Que l’État se contente d’être juste, nous nous chargerons d’être heureux.---- Benjamin Constant
Chaque Québécois doit plus de 34 000 $ au provincial seulement
Vaut mieux en rire!
23 juillet, 2009
Montréal relégué au rang des ligues mineurs
Nous sommes tous responsable de ce gâchis. C’est le résultat de plusieurs décennies de négligence. D’abord, nous retrouvons les politiciens provinciaux et municipaux dont la carrière prime sur le bon sens. Ensuite nous retrouvons tous les groupes de pression : syndicats, groupes communautaires et l’industrie des subventionnés, qui n’hésitent pas à sacrifier les intérêts de la Ville pour arriver à leurs fins. Enfin, trop de Montréalais déresponsabilisés par l’État nounou, croit que tout leur est dû gratuitement et sans effort.
Nous avons frappé le mur. Malheureusement, je n'entrevois pas de solution car les seuls politiciens qui aspirent à la mairie de Montréal sont ceux qui nous ont héroïquement guidé jusqu'au mur.
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Vu de Québec
J. Jacques Samson, Journal de Québec, 22/07/2009
Montréal se classe au 21e rang pour sa gestion parmi les 31 plus importantes villes au Canada, selon une enquête du Macleans, et Québec, au 9e rang, derrière Longueuil (5e) et Sherbrooke (6e). Tout le Québec devrait être inquiet du rang de Montréal.
Ce palmarès jette un éclairage sur les odeurs de morosité, quand ce n’est pas de corruption, qui émanent de l’administration municipale de la métropole du Québec.
Montréal a perdu de vue, dans la colonne du classement, Toronto et les principales villes de l’Ouest canadien. Elle n’est plus dans la même ligue. Et elle devance à peine les capitales des provinces maritimes. Elle fait particulièrement piètre figure au niveau de son administration générale et du rendement sur sa taxation.
Quelque 150 000 résidants ont d’ailleurs déserté entre 2002 et 2009, selon Statistique Canada, pour trouver refuge en banlieue ou dans d’autres régions.
Autant un vent de positivisme souffle sur Québec où la population est satisfaite à 90 % des services assurés et s’apprête à couronner le maire Régis Labeaume sans véritable opposition aux élections de novembre prochain, autant Montréal a besoin d’un coup de barre à 90 degrés.
Il est cependant pour le moins étonnant que six jours après la publication de ce classement, il n’ait encore trouvé aucun écho au plus haut niveau du gouvernement Charest et autant du côté de l’opposition que de l’administration Tremblay à Montréal. Un peu comme si cet humiliant 21e rang au Canada n’étonnait ni ne fâchait plus personne, alors qu’il aurait dû donner un électro-choc. L’utilité de tels palmarès, qu’il s’agisse des villes, des écoles, des hôpitaux, est justement de permettre de les comparer, afin de susciter une saine émulation dans la poursuite du plus haut niveau de qualité. Mais au Québec, de plus en plus de gens se satisfont du plus bas dénominateur commun.
Les problèmes de Montréal sont de divers ordres et complexes. Macleans ne s’est penché que sur les administrations des villes. Le magazine a en quelque sorte publié un bulletin des hôtels de ville. C’est donc là qu’il commande un changement, pour insuffler un nouveau leadership, fort, qui mettra en marche une réingenierie, comme le maire Labeaume en a entrepris une à Québec afin d’accroître le rendement de chaque dollar de taxation.
Ses « chantiers » vont de la gouvernance elle-même ( le nombre d’élus, l’administration des sociétés municipales de transport et autres) à la réduction du nombre de fonctionnaires, la révision des conventions collectives, l’allocation des ressources humaines et matérielles dans les arrondissements, l’allègement des services aux citoyens (permis et autres), les pratiques de gestion des immeubles, des équipements motorisés, du déneigement, etc. Tout y passe. Chaque pierre est retournée.
Qui?
Les Jean Doré, Pierre Bourque, Gérald Tremblay n’avaient ni la personnalité ni la volonté politique pour effectuer un pareil ménage.
La réélection du maire Tremblay signifie le statu quo et même pire, en raison du vieillissement d’un régime déjà cancéreux.
La nouvelle chef de Vision Montréal, Louise Harel, socialiste, n’a jamais adhéré à ce discours sur la rationalisation des appareils publics. Elle a au contraire encouragé leur coûteuse boulimie, surtout au niveau municipal avec les fusions de 2001. De plus, elle n’affronterait jamais les puissants syndicats qui y règnent. Elle partage leur philosophie.
Quoiqu’il arrive aux élections de novembre prochain, il semble bien que Montréal demeurera donc parmi les cancres, dans la queue du classement, en compagnie des métropoles des Maritimes.
23 janvier, 2009
Coup de gueule (2)
Des milliards sont investis annuellement à travers des centaines de programmes inutiles ou pire nuisibles.
Il n'y a qu'un moyen de ralentir la nature dépensière des politiciens : réduire les impôts et refuser le retour aux déficits.
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La ministre du Tourisme soutient le Scandinave Les Bains Vieux-Montréal : Une aide financière de 250 000$ est accordée
MONTRÉAL, le 22 janv. /CNW Telbec/ - A l'occasion de l'ouverture du Scandinaves Les Bains Vieux-Montréal, la ministre du Tourisme, madame Nicole Ménard, est fière de rappeler l'aide financière de 250 000 $ consentie par le ministère du Tourisme pour la réalisation de ce projet en milieu urbain.
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Le gouvernement du Québec injecte 806 000 $ pour le démarrage d'une usine de fabrication de panneaux légers à Lac-Mégantic
LAC-MÉGANTIC, QC, le 22 janv. /CNW Telbec/ - La députée de Mégantic-Compton, Mme Johanne Gonthier, a annoncé aujourd'hui, au nom du ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, M. Raymond Bachand, l'attribution d'un prêt d'Investissement Québec de 690 000 $ ainsi que des subventions qui s'élèvent à 116 000 $ à l'entreprise Panolite.
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Coup de gueule
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Porcs et porcelets: quatrième avance de compensation pour l'année 2008
LÉVIS, QC, le 22 janv. /CNW Telbec/ - La Financière agricole du Québec a versé une quatrième avance de compensation aux 1 392 entreprises de porcs et porcelets assurées au Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) pour l'année d'assurance 2008. Cette avance s'élève à plus de 125 millions de dollars avant la prise en compte de l'intervention du
programme Agri-stabilité.
Rappelons que La Financière agricole verse des compensations aux producteurs lorsque le prix moyen de vente d'un produit est inférieur au revenu stabilisé établi en fonction du coût de production. Pour les produits Porcs et Porcelets, la présente avance porte les interventions à plus de 501 millions de dollars pour l'année d'assurance 2008.
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Agneaux : deuxième avance de compensation pour l'année 2008
LÉVIS, QC, le 22 janv. /CNW Telbec/ - La Financière agricole du Québec a versé une deuxième avance de compensation aux 821 entreprises d'agneaux assurées au Programme d'assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) pour l'année d'assurance 2008. Cette avance s'élève à plus de 4,7 millions de dollars avant la prise en compte de l'intervention du programme
Agri-stabilité.
Rappelons que La Financière agricole verse des compensations aux producteurs lorsque le prix moyen de vente d'un produit est inférieur au revenu stabilisé établi en fonction du coût de production. Pour le produit Agneaux, la présente avance porte les interventions à 21 millions de dollars pour l'année d'assurance 2008.
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08 janvier, 2009
Coup de gueule
De quels droits un organisme sensé représenter l’ensemble des consommateurs défend-elle une position préjudiciable à la majorité d’entre eux?
J’espère que le ministre Flaherty réduira les impôts pour alléger le fardeau fiscal des Canadiens. Il pourra toujours récupérer les revenus perdus en coupant les subventions de tous les organismes parasitaires et nuisibles qui vivent au crochet des contribuables.
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Crise économique
L'Union des consommateurs recommande à Ottawa de ne pas baisser les impôts
7 janvier 2009 - 17h39
La Presse Canadienne
Baisser les impôts n'est pas la bonne solution pour affronter la crise économique, selon l'Union des consommateurs.
Selon l'organisme, l'effet stimulant des réductions d'impôts n'est pas clairement démontré. De plus, de telles baisses ne profitent pas aux tranches les plus pauvres de la population qui ne payent pas d'impôts.
L'Union des consommateurs recommande plutôt au ministre canadien des Finances, Jim Flaherty, d'investir dans des secteurs structurants sur la main-d'oeuvre, la lutte à la pauvreté et l'environnement.
L'organisme croit que des investissements en éducation, dans le logement social et dans le transport en commun auraient un impact plus stimulant sur l'économie.
Dans le contexte actuel de crise économique, l'organisme réclame également qu'Ottawa assouplisse les conditions d'admissibilité à l'assurance-emploi pour les ramener à ce qui existait avant 1996.
30 décembre, 2008
Coup de gueule
Un autre pas vers l’infantilisation et la déresponsabilisation des individus a été franchi en Nouvelle-Écosse. Le Québec, champion Nord-Américain de la règlementation, le franchira certainement bientôt. Pour empêcher quelques têtes brûlées de se défoncer, on pénalise l’ensemble des consommateurs qui boivent raisonnablement.
Les têtes brûlées vont trouver un autre passe-temps encore plus dommageable pour leur santé ou celles des autres. Les possibilités sont illimitées et les têtes brûlées ne manquent pas d’imagination. Le gouvernemaman devra imposer un autre règlement et ainsi de suite jusqu’à ......
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Le Mardi 30 Décembre 2008
Un prix plancher, pour éviter de terminer la soirée à quatre pattes….
Nathalie Collard
La Nouvelle-Écosse vient de fixer un prix plancher dans les établissements où on vend de l’alcool. Fini les shooters à 1 $ et les gros pichets de bière vendus pour presque rien. Désormais, le prix d’une consommation débute à 2, 50 $.
C’est une excellente idée qui est d’ailleurs à l’étude à la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec, nous apprenait lundi ma collègue Violaine Ballivy.
Pourquoi fixer un prix plancher? Entre autres, pour éviter la surconsommation ainsi que le phénomène du binge drinking (que les Français ont traduit par biture express…). Le binge drinking est très populaire chez les jeunes qui, les soirs qu’ils s’y livrent, avalent plusieurs litres d’alcool en très peu de temps. Résultat: des comportements erratiques, bien sûr. Mais surtout, une augmentation des bagarres à la sortie des bars, une augmentation du risque de relations sexuelles non protégées (avec les conséquences que cela implique), davantage d’accidents de la route, etc.
Si l’adoption d’un prix plancher dans les bars du Québec permet d’éviter cela, ne devrait-on pas tarder à l’adopter nous aussi?
17 décembre, 2008
Coup de gueule
Malgré que notre économie traîne dans le peloton de queue en Amérique du Nord, la générosité des politiciens n’a pas de limite. Après tout, pourquoi se gêner, ce n’est pas leur argent qu’ils gaspillent.
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Québec vient en renfort aux entreprises
QUÉBEC, le 17 déc. /CNW Telbec/ - Le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, M. Raymond Bachand, a précisé aujourd'hui les modalités du programme de fonds de roulement et d'investissement visant la stabilisation et la relance d'entreprises, Renfort, annoncé dans le cadre de la mise à jour économique de l'automne.
Le programme Renfort permet d'injecter un milliard de dollars dans le financement des entreprises. Ainsi, Investissement Québec accordera jusqu'à 250 M$ en financement direct sous forme de prêts. Les interventions financières sous forme de garantie de prêt porteront sur un maximum de 750 M$ de prêts consentis par les institutions financières. Il s'adresse principalement aux entreprises performantes, particulièrement aux PME, celles dont les problèmes de liquidités sont temporaires et essentiellement liés au resserrement des conditions de crédit au Québec dans le contexte économique et financier actuel. Renfort permettra le maintien d'emplois, la stabilisation et la relance d'entreprises dans toutes les régions du Québec.
«Renfort est la réponse rapide, souple et efficace à une situation exceptionnelle qui, nous l'espérons, sera la plus courte possible. Ce programme de soutien agira au cours des deux prochaines années, en complément des programmes déjà en vigueur, afin de permettre aux entreprises de continuer à créer de la richesse et de l'emploi partout au Québec», a dit le ministre Bachand.
Les interventions financières varieront de 250 000 $ à 15 M$. En collaboration avec le secteur financier et sous certaines conditions, le programme Renfort aidera les entreprises à combler leur besoin de fonds de roulement, à acquérir de l'équipement et à refinancer leur dette. Au-delà du montant de 15 M$, les dossiers seront approuvés par le gouvernement.
Les entreprises doivent faire face à la baisse de la demande en provenance des Etats-Unis et de l'Europe, à la volatilité de la valeur du dollar canadien et du prix des matières premières et, même si notre secteur financier est moins touché, à un accès au crédit plus difficile.
«Parce que nous avons fait de l'emploi et de l'investissement nos priorités, nous allons continuer d'investir massivement dans les infrastructures et mettre en place des outils pour favoriser l'investissement des entreprises dans toutes les régions du Québec. Nous avons déjà mis en oeuvre le Plan d'action en faveur du secteur manufacturier et dès maintenant nous offrons aux entreprises ce coup de pouce additionnel», a conclu le ministre Bachand.
Notons que l'industrie forestière profite déjà du programme Soutien à l'industrie forestière (PSIF), administré par Investissement Québec. Ce programme vise à soutenir la consolidation, l'investissement et la modernisation des entreprises du secteur forestier, soit les entreprises
d'aménagement forestier (récolte et travaux sylvicoles), les entreprises de pâtes et papiers et les entreprises de transformation du bois. Le refinancement de la dette et du fonds de roulement des entreprises du secteur forestier est déjà couvert par le PSIF.
14 décembre, 2008
Coup de gueule
Pourquoi?
Parce qu’on gère les contrats d’approvisionnement publics pour obtenir le maximum de retombés politiques. Comment peut-on expliquer autrement le fait que la STM n’ait pas exigé des soumissions indépendantes de chacun des soumissionnaires? C’est une absurdité proportionnelle à l’incompétence des fonctionnaires en charge du projet.
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Le prix des nouvelles voitures du métro explose
13 décembre 2008 - 11h30
La Presse
Marie Tison
Le prix demandé par Alstom et Bombardier pour remplacer les voitures du métro de Montréal est beaucoup plus élevé que ce que prévoyait la Société de transport de Montréal (STM).
La STM, qui a analysé ce qui s'est fait ailleurs dans le monde, s'attendait à ce que le prix pour l'ensemble du projet tourne autour de 1,2 milliard, soit environ 800 millions pour l'acquisition des voitures elles-mêmes et environ 400 millions pour les frais d'intérêts, les modifications aux bâtiments, la formation des employés et les frais afférents.
Le consortium formé par Alstom et Bombardier a demandé 1,2 milliard, mais cette somme ne couvre que le coût d'acquisition des 342 voitures prévues. Cela correspond à une augmentation de 50%.
«C'est pas mal plus élevé que ce à quoi on s'attendait», a déclaré la porte-parole de la STM, Odile Paradis.
Le contrat sera assorti d'options pour 126 voitures supplémentaires pour faire face à des projets d'expansion, comme le prolongement du métro vers l'est. Il y aura également des options pour des pièces de rechange et de l'outillage. Avec ces différentes options, la proposition d'Alstom et de Bombardier monte à 1,7 milliard.
La proposition d'Alstom et de Bombardier est la seule soumission reçue par la STM.
Avant même le lancement de son appel d'offres, le premier août dernier, la STM avait pressenti plusieurs constructeurs de métro pour son projet de remplacement des voitures MR-63 du métro de Montréal. Elle avait ainsi communiqué avec Alstom et Bombardier, bien sûr, mais aussi avec la japonaise Kawasaki et l'espagnole CAF. Toutefois, seules Alstom et Bombardier ont manifesté leur intérêt et se sont procuré le volumineux document d'appel d'offres. Au cours de l'automne, ces deux entreprises se sont rapprochées et ont décidé de présenter une proposition commune. Une porte-parole de Bombardier Transport avait alors expliqué que les critères de la STM étaient particulièrement exigeants et que les échéances étaient très serrées.
La STM entendait accorder le contrat en mars 2009 et mettre les premières voitures en service en juillet 2012.
La Société de transport se retrouve donc avec un seul soumissionnaire, elle qui avait été vertement critiquée parce que, la demande du gouvernement québécois, elle avait d'abord choisi d'accorder le contrat à Bombardier de gré à gré, sans appel d'offres.
Alstom avait vigoureusement contesté l'attribution de ce contrat et avait porté le litige devant les tribunaux. La Cour supérieure du Québec avait donné raison à la multinationale française et avait enjoint à la STM de mettre en place un processus d'appel d'offres en bonne et due forme.
Mme Paradis a indiqué hier que des juristes de la STM étudieront la soumission d'Alstom et de Bombardier afin de vérifier sa conformité aux exigences. Il ne s'agit pas d'une mince tâche: la soumission occupe trois boîtes de carton faisant chacune 60 centimètres de hauteur.
Les constructeurs n'ont pas voulu faire connaître les détails de leur soumission hier. On ne sait donc pas encore qui fabriquera quoi dans le cadre du projet. Ces détails devraient être annoncés lors de l'attribution du contrat.
05 décembre, 2008
Coup de gueule
Le gel des tarifs fausse la réalité des prix et a des effets pervers très dommageables pour l’ensemble de la société. J’en veux pour preuve la détérioration continue de la qualité des institutions universitaires québécoises.
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Le piège du gel des tarifs
René Vézina, LesAffaires.com, 5 décembre 2008
En campagne électorale, lorsque vous ne savez plus quoi faire pour convaincre les électeurs, vous pouvez toujours essayer un vieux truc : promettez de gelez des tarifs. N'importe lesquels, en autant qu'il y ait le mot « gel ».
Robert Bourassa y a succombé, dans les années 1980, ce qui nous valu une absurdité qui a mis à mal le réseau universitaire québécois : le gel des frais de scolarité.
C'est maintenant au tour de Pauline Marois de glisser sur cette peau de banane et lançant un autre pavé tout aussi malvenu : le gel des tarifs d'électricité. À peu près tous les économistes qui se sont prononcés sur cette question demandent au contraire que l'on augmente les tarifs, à la fois pour inciter les consommateurs à l'économie d'énergie et pour bonifier les finances du Québec, notamment parce qu'il en résulte des surplus que l'on peut exporter. C'est vrai que la demande est moins intense, ces temps-ci, mais le Québec possède un immense avantage, que n'ont pas les opérateurs de centrales thermiques, par exemple : il peut laisser l'énergie potentielle - l'eau - s'accumuler dans ses réservoirs en attendant le rebond de la demande.
C'est d'autant plus étonnant venant du PQ qu'un commentateur bien identifié à la cause souverainiste, Jean-François Lisée, prône exactement l'inverse dans son plus récent essai, Pour une gauche efficace.
En résumé, il propose une sorte de Big Bang : on fait subitement grimper les tarifs de 60 % , tout en réduisant substantiellement, et en même temps, les impôts et taxes pour que l'effet fiscal soit neutre. Et pour éviter que les gens moins nantis soient durement touchés, il suggère de réelles mesures d'atténuation. « On pourrait même nommer Françoise David à la tête d'un groupe qui veillerait à défendre leurs intérêts », disait-il lors de la récente conférence SPECTRE, à HEC Montréal.
L'idée est provocatrice, c'est vrai, mais elle a le mérite de relancer le débat sur l'extraordinaire richesse que représente notre électricité renouvelable. Et il faudrait la brader pour attirer quelques votes supplémentaires ?
28 novembre, 2008
Coup de gueule
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28nov2008
Donnez-leur du pain et des jeux
Paul Dontigny Jr, M.Sc., CFA, Les Affaires.com
Dans la crise que nous vivons, les solutions présentées et mises en application SONT le problème.
Le gouvernement américain et sa Fed sont déterminés à aider les compagnies, institutions financières et consommateurs à emprunter plus pour sauver l’économie.
Ils nous disent qu’ils ne répèteront pas l’erreur que la Fed aurait commise en 1929 d’augmenter les taux d’intérêts.
Les plus grandes erreurs de logiques, m’a-t-on enseigné dans un cours de mathématiques, se produisent lorsque nous avons une fausse prémisse. Il est effectivement FAUX que la Fed a augmenté les taux d’intérêts après le Krach de 1929.
Je dirais que l’utilisation de fausses prémisses est aussi un outil commun chez les menteurs, les fraudeurs et les manipulateurs. La population, avec son désir de croire en des illusions positives, représente une cible parfaite pour de tels mensonges, considérant de plus que la plupart des gens ne connaissent pas l’histoire économique.
Donc en résumé, nous avons une crise économique causée essentiellement par un endettement monstre, accompagné de spéculation.
LA solution des autorités jusqu’ici a été de protéger les spéculateurs … et d’augmenter la dette dans le système.
Les autorités peuvent-ils être aussi stupides ? Bien sûr et ça n’est pas la première fois. Mais ce n’est pas uniquement de la stupidité. Soyons tout de même juste. C’est de la stupidité accompagnée d’avidité et d’ignorance.
Comment se fait-il que la population ne réagisse pas plus que ça ? Parce que nous sommes mal informés et la population est occupée à vivre dans la peur. La peur des terroristes, la peur de faire faillite, la peur de perdre son emploi ou de ne pas en trouver.
Et selon la logique de l’action collective, même si 95% de la population est contre quelque chose, un petit groupe de 1% de cette population peut réussir à la faire passer s’ils sont organisés. La population, la majorité très silencieuse, n’est pas organisée ni représentée … à part par l’entremise de son gouvernement. Ai-je besoin d’.expliquer plus ?
Ce qu’il faut faire ? La crise a été le résultat d’un gouvernement qui était prêt à tout pour éviter une récession, et ce, dès 1996, 1998 et l’an 2000. Après 2001, avec une nouvelle excuse, la dette a explosé dans le but de soutenir la croissance de l’économie en créant des hausses de prix dans l’immobilier et les actions.
Pourtant, les Américains sont connus pour leur approche de « constructive destruction », voulant qu’il soit mieux de détruire pour reconstruire plutôt que de traîner les problèmes pendant des années et décennies. C’est ce qu’ils ont fait avec la crise de savings & loans en 1990. Mais pas cette fois.
19 novembre, 2008
Coup de gueule
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Revenu Québec remporte le Prix Réalisation dans la catégorie Fonction publique grâce au projet Indices de richesse
QUÉBEC, le 19 nov. /CNW Telbec/ - Lors du gala des Prix d'excellence 2008 de l'Institut d'administration publique de Québec (IAPQ), qui a eu lieu hier soir, Revenu Québec a mérité le Prix Réalisation dans la catégorie Fonction publique. Les Prix Réalisation sont remis à des organisations responsables de projets dont l'impact positif a retenu l'attention du milieu.
Il s'agit d'une troisième victoire remportée cette année par Indices de richesse. En effet, le projet a reçu, en mai dernier, l'OCTAS de l'Excellence et l'OCTAS dans la catégorie Innovation technologique 1 000 employés et plus de la Fédération de l'informatique du Québec.
Selon la sous-ministre du Revenu, Mme Francine Martel-Vaillancourt, «c'est grâce au savoir-faire de son personnel que Revenu Québec se distingue, encore une fois, par le projet Indices de richesse». En effet, dans son souci quotidien de s'assurer que chacun paie sa juste part d'impôt et de taxes, au bénéfice de l'ensemble des citoyens québécois, Revenu Québec développe constamment, dans le but d'accomplir sa mission, des nouvelles façons de faire afin de maintenir et d'améliorer sa performance. «Indices de richesse en est un exemple éloquent puisqu'il contribue à établir un meilleur équilibre fiscal dans la société québécoise, et j'en suis très fière.»
Indices de richesse a été réalisé pour lutter efficacement contre le travail au noir et l'économie souterraine. En raison de son environnement technologique novateur, il permet de croiser des données financières, fiscales et sociales, notamment celles du gouvernement du Québec et celles de l'ensemble des municipalités. Par conséquent, les vérificateurs de Revenu Québec sont en mesure de déceler des revenus qui n'ont pas été déclarés.
Grâce au projet Indices de richesse, Revenu Québec a récupéré, jusqu'à maintenant, un montant total de 175 millions de dollars et se distingue dans l'utilisation de technologies novatrices en matière de lutte contre l'évasion fiscale.
17 novembre, 2008
Coup de gueule
Greenspan contre Fannie et Freddie
8 avril 2005
Paul Dontigny jr., Investissements PDJ
Selon Greenspan, Fannie Mae et Freddie Mac procurent actuellement un risque significatif à l'intégrité du système financier américain
La mission de la Réserve centrale américaine, la Fed, est de promouvoir le plein emploi et la stabilité des prix. Le plein emploi est le taux de chômage que l’économie peut soutenir sans qu’un déséquilibre inflationniste ne soit créé. La Fed a aussi des mandats réglementaires concernant les diverses institutions financières.
On peut dire que la mission de la Fed est précise… et limitée. Par exemple, elle n’inclut pas de composante sociale ou de justice. Elle n’a pas de responsabilité face à la profitabilité des entreprises ou du risque qu’elles décident d’encourir. La Fed ne se soucie pas de ces facteurs économiques… à moins qu’ils ne mettent en danger la stabilité des prix ou le plein emploi.
Pour atteindre le plein emploi, l’économie doit être très bonne et très forte durant une longue période. Lorsque cela se produit, les gens deviennent optimistes et augmentent habituellement leurs dépenses à un point tel qu’ils doivent s’endetter excessivement. Ces dépenses et l’augmentation exagérée de dette en une courte période créent des bulles spéculatives dans les biens de luxe (inflation) et dans les investissements.
La Fed vise donc à balancer le plein emploi et la stabilité des prix pour que l’économie atteigne son potentiel de croissance maximum sans toutefois dégénérer en inflation ou en spéculation.
C’est pourquoi lorsque Greenspan s’en prend à une industrie ou à un facteur économique, il est grand temps de l’écouter attentivement. De 1996 à 2000, le Chairman de la Fed a mis en garde contre la bulle spéculative des actions. Maintenant, il nous met en garde contre la bulle spéculative immobilière. Il ne le dit pas directement. Il utilise plutôt un langage illustratif comme : «des forces déstabilisatrices pourraient se manifester si des excès de confiance créaient un endettement exagéré qui influencerait les prix à la hausse au-delà des normes historiques». Il peut aussi s’attaquer aux sources des problèmes qui pourraient créer ces déséquilibres.
Depuis un an déjà, Greenspan demande au congrès de modifier la législation qui gouverne les entreprises parrainées par le gouvernement dans le domaine de l’immobilier. Il s’agit de deux firmes inscrites en bourse : Federal National Mortgage Association (Fannie Mae) et Federal Home Loan Mortgage Corporation (Freddie Mac). Ces deux firmes ne sont pas sous la juridiction de Greenspan, mais il tente agressivement d’influencer ces deux entreprises. Pourquoi ? Parce qu’il considère que ces entreprises procurent actuellement un risque significatif à l’intégrité du système financier américain. Pour que Greenspan soit aussi catégorique, c’est que la situation est critique. Pas urgente et imminente, mais critique.
Les titres de ces deux compagnies ont chuté d’environ 25% depuis le début de l’année. Il faut noter que ces deux entreprises ont comme objectif, fixé par le gouvernement, de promouvoir l’accès aux hypothèques pour les propriétaires de maisons et notamment pour ceux qui ont des revenus plus faibles. La façon indirecte par laquelle Fannie et Freddie atteignent cet objectif est ce créer de la liquidité dans le marché hypothécaire et de réduire le risque de défaut en créant des portefeuilles diversifiés d’hypothèques. La mission originelle des deux compagnies n’était donc pas la croissance des profits.
Mais depuis que ces compagnies sont devenues publiques (en bourse), les objectifs ont changé et au lieu de simplement créer des fonds d’hypothèques et de les revendre à des investisseurs (les « mortgage backed securities »), Fannie et Freddie se sont mises à acheter les hypothèques elles-mêmes. Les profits ont bondi… jusqu’à ce que ceux-ci soient violemment révisés à la baisse cette année à la suite de révélations semblables à celles de Nortel.
Avec un marché immobilier en ébullition, et possiblement près d’un sommet, Greenspan craint que l’instabilité d’institutions financières prêteuses d’hypothèques puisse créer une crise de crédit. Il craint aussi que les portefeuilles obligataires des deux firmes, devenus des géants dans le marché, lui créent des difficultés dans ses activités qui ont pour objectif d’influencer les taux d’intérêt des États-Unis. Il veut donc réduire la taille des portefeuilles contrôlés directement par Fannie et Freddie, et que leur mission redevienne la promotion de l’accès à l’emprunt hypothécaire plutôt que la maximisation des profits pour les actionnaires. S’il réussit, je ne voudrais pas être actionnaire de ces deux compagnies.
11 novembre, 2008
Coup de gueule (2)
C’est pire que ce que Vincent Lacroix a fait.
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Publié le 10 novembre 2008 à 10h24 Mis à jour le 10 novembre 2008 à 10h27
Laissez la Caisse tranquille!
Vincent Delisle
En raison de la pire année de rendements boursiers depuis 1937 et d'une deuxième campagne électorale provinciale en moins de deux ans, la Caisse de dépôt et placement du Québec se retrouve malgré elle plongée au coeur des débats politiques.
L'ADQ exige la publication des rendements de la Caisse en cette période difficile. Le PQ veut quant à lui redonner une saveur plus interventionniste à la Caisse en lui imposant d'acheter pour 10 milliards d'actions d'entreprises québécoises. Dans les deux cas, l'intention est bonne et interpellera la population. Sur le plan financier, toutefois, ces mesures trahissent une incompréhension de la nature même de l'investissement.La Caisse de dépôt gère un des portefeuilles les plus importants en Amérique du Nord avec des actifs évalués à 155 milliards de dollars en 2007. Au Canada, l'Office d'investissement du Régime de pension du Canada (123 milliards d'actifs), Teachers (109$G) et OMERS (52$G) représentent les autres acteurs importants. Aux États-Unis, la caisse de retraite Calpers, de Californie, gère des actifs de plus de 233 milliards. Il va sans dire que lorsqu'un de ces acteurs majeurs décide de modifier sa stratégie, la discrétion est souhaitable. La publication de la performance 2008 de la Caisse dès maintenant, comme le réclame l'ADQ, aurait deux conséquences négatives.
Premièrement, la Caisse de dépôt serait désavantagée si elle devait ouvrir son jeu à cette période cruciale de l'année. Ses pairs n'ont pas à le faire de toute façon.
Deuxièmement, la demande de l'ADQ entretiendrait davantage la culture du court terme, un des pires fléaux du placement. Est-ce qu'on aurait eu la même idée si la performance s'annonçait positive?
Toutes les caisses de retraite subiront une contraction de leurs actifs en 2008 en raison de la baisse de plus de 30% des indices boursiers cette année et d'une faible contribution des actifs obligataires. Les meilleurs gestionnaires feront mieux que les indices de référence mais leur performance sera négative quand même. Comme l'horizon de placement d'une caisse de retraite est assez long, il faut éviter de mettre tout l'accent sur les 12 derniers mois désastreux (pour les marchés) et reconnaître que les actifs nets des déposants de la Caisse ont augmenté de 90% depuis le tournant du millénaire (81$G en décembre 1999). Lorsque la performance de 2008 sera publiée en février 2009, il sera alors opportun de discuter du rendement en connaissance de cause (puisqu'on connaîtra aussi la performance des autres caisses de retraite).
Économie mondiale
Comme le PIB du Québec ne représente qu'une fraction du poids de l'économie mondiale et que la Bourse canadienne ne compte que pour 3% de la capitalisation boursière de la planète, il est impensable que la Caisse de dépôt combine des objectifs de performance avec des contraintes d'investissement intérieur (surtout quand intérieur veut dire le Québec).
L'appui aux entreprises québécoises en croissance est assuré par des fonds de capital de risque locaux et les entreprises les plus prometteuses attirent également l'attention des investisseurs étrangers. Mais du moment où on aspire à jouer dans la cour des grands, et à profiter du marché mondial, un interventionnisme généralisé n'est pas souhaitable. Une économie de marché, malgré ces imperfections, reste préférable à une économie dirigée. Il faut donc éviter de retourner en arrière et s'assurer que le mandat de la Caisse reste indépendant du parti au pouvoir et de ses idéologies.
Comme les libéraux ont décidé de nous lancer dans cette course électorale, il leur revient de remettre les pendules à l'heure et d'orienter les discussions vers des enjeux plus pertinents. Le Québec mérite un gouvernement qui fait fi du court terme et établit un plan de match à long terme, une recette qui augmente les chances de succès dans le monde du placement. L'ADQ, le PQ et le PLQ devraient laisser la Caisse tranquille et penser à long terme.
L'auteur est stratège financier à Scotia Capitaux
Coup de gueule
On peut toujours comprendre que le « spectacle » soit un véhicule approprié pour transmettre certaines valeurs culturelles. Par contre, il est inadmissible que le « spectacle » soit aussi le véhicule privilégié des médias et des politiciens. Le rôle des médias est d’informer et celui des politiciens est de veiller au bon fonctionnement de la société.
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Publié le 10 novembre 2008 à 10h18 Mis à jour le 10 novembre 2008 à 10h19
Portrait du vide
René Villemure
L'individualisme des politiciens triomphe.
Plus personne, ou presque, ne croit que changer la vie des autres est important pour soi.Les bonnes et souvent dérisoires intentions des partis politiques nous distraient des grandes menaces, des grands enjeux de société, bien réels.
À les écouter, il semble que les politiciens n'ont plus de projets, ils n'ont que des postures, des slogans, des clips.
Il semble, d'ailleurs, que ces slogans tiennent trop souvent la place des idées.
En conséquence, de nos jours, il vaut mieux être télégénique qu'intelligent.
À preuve, il semble que la plupart des politiciens soient plus soucieux de « ce que les autres diront de ce qu'ils ont dit » que de ce qu'ils auront réellement dit. Le message ne vise plus le destinataire d'origine, mais bien le messager, qui en devient le destinataire par défaut.
C'est aussi à croire que nos politiciens recherchent l'effet sans la cause. Peu importe, ils n'en sont pas une contradiction près...
Si les dernières années ont une quelconque valeur indicative, il semble que tout ce que désirent nos politiciens soit d'être élus, puis, de se maintenir, même en déclenchant un appel aux urnes précipité... C'est tout.
Aucun des partis en présence dans la présente campagne n'est à l'origine de grands débats d'idées tels la dignité de la vie humaine; les impacts de la technologie sur nos vies; la justice, le bien-être collectif et la protection du Bien commun. Tout ce qu'on entend c'est l'habituel discours vide de sens sur les « grandes valeurs québécoises » et sur quelques autres lieux communs. Des idées? Aucune n'est au rendez-vous.
De plus, on le voit actuellement et on l'a vu tout au long des précédentes campagnes : les politiciens n'expriment leurs idées que lorsqu'ils y sont forcés.
En conséquence, nous sommes devant un triste fait : aucun des chefs de partis n'ose nous faire rêver.
« Peut-on vivre autrement? » devrait être un enjeu électoral.
Au lieu de cette grande question et de ses possibles réponses, il n'y a que du vide.
Le vide, c'est :
? Aucun débat;
? Aucune proposition concrète, ou si peu;
? Aucune réflexion, à moins d'y être forcé;
? Aucune action d'éclat, si ce n'est que de se débattre pour mieux s'éloigner des enjeux importants;
? Et puisqu'il faut bien le dire : Aucun mea culpa.
Et puis, du côté du citoyen on dirait que celui-ci est prêt à abandonner, s'attendant de toute manière à l'être.
Afin d'invertir cette tangente pathogène, que pouvons-nous offrir comme piste de réflexion à nos politiciens?
Au niveau philosophique, quelle devrait la fonction d'un parti politique?
Au niveau pratique, quels devraient être les enjeux d'une campagne électorale?
De manière concise, mais sans vouloir s'y limiter, nous croyons que la réponse à ces questions devrait s'articuler en tenant compte de l'idée de : « Provoquer le désir de se rassembler autour d'une histoire, d'un art de vivre, d'une culture ».
Ce qui suppose, il faut bien l'admettre, une certaine réflexion qui va bien au-delà de l'habituel opportunisme et des pensées qui s'énoncent en clips de 10 secondes.
Il faut susciter la passion de connaître, puis cultiver l'étonnement.
En exerçant notre droit de vote, il ne s'agit pas de nous réfugier dans notre passé, mais plutôt d'inventer l'avenir qu'il exige de nous.
Ce qui constitue, il faut en convenir, une tâche éminemment plus philosophique que le piètre spectacle qui nous est offert quotidiennement par notre classe politique.
L'auteur est éthicien et Président-Fondateur de l'Institut québécois d'éthique appliquée
09 novembre, 2008
Coup de gueule
Mme Marois fait de l’amnésie sélective. Elle semble avoir oublié que l’interventionnisme politique a fait perdre des milliards à la Caisse. Ces milliards ne sont plus disponibles pour financer la retraite des cotisants. Il aura fallu augmenter considérablement les cotisations pour compenser le manque à gagner.
J’espère que les électeurs ont plus de mémoire que Mme Marois.
Gracieuseté de Contribuables associés
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Publié le 09 novembre 2008 à 05h01 Mis à jour à 05h01
Mme Marois part avec la Caisse
André Pratte
Le rôle de la Caisse de dépôt et placement du Québec est l'un des principaux enjeux de la campagne électorale provinciale. Alors que le gouvernement Charest, en accord avec l'ancien président de la Caisse Henri-Paul Rousseau, a fait du rendement le mandat principal de la Caisse, le Parti québécois propose de lui redonner une fonction d'intervention dans l'économie.
À court terme, un gouvernement Marois confierait à la Caisse la gestion d'un fonds d'investissement stratégique de 10 milliards. Ces milliards devraient être investis dans de grandes entreprises québécoises (Bombardier, SNC-Lavalin, Cascades, etc.) dans le but de «soutenir leur capitalisation financière» et, éventuellement, de les protéger contre une acquisition par des investisseurs étrangers. Le fonds serait financé soit à partir des avoirs des cotisants, soit par un emprunt gouvernemental.Cette proposition nous semble malavisée et imprudente. Le gouvernement du Québec devrait-il utiliser les fonds publics pour empêcher que des fleurons de l'économie québécoise soient achetés par des étrangers ? La question doit être examinée avec soin. Une chose est sûre : ce mandat ne devrait pas être confié à la Caisse.
Les Québécois comptent sur la Caisse de dépôt pour bien gérer leurs régimes de retraite et autres cotisations versées à des organismes publics. Si l'État demande à la Caisse de poursuivre concurremment un autre but que le rendement, ce dernier ne pourra qu'en souffrir. Comme l'a toujours soutenu M. Rousseau (nommé par Mme Marois alors qu'elle était ministre des Finances), on n'a pas à faire assumer par les retraités québécois les risques d'une intervention gouvernementale dans l'économie. Un syndicat n'a d'ailleurs pas tardé à manifester son inquiétude au sujet de la proposition du PQ. «Nos gars ont payé pour les investissements d'actifs faits dans certaines entreprises québécoises qui étaient en train de s'embourber», a souligné le Conseil provincial des métiers de la construction, qui «s'oppose fermement à ce qu'ils subissent à nouveau ce genre de préjudice».
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En entrevue à La Presse, Mme Marois a cité l'acquisition de Vidéotron comme exemple d'intervention réussie par la Caisse. Or, cette intervention a nécessité un investissement de 3,2 milliards. Il est vrai que Vidéotron est aujourd'hui florissante, mais la valeur de la participation de la Caisse n'est toujours, sept ans plus tard, que de 2,2 milliards. Le manque à gagner est donc d'un milliard, sans compter le rendement qu'auraient permis des investissements moins risqués.
Le Québec est certainement perdant lorsque des géants comme Alcan et BCE sont achetés par des entreprises de l'étranger ou d'une autre province. Le gouvernement devrait-il, serait-il en mesure d'empêcher de telles transactions ? Et à quel coût ? Avant de se lancer dans une telle aventure, le gouvernement du Québec doit définir puis proposer à la population une politique claire en la matière. La suggestion du Parti québécois a le mérite de lancer le débat. Toutefois, l'approche privilégiée n'est pas la bonne.
08 novembre, 2008
Coup de gueule
Ne vous avisez pas de froisser un fonctionnaire tout-puissant car il pourra certainement trouver un règlement l’autorisant à vous coller une amende ou à vous envoyer devant monsieur le juge.
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Le Vendredi 7 Novembre 2008, Mise en ligne à 17h42
Sacrer, illégal à Montréal?
Nathalie Collard
Un juge de la Cour municipale de Montréal vient de statuer que l’expression “fuck you”, bien que très injurieuse, n’était pas blasphématoire.
Cette décision a été rendue dans le cadre du procès d’un ancien membre de gang de rues, accusé entre autres d’avoir blasphémé en s’adressant à des policiers. Le juge a conclu que l’accusé n’avait pas contrevenu au règlement municipal en vigueur.
En effet, un tel règlement existe, et c’est bien là la surprise. Il est en vigueur dans certains arrondissements comme Verdun (où il est interdit de tenir un langage injurieux) ainsi que dans certaines municipalités de l’île comme Pointe-Claire et Dorval. Ce règlement s’applique également dans certains parcs de Montréal comme, par exemple, ceux de l’arrondissement Notre-Dame de Grâce/Côte-des-Neiges.
Vérification faite auprès du SPVM, les contrevenants peuvent écoper une amende de 100 $, en plus de frais administratifs (pensez-y la prochaine fois que vous vous apprêtez à lâcher un gros juron en public…).
Un tel règlement a-t-il encore sa raison d’être aujourd’hui, selon vous?
06 novembre, 2008
Coup de gueule
Dans la grande région de Montréal les couches superposées de politiciens et de bureaucrates condamnent la région à l’inefficacité : Le ministère des Affaires municipale, la Communauté métropolitaine de Montréal, le Conseil d’agglomération, le Secrétariat d’agglomération, la ville de Montréal et finalement les villes défusionnées.
Toutes les décisions sont centralisées au ministère et exécutées par les villes. Les organismes intermédiaires ne servent qu’à favoriser l’interventionnisme des politiciens et à créer des emplois de fonctionnaire aussi inutiles que nuisibles.
J’espère qu’un jour l’ENAP, l’IÉDM ou l’Institut Fraser se donneront la peine de comparer la performance organisationnelle de Montréal à celles d’autres agglomérations nord-américaines.
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Publié le 29 octobre 2008 à 07h02 Mis à jour à 07h03
Un grand pas pour l'humanité municipale
Michelle Ouimet
En plus d'être surgouverné, Montréal est désormais «surlogoïsé». La Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) vient d'adopter un logo - un machin multicolore à cinq bosses qui a la forme d'un M - et une devise: Le Grand Montréal, l'espace pour se réaliser.
Coût: 687 000$.
Première question: la Communauté quoi? La Communauté métropolitaine, une structure politique qui chapeaute les 82 villes de l'île de Montréal, de la Rive-Sud et de la couronne nord.
Toutes ces villes, ou presque, ont déjà un logo. La CMM voulait le sien. Elle y tenait mordicus.
Elle a donc mis le paquet.
Deux ans de travail ponctués de séances de remue-méninges, de groupes de discussions, de sondages, de consultations auprès des Gilbert Rozon et autres Normand Legault de ce monde, sans oublier un comité de pilotage et l'embauche de firmes. Firmes au pluriel. Quatre, pour être précis.
La totale, quoi. Pas étonnant que la facture soit si salée.
La CMM a d'abord commandé une étude: faut-il un slogan? Vaste question qu'une entreprise privée a explorée. Réponse: oui. Coût: 87 000$.
Deuxième étape: trouver un logo et une devise. Trois firmes ont planché là-dessus. Facture: 400 000$.
Troisième défi, qui se déroulera en 2009: «développer une stratégie pour la promotion du logo». Budget alloué: 200 000$.
Grand total: 687 000$.
Une petite fortune. Indécente quand on pense à la récession qui plane sur le pays.
Mais le directeur général de la CMM, Massimo Iezzoni, insiste. C'est important. Très important. Archi important.
- C'est un grand pas pour l'humanité, a-t-il lancé.
- Ce n'est pas un peu fort? lui ai-je dit.
- Disons pour l'humanité municipale, a-t-il corrigé.
D'autres villes ont développé un «branding» régional, a précisé M. Iezzoni: Lyon, Amsterdam, Toronto, Barcelone, Berlin.
C'est vrai. Mais Lyon est resté sobre. Son logo - ONLY LYON - a coûté 40 000 euros, soit environ 60 000$. Dix fois moins cher que Montréal. Faut croire que l'humanité lyonnaise est plus économe.
Le problème, c'est que Laval, la deuxième ville de la CMM avec ses 380 000 habitants, lève le nez sur le logo.
Le maire Gilles Vaillancourt reste poli et son attachée de presse, Amélie Cliche, pèse ses mots. «Laval ne prévoit pas utiliser le logo, a-t-elle dit. On en a déjà un.»
Ah bon.
Pourquoi, alors, M. Vaillancourt a-t-il voté en faveur d'un logo à 687 000$? Mme Cliche a répondu, dans un autre élan d'enthousiasme: «Il n'a pas voté contre.»
Nuance.
Même réaction mitigée chez Claude Gladu, maire de Longueuil, troisième ville de la CMM. «On a déjà notre logo», a expliqué le porte-parole de M. Gladu, Jean Rossignol.
Confronté au manque d'enthousiasme de ses collègues, M. Iezzoni a défendu son bébé. Lorsque les gens de la CMM iront à l'étranger, a-t-il souligné, ils auront leur logo et leur devise.
La réalité municipale est composée de deux couches, a-t-il ajouté, la locale et l'internationale.
À chacun son logo.
La CMM fait partie des innombrables structures qui encombrent le paysage montréalais. L'île, à elle seule, comprend Montréal, avec ses 19 arrondissements, et 15 villes défusionnées. Chaque entité, incluant les arrondissements, a un conseil où siègent des élus.
Pour coiffer l'île, une structure: le Conseil d'agglomération. Pour chapeauter l'île, la Rive-Sud et la couronne nord, la mère de toutes les structures: la Communauté métropolitaine de Montréal.
Et je vous fais grâce des 14 MRC, de l'Agence métropolitaine du transport et des sept conférences régionales des élus qui couvrent en tout ou en partie le territoire de la CMM.
Pour aller avec ces structures superposées, des logos superposés. Faut être cohérent.
04 novembre, 2008
Coup de gueule
Le communiqué de presse stipule que ce programme est le résultat de la collaboration de neuf ministères. Donc, tous les députés pourront s’en servir pour distribuer des bonbons dans leur comté respectif. Cela ressemble étrangement à une petite caisse électorale au service des députés du PLQ.
Ce communiqué est un chef-d’oeuvre d’inflation verbale :
«Le plan d'action gouvernemental pour l'entrepreneuriat collectif
s'appuie sur une approche inclusive et englobante qui s'adresse aussi bien aux
coopératives qu'aux organismes à but non lucratif. Avec cette initiative, nous
convions tous les partenaires à se mobiliser pour favoriser une occupation
dynamique et durable du territoire, tout en contribuant à stimuler notre
économie, et ce, au bénéfice de l'ensemble des citoyennes et des citoyens. Une
telle démarche s'inscrit également dans le cadre de la stratégie globale du
gouvernement du Québec pour faire face aux effets potentiels du ralentissement
de l'économie mondiale»
La multiplication des pains c’est de la petite bière comparée à ce programme!!
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ENTREPRENEURIAT COLLECTIF - POUR DES COMMUNAUTES PLUS SOLIDAIRES - 16,7 millions de dollars pour l'économie sociale
MONTRÉAL, le 2 nov. /CNW Telbec/ - La vice-première ministre et ministre des Affaires municipales et des Régions, Mme Nathalie Normandeau, le ministre du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, ministre du Tourisme et ministre responsable de la région de Montréal, M. Raymond Bachand, et le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, des Affaires autochtones, de la Francophonie canadienne, de la Réforme des institutions démocratiques et de l'Accès à l'information, M. Benoît Pelletier, ont dévoilé aujourd'hui le Plan d'action gouvernemental pour l'entrepreneuriat collectif dans les locaux de l'entreprise d'économie sociale Petites-Mains, située à Montréal.
«Ce Plan d'action que nous lançons aujourd'hui témoigne de notre volonté d'occuper l'espace situé au carrefour de la solidarité et de l'entrepreneuriat. Cette annonce permet de redonner une bouffée d'oxygène aux entreprises d'économie sociale, notamment en favorisant les partenariats et la mise en commun de ressources. Elles sont plus de 7 000 au Québec, créent plus de 125 000 emplois et génèrent des retombées de 17 milliards de dollars annuellement. Ce plan, qui est assorti d'un investissement total de l'ordre de 16,7 M$, est le résultat des efforts concertés de neuf ministères à vocation économique et sociale. Notre objectif est d'améliorer le mieux-être de nos aînés, de nos jeunes, de nos personnes immigrantes et de nos familles», a déclaré la ministre Nathalie Normandeau.
L'un des principaux volets de ce plan d'action réside dans la mise en réseau de tous les acteurs de l'entrepreneuriat collectif. Pour ce faire, le gouvernement soutiendra les pôles d'économie sociale en région. L'appui à ces organismes se traduira par la conclusion d'ententes spécifiques avec chacune des conférences régionales des élus (CRE) qui pourront compter sur une somme de 5,25 millions de dollars pour une période de cinq ans. S'ajoutera un fonds de 500 000 dollars pour soutenir la réalisation de projets spécifiques en matière d'économie sociale.
Afin d'intervenir de façon particulière sur le territoire de la métropole, le gouvernement du Québec réservera une somme de 4,25 millions de dollars pour soutenir certaines actions porteuses en matière d'économie sociale.
C'est donc une somme de 13,25 millions de dollars qui sera consacrée par le ministère des Affaires municipales et des Régions à l'économie sociale si l'on ajoute aux sommes mentionnées le soutien au Chantier de l'économie sociale qui s'élève à 3,25 millions de dollars sur 5 ans. Le Plan d'action met aussi de l'avant différents moyens, entre autres, pour faciliter l'intégration des personnes issues de l'immigration dans les régions du Québec, et soutenir le démarrage d'entreprises d'économie sociale à mission culturelle.
«Dans le domaine des arts et de la culture, le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation affectera 3 M$, à raison de 1 M$ par année, au démarrage d'entreprises collectives à Montréal pour aider les entreprises d'économie sociale à mission culturelle et les artistes. Cette aide sera dédiée à plusieurs regroupements, notamment les coopératives de travail, de producteurs et de solidarité, afin d'assurer de meilleures
conditions économiques à nos artistes créateurs», a expliqué le ministre Raymond Bachand.
Le gouvernement verra de plus à mieux outiller les réseaux oeuvrant auprès des jeunes afin de leur faire connaître davantage l'économie sociale. En matière de relations avec les Autochtones, le Plan d'action vise le renforcement des initiatives d'entrepreneuriat collectif hors réserve, et ce, en collaboration avec le Regroupement des centres d'amitié autochtones.
«Le gouvernement apportera un soutien financier de 300 000 $ sur trois ans pour mettre en oeuvre une démarche de formation et de soutien technique avec le Regroupement des centres d'amitié autochtones. Par ailleurs, il apportera un soutien aux communautés inuites désireuses de se doter d'entreprises d'économie sociale susceptibles de répondre à certains besoins priorisés par ses membres, notamment par les personnes aînées», a mentionné le ministre Benoît Pelletier.
En matière d'aide domestique, le gouvernement s'engage à ajouter au panier de services déjà en place des services de gardiennage pour les enfants et des services de présence et de surveillance pour les adultes. Un tel ajout s'avèrera utile aux familles dont un de leurs membres est âgé ou handicapé. Cet élargissement de l'offre de service des entreprises d'aide domestique
donnera un répit aux aidants naturels et permettra un meilleur arrimage avec la politique de soutien à domicile du ministère de la Santé et des Services sociaux.
«Le plan d'action gouvernemental pour l'entrepreneuriat collectif s'appuie sur une approche inclusive et englobante qui s'adresse aussi bien aux coopératives qu'aux organismes à but non lucratif. Avec cette initiative, nous convions tous les partenaires à se mobiliser pour favoriser une occupation dynamique et durable du territoire, tout en contribuant à stimuler notre économie, et ce, au bénéfice de l'ensemble des citoyennes et des citoyens. Une telle démarche s'inscrit également dans le cadre de la stratégie globale du gouvernement du Québec pour faire face aux effets potentiels du ralentissement de l'économie mondiale», a conclu la ministre Nathalie Normandeau.
Le Plan d'action gouvernemental pour l'entrepreneuriat collectif est accessible en ligne sur le site du ministère des Affaires municipales et des Régions, au www.mamr.gouv.qc.ca .
01 novembre, 2008
Coup de gueule
Ce comportement malhonnête est le propre de tous les politiciens. Toutefois, la population n’est pas dupe de ce stratagème, car année après année, les sondages montrent que la majorité de la population ne fait pas confiance aux politiciens. Ils arrivent juste devant les vendeurs d’autos usagées.
Alors, pourquoi continuent-ils de voter? Justement, ils sont de plus en plus nombreux à s’absenter.
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Avant, pendant, et après la campagne
Michel Van de Walle, LesAffaires.com, 31 octobre 2008
C’est drôle comme les discours changent avant, pendant et après une campagne électorale. Tout au long de la fédérale, le premier ministre Stephen Harper et son ministre des Finances, Jim Flaherty, ont répété à qui voulait l’entendre que tout allait bien dans le meilleur des mondes pour l’économie canadienne. Et qu’il n’était pas question qu’Ottawa affiche un déficit budgétaire.
Beaucoup d’économistes et d’observateurs avaient mis en doute ces prétentions. Il suffisait de regarder les prévisions économiques optimistes sur lesquelles était fondé le plus récent budget fédéral et faire une petite règle de trois - je sais, ce n’est pas aussi simple que cela, mais quand même - pour conclure que le surplus de 2,3 G$ pour l’exercice 2008-2009 ne tenait qu’à un fil. Mais surtout, que l’insignifiant surplus de 1,3 G$ prévu pour l’année financière suivante (2009-2010) ne tenait absolument pas la route.
On n’a même pas fini d’ôter les pancartes électorales que déjà, tant M. Harper que M. Flaherty se mettent à pédaler par en arrière. L’un et l’autre ne ferment plus la porte à la possibilité qu’Ottawa retombe en déficit. Disons tout de suite qu’il ne s’agirait pas ici d’un sacrilège. Plusieurs économistes défendent la thèse qu’en période de fort ralentissement de l’économie, sinon de récession, ce n’est pas le moment de sabrer aveuglément dans les dépenses gouvernementales pour le seul principe d’afficher un solde budgétaire à zéro.
Lorsque la conjoncture l’exige, le maintient, même l’accélération, de dépenses dans les infrastructures, par exemple, peut permettre d’atténuer les effets d’une crise. Cette semaine, donc, M. Flaherty a dit qu’il n’entendait pas forcer la note pour afficher un surplus « à tout prix ». À défaut d’avoir été transparent pendant la campagne électorale, au moins il ne semble pas avoir adopté une attitude dogmatique à l’égard de l’équilibre budgétaire.
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On saura bientôt, à l’occasion de la mise à jour fédérale, comment M. Flaherty entend s’y prendre pour limiter les dégâts.
Mais si j’étais un gouvernement provincial, en particulier le Québec, je commencerais à m’inquiéter sérieusement. M. Flaherty a évoqué des compressions dans les dépenses des ministères. Mais il a aussi parlé de revoir la croissance des paiements de péréquation aux provinces. On comprend pourquoi : au rythme où les choses vont, l’Ontario y aurait droit l’an prochain en raison du ralentissement marqué de son économie, entre autres à cause de la crise dans l’industrie automobile.
Or, le Québec est le grand bénéficiaire de la péréquation. Cette année, il reçoit un peu plus de 8 G$ à ce titre d’Ottawa. Huit milliards sur un budget de 63 G$, c’est 12,7 % de ses revenus. Si M. Flaherty coupe là-dedans, ça va faire mal.
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On peut parier que Monique Jérôme-Forget aura de petits échanges avec M. Flaherty à ce propos lundi, au sommet fédéral-provincial des ministres des Finances. Car le lendemain, elle présentera sa propre mise à jour économique. À la veille du déclenchement probable d’une élection au Québec, on peut être sûrs que notre ministre des Finances va nous annoncer qu’il n’y aura pas de déficit cette année, ni l’an prochain. Elle affirme avoir plus de réserves qu’on ne le pense. Selon des informations qui circulent, il semble que les données finales pour l’exercice 2007-2008 seraient meilleures que prévu. Au lieu d’être à 1,8 G$, comme cela avait été annoncé dans le budget le plus récent, la réserve serait bien supérieure à 2,0 G$.
Toutefois, si Ottawa se met à jouer dans la péréquation, ou dans d’autres programmes, le petit coussin de Mme Jérôme-Forget risque de se dégonfler assez vite, merci. Surtout si la situation économique se dégrade rapidement. Mais cela, on ne le saura pas mardi. Seulement après la campagne électorale au Québec.
28 octobre, 2008
Coup de gueule
Bien quoi? Pourquoi eux et pas moi?
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Automobiles: les fabricants de pièces demandent 1 G$
La presse canadienne, 28 octobre 2008
Les fabricants canadiens de pièces d'automobile affirment qu'ils ont un urgent besoin de prêts à court terme totalisant un milliard de dollars pour survivre en cette période de crise de liquidités. Faute d'une telle aide, ils avertissent les gouvernements du Canada et de l'Ontario que leur industrie risque de disparaître.
Le président de leur association (Automotive Parts Manufacturers Association of Canada), Gerry Fedchun, admet qu'il est difficile d'établir le montant exact qui est nécessaire mais estime qu'il pourrait atteindre un milliard $. Il a fait parvenir par écrit une demande d'aide au ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, et à son homologue ontarien, Dwight Duncan. Un porte-parole du ministre de l'Industrie a assuré que la lettre de M. Fedchun serait soumise à son titulaire, Jim Prentice.
Pour sa part, Alicia Johnston, porte-parole du ministre Duncan, a indiqué que le gouvernement ontarien était ouvert à l'idée d'aider ce secteur.
23 octobre, 2008
Coup de gueule
En quelques mois les institutions financières américaines auront dégraissé le secteur financier (voir le texte de Richard Dufour ci-après) et seront prêtes à redémarrer dans un monde changé à tout jamais. Imaginons pour un instant que l’industrie de la finance soit un monopole d’État. Le secteur demeurerait obèse et incapable de s’adapter aux nouvelles règles. Les conséquences sur l’ensemble de l’économie seraient dramatiques.
J’en veux pour preuve le fait que le gouvernement du Québec se donne dix ans pour réduire de 10 % une fonction publique obèse. Au rythme où vont les choses il est probable que cet objectif ne sera pas rencontré.
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Richard Dufour
Jeudi 23 Octobre 2008, 11h40
Journée noire chez Goldman Sachs
Ce n’est pas une bonne journée chez Goldman Sachs.
La direction vient d’annoncer qu’elle éliminait 10% de son effectif. C’est donc 3260 employés qui doivent quitter la banque. Et tout indique que les compressions ne se feront pas sur plusieurs mois. Les gens concernés vont connaître leur sort rapidement.
Il faut aussi s’attendre à ce que d’autres compressions soient annoncées, chez Goldman Sachs ou ailleurs dans le secteur bancaire. Il est encore difficile de savoir quelle direction l’économie prendra et les inquiétudes sont grandes.
Citigroup a éliminé 24 000 emplois au cours des 18 derniers mois, alors que le récent naufrage de Lehman Brothers fait disparaître près de 14 000 autres emplois.
La récente acquisition de Merrill Lynch par Bank of America laisse prévoir des compressions éventuellement. Et c’est sans parler de ce que Morgan Stanley pourrait annoncer ni de ce que JPMorgan pourrait faire avec Washington Mutual ou de ce que Wells Fargo fera avec Wachovia.
