2 G$ de profit.
| - | Date | Subvention | Revenu | Profit | Remarque |
| Québec | - | - | 62,4 G$ | (4,2 G$) | Budget 2010-2011 |
| Tembec | 11 avr. 2011 | 8,4 M$ | 1,9 G$ | 52 M$ | - |
| Doral | 8 avr. 2011 | 2 M$ | - | - | - |
| Süd Chemi | 8 avr. 2011 | 7,4 M$ | 1,7 G$ | 112 M$ | Phostech Lithium |
| Booloré | 25 mars 2011 | 16 M$ | 10 G$ | 500 M$ | Bathium Canada |
| Rolls-Royce | 21 mars 2011 | 30 M$ | 17,4 G$ | 1,5 G$ | - |
| Cum. | - | 63,8 M$ | - | 2,16 G$ | - |
Le gouvernement distribue des subventions à des entreprises rentables tout en accumulant les déficits et en laissant croître la dette au point de mettre en danger la cote de crédit de la province.
Au minimum, un organisme indépendant, le Vérificateur général par exemple, devrait avoir pour mandat de suivre systématiquement tous les programmes de subventions. Dans ce cas, on pourrait au moins se consoler en pensant que les programmes bidon seraient rapidement abandonnés.
Oui, je sais, ces subventions sont accordées en respectant religieusement les critères des programmes en cause. Justement, tout le problème est là : des programmes mur-à-mur sans égard aux besoins ni au moyen de payer des contribuables.
C’est franchement indécent.
La réflexion du jour
En 2010, les économistes Gagné, Montmarquette, Godbout et Fortin, mandatés par le gouvernement pour le grand ménage des finances publiques, notaient qu'Hydro était moins performante que la majorité des entreprises comparables. La société d'État pourrait faire mieux. --- Brigitte Breton
(NDLR : c'est vrai, mais un monopole, étatique de surcroît, est voué à la médiocrité. Ce n'est pas les rapports du Vérificateur général qui y changeront quelque chose.)
(NDLR : c'est vrai, mais un monopole, étatique de surcroît, est voué à la médiocrité. Ce n'est pas les rapports du Vérificateur général qui y changeront quelque chose.)
Le chiffre du jour : 11,8 c. 8,2
En général, les employés du secteur public ont perdu 11,8 journées de travail en 2010 pour des raisons personnelles, contre 8,2 jours pour leurs vis-à-vis du secteur privé.
Les employés syndiqués, qui sont généralement mieux protégés en cas d'absence, se sont absentés du travail en moyenne 12,9 jours comparativement à 7,3 jours pour les non-syndiqués.
Les employés syndiqués, qui sont généralement mieux protégés en cas d'absence, se sont absentés du travail en moyenne 12,9 jours comparativement à 7,3 jours pour les non-syndiqués.
29 mai, 2011
La réflexion du jour
La différence, c'est dans que dans un PPP, les intérêts de toutes les parties sont alignés et les incitatifs sont en place pour favoriser la réussite du projet. --- Adrien Pouliot
Le chiffre du jour : 1,1 G$
Le 22 août 2002, le gouvernement annonçait la transformation de la route 175 en autoroute dans la réserve faunique des Laurentides au coût de 525 millions de dollars. Cette prévision est passée à 700 millions en 2003 au moment de l'octroi des mandats de services professionnels et de l'installation du bureau de projet à Saguenay. Selon le Journal de Montréal du 6 août 2010, le coût final de ce grand projet routier va maintenant atteindre 1,1 milliard.
28 mai, 2011
La réflexion du jour
Paradoxale, mais vraie, l'abolition du financement public des partis favorisera probablement une revitalisation démocratique, les partis devant redécouvrir leur base, l'animer, l'élargir, à travers un retour au militantisme populaire. Ainsi, ils devront mieux valoriser leur identité militante plutôt que jouer la course au centre. Les conservateurs ont d'ailleurs prouvé que la chose était possible. Autrement dit, la fin du surfinancement public des partis les forcera à revenir au peuple. Je ne parviens pas à me convaincre qu'il s'agit d'une mauvaise nouvelle. --- Mathieu Bock-Côté
Le chiffre du jour : 50 %
Les partis fédéraux touchent environ 2$ de financement public pour chaque vote récolté aux élections. Cette mesure a été introduite par le gouvernement Chrétien lors d'une refonte de la loi électorale en 2003. On cherchait alors à compenser les partis politiques pour un plafonnement des contributions individuelles et l'interdiction faite aux entreprises de contribuer aux caisses électorales. Tom Flanagan, de l'Université de Calgary, a estimé que ce financement public avait permis aux partis d'augmenter leurs revenus de 50%.
27 mai, 2011
America’s Great Depression, Murray Rothbard
Revue de livre par minarchiste
« America’s Great Depression », par Murray Rothbard, Mises Institute, 1963, 337 pages.
(Disponible gratuitement en pdf.)
Dans cet ouvrage, Murray Rothbard tente de rétablir les faits quant à la Grande Dépression, un épisode de l’économie américaine qui est bien mal compris et qui, de nos jours, donne lieu à un grand nombre de fables et de fausses généralités. Pour y arriver, Rothbard passe par le chemin typique des économistes de l’école autrichienne : une description exhaustive des faits.
La première partie de l’ouvrage décrit la théorie autrichienne des cycles économiques. Cet section critique aussi le keynésiéanisme, s’attardant entre autres sur le concept de « trappe à liquidité » que Paul Krugman ne cesse de répéter depuis deux ans, pour finalement déconstruire la plupart des erreurs associées aux autres théories des cycles économiques, incluant la théorie de la surproduction, la théorie de l’accélération, la théorie de la sous-consommation et plusieurs autres.
Dans la seconde section, Rothbard décrit la période de boum inflationniste qui a marqué les « roaring twenties », entre 1921 et 1929. La plupart des économistes actuels affirme qu’il n’y a pas eu d’inflation durant cette période, ce qui est évidemment faux. Certes, les prix à la consommation n’ont pas augmenté de manière disproportionnée, mais il ne faut pas se laisser berner par cette mesure, comme l’a été Alan Greenspan durant les années 2000s. La masse monétaire a crû fortement au cours de cette période. La hausse de l’endettement que cela a occasionné a eu comme effet de gonfler les valeurs immobilières et boursières et de créer une bulle qui s’est soldée par le fameux crash de 1929. Rothbard décrit de façon détaillée de quelle façon la Federal Reserve, alors menée par Benjamin Strong, a orchestré cette inflation, notamment pour aider la Grande Bretagne à rétablir la valeur de sa devise (voir ceci http://minarchiste.wordpress.com/2010/01/06/letalon-or-et-le-crash-de-1929/).
La troisième partie de l’ouvrage s’attarde à la première manche de la Grande Dépression, soit la période 1929 à 1933, qui fut marquée par la présidence de Hoover. Le dogme keynésien actuel affirme que Hoover était un adepte du « laisser-faire » et qu’il n’est pas intervenu dans l’économie pour contrer la récession. Rothbard ridiculise littéralement cette croyance absurde, démontrant à quel point Hoover était un interventionniste avéré. En fait, Hoover avait entamé son agenda protectionniste bien avant sa présidence, au début des années 1920s.
Les politiques de Hoover durant la dépression ont consisté à créer de la monnaie de façon à redémarrer l’inflation. Il a mis en place d’immenses programmes de travaux publics. Il a aussi mis en place le fameux Smoot-Hawley Tariff, qui a fait tant de tort au commerce international, ainsi que ses mesures visant à maintenir les salaires, lesquelles furent catastrophiques pour l’emploi. Rothbard démontre bien que les politiques déployées par la suite par l’administration Roosevelt, incluant le New Deal, ne furent que la continuité des programmes interventionnistes de Hoover, et ils n’ont pas eu davantage de succès, la dépression s’étalant jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale.
Comme l’ensemble des oeuvres de Rothbard, ce livre est une source inégalable de références, de statistiques et de faits inédits. Cependant, Rothbard présente les faits de façon monotone et brutale, sans couleur, possiblement pour éviter d’être accusé d’être dogmatique et/ou de promouvoir son idéologie au détriment de la vérité. Cela en fait une lecture plutôt indigeste, qui ressemble davantage à un chapitre d’encyclopédie qu’à une lecture divertissante. Je ne le recommande qu’à ceux qui veulent à tout prix aller au fonds des choses quant à la Grande Dépression et qui ne craignent pas d’être enseveli sous une tonne de chiffres et de parenthèses historiques. Grâce à Murray Rothbard, la plupart des mythes reliés à la Grande Dépression en prennent pour leur rhume!
« America’s Great Depression », par Murray Rothbard, Mises Institute, 1963, 337 pages.
(Disponible gratuitement en pdf.)
Dans cet ouvrage, Murray Rothbard tente de rétablir les faits quant à la Grande Dépression, un épisode de l’économie américaine qui est bien mal compris et qui, de nos jours, donne lieu à un grand nombre de fables et de fausses généralités. Pour y arriver, Rothbard passe par le chemin typique des économistes de l’école autrichienne : une description exhaustive des faits.
La première partie de l’ouvrage décrit la théorie autrichienne des cycles économiques. Cet section critique aussi le keynésiéanisme, s’attardant entre autres sur le concept de « trappe à liquidité » que Paul Krugman ne cesse de répéter depuis deux ans, pour finalement déconstruire la plupart des erreurs associées aux autres théories des cycles économiques, incluant la théorie de la surproduction, la théorie de l’accélération, la théorie de la sous-consommation et plusieurs autres.
Dans la seconde section, Rothbard décrit la période de boum inflationniste qui a marqué les « roaring twenties », entre 1921 et 1929. La plupart des économistes actuels affirme qu’il n’y a pas eu d’inflation durant cette période, ce qui est évidemment faux. Certes, les prix à la consommation n’ont pas augmenté de manière disproportionnée, mais il ne faut pas se laisser berner par cette mesure, comme l’a été Alan Greenspan durant les années 2000s. La masse monétaire a crû fortement au cours de cette période. La hausse de l’endettement que cela a occasionné a eu comme effet de gonfler les valeurs immobilières et boursières et de créer une bulle qui s’est soldée par le fameux crash de 1929. Rothbard décrit de façon détaillée de quelle façon la Federal Reserve, alors menée par Benjamin Strong, a orchestré cette inflation, notamment pour aider la Grande Bretagne à rétablir la valeur de sa devise (voir ceci http://minarchiste.wordpress.com/2010/01/06/letalon-or-et-le-crash-de-1929/).
La troisième partie de l’ouvrage s’attarde à la première manche de la Grande Dépression, soit la période 1929 à 1933, qui fut marquée par la présidence de Hoover. Le dogme keynésien actuel affirme que Hoover était un adepte du « laisser-faire » et qu’il n’est pas intervenu dans l’économie pour contrer la récession. Rothbard ridiculise littéralement cette croyance absurde, démontrant à quel point Hoover était un interventionniste avéré. En fait, Hoover avait entamé son agenda protectionniste bien avant sa présidence, au début des années 1920s.
Les politiques de Hoover durant la dépression ont consisté à créer de la monnaie de façon à redémarrer l’inflation. Il a mis en place d’immenses programmes de travaux publics. Il a aussi mis en place le fameux Smoot-Hawley Tariff, qui a fait tant de tort au commerce international, ainsi que ses mesures visant à maintenir les salaires, lesquelles furent catastrophiques pour l’emploi. Rothbard démontre bien que les politiques déployées par la suite par l’administration Roosevelt, incluant le New Deal, ne furent que la continuité des programmes interventionnistes de Hoover, et ils n’ont pas eu davantage de succès, la dépression s’étalant jusqu’à la Deuxième Guerre Mondiale.
Comme l’ensemble des oeuvres de Rothbard, ce livre est une source inégalable de références, de statistiques et de faits inédits. Cependant, Rothbard présente les faits de façon monotone et brutale, sans couleur, possiblement pour éviter d’être accusé d’être dogmatique et/ou de promouvoir son idéologie au détriment de la vérité. Cela en fait une lecture plutôt indigeste, qui ressemble davantage à un chapitre d’encyclopédie qu’à une lecture divertissante. Je ne le recommande qu’à ceux qui veulent à tout prix aller au fonds des choses quant à la Grande Dépression et qui ne craignent pas d’être enseveli sous une tonne de chiffres et de parenthèses historiques. Grâce à Murray Rothbard, la plupart des mythes reliés à la Grande Dépression en prennent pour leur rhume!
La réflexion du jour
Nous avons de l’imagination certes, mais pas d’ambition. Nous avons de belles valeurs humaines, mais aucune valeur financière. Nous avons des richesses naturelles dans le sous-sol, mais on ne veut pas les monnayer. La richesse, nous voulons l’atteindre, mais en gagnant à la loterie. On a tellement peu de riches au Québec que ça fait pitié. Nos riches sont des pauvres à côté des riches d’à côté. Imaginez nos pauvres. --- Guy Bourgeois
Le chiffre du jour : 95 %
D'ailleurs, cela ne va pas si mal au Québec, car 95 % des gens se disent heureux, 80 % sont satisfaits de leur travail, 64 % se disent optimistes pour l'avenir et la grande majorité vit le bonheur à la maison.
26 mai, 2011
Bixi, un immense succès au bord de la faillite
La Société de vélo en libre-service (SVLS), un organisme à but non lucratif qui exploite le service de vélos Bixi, a accumulé une dette de 37 millions de dollars. Son créancier, Stationnement de Montréal, menaçait de la pousser à la faillite si son prêt n’était pas remboursé immédiatement.
Bien entendu, aucun politicien ne voulait porter l’odieux de mettre fin à un projet que tous s’entendent pour qualifier d’immense succès. Dans le paradis de l’interventionnisme étatique, la logique veut qu’un projet populaire soit un succès.
En politique, le succès d’un projet est défini par sa popularité et non par sa rentabilité, cette notion capitaliste répugnante aux yeux de nombreux Québécois.
Les élus ont donc opté pour la solution facile et ont, comme c’est devenu une habitude au Québec, pigé dans les poches des contribuables pour sauver le projet.
Monsieur Roger Plamondon, Président du conseil d’administration de la SVLS, prétend que ceux qui critiquent le sauvetage de Bixi n’ont rien compris. Il maintient que Bixi est rentable et que la Ville de Montréal ne subventionne pas Bixi, mais lui accorde un prêt de 37 M $ et lui fournit une garantie de prêt pour 71 M $ additionnels pour financer le fonds de roulement de l’entreprise.
Je veux bien, mais alors M. Plamondon devra répondre aux questions suivantes : pourquoi Stationnement de Montréal n’a-t-il pas repoussé la date d’échéance de son prêt? Pourquoi les fonds CSN, FTQ et Desjardins n’ont-ils pas accourus au secours de Bixi? N’y avait-il pas des emplois à sauver tout en faisant un investissement rentable? Pourquoi Bixi n’a-t-il pas contracté un prêt auprès d’une banque pour rembourser Stationnement de Montréal? Pourquoi la Banque Nationale exige-t-elle une garantie de prêt de la Ville pour financer le fonds de roulement de Bixi?
Habituellement, un projet possédant un rapport risque/rendement raisonnable trouvera à se financer auprès des institutions financières. Au contraire, lorsqu’un projet nécessite un financement public, c’est qu’il représente des risques financiers élevés. Pourquoi est-ce que les contribuables devraient prendre des risques que les institutions financières ne sont pas prêtes à assumer?
Espérons que le rapport du Vérificateur général, attendu dans quelques semaines, nous permettra de comprendre ce qui se passe vraiment. Malheureusement, si les nouvelles sont mauvaises, il sera trop tard pour sauver l’argent des contribuables, mais ça ce n'est rien de nouveau.
Bien entendu, aucun politicien ne voulait porter l’odieux de mettre fin à un projet que tous s’entendent pour qualifier d’immense succès. Dans le paradis de l’interventionnisme étatique, la logique veut qu’un projet populaire soit un succès.
En politique, le succès d’un projet est défini par sa popularité et non par sa rentabilité, cette notion capitaliste répugnante aux yeux de nombreux Québécois.
Les élus ont donc opté pour la solution facile et ont, comme c’est devenu une habitude au Québec, pigé dans les poches des contribuables pour sauver le projet.
Monsieur Roger Plamondon, Président du conseil d’administration de la SVLS, prétend que ceux qui critiquent le sauvetage de Bixi n’ont rien compris. Il maintient que Bixi est rentable et que la Ville de Montréal ne subventionne pas Bixi, mais lui accorde un prêt de 37 M $ et lui fournit une garantie de prêt pour 71 M $ additionnels pour financer le fonds de roulement de l’entreprise.
Je veux bien, mais alors M. Plamondon devra répondre aux questions suivantes : pourquoi Stationnement de Montréal n’a-t-il pas repoussé la date d’échéance de son prêt? Pourquoi les fonds CSN, FTQ et Desjardins n’ont-ils pas accourus au secours de Bixi? N’y avait-il pas des emplois à sauver tout en faisant un investissement rentable? Pourquoi Bixi n’a-t-il pas contracté un prêt auprès d’une banque pour rembourser Stationnement de Montréal? Pourquoi la Banque Nationale exige-t-elle une garantie de prêt de la Ville pour financer le fonds de roulement de Bixi?
Habituellement, un projet possédant un rapport risque/rendement raisonnable trouvera à se financer auprès des institutions financières. Au contraire, lorsqu’un projet nécessite un financement public, c’est qu’il représente des risques financiers élevés. Pourquoi est-ce que les contribuables devraient prendre des risques que les institutions financières ne sont pas prêtes à assumer?
Espérons que le rapport du Vérificateur général, attendu dans quelques semaines, nous permettra de comprendre ce qui se passe vraiment. Malheureusement, si les nouvelles sont mauvaises, il sera trop tard pour sauver l’argent des contribuables, mais ça ce n'est rien de nouveau.
La réflexion du jour
Une des initiatives les plus spectaculaires de la société de transports de Stockholm, pour faire baisser ses coûts, fut de privatiser la majeure partie de ses opérations.
La société demeure propriétaire et responsable, mais la gestion quotidienne, l'entretien, la sécurité sont confiés à des firmes privées. Les contrats sont renouvelables aux cinq ans, et vont au plus bas soumissionnaire. --- Benoît Aubin
La société demeure propriétaire et responsable, mais la gestion quotidienne, l'entretien, la sécurité sont confiés à des firmes privées. Les contrats sont renouvelables aux cinq ans, et vont au plus bas soumissionnaire. --- Benoît Aubin
Le chiffre du jour : 42 M$
Une trentaine d'élus et d'administrateurs de sociétés de transport public des couronnes nord et sud de Montréal -- certains accompagnés -- sont en voyage d'études en Suède en ce moment.
Comme le rapportait le Journal vendredi, ce périple, qui les amènera de Stockholm à Göteborg et Malmö en dix jours coûtera 135 000 $ aux contribuables.
Comme le rapportait le Journal vendredi, ce périple, qui les amènera de Stockholm à Göteborg et Malmö en dix jours coûtera 135 000 $ aux contribuables.
25 mai, 2011
Philosopher pour vivre au quotidien -- Du sens et des mots
Revue de livre par Louise V. Labrecque
Vivre un exil à la fois intérieur et extérieur
Un exilé, c’est quelqu’un qui a des souvenirs différents. Et qui revient de loin . En littérature, il est facile de les reconnaître, ceux-là qui bâtissent sur l’expérience passée afin de recréer la vie présente, riche et sensible. Il sont radicaux, mais pas intolérants. Souvent, leur grande sagesse inspire un choix de vie, un changement de position, comme le fait de changer de lunette, ou de coiffer ses cheveux la raie sur l’autre côté. La lecture du livre-bijou de Danièle Geoffrion « Philosopher pour vivre au quotidien », marque un passage, et rassemble, des aphorismes, toujours à la fine pointe de la sagesse.
L’auteure ne revendique rien. Le monde est ainsi. Aucun pourquoi qui absorbe tous les autres. Nous retrouvons simplement l’essentiel, là, sous nos yeux. Le livre, disons-le, se lit agréablement, il respire, « souffle » en nous,- presque un lapsus, car j’allais dire « souffre »-, pour porter plus loin notre réflexion personnelle. C’est que l’auteure a bien souffert, comme nous tous, plus ou moins, et livre en transparence ses citations, sans caricature, sans effet tragique, sans méchanceté. Au contraire, on se laisse dévorer par cette compilation d’aphorismes et de pensées, si joliment présentées, non pas en vrac, mais par thèmes, chacun illustrant une sorte de virtuosité de l’ensemble.
En effet, cette lecture déploie un rythme, presque de la musicalité, dans une série de tableaux d’où émerge presque toujours la lumière, par la mise en abîme des moments difficiles, soulevés par quelques notes graves, noires, et pourtant quelquefois humoristiques, mais sans jamais verser dans l’argot ou la plaisanterie, sans jamais verser dans le pathétique ou l’angélisme.
Ce recueil de pensées nous oblige à essayer de comprendre la vie, à tirer des leçons raisonnables, à assumer le réel en acceptant d’entrer plus loin et plus profondément en nous-mêmes, à ressentir la singularité, et cela, en acceptant de se faire chatouiller un peu, non pas tant d’un point de vue moral, car c’est essentiellement par une intention humaniste, et non par sadisme ou par goût de la sensation que l’auteure évoque la longue suite d’aphorismes obligeants à réfléchir, à méditer, et à aller plus creux en soi. C’est qu’il y a eu le pire comme le meilleur, et ce qui en reste est là, entre nos mains.
Ainsi, pour chasser un cafard ou des constipations chroniques, la neutralité de ces courtes phrases invite à la méditation, au lâcher prise, et la contemplation, pour une réelle recherche d’harmonie et d’équilibre dans nos vies. Aucun lyrisme ici, seulement la réalité, presque affligeante de banalité, et pourtant crue, sans détour, et sans jamais fleurer le snobisme intellectuel, ou un univers terriblement fermé.
L’auteure est philosophe de formation, elle ne traite pas avec des personnages, aucune interdépendance entre la vie et l’imaginaire, et on comprend vite qu’elle ne vit pas que pour écrire et pour se regarder écrire. Son monde n’est pas littéraire, littéralement, et cela fait drôle d’écrire cela, mais le fait est : ce sont des aphorismes, ce sont des morceaux de vie réelle, des flux et reflux, des passions, mais pas un besoin violent de créer des personnages.
Ce petit recueil est un livre de « table à café », un livre qu’il fait bon ouvrir, à toutes heures, pour la lumière qu’il dévoile, avec ses vérités personnelles et ses secrets. Un livre à aimer comme une sœur, qui demande que nous le saisissions dans l’acte d’exister et d’agir. Un livre qui est un grouillement de vie, d’incidents, de réflexions, de désirs, et de gestes manqués. C’est écrit au « je », comme un narrateur qui cherche à comprendre, qui raconte, comme on parle à ses amis. Comment ne pas se sentir concernés ?
Danièle Geoffrion, « Philosopher pour vivre au quotidien : du sens et des mots », Les Éditions du CRAM
Vivre un exil à la fois intérieur et extérieur
Un exilé, c’est quelqu’un qui a des souvenirs différents. Et qui revient de loin . En littérature, il est facile de les reconnaître, ceux-là qui bâtissent sur l’expérience passée afin de recréer la vie présente, riche et sensible. Il sont radicaux, mais pas intolérants. Souvent, leur grande sagesse inspire un choix de vie, un changement de position, comme le fait de changer de lunette, ou de coiffer ses cheveux la raie sur l’autre côté. La lecture du livre-bijou de Danièle Geoffrion « Philosopher pour vivre au quotidien », marque un passage, et rassemble, des aphorismes, toujours à la fine pointe de la sagesse.
L’auteure ne revendique rien. Le monde est ainsi. Aucun pourquoi qui absorbe tous les autres. Nous retrouvons simplement l’essentiel, là, sous nos yeux. Le livre, disons-le, se lit agréablement, il respire, « souffle » en nous,- presque un lapsus, car j’allais dire « souffre »-, pour porter plus loin notre réflexion personnelle. C’est que l’auteure a bien souffert, comme nous tous, plus ou moins, et livre en transparence ses citations, sans caricature, sans effet tragique, sans méchanceté. Au contraire, on se laisse dévorer par cette compilation d’aphorismes et de pensées, si joliment présentées, non pas en vrac, mais par thèmes, chacun illustrant une sorte de virtuosité de l’ensemble.
En effet, cette lecture déploie un rythme, presque de la musicalité, dans une série de tableaux d’où émerge presque toujours la lumière, par la mise en abîme des moments difficiles, soulevés par quelques notes graves, noires, et pourtant quelquefois humoristiques, mais sans jamais verser dans l’argot ou la plaisanterie, sans jamais verser dans le pathétique ou l’angélisme.
Ce recueil de pensées nous oblige à essayer de comprendre la vie, à tirer des leçons raisonnables, à assumer le réel en acceptant d’entrer plus loin et plus profondément en nous-mêmes, à ressentir la singularité, et cela, en acceptant de se faire chatouiller un peu, non pas tant d’un point de vue moral, car c’est essentiellement par une intention humaniste, et non par sadisme ou par goût de la sensation que l’auteure évoque la longue suite d’aphorismes obligeants à réfléchir, à méditer, et à aller plus creux en soi. C’est qu’il y a eu le pire comme le meilleur, et ce qui en reste est là, entre nos mains.
Ainsi, pour chasser un cafard ou des constipations chroniques, la neutralité de ces courtes phrases invite à la méditation, au lâcher prise, et la contemplation, pour une réelle recherche d’harmonie et d’équilibre dans nos vies. Aucun lyrisme ici, seulement la réalité, presque affligeante de banalité, et pourtant crue, sans détour, et sans jamais fleurer le snobisme intellectuel, ou un univers terriblement fermé.
L’auteure est philosophe de formation, elle ne traite pas avec des personnages, aucune interdépendance entre la vie et l’imaginaire, et on comprend vite qu’elle ne vit pas que pour écrire et pour se regarder écrire. Son monde n’est pas littéraire, littéralement, et cela fait drôle d’écrire cela, mais le fait est : ce sont des aphorismes, ce sont des morceaux de vie réelle, des flux et reflux, des passions, mais pas un besoin violent de créer des personnages.
Ce petit recueil est un livre de « table à café », un livre qu’il fait bon ouvrir, à toutes heures, pour la lumière qu’il dévoile, avec ses vérités personnelles et ses secrets. Un livre à aimer comme une sœur, qui demande que nous le saisissions dans l’acte d’exister et d’agir. Un livre qui est un grouillement de vie, d’incidents, de réflexions, de désirs, et de gestes manqués. C’est écrit au « je », comme un narrateur qui cherche à comprendre, qui raconte, comme on parle à ses amis. Comment ne pas se sentir concernés ?
Danièle Geoffrion, « Philosopher pour vivre au quotidien : du sens et des mots », Les Éditions du CRAM
La réflexion du jour
Si les partis politiques fédéraux sont forcés de se financer auprès de la population, ils devront travailler plus fort sur le terrain afin de se doter d’une base populaire plus large. Une très bonne chose. --- André Pratte
(NDLR : Quelle surprise, le très libéral André Pratte favorise une mesure proposée par le PCC?)
(NDLR : Quelle surprise, le très libéral André Pratte favorise une mesure proposée par le PCC?)
Le chiffre du jour : 12,6 M$, 2,7 M$ et 10,4 M$
En 2009, le Parti libéral a obtenu 9,1 millions de ses partisans (voir les données pertinentes ici). L’allocation du gouvernement lui a permis d’avoir 12,6 millions de plus (ici). Le Bloc québécois a recueilli seulement 621 000$ de ses militants; l’allocation fédérale lui en a accordé 4 fois plus, 2,7 millions. Des quatre grands partis, le Parti conservateur est le seul qui a reçu plus d’argent de ses sympathisants que du gouvernement: 17,7 millions contre 10,4 millions.
24 mai, 2011
Subventions : les perles du 14 au 20 mai 2011
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Cette semaine, la perle de la perle est une subvention de 25 000 $ pour la production d’un pesto à base de tête de violon. Bordel, puis-je avoir une subvention pour produire du caviar de têtards?
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Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Cette semaine, la perle de la perle est une subvention de 25 000 $ pour la production d’un pesto à base de tête de violon. Bordel, puis-je avoir une subvention pour produire du caviar de têtards?
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- L’entreprise d’économie sociale reçoit aujourd’hui une aide de 25 000 $ pour la production et la mise en marché d’un pesto à base de têtes de violon.
- Le Ministère investira 1,5 million de dollars par année par station jusqu’en 2014 pour financer une partie de l’exploitation de la radio spécialisée en circulation et disposera de temps d’antenne pour ses campagnes publicitaires et de sensibilisation sur les ondes de ces stations.
- Grâce à cette subvention (300 000 $), Robotiq sera en mesure de mettre en action son projet de conception d’une main robotisée capable de saisir une grande variété d’objets, tout en étant simple d’utilisation, un projet d’une valeur de 894 060$.
- La pharmaceutique Pharmascience reçoit une subvention gouvernementale (3,5 M$) pour l’agrandissement et la modernisation de son usine à Mont-Royal.
- L’entreprise Contrôle de systèmes de compresseurs de Les Coteaux reçoit du financement (255 400 $) qui appuiera son projet de vitrine technologique visant la démonstration et la commercialisation d’un nouveau système de réfrigération au dioxyde de carbone (CO2) pour les patinoires d’arénas. Le projet global représente un investissement de 998 500 $.
- Le Concours Musical International de Montréal, dont la dixième édition se tiendra du 23 mai au 3 juin prochain, bénéficie en 2011 d’un soutien de 250 000 $ du Conseil des arts et des lettres du Québec. L’aide financière accordée par le gouvernement du Québec comprend également une subvention de 150 000 $ provenant du Fonds de développement de la métropole du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire, subvention d’un montant total de 450 000 $ qui s’inscrit dans une entente triennale (de 2009 à 2011).
- L’usine Smurfit-Stone de La Tuque reçoit cette aide (6 774 140 $) pour deux projets d’un coût global de 18 M$, qui entraineront une réduction de la consommation de mazout lourd de l’ordre de 19 millions de litres annuellement.
- Québec verse une contribution financière totalisant 1 002 106 $ à l’entreprise Plancher Avant-Guard, de Thurso, pour l’acquisition et la modernisation d’une usine de fabrication de planchers, un investissement de 6,55 M$.
La réflexion du jour
Le Québec a fait des pas de géant depuis les années 50. Cette évolution nous a fait quitter une société sous l’emprise de la règle religieuse. Malheureusement, force est de constater que nous avons migré vers des règles de technocrates. Nous avons abandonné l’emprise de la soutane pour celle du sarrau. --- Charles Sirois
Le chiffre du jour : 42 M$
Malgré un hiver plus froid que l'an dernier, les profits d'Hydro-Québec ont baissé de 42 millions au premier trimestre 2011 en raison d'une réduction de la quantité d'électricité exportée et du prix plus bas obtenu pour ces exportations.
23 mai, 2011
La réflexion du jour
La seule option qui nous reste est de réformer en profondeur nos façons de faire en santé afin d'améliorer notre performance et de contenir les coûts de manière durable. Depuis 20 ans, le gouvernement du Québec a reçu pas moins de neuf rapports en matière de santé. Ils contiennent une foule de propositions qui visent à améliorer notre performance en s'inspirant des meilleurs systèmes au monde, comme ceux de la France, de la Belgique et des Pays-Bas. --- Pierre Fortin
Le chiffre du jour : 30e
En 2010, les Québécois ont payé 40 milliards de dollars pour les soins de santé qu'ils se sont procurés. Parmi les pays avancés, seuls les États-Unis dépensent plus que nous en proportion de leurs moyens. En même temps, le dernier classement international place le système de santé canadien - le nôtre, en somme - au 30e rang mondial en matière de performance globale. Bref, nous sommes sur le podium pour l'effort financier et dans la cave pour la performance. La compétence de notre personnel étant irréprochable, c'est forcément l'organisation du système qui est en cause.
22 mai, 2011
La réflexion du jour
Parce que les milliards investis servent bien davantage à donner des contrats à des amis qu'à améliorer la circulation automobile. Après avoir attendu plusieurs mois la fin des chantiers, on sait que le seul avantage que nous aurons est une chaussée neuve qui ne durera pas cinq ans et que la circulation sera aussi pénible après qu'avant. Finalement, les routes sont aussi croches que les gouvernants. --- Jean-Marc Léger
Le chiffre du jour : 79 %
79 % des conducteurs montréalais affirment qu'il est plus difficile de circuler dans les rues de Montréal que l'an passé. 75 % croient qu'il y a beaucoup trop de chantiers de construction sur l'île. La majorité croient que ces chantiers sont mal organisés. Toutefois, il y a pire : la plupart du temps, il n'y a aucune activité sur ces chantiers. On déplace les cônes et on change la signalisation. Où sont les travailleurs? La majorité des automobilistes sont d'avis qu'il n'y a généralement jamais d'activités sur les chantiers.
21 mai, 2011
Ils se foutent de notre gueule
George Carlin est un humoriste américain qui a obtenu cinq Grammy Award.
Il est principalement connu pour son humour noir concernant la religion et la politique. La vidéo « They don’t give a fuck about you » est une critique virulente des politiciens et des technocrates qui se foutent littéralement des citoyens contribuables.
Il est principalement connu pour son humour noir concernant la religion et la politique. La vidéo « They don’t give a fuck about you » est une critique virulente des politiciens et des technocrates qui se foutent littéralement des citoyens contribuables.
La réflexion du jour
«Nous sommes contents de voir qu’un dialogue est ouvert avec le gouvernement et que notre vision des choses semble être similaire», a affirmé Lise Denis, directrice générale de l’AQESSS.
«Les suggestions du ministre sont intéressantes, mais il doit se rappeler que pour qu’il y ait optimisation, nous avons besoin de fonds», a conclu Mme Denis.
NDLR : c'est un bel exemple du lobby que les politiciens sont incapables d'affronter. Optimisation signifit "faire plus avec moins" et non gaspiller plus pour optimiser. Ce modèle québécois est vraiment exaspérant.)
«Les suggestions du ministre sont intéressantes, mais il doit se rappeler que pour qu’il y ait optimisation, nous avons besoin de fonds», a conclu Mme Denis.
NDLR : c'est un bel exemple du lobby que les politiciens sont incapables d'affronter. Optimisation signifit "faire plus avec moins" et non gaspiller plus pour optimiser. Ce modèle québécois est vraiment exaspérant.)
Le chiffre du jour : 43,2 %, 35,6 % et 28,9 %
Les mesures d'accessibilité à la propriété de RBC pour le Québec mesurent, pour la province, la proportion du revenu avant impôts qu'un ménage doit consacrer aux coûts de possession d'une propriété (une augmentation correspond à une diminution de l'accessibilité). La mesure relative à la maison à deux étages standard s'est accrue de 1,3 point de pourcentage par rapport au trimestre précédent pour s'établir à 43,2 %, celle qui a trait au bungalow détaché étalon, de 1,1 point de pourcentage, pour se fixer à 35,6 %, tandis que celle qui se rapporte à l'appartement en copropriété standard a légèrement augmenté pour atteindre 28,9 % (hausse de 0,1 point de pourcentage).
20 mai, 2011
La réflexion du jour
« Si le système d'éducation encourageait suffisamment les compétences et les aptitudes entrepreneuriales, la prochaine génération d'entrepreneurs pourrait bénéficier d'une excellente carrière qui leur permettra non seulement de perfectionner leurs talents et leur expertise, mais aussi d'éprouver une plus grande satisfaction tant sur le plan personnel que professionnel. » --- Martine Hébert, vice-présidente de la FCEI, Québec.
Le chiffre du jour : 83 %
Un nouveau sondage que la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a réalisé auprès de 8 900 entrepreneurs révèle qu'une grande majorité d'entre eux, soit 83 %, opteraient pour la même carrière s'ils avaient à choisir de nouveau.
Il est donc peu étonnant de constater que 78 % des entrepreneurs recommandent aux jeunes l'entrepreneuriat comme choix de carrière. Malheureusement, les commentaires des chefs d'entreprise indiquent tous la même triste vérité : les écoles ne font pas assez pour promouvoir l'entrepreneuriat comme choix de carrière. « Elles préparent les enfants pour une carrière, mais pas pour le démarrage d'une entreprise », se désole un membre de l'Alberta.
Il est donc peu étonnant de constater que 78 % des entrepreneurs recommandent aux jeunes l'entrepreneuriat comme choix de carrière. Malheureusement, les commentaires des chefs d'entreprise indiquent tous la même triste vérité : les écoles ne font pas assez pour promouvoir l'entrepreneuriat comme choix de carrière. « Elles préparent les enfants pour une carrière, mais pas pour le démarrage d'une entreprise », se désole un membre de l'Alberta.
19 mai, 2011
Subventions : les perles du 7 au 13 mai 2011
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Vous vous rappelez que le ministre s’était engagé à financer tout nouveau programme en éliminant un programme existant. Mais, comme toujours, les politiciens ont trouvé un nouveau truc pour créer de nouveaux programmes sans couper ailleurs. Au lieu d’annoncer la création d’un nouveau programme, on annonce la création d’un nouveau volet à l’intérieur d’un programme existant (voir l’item #6).
Après, on se demande pourquoi les gens sont cyniques!
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Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Vous vous rappelez que le ministre s’était engagé à financer tout nouveau programme en éliminant un programme existant. Mais, comme toujours, les politiciens ont trouvé un nouveau truc pour créer de nouveaux programmes sans couper ailleurs. Au lieu d’annoncer la création d’un nouveau programme, on annonce la création d’un nouveau volet à l’intérieur d’un programme existant (voir l’item #6).
Après, on se demande pourquoi les gens sont cyniques!
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- Québec a profité du lancement des travaux de la deuxième phase au Centre de démonstration des technologies de l’environnement, situé au Domaine culturel Aurèle-Dubois de Beloeil, pour annoncer que l’aide accordée à Nature-Action Québec passera de 766 419 $ à 833 086 $.
- Après avoir accordé, la semaine dernière, des « bourses de carrière » à une écrivaine et poète, une soprano, un scénographe, un peintre et deux réalisateurs, le Conseil des arts et des lettres du Québec annonce qu’il réservera une de ces bourses exclusivement à la littérature et au conte. Après la Bourse de carrière Jean-Paul-Riopelle destinée aux artistes des arts visuels et la Bourse de carrière à l’intention des scénaristes et des réalisateurs de cinéma, la bourse de carrière en littérature est la troisième bourse dédiée à un secteur en particulier. Cette bourse vise les écrivains et les conteurs ayant un minimum de 20 années de carrière professionnelle. Le montant de la bourse est de 60 000 $, répartie sur deux ans.
- Le festival de musique électronique Mutek pourra compter sur une aide gouvernementale de 166 500 $ pour sa 12e édition, qui aura lieu du 1er au 5 juin 2011 à Montréal.
- Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation accorde un financement de 26 millions $ sur deux ans à l’organisme Génome Québec, afin de financer de nouveaux projets de recherche en génomique, en plus d’appuyer ceux lancés par Génome Canada.
- Québec accorde une subvention de 43 590 $ à l’organisme Service intégré du bois (SIB), de Sherbrooke, afin de réaliser un répertoire électronique des entreprises du créneau d’excellence Transformation du bois d’apparence et composites.
- Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire annonce la création d’un nouveau volet en vertu du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités. Une enveloppe gouvernementale de 25 millions $ sera mise à la disposition des MRC du Québec afin de les inciter à offrir aux municipalités de leur territoire une expertise en ingénierie et en gestion contractuelle.
- Une subvention de plus de 1 760 000 $ est accordée à la Société de transport de Lévis pour son projet d’implantation d’un système d’aide à l’exploitation et d’information aux voyageurs totalisant 2 346 000 $.
- À La Tuque, le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation consent un prêt de 12 750 000 $ à l’entreprise Industries Parent dans le cadre du programme Renfort, administré par Investissement Québec.
La réflexion du jour
Il y a un vieux dicton qui dit que si tu n'es pas à gauche à 20 ans c'est que tu n'as pas de coeur et si tu es encore à gauche à 40 ans c'est que tu n'as pas de tête. --- Jean-Marc Léger
Le chiffre du jour : 26 %
Le plus ironique, c'est que les jeunes sont ceux qui sont le plus à gauche (34 %), mais aussi ceux qui sont le plus à droite (26 %). Ils ont des opinions beaucoup plus tranchées que leurs aînés. Fini le Québec de l'extrême centre. Les jeunes ramènent le débat gauchedroite à l'avant-plan de la société.
18 mai, 2011
La réflexion du jour
Selon le rapport, les ménages canadiens et américains commencent à privilégier des véhicules plus petits et plus économes en carburant, tendance qui a commencé à se faire sentir lorsque le prix du baril a défoncé la marque des 100 $ US, en mars.
(NDLR : Voilà un autre anecdote qui démontre que les consommateurs n'ont pas besoin de l'intervention des politiciens pour s'ajuster aux lois du marché.)
(NDLR : Voilà un autre anecdote qui démontre que les consommateurs n'ont pas besoin de l'intervention des politiciens pour s'ajuster aux lois du marché.)
Le chiffre du jour : 23 %
Aux États-Unis, les ventes de voitures compactes et de véhicules utilitaires multisegments (VUM) ont bondi de 40 % comparativement à l'année précédente, en mars comme en avril, et comptent maintenant pour près du quart de toutes les ventes, alors qu'elles n'en représentaient que 18 % en 2007 et moins de 20 % en 2010. Ce sont ces modèles qui enregistrent aussi les meilleurs gains au Canada, leurs ventes ayant bondi de 23 % en glissement annuel en avril, revirement brusque comparativement aux mois précédents, alors que les camionnettes et les minifourgonnettes arrivaient en tête.
17 mai, 2011
La réflexion du jour
Non seulement le privé ne nuirait pas au public, mais, selon les deux chercheurs, leur étude démontre que la concurrence exercée par le réseau privé est bénéfique pour le réseau public et qu’elle améliore la qualité générale de l'éducation au Québec. --- Philip Merrigan et Pierre Lefebvre, professeurs du Département de sciences économiques de l'École des sciences de la gestion (ESG) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM)
Le chiffre du jour : 4 à 5 rangs centiles
Au moment de la transition entre l'école primaire et le secondaire, les élèves qui passent du réseau public au privé voient leurs résultats à des tests de mathématiques s'améliorer de façon significative, a démontré une étude récente menée par deux professeurs du Département de sciences économiques de l'École des sciences de la gestion (ESG) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), Philip Merrigan et Pierre Lefebvre, en collaboration avec le diplômé Matthieu Verstraete (M. Sc. économique, 2006). « En moyenne, le classement des élèves s'améliore de quatre à cinq rangs centiles, ce qui constitue une augmentation considérable », souligne Philip Merrigan.
16 mai, 2011
L’inflation promue et l’inflation cachée par les autorités
André Dorais
Suivant la crise économique de 2008 la Réserve fédérale renflouait les banques et abaissait son taux directeur. Celui-ci est aujourd’hui à un niveau historiquement bas et la Réserve fédérale est à compléter sa troisième grande injection de fonds dans l’«économie» depuis cette date. J’écris «économie» entre guillemets, car ce nouvel argent se retrouve principalement dans les comptes des banques commerciales.
De son côté, le gouvernement américain, à l’instar de la plupart des autres gouvernements touchés par la crise, augmentait ses dépenses dans le même but, soit de relancer l’économie. Ces interventions ont-elles porté fruit?
"I do think that our policies have contributed to a stronger stock market, just as they did in March of 2009." Ben BernankePoliticiens et dirigeants des banques centrales se fient beaucoup aux marchés boursiers pour déterminer si leurs politiques ont été profitables à l’«économie». Ils se fient autant, voire davantage, à l’indice des prix à la consommation pour déterminer si les bénéfices réalisés sur les marchés boursiers viennent accompagnés d’effets pervers. Je ne partage ni leur stratégie, ni leur lecture, ni leur optimisme.
D’une part, l’économie ne se résume pas aux marchés boursiers. Il suffit de préciser que de tous les marchés financiers, les marchés boursiers sont les plus petits. D’autre part les résultats des marchés boursiers, depuis mars 2009, ne sont pas aussi bons qu’ils en ont l’air. Prenons, à titre d’exemple, l’indice S&P 500, qui représente les 500 plus grosses entreprises américaines transigeant en bourse. La progression nominale de cet indice est de 70% depuis mars 2009.
Les autorités laissent entendre que l’inflation est minime, par conséquent elles concluent que celle-ci affecte peu les résultats. Est-ce vraiment le cas? Si l’on utilise l’indice des prix à la consommation comme mesure d’inflation, on peut effectivement la considérer négligeable et conclure que le rendement de l’indice S&P 500, depuis cette date, est bon. C’est-à-dire qu’il dépasse de beaucoup sa moyenne annuelle. Au-delà du fait que mars 2009 constitue le plus bas niveau atteint sur les marchés boursiers américains lors de la crise, on doit se poser la question à savoir si l’indice des prix à la consommation constitue une mesure adéquate d’inflation. En d’autres mots, cet indice représente-t-il fidèlement la perte du pouvoir d’achat?
Une critique populaire de l’indice des prix à la consommation est celle de John Williams. Celui-ci calcule ledit indice, pour les États-Unis, en se servant de la méthodologie officielle utilisée avant 1980. D’après celle-ci, l’inflation des prix serait actuellement d’environ 10% sur une base annuelle, soit quatre fois plus importante que l’inflation officielle déterminée par le Bureau of Labor Statistics.
Parmi les modifications apportées au calcul de l’inflation depuis le début des années 1980, on retrouve plusieurs quantifications d'évaluations subjectives. Le Bureau of Labor Statistics offre l’exemple suivant : deux téléviseurs sont comparés, le premier possède un écran cathodique de 27 pouces, le second, un écran plasma de 42 pouces. Le premier se détaillait 250$ l’an dernier, mais n’est plus disponible. Le téléviseur maintenant disponible se vend 1 250$. En réévaluant le téléviseur de 27 pouces comme s’il était toujours disponible selon les caractéristiques du second, les experts dudit Bureau arrivent à la conclusion que le téléviseur de 42 pouces n’est pas 400% (ou 5 fois) plus cher que l’autre, mais 7% moins dispendieux…
Il va sans dire que la traduction d’évaluations subjectives en valeurs objectives soulève des doutes quant à son impartialité. Une inflation officielle plus basse que la réalité permet, entre autres choses, au gouvernement de dévaluer davantage sa dette sur le dos de ses créditeurs. En passant, ce sont souvent les mêmes gens que le gouvernement prétend servir et pour lesquels il dit s’endetter... Cette suspicion est donc bien dirigée, mais elle ne constitue pas une remise en cause fondamentale de l’inflation. Elle prête au gouvernement l’intention de cacher l’inflation réelle, mais pas celle d’en être la source.
Prétendre que l’inflation se résume à savoir pondérer et calculer ne constitue pas une critique fondamentale de l’inflation. Pareille critique tente de démontrer, par exemple, qu’une hausse moyenne de l’inflation ne peut pas être établie à partir de biens économiques différents. Dès lors que la démonstration est établie, la définition populaire de l’inflation doit être rejetée.
Une critique fondamentale de l’inflation
La définition populaire de l’inflation se lit comme suit : une hausse moyenne des prix des biens et des services de consommation. Pour obtenir une moyenne on doit additionner ou multiplier des objets ou des ratios ayant une base commune. Par exemple, si l’on se procure une maison à 200 000$, une voiture à 20 000$ et un téléviseur à 400$, on peut dire que la somme totale déboursée est de 220 400$. Toutefois, puisqu’il n’y a pas de dénominateur commun entre ces biens économiques, on ne peut pas en tirer une moyenne.
On ne peut pas comparer les dépenses totales effectuées par un ou plusieurs individus d’une année à l’autre pour déterminer l’inflation, car non seulement cela implique l’addition de biens économiques différents, mais aussi l’interchangeabilité des dépenses des uns et des autres. Or, les dépenses des uns ne peuvent pas se comparer aux dépenses des autres pour plusieurs raisons. Les priorités des gens ne sont pas les mêmes et elles changent avec le temps, selon le lieu, les circonstances, etc. Puisqu’on ne peut pas tirer de ces calculs une moyenne qui ait un sens quelconque, on ne peut davantage en tirer une définition de l’inflation. Il s’ensuit que la définition populaire de l’inflation doit être rejetée.
Pour avoir une idée de la perte du pouvoir d’achat on n’a pas à chercher le panier de consommation représentatif de l’«homme ordinaire», encore moins établir la liste exhaustive des produits et services qui augmentent de prix d’une période à l’autre. Il suffit d’identifier la ou les causes principales de l’inflation. Les catastrophes naturelles viennent à l’esprit, mais elles ne touchent qu’une infime partie des biens économiques. L’avarice vient aussi à l’esprit, mais pour assouvir ce vice les agents économiques doivent souvent réduire leurs prix, ce qui va à l’encontre de l’inflation des prix dont on cherche la cause principale. Plusieurs facteurs expliquent la hausse des prix de certains biens et services, mais un seul d’entre eux explique la hausse générale des prix : l’augmentation de l’offre de monnaie. Puisque celle-ci en est la cause principale, elle devrait en être la définition.
Cette redéfinition de l’inflation, qui en passant était celle généralement établie il y a un peu plus de cent ans, explique mieux la volatilité des prix et les cycles économiques. Elle explique en partie la forte hausse des marchés boursiers américains depuis mars 2009 et, à moins d’une autre injection monétaire à venir, elle prédit que les gains ainsi obtenus ou bien ne dureront pas, ou bien réduiront ceux immédiatement à venir.
La plupart des économistes et autres analystes financiers sont conscients que les banques centrales prennent des risques en injectant dans l’économie d’importantes sommes d’argent, mais ils considèrent que ces risques sont bien gérés, car l’indice des prix à la consommation est faible. De leur point de vue, les conséquences négatives des injections monétaires se trouvent uniquement dans cette mesure d’inflation. Lorsque ce nouvel argent se retrouve dans les marchés boursiers, immobiliers, etc., ils n’y voient que du positif. Il s’ensuit que leurs explications des cycles économiques n’invoquent pas l’augmentation de l’offre de monnaie (injection ou inflation monétaire, assouplissement quantitatif, etc.), ils en attribuent plutôt la cause à l’avarice, à une demande déficiente ou, à l’opposé, un contrôle déficient.
Parce qu’une majorité d’économistes voient l’inflation uniquement à travers l’indice des prix à la consommation, ils tendent à la sous-estimer. En effet, pratiquement toutes les mesures d’offre de monnaie indiquent un taux plus élevé que l’indice des prix à la consommation. Dans cette perspective, les rendements boursiers ne sont pas aussi élevés qu’ils ne l’indiquent puisqu’ils sont eux-mêmes bénéficiaires de l’inflation, soit du nouvel argent introduit dans l’économie.
On peut chiffrer le nouvel argent introduit dans l’économie, mais il est pratiquement impossible de préciser exactement où il va et dans quelle proportion. Pour avoir une idée approximative de l’inflation des prix on peut utiliser la mesure d’offre de monnaie TMS, certainement l’une des mesures d’inflation les plus justes qui soit. TMS indique une inflation moyenne de quelque 8,84% par année depuis les 10 dernières années, tandis que l’indice des prix à la consommation, pour la même période, indique une inflation moyenne de 2,36%.
Dans l’hypothèse irréaliste que le nouvel argent se retrouve dans un même délai partout de manière égale, on doit conclure, entre autres choses, que l’indice des prix à la consommation est sous-estimé d’environ 6,50% (8,84% - 2,36%) annuellement depuis 10 ans, tandis que les marchés boursiers et autres marchés financiers sont surestimés dans les mêmes proportions. J’écris «irréaliste», car l’argent créé par les banques centrales et les banques commerciales ne se retrouvent pas partout de manière égale. Cette hypothèse a pour unique bénéfice de faciliter le calcul et d’offrir un ordre de grandeur.
Dans cette perspective, les gens qui ont investi dans les marchés boursiers lors des deux dernières années s’en tirent relativement bien, mais pas autant que les politiciens et les dirigeants des banques centrales le laissent entendre. On ne peut en dire autant de ceux qui ont investi dans les obligations gouvernementales. En effet, considérant une inflation de trois à quatre fois plus élevée que celle indiquée par les autorités, très peu de ces obligations offrent un rendement positif.
On doit rappeler que la majorité des gens qui investissent dans les obligations gouvernementales veulent avant tout maintenir la valeur de leur capital monétaire. Or, si l’inflation est plus élevée que les données officielles, c’est-à-dire que le pouvoir d’achat est plus faible que les autorités le laissent entendre, on doit conclure que plusieurs investisseurs n’atteignent pas leur objectif puisqu’ils subissent une perte nette de leur capital.
À l’opposé, les gouvernements qui émettent cette dette, et plusieurs agents économiques qui empruntent de l’argent sur une longue période, s’en tirent relativement bien puisqu’ils ont à rembourser leurs dettes à moindre coût à cause de cette inflation plus élevée. Ainsi, on peut dire, en généralisant, que dans le monde actuel l’emprunteur est récompensé et l’épargnant, pénalisé. Vices et vertus se retrouvent sens dessus dessous!
Considérant que les dettes gouvernementales s’accumulent à un rythme fou, que la majorité des politiciens, économistes et autres experts de la finance préfèrent trouver des boucs émissaires plutôt que d’assumer la responsabilité de cette dérive, il y a peu d’espoir de l’arrêter dans un avenir rapproché. De ce point de vue, on peut concevoir que les investisseurs soient incités à prendre plus de risque, non pas dans le but d’en obtenir un profit plus grand, mais dans celui, plus triste, d’en obtenir une perte réelle moins élevée.
L’inflation, c’est-à-dire l’inflation monétaire, est toujours destructrice de richesse malgré ses effets enivrants à court terme. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’elle est offerte en grande quantité. L’augmenter sans cesse conduit tôt ou tard à un appauvrissement généralisé. Cette redéfinition de l’inflation permet de la classer parmi les mesures distributives de richesse, soit l’imposition et la taxation. D’aucune façon peut-elle faire partie des mesures productives de richesse. Pour ces raisons, les autorités ne veulent pas la redéfinir. Bien qu’elles disent travailler pour le public, on doit se rendre à l’évidence qu’elles travaillent d’abord et avant tout pour elles-mêmes.
La réflexion du jour
Le Québec a un urgent besoin de plus d'entrepreneurs. De la sorte qui lancent des entreprises privées capables de grandir et d'engranger des profits, comme des autres.
Le chiffre du jour : 30 % c. 15 %
Contrairement à ce que l'on entend souvent dire, ils (NDLR : les entrepreneurs québécois) ne sont pas plus portés que leurs homologues canadiens à demander l'aide du gouvernement (moins de 16 %), mais sont deux fois plus nombreux à se montrer insatisfaits de l'aide finalement reçue (30 % contre 15 %). On déplore notamment la lenteur et la lourdeur des processus, le manque de coordination entre les services, des critères d'admissibilité trop étroits et le manque de compétence des personnes ressources.
15 mai, 2011
La réflexion du jour
Cotiser à l’assurance-emploi est obligatoire pour les employeurs et les employés. Pourquoi, quand ces derniers font une réclamation, la qualité du service est-elle facultative? De la part de fonctionnaires qui doivent leur poste à l’existence de ce régime, c’est inacceptable. --- Ariane Krol
Le chiffre du jour : 80 %
Les porte-parole du gouvernement assurent que 80% des demandes obtiennent une réponse dans les 28 jours. Le porte-parole du Comité Chômage de Montréal est sceptique. Pas moi: 80%, c’est peut-être une note correcte à l’école, mais en matière de service à la clientèle, ce n’est pas très reluisant. Un assuré sur cinq qui ne reçoit pas de réponse dans les (généreux) délais prévus, ce n’est pas normal.
14 mai, 2011
Foreclosure gate : les gangs de Wall Street contre l’État US
Le dernier livre de Vincent Bénard, Foreclosure gate : les gangs de Wall Street contre l’État US, Edouard Valys Editions, 2011, aurait très bien pu s’intituler : Foreclosure gate : l’État soutient les gangs de Wall Street.
Contrepoint résume la thèse de Bénard comme suit :
Foreclosure gate : un livre choc par unmondelibre
Contrepoint résume la thèse de Bénard comme suit :
C'est la plus grande fraude économique de tous les temps. Elle commence en 2007 avec la crise des subprimes, provoque la pire récession depuis 1929 et n'est à ce jour pas résolue...Voici la vidéo de présentation de l'ouvrage :
C'est un match, un duel entre deux piliers de la société américaine. D'un côté, l'Etat de droit, de l'autre, les plus grandes banques de Wall Street, embarquées dans une course aux profits rapides à n'importe quel prix. Au milieu, l'Affaire, la patate chaude que personne ne sait traiter, le Foreclosure Gate. Si la justice l'emporte, la morale sera sauve, mais le système financier sera taillé en pièces. Si les gangs de Wall Street triomphent, les ménages américains épongeront des centaines de milliards de pertes dans une économie exsangue, pendant que l'élite financière continuera de se remplir les poches. Que va décider l'Etat US surendetté qui a toujours besoin des banquiers, mais qui ne peut ignorer le sort de 310 millions de citoyens... qui va payer ?
Pourquoi il est impératif de maîtriser le Foreclosure Gate quand on est un épargnant français ? Parce que les conséquences du règlement de ce conflit vont influencer pendant 5 ans la gestion de votre épargne !
Imaginez que le soutien aux banques US passent par une politique de taux zéro pendant 5 ans ? Aucune rémunération pour votre capital, une inflation des biens de la vie courante, une monétisation des dettes publics qui dévaluent le dollar et l'euro...
Foreclosure gate : un livre choc par unmondelibre
La réflexion du jour
Mais au Québec, l'élargissement du rôle des pharmaciens sera un parcours lent et tortueux dont l'issue est encore incertaine. Voilà une autre illustration de la lourdeur de notre système, victime, dans ce dossier-ci, du corporatisme, de l'inertie gouvernementale, de l'isolationnisme myope et, comme toujours, du mépris du patient. --- Alain Dubuc
Le chiffre du jour : 883 $
La question est encore plus pertinente au Québec, province où l'on dépense le plus en médicaments d'ordonnance: 883$ par habitant, soit 15% de plus que la moyenne canadienne. Une conséquence de notre assurance médicaments et, surtout, du privilège accordé aux médicaments d'origine.
13 mai, 2011
La réflexion du jour
Les acheteurs d'habitations, qui s'attendent à une hausse des taux d'intérêt hypothécaires, se préoccupent de leur niveau d'endettement actuel et futur. Avant de faire une offre, ils se renseignent afin de savoir si leurs paiements hypothécaires et budget familial augmenteront ou diminueront dans les prochains mois. --- Gary Morse, président de l'Association Canadienne de l'Immobilier.
12 mai, 2011
La réflexion du jour
La perception généralisée qu'ont les gens de la justice, c'est que c'est trop long et trop cher. La réalité, c'est qu'il y a ce que j'appelle un »décrochage judiciaire« au Québec. Un fossé grandissant entre les droits théoriques du justiciable et ce qui s'exerce en pratique. Ce phénomène dure depuis des décennies. --- Jean-Marc Fournier, Ministre de la Justice
Le chiffre du jour : 721 M$
«Durant les années de régime péquiste, le budget de la Justice a constamment baissé, de 1993 à 2003. Depuis, il y a une progression constante. Cette année, notre budget (721 millions $, soit un peu plus de 1 % du budget total du gouvernement) est en hausse d'une vingtaine de millions $ sur le précédent. Avec les mesures qu'on veut prendre, c'est indéniable que ça va prendre de l'argent.
(NDLR : Je ne doute pas que ce gouvernement peut dépenser plus, on en a la preuve tous les jours, mais peut-il améliorer l'accès à la justice ? Cela reste à voir.)
(NDLR : Je ne doute pas que ce gouvernement peut dépenser plus, on en a la preuve tous les jours, mais peut-il améliorer l'accès à la justice ? Cela reste à voir.)
11 mai, 2011
La réflexion du jour
Lancé en 2006, l'ambitieux projet d'informatisation des dossiers de santé de tous les Québécois (DSQ) «est un échec», tranche le vérificateur général du Québec dans un rapport qu'il a remis hier à l'Assemblée nationale. --- Denis Lessard
Le chiffre du jour : 1,4 G$
En tout, l'informatisation des dossiers santé coûtera plus de 1,4 milliard de dollars, soit les 563 millions déjà prévus pour le DSQ et 900 millions pour l'ensemble des plateformes «dossier patient électronique» qui apparaîtront en région. Selon M. Lachance, il est clair que des portions importantes du DSQ ne pourront être récupérées.
10 mai, 2011
Subventions : les perles du 30 avril au 6 mai 2011
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la Société Terminaux Montréal a besoin d’une subvention de 181 389 $? Cette entreprise est la propriété du CN et du Port de Montréal, deux entreprises qui génèrent d’importants profits (je les en félicite), contrairement au gouvernement du Québec qui génère des pertes. Le montant impliqué n’est pas très important, mais ça me dérange de constater que l’argent des contribuables hyperfiscalisés soit gaspillé avec une telle désinvolture.
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Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer pourquoi la Société Terminaux Montréal a besoin d’une subvention de 181 389 $? Cette entreprise est la propriété du CN et du Port de Montréal, deux entreprises qui génèrent d’importants profits (je les en félicite), contrairement au gouvernement du Québec qui génère des pertes. Le montant impliqué n’est pas très important, mais ça me dérange de constater que l’argent des contribuables hyperfiscalisés soit gaspillé avec une telle désinvolture.
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- Six créateurs obtiennent une « bourse de carrière » du Conseil des arts et des lettres du Québec. Trois bourses de 60 000 $ chacune sont attribuées à l’écrivaine et poète Élise Turcotte, la soprano Suzie LeBlanc et le scénographe Claude Goyette. Le peintre Pierre Blanchette reçoit, pour sa part, la bourse Jean-Paul-Riopelle de 60 000 $, et les réalisateurs André Gladu et Garry Beitel, les bourses de carrière à l’intention des scénaristes et des réalisateurs de cinéma, qui s’élèvent à 50 000 $ chacune.
- Le ministère des Ressources naturelles et de la Faune investit 1,7 M$ afin d’apporter des améliorations au laboratoire de la pépinière forestière de Saint-Modeste.
- Une aide financière de 300 000 $ est accordée à l’Institut de recherche sur l’hydrogène de l’Université du Québec à Trois-Rivières pour trois projets d’un coût global de près de 525 000 $.
- Le ministère de l’Immigration et des Communautés culturelles a dévoilé dix nouveaux projets dans le cadre de Défi Montréal pour favoriser l’intégration en emploi des nouveaux arrivants, ce qui représente un investissement de 976 000 $.
- Une somme de 181 389 $ est accordée à la Société Terminaux Montréal Gateway pour l’ajout de deux voies de circulation et la construction d’un bâtiment de contrôle pour le passage de véhicules au Terminal 77 du port de Montréal.
La réflexion du jour
La culture québécoise pousse à se trouver un bon emploi et à se procurer un bon fonds de pension» --- Alain Aubut, PDG de la Fondation de l'entrepreneurship.
Le chiffre du jour : 19 % c. 30 %
L'Indice entrepreneurial québécois 2011 démontre que les entrepreneurs sont pris entre plusieurs feux.
D'un côté, l'ambition est largement moins reconnue comme une force chez les Québécois (19 %) que les autres Canadiens (30 %). De l'autre, le taux de respect envers le bâtisseur ayant connu un échec s'avère plus faible au Québec (48 %) que dans les autres provinces (52 %).
Le goût du risque est lui aussi peu prisé: 31 % des Québécois le voient comme une force, contre 45 % des autres Canadiens.
D'un côté, l'ambition est largement moins reconnue comme une force chez les Québécois (19 %) que les autres Canadiens (30 %). De l'autre, le taux de respect envers le bâtisseur ayant connu un échec s'avère plus faible au Québec (48 %) que dans les autres provinces (52 %).
Le goût du risque est lui aussi peu prisé: 31 % des Québécois le voient comme une force, contre 45 % des autres Canadiens.
09 mai, 2011
Money, Bank Credit and Economic Cycles, Jesus Huerta de Soto.
Revue de livre par minarchiste
(Livre disponible gratuitement en pdf)
Jesús Huerta de Soto Ballester est un économiste de l’école autrichienne et professeur d’économie politique à l’Université Rey Juan Carlos de Madrid en Espagne.
Dans les premiers chapitres, De Soto commence par relater l’histoire du système bancaire, partant d’aussi loin que de l’Empire Romain. Il se consacre plus précisément à l’évolution du dépôt bancaire. De Soto différentie les dépôts à terme des dépôts à vue. Dans le premier type de dépôt, la propriété du bien est transférée temporairement à la banque pour une durée déterminée, alors que ce n’est pas le cas pour le dépôt à vue, lequel est plutôt confié en garde auprès de la banque et disponible pour retrait en tout temps. En ce sens, le dépôt à terme est essentiellement un prêt octroyé à la banque par le déposant. Comme la propriété est transférée en vertu de ce prêt, la banque peut l’utiliser à sa guise, alors que pour le dépôt à vue, la banque s’engage à retourner la somme en tout temps, elle ne peut donc s’en départir en faisant un prêt sans déroger à son obligation contractuelle. Beaucoup de gouvernements ont permis aux banques d’effectuer légalement cette pratique frauduleuse, dans le but d’utiliser le stratagème pour financer les dépenses de l’État, surtout les dépenses de guerre, et pour en profiter par l’entremise de la fiscalité. De Soto décrit très bien ce lien de complicité entre les gouvernements et les banquiers.
Certains diront que la plupart des déposants autoriseraient contractuellement les banquiers à utiliser les dépôts à vue pour faire des prêts et investissements, mais ce genre de contrat est impossible puisque si c’était le cas, en acceptant ces termes, les déposants renonceraient au droit d’accès immédiat à leur argent, puisque celui-ci ne peut se retrouver à deux endroits en même temps. Ceci étant dit, les contrats de dépôt bancaire des banques ne spécifient pas les conditions et la véritable nature de l’entente. La lecture de ce contrat ne permet pas au déposant d’en comprendre les implications. En fait, c’est de façon secrète que les banquiers ont commencé à utiliser frauduleusement la monnaie de leurs déposants pour faire des prêts, et non de manière claire et explicite. Le paiement d’un taux d’intérêt minime et « symbolique » sur ces dépôts n’est que de la poudre aux yeux, de façon à dissimuler la vraie nature de l’activité et à la déguiser en prêt. Ce n’est que plus tard que cette pratique frauduleuse fut légalisée par les gouvernements, qui y ont vu un moyen efficace de financer leurs dépenses.
Par ailleurs, De Soto mentionne avec raison que le système bancaire à réserves fractionnaire et la banque centrale n’ont pas émergé naturellement sur le libre-marché, mais ont bel et bien été imposés par l’État par force de loi. La banque centrale sert non-seulement à fournir de la liquidité de dernier recours aux banques qui en de besoin, mais surtout à coordonner le rythme auquel elles génèrent du crédit (et crée de la monnaie). Pour De Soto, le système qui a émergé suite aux décisions économiques faîtes par des millions de personnes au cours de l’histoire est l’étalon-or, et non le système actuel.
Par la suite, De Soto décrit de quelle façon l’inflation monétaire a contribué à mener l’Empire Romain à sa chute. Il décrit aussi très fidèlement l’histoire de la fameuse Banque d’Amsterdam, qui ouvrit ses portes en 1609 et qui arrivait à être rentable même si elle n’utilisait pas les dépôts à vue pour faire des prêts, maintenant ainsi un ratio de réserves de 100% et exigeant des frais pour la garde de ces dépôts entre autres services financiers. La banque a divergé de cette discipline dans les années 1780s, pour financer les dépenses de l’État durant la guerre Anglo-Néerlandaise. Selon De Soto, la Banque d’Amsterdam fut la dernière de l’histoire à maintenir un ratio de réserves de 100%. L’auteur aborde aussi les failles du Peel Act de 1844 en Angleterre, qui empêchait l’émission de notes bancaires sans espèces sous-jacentes, mais qui permettait les réserves fractionnaires sur les dépôts à vue. De Soto relate aussi les histoires de John Law et Richard Cantillon, démontrant le pouvoir destructeur de l’inflation.
Dans une autre section de l’ouvrage, De Soto décrit de façon très exhaustive l’approche de l’école autrichienne d’économie et sa théorie des cycles économiques. Il critique ensuite les autres écoles de pensée, qui sont essentiellement les monétaristes et les keynésiens. Il montre que la faille de la plupart de ces doctrines est qu’elles ne disposent d’aucune théorie du capital qui soit valable et ne peuvent expliquer les déformations de la structure de production en fonction des préférences temporelles des agents.
Il explique de manière très exhaustive de quelle façon l’inflation engendre du chômage en occasionnant la décoordination des agents économiques et de mauvais investissements. La création de monnaie envoie un faux signal aux marchés ce qui fait allonger inutilement la structure de production. Des investissements sont alors entrepris sans qu’ils ne correspondent aux besoins réels du marché, sans qu’il n’y ait suffisamment d’épargne pour les compléter et sans que les biens intermédiaires soit disponibles en quantités suffisantes pour les alimenter.
De Soto consacre ensuite un chapitre à réfuter les arguments des défenseurs d’un système bancaire « libre » (a.k.a. White et Selgin), dans lequel les réserves fractionnaires seraient permises. Pour De Soto, un système avec réserves à 100% ne constituerait pas une diminution de liberté, mais plutôt une façon de préserver les droits de propriété. Selon lui, les réserves fractionnaires constituent une impossibilité légale et une violation des droits de propriété, au même titre que la contrefaçon de monnaie.
L’ouvrage se termine par un chapitre proposant une réforme du système monétaire, laquelle est basée sur un système bancaire avec des réserves entières ainsi que sur un retour à l’étalon-or. Tout comme Rothbard, il ne prône pas l’imposition légale de l’étalon-or, mais il affirme que c’est cette forme de monnaie qui émergerait librement sur le marché.
En somme, ce livre est un véritable traité sur l’histoire du système bancaire. C’est selon moi un incontournable pour quiconque désirant véritablement comprendre l’économie, et ce malgré qu’il soit trop long et qu’il comporte certains passages plutôt indigestes, voire inutiles. Je le recommande donc fortement.
(Livre disponible gratuitement en pdf)
Jesús Huerta de Soto Ballester est un économiste de l’école autrichienne et professeur d’économie politique à l’Université Rey Juan Carlos de Madrid en Espagne.
Dans les premiers chapitres, De Soto commence par relater l’histoire du système bancaire, partant d’aussi loin que de l’Empire Romain. Il se consacre plus précisément à l’évolution du dépôt bancaire. De Soto différentie les dépôts à terme des dépôts à vue. Dans le premier type de dépôt, la propriété du bien est transférée temporairement à la banque pour une durée déterminée, alors que ce n’est pas le cas pour le dépôt à vue, lequel est plutôt confié en garde auprès de la banque et disponible pour retrait en tout temps. En ce sens, le dépôt à terme est essentiellement un prêt octroyé à la banque par le déposant. Comme la propriété est transférée en vertu de ce prêt, la banque peut l’utiliser à sa guise, alors que pour le dépôt à vue, la banque s’engage à retourner la somme en tout temps, elle ne peut donc s’en départir en faisant un prêt sans déroger à son obligation contractuelle. Beaucoup de gouvernements ont permis aux banques d’effectuer légalement cette pratique frauduleuse, dans le but d’utiliser le stratagème pour financer les dépenses de l’État, surtout les dépenses de guerre, et pour en profiter par l’entremise de la fiscalité. De Soto décrit très bien ce lien de complicité entre les gouvernements et les banquiers.
Certains diront que la plupart des déposants autoriseraient contractuellement les banquiers à utiliser les dépôts à vue pour faire des prêts et investissements, mais ce genre de contrat est impossible puisque si c’était le cas, en acceptant ces termes, les déposants renonceraient au droit d’accès immédiat à leur argent, puisque celui-ci ne peut se retrouver à deux endroits en même temps. Ceci étant dit, les contrats de dépôt bancaire des banques ne spécifient pas les conditions et la véritable nature de l’entente. La lecture de ce contrat ne permet pas au déposant d’en comprendre les implications. En fait, c’est de façon secrète que les banquiers ont commencé à utiliser frauduleusement la monnaie de leurs déposants pour faire des prêts, et non de manière claire et explicite. Le paiement d’un taux d’intérêt minime et « symbolique » sur ces dépôts n’est que de la poudre aux yeux, de façon à dissimuler la vraie nature de l’activité et à la déguiser en prêt. Ce n’est que plus tard que cette pratique frauduleuse fut légalisée par les gouvernements, qui y ont vu un moyen efficace de financer leurs dépenses.
Par ailleurs, De Soto mentionne avec raison que le système bancaire à réserves fractionnaire et la banque centrale n’ont pas émergé naturellement sur le libre-marché, mais ont bel et bien été imposés par l’État par force de loi. La banque centrale sert non-seulement à fournir de la liquidité de dernier recours aux banques qui en de besoin, mais surtout à coordonner le rythme auquel elles génèrent du crédit (et crée de la monnaie). Pour De Soto, le système qui a émergé suite aux décisions économiques faîtes par des millions de personnes au cours de l’histoire est l’étalon-or, et non le système actuel.
Par la suite, De Soto décrit de quelle façon l’inflation monétaire a contribué à mener l’Empire Romain à sa chute. Il décrit aussi très fidèlement l’histoire de la fameuse Banque d’Amsterdam, qui ouvrit ses portes en 1609 et qui arrivait à être rentable même si elle n’utilisait pas les dépôts à vue pour faire des prêts, maintenant ainsi un ratio de réserves de 100% et exigeant des frais pour la garde de ces dépôts entre autres services financiers. La banque a divergé de cette discipline dans les années 1780s, pour financer les dépenses de l’État durant la guerre Anglo-Néerlandaise. Selon De Soto, la Banque d’Amsterdam fut la dernière de l’histoire à maintenir un ratio de réserves de 100%. L’auteur aborde aussi les failles du Peel Act de 1844 en Angleterre, qui empêchait l’émission de notes bancaires sans espèces sous-jacentes, mais qui permettait les réserves fractionnaires sur les dépôts à vue. De Soto relate aussi les histoires de John Law et Richard Cantillon, démontrant le pouvoir destructeur de l’inflation.
Dans une autre section de l’ouvrage, De Soto décrit de façon très exhaustive l’approche de l’école autrichienne d’économie et sa théorie des cycles économiques. Il critique ensuite les autres écoles de pensée, qui sont essentiellement les monétaristes et les keynésiens. Il montre que la faille de la plupart de ces doctrines est qu’elles ne disposent d’aucune théorie du capital qui soit valable et ne peuvent expliquer les déformations de la structure de production en fonction des préférences temporelles des agents.
Il explique de manière très exhaustive de quelle façon l’inflation engendre du chômage en occasionnant la décoordination des agents économiques et de mauvais investissements. La création de monnaie envoie un faux signal aux marchés ce qui fait allonger inutilement la structure de production. Des investissements sont alors entrepris sans qu’ils ne correspondent aux besoins réels du marché, sans qu’il n’y ait suffisamment d’épargne pour les compléter et sans que les biens intermédiaires soit disponibles en quantités suffisantes pour les alimenter.
De Soto consacre ensuite un chapitre à réfuter les arguments des défenseurs d’un système bancaire « libre » (a.k.a. White et Selgin), dans lequel les réserves fractionnaires seraient permises. Pour De Soto, un système avec réserves à 100% ne constituerait pas une diminution de liberté, mais plutôt une façon de préserver les droits de propriété. Selon lui, les réserves fractionnaires constituent une impossibilité légale et une violation des droits de propriété, au même titre que la contrefaçon de monnaie.
L’ouvrage se termine par un chapitre proposant une réforme du système monétaire, laquelle est basée sur un système bancaire avec des réserves entières ainsi que sur un retour à l’étalon-or. Tout comme Rothbard, il ne prône pas l’imposition légale de l’étalon-or, mais il affirme que c’est cette forme de monnaie qui émergerait librement sur le marché.
En somme, ce livre est un véritable traité sur l’histoire du système bancaire. C’est selon moi un incontournable pour quiconque désirant véritablement comprendre l’économie, et ce malgré qu’il soit trop long et qu’il comporte certains passages plutôt indigestes, voire inutiles. Je le recommande donc fortement.
La réflexion du jour
À l'image d'un entrepreneur qui sait transformer les obstacles en opportunités, le Québec vit actuellement un contexte favorable au passage à l'action, a déclaré Alain Aubut. L'une des manifestations concrètes réside d'ailleurs dans le lancement prochain d'une stratégie québécoise de l'entrepreneuriat. Plus que jamais, nous avons le pouvoir d'atténuer nos lacunes, voire de les transformer en leviers par l'apport davantage concerté et mobilisé de tous et chacun, œuvrant dans le public et le privé. Plus que jamais, nous avons une lecture précise de notre culture entrepreneuriale et de ce que nous pouvons réellement transformer, afin que puisse vraiment s'exprimer le plein potentiel entrepreneurial du Québec d'aujourd'hui et de demain. --- Alain Aubut, P.D.G. de la Fondation de l'entrepreneurship
Le chiffre du jour : 26,6 % c. 16,9 %
La complexité administrative, légale et fiscale influant sur l'entrepreneuriat québécois et son système de soutien freine 26,6 % des démarcheurs québécois, ce qui constitue un obstacle pour à peine 16,9 % des démarcheurs du reste du Canada.
08 mai, 2011
La réflexion du jour
Des négociations entre le ministère et les syndicats concernant les services offerts aux enfants handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage devraient aboutir d’ici le 1er juin. --- JdeM
(NDLR : Pourquoi les syndicats ont-ils le pouvoir de décider des services offerts aux enfants (handicapés ou non)? Parce qu'au Québec, le paradis des syndicaleux, se sont les syndicats qui décident de tout. Les politiciens ont depuis longtemps accepté que ce sont les groupes de pression qui gèrent le Québec.)
(NDLR : Pourquoi les syndicats ont-ils le pouvoir de décider des services offerts aux enfants (handicapés ou non)? Parce qu'au Québec, le paradis des syndicaleux, se sont les syndicats qui décident de tout. Les politiciens ont depuis longtemps accepté que ce sont les groupes de pression qui gèrent le Québec.)
Le chiffre du jour : 9049
L’effectif scolaire des élèves TED produit par le ministère de l’Éducation pour chaque année démontre que ce nombre d’élèves présents dans les classes de niveau préscolaire 4 ans jusqu’au secondaire a explosé, passant de 2438 élèves en 2002-2003 à 9049 élèves en 2010-2011.
07 mai, 2011
La réflexion du jour
Trop facile également de puiser de tous ces facteurs une justification à l'abdication de certains. Les enjeux entourant l'avenir du secteur financier au Québec sont trop importants pour qu'on regarde le train passer et qu'on laisse à d'autres le profit des opportunités. --- Yvan Loubier, économiste et conseiller principal au cabinet de relations publiques National.
Le chiffre du jour : - 8 000
Selon une analyse réalisée l'année dernière par le groupe SECOR pour le compte de l'Autorité des marchés financiers, le nombre d'emplois a augmenté de façon significative dans le secteur financier dans la plupart des provinces canadiennes au cours des deux dernières décennies: 52 000 emplois de plus en Ontario, 20 000 en Alberta, 15 000 de plus en Colombie-Britannique.
Pendant ce temps, le Québec perdait 8000 emplois et la croissance des activités du secteur par rapport au PIB était deux fois moindre à Montréal que dans les grandes villes canadiennes.
Pendant ce temps, le Québec perdait 8000 emplois et la croissance des activités du secteur par rapport au PIB était deux fois moindre à Montréal que dans les grandes villes canadiennes.
06 mai, 2011
La richesse : un moyen, non une fin
L’entrevue de Richard Martineau avec l’un des hommes les plus riches du Québec, le milliardaire Stephen Jarislowsky, révèle que la richesse n’est pas une fin en soi, mais un moyen. Les bien-pensants et les artistes auraient intérêt à méditer cette réalité : ce n’est pas en démonisant la richesse que l’on va endiguer la pauvreté, bien au contraire. (L’entrevue débute après celle de Mme de Courcy à environ 5 minutes.)
L’opinion de M. Jarislowsky sur nos politiciens est dure, mais juste. À voir absolument.
L’opinion de M. Jarislowsky sur nos politiciens est dure, mais juste. À voir absolument.
« Né à Berlin il y a 85 ans, il est la 656e fortune mondiale selon Forbes. Il a pourtant gardé la même voiture pendant 18 ans! Au cours de sa carrière, ce gestionnaire de portefeuille a toujours dénoncé haut et fort les patrons surpayés, les administrateurs qui ferment les yeux sur les pratiques douteuses, la surconsommation, l’endettement, les RÉER et s’est toujours porté à la défense de l’actionnaire. Il n’a jamais craint la controverse : il ne se gêne pas pour dénoncer l'avidité insatiable des dirigeants d'entreprise, la paresse des administrateurs et le peu de scrupules des courtiers, avocats, banquiers et autres indésirables motivés par l'appât du gain. L'investisseur est pour lui une proie facile qui doit se méfier avant de s'aventurer dans la jungle du placement. »
La réflexion du jour
Ma voisine est d'origine belge. Il y a quelques jours, sa mère l'a appelée de Belgique et lui a dit que depuis qu'il n'y a plus de gouvernement, le pays ne s'est jamais aussi bien porté ! --- Via Richard Martineau
(NDLR : Hum... quelle bonne idée! La Belgique n'a plus de gouvernement depuis le 22 avril 2010.)
(NDLR : Hum... quelle bonne idée! La Belgique n'a plus de gouvernement depuis le 22 avril 2010.)
Le chiffre du jour : 9 %
L'ACSM a profité du début de cette campagne pour dévoiler les résultats d'un récent sondage1 qui montre que l'attitude des élus a peu d'impact sur le sentiment de confiance des Québécois (1 %). Au contraire, 9 % des Québécois estiment que le comportement de nos politiciens et politiciennes contribue à la perte de confiance en soi.
Dans l'ensemble, les principaux éléments qui aident les Québécois à développer ou à maintenir leur confiance en eux sont essentiellement l'amour des siens (54 %), la santé (41 %) et l'amitié (39 %). Le sondage dévoile aussi que les facteurs qui contribuent à faire perdre la confiance en soi des Québécois sont le rejet (46 %), le manque d'argent (42 %) et l'échec (38 %).
Dans l'ensemble, les principaux éléments qui aident les Québécois à développer ou à maintenir leur confiance en eux sont essentiellement l'amour des siens (54 %), la santé (41 %) et l'amitié (39 %). Le sondage dévoile aussi que les facteurs qui contribuent à faire perdre la confiance en soi des Québécois sont le rejet (46 %), le manque d'argent (42 %) et l'échec (38 %).
05 mai, 2011
La réflexion du jour
Le Québec, qui est resté sur le perron du pouvoir durant des années, est majoritaire dans une véritable opposition, face à un gouvernement conservateur majoritaire. Ça augure bien pour le Bas-Churchill…
On sait que c’est payant l’opposition. Et ça ne nous éloigne pas trop de nos foutues valeurs de chiâleux. On était tannés d’entendre le Bloc protester contre ceci et cela, on entendra Layton vociférer dans les deux langues pour les mêmes choses… --- Michel Hébert
On sait que c’est payant l’opposition. Et ça ne nous éloigne pas trop de nos foutues valeurs de chiâleux. On était tannés d’entendre le Bloc protester contre ceci et cela, on entendra Layton vociférer dans les deux langues pour les mêmes choses… --- Michel Hébert
Le chiffre du jour : 83 %
Le Québec a rejeté massivement les conservateurs, avec 83 % des gens qui ont voté contre le gouvernement Harper, alors que, dans le reste du pays, 46 % des autres Canadiens ont voté pour les conservateurs. De plus seulement 3 % des élus conservateurs proviennent du Québec. Le Québec n'a jamais été aussi isolé.
04 mai, 2011
La réflexion du jour
Il y a deux arguments qui rebondissent immanquablement quand on parle d'exploitation minière, pétrolière et gazière au Québec. Le premier veut que cette exploitation n'est pas nécessaire et qu'elle salit notre environnement. L'autre trouve que les gouvernements n'obtiennent pas suffisamment en droits, redevances et en profits sur les impôts des entreprises et qu'il vaut mieux ne pas brader « nos » ressources si on n'obtient pas davantage. --- Pierre Duhamel
Le chiffre du jour : 1 731,12 $
Les salaires payés dans cette industrie (NDLR : exploration minière, pétrolière et gazière) sont de loin les plus élevés. On pale d'une rémunération hebdomadaire moyenne de 1731,12 dollars, comparativement à 1114,75 dollars pour l'administration publique, par exemple. En fait le salaire hebdomadaire dans cette industrie fait plus du double que ce qui est payé en moyenne au Québec (804,72 $).
03 mai, 2011
Subventions : les perles du 23 avril au 2 mai 2011
Chaque semaine, le blogue de Mathieu Turbide et de Serge Laplante, Où vont vos impôts, publie la liste des subventions annoncées par le gouvernement.
Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Cette semaine, les politiciens ont pris congé. Les subventions visent en priorité à attirer l’attention des médias sur les députés et ministres au pouvoir. Puisque les élections fédérales monopolisaient l’attention des médias, les politiciens québécois ont préféré remettre à plus tard l’annonce des subventions prévues la semaine dernière. Mais, il ne faut pas s’en faire, ils se rattraperont rapidement.
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Invariablement, cette liste contient des perles qui démontrent bien la culture de « gaspillage » qui prévaut chez nos élites politiques.
La parade des subventions continue de plus bel, mais les réductions de dépenses promises par le ministre Bachand ne sont toujours pas au rendez-vous.
Cette semaine, les politiciens ont pris congé. Les subventions visent en priorité à attirer l’attention des médias sur les députés et ministres au pouvoir. Puisque les élections fédérales monopolisaient l’attention des médias, les politiciens québécois ont préféré remettre à plus tard l’annonce des subventions prévues la semaine dernière. Mais, il ne faut pas s’en faire, ils se rattraperont rapidement.
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- L’entreprise Lauzon Planchers de bois exclusifs, dont le siège social est situé à Papineauville, en Outaouais, reçoit une subvention de 66 500 $ pour son projet, évalué à 133 000 $, consistant à réaliser l’étude de marché exhaustive d’un produit novateur mis au point par l’entreprise à son usine de Maniwaki.
- Québec accorde un soutien financier de 565 000 $ à la Fromagerie Boivin de Saguenay pour la mise en place d’une nouvelle ligne de production consacrée à la production du fromage torsadé Amooza Twist de la compagnie Kraft.
- Le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation renouvelle un soutien financier triennal, totalisant 8,63 M$, à Prompt (Partenariats de recherche orientée en microélectronique, photonique et télécommunications), le regroupement québécois de recherche industrielle du secteur des technologies de l’information et des communications.
La réflexion du jour
Veut-on savoir pourquoi le Québec recule dans l'ensemble du Canada depuis un demi siècle? On n'a qu'à constater la pénible statistique suivante: il se trouve aujourd'hui plus de Québécois qui travaillent pour le gouvernement que dans toutes les industries suivantes combinées: la construction, l'agriculture, la pêche, la forêt, l'industrie manufacturière, les mines et les utilités publiques. Nous avons décidément évolué d'un statut de «faiseurs» à un statut de «preneurs». --- Jean-Luc Migué, professeur émérite, ÉNAP et Senior Fellow, Fraser Institute
Le chiffre du jour : 2,4 %
De 1981 à 2004, la croissance annuelle du PIB québécois s'établissait à 2,4% contre 3,0% (70,9% vs 96,3%) dans le reste du Canada. De 1971 à 2004, la population en âge de travailler augmentait de 33,9% au Québec, de 70,9% ailleurs au Canada. De 1981 à 2004, l'emploi grimpait de 43,9% dans le reste du pays, de 32,8% au Québec. Le Québec est la province qui connaissait la plus grande perte de population de 1951 à 2005 (de 28,9% du total à 23,5% du total canadien). On n'en est pas à la désertification de la province, mais le tableau est sombre.
02 mai, 2011
La réflexion du jour
Au moment où le nombre d'élèves dégringole, le nombre de gestionnaires ne cesse d'augmenter dans les commissions scolaires. --- JdeM
Le chiffre du jour : 640
En dix ans, pourtant, les écoles publiques ont perdu 132 000 élèves. Entre 2009 et 2010, la baisse a atteint 20 000 jeunes.
Or, les commissions scolaires ont vu le nombre de leurs gestionnaires bondir de 640, depuis une décennie. Ceux-ci occupent aujourd'hui l'équivalent de 440 postes à temps plein de plus qu'il y a dix ans.
Or, les commissions scolaires ont vu le nombre de leurs gestionnaires bondir de 640, depuis une décennie. Ceux-ci occupent aujourd'hui l'équivalent de 440 postes à temps plein de plus qu'il y a dix ans.
01 mai, 2011
La réflexion du jour
Confrontée à un environnement économique exigeant, une des plus importantes industries au Canada se bute à une réglementation abusive, des politiques médiocres et un manque de leadership des politiciens pour mettre fin à la contrebande de tabac ainsi qu'aux frais excessifs de transaction sur les cartes de crédit. --- Association canadienne des dépanneurs en alimentation
Le chiffre du jour : 0,9 %
En 2010, les ventes dans les dépanneurs sans station-service ont été stables comparativement à 2009 (0,1 %), totalisant 11,2 milliards $, alors que celles des dépanneurs avec station-service ont augmenté de 9,2 % à 22,6 milliards $, avec le prix de l'essence qui a grimpé de 9,7 % et le volume de 10,1 %. Les ventes totales de l'industrie (33,8 milliards $) sont en hausse de 5,9 %, les plus fortes croissances se trouvant en Alberta, au Québec et en Ontario. Les marges bénéficiaires se sont établies à 1,6 % pour les dépanneurs sans station-service et à 0,9 % pour ceux avec station-service.
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