Le Québec s'endette au rythme de 19 millions $ par jour.

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Vaut mieux en rire!

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31 octobre, 2016

Le revenu universel : est-ce une bonne idée?

Le revenu universel est un sujet qui revient souvent dans les débats politiques et dont on entend beaucoup parler en ce moment. Mais le revenu universel, c’est quoi exactement ? Qui le toucherait ? Comment serait-il financé ? Que lui reprochent ses détracteurs ? Pourquoi ses partisans ne sont-ils pas d’accord sur ses modalités d’application ? C’est ce que vous allez découvrir grâce à cette nouvelle vidéo Dessine-moi l’éco !


La réflexion du jour

Une mise en garde au ministre des Finances. Il doit s’assurer que ses collègues font leur devoir pour aiguiller les nouveaux fonds vers les problèmes que le gouvernement souhaite régler. Nos vastes réseaux peuvent engloutir bien des millions sans que les services à la population ne soient rehaussés. Les fonds sont réclamés au nom de la clientèle... mais rien ne garantit les résultats.--- Mario Dumont

29 octobre, 2016

La réflexion du jour

Dans la réalité, les coupures sont trop souvent le résultat de décisions prises par des bureaucrates qui veulent faire payer un prix politique au gouvernement qui réduit leurs budgets. Au lieu de couper dans le gras, on attaque directement le muscle. Ça saigne abondamment, et on se dit qu’il n’y a donc pas de gras à couper. Dès qu’une mise à jour budgétaire est annoncée, on demande plus d’argent pour « réparer » les coupures. Et le tour est joué.--- Youri Chassin

28 octobre, 2016

La réflexion du jour

Les gens d’une certaine gauche qui aiment citer en exemple les modèles de prospérité et de social-démocratie que sont les pays d’Europe comme la Suède, le Danemark ou la Norvège seraient surpris d’apprendre que là-bas... il n’y a pas de salaire minimum !--- Michel Kelly-Gagnon

27 octobre, 2016

La réflexion du jour

« J’en ai assez des Luc Ferrandez et Patrick Lagacé qui me disent comment vivre ma vie et quoi faire avec mon argent. Nous sommes déjà les plus taxés en Amérique du Nord. Passé un certain seuil, le taux d’impôt marginal au Québec est de 53 %. Avec le 47 % qu’il nous reste, on paye des taxes municipales et scolaires, des contributions santé, des frais d’immatriculation et de permis, des taxes sur l’essence et 15 % de TPS et TVQ sur nos achats. « Après, on paye maison, nourriture, auto et oui, des vacances dans le Sud. On se paye aussi un dermato et une coloscopie au privé, car l’attente dans le public est intolérable. Le problème n’est pas que les impôts sont trop bas. Le problème, c’est le gaspillage énorme de nos gouvernements », écrit M. Leclair.--- via Francis Vailles

26 octobre, 2016

Le Venezuela et l'échec du socialisme du 21e siècle





Par Philippe David


Lorsque le mur de Berlin a finalement chuté et levé le voile sur toutes les aberrations du socialisme, on aurait pu croire que ce système aurait dû être totalement discrédité. Tous ceux assez vieux pour suivre l’actualité à l’époque ont pu constater l’état dans lequel se sont retrouvés l’URSS et ses satellites d’Europe de l’Est après plus de 70 ans de gouvernance socialiste marxiste (parce que oui, le dernier «S» d’URSS, c’était pour «socialistes» (Union des Républiques Soviétiques Socialistes).  Cet effondrement était pourtant prévisible et dans les faits, il avait été prédit par l’économiste Ludvig von Mises sans son livre «Socialism», publié en 1920 alors que l’URSS venait à peine de se débarrasser du régime tsariste.

Déjà à cette époque, von Mises avait déterminé que la micro-gestion d’un état propriétaire des moyens de production allait à ce point saper la base de production qu’il rendrait impossible tout calcul économique permettant de déterminer qu’est-ce qui devrait être produit et en quelles quantités afin de satisfaire la demande des consommateurs, car c’est bien là le but premier d’une économie.
Malheureusement, ce que les socialistes ne comprennent toujours pas est que lorsque c’est le gouvernement qui gère l’économie, les décisions économiques qui seront prises ne seront pas prises en fonction des désirs des consommateurs, mais en fonction des désirs du gouvernement et de sa clique dirigeante.  Voyez-vous, en URSS,  comme un peu partout ailleurs, les élites ont toujours été déconnectées de la population. (C’est pareil au Québec, en France, etc.) Les élites en URSS avaient même des boutiques qui leur étaient réservées exclusivement. Le fait que leurs concitoyens devaient quotidiennement faire la queue pendant des heures pour une miche de pain était le cadet de leurs soucis.  Eux ne manquaient de rien alors les désirs des petits citoyens ne figuraient pas parmi leur liste de priorités et même lorsqu’il y avait coïncidence, les dirigeants ne disposaient pas des informations nécessaires pour guider la production, résultant en des pénuries de certains produits et des surplus d’autres.


La grande faille du socialisme
La faille du socialisme est que les socialistes n’ont jamais rien compris au système de prix qui est pourtant au coeur des échanges commerciaux et de la production. Plus particulièrement, ils refusent obstinément de comprendre que ce système comporte des signaux qui permettent aux producteurs de déterminer ce qui doit être produit, en quelle quantité et quelle est la façon la plus efficace de le produire. Le niveau des prix de tous les facteurs de production, que ce soit des matières premières, de la machinerie, des terrains, de la main d’oeuvre, etc. comporte des informations sur la rareté ou l’abondance relative de ces facteurs, ce qui dit à un entrepreneur quelles combinaisons de ces facteurs lui donnera ce qu’il veut produire au plus bas coût possible.
Parallèlement, les profits récoltés lors de la vente de divers produits finis et services informent les producteurs de ce que les consommateurs recherchent et leur indique quels sont leurs besoins.  Le processus de détermination de ce qui devrait être produit pour satisfaire les besoins des consommateurs est ce qu’on appelle le calcul économique. Or, le socialisme cherche justement à contrôler ou carrément anéantir ces signaux et rendent les besoins de production incalculables.  Voilà comment le résultat inévitable du socialisme a toujours été la distribution égale de la misère.
Avance rapide au 21e siècle…
Faisons un petit »» (avance rapide) à l’orée du 21e siècle. Nous avons vu expérience après expérience des effets désastreux du socialisme.Des dizaines de millions ont crevé de faim en Chine sous Mao et des millions en URSS sous Staline et Lénine. L’URSS et ses états satellites se sont effondrés sous leur propre poids. Les cubains vivent avec des cartes de ration depuis leur «révolution».  En Corée du Nord, la famine pousse certains parents à manger leurs propres enfants
On se serait imaginé qu’après tout ça, le monde se serait guéri de la lubie socialiste. Mais non! Nous n’avons apparemment rien compris. En 1998, les vénézuéliens élisent Hugo Chavez qui les embarque dans une révolution qu’on appellera la révolution bolivarienne et amène le «socialisme du 21e siècle» aux exclamations de ooooh et de aaaah des gauchistes un peu partout. Chavez allait-il réussir là où les autres ont échoué?
Voyez-vous, Chavez et son successeur, Nicolas Maduro, ont commis toutes les erreurs des autres régimes socialistes. Ils ont saisi et nationalisé des grands pans de  l’économie et institué des contrôles de prix. Voyant les résultats, pourtant prévisibles de ces politiques, plutôt que de faire marche arrière, Maduro fait de la surenchère et impose des contrôles plus sévères encore. Il force des vénézuéliens à travailler dans les fermes. En bref, il démontre éloquemment que les socialistes ne comprennent toujours rien à l’économie et persistent dans l’erreur. Ce que ça pendra pour qu’ils apprennent un jour est encore un mystère, mais ne soyons pas surpris de voir des évènements de cannibalisme rapportés dans les journaux bientôt.
Ça m’a toujours fait rire de voir certains économistes de gauche faire l’éloge des politiques de Chavez. Des économistes qui, de toute évidence, n’ont jamais lu von Mises. Pourtant, les résultats que nous constatons au Venezuela maintenant étaient prévisibles et ne devraient surprendre personne qui est familier avec le système de prix est les effets néfastes de la micro-gestion gouvernementale de l’économie. Essayons donc d’apprendre de ces erreurs et méfions-nous des politiciens qui prônent le même genre de politiques.  S’il est possible d’ignorer les lois de l’économie, il ne faut pas oublier que l’économie, elle, ne nous ignorera pas.
Soyez sympa! Partagez!

La réflexion du jour

Je suis de gauche, je trouve qu’on n’a jamais assez de programmes sociaux, en même temps, je ne veux ni casino, ni machine à poker, ni barrages, ni forages, ni pétrole, ni gaz de schiste, ni gazoduc, ni oléoduc.--- Richard Martineau

25 octobre, 2016

La réflexion du jour

Seulement 45 % des étudiants en difficulté obtiennent un diplôme d’études secondaires en sept ans, malgré une injection de 2,3 milliards $. C’est de la folie pure.--- Lise Ravary

24 octobre, 2016

La réflexion du jour

Pour résumer, les Québécois sont des grands parleurs, mais de petits faiseurs, caractérisés par la recherche du plaisir immédiat, l’aversion au risque, la peur de l’échec, l’incapacité à trancher, le refus de la chicane et la déresponsabilisation.--- Joseph Facal

22 octobre, 2016

La réflexion du jour

Revenu Québec est devenu un organis­me tellement agressif qu’il fait peur aux Québécois. Personne ne souhaite avoir affai­re aux agents du fisc québécois.--- Michel Hébert

21 octobre, 2016

Les syndicats prennent-ils trop de place?

En favorisant le syndicalisme, les gouvernements qui se sont succédés à Québec ont créé un monstre devenu incontrôlable.



Source : Gérald Fillion, RDI

La réflexion du jour

En fait, c'est assez difficile de trouver du bon à ce projet (ndlr cimenterie McKinnis). C'est plutôt l'exemple parfait de ce qu'il ne faut pas faire au gouvernement. Si le but premier était de créer de l'emploi, il me semble que ça aurait pu être plus simple. Laisser plus d'argent dans les poches des gens en diminuant leurs taxes et impôts, libérer les entrepreneurs de la paperasse et de la réglementation, et mettre en place un climat d'investissement accueillant et prévisible. Avec cette recette vous en verrez pousser des projets. Et ils coûteront pas mal moins cher aux contribuables.--- Jasmin Guénette

20 octobre, 2016

Salaire minimum à 15 $

Une « bombe atomique » sur l'économie selon l'économiste Pierre Fortin.



Source : Gerald Filion, RDI

La réflexion du jour

On y apprend que le gouvernement fédéral est venu chercher dans les poches des Québécois des revenus totaux de 48,5 milliards de dollars en 2014.

Les dépenses fédérales, incluant notre quote-part des frais d’intérêt sur la dette fédérale, s’élèvent à 62,7 milliards. Après soustraction, c’est donc dire que le gouvernement fédéral a dépensé au Québec en 2014 quelque 14,2 milliards de plus que ce qu’il a perçu en revenus de la part du Québec.--- Michel Girard

19 octobre, 2016

Le transport en commun au tournant de la privatisation

Au cours des dernières décennies, les coûts du transport en commun à Montréal ont distancé les services offerts pendant que de nombreuses municipalités à travers le monde choisissaient de réformer leurs systèmes de transport collectif en augmentant la participation du secteur privé. Cette Note économique donne un aperçu de l’histoire du transport en commun à Montréal et des expériences internationales de participation du privé en transport collectif.



Source : IÉDM

La réflexion du jour

Le militantisme politique des syndicats de l’enseignement a fait table rase des vieux concepts bourgeois. On a tout bousillé sous prétexte de «démocratisation» en criant à l’égalité des chances. Résultat: la médio­crité est normalisée; il n’est plus nécessaire d’étudier pour réussir comme il n’est plus nécessaire d’être cultivé pour enseigner.--- Michel Hébert

18 octobre, 2016

Stationnement : il faut nourrir le monstre

La signalisation du stationnement dans les rues de Montréal a été imaginée dans le but exprès de financer le monstre qu’est devenue la ville de Montréal.

Faute de pouvoir y changer quelque chose, autant en rire. On sera toujours aussi pauvre, mais en meilleure santé.

Un billet d’Alex Fredo



Source : Gravel le matin, Radio-Canada

La réflexion du jour

... les politiciens et les fonctionnaires sont aussi des êtres humains faillibles qui sont mus par leurs intérêts et leurs préférences. Ainsi, ils peuvent notamment se servir de l'État à des fins personnelles.--- Jasmin Guénette

17 octobre, 2016

La réflexion du jour

Délais délirants, soutien à domicile inadéquat, enfants immigrés à statut précaire exclus du système scolaire… La protectrice avait pourtant l’embarras du choix : son catalogue des horreurs déborde, comme à l’habitude, d’exemples à monter en épingle. Elle a plutôt choisi de dénoncer la corrosion qui ronge l’appareil de l’État. Réduire la bureaucratie est le plus grand défi qui se pose actuellement aux services publics, et si le gouvernement n’avait qu’une recommandation à mettre en œuvre immédiatement, ce serait celle-là, a-t-elle indiqué en conférence de presse.--- Ariane Krol

15 octobre, 2016

La réflexion du jour

En cette période d’austérité (c’est ce qu’on en dit), on trouve encore le moyen de payer pas moins de 26 inspecteurs du tabac qui sillonnent la province. Ils sont tellement débordés de travail qu’ils trouvent le moyen d’arpenter les étages des buildings. Les King Kong de la tabatière.
 .....
Pendant ce temps, nos vieux mangent des toasts précuites et sont lavés une fois par semaine s’ils sont chanceux. On coupe dans des programmes pour les démunis, dans notre système de santé et en éducation. Avons-nous perdu le sens des priorités?--- Denis Gravel

14 octobre, 2016

La réflexion du jour

... la protectrice du citoyen, Raymonde St-Germain, a confirmé ce que tout le monde savait: les coupures ont affaibli le filet d’aide social et ce sont les plus démunis qui en souffrent. Mais elle a dit une autre chose qui, à mon avis, révèle le vrai scandale: la bureaucratie, elle, n’a nullement souffert de ces coupures. En d’autres termes, la machine à saucisses du gouvernement ne rapetisse pas quand on la prive d’argent – elle produit seulement moins de saucisses.--- Benoît Aubin

13 octobre, 2016

La réflexion du jour

Dans la Belle Province, le vampire, c’est l’État. Plus avide que Walmart et plus gourmand que Shell. C’est le legs de la Révolution tranquille. Il n’y a qu’à regarder les chiffres et à les comprendre de la bonne manière. Ça ne sert à rien de se fier aux supposés instituts du clergé syndical: ils ne veulent pas votre bien, mais vos impôts...--- Michel Hébert

12 octobre, 2016

Idéologie ou pragmatisme ? Deux manières de penser l’avenir

Quelles sont les grandes conceptions de l’avenir qui habitent aujourd’hui l’esprit de l’Homo sapiens ?


Par Patrick Aulnas.

À l’heure où des fondamentalistes tentent de nous imposer par la violence leur vision étriquée d’un avenir d’esclaves, il est bon de s’interroger sur notre manière d’envisager le futur. Quelles sont les grandes conceptions de l’avenir qui habitent aujourd’hui l’esprit de l’Homo sapiens ? Pas l’esprit des intellectuels, des universitaires spécialisés dans un domaine ou des philosophes. Non, l’esprit du vulgum pecus, le mien, le vôtre. Il n’en existe que deux principales.
La première est socio-politique et idéologique. La seconde est technologique et pragmatique.

L’avenir normatif des religions et idéologies

La perception idéologique de l’avenir provient de l’adhésion à un dogme religieux ou idéologique. Les écologistes, les socialistes, les communistes, et même certains libéraux, peuvent être considérés comme les adeptes d’une idéologie. Ils perçoivent en effet l’avenir comme un projet politique à mettre en œuvre. Pour les plus actifs, cela se traduit par le militantisme. La gauche est plus représentée que la droite dans le domaine idéologique depuis que les sordides idéologies fascistes et nazies ont été vaincues. Mais certains nationalistes particulièrement bornés voient le futur comme une cathédrale étatique dans laquelle on pourrait ad vitam aeternam entonner l’hymne de la glorification de la nation et de ses institutions.
L’avenir socialiste est perçu comme égalitaire et solidariste sous la houlette d’un État omniprésent. Selon la doxa, seul le politique peut en effet entraver les dérives de l’individualisme. Les socialistes pensent donc depuis toujours que prétendre « ne pas faire de politique », c’est être de droite, c’est-à-dire un opposant. La politique est une obligation morale pour atteindre l’eden socialiste.
Le futur écologiste n’est pas toujours bien perçu par le grand public qui se cantonne souvent à l’idée de protection de la nature. Les adorateurs de Gaia se méfient surtout de la technique. L’un de leurs maîtres penseurs est Jacques Ellul (1912-1994), grand intellectuel peu connu en France mais réputé aux États-Unis. Pour Ellul, la technique s’est autonomisée dans le courant du XXe siècle, elle s’est détachée de la nature pour constituer le véritable environnement de l’homme. L’homme sacralisant son environnement, il sacralise désormais la technique sans se rendre compte qu’il appartient toujours à la nature.
La technique englobe les capacités organisationnelles de l’être humain. Elle n’est pas réductible au machinisme. L’avenir écologiste se différencie de l’avenir socialiste sur ce point précis. Les socialistes restent en général partisans du productivisme technologique alors que les écologistes rêvent d’une croissance zéro par l’intermédiaire d’un État puissamment régulateur.
Les adeptes d’une religion ont une conception très variable de l’avenir. Entre les fondamentalistes islamistes, qui l’envisagent comme une dictature régressive, et le protestantisme progressiste des pays nordiques, il n’y a pas grand-chose de commun. Sinon la croyance en la transcendance et la distinction entre le matériel et le spirituel, le corps et l’âme, pour reprendre le vocabulaire d’antan. L’âme est éternelle, notre vie terrestre n’est donc qu’un passage. Un croyant est porté à relativiser l’importance de ce qui se passe ici-bas, tout en disposant d’une éthique de vie préconisée par les institutions religieuses. La dérive vers le fondamentalisme ou l’intégrisme, phénomène marginal mais parfois violent, relève du politique : il s’agit simplement d’imposer un modèle de société archaïque et autoritaire.
Les conceptions religieuse et idéologique du futur reposent ainsi sur une pensée qui dessine un avenir théorique à fondement éthique ou spirituel. Les idéologies sont des religions sans dieu. Croyants et idéologues ont une conception normative du devenir de l’homme, qui dépend des règles que celui-ci s’impose. Le volontarisme de l’homme passe donc chez eux par la norme. Le point commun entre toutes ces conceptions est la prétention de connaître a priori l’avenir souhaitable. Normativité oblige : l’homme sait où se situe le bien et cherche à l’imposer par des règles.
La grande faiblesse de cette approche réside dans la propension à fixer l’histoire, à arrêter le temps. La société sans classes des marxistes en est l’exemple emblématique. Si cette idée nous paraît aujourd’hui naïve et presque ridicule, elle suscitait encore voici quelques décennies l’enthousiasme de certains. Mais les monothéismes actuels ne sont pas en reste dans ce domaine. Les fondamentalistes islamistes veulent arrêter le temps au VIIe siècle, celui de leur prophète Mahomet, ce qui justifie à leurs yeux les massacres les plus horribles. Les intégristes catholiques estiment que le mariage, tel qu’il s’est pratiqué depuis deux millénaires, représente le dernier mot de l’histoire. Ou encore que la procréation humaine doit rester pour l’éternité des temps celle des mammifères.

L’avenir pragmatique des sciences et techniques

La conception technologique et pragmatique de l’avenir repose sur une constatation pratique. Depuis l’aube de l’humanité, ce sont les connaissances acquises qui modifient la condition humaine. L’Homo sapiens apparaît après plusieurs autres types d’hominidés (Homo erectus, Homo neanderthalensis, etc.). Mais alors que ses prédécesseurs avaient peu évolué en plusieurs millions d’années, il parvient en quelques dizaines de milliers d’années à supplanter toutes les autres espèces et à plier son environnement terrestre à sa volonté. C’est l’intelligence, la capacité de conceptualiser qui le singularise.
L’Homo sapiens utilise cette intelligence pour comprendre et agir (science et technique) mais aussi pour tenter de construire un récit de son devenir (religions et idéologies). Les religions font appel à la transcendance. Pour les dernières religions apparues (monothéismes), sapiens imagine l’existence d’un être tout puissant et infiniment bon qui régirait l’univers. En croyant en ce dieu, il s’offre une certaine sécurité, un relatif confort moral et intellectuel.
Les idéologues sont beaucoup moins habiles que les prophètes qui créent les religions. Ils s’imaginent pouvoir fournir une explication globale avec leur raison. Il faut évidemment être un peu stupide pour adhérer à une idéologie puisque l’intelligence humaine n’est capable que de découvertes très partielles et très progressives. Mais le besoin de croire des hommes est tel que les idéologies ont parfois rencontré un succès temporaire, pour le plus grand malheur de l’humanité.
Dans cette conception de l’avenir, l’essentiel se situe donc dans le domaine scientifique. La science construit pas à pas et très pragmatiquement un ensemble cognitif de plus en plus puissant qui semble améliorer peu à peu la condition humaine. La nourriture devient abondante, l’espérance de vie s’allonge, la capacité d’action est démultipliée, l’espèce humaine se globalise alors qu’elle vivait en petites tribus, puis en cités, puis en États généralement ennemis. Rien de sérieux ne peut être dit sur l’avenir à une exception près : il dépendra de l’évolution de nos capacités scientifiques et techniques. Ce ne sont ni les religions, ni les idéologies qui le détermineront mais tout simplement le savoir-faire accumulé avec patience et ténacité. Le volontarisme de l’homme passe ici par la conquête de la connaissance.
Le postulat de cette vision de l’avenir est donc inverse du précédent : l’homme considère qu’il ne sait pas mais qu’il doit découvrir par son intelligence. L’avenir est une aventure, une terra incognita à explorer. Voilà bien la grande force de cette approche : rien n’est a priori impossible, l’avenir est ouvert et n’a pas à ressembler à un schéma préétabli. Tout peut être tenté dans la limite des possibilités de l’intelligence humaine et seule l’expérimentation pragmatique peut décider du positif et du négatif.
Évidemment, cette conception suppose un certain optimisme. Il faut parier qu’Homo sapiens n’est pas suicidaire et qu’il ne travaille pas à s’autodétruire. Cela va de soi, sauf pour quelques idéologues comme les écologistes. Par contre, l’homme en devenant de plus en plus puissant peut commettre des erreurs de plus en plus graves. Là encore, on peut raisonnablement penser que face à un désastre, par exemple environnemental, son intelligence le conduira à s’adapter et à redresser progressivement la situation. Rien de plus puissant que ce pragmatisme de l’espèce humaine qui, constatant une réalité tangible, recherche des solutions pratiques. Rien de plus dangereux que les maîtres penseurs de la globalité qui proposent des solutions clés en mains pour l’éternité des temps. Elles débouchent toujours sur la servitude.

Pas d’antinomie, beaucoup d’incertitude

Ces deux visions de l’avenir sont-elles antinomiques ? Pour les imbéciles des deux camps, sans aucun doute. Pour les hommes de bonne volonté, nullement. Rien de tout cela n’étant certain – nous sommes dans la spéculation – il est fortement conseillé d’écouter l’autre, de tenter de le comprendre, de relativiser sa propre approche. La sensibilité joue autant que l’intelligence et elle doit conduire à l’empathie.
La recherche scientifique est d’ailleurs pilotée en fonction de considérations politiques, militaires ou économiques qui reposent souvent sur des idéologies ou religions. Cela ne lui enlève rien de son autonomie interne par rapport à ces systèmes de valeurs précaires sur le très long terme.
Reconnaissons cependant qu’idéologies et religions ont toujours porté de petites minorités vers l’extrémisme. C’est une constante historique. Sachez-le ! Vous aurez toujours en face de vous quelques primates qui se posent en adversaires, voire en ennemis. De ce point de vue, notre époque n’est pas différente des précédentes.

La réflexion du jour

Une situation crée une tension ? Je demande au gouvernemaman de sortir sa baguette magique et de faire disparaître la situation ! Une autre belle façon de déresponsabiliser les gens... Et de remettre l’éducation de NOS enfants dans les mains de l’État.--- Richard Martineau

11 octobre, 2016

La réflexion du jour

Dans plusieurs organismes et ministères, Mme Saint-Germain dénonce les « effets négatifs de la bureaucratie ». Elle « fait état d'exigences excessives, de formulaires conçus pour celui qui les administre et non pour celui qui doit les remplir et d'étapes de supervision et de contrôle exagérés, qui grugent indûment le temps des agents dont la priorité doit être le service à la population ».--- Tommy Chouinard

10 octobre, 2016

La réflexion du jour

C’est Richard Lindzen, climatologue au MIT qui rappelait combien la peur est un outil efficace pour aller chercher des subventions de recherche. Ce fut d’abord la peur du cancer, puis celle des soviétiques (course à l’espace et surtout aux armements) et maintenant peur du réchauffement climatique d’origine anthropique. --- Reynald Du Berger

08 octobre, 2016

La réflexion du jour

Cessons de financer un service comme BIXI, qui perd de l’argent et dont l’utilité est douteuse. Si certaines personnes veulent préserver BIXI, qu’elles en défraient les coûts pleinement de leurs propres poches au lieu de s’en remettre à l’ensemble des contribuables. La chaîne des BIXI ne cesse de débarquer et les contribuables sont tannés de pédaler dans le beurre.--- Jasmin Guénette

07 octobre, 2016

La réflexion du jour

Justin Trudeau a fait une promesse similaire à Radio-Canada au cours de la dernière campagne électorale fédérale, il en apprécie chaque jour les effets... La Belle Province a vaguement entendu parler des remboursements abusifs exigés par les collaborateurs les plus proches du premier ministre du Canada...--- Michel Hébert

06 octobre, 2016

La réflexion du jour

Après le désastre du système des quotas de taxis et de celui du sirop d’érable, voilà que certains aimeraient reproduire ce système dans la restauration.--- Germain Belzile

05 octobre, 2016

Pourquoi les Français haïssent leur économie

Terrible constat que celui de Michel Turin, journaliste économique aux Échos, dans cet ouvrage : « Partout dans le monde, l’économie de marché est considérée comme une donnée, sauf à Cuba, en Corée du Nord… et en France. Les Français ne l’aiment pas, cette économie « capitaliste », et, comme rien ne peut se construire sans amour, la France passe à côté de la croissance mondiale, qui n’a jamais été aussi rayonnante depuis trente ans, et des bénéfices de la mondialisation. »

Retour sur un livre que j’avais moi-même un peu oublié, et au sujet duquel j’écrivais le compte-rendu suivant, à sa lecture en 2008.

Par Johan Rivalland.

La détestation de l’économie de marché et du capitalisme

Le grand divorce. Pourquoi les français haissent leur économie Michel TurinCet ouvrage part d’un constat indéniable et malheureux : les Français haïssent leur économie. L’auteur en montre les signes évidents, en les étayant de faits et de chiffres incontestables.
La détestation de l’économie de marché et du capitalisme, très spécifique aujourd’hui à la France, nous fait sombrer dans un étatisme dont même un pays communiste comme la Chine semble peu à peu s’éloigner. Marx est bien vivant, se porte bien et vit en France, comme le suggère Michel Turin en en faisant la démonstration. La popularité actuelle d’un Olivier Besancenot, par exemple, ne semble-t-elle pas conforter cette idée ?
L’auteur établit ensuite d’autres constats accablants, toujours appuyés sur de multiples faits, événements ou données chiffrées. Ainsi, les Français n’aiment pas leurs entreprises, la Bourse, ni même l’argent, chacun de ces éléments donnant lieu à un chapitre d’explications.

Syndicats, médias, professeurs, écrivains, journalistes, religieux, tout concourt à ce que ce sentiment soit entretenu et renforcé, sans discernement.

Pourquoi tant de haine ?

Mais pourquoi tant de haine ? s’interroge l’auteur dans une seconde partie.

Le poids de l’Histoire, de nos origines paysannes, l’attrait irraisonné pour la Révolution, l’héritage des Lumières, la haine injustifiée du libéralisme, au sujet duquel l’ignorance de nos concitoyens est grande, les postures des intellectuels, la confusion semée dans les esprits par le rôle des politiques, jamais à une contradiction près dans leurs discours comme dans leurs actes, les contorsions issues d’un patriotisme économique exacerbé et souvent malsain, comme les petits arrangements entre amis, tout mène à ce que le rejet de l’économie de marché soit aussi prononcé.
Et que penser des rémunérations des grands patrons, de leurs échanges de bons procédés et de leur décalage croissant avec leurs salariés, même cadres ? s’interroge l’auteur, de l’ascenseur social qui est en panne ? Comment ne pas conforter l’idée que les petits sont toujours préférables aux grands, que la réussite est coupable et autres excès en tous genres qui caractérisent si bien notre pays et nos mentalités ?
L’invention bien française de l’économie mixte, le colbertisme, les interventionnismes en tous genres, le centralisme jacobin, voilà des spécificités dont on a bien du mal à se défaire et qui érodent sans cesse notre compétitivité et notre santé économique, compromettant notre avenir de manière préoccupante.

Que faire ?

Dès lors, que faire ? Tous les indicateurs économiques virent au rouge et manifestent un recul de la France dans tous les domaines, la rendant de moins en moins attrayante. Même nos retraites ne semblent plus assurées, par refus des fonds de pension ou des mécanismes de base, auxquels pourtant nos voisins s’ouvrent peu à peu par évidence. Où la haine du riche, de la Bourse et tous ces comportements primaires nous mèneront-ils ? Combien de temps encore fermera-t-on les yeux devant les réalités qui s’imposent, pour leur préférer les fantasmes et les utopies qui nous mènent droit dans le mur, faisant de nous  Le dernier village gallo-soviétique, pour reprendre le titre de l’un des chapitres ?
Il est donc encore temps de se réconcilier avec l’économie, assène Michel Turin, de changer nos mentalités, d’accepter les réalités et de faire évoluer notre vision du monde si l’on veut s’assurer un avenir meilleur. C’est en aimant nous aussi notre économie que nous pourrons avancer, en cessant de nous lamenter, et bâtirons ainsi un avenir plus solide.

Telle est l’ambition de cet ouvrage : réveiller les consciences et amorcer le sursaut. Entreprise non vaine.

La réflexion du jour

Déjà. Ford et Volkswagen promettent des véhicules entièrement autonomes pour les services d’autopartage d’ici cinq ans. Plusieurs États américains, dont la Floride, le Michigan, le Nevada, la Pennsylvanie et la Californie, ont adopté des règlements pour encadrer les essais routiers. L’Ontario a aussi fait un appel de projets pilotes et la municipalité de Stratford a levé la main. À l’autre bout du pays, une firme de capital de risque demande que les voies de covoiturage entre Vancouver et Seattle s’ouvrent aux autos sans conducteur.--- Ariane Krol

04 octobre, 2016

La réflexion du jour

Au fil des années, nous avons tous connu nos histoires d'horreur avec les fonctionnaires. Je ne sais pas si ceux qui les engagent les obligent à laisser leur cerveau à la maison, mais comme ils travaillent pour nous et sont en principe nos employés, ne serait-il pas le temps de rappeler à ces syndiqués qui disparaissent quand on en a besoin, ou qui nous traitent comme des débiles légers, que s'ils sont là, c'est que nous payons pour cela?--- Claude Aubin

03 octobre, 2016

La réflexion du jour

Conscient qu'affaiblir la propriété intellectuelle ferait en sorte qu'il y ait moins d'innovation pharmaceutique, le groupe recommande que les gouvernements du monde mettent en place des accords internationaux pour financer eux-mêmes la recherche pharmaceutique, la coordonner et déterminer les priorités. À l'ère des crises de la dette souveraine, l'idée de financer la recherche pharmaceutique intégralement à partir de deniers publics sonne comme une mauvaise blague. De plus, si les recommandations de groupe sont un jour prises au sérieux, des gouvernements qui sont souvent incapables de s'occuper des nids-de-poule vont prendre en charge les décisions complexes liées à la recherche médicale. Les recommandations de ce rapport laissent pour le moins dubitatif.--- Mathieu Bédard

01 octobre, 2016

La réflexion du jour

L'offre de permis étant fixe, le nombre de chauffeurs est constant lui aussi. Compte tenu des taux de croissance des revenus et de la population, la demande pour des services de taxi a augmenté mais l'offre, elle, est demeurée stable. Ceci a entraîné une baisse de la qualité des services et une hausse des prix. On peut facilement comprendre pourquoi les consommateurs ont afflué vers les applications de covoiturage dès qu'elles sont apparues.--- Jasmin Guénette