Chaque Québécois doit 67 700 $

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30 juin, 2015

La réflexion du jour

Dans une encyclique (ce n’est pas rien), il (ndlr le Pape François) a appelé à une radicale que le réchauffement rend nécessaire, avec comme but pratique de forcer la décroissance des pays du Nord (ie: nous). Sinon, dit le pape, ce sera la catastrophe. Remarques. Un, pour la catastrophe, ça va aller, on a déjà entendu ça un million de fois. Deux, si je veux un avis scientifique, le dernier endroit où je vais consulter, c’est au Vatican: les papes ont nié jusqu’en 1992 que la Terre tournait autour du Soleil! Alors, pour la climatologie papale, il faudra revenir en l’an 3000! Je crois à la réalité des changements climatiques, mais si Chose continue à dire n’importe quoi comme ça, il va réussir à me faire changer d’idée.--- Mario Roy

29 juin, 2015

La réflexion du jour

On connaît bien l'un des grands échecs de notre système scolaire, soit le taux élevé de décrochage des jeunes du secondaire, surtout chez les garçons.

Mais notre incapacité collective à prendre correctement en charge les populations scolaires plus vulnérables a une autre conséquence, beaucoup plus grave et beaucoup plus insidieuse : le niveau de littératie des jeunes Québécois est l'un des plus bas du monde industrialisé.--- Alain Dubuc

27 juin, 2015

La réflexion du jour

Le consensus est la panne de freins de la science. Quand il se produit, tout ce qu’on peut espérer est qu’il ne nous entraîne pas jusqu’au bord de la falaise. C’est précisément là ce qui est en train se produire avec la science du climat.--- Pierre Gosselin

26 juin, 2015

Self-sécurité : le retour de l’individu dans la sécurité

Entrevue avec l’auteur Pierre-Olivier Drai

L’ouvrage de Pierre-Olivier Drai met en évidence le rôle fondamental que chacun joue dans la sécurité commune.

Self-sécurité de Pierre-Olivier Drai, publié récemment aux Belles Lettres dans la collection « Les Insoumis », explore la reprise en main des questions de sécurité par les citoyens, en collaboration ou indépendamment des services publics. Il y montre que l’individu n’est pas sans moyen ni défense face à la violence ordinaire. Le retour de l’ordre public, aujourd’hui si mal assumé par les États, passe par une réappropriation de leurs responsabilités par les citoyens.

Pierre-Olivier Drai est un politologue français, spécialiste des questions de sécurité personnelle. Il travaille dans la veille informationnelle, la protection contre l’espionnage industriel et la sécurisation des expatriés. Ses travaux couvrent principalement la sécurité privée, les architectures de défense, la criminalité et la cartographie criminelle. Interview.

Votre livre promeut la responsabilisation de l’individu en matière de sécurité. Ne craignez-vous pas que cela conduise à des lynchages ?

Pierre-Olivier Drai : justement, non. La sécurité individuelle n’est pas l’auto-justice. Ce sont des processus différents qu’il convient de réellement garder séparés. Intervenir ne veut pas dire se faire justice. L’aboutissement de l’action est de prévenir le danger et, le cas échéant, faire appel à la puissance publique en dernier ressort, c’est-à-dire, à sa juste place, celle de la justice. L’autre jour, je surprenais un voleur de voiture en pleine action ; j’ai donc avisé les agents de police dans la rue à côté qui y sont allés. Mon rôle a été celui du donneur d’alerte et du témoin. Ce sera à la justice de décider si le voleur de voiture était mal intentionné ou bien s’il ne s’agissait que d’une personne qui avait oublié ses clefs. On l’oublie trop souvent, mais la « confrontation » avec la délinquance ne se résume pas au moment de l’échange de coups de poings. La « confrontation » commence en réalité bien en amont, par l’alerte, la prestance, la démarche, le comportement, l’utilisation de l’espace, l’observation  ; or on ne retient que la phase terminale, celle du choc. En agissant durant ce temps, il est possible de prévenir plus d’actes de délinquance qu’en agissant au dernier moment.

De façon assez éclairante, le terme de « lynchage » démontre bien la confusion qui existe entre auto-défense et auto-justice. Lyncher est, qu’on l’apprécie ou non, une action de justice ; le terme tire son origine d’un juge Lynch dans l’Ouest américain qui était prompt à la pendaison. Il s’agit donc réellement, d’une décision de juge et non d’une action d’autodéfense.

Vous évoquez le monopole par l’État de la violence légitime, cela n’est-il pas en contradiction avec un rôle accru de l’individu ?

C’est un commentaire que j’entends souvent et la réponse est non. Le propre du monopole est justement de pouvoir déléguer son pouvoir. Dans le cas d’espèce, c’est exactement ce dont je parle. La sécurité privée ou bien la sécurité de l’individu sont, dans nos sociétés, l’expression du monopole de la violence légitime par l’État. En fait, l’individu « confie » à l’État son droit inhérent à la violence légitime ; son droit naturel à se défendre. L’État, en retour, détermine les modalités de ce droit. L’État n’a de monopole de violence légitime, non parce qu’il est État, mais parce que les citoyens lui prêtent, littéralement, ce pouvoir.

D’un point de vue social, cette question me fascine toujours tant elle revient et tant elle montre combien les citoyens ont intégré une forme de devoir de soumission à l’autorité de l’État et à sa violence inhérente. Dans mon livre, je ne parle d’intervenir que dans le cadre des modalités fixées par la loi. En aval donc du droit naturel et dans un cadre déjà déterminé par le législateur. Je ne parle que de ce que les gens ont le droit de faire. Or, pour beaucoup, agir selon leurs droits est déjà remettre en cause le monopole de l’État. Je trouve ce positionnement intellectuel assez dangereux et pour tout dire, un peu servile.

À vous lire, on a le sentiment qu’un crime peut se dérouler à chaque coin de rue. Pensez-vous que nous vivons dans une époque plus violente ?

On pourrait aussi avoir le sentiment qu’un héros est aussi présent à chaque coin de rue ! Plus sérieusement, la violence n’est pas un fait nouveau dans la société. En France, les Blousons Noirs ont succédé aux Apaches et cela fait bien longtemps qu’on met en garde contre le fait de sortir la nuit. Il n’y a qu’à écouter les chansons de Renaud ou l’opéra-rock Starmania pour avoir conscience de la délinquance des décennies précédentes. En revanche, on rapporte mieux les faits de violence et ceux-ci disposent d’une grande couverture médiatique. Voila pour l’impression.

En ce qui concerne les faits, les sociétés européennes connaissent une criminalité plus élevée qu’aux États-Unis. Nous vivons indubitablement une période très difficile, la crise économique a ravivé les querelles sociales et généralement on observe un déplacement de la violence de la rue à la sphère intime. Je pense en particulier aux cours d’école avec des jeux mortifères (jeu du foulard) ou bien au sein des couples (jeux érotiques). Ce glissement me semble aller de pair avec une dé-légitimation croissante de l’idée même de violence au sein de la société. Toute violence est dangereuse, il faut donc la bannir. Nous vivons dans une société libérale jonchée d’interdictions. Et tant pis pour les conséquences psychologiques de cette contradiction apparente ! Sauf que la violence est inhérente à la condition humaine, nous sommes, après tout, des prédateurs sociaux et omnivores, autrement dit des animaux particulièrement dangereux. À chasser le naturel, il revient par la fenêtre, dirait Freud. Il est donc impératif d’être attentif aux nouveaux tabous.

Pierre-Olivier Drai, Self-sécurité, collection « Les Insoumis », Les Belles Lettres, mai 2015, 110 pages.


25 juin, 2015

La réflexion du jour

À présent, plutôt que d’œuvrer pour assainir le processus d’attribution des contrats municipaux, le rendre plus efficace, et surtout rassurer les contribuables qu’ils en ont pour leurs taxes, le maire de Montréal annonce au contraire qu’il compte officiellement et légalement privilégier des entreprises bien ciblées. ......

Ainsi, Denis Coderre propose de créer une classe d’entreprises qui n’aura besoin ni d’affronter la concurrence, ni d’optimiser son modèle d’affaires, ni d’être efficace et compétitive. Il envisage un système dans lequel le succès d’une entreprise est fonction de ses relations privilégiées avec l’État.--- Nathalie Elgrably-Lévy

24 juin, 2015

La réflexion du 24 juin 2015

Ce que je nous souhaite pour la prochaine année ?

Que nous cessions d’envisager l’argent, la réussite et la richesse comme des péchés mortels.--- Richard Martineau

23 juin, 2015

La réflexion du jour

Que l’on me comprenne bien : je suis contre une exploitation sauvage de nos territoires sans égard pour l’environnement. Mais toute démarche légitime qui vise à protéger une flore et/ou une faune, doit être mise en équilibre avec le non moins légitime développement socio-économique d’une population d’êtres humains. Il semble que plusieurs biologistes que l’on voit, lit ou entend dans les médias, ou dans nos écoles, ne le voient pas ainsi. La cause écologiste l’emporte trop souvent sur les considérations économiques. Leur voix tonitruante et alarmante domine la plupart du temps le choeur des ingénieurs et des promoteurs de projets. Il existe un organisme (BAPE) qui étudie les conséquences possibles d’un projet sur l’environnement, mais aucun qui examine les conséquences néfastes pour la population, de l’abandon d’un projet.--- Reynald Du Berger

22 juin, 2015

Les prix, source d’informations essentielles pour les consommateurs

This is part of a Fraser Institute project to present the key ideas of F.A. Hayek. In this video, we explore one of Hayek's best known ideas and perhaps his most profound insight - the role of prices in conveying information.


La réflexion du jour

Et le paradoxe du régime de santé est que ce contexte mène à la surconsommation. L’État est un mauvais assureur. Dans les termes de Boucher-Palda (2000, p. 57), on constate que « Il n’y a aucun lien direct entre l’assurance obtenue et le prix payé. …les citoyens sont portés à demander une protection excessive ». On conclut de cette logique que le rationnement des services de santé et son corollaire, la file d’attente, sont l’aboutissement incontournable de la socialisation de la santé en régime démocratique.--- Jean-Luc Migué

20 juin, 2015

La réflexion du jour

Aujourd’hui, les problèmes du Québec ne lui viennent pas tant du «corset fédéral» qui l’empêcherait de se développer, que du fait que ses grandes bureaucraties – en éducation, santé, énergie, voirie, finances, etc. –, de juridiction provinciale, auraient toutes besoin d’un sérieux coup de balai.--- Benoît Aubin

19 juin, 2015

Les emplois verts tuent les emplois

Selon le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) la réduction de la consommation de pétrole aura un effet positif sur l’emploi. L’étude évalue que sur une période de six ans,  une réduction de 16% de la consommation de pétrole créerait plus de 130 000 emplois verts directs et indirects.

Les auteurs de l’étude argumentent que le déficit commercial dû aux importations de pétrole et de véhicules représente des milliards de dollars qui s’envolent et privent le Québec d’argent créateur d’emploi. C’est un sophisme dont seuls les écolos ont le secret.

Les arguments de la réduction des importations et de la création d’emplois verts,  invoqués pour illustrer les avantages de la réduction de la consommation de pétrole, ne tiennent pas la route.

Les subventions aux énergies vertes créent de l’emploi dans les industries ciblées. Toutefois, il faut tenir compte des coûts d’opportunité. Les subventions accordées aux énergies vertes sont financées par des revenus fiscaux qui réduisent d’autant les revenus disponibles des ménages et des entreprises. En conséquence, la production de certaines entreprises diminue, réduisant l’emploi ailleurs dans l’économie. Ce processus favorisera la création d’emplois verts, mais chaque emploi vert créé détruira plusieurs emplois dans d’autres industries.

Selon l’IÉDM, en Ontario, les subventions pour la production d’électricité à partir de sources renouvelables représentent un coût annuel de 179 760 $ par emploi. Étant donné qu’au moment où l’étude était complétée, la rémunération totale pour un travailleur ontarien était de 56 175 $ par année, chaque emploi vert a empêché la création de 3,2 emplois ailleurs dans l’économie.

L’étude espagnole,  Study of the effets on employment of public aid to renewable energy sources, a montré qu'un seul emploi vert créé avec des subventions publiques détruit 2,2 emplois.

En Allemagne, selon les estimations de l'institut d'études économiques RWI Essen, publié en novembre 2009, les emplois verts sont subventionnés à hauteur de 175.000 à 244.000 euros par emploi.

En Italie, l'institut Bruno Leoni, a fait en 2010 un calcul semblable qui montrait qu'un seul emploi vert coûterait au contribuable italien entre 566.000 et 1,26 million d'euros par an. Par contre, un emploi dans l'industrie italienne coûte en moyenne 112.000 euros par an.

Aux États-Unis, le gouvernement a investi 10 milliards de dollars pour encourager la création d'emplois verts. Une enquête du « Wall Street Journal » a déterminé que seulement 50.000 emplois ont été créés. Donc, chaque emploi vert a coûté 200 000$ aux contribuables américains. De plus, de nombreuses entreprises vertes qui dépendaient des subventions pour vivre ont depuis fait faillite.

En France, une étude de l’institut Iref, Les Mythes des emplois verts a calculé les coûts réels d'un emploi vert. Chaque emploi vert a coûté près de 400.000 euros par an contre 55.000 euros en moyenne pour les emplois marchands. Donc, un seul emploi vert représente le coût de 7,2 emplois ailleurs dans l’économie.

Les emplois verts créés grâce aux subventions sont une fiction inventée par les écolos. Les emplois verts ne subsistent que grâce à l'argent public. C’est un peu comme un lubrifiant pour nous faire avaler la taxe carbone, l'augmentation exponentielle des réglementations, les augmentations de tarif d’Hydro-Québec au rythme de trois fois le taux d’inflation, etc.

Je ne doute pas que l'économie verte créera un certain nombre d'emplois. Mais les bons emplois seront créés par les entreprises qui oeuvrent dans le domaine. Il convient donc d'arrêter les programmes en cours pour diminuer la dépense publique. Les économies obtenues permettront de réduire les impôts, les charges et les réglementations afin de stimuler l'économie.

Seules les entreprises oeuvrant dans un marché libre sont en mesure de créer les emplois de demain, de faire baisser le chômage et d’enrichir les Québécois.



La réflexion du jour

Malgré ses défauts, cela m’a fait comprendre que notre système (ndlr capitaliste) fonctionne et qu’à long terme, il réussit comme aucun autre à améliorer les conditions de vie des êtres humains.--- Bernard Mooney

18 juin, 2015

La réflexion du jour

Les données compilées pour la première fois dans l’histoire sur le nombre total de salariés du secteur public québécois disent quoi?

On a supprimé 486 emplois sur un total de plus de 591 000. Moins d’un sur mille, et ce dans une époque intensive de prises de retraites. L’austérité sauvage? Pas du tout.--- Mario Dumont

17 juin, 2015

Le test de la guimauve et le succès dans la vie

Revue de livre par Minarchiste


Walter Mischel est un chercheur en psychologie de la Columbia University qui a été, depuis les années 1960s, un pionnier dans la recherche sur l’habileté à retarder la satisfaction et la maîtrise de soi. Sa plus grande contribution scientifique fut sans aucun doute l’expérience de la guimauve qu’il débuta à Stanford entre 1968 et 1974 et qu’il décrit dans un livre récemment publié. L’idée principale du livre est que la maîtrise de soi est une habileté cognitive qui peut être acquise au cours de la vie, elle n’est pas entièrement innée.

L’expérience de la guimauve est simple. La première version concernait 550 enfants d’environ 5 ans. L’enfant est assis sur une chaise et devant lui se trouve une table sur laquelle on retrouve deux assiettes. Dans la première, se trouve une friandise/récompense que l’enfant aura choisie au préalable (souvent une guimauve). Dans la deuxième assiette, il y a deux friandises. On explique ensuite à l’enfant que si à tout moment il appuie sur le bouton d’une sonnette placée devant lui, il pourra obtenir l’assiette contenant une guimauve. Par contre, s’il patiente jusqu’au retour du moniteur 15 minutes plus tard, il pourra obtenir l’assiette contenant deux guimauves. Ensuite, le moniteur de l’expérience sort de la pièce et laisse l’enfant seul avec la tentation. On mesure ensuite le temps durant lequel l’enfant pourra tenir sans céder à l’envie de manger la friandise.

La maîtrise de soi et le succès dans la vie

Quelques années après avoir débuté ces expériences, Mischel remarqua un phénomène intéressant : les enfants qui ont patienté jusqu’au retour du moniteur et obtenu la récompense plus élevée réussissent mieux dans la vie. À l’enfance, leurs résultats scolaires sont supérieurs. À l’adolescence, ils obtiennent un meilleur pointage SAT à l’entrée au collège et atteignent un niveau de scolarité supérieur. Vers la trentaine, leur indice de masse corporelle est plus bas et leurs revenus plus élevés. Tous les indicateurs observés démontrent que le temps d’attente de l’enfant est corrélé à ses accomplissements dans sa vie future.

Mischel consacre une bonne partie du livre à décrire les deux systèmes qui régissent nos décisions. Le système limbique est plus primitif et plus influencé par les émotions. Il détermine nos réactions à très court terme. Le cortex préfrontal quant à lui met plus de temps à se développer (de la fin de l’enfance jusqu’au début de la vingtaine) et fonctionne de manière plus rationnelle. Ce système influence davantage les décisions à long terme. (voir ceci à ce sujet) Mischel nomme ces deux systèmes comme étant le « chaud » et le « froid ». Les jeunes enfants et, dans une moindre mesure, les adolescents, sont très vulnérables aux égarements du système limbique puisque leur cortex préfrontal est sous-développé. Plus l’enfant vieillit, plus longtemps il attendra lors de l’expérience de la guimauve. Les filles font aussi mieux que les garçons.

La maîtrise de soi : une habileté cognitive malléable?

Durant des millénaires, la maîtrise de soi a été considérée comme un trait immuable, faisant de ceux qui en ont peu des perdants à la loterie biologique. En fait, des expériences ont démontré que l’on peut apprendre à un enfant à modifier la manière dont il perçoit un stimuli de manière à ce que la tentation soit réduite. À cet égard, la créativité et l’imagination sont importantes. Les enfants qui ont attendus jusqu’au bout avaient tendance à s’auto-divertir de manière à faire passer le temps plus rapidement. Cela fait en sorte d’inhiber le système chaud et d’activer le système froid.

Selon Mischel, l’ensemble d’habilités cognitives qui permettent la maîtrise de soi constituent la fonction exécutive (EF). Cette fonction permet de contrôler ses pensées, ses impulsions, ses actions et ses émotions. Elle nous donne la liberté d’inhiber nos envies de manière à rediriger notre attention vers les manières d’atteindre nos objectifs à plus long terme, donc de planifier rationnellement plutôt que de réagir compulsivement. Elle permet aussi de maîtriser les émotions négatives comme la colère, l’agressivité et le pessimisme. L’EF nous rend plus apte à être persévérant, à être optimiste, à gérer nos frustrations et à tolérer les échecs. Pour Mischel, ces mécanismes neuronaux sont essentiels au succès dans la vie. Par ailleurs, l’attitude constructive induite par une EF efficace permet de se protéger des troubles mentaux tels que la dépression et l’anxiété.

Ainsi, la manière dont on visualise les stimuli influence notre capacité à résister à la compulsion. Par exemple, une personne voulant arrêter de fumer pourra focaliser son attention sur des photos de gens atteints du cancer du poumon. On peut s’imaginer que la cigarette est un bâton de dynamite qui va nous exploser en pleine figure si on l’allume. Lorsqu’il est question de choix à plus long terme, comme par exemple la décision d’épargner un montant pour sa retraite, on peut aider les gens à repousser l’envie de dépenser l’argent immédiatement en les amenant à visualiser leur avenir de la manière la plus concrète possible, de manière à rendre l’avenir plus « chaud » comparativement au présent.

Cependant, notre EF peut se fatiguer. Une fois que l’on a accompli un acte requérant une certaine maîtrise de soi, il se peut que l’on devienne plus enclin à céder à la tentation si un autre stimulus survient. Par exemple, vous êtes à un cocktail où l’on sert des boissons alcoolisées à volonté. Vous tenez le coup et éviter d’en prendre car vous souhaitez rester sobre et surveiller votre ligne. Vous planifiez aussi de ne pas prendre de dessert au souper suivant ce cocktail. Cependant, après le souper, si le serveur vous propose un dessert, il sera plus probable que vous le mangiez car votre EF aura été éprouvée par l’acte de vous priver de boissons alcoolisées. Ce phénomène a été démontré scientifiquement par l’expérience des radis (ici).

Conclusion

Ainsi, la leçon principale des recherches menées par Mischel et ses pairs est que l’architecture de notre cerveau n’est pas tant déterminée par notre ADN et notre développement intra-utérus. Elle est en fait, plus malléable que l’on ne l’avait imaginé et nous pouvons activement influencer la façon dont on se comporte de manière à améliorer notre sort dans la vie.

Par contre, Mischel déplore l’écart de succès dans la société, alors que plusieurs enfants naissent dans des familles où la lecture n’est pas une activité valorisée, où leur créativité n’est pas stimulée, où le niveau de langage à la maison est déficient, où ils ne sont pas suffisamment alimentés pour être performant à l’école, qui vivent dans des quartiers dangereux et fréquentent des écoles violentes tout en étant exposés à de la violence physique et/ou verbale à la maison, ce qui induit une anxiété quotidienne malsaine. Ces enfants n’évoluent pas dans un contexte favorisant le développement de leur fonction exécutive, ce qui fait en sorte qu’ils démarrent leur vie bien en arrière de la ligne de départ.

Pour ma part, je trouve que les implications du test de la guimauve sont très intéressantes. Tout d’abord, il démontre qu’il y a un avantage à réduire sa satisfaction à court terme pour obtenir une récompense plus élevée à plus long terme. C’est le principe de base de l’épargne et de l’investissement, et donc du capitalisme. Ce principe fondamental est à la fois valide pour l’individu et au niveau de la société.

Deuxièmement, les études citées par Mischel démontrent que cette habileté cognitive n’est pas immuable. Chacun est responsable de ses choix et a le pouvoir de dicter le cours de son avenir. Ceci dit, certains enfants évoluent dans un environnement où il est plus difficile de faire les bons choix et de développer une « fonction exécutive » performante. Par quels moyens pouvons-nous palier à cette injustice?

René Descartes disait « je pense, donc je suis ». Walter Mischel ajoute : « je pense, donc je peux changer ce que je suis ».


La réflexion du jour

L’incapacité de l’État d’offrir aux Québécois ce qui importe le plus pour eux, voilà pourquoi le projet souverainiste est dédaigné, et le décès de Jacques Parizeau n’y changera rien. Que la classe politique commence par prouver qu’elle est capable de gérer une province, et éventuellement les Québécois lui feront confiance pour gérer un pays!- Nathalie Elgrably-Lévy

16 juin, 2015

La réflexion du jour

Que le réchauffement climatique soit réel ou non, il est plus facile pour les non spécialistes d’opter pour une croyance que de se forger une opinion dans ce combat planétaire entre scientifiques. Mais si on se réfère à l’histoire du monde, et notamment au « lyssenkisme » en ex-URSS, ou à la science des nazis en Allemagne, la manière autoritaire et inquisitoriale d’imposer « l’évidence » du réchauffement climatique d’origine humaine ne présage rien de bon.--- Michel Gay

15 juin, 2015

Et si nous avions fait fausse route depuis 60 ans?

Trop de gouvernement c’est pire que pas assez.



Source: Antigone

La réflexion du jour

Douter publiquement du réchauffement climatique serait donc un comportement déviant immoral et, pire, ce serait un péché ! L’affaire est grave. Ceux qui osent s’opposer au dogme imposé par la nouvelle religion catastrophiste mériteraient-ils d’aller brûler en enfer ?--- Michel Gay

13 juin, 2015

La réflexion du jour

Voilà des commerçants de bonne foi, à qui l’on impose toujours plus de règles, de frais, de paperasse, sans jamais leur faciliter la vie. Et sans même que les raisons évoquées pour appliquer tous ces règlements tatillons soient claires.---François Cardinal

12 juin, 2015

Rémunération des médecins, pourquoi faire simple si on peut faire compliqué

Confiez une responsabilité à la fonction publique et soyez assuré que dans quelques années plus personne ne s’y retrouvera. C’est dans la nature de la bureaucratie de tout complexifier pour devenir irremplaçable


La réflexion du jour

La concurrence favorise l'émulation, stimule la demande et ultimement, force les entreprises et commerçants à mieux satisfaire les besoins des consommateurs, que ce soit en améliorant la qualité de leurs produits, en diminuant les prix, ou justement en offrant leurs services à un endroit plus intéressant et convivial que ce qu'offre le concurrent.--- Michel Kelly-Gagnon

11 juin, 2015

La réflexion du jour

Aussi longtemps qu’Hydro-Québec sera instrumentalisée par le pouvoir politique, le consommateur en paiera la note et je ne crois aucunement que cela changera sous Éric Martel. J’ai plutôt retenu de ses propos que les relations entre le gouvernement actionnaire et la direction d’Hydro demeureront ce qu’elles sont.--- Jean-Jacques Samson

10 juin, 2015

L’humour, une manière efficace d’éduquer

Parks & Recreation est une série américaine de Greg Daniels et Michael Schur, les auteurs de la déjantée série The Office, diffusée en sept saisons et 125 épisodes de 21 minutes sur la chaîne NBCdu 9 avril 2009 au 24 février 2015. Elle met en scène la vie quotidienne du service des Parcs et Loisirs de la ville fictive de Pawnee, dans l’Indiana. Malgré le succès considérable de la série aux États-Unis, elle n’a malheureusement jamais été diffusée en France.

7 saisons hilarantes

La série est essentiellement centrée sur le duo constitué de Ron Swanson (Nick Offerman), le responsable de la direction des Parcs et loisirs et son adjointe, Leslie Knope (Amy Poehler) que tout semble opposer. Leslie Knope est une fonctionnaire dévouée, pour qui le service public est plus qu’un mode de vie et qui se voit déjà maire de la ville, alors que Ron Swanson est un libertarien convaincu dont l’ambition suprême est la destruction de la direction pour laquelle il travaille et qui œuvre à chaque instant pour en réduire l’efficacité, ne serait-ce que par sa propre paresse, revendiquée.

§  « Le capitalisme est la seule solution Leslie. C’est ce qui rend l’Amérique formidable. L’Angleterre acceptable et la France épouvantable » (Capitalism is the only way Leslie. It’s what makes America great. And England ok and France terrible).
  • « Je crois dans la suppression des projets publics inutiles. Je crois aussi dans la suppression des projets publics utiles. » (I believe in cutting useless government projects. I also believe in cutting useful government projects.)
  • « J’ai trouvé le moyen de réduire les dépenses publiques de 85%. Ma suggestion : supprimer les directions. » (I found a way to reduce government spending by 85%. Here is a hint. No more departments.)


La réflexion du jour

En réalité, ce qui ronge la communauté scientifique québécoise, c’est le «principe de précaution», compris dans le sens qu’il doit y avoir «risque zéro», sinon on ne bouge pas. À ce compte-là, l’humanité ne serait pas passée du cru au cuit, le feu n’étant pas à «risque zéro».---Jacques Brassard

09 juin, 2015

La réflexion du jour

Contrairement au marché, qui répartit les biens et services entre les consommateurs selon l’intensité de leurs préférences et leur revenu, le mode de répartition privilégié par les pouvoirs publics est l’uniformisation des services. ..... La médiocrité est la faveur que le contrôle étatique central doit à la majorité. Elle est inhérente aux règles du jeu.--- Jean-Luc Migué

08 juin, 2015

Le capitalisme c’est la liberté de choisir

Presented by Swedish author, commentator and Cato Senior Fellow Johan Norberg, Economic Freedom in Action: Changing Lives features these stories of economic freedom in action in Zambia, South Korea, Slovakia and Chile. 

Daesung Kim escaped from North Korea in 1997. Today he is a venture capitalist in Seoul, South Korea, who funds fellow North Korean refugees, giving them their start in business and putting them on a path to self-reliance.

Sylvia Banda is a Zambian entrepreneur who is playing a critical role in the development of rural Zambian farming. Working only with hand tools, and living in villages without electricity or plumbing, the farmers have found a reliable partner in Sylvia, who teaches them improved farming techniques. They, in turn, provide her with a supply of safe, hygienic food to sell. Farmers testify that they can now send their children to school because they're no longer needed to assist on the farm.

John Hernandez is a bee farmer in Chile. Facing a drop in world honey demand, he transformed his business into selling queen bees to France. Because his Southern Hemisphere summer bees are available in January, he can double the capacity of European bee farmers. He now conducts a thriving international business.

Each year, the Fraser Institute of Vancouver, Canada, releases its Economic Freedom of the World Annual Report (EFWR). This program is based on thefindings of the 2012 report and reveals, in personal and dramatic terms, the impact of increased economic freedom on the lives of ordinary citizens across the globe.
© 2013 / 1 hr.


La réflexion du jour

«Lorsque l’on veut régler un problème, le réflexe dans l’appareil gouvernemental est encore trop souvent de penser à créer une nouvelle loi, un nouveau règlement ou un formulaire de plus. Le Québec s’est doté d’une politique exemplaire en matière d’allègement réglementaire, mais les changements de culture prennent souvent un certain temps à s’opérer»--- Mme Hébert, FCEI

06 juin, 2015

La réflexion du jour

Les chefs de parti et de gouvernement instrumentalisent donc Hydro-Québec à des fins politiques et c'est nous, clientèle prise en otage par ce monopole, qui en faisons les frais.--- Sébastien St-François

05 juin, 2015

Projet de loi 38, une autre façon de vivre au-dessus de nos moyens

Le projet de loi 38 a pour objectif de modifier le mandat de la Caisse de dépôt et de placement du Québec (la Caisse) afin de l’autoriser à réaliser des projets d’infrastructures. Dans sa nouvelle entente avec Québec, la Caisse devient à la fois développeur, propriétaire et exploitant de systèmes de transport collectif. Jusqu'à maintenant, la Caisse se contentait d'être un investisseur passif ou, à la limite, un actionnaire minoritaire dans de tels projets.

À première vue, cette entente sera gagnant gagnant. Dans un contexte où les besoins en infrastructures excèdent la capacité financière du gouvernement et où la Caisse est à la recherche d’investissements dans les infrastructures, le projet de loi 38 semble atteindre les objectifs des deux partis. De plus, il est difficile d’imaginer  que la Caisse soit moins performante que l’Agence Métropolitaine de Transport ou le ministère des Transports. Il suffit de se rappeler les fiascos du métro à Laval et du train de l’Est pour s’en convaincre.

Par contre, les risques qui découlent de cette entente sont beaucoup plus importants que les bénéfices potentiels. Malheureusement, les politiciens ne résisteront pas à l’envie d’utiliser la Caisse pour promouvoir des projets électoralement rentables même si ceux-ci sont très risqués. La Caisse n’est pas à l’abri des pressions politiques, bien au contraire. Comme dit l’adage : les occasions font le larron. Nous avons plus que notre part de larrons, la commission Charbonneau nous l’a brutalement rappelé.

Selon le gouvernement, le projet de loi 38 permettra de réaliser des projets d’infrastructures publiques qui autrement seraient retardés. Mais est-ce une si mauvaise chose de retarder des projets que nous n’avons pas les moyens de réaliser? Cette entente n’est-elle pas une nouvelle façon de continuer de vivre au-dessus de nos moyens comme nous en avons pris l’habitude depuis 50 ans?
Investisseur, développeur et exploitant de projets d’infrastructures publiques sont trois rôles bien différents qui nécessitent des expertises spécifiques. Les objectifs à court, moyen et long terme ainsi que les critères de succès de chacun de ces rôles sont en concurrence entre eux, voire conflictuels. Peu de gestionnaires, pour ne pas dire aucun,  possèdent les qualités et le leadership requis pour exécuter ces trois rôles simultanément et efficacement.

Mais cela est bien anodin comparé aux conséquences de l’inévitable interventionnisme politique. Il faut être d’une naïveté incorrigible pour croire que les politiciens au pouvoir, tous partis confondus, s’abstiendront de faire pression sur les gestionnaires de la Caisse à des fins électoralistes.

Le modèle proposé par le gouvernement Couillard est un PPP à l’image du modèle québécois dont la seule qualité est de le rendre plus attrayant aux yeux des proétatismes. À mon avis, cet avantage a bien peu de poids par rapport aux risques inhérents qui en découlent. Il est évident que les politiciens ne pourront résister à l’envie d’utiliser la Caisse à des fins électoralistes. Ils le font avec Hydro-Québec, la SAQ, Loto Québec et Investissement Québec, alors pourquoi pas la Caisse?

Le cas d’Hydro-Québec est particulièrement éclairant. Elle est non seulement la vache à lait du ministère du Revenu, mais elle est constamment utilisée à des fins électoralistes. Tout y passe : activités culturelles, développement régional, développement économique, environnement, etc. À elle seule la filière éolienne coûte aux consommateurs d’Hydro-Québec près de 700 millions de dollars par année. Il ne faut donc pas se surprendre si Hydro-Québec est l’une des sociétés les moins performantes en Amérique du Nord. Comme si cela n’était pas suffisant, le gouvernement a confisqué 1,1 milliard de trop-perçus depuis 2008. C’est ni plus ni moins un vol au dépend des consommateurs.

Comment la Caisse sera-t-elle protégée de ce vice inhérent au modèle public public proposée?  Les occasions d’interventions politiques à des fins électoralistes seront nombreuses : le choix des tracés, le choix des fournisseurs, les expropriations, les tarifs, etc. représentent tous des occasions en or pour qui veut se faire du capital politique. De plus, les dirigeants de la Caisse seront pris au piège entre les intérêts des usagers et ceux des épargnants. Ne seront-ils pas tentés de négocier des augmentations de cotisation aux régimes de retraite pour compenser le manque à gagner d’un projet qui a mal tourné?
J’aimerais rappeler que la mission fondamentale de la Caisse est de faire fructifier les milliards d’actif des régimes de retraite des Québécois. Cela comporte suffisamment de risques et de défis sans en beurrer une autre couche.


Il existe déjà un modèle d’affaires qui permet à la Caisse de financer les projets d’infrastructure. Ce modèle est le partenariat public-privé (PPP). Les succès du pont de l’autoroute 25 et de l’autoroute 30 sont des exemples concrets de la pertinence et de l’efficacité des PPP. Si la Caisse juge que sa participation financière aux projets d’infrastructures québécois contribuera à sa rentabilité, rien ne l’y empêche. Elle n’a qu’à participer comme partenaire financier aux PPP intéressés à nos projets  Il n’est donc pas utile de créer un nouveau véhicule à la sauce interventionniste pour y arriver.

La réflexion du jour

Avant tous les aspects juridiques et techniques entourant ce dossier (condamnation des fabricants de cigarette), il y a donc cette question philosophique fondamentale. Notre société en général, et pas seulement ce jugement en particulier, penche de plus en plus pour l’option faisant de nous tous de pauvres et innocentes créatures, ballottées au gré de l’influence d’autrui.--- Michel Kelly-Gagnon

04 juin, 2015

La réflexion du jour

Vous savez ce qu’on pense quand on voit des groupes de pression utiliser des enfants pour faire passer leur message? Ils sont vraiment désespérés. La prochaine étape, c’est des p’tits animaux poilus avec de gros yeux tristes. Peut-on hausser le niveau, s’il vous plaît?--- Richard Martineau

03 juin, 2015

Déficit et dette : l’anti-démocratie

Une vidéo éducative sur le déficit et la dette et leurs effets sur la démocratie et la reddition des comptes.


La réflexion du jour

On n’attend pas chez le pharmacien, chez l’optométriste, chez le dentiste ou à l’épicerie parce que si c’est le cas, le prestataire de service risque de perdre ses clients à la concurrence. Pourquoi faudrait-il accepter d’attendre 25 heures aux urgences ?--- Adrien Pouliot

02 juin, 2015

La réflexion du jour

«Il est peu probable que les commissions scolaires parviennent à augmenter de façon notable leur efficience en raison des nombreuses contraintes auxquelles elles font face, notamment les conventions qui régissent les salaires et les traitements des professionnels et des employés de commissions scolaires.»

On estime à 1,4 milliard les économies à faire. Mais on n’y arrivera jamais. De nos jours, faire des économies, c’est mal vu. Dépenser, c’est tellement plus facile.--- Michel Hébert

01 juin, 2015

Moins de règles réduisent les risques

La ville de Bohmte en Allemagne s'est prêtée à une expérience audacieuse : elle a aboli le Code de la route, pour un code commun à tous: voitures, cyclistes et piétons. 

À la surprise générale, l’élimination des règles de circulation a réduit les risques d’accident.
Cela ne devrait être une surprise pour ^personne. Devant l’absence de règles, les individus se responsabilisent. La pression exercée par l’entourage a vite fait de convaincre les récalcitrants.

C’est un important message aux maniaques québécois  de la réglementation dont la dernière trouvaille est de réglementer la circulation des fauteuils roulants.


La réflexion du jour

«En finançant les dépenses publiques actuelles par la dette, nous sommes, en fait, en train de couper les pommiers pour en faire du bois de chauffage, réduisant ainsi le rendement du verger pour toujours», disait l’économiste américain James McGill Buchanan --- Richard Martineau