Si le passé est.....

....GARANT DE L'AVENIR.... _______________________________________________________________________

Vaut mieux en rire!

C'était l'histoire de ce ministre qui rencontrait son sous-ministre pour la première fois et qui lui tenait un long discours sur la nécessité de toujours lui fournir les chiffres dont il avait besoin afin de servir ses concitoyens au meilleur de sa connaissance. Pour tester le sous-ministre, il lui demandait s'il était fort en chiffres et le mettait à l'épreuve immédiatement. — 2 + 2, ça fait combien? Le sous-ministre réfléchit pendant un moment puis il répondit: — Ça dépend. Combien voulez-vous que ça fasse, Monsieur le Ministre?--- Lise Payette
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31 août, 2009

Les Fonctionnaires (25/55)

Les gouvernements, les ministres et les hauts fonctionnaires parlent constamment de changement. Chacun veut donner l’impression d’être une personne d’action et souhaite laisser sa marque. Les choses les plus faciles à changer sont les organigrammes, les discours et les mesures sur papier. Les véritables changements sont toutefois très difficiles à apporter, car les résistances sont colossales. D’un certain point de vue, il est heureux qu’il existe des remparts contre l’affairisme inconsidéré, car si tous les dirigeants pouvaient agir à leur guise, la situation serait proprement infernale. Comme nous l’avons mentionné plus haut, la facilité avec laquelle on peut dépenser l’argent des autres et l’impossibilité pour l’organisation de faire faillite créent des conditions où tout devient possible, même les pires extravagances.

Les véritables changements prennent des mois, sinon des années, à se concrétiser. Peu d’acteurs dans le système sont assez longtemps en place pour les entreprendre et les mener à terme. Encore faudrait-il qu’ils aient la détermination et la persévérance nécessaires, ce qui est loin d’être acquis. Plusieurs changements sont cependant entrepris, mais abandonnés en cours de route. Par conséquent, les fonctionnaires déjà sceptiques devant les velléités de changement deviennent franchement cyniques à la suite d’échecs répétés.
(p. 99)

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