Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

_______________________________________________________________________

Vaut mieux en rire!

Dommage que le marathon de Montréal soit annulé. C’était le moyen le plus rapide pour se déplacer à Montréal.--- Michel Beaudry

________________________________________________________________________

30 septembre, 2013

Dépasser la démocratie

Revue de livre par Contrepoints

La démocratie est-elle l'horizon indépassable de la liberté ? Deux auteurs néerlandais, Frank Karsten et Karel Beckman, font la démonstration, accessible à tous, du contraire.

Par Francis Richard.

La démocratie représentative, basée sur la tyrannie du nombre, conduit tout droit à la croissance de l’État, qui se transforme mécaniquement en État-providence, sans échappatoire, et remet en cause la prospérité.

Dans leur livre iconoclaste, Dépasser la démocratie, ces deux auteurs démontent d'abord 13 mythes qui fondent la religion séculaire de la démocratie, telle que nous la connaissons dans les États-nations. Puis ils démontrent que plus de démocratie se traduit par moins de liberté et moins d'harmonie. Enfin ils proposent une alternative qui met en avant la liberté individuelle.

Quels sont ces 13 mythes de la démocratie ?

1.      Chaque vote compte

Un vote sur des millions n'a aucune influence réelle et ne constitue qu'une vague préférence : "Il existe rarement une personne ou un parti avec lesquels vous êtes d'accord sur tous les sujets." Une fois que vous avez voté, on prend à votre place pendant des années (quatre ou cinq) de multiples décisions auxquelles vous n'avez pas donné votre accord.

2.      Dans une démocratie, le peuple gouverne

En réalité, ce n'est pas le peuple dans son entier qui gouverne, mais tout au plus une majorité d'électeurs, représentés par un plus petit nombre d'hommes politiques qui décident à leur place, souvent contre leur volonté, sous la pression de lobbys, de groupes d'intérêts et d'activistes.

3.      La majorité a raison

"Une chose n'est pas vraie par le simple fait que de nombreuses personnes croient en sa véracité." De plus, "[les gens] espèrent partager la charge avec d'autres et profiter d'avantages payés par d'autres" et "la quantité l'emporte sur la qualité". Ce n'est donc ni rationnel, ni moral.

4.      La démocratie est politiquement neutre

"Sur le long terme, les démocraties occidentales ont constamment avancé dans la direction d'une plus forte interférence étatique, d'une plus grande dépendance envers l’État et d'un plus haut niveau de dépenses publiques."

5.      La démocratie mène à la prospérité

Il n'y a pas corrélation entre pays démocratiques et prospérité. L'évolution récente prouve même l'inverse : "Le secteur privé s'érode progressivement, dans un processus menaçant de détruire la richesse formidable créée par l'Occicent pendant des siècles." Dans une démocratie, "les citoyens sont incités à obtenir des avantages au détriment des autres" et les hommes politiques "à dépenser autant que possible, afin de pouvoir obtenir les mérites et laisser leurs successeurs payer la note".

6.      La démocratie est nécessaire pour assurer une juste distribution des richesses et pour venir en aide aux pauvres

La distribution des richesses, sous forme de subventions, de privilèges et d'emplois, se fait sous la pression de lobbys : "Dans ce système, le parasitisme, le favoritisme, et la dépendance sont encouragés, tandis que la responsabilité individuelle et l'autonomie sont découragés." Pour aider les gens incapables de subvenir à leurs propres besoins, "il n'est pas nécessaire de créer la machine redistributive massive de nos démocraties. Cela peut être fait par des institutions privées de charité".

7.      La démocratie permet de vivre tous en harmonie

"L'une des conséquences malheureuses du système démocratique est que les gens sont incités à former des groupes qui entreront nécessairement en conflit avec d'autres groupes. Il en est ainsi parce que vous n'avez aucune chance de transformer vos idées en loi qu'en faisant partie d'un groupe (ou d'un bloc d'électeurs)."

8.      La démocratie est nécessaire pour créer un sentiment de communauté

"La démocratie est une organisation dont l'adhésion est obligatoire. Une véritable communauté repose sur la participation volontaire."

9.      La démocratie signifie la liberté et la tolérance

"La liberté signifie que vous n'avez pas à faire ce que la majorité de vos semblables veut que vous fassiez, mais que vous pouvez décider pour vous-même." Les démocraties protègent quelques minorités et d'autres pas, limitent la liberté d'expression par de nombreuses exceptions.
10.  La démocratie favorise la paix et aide à lutter contre la corruption

Historiquement les démocraties ne sont pas pacifiques les unes avec les autres (voir les belligérants de la Grande Guerre ou les récentes guerres entre Russie et Géorgie ou entre Israël et Liban). "La corruption est inévitable là où l'Etat a beaucoup de pouvoir, quel que soit le système politique, et cela inclut évidemment la démocratie."

11.  Dans une démocratie les gens obtiennent ce qu'ils désirent

En fait, c'est le contraire, parce que plus de démocratie conduit à plus de bureaucratie et à plus d'entraves pour le marché : "Le marché libre ne fonctionne pas par des processus démocratiques. Pourtant, dans un sens, le marché libre est plus "démocratique" que la démocratie car les citoyens peuvent faire leurs propres choix plutôt que d'avoir le gouvernement qui choisit pour eux."

12.  Nous sommes tous favorables à la démocratie

Parce que nous n'avons pas le choix, sinon. "En fait de nombreux démocrates bien-pensants seraient sans doute heureux d'échapper aux mesures qu'ils sont censés avoir choisies par les urnes."

13.  Il n'y a pas de meilleure alternative

"Nous n'utilisons pas la démocratie dans le domaine scientifique, nous ne votons pas sur la vérité scientifique, mais nous utilisons la logique et les faits. Il n'y a donc aucune raison de penser que la démocratie est nécessairement le meilleur système politique." De fait, "plus un État démocratique est grand et plus sa population est hétérogène, plus des tensions naîtront. Les différents groupes d'un tel État n'hésiteront pas à utiliser le processus démocratique pour piller les autres autant que possible, et pour interférer avec eux. À l'inverse, plus les unités administratives sont petites et plus la population est homogène, plus il est probable que les excès de la démocratie restent limités. Les gens qui se connaissent personnellement ou se sentent liés les uns aux autres sont moins enclins à se voler et à s'opprimer les uns les autres".

Cette démythification est nécessaire et montre que la démocratie est intrinsèquement collectiviste : "Les gens dans une démocratie se tournent naturellement vers l’État pour qu'il prenne soin d'eux."
Les hommes politiques, pour avoir la faveur des électeurs, jettent de l'argent sur les problèmes, réglementent à tout va et créent des commissions pour mettre en œuvre leurs règles et réglementations. Il ne faut pas s'étonner que les bureaucraties fleurissent, que les parasites qui doivent leur existence à l’État pullulent, que les hommes politiques soient saisis par la mégalomanie et que des citoyens toujours plus nombreux deviennent des assistés.

L’État-providence encourage ceux qui en profitent et décourage ceux qu'il spolie. Le nivellement se fait par le bas. "Les désaccords privés sont continuellement transformés en conflits sociaux". "Tout le monde se sent poussé et encouragé à imposer sa vision du monde aux autres". Les hommes politiques ont une vue à court terme, celui de leurs échéances électorales et dépensent sans compter pour être réélus. L'argent manque ? Ils augmentent les impôts, puis empruntent, enfin font tourner la planche à billets, c'est-à-dire pratiquent le vol légal d'une manière ou d'une autre.

Le mécontentement est général. Plus personne n'a confiance.

Peu de gens remettent en cause l'origine principale des maux qu'ils subissent, la nature collectiviste de la démocratie.

La situation est mûre pour l'appel à l'homme providentiel, au dictateur bienveillant : "Fini les débats sans fin, l'indécision, la querelle, l'inefficacité. Mais ce serait une bien mauvaise affaire. Nous recevrions l'ordre public, c'est vrai. Mais le prix serait la fin de la liberté, du dynamisme et de la croissance."

Il existe une autre voie, celle de la décentralisation du pouvoir et de la liberté individuelle : "La décentralisation, contrairement à la démocratie nationale, est un système de "vivre et laisser vivre". Alors laissons fleurir un millier de nations. La diversité dans la gouvernance implique que les gens peuvent décider plus facilement sous quel système ils souhaitent vivre."

Les auteurs donnent l'exemple de la Suisse avec ses vingt-six cantons, ses 2.900 communes, ses impôts versés majoritairement au niveau cantonal et communal, et non pas fédéral, ses différentes réglementations qui se font concurrence, sa non-appartenance à l'Union européenne. La Suisse est en effet "un pays qui réussit très bien" : "Au niveau mondial elle est dans le peloton de tête en termes d'espérance de vie, de niveau d'emploi, de bien-être et de prospérité. Elle est l'un des rares pays au monde qui n'a pas connu de guerre depuis plus d'un siècle. Malgré l'existence de quatre langues (allemand, français, italien et romanche), il y a beaucoup d'harmonie sociale."

Les auteurs ne préconisent pas la Suisse "comme un idéal ou comme la seule option" : "Mais c'est un exemple qui montre comment le pouvoir décentralisé pourrait fonctionner et comment il conduit à une baisse des impôts et à une plus grande liberté individuelle."

Pour les auteurs la société idéale serait la suivante : "En fait, notre société idéale et libre serait semblable au modèle sur lequel est basé Internet. Avec Internet quelques règles s'appliquent. Elles sont simples à respecter. Pour le reste, chacun peut participer à sa guise." Transposé, cela donne : "Dans une société libre, la règle principale est de ne commettre ni fraude, ni violence, ni vol. Tant que les gens s'en tiennent à cette règle, ils peuvent offrir tous les services, y compris ceux qui sont considérés comme des "services publics". Ils peuvent également créer comme ils l'entendent leurs propres communautés – monarchiste, communiste, conservatrice, religieuse ou même autoritaire, pour peu que leurs "clients" adhèrent volontairement et pour peu qu'ils laissent les autres communautés tranquilles."

Cette société libre serait contractuelle : "Une société devrait être fondée sur des contrats où les droits sont respectés et où toutes les parties savent à quoi s'en tenir." Les auteurs sont confiants et pensent que leur société idéale n'est pas utopique. Ils placent leur espoir dans la technologie pour y parvenir : "En réalité, la technologie est la véritable force de démocratisation, bien plus que le système démocratique lui-même."

Ils appellent de leurs vœux la constitution de petites unités administratives : "Nous croyons que l’État-nation et la démocratie qui va avec sont des institutions du XXe siècle, pas du XXIe siècle. Le chemin vers l'autonomie et l'autogouvernement continuera, mais il ne passera pas par les larges démocraties. Il passera par la décentralisation et par l'organisation des personnes en plus petites unités administratives, conçues par les gens eux-mêmes."

Le préalable se trouve dans leur conclusion : "Il est temps de nous libérer de la tyrannie de la majorité. Nous n'avons rien à perdre, à part les chaînes qui nous lient les uns aux autres."

– Frank Karsten et Karel Beckman, Dépasser la démocratie, Institut Coppet, 2013, 144 pages




La réflexion du jour

Les politiciens promettent du changement parce que les citoyens en souhaitent, évidemment.

Mais ils ne peuvent en livrer parce que la société québécoise est bloquée, coincée. Sclérosée par les conventions trop rigides de syndicats trop puissants − qui n’ont aucun intérêt à ce que ça change.--- Benoît Aubin

28 septembre, 2013

La réflexion du jour

Quelle compagnie privée acceptera de se soumettre au bon vouloir d’une ministre militante environnementaliste qui veut se réserver le pouvoir discrétionnaire de refuser une demande de bail ou d’y mettre fin en tout temps; de réduire la superficie d’un terrain faisant l’objet d’un bail; qui veut la forcer à faire de la transformation du minerai en sol québécois; qui veut imposer une taxe aux minières en santé pour la restauration des sites dits orphelins?--- Jean-Jacques Samson

(NDLR La représentante des écologistes au gouvernement, la ministre Martine Ouellet, raffine l'art de tuer la poule aux œufs d'or.)

27 septembre, 2013

Écologie : L'innocence du carbonne

Revue de livre par François Gervais

L'innocence du carbonne, l'effet de serre remis en question, 304 pages, édité chez Albin Michel (2 septembre 2013.

Sauver le climat pour mieux sauver la planète. Belle ambition dont la réalisation semble encore empêchée par un coupable unique, responsable de l'effet de serre et du réchauffement climatique : le gaz carbonique. En effet, que ce soit dans le débat actuel sur la « transition écologique » et dans l'ensemble des projets soumis par les autorités européennes ou dans les propositions de l'acte III de la décentralisation, il est le grand coupable désigné à la vindicte et condamné par une taxation aveugle.

Et si ce coupable était indispensable à la vie sur terre ? Et si la taxation systématique du « carbone » » était une erreur funeste et que d'autres approches étaient possibles? Et si nous avions besoin de plus de science pour approfondir la question sur des bases véritablement solides ?


À partir d'un point de vue strictement scientifique qui n'esquive pourtant pas le débat, François Gervais s'oppose à la conception univoque et réductrice qui fait du gaz carbonique le responsable de tous les maux et interdit finalement de repenser à la fois les bases d'une solidarité Nord-Sud plus juste et une politique énergétique ambitieuse.

             
François Gervais est professeur émérite à l’Université François Rabelais de Tours. Physicien, spécialiste de thermique et d’infrarouges, il y a dirigé un laboratoire associé au CNRS. Il est membre du Conseil scientifique du Pôle de compétitivité S2E2 "Smart electricity cluster" et Vice-président de Centre-Sciences. Médaillé du CNRS en thermodynamique et primé par l’Académie des Sciences, il a été retenu par le GIEC comme évaluateur critique des rapports de l’organisme.

La réflexion du jour

Le gouvernement Marois affirme que ses revenus ont diminué parce que les citoyens dépensent moins et économisent plus. Cela est faux. Les citoyens dépensent moins parce que le gouvernement taxe trop, de façon visible ou par des moyens détournés. Les citoyens ont moins d'argent, ils consomment moins, c'est pourquoi le nombre d'emplois diminue et que la pauvreté augmente. Même un enfant peut comprendre cela.---Robert Bernard

26 septembre, 2013

La réflexion du jour

Mais, peu à peu, il (ndlr le gouvernement) a fini par occuper tout l’espace. On a cessé d’écouter les parents, de faire confiance aux enseignants et aux directions d’école, dont l’autorité a été diluée à des doses homéopathiques. La commande des leviers a été transférée à des fonctionnaires, que nombre d’enseignants accusent d’être déconnectés des réalités du terrain et dont l’analyse repose trop souvent sur des idéologies discréditées.--- Lise Ravary

25 septembre, 2013

Prix de l’essence: c’est le monde à l’envers

Ceux qui croient encore que le gouvernement protège les intérêts des Québécois sont ignorants ou malhonnêtes. Voyez vous-même. Costco, la grande méchante entreprise qui ne vit que pour distribuer toujours plus de profits à ses actionnaires, se bat contre la Régie de l’énergie pour réduire le prix plancher de l’essence.

La régie a révisé à la hausse la marge d’exploitation des détaillants d’essence passant ainsi de 3¢ à 3,5¢ le litre. Costco conteste cette hausse et recommande plutôt que la marge d’exploitation passe de 3¢ à 2¢ pour le plus grand bénéfice des consommateurs.

Mais ça n’a aucun sens. L’entreprise privée doit se battre contre le gouvernement pour défendre les intérêts des consommateurs!

Sous le prétexte de protéger les petits détaillants, le gouvernement décrète un prix plancher de l’essence. C’est pire que la collusion dans l’industrie de la construction, mais puisque c’est le gouvernement qui l’impose, c’est légal. C’est un autre exemple des effets pervers du capitalisme de copinage. Les politiciens, les membres de l'Association québécoise des indépendants du pétrole (AQUIP), et les organismes de défense des consommateurs s’entendent pour mieux dévaliser les consommateurs.

La vraie motivation des politiciens dans ce dossier consiste à mousser les revenus du gouvernement. En effet, plus les prix de l’essence seront élevés, plus les revenus de taxes le seront aussi. Comme d’habitude les organismes qui prétendent défendre les intérêts des consommateurs ne disent rien de peur de perdre leurs généreuses subventions. Encore une fois, tout ce beau monde se moque éperdument des consommateurs et des contribuables.

La réflexion du jour

Prenons la Suède. Là-bas, vous pourriez apprendre que des patients ont été traités dans le cadre du système universel d’assurance maladie dans un hôpital privé à but lucratif ayant la réputation d’être l’un des plus efficaces du pays. Vous entendrez probablement aussi dire que la consultation d’un médecin n’est pas « gratuite », et coûte généralement 15 $ ou plus par visite. Là aussi, les Suédois profitent de soins de santé de premier ordre dont la prestation est beaucoup plus efficace qu’au Canada (Esmail, 2013c).--- Institut Fraser

24 septembre, 2013

La réflexion du jour

Le Québec n'est pas la Grèce, mais à long terme, nous peinons à imaginer un retour à l'équilibre budgétaire, dans un contexte d'important endettement des ménages et de prix immobiliers élevés. Si nous accusons constamment des déficits, la dette poursuivra son ascension. Elle finira par inquiéter les agences de notation qui forceront une augmentation des taux, causant ainsi un cercle vicieux. --- Les investigateurs financiers

23 septembre, 2013

Écologie : de Jean-Jacques Rousseau à aujourd’hui

Revue de livre par l’auteur


Éditeur : Grasset , Paris. (ISBN : 978-2-246-73641-7, EAN13 : 9782246736417)

Résumé

Un essai où l'auteur décrypte les intentions des défenseurs de l'écologie qui, selon lui, veulent mettre un terme à l'existence de l'homme pour sauver la Terre.

Quatrième de couverture

Le fanatisme de l'Apocalypse « La planète est malade. L'homme est coupable de l'avoir dévastée. Il doit payer. Telle est la vulgate répandue aujourd'hui dans le monde occidental. Le souci de l'environnement est légitime : mais le catastrophisme nous transforme en enfants qu'on panique pour mieux les commander. Haine du progrès et de la science, culture de la peur, éloge de la frugalité : derrière les commissaires politiques du carbone, c'est peut-être un nouveau despotisme à la chlorophylle qui s'avance. Et rend plus urgent l'instauration d'une écologie démocratique et généreuse. Une course de vitesse est engagée entre les forces du désespoir et les puissances de l'audace. »

 


La réflexion du jour

Une meilleure éducation, un meilleur gouvernement, une meilleure économie, une nouvelle attitude, plus confiante, plus entreprenante, plus solidaire nous mèneraient beaucoup plus loin qu’une charte pour défendre des «valeurs québécoises», je pense...--- Benoît Aubin

21 septembre, 2013

La réflexion du jour

Mais en quoi est qu’un artiste devient un expert crédible dans des domaines techniques? Il y a Richard Desjardins contre les mines, Roy Dupuis contre les barrages hydro-électriques, Dominic Champagne contre la fracturation etc.. En quoi est-ce que leur avis est plus important aux yeux de la populace et des politiciens que celui des vrais experts dans ces domaines?--- Science et politique

20 septembre, 2013

La charité condamne le tier monde à la pauvreté

(NDLR L’entreprise privée et la concurrence sont les ingrédients essentiels à l’éradication de la pauvreté dans le monde. Malheureusement, les bons sentiments gauchistes prévalent sur le rationnel et le pragmatisme.)

Comment peut-on savoir si un pays pauvre deviendra plus prospère dans l’avenir? Dans cette entrevue fascinante, l’auteur, philanthrope et consultant stratégique Michael Fairbanks affirme que cela dépend essentiellement des valeurs et des attitudes qui sont largement répandues dans cette société. Si les gens croient que la concurrence est une bonne chose, s’ils sont confiants face à l’avenir et s’ils comprennent l’importance de la complexité, il est fort probable qu’ils amélioreront leur sort.

Par contraste, les pays où l’on voit les choses uniquement dans une optique matérielle sont condamnés à rester pauvres. « Les citoyens d’un pays pauvre croient que la richesse consiste en une abondance de ressources souterraines [comme] la bauxite, le cuivre; ils croient que cela vient d’un climat ensoleillé; ils pensent que cela découle d’une main-d’œuvre à bon marché; ou encore d’un positionnement géographique. » Pourtant, le Venezuela possède toutes ces choses, souligne M. Fairbanks, et sa croissance reste faible parce qu’il est facile de reproduire ces avantages.

L’auteur discute plus en détail de son rôle en tant que conseiller du président du Rwanda Paul Kagame, qui s’est battu pour éviter le génocide dans son pays. Kagame avait non seulement l’autorité pour faire bouger les choses, il comprenait les idées entrepreneuriales mises de l’avant par Michael Fairbanks. Parmi les succès que ce pays ravagé par la guerre a connus, on compte le développement d’un tourisme haut de gamme pour observer les précieux gorilles du Rwanda. Vendus comme une expérience unique sur la planète, ces safaris ont généré des profits pour les villages environnants et ont permis de mettre fin au braconnage.

Pour ce qui est de l’aide étrangère, M. Fairbanks déclare sans ambages que « les Chinois ont contribué davantage à éradiquer la pauvreté en Afrique que toute l’aide étrangère dans l’histoire ». Même s’il ne nie pas qu’il existe des cas de corruption et d’exploitation, il blâme les médias occidentaux d’avoir exagéré ces incidents et minimisé les bienfaits substantiels découlant de la présence chinoise sur le continent. En cherchant simplement à faire des affaires avec les Africains, les Chinois ont aidé beaucoup de gens, ont construit des routes et procuré des emplois, et tout cela sans l’attitude moralisatrice et condescendante qui accompagne souvent l’aide étrangère.

Robert Scully en discute avec Michael Fairbanks, cofondateur du Fonds SEVEN, une organisation philanthropique dirigée par des entrepreneurs dédiée à la promotion de solutions entrepreneuriales à la pauvreté dans le monde. Il est également le fondateur et le président honoraire du Groupe OTF, la première firme américaine de consultation stratégique financée par du capital de risque qui se concentre sur les pays en développement. Il est le coauteur de Plowing the Sea: Nurturing the Hidden Sources of Growth in the Developing World.


La réflexion du jour

Finalement, c’est grave parce que même en reportant l’élimination du déficit de douze mois, rien ne sera plus facile l’année suivante. Le Québec a des problèmes structurels importants: un niveau de dépenses très élevées par rapport à une faible création de richesse. Cela va être pareil l’année suivante.--- Mario Dumont

19 septembre, 2013

La réflexion du jour

Parce que, au mieux, l’économie s’est endormie. Et ce n’est pas l’industrie éolienne de la Gaspésie qui amènera le Québec vers les vallées verdoyantes de la richesse collective. Il y a bien sûr l’État, qui continue à faire ses petites affaires comme si de rien n’était: les dépenses sont en hausse, évidemment, et les engagements financiers envers les régimes de retraite publics dépassent maintenant 95,4 milliards.--- Michel Hébert

18 septembre, 2013

Climat : vers la fin du réchauffisme?

NDLR En climatologie, comme dans d’autres domaines scientifiques, les faits ont l’avantage d’avoir la tête dure. On a beau les ignorer comme le font les médias québécois, ils reviennent inlassablement à la charge.)

Conférence du Professeur Istvan Marko (Université Catholique de Louvain) invité par l'Institut Turgot, le mercredi 29 mai 2013, à l'Assemblée nationale (Paris) sur le thème : "Climat : vers la fin du réchauffisme ?". Cette conférence représente le premier exposé synthétique de l'ensemble des critiques adressées par les scientifiques "clima-sceptiques" à l'encontre des arguments traditionnellement défendus par le tenants de la pensée unique sur le réchauffement climatique.

Les conclusions du Professeur Istvan E. Marko.

1. Il n’y a pas d’élévation « anormale » de la température du globe. Celle-ci est stable voire en légère diminution depuis 13 ans,

2. La contribution humaine en CO2 est très faible et elle n’est pas le responsable principal de l’augmentation de température,

3. Les modèles du GIEC ne sont ni fiables, ni prédictifs. Il y a trop de simplifications, d’inconnues et d’interactions peu ou pas comprises,

4. L’effet de serre, tel que présenté, est physiquement faux. Sa modélisation est incorrecte,

5. La formation des nuages est encore mal comprise. Son importance est fortement sous-estimée,

6. Les océans chauffent d’abord, puis l’atmosphère, puis le CO2 est émis. Délai : environ 11 mois!

7. La variation de température de la Terre est due à des phénomènes naturels tels que activité solaire, rayons cosmiques, magnétisme, volcanisme, métamor

8. La climatologie en est à ses balbutiements. La Science est loin d’être « réglée » (désolé Al),

9. De nombreux phénomènes naturels complexes, impliquant des rétroactions subtiles, doivent être étudiés et compris,

10. Accuser le CO2 anthropique d’être l’unique (ou le principal) responsable du changement climatique est une erreur grossière,

11. Les conséquences sociétales, économiques et politiques qui en découlent peuvent être extrêmement dommageables.
 

Il nous faut:

1. Une politique de recherche honnête, sans a priori et autorisant le débat scientifique sain et constructif, pas le consensus dogmatique,

2. Un programme de recherche à long terme (au moins 15 ans) dans toutes les disciplines requises en climatologie (pas seulement pour les modélisateurs). La réalité du terrain doit primer sur le virtuel,

3. Une attitude courageuse qui ose sortir du « politiquement correct » et qui s’attaque aux vrais problèmes de pollution.

La vidéo (1 h 34 min.) de la présentation Istvan E. Marco :



 

La présentation PP qui accompagne la vidéo est disponible ici.

Le chiffre du jour : 10 % et 12 % de moins

Selon cette enquête, donc, les travailleurs québécois à temps plein ont déclaré avoir gagné 896$ en juin, en moyenne, pour une semaine de travail de 38 heures (23,57$ de l'heure). La médiane est de 800$ (21$ de l'heure). La moyenne canadienne est 12% plus élevée et la médiane, 10%.

En somme, selon les enquêtes, le salaire typique (ou médian) des Québécois oscille probablement entre 800$ et 837$ par semaine, soit l'équivalent de 41 600$ à 43 500$ par année.--- Francis Vailles

17 septembre, 2013

La réflexion du jour

Les entreprises canadiennes sont beaucoup moins productives que leurs consoeurs américaines. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il inquiète les économistes parce qu'il s'accroît d'année en année.
..........

Entre 1980 et 2011, selon les chiffres les plus récents, la productivité a augmenté de 1,4 % par année au Canada, en moyenne, contre 2,2 % aux États-Unis. Si bien que les Américains ont maintenant un revenu par habitant de quelque 7000 $ plus élevé que les Canadiens. --- Francis Vailles

(NDLR ...et c'est encore pire au Québec. Mais la charte des valeurs a priorité sur l'économie. Cherchez l'erreur.)

16 septembre, 2013

La FPAQ, un monopole étatique digne de l’ex-URSS

Le 16 avril dernier, la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) a saisi 250 000 livres de sirop d’érable, propriété de trois producteurs de l’Estrie et de la Beauce. On leur reproche de vouloir vendre leur sirop aux États-Unis sans passer par la FPAQ.

Mais dans quelle société vivons-nous? Comment peut-on accepter qu’un organisme, dont la mission est d’aider les acériculteurs, confisque littéralement leur production.

La FPAQ prétend avoir un monopole absolu sur la mise en marché du sirop d’érable produit au Québec. Les trois producteurs l’accusent, avec raison, d’être un monopole mafieux et en appellent à la justice pour lui faire entendre raison. Une autre anecdote qui confirme que dans le modèle collectiviste québécois, les droits de propriété privée et le principe de « présomption d’innocence » ne pèsent pas lourd devant un monopole étatique.

Que les acériculteurs se regroupent en fédération pour la mise en marché de leur sirop me semble tout à fait logique, mais fallait-il pour autant créer un monopole étatique digne de l’ex-URSS?

La FPAQ ne serait-elle pas plus dynamique et à l’écoute de ses membres si les acériculteurs y adhéraient volontairement? Les monopoles, à plus forte raison s’ils sont étatiques, sont des monstres plus vigilants à protéger leurs privilèges qu’à aider leurs membres.

Encore une fois, les politiciens interventionnistes (un oxymoron) n’ont pas regardé plus loin que le bout de leur nez (la prochaine élection). Ils ont créé un monstre qui est en voie de tuer toute initiative dans l’industrie acéricole. Après on se demande pourquoi l’économie québécoise est aussi léthargique.

La réflexion du jour

On découvre que nous sommes une société du chacun pour soi, dans laquelle les élites respectables — ingénieurs, avocats — des hauts fonctionnaires, petits fonctionnaires, entrepreneurs, conglomérats, organisateurs politiques, politiciens, fournisseurs de services et mafiosi certifiés s’empiffraient, se sentant d’autant plus intouchables qu’ils étaient nombreux à perpétuer cette même hypocrisie voulant que le Québec soit une société laborieuse, solidaire, transparente, démocratique et au-dessus de tout soupçon...--- Benoît Aubin

15 septembre, 2013

La réflexion du jour

Trop occupés à redistribuer la richesse qu’ils subtilisent pour mousser leur carrière, les politiciens oublient ce qui a permis de créer cette richesse au préalable: la libre coopération des individus cherchant à améliorer leur sort. Pour justifier leurs actes, ils accusent, de façon boiteuse, le capitalisme de tous les maux de la terre: inégalités, crises financières, fraude, corruption, destruction de l’environnement, etc. Ils ne se rendent pas compte que ce sont leurs interventions qui créent ces problèmes en premier lieu et que leurs interventions subséquentes visant à corriger le tir ne font qu’empirer les choses.--- minarchiste

14 septembre, 2013

La réflexion du jour

En faisant primer l’idéal collectif de certains groupes d’intérêt sur les droits fondamentaux des citoyens, cette charte risque de regrouper une panoplie de droits et de privilèges arbitraires. La recette parfaite pour attiser les rivalités et pour promouvoir l’adhésion du Québec au club des nations dont les minorités se plaignent de persécution. Bref, une mine inépuisable de conflits sociaux en gestation.--- Pierre Simard

13 septembre, 2013

Le pouvoir de la finance

(NDLR La perte de confiance des citoyens envers le politique est le plus grand défi auquel sont confrontées les économies modernes.)

Les marchés libres sont essentiels à l’innovation technologique qui sous-tend les niveaux croissants de prospérité. Dans cette entrevue qui porte à réfléchir, l’économiste Reuven Brenner nous fait toutefois part de ses préoccupations quant à l’avenir des économies de marché, à tout le moins dans le court terme.

Une poignée de pays – le Canada, les États-Unis, l’Australie, le Japon et les nations d’Europe de l’Ouest – ont une certaine expérience historique des avantages que procurent des marchés relativement libres, explique M. Brenner. « Ce qui distingue les douze démocraties occidentales est le fait qu’elles ont trouvé des façons – c’est-à-dire des institutions politiques et la façon dont la loi est appliquée par les tribunaux – de diminuer les coûts de transaction nécessaires pour faire fonctionner ce que nous appelons des “marchés libres” ». Même si l’effondrement du communisme a été suivi d’une certaine libéralisation dans des pays comme la Russie, la Chine, l’Inde et certains pays d’Europe de l’Est et d’Amérique latine, ceux-ci n’ont pas adopté suffisamment rapidement les institutions fondées sur la liberté.

Ce dont nous avons besoin, c’est d’un leadership politique de la part des démocraties occidentales pour expliquer à leurs nouveaux partenaires dans le contexte de la mondialisation comment fonctionnent les institutions nécessaires à une économie de marché, et aussi pour montrer l’exemple. Au lieu de cela, les pays occidentaux se sont éloignés de leur tradition, autant en contribuant aux récentes et actuelles crises économiques qu’en y répondant de façon inappropriée. Selon M. Brenner, « sous couvert de chercher à atteindre d’autres objectifs, tout le monde joue le jeu de la dévaluation monétaire parce qu’ils pensent que c’est cela qui va leur ramener un avantage compétitif, au lieu de s’attaquer aux problèmes fondamentaux ».

Les spectateurs pourront également entendre l’économiste expliquer pourquoi on n’aide pas les entrepreneurs en engloutissant des fonds publics dans les banques et pourquoi la prochaine bulle surviendra dans le domaine de l’éducation supérieure aux États-Unis. Les choses vont s’améliorer, mais à moins que nos dirigeants ne prennent rapidement des décisions difficiles, Reuven Brenner ne croit pas que cela arrivera de sitôt.

Robert Scully en discute avec Reuven Brenner qui occupe la chaire REPAP en économie à la Faculté de gestion de l’Université McGill. Il a signé de nombreux ouvrages, dont The Force of Finance: Triumph of the Capital Markets (2002).

La réflexion du jour

« Afin d'être plus performants et de mieux répondre aux besoins du marché du travail, les établissements de formation collégiale doivent assurer une offre de formation plus cohérente de manière à éviter les chevauchements de programmes et l'éparpillement des ressources et à mieux s'arrimer à l'évolution des besoins. Dans cette optique, une collaboration exemplaire entre les collèges et la communauté d'affaires est absolument nécessaire », a ajouté Michel Leblanc.

(NDLR Ho! Ho! les gauchistes vont capoter. Ils ont une peur maladive d'un système d'éducation utile.)

12 septembre, 2013

La réflexion du jour

Cet état de négligence (ndlr l'entretien des écoles.) n’est pas insignifiant. On peut le regarder de tous les angles, il n’en demeure pas moins que c’est une honte nationale de penser que les enfants du Québec ont pris le chemin de l’école cette semaine, sachant que, pour plusieurs d’entre eux, il s’agit de passer les dix prochains mois dans certains des bâtiments les plus mal en point de tout le parc immobilier québécois.--- Mario Dumont

11 septembre, 2013

Entrepreneuriat : si au moins le ridicule tuait

Non seulement le Québec souffre-t-il d’embonpoint réglementaire, mais en plus ceux-ci sont interprétés étroitement par les fonctionnaires. Alors que la réglementation a pour objectif de faciliter le bon fonctionnement de la société, on a souvent l’impression qu’ils servent plutôt à occuper les fonctionnaires.

L’Office québécois de la langue française a pour mission de veiller à la prépondérance du français dans le domaine public. Mais au fil des ans l’OQLF s’est transformé en une bureaucratie à l’esprit étroit où la lettre de la loi a préséance sur son esprit. Cela donne des anecdotes comme le « pastagate » et ridiculise le Québec à travers le monde.

Comme si cela n’était pas suffisant, les bureaucrates du Registraire des entreprises se permettent de refuser des demandes d’enregistrement d’entreprise sous prétexte que le nom choisi aurait une consonance trop anglophone. (Voir le blogue de Lise Ravary)

Déjà qu’une multitude de règlements interprétés étroitement par les fonctionnaires constituent un défi titanesque pour les futurs entrepreneurs, ils auraient bien pu se passer de cette dernière embûche. Ce n’est pas exactement la meilleure façon de promouvoir l’entrepreneuriat québécois.

Le zèle des fonctionnaires du Registraire des entreprises a été la goutte d’eau qui a fait déborder le verre de Xavier Ménard.


La réflexion du jour

Il est aussi vrai que, malgré les apparences, il est plus facile, politiquement, de s’attaquer à des enjeux intangibles comme la religion ou les droits civiques que de débattre des moyens de créer des emplois (privés...), d’éviter le gaspillage des finances publiques ou de mettre fin à l’injustice des retraites qui fait qu’au Québec, il y a deux classes de citoyens: les employés du secteur public et les autres….--- Michel Hébert

10 septembre, 2013

Le chiffre du jour : 51 %

LES PRIORITÉS DES QUÉBÉCOIS
1- Contrôle des dépenses du gouvernement 51 pour cent
2- Baisses des tarifs et impôts 44 pour cent
3- Lutte contre la corruption 43 pour cent
4- Création d’emplois 38 pour cent
5- Approvisionnement moins cher en pétrole au Québec 24 pour cent
6- Aide médicale à mourir 22 pour cent
7- Lutte contre les inégalités sociales 18 pour cent
8 – Lutte contre les gaz à effet de serre 9 pour cent
9 – Renforcement de la Charte de la langue française 9 pour cent
10 – Adoption d’une charte des valeurs québécoises 7 pour cent
11- Gouvernance souverainiste 3 pour cent --- Lise Ravary

09 septembre, 2013

Les abus, une conséquence naturelle de la gratuité


Dans un marché libre, l’offre et la demande s’équilibrent automatiquement grâce au mécanisme des prix. Si la demande excède l’offre les prix augmentent et l’équilibre est vite retrouvé et vice versa.

Lorsqu’un produit ou un service est gratuit, la demande excédera toujours l’offre. C’est pourquoi les gouvernements doivent contrôler l’offre des services largement subventionnés, voire gratuits, qu’ils procurent à la population. En l’absence d’un mécanisme d’autoéquilibrage comme les prix, les gouvernements mettent en place différents mécanismes pour contrôler l’offre à l’intérieur des paramètres budgétaires.

Ces mécanismes, quels qu’ils soient, sont nécessairement gérés par des fonctionnaires pris en étaux entre la population qui en demande toujours plus et la réalité budgétaire qui impose des limites réelles. Si les règles sont rigides, la population reprochera aux politiciens et aux fonctionnaires d’être étroits d’esprit et de ne pas se soucier de leurs besoins.

Si les règles laissent aux politiciens et aux fonctionnaires une marge de manœuvre, ce sera le laisser-aller et les budgets s’épuiseront bien avant la fin de l’exercice budgétaire en cours. Par la suite, les demandes non satisfaites, même si elles sont légitimes, seront systématiquement refusées. La population reprochera alors aux politiciens leur refus d’allonger les budgets pour satisfaire la demande. Inévitablement, dans un tel contexte les coûts des programmes gouvernementaux défoncent systématiquement les budgets alloués au détriment d’une saine gestion des finances publiques.

C’est ce qui se produit avec tous les programmes gouvernementaux, dont le programme de procréation assisté. Les règles sont floues. C’est donc le régime du « premier arrivé » et du « qui connaît qui » qui prévaut.

Il existe une seule solution à ce dilemme : payer les services fournis par l’État à leur juste prix. Afin de ne pas pénaliser indûment ceux dans la société qui ont eu la malchance de tirer la courte paille, il suffirait de leur assurer un revenu minimum décent afin de pouvoir se payer les services dont ils ont besoin. Ce système ne serait pas parfait. Les médias rapporteraient des anecdotes à faire pleurer les plus endurcis, mais il y en aurait certainement moins que dans le système actuel.

En prime, il deviendrait possible d’équilibrer de façon durable les finances de l’État.

Le chiffre du jour : 67,7 %

Ainsi, depuis 1996, 198 études ont utilisé l’indice de liberté économique pour étudier toute une gamme de phénomènes comme la croissance économique, le niveau de vie, le bonheur, la qualité de l’environnement, les droits humains, la pauvreté, les inégalités sociales, la criminalité, la productivité et j’en passe. Voici les conclusions:

  • 67,7% des études rapportent que l’indice de liberté économique est associé à des conséquences positives.
  • 28,3% des études rapportent que l’indice de liberté économique est neutre (sans conséquence claire).
  • 4,1% des études rapportent que l’indice de liberté économique est associé à des conséquences négatives. ---Antagoniste

07 septembre, 2013

La réflexion du jour

Les leçons à retenir sont simples. (1) Un État ne doit jamais faire de promesses impossibles à tenir; (2) S’il a promis l’irréalisable, il se doit de corriger le tir le plus rapidement possible afin d’éviter que la situation ne s’aggrave; (3) Les citoyens ne doivent jamais faire confiance aux politiciens quand ceux-ci affirment qu’une taxe supplémentaire suffirait pour générer les revenus nécessaires au financement de leur plus récente promesse. Ils sont plus occupés à gagner des votes qu’à assurer la santé des finances publiques; (4) Finalement, tous doivent comprendre et reconnaître que vivre selon ses moyens est l’unique mode de vie durable et responsable.--- Nathalie Elgrably-Lévy

06 septembre, 2013

Dette: l’irresponsabilité de nos dirigeants

Les dettes sont le meilleur exemple de l’irresponsabilité de nos dirigeants. Les gouvernements à tous les niveaux accumulent les dettes dans l’espoir qu’elles disparaîtront comme par magie. Malheureusement, elles devront être remboursées par nos enfants et petits-enfants.

La courte vidéo préparée par la Canadian Taxpayers Federation devrait être visionnée par tous les politiciens au moins une fois par semaine.

La réflexion du jour

Un objectif raisonnable pour un gouvernement soucieux du bien commun serait de privatiser ce mammouth (ndlr le système d'éducation). À se limiter aux aspects économiques, les avantages seraient immenses. J'ai souvent montré que toute privatisation diminue les dépenses de moitié avec en sus l'amélioration de la qualité des services rendus. Plus la fonction à privatiser est importante plus il s'impose de la faire. --- Michel de Poncins

04 septembre, 2013

Climate of Extremes : Global Warming Science They Don’t Want You to Know.

Revue de livre par minarchiste

Dans cet ouvrage de 227 pages publié par le Cato Institute, les auteurs Patrick J. Michaels et Robert C. Balling Jr. décrivent à quel point les publications scientifiques sur le réchauffement climatique sont biaisées et beaucoup trop alarmistes.

Les auteurs, tout comme plusieurs autres State Climatologists, se sont fait montrer la porte en raison de leur trop grand scepticisme face aux conséquences désastreuses du réchauffement climatique, telles que prédites par certains "experts". La vérité est que les politiciens se sont bâtis un agenda politique autour du réchauffement climatique et que tout ce qui nuit à cet agenda est écarté du chemin. Cependant, lorsque l’on se base sur de réelles observations scientifiques, et non sur de mauvaises interprétations de modèles biaisés, on peut voir que la réalité est différente et moins effrayante.

Ce livre se veut donc un résumé de recherches scientifiques provenant des quatre coins du globe, démontrant que le réchauffement climatique n’est pas aussi grave qu’on veut nous le faire croire. Ces études n’ont jamais trouvé leur chemin dans Nature ou Science, ni dans aucun média de masse, non pas par leur manque de rigueur ou leur mauvaise qualité, mais bien parce qu’elles feraient du tort à la "cause".

Tout d’abord, les auteurs nous expliquent que les prévisions quant au réchauffement climatique et ses impacts sont basées sur des modèles théoriques, lesquels sont souvent en contradiction avec les observations. Ces modèles ne sont en fait pas plus fiables que ceux utilisés pour prévoir la météo à long terme au Téléjournal. Ensuite, ils nous démontrent que les mesures de températures sont biaisées (stations versus ballons versus satellites), et que les multiples ajustements apportés aux données du IPCC sur-estiment le réchauffement climatique de 1975 à aujourd’hui de 25% à 30%. Leur estimation est 0.13 degrés Celsisus par décennie plutôt que 0.17 estimé par le IPCC.

Le livre traite ensuite des catastrophes générallement associées au réchauffement climatique, en commençant par les ouragants.  Les auteurs démontrent qu’il n’y a pas de lien solidement établi entre le réchauffement et la fréquence/sévérité des ouragants. Quant à la fonte des glaciers, celle-ci ne semble pas avoir accéléré outre mesure, même qu’en Antarctique on dénote une augmentation de la banquise! Même chose pour le permafrost, qui ne semble pas prêt de relâcher des tonnes de méthanes dans l’atmosphère de si tôt. En ce qui a trait aux feux de forêts et aux sécheresses, aucune tendance notable n’est indiquée par les observations.

 En somme, ce livre se veut une très intéressante revue de littérature scientifique sur un sujet chaud. Cependant, certains le trouveront un peu trop lourd de données scientifiques parfois difficiles à comprendre et interpréter. Il dément les principaux arguments véhiculés par les Al Gore de ce monde, visant à nous faire peur pour mieux nous manipuler. Le livre ne nie cependant pas l’existence du réchauffement climatique "anthropogénique" (causé par l’humain). Les auteurs semblent d’ailleurs supporter le développement de nouvelles technologies qui permettront de réduire l’impact de l’humain sur le climat.  Je vous laisse sur le prologue du livre, lequel illustre bien l’essence de ce qu’il cherche à dénoncer: 

"We have 25 years or so invested in the work. Why should I make the data available to you, when your aim is to try to find something wrong with it?"  Phil Jones, Intergovernemental Panel on Climate Change, February 21, 2005.

La réflexion du jour

Dans une société du savoir et du savoir-faire, c’est toute la dynamique de l’avenir de l’éducation qui est en cause: veut-on continuer à bénéficier d’un choix entre deux réseaux (ndlr réseau privé et public) qui se tirent mutuellement vers le haut ou préfère-t-on être limités à un système unique qui, à long terme, risque de conduire à un nivellement par le bas?--- Mario Dumont

03 septembre, 2013

La réflexion du jour

Ainsi, certains (ndlr en première ligne les écologistes) soutiennent que le véritable progrès consisterait aujourd’hui à retourner à une existence de chasseur-cueilleur. Et, de fait, pourquoi pas? Je ne blague pas! Pour qui l’existence simple, la redécouverte d’un contact étroit avec la nature ainsi qu’un rapport pastoral avec l’espace et le temps représenteraient un pas en avant, encore une fois : pourquoi pas? Certes, il lui faudrait consentir à un certain nombre de sacrifices, dont une espérance de vie divisée par deux ou par trois. Mais peut-on juger que cela vaudrait le coup? Peut-être.--- Mario Roy

02 septembre, 2013

Hérésies

Revue de livre par Égards via République de bananes

Hérésies, Brassard, Jacques, Éditeur : Accent grave, Modèle : 9782924151099, Genre : Essais québécois

Extraits du n° 40 d’Égards — Notes de lecture du livre Hérésies de Jacques Brassard

Jacques Brassard fait partie de ces rares ex-élus québécois (1976-2002) qui vieillissent bien.

Son livre, Hérésies, témoigne de l’évolution de cet homme politique formé en histoire et en pédagogie dans les officines de la Révolution tranquille.

Il ne faut donc pas s’étonner que la préface soit de Mathieu Bock-Côté, qui combat lui aussi les « dogmes officiels de la rectitude politique ». C’est dans ses chroniques hebdomadaires de 2003 (au journal Le Quotidien de Chicoutimi) à nos jours (au Journal de Québec depuis 2012) que Jacques Brassard a trouvé son chemin de Damas. Il avoue d’ailleurs candidement aujourd’hui, à propos de l’idéologie « réchauffiste » – mais cela s’applique également, comme on le verra, à toute l’idéologie socialo-libérale imposée par la haute fonction publique et la « ligne de parti » – que durant sa carrière de député et de ministre, peut-être étourdi par « les briefings » qui « se succèdent », il n’avait pas mis en doute les articles de foi des médias et des politiciens : « Me suis-je posé des questions sur le bien-fondé de ce credo ? Pas le moins du monde. Je l’avoue honteusement. »


À une époque où l’idéologie soixante-huitarde pouvait se servir, comme repoussoir du conservatisme traditionnel, de la figure honnie, caricaturée et encore vive dans les mémoires d’un Maurice Duplessis, il était difficile de contester les dogmes progressistes. Stimulée et justifiée par le projet souverainiste, la carrière politique partisane d’un Jacques Brassard, qui a duré plus de vingt-cinq ans, s’est passée trop à gauche pour lui permettre de saisir sur-le-champ l’ampleur du marasme politique dans lequel le Québec allait s’enliser.

En 2013, M. Brassard se dit « en rupture de ban avec une bien-pensance oppressante », qu’il désigne avec Ivan Rioufol « sous le nom de tyrannie du politiquement correct », cette « Pensée Unique obligatoirement de gauche ». Il aime à dire que depuis son retrait de la vie politique partisane, il a le bonheur de lire, et de réfléchir aux causes de l’hégémonie actuelle de l’État dit progressiste, qui est en fait plus ou moins socialiste et donc « étatiste ».

Comprenant qu’il a été manipulé pendant plusieurs années, il reproche aux intellos et aux technocrates de s’être acharnés « à faire du peuple québécois une nation sans racine et sans héritage, dont l’identité doit être rapetissée pour faire place au multiculturalisme ». Jeune septuagénaire, M. Brassard comprend que les quatre cents ans d’histoire de ce peuple français en terre d’Amérique ont été balayés du revers de la main par une technocratie qui veut abolir les valeurs judéo-chrétiennes, « patrimoine, traditions, culture, tout ce qui fait notre substance identitaire », des valeurs repoussées « dans les marges pour cause d’archaïsme et de désuétude ». De l’écologisme au multiculturalisme, en passant par l’islamisme et la dictatoriale imposition du cours Éthique et culture religieuse (ÉCR), cette « nouvelle religion, qui s’enseigne déjà dans nos écoles, consiste en une macédoine socialo-écolo-pacifiste assaisonnée d’altermondialisme et de haine de soi », une haine allant jusqu’à l’« exécration de la civilisation occidentale ».

M. Brassard demeure convaincu que « la solution pour le Québec […], c’est l’indépendance ». Je crois plutôt qu’à l’ère de la mondialisation, inéluctable, l’indépendance politique du Québec n’est pas une fin en soi (si elle le fut jamais). Il reste qu’on peut se réjouir de compter Jacques Brassard parmi la poignée de conservateurs québécois encore actifs dans l’espace public.

 

La réflexion du jour

Ce sont les régimes privés qui prennent en charge le gros de l'assurance médicament. Eh bien, M. Hébert et son entourage n'ont pas jugé bon d'inclure ces assureurs dans la discussion ni même de les avertir! Cela semble procéder d'une logique bureaucratique étroite, où les ayatollahs gouvernementaux sont dans leur bulle, comme si ce qui était hors du périmètre purement public n'existait pas.--- Alain Dubuc