Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement

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Vaut mieux en rire!

SOCIALISME : Vous avez deux vaches. Vos voisins vous aident à vous en occuper et vous vous partagez le lait.

COMMUNISME : Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les deux et vous fournit en lait.

CAPITALISME : Vous avez deux vaches. Vous en vendez une, et vous achetez un taureau pour faire des petits.--- Auteur inconnu

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30 décembre, 2017

La réflexion du jour

Vous voulez qu’on encourage le local? Offrez mieux. Offrez moins cher. Ou offrez plus vite. Mais de grâce arrêtez de penser que le Québécois est encore prisonnier d’un mur l’isolant du reste de la planète. On a fonctionné comme ça trop longtemps. Maintenant c’est Bonjour/Hi. Mais non. La réponse québécoise est toujours la même : taxons plus. ---Nicolas Lacroix

29 décembre, 2017

Nos église, notre histoire (2)



POUR LES SIÈCLES DES SIÈCLES
L’Église Sainte-Anne de Yamachiche, Québec
Par Louise V. Labrecque
  C’est un drôle de nom «  Yamachiche » , pour nommer un petit village-bijou du cœur du Québec,  qui scintille dans nos consciences historiques, tel un écrin champêtre, où  rien ne semble avoir bougé, à part la grande église Saint-Anne,  une église de rêve (hélas, passée au feu, en 1957, puis reconstruite, avec une allure plus contemporaine); fort heureusement, nous pouvons admirer encore le modèle original, grâce aux photos d’archives, assez nombreuses; quelle glorieuse splendeur elle avait, avec son immense dôme métallique :  une merveille architecturale des Frères Héroux, lesquels ont établis leur boutique en 1865 et participèrent à cette époque à pas moins de 117chantiers d’églises au Québec, au Canada et aux États-Unis. Dans ce même esprit, ils nous léguèrent également de magnifiques maisons, comme on en retrouve plusieurs face à l’église, au centre du village, toutes en rangées de briques rouges, avec ces immenses galeries et balustrades de bois blanc, symbole de la prospérité de l’époque. Avec ce style typique, « comme de la dentelle », les corniches témoignent d’une grande beauté, d’un raffinement rare et  d’une véritable recherche de délicatesse,  dont l’alignement parfaitement harmonieux  est la signature d’un patrimoine magnifique bien de chez nous; en effet, quelle fierté chez nos gens, dont le village, dans ses moindres détails, se voulait là pour durer,  en s’étirant de tout son long sur le parcours du chemin de fer du « Pacifique Canadien », ce qui ajoute beaucoup à son charme particulier.

 L’abbé Napoléon Caron, à la fin des années 1700 (le registre officiel de la paroisse s’ouvre en 1758; son érection canonique le 11 octobre 1832) le considéra longuement, pour enfin exprimer que «  Yamachiche » (comprenant le fief Grosbois) était «  un mot sauvage «  signifiant « rivière vaseuse ». Le fief  Gros-bois ou Maniche, fut concédé, le 5 août 1656, au Sieur Pierre Boucher, alors gouverneur des Trois-Rivières. L’église a toujours été fort belle et le patronage de la paroisse fut donnée à Sainte Anne, afin d’honorer la grande Thaumaturge du Canada. Ainsi, pendant de longues années, Yamachiche sera un lieu de pèlerinage très fréquenté. La municipalité en tant que village, comme tel, fut érigée le 5 avril 1887, sans rien perdre de ses attraits et de son atmosphère un peu surannée ; ainsi, si vous passez bientôt par Yamachiche, en Mauricie, vous ne pourrez pas manquer cette enfilade de belles d’autrefois, ces maisons «  comme dans les films «  où l’on devine la charge historique et cela bien avant de savoir qu’a vécu, au 711 rue Sainte-Anne (face à l’église), le poète (et médecin du village), Nérée Beauchemin.  En effet, c’est dans cette grande maison-en-rangée de briques rouges,  construite en 1867 -et qui a eu comme propriétaire, avant lui, le député Paul-Gérin Lajoie-, qu’il habita, de 1878 jusqu’à sa mort, en 1931.


Également, son père, Hyacinthe Beauchemin, lequel fut lui aussi médecin du village avant lui, acheta la maison, située au coin des rues Sainte-Anne et Saint-Pierre (qui deviendra bien plus tard, pour nous, contemporains,  «  la rue Nérée Beauchemin ») aux Frères Héroux (les constructeurs de l’église); hélas, Hyacinthe Beauchemin ne put jouir de son bien très longtemps, car il mourut l’année suivante; Nérée hérita donc de la maison et de la pratique médicale de son père. Ainsi, on imagine combien la population de l’époque fut tricotée serré et combien était résistant le tissu social et la frange de la vie quotidienne des gens, dans ce petit patelin campagnard de chez nous non épargné par les difficultés. Il suffit de rouler en voiture ou de marcher à pied sur la rue, par un beau soir, pour regarder en direction des fenêtres illuminées, apercevant alors, sous les lampes luisantes, les éclats de la vie champêtre, à l’intérieur. Encore de nos jours, l’histoire fait comme un jeu de miroirs, richement ornés de lumières phosphoriques, comme une invitation au voyage dans le temps.  Ah ! Quelle poésie plane encore à l’ombre de l’église, dans ces belles demeures rurales dont les pelouses ressemblent à des tapis déroulés là, et où chantent des oiseaux, parmi des fleurs, semblent-ils, jamais vues; l’inspiration prend ainsi un nouvel élan, autour de l’église, et on imagine également aisément l’organisation temporelle du village, à cette époque bénie; par exemple,  Nérée Beauchemin discutant longuement de littérature avec son ami l’abbé Albert Tessier; nous le voyons ensuite traverser  la rue, pour se rendre à l’église et au cimetière.  On devine qu’il fut le médecin et confident de tous les gens du village, hélas nous avons peu de photos, ouvrages et autres documents d’archives témoignant de ce fait. Même d’un point de vue littéraire, nous avons peu de références historiques,  lui-même ne publiant que deux recueils de poésie. De toute évidence, ce fut un peu comme un franc-tireur, à sa manière, mais pas un maquisard; si l’on tient compte de l’ensemble de sa vie et de sa pratique médicale, tout cela fut comme une grande fresque, une œuvre multiple et assez chatoyante. Ainsi, je ne doute pas un seul instant combien l’église Sainte-Anne a dû l’inspirer; ainsi, l’on devine le poids du jour, pour lui, poète et médecin, dont la nature de l’exercice du quotidien fut de porter secours,  se mesurant avec tout ce que la vie porte de beau et de tragique à la fois, par essence : les naissances, les morts, les guérisons et les renaissances;  en somme, l’œuvre ultime d’une vie d’homme. Aussi, dans ce prolongement, tel des vases communicants, son bel esprit et sa plume se déployant par le jeu des rimes, telle la nature profonde en délire, par ces floraisons matutinales et cette patrie intime; il nous laisse là quelque chose d’immensément touchant, tellement que c’est ce qui allume le feu, encore de nos jours;  illustre au point qu’on en parle encore de nos jours. Nérée Beauchemin, ce sont de petites étoiles qui s’allument tour à tour; il faut fréquenter son œuvre : c’est comme de l’or qui cisèle les nuages, comme une fumée qui monte au ciel.
Je veux vivre seul avec toi 
Les jours de la vie âpre et douce, 
Dans l'assurance de la Foi, 
Jusqu'à la suprême secousse.

Je me suis fait une raison 
De me plier à la mesure 
Du petit cercle d'horizon 
Qu'un coin de ciel natal azure.

Mon rêve n'a jamais quitté 
Le cloître obscur de la demeure 
Où, dans le devoir, j'ai goûté 
Toute la paix intérieure.

Et mon amour le plus pieux, 
Et ma fête la plus fleurie, 
Est d'avoir toujours sous les yeux 
Le visage de ma patrie.

Patrie intime de ma foi, 
Dans une immuable assurance, 
Je veux vivre encore avec toi, 
Jusqu'au soir de mon espérance[i]




[i] Nérée Beauchemin (1850-1931), Patrie Intime (1928)

Message du nouvel an aux étatistes

Tous les étatistes/interventionnistes devraient imprimer ce texte, l'afficher sur le frigo et le lire tous les matins avant d'aller travailler.

Ten year-end facts Canadians need to know
by Niels Veldhuis, Charles Lammam, and Milagros Palacios

As we end 2017, here are 10 year-end facts Canadians should understand and consider as we enter 2018:
  • The total tax bill for the average Canadian family will exceed $35,000 in 2017, or 42.5 per cent of their income—more than what the average family spends on housing, food and clothing combined.
  • While the federal government has claimed it “cut taxes for middle-class Canadians everywhere,” the reality is that 81 per cent of middle-class families in Canada are paying higher federal income taxes under the government’s personal income tax changes—on average, $840 more a year.
  • More than 60 per cent of lower-income families (those in the bottom 20 per cent of earners) in Canada now pay higher federal income taxes because of the federal government’s tax changes.
  • And that does not include the impact of the federal carbon tax mandate, the coming CPP payroll tax increase, the lowering of tax-free savings account contribution limits, or the proposed changes to the tax treatment of incorporated small businesses.
  • Canada’s high and increasing personal income tax rates on its best and brightest workers have made the country uncompetitive compared to other developed countries. The federal government increased the top federal tax rate to 33 per cent from 29 per cent, and increases to top provincial rates have been made in Ontario, Alberta, British Columbia and other provinces. Seven of our 10 provinces now have a top combined federal-provincial rate above 50 per cent.
  • The top 20 per cent of income-earners in Canada—families with an annual income greater than $186,875— will pay 64 percent of all personal income taxes and 56 percent of all taxes (i.e. income, payroll taxes, sales taxes and property taxes, etc.).
  • As if this isn’t enough, the federal government has failed to achieve its election promise to run $10 billion deficits in its first two years and thereafter balance the budget. Instead, since coming into office, it has run deficits of $18 billion in 2016 and $20 billion this year, additional deficits of almost $80 billion are forecast over the next five years. There’s no immediate plan to balance the budget.
  • Large annual deficits mean government debt in Canada is ballooning. Federal net debt increased to $727 billion in 2016-17 with provincial net debt collectively at $633 billion. All told, federal and provincial debt currently stands at $1.4 trillion and has increased by more than 60 per cent in the past decade.
  • Prime Minister Trudeau is on track to increase per-person federal debt more than any other prime minister in Canadian history who didn’t face a world war or economic recession.
  • The federal government has claimed deficit spending will help grow the economy through expenditures such as the promised $100 billion in infrastructure investment over the next 10 years. But only $6.6 billion of that will be spent in 2017 (only about a third of the $20 billion deficit), and less than 11 per cent of the $100 billion will be spent on projects that have the potential to strengthen the economy.
As we close off 2017 and look forward to 2018, let’s hope we see a refocus on policies that will actually improve the economy and lives of Canadians.

La réflexion du jour

ABOLIR LE MINISTÈRE DES RESSOURCES NATURELLES De tous les ministères, c’est de loin le plus inutile. À quoi ça sert d’avoir un ministère des Ressources naturelles quand on ne fait strictement rien avec nos ressources naturelles ?--- Richard Martineau

28 décembre, 2017

Grace à la mondialisation, l’Humanité se porte nettement mieux !



Éradication de la pauvreté, amélioration de la nutrition, hausse de l’espérance de vie, chute de la mortalité infantile et progrès en matière d’éducation : le bien-être de l’humanité s’améliore, y compris dans les pays les plus pauvres.

Par Marian L. Tupy
Dans un article récent, ma collègue Chelsea Follett a évoqué la baisse des taux de pauvreté absolue. Ces données sont en effet encourageantes, mais l’augmentation des revenus n’est qu’une façon de mesurer l’amélioration de l’état de l’humanité. N’oublions pas les autres indicateurs.
Parce qu’en matière de nutrition, d’espérance de vie, de mortalité infantile et d’éducation, de grands progrès sont réalisés dans le monde entier. C’est particulièrement vrai pour les pays pauvres. En Afrique subsaharienne, des améliorations absolues du bien-être humain sont en train de se produire, tandis que l’écart en matière de qualité de vie avec le reste du monde se réduit également.

UNE CHUTE DE L’EXTRÊME PAUVRETÉ SANS PRÉCÉDENT

Selon les données les plus récentes, la part de l’humanité vivant avec moins de 1,90 dollar par personne et par jour (données corrigées des évolutions de pouvoir d’achat) est passée de 42,2% en 1981 à 10,7% en 2013 (dernière année pour laquelle des données sont disponibles). Cela représente une réduction de 75% sur une période relativement courte de 32 ans. Selon les chercheurs de la Brookings Institution« une réduction de la pauvreté d’une telle ampleur est sans précédent dans l’histoire : jamais autant de gens n’ont été sortis de la pauvreté en si peu de temps. »
Cette baisse de l’extrême pauvreté est d’autant plus remarquable que la population mondiale a augmenté de 59% au cours de la même période. Loin d’être un problème, comme on le croyait autrefois, cette population croissante va de pair avec une prospérité accrue. La spécialisation et le commerce, ou la mondialisation, ont fait en sorte qu’une augmentation de la population mondiale s’est traduite par une augmentation de la productivité mondiale. Ainsi, le revenu moyen réel par habitant a également augmenté de 59% entre 1981 et 2013.
La plus forte réduction de l’extrême pauvreté a été observée en Asie de l’Est (de 81% à 3,7%) et en Asie du Sud (de 55% à 15%). Les données pour l’Afrique subsaharienne sont incomplètes. En 1990, on estimait que 54% de la population vivait dans la pauvreté absolue. La pauvreté a culminé à 59% en 1993. Depuis, elle est tombé à 41%. Ainsi, en matière de réduction absolue de pauvreté, l’Afrique subsaharienne est à la traîne. Mais, pour d’autres indicateurs du bien-être humain, l’Afrique subsaharienne affiche des résultats supérieurs à la moyenne mondiale.

MÊME EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE, LES CHOSES S’AMÉLIORENT !

Par exemple, l’apport calorifique quotidien mondial par personne est passé d’une moyenne de 2 550 en 1981 à 2 850 en 2013, soit une augmentation de 12%. En Afrique subsaharienne, l’apport calorique est passé de 2 138 à 2 448 sur la même période. C’est une augmentation de 15%. Pour mettre ces chiffres en perspective, le ministère américain de l’Agriculture recommande que les hommes adultes modérément actifs consomment entre 2 200 et 2 800 calories par jour et que les femmes modérément actives consomment entre 1 800 et 2 000 calories par jour.
Entre 1981 et 2015, l’espérance de vie mondiale est passée de 63,2 ans à 71,9 ans, ce qui représente un bond remarquable de 12%, sans aucun doute lié à l’augmentation des revenus et, par conséquent, à l’amélioration de la nutrition. En Afrique subsaharienne, l’espérance de vie est passée de 48,5 à 59,9 ans. Il s’agit d’une amélioration de 24% (soit le double de la moyenne mondiale). La propagation du VIH/SIDA, qui menaçait de décimer la population africaine, a été arrêtée en grande partie grâce à la générosité des contribuables britanniques et américains, qui subventionnent la distribution de médicaments antirétroviraux en Afrique subsaharienne.
Passons maintenant aux Objectifs du Millénaire pour le développement des Nations Unies, qui mesurent les progrès humains sur une période plus courte. Selon l’ONU, le taux de mortalité infantile est passé de 64,8 pour 1 000 naissances vivantes en 1990 à 30,5 en 2016. C’est une réduction de 53%. En Afrique subsaharienne, il est tombé de 108 à 53, soit une réduction de 51%. Au cours de la même période, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est passé de 93,4 pour 1 000 à 40,8 pour 1 000. C’est une réduction de 56%. Mais en Afrique subsaharienne, le déclin a été encore plus marqué : de 180 pour 1 000 à 78 pour 1 000 (soit 57%).

DE GRANDS PROGRÈS EN MATIÈRE D’ÉDUCATION

Les inscriptions à tous les niveaux d’enseignement sont en hausse. Globalement, le taux d’achèvement du cycle primaire est passé de 80% en 1981 à 90% en 2015, soit une amélioration de 13%. En Afrique subsaharienne, il est passé de 55% à 69% au cours de la même période, soit une amélioration de 26% (soit le double de la moyenne mondiale).
Le taux d’achèvement du premier cycle du secondaire dans le monde est passé de 53% en 1986 à 77% en 2015, soit une augmentation de 42%. En Afrique subsaharienne, il est passé de 22% à 42%, c’est-à-dire une amélioration de 91% (soit plus du double de la moyenne mondiale).
Entre 1981 et 2014, la part de la population mondiale et subsaharienne inscrite dans les établissements d’enseignement supérieur est passée respectivement de 13% et 2% à 36% et 9%. Une fois de plus, l’amélioration en Afrique subsaharienne a été plus forte (350%) que la moyenne mondiale (177%).
Le 17 octobre dernier était la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Et en effet il y avait beaucoup à célébrer. La pauvreté absolue a été considérablement réduite dans une grande partie du monde en développement. Mais même dans les régions où la pauvreté absolue persiste à des niveaux inacceptables, comme l’Afrique subsaharienne, de nombreux progrès ont été réalisés dans d’autres domaines du bien-être humain. En fait, la région la plus pauvre du monde rattrape la moyenne mondiale à un rythme très rapide.

Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.

La réflexion du jour

Put differently, the number of pages—after standardizing the font, margins and page sizes—increased from a mere six pages in 1917 to 1,412 pages a century later. When you realize how big the Income Tax Act has grown over the years, it’s perhaps no wonder CRA officials regularly get the details wrong.--- Fraser Institute

27 décembre, 2017

La réflexion du jour

Pourquoi exploiter tes ressources naturelles quand tu peux recevoir des milliards de dollars en péréquation grâce aux provinces qui ELLES s’enrichissent en exploitant les leurs ?---- Richard Martineau

26 décembre, 2017

La réflexion du jour

Aujourd'hui, il semble que la seule raison d'être des commissions scolaires soit de percevoir la taxe scolaire, une taxe inefficiente et inéquitable. Pour ce faire, on maintient en place un ordre de gouvernement inutile entre les écoles et le gouvernement du Québec, ainsi qu'un système électoral déficient. La vraie réforme reste donc à faire : abolir la taxe scolaire et les commissions scolaires.--- Germain Belzile

23 décembre, 2017

L'actualité québécoise en caricatures

Joyeux Noël à tous les lecteurs de magazine nagg.

La réflexion du jour

Je laisse à d’autres le soin de débattre de la personnalité du ministre. Ce dont notre système de santé a besoin d’une façon urgente, c’est d’une bonne dose de décentralisation, d’innovation, de concurrence et de transparence.--- Patrick Déry

22 décembre, 2017

La réflexion du jour

C’est relativement simple, la péréquation. C’est la richesse des uns qui profite aux autres : Ottawa siphonne tout le monde et redistribue les milliards aux moins nantis. C’est la solidarité à l’usage des provinces. Dans le budget du Québec, c'est à la ligne Transferts fédéraux... En 2018, la Belle province obtiendra 11,7 milliards sur une enveloppe totale de 18,9 milliards.

21 décembre, 2017

Nos églises, notre histoire



POUR DES SIÈCLES ET DES SIÈCLES
Église Saint-Denis-Sur-Richelieu, Québec
Par
Louise V. Labrecque

     Lorsque j’ai vu l’église Saint-Denis-sur-Richelieu,  la toute première fois, je fus tout de suite désarçonnée, car je n’avais pas terminé mes recherches sur les Patriotes, et je me préparais à une histoire structurée. Comme l’église traditionnelle, parfaitement structurée, moi, la noblesse d’esprit des Patriotes, j’y crois toujours, et je me fous carrément de toutes les théories filandreuses qui ont cours depuis quelques années ! Et, je tombe dans mes lectures et mes recherches, dans une correspondance torrentielle, délirante, et par surcroît à sens unique, et tout ce qui se dit, alors, à cette église, à ce coin de pays, comme à son peuple, c’est : «sois un de ceux qui agissent vers la beauté « ! C’est donc cette phrase d’Hector de Saint-Denys-Garneau (1912-1943) qui m’est venue spontanément  à l’esprit, laquelle met en lumière notre riche héritage artistique et historique, laissé par un poète de chez nous mal connu, mal aimé et qui, de ce fait, n’aura pas assez écrit et publié, ce que nous pouvons regretter avec énormément d’inclinaison à l’imagination, à l’intérieur d’une œuvre entière, une fresque, même, dans ce bel esprit qu’il avait, éclairé, et sans aucun doute très sensible. De nos jours, devenu célèbre,  je n’arrive pas à parler de cette église – je ne sais pas pourquoi -  sans parler de lui ; parti bien trop tôt, hélas, à l’âge de 31 ans, il nous laisse, en même temps, comme un monument d’inspiration, avec ses poèmes magnifiques, son journal ; s’ajoute à cet ensemble déjà riche une correspondance, des articles et quelques textes épars. Saint-Denys Garneau est reconnu comme l’un des principaux écrivains de notre littérature québécoise ; une œuvre qui n’a connu aucune concession, critiquée de manière autant élogieuse ou méprisante, et ce, avec une multitude d’interprétations et de facilités, comme un aveu d’impuissance, d’incompréhension.  Moi, j’aimerais bien savoir «  comprendre Saint-Denys Garneau « son caractère particulier et les circonstances parfois complexes de sa passion d’écrire et, surtout, ses tentations vers la poésie. En effet, les critiques  furent plusieurs à s’attacher au personnage mythique que Garneau est rapidement devenu, nous laissant, toutefois, toujours sur notre faim, comme s’ils s’étaient tous montés en épingle les uns avec les autres, l’air de dire «  ça me ferait plaisir de le tuer cet homme-là ! «  Oui, certaines critiques sont profondément niaiseuses dans l'expression de cette petite violence ordinaire, au point que le surhomme dépasse aisément les contours desquels ils aiment à le réduire ; ainsi, le poète et l’homme en deviennent inchangés, dans le génie de l’écriture. Pauvres critiques de salon:   je n’aurai de cesse de m’indigner devant cette énormité de l’esprit vulgaire qui ne saurait reconnaître un chef-d’œuvre, ou un grand cru, quand bien même ils en seraient des témoins vivants. Laissez-moi donc tenter, non sans originalité, de faire humblement contrepoids ici, en me penchant un peu, et très modestement, sur sa poésie, ses toiles, et ses textes.


[Paysage d’hiver (église)] Hector de Saint-Denys-Garneau
    
     Justement, la poésie, les toiles et les textes ; tous pourfendus : pourtant, furent-ils bel et bien un reflet de la bourgeoisie de l’époque, comme se plaisaient à diffamer «  les critiqueux » et «  les journaleux «  de son temps ? En lisant et en contemplant son œuvre, les personnages sont vus de l’extérieur, comme l’auteur lui-même. Il faut quand-même un certain génie pour prétendre faire dans la critique juste d’une œuvre aussi grandiose que celle de Saint-Denys-Garneau. Je ne ferai pas d’études comparatives pour les besoins de cet article, mais j’y reviendrai sûrement plus tard, dans le cadre d’un projet plus important. Le rôle de critique, notamment en art et en littérature, est déplaisant, car forcément le cynisme implore grâce  ou alors, à l’inverse, le lyrisme monte à la tête avec ses belles idées ;  je ne songe donc pas un seul instant à m’y étendre, mais partager, simplement, avec vous, les fruits de mes découvertes. Comme ces personnages, tous plus vrais que nature, décrits du point du vue d’un salon d’Outremont, avec un langage correct, uniforme, ne saurait se réduire à ce qualificatif «  bourgeois » utilisé par les critiques de service, alors qu’ils ne sont que des militants qui parlent, tel un acte gratuit ; souvent indignés pour tout et pour rien. La mémoire de Saint-Denys Garneau mérite mieux ; aussi, l’on peut se demander ce qu’il aurait eu le temps de nous laisser, à nous, contemporains, s’il avait eu la santé, au lieu d’apprendre, dès l’âge de 16 ans, ces complications cardiaques, causées par une fièvre rhumatismale, contractée quelques années plus tôt. Son drame, tout son drame véritable, il est là, lequel teinta fortement son œuvre et forgea son caractère. Sans doute est-ce la dimension personnelle de ce drame qui touche le plus, sachant l’immense talent de l’auteur, ainsi que sa sensibilité très vive. De la même manière, je ne sais pas pourquoi l’œuvre de Saint Denys Garneau me fait penser à une église, et pourquoi j’y pense en évoquant celle-là, justement, celle avec les Patriotes. De plus, Hector de Saint-Denys-Garneau ne fut pas un Patriote, du moins, pas au sens classique du terme.  Est-ce donc la beauté vitale et fatale de ce lieu de culte, qui imprime ce sentiment remarquable, et qui donne cet air détaché,  comme avec du lointain dans le regard ? Véritable église-musée, en effet, elle inspire fort, de par les Trésors historiques qui s’y trouvent, à l’intérieur, ainsi que par ce qui se dégage de son architecture puissante et du lieu même.

     Également, l’œuvre de Saint-Denys-Garneau est faite de portrait intérieurs, comme mille tableautins uniques ; ce sont des fragments conservés. J’aimerais comprendre les liens ici ; ce sont des éléments d’un pacte autobiographique, peut-être, ou une certitude puisant sa source dans une indéfectible rencontre (je ne parle pas seulement de littérature). L’église, en soit, possède les allures d’un théâtre de la Renaissance, avec ses galeries latérales, ses pans à double étagement de fenestration ; avec une signature, comme une décoration digne des plus grands châteaux. Un chef-d’œuvre architectural ! Construite en 1792, il s’y trouve des tableaux magnifiques, et des objets d’art anciens, en marbre blanc, ciselés en Italie. La région, même, impressionne : c’est là qu’a eu lieu la Bataille de Saint-Denis, en somme le début de la Rébellions des Patriotes, le 23 novembre 1837.  Tristement célèbre, Saint-Denis-Sur-Richelieu fut le lieu du meurtre du lieutenant Georges Weir par les Patriotes, lesquels s’appelaient eux-mêmes, «  Fils de la Liberté « ; c’est à partir de là que commença officiellement la Rébellion des Patriotes, après avoir gagné une bataille contre l’armée britannique.


     Enfin, quand-même, et pour finir, l’action se passe dans un Québec qui n’a pas l’excuse facile : nous sommes encore, hélas, un peuple parfois approximatif, ambigu, l’air de ne pas assumer ce qu’il porte en lui-même, s’exprimant trop souvent par la litote (« c’est pas mauvais, c’est pas pire « ). Les raisons de cela sont connues, et je ne vais pas m’étendre sur la question ici, d’autant plus que je suis à écrire la conclusion de ce papier. Je préfère nettement terminer cette rédaction sur une note positive,  sur la nécessité de redresser les choses ; or, nous érigeons trop souvent la facilité ou la médiocrité en vertu. Il y aurait beaucoup à en dire… à raconter et à écrire encore.
     Ainsi, vous m’excuserez de ne pas finaliser cet article. Je laisse plutôt le mot de la fin à Hector de Saint-Denys-Garneau, qui sait écouter sa voix intérieure beaucoup mieux que moi. Ce n’est pas un simple soliloque, mais un véritable dialogue avec lui-même, lequel enchantait tant, qu’il en chante encore.

Le Jeu

Ne me dérangez pas je suis profondément occupé
Un enfant est en train de bâtir un village
C’est une ville, un comté
Et qui sait
Tantôt l’univers.
Il joue
Ces cubes de bois sont des maisons qu’il déplace
et des châteaux
Cette planche fait signe d’un toit qui penche
ça n’est pas mal à voir
Ce n’est pas peu de savoir où va tourner la route
de cartes
Ce pourrait changer complètement
le cours de la rivière
À cause du pont qui fait un si beau mirage
dans l’eau du tapis
C’est facile d’avoir un grand arbre
Et de mettre au-dessous une montagne pour
qu’il soit en haut.
Joie de jouer! paradis des libertés!
Et surtout n’allez pas mettre un pied
dans la chambre
On ne sait jamais ce qui peut être dans ce coin
Et si vous n’allez pas écraser la plus chère
des fleurs invisibles
Voilà ma boîte à jouets
Pleine de mots pour faire de merveilleux
enlacements
Les allier séparer marier
Déroulements tantôt de danse
Et tout à l’heure le clair éclat du rire
Qu’on croyait perdu
Une tendre chiquenaude
Et l’étoile
Qui se balançait sans prendre garde
Au bout d’un fil trop ténu de lumière
Tombe dans l’eau et fait des ronds.
De l’amour de la tendresse qui donc oserait en douter
Mais pas deux sous de respect pour l’ordre établi
Et la politesse et cette chère discipline
Une légèreté et des manières à scandaliser les
grandes personnes
Il vous arrange les mots comme si c’étaient de
simples chansons
Et dans ses yeux on peut lire son espiègle plaisir
À voir que sous les mots il déplace toutes choses
Et qu’il en agit avec les montagnes
Comme s’il les possédait en propre.
Il met la chambre à l’envers et vraiment l’on
ne s’y reconnaît plus
Comme si c’était un plaisir de berner les gens.
Et pourtant dans son oeil gauche quand le droit rit
Une gravité de l’autre monde s’attache à la feuille
d’un arbre
Comme si cela pouvait avoir une grande importance
Avait autant de poids dans sa balance
Que la guerre d’éthiopie
Dans celle de l’Angleterre.[i]


[i] GARNEAU, Hector de Saint-Denys, Poésies. Regards et jeux dans l’espace. Les Solitudes, Montréal, Fides, 1972, p. 33-34.

La réflexion du jour

Plus moyen d’ouvrir la télé, la radio ou un journal sans tomber sur un curé qui veut notre bien.--- Richard Martineau

20 décembre, 2017

Les libertés économiques progressent dans le monde

En dépit de notre tendance au pessimisme quant à l’état du monde, la liberté économique s’est considérablement accrue au cours des 25 dernières années, surtout dans les pays en développement.
Quels sont les résultats ? Comme le dit Johan Norberg« la liberté est formidable ». Ce qui veut dire que – presque sans exception – plus un pays est libre, plus sa croissance économique est rapide et plus le revenu de ses citoyens est élevé.
Le rapport complet est disponible sur le site web de l’Institut Fraser. Mais voici les points clés.

L’AMÉRIQUE N’EST PAS L’ELDORADO DES LIBERTÉS

Hong Kong, en dépit des récents bouleversements politiques, occupe la première place, comme toujours depuis 1980. Pour la dixième année consécutive, Singapour se classe deuxième. La Nouvelle-Zélande, la Suisse, l’Irlande, le Royaume-Uni, Maurice, la Géorgie, l’Australie et l’Estonie forment le reste du top 10.
Les États-Unis sont passés de la 13e à la 11e place. Ils rejoignent le Canada, qui a perdu six places.
D’autres classements notables sont l’Allemagne en 23e position, la France en 52e, le Mexique en 76e, la Russie en 100e et la Chine en 112e position.

PLUS LE PAYS EST LIBRE, MIEUX C’EST

Pourquoi la position dans ce classement est-elle importante ? Parce que, comme nous l’avons mentionné plus haut, il existe une forte corrélation entre la liberté économique et les indicateurs importants du bien-être humain.
L’Institut Fraser classe les pays mesurés en quartiles (c’est-à-dire que chaque quartile représente un quart de l’échantillon) en fonction de leur degré de liberté économique. Le quartile le plus libre a un revenu moyen sept fois supérieur à celui du quartile le moins libre (respectivement 42.463 $ et 6.036 $). Entre 1990 et 2015, la croissance économique s’est établie en moyenne à 3,35% par an dans le quartile le plus libre, alors que le plus faible a connu une croissance de 1,66%.
Ce n’est pas qu’une question d’argent. Dans les pays les plus libres, l’espérance de vie est de 80,7 ans. C’est 16,3 ans de plus que dans le quartile inférieur. Pour beaucoup de gens, cela revient à une différence entre connaître leurs petits-enfants ou mourir avant leur naissance.
Enfin, plus le pays est libre, meilleure est la situation des gens les plus pauvres. Les 10% les moins riches du quartile le plus libre gagnent 11 fois plus que les 10% les moins riches du quartile le moins libre (respectivement 11.998 $ par année et 1.124 $ par année). Dans les pays les plus libres, les 10% les plus pauvres gagnent presque deux fois plus que la moyenne des pays les moins libres.

LA LIBERTÉ ÉCONOMIQUE N’EST PAS QU’UNE QUESTION D’ÉCONOMIE

Pour la première fois, l’édition 2017 du rapport a ajusté sa méthodologie en tenant compte de l’Indice de Disparité de Genre1. La prise en compte de cet indice est la reconnaissance du fait que les femmes ne bénéficient pas toujours de l’égalité de traitement devant la loi. En utilisant l’information tirée des projets Women, Business and Law et 50 Years of Women’s Rights de la Banque mondiale, les auteurs de l’Institut Fraser ont modifié rétrospectivement les scores de liberté économique dans le monde.
Ce changement méthodologique a fait chuter les nations arabes. Beaucoup. (Le rapport a été réalisé avant que la nouvelle ne soit diffusée que les Saoudiennes seront désormais autorisées à conduire ; mais je ne pense pas que cela aurait eu une grande influence sur les résultats.)
Par exemple, dans le précédent rapport, il y avait quatre pays du Moyen-Orient parmi les 30 premiers. En tenant compte des disparités de genre, pas un seul pays arabe ne se classe parmi les 36 premiers. Les Émirats Arabes Unis et le Qatar, qui étaient auparavant les nations du MENAles mieux classées, aux 5ème et 11ème places, ne sont plus que 37ème et 45ème. Et les 10 pays qui ont connu les plus fortes baisses en raison de l’ajustement des disparités de genre sont tous des pays à majorité musulmane.

LE MONDE DEVIENT PLUS LIBRE, PLUS RAPIDEMENT

C’est là le dernier point et le plus important à souligner. En dépit de notre tendance au pessimisme quant à l’état du monde, la liberté économique s’est considérablement accrue au cours des 25 dernières années, surtout dans les pays en développement.
En 1990, le score moyen d’un pays « industriel à revenu élevé » était de 7,18, contre seulement 5,28 pour le pays « en développement » moyen. En 2015, la note moyenne des pays à revenu élevé était de 7,76 et la note moyenne des pays en développement était de 6,61. L’écart entre les deux groupes est passé de 1,90 à 1,15, soit une amélioration de 40%. Cela est dû en grande partie à la libéralisation des échanges commerciaux, à la généralisation de la lutte contre l’inflation et à l’introduction d’une monnaie saine.
Il en résulte qu’un pays qui obtiendrait le score moyen mondial des années 1980 se situerait aujourd’hui à la 154e place, entre la Syrie déchirée par la guerre et la Libye anarchique. En 1980, un pays qui aurait obtenu la note moyenne mondiale de 2015 (6,88) aurait été classée à la neuvième place, légèrement au-dessus du Canada de l’époque.
Le dernier rapport de la liberté économique dans le monde montre que, malgré de nombreuses anomalies et difficultés, la liberté économique reste profondément liée aux principaux indicateurs du bien-être humain, notamment la richesse, la réduction de la pauvreté et l’espérance de vie. C’est pourquoi ce sont les plus pauvres du village mondial qui en tirent les plus grands bénéfices. Pourvu que ça dure.

Sur le web. Traduction : Raphaël Marfaux pour Contrepoints.
  1. La volonté de l’Institut Fraser est de tenir compte du fait que dans de nombreux pays, les femmes ne jouissent pas du même niveau de liberté économique que les hommes. ↩

La réflexion du jour

Un Québec qui vit au-dessus de ses moyens, ce n’est pas exactement nouveau non plus. Il y a des dangers bien réels à changer aussi abruptement son message. D’abord, dans toute l’administration publique, si le message général devient feu vert à la dépense, le gouvernement Couillard va se réveiller avec de mauvaises surprises. Cette immense machine à dépenser qu’est l’État s’emballe vite dès qu’on allonge sa laisse.--- Mario Dumont

19 décembre, 2017

La réflexion du jour

Peut-être ignore-t-il lui-même que les gouvernements viennent chercher dans nos poches beaucoup plus que des impôts sur le revenu? Nous payons aussi des impôts pour l'assurance emploi et l'assurance parentale. Les gouvernements collectent une taxe de 15 % chaque fois que nous achetons quelque chose. Si nous achetons de l'essence, de l'alcool ou du tabac, nous payons en plus des taxes spéciales sur ces biens. Nous déboursons chaque année des milliers de dollars en impôts fonciers et scolaires, directement si nous sommes propriétaires et indirectement si nous sommes locataires. Nous payons aussi plus cher de nombreux biens à cause de tarifs douaniers, taxes d'accises, et autres frais cachés dans les prix. Le total de tous ces impôts et taxes correspond en gros à 50 % du revenu brut.--- Michel Kelly-Gagnon

18 décembre, 2017

La réflexion du jour

Alors que la grande majorité des Canadiens (78 %) pensent qu’en 2017, on devrait pouvoir acheter n’importe quelle quantité de bière ou de vin dans une province et l’apporter dans une autre, les procureurs de chaque province se sont succédé devant les juges pour défendre les mesures protectionnistes en place. Pas surprenant que seulement 43 % des Canadiens affirment avoir confiance en ceux qui les gouvernent, comparativement à 53 % un an plus tôt...--- Alexandre Moreau