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18 novembre, 2022

La fausse bonne idée de la décroissance

 Par Germain Belzile et Alexandre Moreau, depuis le Canada.

Un article de l’Institut économique de Montréal

 

Récemment, une série de capsules vidéo sur la « décroissance économique » et ses bienfaits a enflammé la toile québécoise. Cette série, produite par Radio-Canada, suggère que nous vivons sur une planète de moins en moins propre, plus pauvre, mal nourrie et que la santé des humains diminue.

Il n’y aurait qu’une minorité de riches qui tirent profit de la situation actuelle et ceux-ci alimentent une croissance effrénée qui nous pousse à demander à la Terre davantage que ce qu’elle est capable d’offrir. En somme, notre existence est actuellement insoutenable et seule la décroissance permettrait de vivre en harmonie avec notre planète.

 

Le triomphe de Malthus

Ce discours alarmiste repose sur les idées de Thomas Malthus, un démographe anglais du XVIIIe siècle. Malthus affirmait que la croissance de la population et celle de la production étaient insoutenables et que les ressources de la planète seraient bientôt épuisées. Ultimement, il prédisait des famines, une croissance importante de la pauvreté et rien moins que la fin de l’humanité,= si rien n’était fait pour contrôler l’augmentation de la population.

En agriculture, les rendements ont tellement augmenté que l’on peut nourrir un nombre croissant de personnes avec une superficie équivalente : la production mondiale de céréales a presque quadruplé en 50 ans alors que la superficie des terres cultivées est demeurée relativement stable. Pourquoi ? La recherche du profit a incité les agriculteurs à augmenter leur productivité, les fournisseurs de machinerie et de semences à offrir des produits améliorant l’efficience du travail et le rendement des céréales.

 

Une décroissance aux prévisions sans fondements

Dans la logique malthusienne, pour quadrupler la production, il aurait fallu quadrupler la superficie des terres cultivées, ce qui aurait accru la déforestation. Au contraire, l’innovation a permis de la réduire alors même que le niveau de développement économique augmente. C’est d’ailleurs principalement dans les pays moins développés que l’on observe une diminution du couvert forestier.

Les prévisions apocalyptiques malthusiennes sont sans fondement. L’idée de la décroissance peut paraître séduisante à première vue ici, dans l’une des sociétés les plus riches au monde, mais elle ne ferait certainement pas consensus dans les pays en développement, aux économies peu productives, et où les gens vivent malgré eux selon l’idéal des disciples de Malthus.

Pourquoi ? Parce que plus un pays s’enrichit, plus le taux de mortalité infantile diminue, plus le travail effectué par des enfants diminue, plus le niveau de pauvreté absolue diminue (il est passé de plus de 80 à seulement 10 % en deux siècles), plus le nombre d’heures travaillées diminue, plus les inégalités entre les hommes et les femmes diminuent, plus le taux de mortalité lié à la malnutrition diminue, plus l’espérance de vie augmente, etc.

La théorie économique explique ces relations par la division et la spécialisation du travail qui sont rendues possibles par les échanges commerciaux.

 

Un meilleur environnement

Au bout du compte, grâce à la hausse du niveau de vie nous avons davantage de temps pour notre famille et nos loisirs tout en ayant une meilleure qualité de vie, ce qui serait impossible dans un monde où les idées malthusiennes triompheraient.

Et l’environnement ? La croissance économique nous permet de consacrer davantage de ressources à la recherche afin d’innover, et cette innovation nous permet d’en faire plus avec moins. Dans une société plus riche, où les besoins de base sont couverts, l’environnement devient une plus grande source de préoccupation, favorisant ainsi le développement d’un cadre réglementaire minimal qui protège à la fois la propriété privée et nos écosystèmes. Ainsi, une entreprise qui pollue doit rendre des comptes, ce qui contribue à la protection de nos cours d’eau et de nos forêts.

Ce cadre réglementaire est souvent absent dans les pays moins développés. Dans cette perspective, on est moins surpris d’apprendre que plus de la moitié des déchets polluant nos océans proviennent de cinq pays où la propriété privée et le niveau de développement économique sont relativement faibles (Chine, Indonésie, Philippines, Vietnam et Sri Lanka).

Tout cela ne signifie pas que nous ne devons pas faire d’efforts supplémentaires pour être plus écologiques dans notre consommation et réduire la quantité de déchets que nous produisons. Par contre, il va de soi que les solutions proposées par des entrepreneurs seront beaucoup plus utiles que des prévisions apocalyptiques qui proposent un système contraignant et appauvrissant.

14 août, 2020

La fausse bonne idée de la décroissance

Les prévisions apocalyptiques malthusiennes dont s’inspirent les partisans de la décroissance sont sans fondement.

Un article de l’Institut économique de Montréal
Récemment, une série de capsules vidéo sur la « décroissance économique » et ses bienfaits a enflammé la toile québécoise. Cette série, produite par Radio-Canada, suggère que nous vivons sur une planète de moins en moins propre, plus pauvre, mal nourrie et que la santé des humains diminue.
Il n’y aurait qu’une minorité de riches qui tirent profit de la situation actuelle et ceux-ci alimentent une croissance effrénée qui nous pousse à demander à la Terre davantage que ce qu’elle est capable d’offrir. En somme, notre existence est actuellement insoutenable, et seule la décroissance permettrait de vivre en harmonie avec notre planète.

LE TRIOMPHE DE MALTHUS

Ce discours alarmiste repose sur les idées de Thomas Malthus, un démographe anglais du XVIIIe siècle. Malthus affirmait que la croissance de la population et celle de la production étaient insoutenables et que les ressources de la planète seraient bientôt épuisées. Ultimement, il prédisait des famines, une croissance importante de la pauvreté et rien moins que la fin de l’humanité, si rien n’était fait pour contrôler l’augmentation de la population.
En agriculture, les rendements ont tellement augmenté que l’on peut nourrir un nombre croissant de personnes avec une superficie équivalente : la production mondiale de céréales a presque quadruplé en 50 ans, alors que la superficie des terres cultivées est demeurée relativement stable. Pourquoi ? La recherche du profit a incité les agriculteurs à augmenter leur productivité, les fournisseurs de machinerie et de semences à offrir des produits améliorant l’efficience du travail et le rendement des céréales.

UNE DÉCROISSANCE AUX PRÉVISIONS SANS FONDEMENTS

Dans la logique malthusienne, pour quadrupler la production, il aurait fallu quadrupler la superficie des terres cultivées, ce qui aurait accru la déforestation. Au contraire, l’innovation a permis de la réduire alors même que le niveau de développement économique augmente. C’est d’ailleurs principalement dans les pays moins développés que l’on observe une diminution du couvert forestier.
Les prévisions apocalyptiques malthusiennes sont sans fondement. L’idée de la décroissance peut paraître séduisante à première vue ici, dans l’une des sociétés les plus riches au monde, mais elle ne ferait certainement pas consensus dans les pays en développement, aux économies peu productives, et où les gens vivent malgré eux selon l’idéal des disciples de Malthus.
Pourquoi ? Parce que plus un pays s’enrichit, plus le taux de mortalité infantile diminue, plus le travail effectué par des enfants diminue, plus le niveau de pauvreté absolue diminue (il est passé de plus de 80 à seulement 10 % en deux siècles), plus le nombre d’heures travaillées diminue, plus les inégalités entre les hommes et les femmes diminuent, plus le taux de mortalité lié à la malnutrition diminue, plus l’espérance de vie augmente, etc. La théorie économique explique ces relations par la division et la spécialisation du travail, qui sont rendues possibles par les échanges commerciaux.

UN MEILLEUR ENVIRONNEMENT

Au bout du compte, grâce à la hausse du niveau de vie, nous avons davantage de temps pour notre famille et nos loisirs, tout en ayant une meilleure qualité de vie, ce qui serait impossible dans un monde où les idées malthusiennes triompheraient.
Et l’environnement ? La croissance économique nous permet de consacrer davantage de ressources à la recherche afin d’innover, et cette innovation nous permet d’en faire plus avec moins. Dans une société plus riche, où les besoins de base sont couverts, l’environnement devient une plus grande source de préoccupation,  favorisant ainsi le développement d’un cadre réglementaire minimal, qui protège à la fois la propriété privée et nos écosystèmes. Ainsi, une entreprise qui pollue doit rendre des comptes, ce qui contribue à la protection de nos cours d’eau et de nos forêts.
Ce cadre réglementaire est souvent absent dans les pays moins développés. Dans cette perspective, on est moins surpris d’apprendre que plus de la moitié des déchets polluant nos océans proviennent de cinq pays où la propriété privée et le niveau de développement économique sont relativement faibles (Chine, Indonésie, Philippines, Vietnam et Sri Lanka).
Tout cela ne signifie pas que nous ne devons pas faire d’efforts supplémentaires pour être plus écologiques dans notre consommation et réduire la quantité de déchets que nous produisons. Par contre, il va de soi que les solutions proposées par des entrepreneurs seront beaucoup plus utiles que des prévisions apocalyptiques qui proposent un système contraignant et appauvrissant.
Article initialement publié en août 2018.

21 octobre, 2019

La réflexion du jour

Le seul intérêt d’un gouvernement est sa réélection et non la gestion d’enjeux qui traversent des générations. Plusieurs exemples montrent que les interventions gouvernementales peuvent avoir un effet néfaste sur l’environnement : la gestion de l’offre qui favorise un type d’agriculture plus polluant, les cimenteries (Port-Daniel en Gaspésie) ou l’absence de péages sur les routes congestionnées.--- KEVIN BROOKES, BENOIT PÉPIN ET GERMAIN BELZILE

05 avril, 2019

La réflexion du jour

L’Institut soutient que le coup de pouce de Québec de 8600$ revient à un peu moins de 300$ par tonne de GES non émise pour les contribuables. Si on ajoute la nouvelle subvention de 5000$ annoncée par le gouvernement Trudeau, «le coût par tonne de GES non émise passe à plus de 450$, soit 23 fois le prix à la bourse du carbone ou celui de la taxe fédérale».--- Germain Belzile

29 mars, 2019

La réflexion du jour

Pourquoi cela arrive-t-il toujours au gouvernement? Avez-vous déjà entendu parler d'une grande entreprise incapable de régler ses bogues informatiques ou qui ne parvient pas à corriger son système de paie? Le gouvernement fédéral et celui des provinces sont de très grosses bureaucraties. Tellement qu'on commence à croire qu'elles croulent sous leur propre poids. Et cela devrait nous amener à remettre en question certaines façons de faire.--- Germain Belzile

20 mars, 2019

La réflexion du jour

Alors que la réglementation actuelle, moribonde, vise avant tout à favoriser les propriétaires de permis de taxis, le nouveau cadre de l’industrie devrait encourager l’innovation et avoir comme objectif de maximiser le bien-être de ceux qui sont souvent laissés pour compte, soit ceux pour qui ce service existe : les consommateurs.--- Germain Belzile

19 février, 2019

La réflexion du jour

Le premier ministre du Québec, François Legault, a maintes fois exprimé sa volonté d’attirer les investissements étrangers dans la province et d’augmenter le niveau de vie des Québécois. Une condition essentielle pour y arriver est de créer un environnement économique plus favorable à la hausse de la productivité, considérée par les économistes comme le principal déterminant de la croissance du niveau de vie à long terme. Cela peut se faire en réduisant le poids de l’État dans l’économie, par une diminution des dépenses publiques.--- IÉDM

18 janvier, 2019

La réflexion du jour

Qu'est-ce que le Québec peut faire pour contribuer encore plus à l’effort environnemental ? Un premier pas serait de cesser de mettre de l’avant des politiques publiques inefficaces voire nuisibles. On peut penser par exemple, à la subvention à la cimenterie McInnis, par laquelle le gouvernement du Québec a contribué à la création du plus grand émetteur de GES de la province.--- Germain Belzile

08 janvier, 2019

La réflexion du jour

Selon ce dernier, le gouvernement Legault a encore le temps de faire marche arrière et de «sortir» de la vente au détail du cannabis alors qu’il en est encore temps. Car en plus de coûts fixes très élevés, la SQDC devra bientôt payer ses employés syndiqués comme ceux de la Société des alcools du Québec (SAQ) avec des salaires qui n’ont rien à voir avec le secteur traditionnel du commerce au détail, fait remarquer M. Belzile.--- Germain Belzile

27 décembre, 2018

La réflexion du jour

Une large majorité de Québécois, soit 66 %, préfère que le pétrole provienne de l’ouest du Canada, contre 7 % des États-Unis, 3 % de l’Algérie, 1 % du Nigeria et 1 % de l’ensemble des pays du Moyen-Orient. C’est ce que révèle un récent sondage Léger réalisé pour le compte de l’Institut économique de Montréal. D’ailleurs, aujourd’hui, plus de la moitié de notre pétrole provient du Canada. On apprend également que 53 % des répondants souhaitent que le Québec produise son propre pétrole plutôt que de continuer d’importer celui qu’il consomme.--- Germain Belzile

17 décembre, 2018

La réflexion du jour

Par contre, même s’ils sont prêts dans certaines circonstances à soutenir la taxation du carbone, seulement 40 % des Québécois seraient prêt à payer le litre d’essence plus cher en raison de cette taxe. Un peu moins du quart des Québécois (24 %) sont prêts à payer jusqu’à 5 cents de plus le litre, et moins de 9 % jusqu’à 10 cents. Et seulement 2 % des Québécois sont prêts à payer jusqu’à 50 cents de plus le litre, ce qui est pourtant le minimum requis pour que la taxe permette au Québec d’atteindre entièrement ses objectifs de réduction des GES, selon les études à ce sujet.--- Germain Belzile

28 novembre, 2018

La réflexion du jour

La perte d’un emploi est toujours difficile sur le plan personnel, même dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Comme ce fut le cas lors des mises à pied de 2016, certains ont demandé à ce que le gouvernement force le maintien de ces emplois en invoquant les aides financières passées. Ce serait tenter de réparer une erreur par une autre erreur. ---Germain Belzile

26 novembre, 2018

La réflexion du jour

Le problème c’est que les États mettent souvent en place des politiques publiques inefficaces. Par exemple, la subvention à la cimenterie McInnis, qui sera le plus grand émetteur de CO2 du Québec, les subventions à l’achat de véhicules électriques, qui coûtent une fortune par tonne de GES non émis et le Fonds vert, qui réduit les émissions à un coût de plus de 2000 $ par tonne (à titre de comparaison, le prix du carbone à la bourse est présentement d’environ 20 $, et la taxe fédérale atteindra un sommet de 50 $ la tonne en 2022).--- Germain Belzile

17 novembre, 2018

La réflexion du jour

Dès qu’un nouveau projet de développement des ressources naturelles se met en branle, on s’attend à voir une levée de boucliers de groupes de militants environnementalistes et de membres des Premières Nations. En fait, si l’on suit l’actualité, il est possible de croire que les autochtones sont unanimement contre le développement. Ce n’est pas le cas.--- Germain Belzile

05 novembre, 2018

La réflexion du jour

Il faut aussi éviter de croire qu'un État obèse n'est qu'un choix de société, qui déplace des dépenses du citoyen vers le gouvernement. C'est aussi un modèle qui nous appauvrit par rapport à nos voisins. Il nous rend dépendants de l'aide fédérale et, de façon générale, rend le Québec moins attrayant pour les travailleurs. Et ça, ce n'est pas de l'aveuglement doctrinaire.--- Germain Belzile

03 novembre, 2018

La réflexion du jour

La légalisation du cannabis est maintenant chose faite au Canada. Sous l’angle des libertés individuelles, c’est une bonne chose. On ne devrait pénaliser quelqu’un pour des choix qui n’affectent pas les autres que dans des cas extrêmes.---Germain Belzile

15 octobre, 2018

La réflexion du jour

« Quand les citoyens et les entreprises ne respectent pas les délais prévus par la loi, le gouvernement n’hésite pas à les pénaliser. La même logique devrait s’appliquer au gouvernement lorsque celui-ci ne respecte pas ses propres délais et règlements », conclut Germain Belzile.

12 octobre, 2018

La réflexion du jour

La priorité économique du nouveau gouvernement devrait donc être d’aider les Québécois à atteindre un niveau de prospérité au moins comparable à la moyenne canadienne et de nous sortir de notre situation de dépendance à la péréquation.--- Germain Belzile

25 septembre, 2018

La réflexion du jour

Québec, un élément est cependant commun aux quatre principaux partis politiques : ils promettent tous d’augmenter les dépenses de l’État. Cela met en lumière le phénomène du clientélisme : les politiciens tentent de former des coalitions en « collectionnant » les gens qui vont voter pour eux, en échange d’une multitude de promesses de dépenses supplémentaires. Ou, comme le disait récemment le sondeur Jean-Marc Léger, «  on achète votre vote avec votre argent ». --- Germain Belzile

12 septembre, 2018

La réflexion du jour

« Les résultats de ce sondage sont clairs : les Québécois sont prêts à ce que le privé joue un rôle plus important dans la prestation des services de santé sans que l’universalité du système soit remise en question, plutôt que de continuer à lancer de l’argent sur le problème », soutient Germain Belzile, chercheur associé senior à l’IEDM.